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Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Extension du domaine de la lutte
Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.

Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).

t.me passé en serverHold

Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.

L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.

Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.

À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».

Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».

Une sanction émanant des États-Unis

L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.

L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.

« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.

Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

Selon la formule consacrée, toi + moi, ça fait nous – capture d’écran Next
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Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Extension du domaine de la lutte
Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.

Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).

t.me passé en serverHold

Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.

L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.

Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.

À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».

Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».

Une sanction émanant des États-Unis

L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.

L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.

« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.

Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 28 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Frandroid] Windows passe sous les 60 % de parts de marché sur PC de bureau

✍ Ulrich Rozier, le jeudi 9 juillet 2026.

Windows repasse sous la barre des 60 % des ordinateurs de bureau dans le monde, une première depuis des années. Linux, lui, s’installe durablement au-dessus des 4 %.

[LCP - Assemblée Nationale] Numérique: le rapport de la commission d'enquête sur les vulnérabilités de la France a été adopté

✍ Adèle Daumas, le mercredi 8 juillet 2026.

Les députés de la commission d’enquête sur les ‘vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France’ ont adopté, ce merceredi 8 juillet, le rapport rédigé par Cyrielle Chatelain (Ecologiste et social). Les conclusions et les recommandations du rapport seront rendues publiques la semaine prochaine.

[Les Echos] «A un moment, il faut faire un arbitrage de coûts»: ces entreprises qui utilisent déjà des modèles d'IA chinois (€)

Le lundi 6 juillet 2026.

Entre tensions géopolitiques, restrictions américaines sur les modèles avancés et explosion des factures, les entreprises se tournent vers des modèles d’IA chinois en open source, malgré leurs orientations controversées.

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Cloudflare Precursor Watches Your Mouse and Keyboard To Decide If You Are Human

BrianFagioli writes: Cloudflare has launched Precursor, a new behavioral bot detection system that monitors mouse movement, typing cadence, scrolling, clipboard activity, page visibility, and other signals across an entire browsing session. The system is designed to catch advanced bots that can run JavaScript, use real browsers, and pass traditional CAPTCHA challenges. Cloudflare says Precursor does not record actual keystrokes and instead studies timing and rhythm. The company also says the data is not tied to user identities or persistent profiles. Even so, software that watches how people move and type throughout a visit raises privacy concerns, especially as Cloudflare claims bots now generate roughly 57 percent of all Internet requests.

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Le marché du PC encaisse le choc des composants plus coûteux

En cette période compliquée pour le marché des PC, qui ne sont clairement pas prioritaires pour certains composants, Omdia publie un rapport instructif sur les expéditions mondiales d'ordinateurs. Le cabinet d'études révèle que les livraisons de PC fixes et portables (stations de travail incluses) ont diminué de 3,6 % au deuxième trimestre 2026 en glissement annuel... [Tout lire]
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'Knockoff' Browser Extension Hides Sketchy Brands On Amazon

alternative_right shares a report from 404 Media: A software developer made a Chrome and Firefox extension called Knockoff that automatically hides, grays out, or filters products from sketchy brands on Amazon, which highlights just how many shady brands are on the platform and how commonly they show up on searches for basic items. In just a few minutes of using the extension, Knockoff dimmed product listings for screwdrivers made by "SUNHZMCKP," spoons made by "SACATR," and a lamp made by "ROTTOGOON." In a tweet announcing the extension, developer Josh Pigford wrote "Sorry to brands like WNPETHOME, EHEYCIGA, YXYL, LU&MN, JOYIN, TOMY, GODONLIF, YOOJEE, LINGTENG, LANEIGE, VISCOO, BIODANCE, COOFANDY, BALENNZ, TOSY, and LUENX." The extension can also hide all sponsored product listings. The extension quickly went viral as a much-needed filter for people who still use Amazon and, for those who don't use Amazon because of its horrendous labor practices and other concerns, it is evidence of what an incredible wasteland the platform has become.

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Amazon Will Stop Accepting New Customers For Mechanical Turk

An anonymous reader quotes a report from TechCrunch: These may be the last days of Amazon's Mechanical Turk. An announcement on the Mechanical Turk website says that on July 30, 2026, the crowdsourcing service will close to new customers. Amazon Web Services says the decision was made after "careful consideration," adding, "Existing customers can continue to use the service as normal. AWS continues to invest in security and availability improvements for Mechanical Turk, but we do not plan to introduce new features." In other words, Amazon isn't completely pulling the plug, but the service is very much on life support. Further reading: Horror Stories From Inside Amazon's Mechanical Turk (2020)

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Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

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Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 27 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] “J'ai voulu créer une app gratuite, open source et respectueuse de la vie privée”: Saracroche, le logiciel qui veut mettre fin aux démarchages téléphoniquess

✍ Corentin Bechade, le jeudi 2 juillet 2026.

Né il y a un peu plus d’un an, Saracroche est rapidement devenu un phénomène en France. Pensée pour échapper au fléau des appels indésirables, l’app s’est taillé une excellente réputation au fil des mises à jour. Nous nous sommes entretenus avec Camille Bouvat, son développeur principal, pour savoir comment cette petite solution toulousaine a réussi à s’imposer comme une référence sur le marché.

[The Conversation] Abondance, rareté, open source: et si le débat sur l'IA se trompait d'étage?

✍ Bruno Deffains, le jeudi 2 juillet 2026.

Et si les performances affichées de l’IA générative cachaient un autre enjeu, celui du discernement. Et sur ce terrain, l’Europe possède des atouts certains.

[Goodtech] Conformité au CRA: l'écosystème open source se dote d'une formation gratuite

Le jeudi 2 juillet 2026.

À l’approche de l’échéance de septembre 2026 du Cyber Resilience Act, l’Eclipse Foundation lance l’ORC Learning Hub pour guider les développeurs.

[Le Monde Informatique] Comment l'Éducation nationale a construit le cloud Nuage pour le partage de fichiers

✍ Matthew Finnegan, le mercredi 1 juillet 2026.

Basée sur des briques open source comme Nextcloud, la plateforme Nuage donne aux agents du ministère la possibilité de stocker et partager leurs documents tout en conservant les données sur des infrastructures publiques.

[Numerama] Godot interdit le code généré par IA dans son moteur open source

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 1 juillet 2026.

Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.

[ZDNET] Libre et open source express: Europe numérique, le pape et le Libre, communautés toxiques, Wikipédia

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 juin 2026.

Revue de web: Pierre Baudracco (BlueMind) et Jean-Baptiste Kempf (VLC) parlent de l’Europe. Une référence aux logiciels libres dans l’encyclique de Léon XIV? Sexisme bien présent. Un cofondateur banni de Wikipédia.

[Silicon.fr] Comment l'UE se représente l'open source en France

✍ Clément Bohic, le lundi 29 juin 2026.

La Commission européenne a mis à jour son rapport sur l’état de l’open source en France. Voici quelques éléments ajoutés pour la période 2023-2026.

[ZDNET] La souveraineté numérique à l'ONU: au cœur de la dynamique mondiale pour remplacer les géants américains par des technologies open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 29 juin 2026.

La souveraineté numérique s’est imposée comme le thème central de la Semaine de l’open source des Nations unies de cette année, de nombreux participants estimant que l’open source constitue désormais une infrastructure essentielle et qu’on ne peut pas faire confiance aux entreprises américaines.

Et aussi:

[ZDNET] 'La mutualisation, ça marche à fond!' L'Adullact, le logiciel libre au service des collectivités

✍ Thierry Noisette, le dimanche 28 juin 2026.

L’association libriste des collectivités territoriales, née en 2002, est forte d’un demi-millier d’adhérents. Premier de deux retours sur son 10e congrès, à Montpellier.

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☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans



Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

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☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans



Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

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SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

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SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

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☕️ Google coupe le robinet des GIF Tenor



Les GIF animés proposés dans Google Images, Google Messages et le clavier Gboard (sur mobile) proviennent de Tenor, une plateforme achetée en 2018 par le géant du web. Le moteur de recherche n’avait pas complètement verrouillé le service : une API permettait d’intégrer des images du catalogue de Tenor dans d’autres services en ligne, comme Twitter, Discord et d’autres.

Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. L’API Tenor a été débranchée ce mardi 30 juin. Google refuse désormais les nouvelles inscriptions aux clés API et les nouvelles intégrations. Depuis hier, tous les contrats de distribution d’API sont résiliés, les intégrations actuelles qui utilisent l’interface de programmation sont hors service.

Capture d’écran Tenor

Les requêtes API provenant de sites web et de services en ligne n’ayant pas trouvé de solution de remplacement échouent, avec un message d’erreur en lieu et place de l’image animée. Les utilisateurs de ces plateformes ne peuvent plus y trouver d’images Tenor pour les partager ou les sauvegarder. Il faudra se rendre directement sur Tenor et utiliser les outils d’intégration maison.

ArsTechnica rapporte que Twitter a migré aux alentours de mi-juin. Discord, WhatsApp et Bluesky ont de leur côté choisi Klipy comme fournisseur de GIF. Ce qui est plutôt ironique quand on y pense : Klipy a en effet été cofondé par Frank Nawabi, le créateur de Tenor – la plateforme compte d’ailleurs parmi ses investisseurs un certain… Google, qui a mis au pot durant le dernier tour de table de la startup le 17 juin.

Google avait prévenu en janvier des changements à venir pour Tenor, « dans le cadre de nos efforts continus pour concentrer nos ressources sur l’amélioration de nos produits principaux ». Il est vrai que le mastodonte de la pub en ligne et de l’IA, qui n’a jamais vraiment su rentabiliser Tenor, est au bord de la faillite. Quoi qu’il en soit, le glas symbolique a sonné : Tenor API vient de rejoindre le cimetière de Google.

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☕️ Google coupe le robinet des GIF Tenor



Les GIF animés proposés dans Google Images, Google Messages et le clavier Gboard (sur mobile) proviennent de Tenor, une plateforme achetée en 2018 par le géant du web. Le moteur de recherche n’avait pas complètement verrouillé le service : une API permettait d’intégrer des images du catalogue de Tenor dans d’autres services en ligne, comme Twitter, Discord et d’autres.

Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. L’API Tenor a été débranchée ce mardi 30 juin. Google refuse désormais les nouvelles inscriptions aux clés API et les nouvelles intégrations. Depuis hier, tous les contrats de distribution d’API sont résiliés, les intégrations actuelles qui utilisent l’interface de programmation sont hors service.

Capture d’écran Tenor

Les requêtes API provenant de sites web et de services en ligne n’ayant pas trouvé de solution de remplacement échouent, avec un message d’erreur en lieu et place de l’image animée. Les utilisateurs de ces plateformes ne peuvent plus y trouver d’images Tenor pour les partager ou les sauvegarder. Il faudra se rendre directement sur Tenor et utiliser les outils d’intégration maison.

ArsTechnica rapporte que Twitter a migré aux alentours de mi-juin. Discord, WhatsApp et Bluesky ont de leur côté choisi Klipy comme fournisseur de GIF. Ce qui est plutôt ironique quand on y pense : Klipy a en effet été cofondé par Frank Nawabi, le créateur de Tenor – la plateforme compte d’ailleurs parmi ses investisseurs un certain… Google, qui a mis au pot durant le dernier tour de table de la startup le 17 juin.

Google avait prévenu en janvier des changements à venir pour Tenor, « dans le cadre de nos efforts continus pour concentrer nos ressources sur l’amélioration de nos produits principaux ». Il est vrai que le mastodonte de la pub en ligne et de l’IA, qui n’a jamais vraiment su rentabiliser Tenor, est au bord de la faillite. Quoi qu’il en soit, le glas symbolique a sonné : Tenor API vient de rejoindre le cimetière de Google.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 26 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Cybersécurité: la Linux Foundation va mettre l'open source en ordre de bataille face à l'IA

✍ Naïm Bada, le vendredi 26 juin 2026.

Trouver une faille critique dans un projet open source réclamait des semaines de travail et une expertise pointue. Un bon modèle d’IA peut faire la même chose en quelques minutes. La Linux Foundation a décidé que ça devait changer.

Et aussi:

[Goodtech] Fin de Windows 10: Microsoft accorde un sursis, l'April passe à l'offensive

✍ Rédaction, le vendredi 26 juin 2026.

Microsoft décale la fin du support de Windows 10 à octobre 2027. L’association April en profite pour accélérer sa campagne de migration vers Linux.

Et aussi:

Voir aussi:

[Journal du Net] La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source?

✍ Guillaume Renouard, le jeudi 25 juin 2026.

La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source ? Le fait de dépendre de technologies propriétaires américaines pour le hardware, comme celui qui est utilisé pour fondre des puces ou faire tourner des centres de données, est problématique.

[Systematic Paris-Region] Open source et souveraineté numérique: Pierre Baudracco appelle l'Europe à mieux soutenir les éditeurs des logiciels libres

✍ Laetitia Jeanne, le jeudi 25 juin 2026.

L’Europe reconnaît de plus en plus l’open source comme un levier stratégique de souveraineté numérique. Une avancée saluée par Pierre Baudracco, fondateur de BlueMind, co-président du CNLL et président du Hub Open Source de Systematic Paris-Region, qui appelle désormais à des mesures concrètes pour faire émerger de véritables alternatives européennes.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

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☕️ Panne de grande ampleur sur le réseau mobile Orange [MàJ]



[Mise à jour, lundi 29 juin, 14 heures] Orange a signalé le rétablissement progressif de son réseau mobile à 12h37. « Les réseaux 4G et 5G pour certains clients grand public et entreprise ont été perturbés, avec des difficultés ponctuelles de connexion, sans coupure totale de service. La situation sur la 4G et la 5G est désormais revenue à la normale depuis 11 h », a annoncé l’opérateur sur X. Orange n’a pour l’instant donné aucune information précise ou à caractère technique sur la nature de cet incident.

[Publication initiale, lundi 29 juin, 9h11] De nombreux clients mobiles d’Orange et de sa marque Sosh signalent des difficultés d’accès au réseau mobile lundi matin. Des témoignages affluent de toute la France sur les réseaux sociaux. L’opérateur a confirmé un incident technique peu avant 9 heures par l’intermédiaire de son compte X.

« Depuis ce matin, un incident technique affecte une partie des services mobiles d’Orange, avec des perturbations sur la 4G, la 5G, le roaming ainsi que certains services destinés aux entreprises. Les équipes techniques sont pleinement mobilisées pour analyser la situation et rétablir le service au plus vite. Orange présente ses excuses auprès des clients concernés ».

Le marché entreprises semble effectivement ne pas avoir été épargné. Sur une liste de diffusion spécialisée, le DSI d’une grande entreprise signale ainsi une indisponibilité à l’échelle des 3 500 lignes mobiles de son parc. Nous avons de notre côté observé une coupure totale de l’accès mobile à partir de 8h10 dans la région de Bordeaux sur deux lignes, avec un retour de la 3G peu avant 9 heures. Une autre ligne située aux alentours de Grenoble disposait quant à elle d’un accès 5G fonctionnel sur la période. L’incident semble donc avoir une portée nationale, mais sans affecter l’intégralité du réseau de l’opérateur.

Orange a confirmé un incident technique à 8h51 lundi matin

La carte dédiée au suivi des incidents réseau chez Orange retournait elle aussi un message d’erreur vers 9 heures, conséquence possible d’un afflux inhabituel de requête.

Message d’erreur rencontré sur iOS alors que l’appareil affiche une connexion 3G – capture d’écran Next

Nous mettrons à jour cette actu si de nouveaux éléments font surface.

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