517° - E-sim Global Plus 5Go valable dans 161 Pays (validité 7 jours)

Le forfait Global Plus est valable dans les pays suivants : États-Unis d'Amérique, Afghanistan, Allemagne, Andorre, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Alb...

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.
Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).
Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.
L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.
Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.
À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».
Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».
L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.
L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.
« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.
Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.
Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).
Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.
L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.
Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.
À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».
Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».
L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.
L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.
« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.
Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Ulrich Rozier, le jeudi 9 juillet 2026.
Windows repasse sous la barre des 60 % des ordinateurs de bureau dans le monde, une première depuis des années. Linux, lui, s’installe durablement au-dessus des 4 %.
✍ Adèle Daumas, le mercredi 8 juillet 2026.
Les députés de la commission d’enquête sur les ‘vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France’ ont adopté, ce merceredi 8 juillet, le rapport rédigé par Cyrielle Chatelain (Ecologiste et social). Les conclusions et les recommandations du rapport seront rendues publiques la semaine prochaine.
Le lundi 6 juillet 2026.
Entre tensions géopolitiques, restrictions américaines sur les modèles avancés et explosion des factures, les entreprises se tournent vers des modèles d’IA chinois en open source, malgré leurs orientations controversées.
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En cette période compliquée pour le marché des PC, qui ne sont clairement pas prioritaires pour certains composants, Omdia publie un rapport instructif sur les expéditions mondiales d'ordinateurs. Le cabinet d'études révèle que les livraisons de PC fixes et portables (stations de travail incluses) ont diminué de 3,6 % au deuxième trimestre 2026 en glissement annuel... [Tout lire] Read more of this story at Slashdot.
la mi-mai, NVIDIA effaçait la branche gaming de ses résultats financiers et affichait un affolant bénéfice d’exploitation de 53,54 milliards de dollars. Ce montant faisait d’elle l’entreprise affichant le bénéfice d’exploitation le plus élevé au monde sur la période... [Tout lire] Read more of this story at Slashdot.
Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.
Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.
Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?
La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.
Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.
Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.
Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».
Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.
Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.
Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.
Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.
Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.
Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?
La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.
Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.
Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.
Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».
Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.
Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.
Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Corentin Bechade, le jeudi 2 juillet 2026.
Né il y a un peu plus d’un an, Saracroche est rapidement devenu un phénomène en France. Pensée pour échapper au fléau des appels indésirables, l’app s’est taillé une excellente réputation au fil des mises à jour. Nous nous sommes entretenus avec Camille Bouvat, son développeur principal, pour savoir comment cette petite solution toulousaine a réussi à s’imposer comme une référence sur le marché.
✍ Bruno Deffains, le jeudi 2 juillet 2026.
Et si les performances affichées de l’IA générative cachaient un autre enjeu, celui du discernement. Et sur ce terrain, l’Europe possède des atouts certains.
Le jeudi 2 juillet 2026.
À l’approche de l’échéance de septembre 2026 du Cyber Resilience Act, l’Eclipse Foundation lance l’ORC Learning Hub pour guider les développeurs.
✍ Matthew Finnegan, le mercredi 1 juillet 2026.
Basée sur des briques open source comme Nextcloud, la plateforme Nuage donne aux agents du ministère la possibilité de stocker et partager leurs documents tout en conservant les données sur des infrastructures publiques.
✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 1 juillet 2026.
Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.
✍ Thierry Noisette, le mardi 30 juin 2026.
Revue de web: Pierre Baudracco (BlueMind) et Jean-Baptiste Kempf (VLC) parlent de l’Europe. Une référence aux logiciels libres dans l’encyclique de Léon XIV? Sexisme bien présent. Un cofondateur banni de Wikipédia.
✍ Clément Bohic, le lundi 29 juin 2026.
La Commission européenne a mis à jour son rapport sur l’état de l’open source en France. Voici quelques éléments ajoutés pour la période 2023-2026.
✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 29 juin 2026.
La souveraineté numérique s’est imposée comme le thème central de la Semaine de l’open source des Nations unies de cette année, de nombreux participants estimant que l’open source constitue désormais une infrastructure essentielle et qu’on ne peut pas faire confiance aux entreprises américaines.
Et aussi:
✍ Thierry Noisette, le dimanche 28 juin 2026.
L’association libriste des collectivités territoriales, née en 2002, est forte d’un demi-millier d’adhérents. Premier de deux retours sur son 10e congrès, à Montpellier.
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Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.
« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.
Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.
« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.
Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.
Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.
« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. « Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».
Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.
« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.
Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.
« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.
Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.
Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.
« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. « Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».
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SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.
Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.
Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.
L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.
Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.
Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».
Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.
L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.
Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».
Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.
Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.
Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.
SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.
Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.
Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.
L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.
Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.
Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».
Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.
L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.
Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».
Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.
Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.
Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.