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☕️ Avec Perception, Microsoft préparerait un concurrent moins cher à Claude Mythos



Depuis mai, Microsoft s’agite dans le domaine de la cybersécurité. Mi-mai, l’entreprise a ainsi présenté son système MDASH, pour « Microsoft Security multi-model agentic scanning harness ». Il s’agit d’un réseau d’une centaine d’agents travaillant à partir d’un mix de modèles pour débusquer les failles de sécurité dans le code.

On sait que MDASH est déjà utilisé. Pour preuve, le récent Patch Tuesday du 14 juillet qui a pulvérisé tous les records avec ses 570 failles colmatées, multipliant par presque 3 le nombre de corrections par rapport à juin, qui était déjà lui-même un record. Récemment, Microsoft a davantage officialisé son recours massif à l’intelligence artificielle générative dans ses processus de sécurité, confirmant qu’elle faisait désormais partie intégrante de la chaine.

Et voilà que l’entreprise préparerait un concurrent à Claude Mythos, auquel seules les organisations autorisées peuvent accéder au travers du projet Glasswing (on a pu voir le résultat chez Mozilla notamment). Selon The Information, Microsoft affuterait son « Project Perception » pour une présentation avant la fin du mois.

MDASH – Source : Microsoft

Contrairement à MDASH, Perception combinerait des modèles de Microsoft, OpenAI et Anthropic via un « model router » chargé de sélectionner le modèle le plus adapté à chaque tâche avant de lui assigner la charge de travail. Le projet serait porté par Hayete Gallot, responsable sécurité de Microsoft depuis février 2026, dans le cadre d’une réorganisation de l’activité sécurité de l’entreprise autour de produits IA, au détriment des offres plus anciennes.

Selon les rumeurs, Microsoft s’apprêterait à frapper au portefeuille : la réputation de Mythos n’est peut-être plus à faire, mais il serait extrêmement onéreux à faire fonctionner. Microsoft est un acteur majeur de la cybersécurité et aimerait sans doute donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

Si ce projet Perception devait se confirmer et devenir un produit commercial, il faudrait encore examiner la réaction de la Maison-Blanche. Le gouvernement Trump a tenu à contrôler de près les capacités des modèles comme Mythos et Fable 5 chez Anthropic, ou encore GPT 5.6 chez OpenAI. Il pourrait être tout aussi intéressé par Perception, le risque étant a priori le même : la détection des failles de sécurité peut servir aussi bien la défense que l’attaque.

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☕️ Avec Perception, Microsoft préparerait un concurrent moins cher à Claude Mythos



Depuis mai, Microsoft s’agite dans le domaine de la cybersécurité. Mi-mai, l’entreprise a ainsi présenté son système MDASH, pour « Microsoft Security multi-model agentic scanning harness ». Il s’agit d’un réseau d’une centaine d’agents travaillant à partir d’un mix de modèles pour débusquer les failles de sécurité dans le code.

On sait que MDASH est déjà utilisé. Pour preuve, le récent Patch Tuesday du 14 juillet qui a pulvérisé tous les records avec ses 570 failles colmatées, multipliant par presque 3 le nombre de corrections par rapport à juin, qui était déjà lui-même un record. Récemment, Microsoft a davantage officialisé son recours massif à l’intelligence artificielle générative dans ses processus de sécurité, confirmant qu’elle faisait désormais partie intégrante de la chaine.

Et voilà que l’entreprise préparerait un concurrent à Claude Mythos, auquel seules les organisations autorisées peuvent accéder au travers du projet Glasswing (on a pu voir le résultat chez Mozilla notamment). Selon The Information, Microsoft affuterait son « Project Perception » pour une présentation avant la fin du mois.

MDASH – Source : Microsoft

Contrairement à MDASH, Perception combinerait des modèles de Microsoft, OpenAI et Anthropic via un « model router » chargé de sélectionner le modèle le plus adapté à chaque tâche avant de lui assigner la charge de travail. Le projet serait porté par Hayete Gallot, responsable sécurité de Microsoft depuis février 2026, dans le cadre d’une réorganisation de l’activité sécurité de l’entreprise autour de produits IA, au détriment des offres plus anciennes.

Selon les rumeurs, Microsoft s’apprêterait à frapper au portefeuille : la réputation de Mythos n’est peut-être plus à faire, mais il serait extrêmement onéreux à faire fonctionner. Microsoft est un acteur majeur de la cybersécurité et aimerait sans doute donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

Si ce projet Perception devait se confirmer et devenir un produit commercial, il faudrait encore examiner la réaction de la Maison-Blanche. Le gouvernement Trump a tenu à contrôler de près les capacités des modèles comme Mythos et Fable 5 chez Anthropic, ou encore GPT 5.6 chez OpenAI. Il pourrait être tout aussi intéressé par Perception, le risque étant a priori le même : la détection des failles de sécurité peut servir aussi bien la défense que l’attaque.

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☕️ Blender 5.2 LTS vient boucher les trous



La nouvelle version 5.2 de l’outil de modélisation 3D Blender est qualifiée de LTS, pour Long Term Support. Ces moutures particulières reçoivent la garantie de recevoir des correctifs pendant deux ans, sans modifications majeures dans l’interface ou le fonctionnement.

Ce qui ne veut pas dire que Blender 5.2 n’est là que pour la stabilité. On trouve une longue liste d’améliorations plus ou moins significatives, dont l’une des principales est le nouveau Fill Tool. Cet outil se destine littéralement au « bouchage de trous » : remplir plus simplement les surfaces vides dans les modèles fil de fer, nécessitant – en théorie – moins de retouches manuelles que jusqu’à présent.

On note également la présence d’un mode Thin Wall, qui doit rendre les objets fins plus réalistes. Jusqu’à présent, pour faire un matériau fin (feuille, abat-jour…) laissant passer faiblement la lumière, Blender devait souvent simuler une vraie épaisseur ou utiliser des matériaux complexes. Thin Wall peut comprendre directement que l’objet est fin, appliquant de nombreux réglages. Selon l’équipe, le résultat est à la fois plus réaliste et moins contraignant.

Blender introduit en outre un nouveau système de simulations basé sur les Geometry Nodes. Il concerne les objets qui peuvent se déformer, comme les vêtements, cheveux ou cordes. L’ensemble se veut plus flexible et plus puissant.

On note aussi la possibilité d’accéder à des bibliothèques d’objets sur internet (évitant d’avoir à télécharger toutes les ressources à l’avance), l’arrivée d’un cache de textures pour le moteur de rendu Cycles avec une amélioration générale des performances, un nouveau nœud permettant de faire réagir des animations avec une musique, des améliorations pour le moteur de rendu EEVEE, du neuf pour la sculpture numérique ou encore diverses optimisations de performances et de l’interface.

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☕️ Blender 5.2 LTS vient boucher les trous



La nouvelle version 5.2 de l’outil de modélisation 3D Blender est qualifiée de LTS, pour Long Term Support. Ces moutures particulières reçoivent la garantie de recevoir des correctifs pendant deux ans, sans modifications majeures dans l’interface ou le fonctionnement.

Ce qui ne veut pas dire que Blender 5.2 n’est là que pour la stabilité. On trouve une longue liste d’améliorations plus ou moins significatives, dont l’une des principales est le nouveau Fill Tool. Cet outil se destine littéralement au « bouchage de trous » : remplir plus simplement les surfaces vides dans les modèles fil de fer, nécessitant – en théorie – moins de retouches manuelles que jusqu’à présent.

On note également la présence d’un mode Thin Wall, qui doit rendre les objets fins plus réalistes. Jusqu’à présent, pour faire un matériau fin (feuille, abat-jour…) laissant passer faiblement la lumière, Blender devait souvent simuler une vraie épaisseur ou utiliser des matériaux complexes. Thin Wall peut comprendre directement que l’objet est fin, appliquant de nombreux réglages. Selon l’équipe, le résultat est à la fois plus réaliste et moins contraignant.

Blender introduit en outre un nouveau système de simulations basé sur les Geometry Nodes. Il concerne les objets qui peuvent se déformer, comme les vêtements, cheveux ou cordes. L’ensemble se veut plus flexible et plus puissant.

On note aussi la possibilité d’accéder à des bibliothèques d’objets sur internet (évitant d’avoir à télécharger toutes les ressources à l’avance), l’arrivée d’un cache de textures pour le moteur de rendu Cycles avec une amélioration générale des performances, un nouveau nœud permettant de faire réagir des animations avec une musique, des améliorations pour le moteur de rendu EEVEE, du neuf pour la sculpture numérique ou encore diverses optimisations de performances et de l’interface.

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☕️ Microsoft rend open source… son Comic Chat !



Microsoft a annoncé la publication en open source de Microsoft Comic Chat, son célèbre client de messagerie des années 1990.

L’application a été initialement développée en 1995 par David Kurlander, qui faisait alors partie de la division Microsoft Research Virtual Worlds. Elle avait ensuite été lancée en 1995 avec Internet Explorer 3, avant d’être plus tard intégrée à Windows 98.

L’application s’est rapidement fait un nom pour sa capacité à convertir à la volée les discussions textuelles sur le protocole IRC (Internet Relay Chat) en bandes dessinées générées en temps réel. Le moteur s’appuyait sur des algorithmes d’analyse textuelle pour choisir de manière dynamique les expressions des avatars (conçus par l’artiste Jim Woodring), leurs gestes et la mise en page des cases.

Source : Microsoft

Et si vous vous posez la question : oui, c’est bien cette application qui a popularisé la police de caractères Comic Sans MS, conçue en 1994 par Vincent Connare pour s’adapter à la nature informelle des bulles de discussion.

Selon Microsoft, la publication du code en open source (licence MIT) répond simplement à un objectif de préservation historique et d’expérimentation. Le dépôt GitHub comprend le code d’époque écrit en C++ et s’appuyant sur les MFC (Microsoft Foundation Classes) sous Visual C++ 4.0. Microsoft fournit quand même des guides et des exemples de modernisation assistés par IA afin de compiler l’application avec les versions récentes de Visual Studio, d’assurer une compatibilité d’affichage sur les écrans actuels et de rétablir la connexion avec les serveurs IRC modernes.

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☕️ Microsoft rend open source… son Comic Chat !



Microsoft a annoncé la publication en open source de Microsoft Comic Chat, son célèbre client de messagerie des années 1990.

L’application a été initialement développée en 1995 par David Kurlander, qui faisait alors partie de la division Microsoft Research Virtual Worlds. Elle avait ensuite été lancée en 1995 avec Internet Explorer 3, avant d’être plus tard intégrée à Windows 98.

L’application s’est rapidement fait un nom pour sa capacité à convertir à la volée les discussions textuelles sur le protocole IRC (Internet Relay Chat) en bandes dessinées générées en temps réel. Le moteur s’appuyait sur des algorithmes d’analyse textuelle pour choisir de manière dynamique les expressions des avatars (conçus par l’artiste Jim Woodring), leurs gestes et la mise en page des cases.

Source : Microsoft

Et si vous vous posez la question : oui, c’est bien cette application qui a popularisé la police de caractères Comic Sans MS, conçue en 1994 par Vincent Connare pour s’adapter à la nature informelle des bulles de discussion.

Selon Microsoft, la publication du code en open source (licence MIT) répond simplement à un objectif de préservation historique et d’expérimentation. Le dépôt GitHub comprend le code d’époque écrit en C++ et s’appuyant sur les MFC (Microsoft Foundation Classes) sous Visual C++ 4.0. Microsoft fournit quand même des guides et des exemples de modernisation assistés par IA afin de compiler l’application avec les versions récentes de Visual Studio, d’assurer une compatibilité d’affichage sur les écrans actuels et de rétablir la connexion avec les serveurs IRC modernes.

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Choix du navigateur : Mozilla fustige une nouvelle fois les pratiques de Microsoft

Pas de petits profits
Choix du navigateur : Mozilla fustige une nouvelle fois les pratiques de Microsoft

Mozilla se montre très critique de Microsoft et de certains comportements dans les produits du géant du logiciel. La fondation s’en prend surtout aux dark patterns, forçant la main des utilisateurs sur le navigateur Edge, même si l’Europe échappe à bon nombre de ces pratiques.

En janvier 2024, Mozilla fustigeait déjà Edge (PDF), avec un rapport écrit par deux chercheurs indépendants. Ils avaient analysé les différentes méthodes utilisées par l’éditeur pour remettre Edge en navigateur par défaut dès que possible, ou comment certaines fonctions internes à Windows et d’autres produits exigeaient la présence du navigateur, sans tenir compte du choix de l’utilisateur. Début juin dernier, plusieurs éditeurs s’associaient pour former une alliance visant à promouvoir la liberté et le respect du choix.

Mozilla en a remis une couche le 16 juillet, avec un nouveau rapport. La conclusion générale est que la situation n’a guère évolué. Mais un point ressort encore davantage : l’Europe est bien mieux servie que le reste du monde, grâce à sa législation plus active sur le respect des choix et de la vie privée.

Des dark patterns en veux-tu en voilà

Le nouveau rapport analyse le comportement de Microsoft face au libre choix du navigateur web sur Windows 10 et Windows 11 dans quatre régions : les États-Unis, l’Inde, le Royaume-Uni et l’Allemagne (représentant l’Espace Économique Européen ou EEE). Les données du premier trimestre 2026 indiquent qu’Edge a progressé de 3,93 points de part de marché au niveau mondial depuis 2024. Dans le même laps de temps, Chrome, Firefox et Opera ont tous enregistré des reculs. Les auteurs postulent que l’utilisation de patterns de conception trompeurs ou coercitifs (harmful patterns) contribue à cette tendance.

Selon les auteurs, Microsoft emploie de manière systématique plusieurs techniques manipulatrices enfreignant les principes éthiques de conception. Par exemple, lors de la recherche et du téléchargement d’un navigateur concurrent sur Bing, le moteur injecte des bannières massives non standardisées pour détourner l’attention. Edge altère également le rendu de la page de téléchargement officielle de Google Chrome pour y superposer un bandeau publicitaire, une pratique jugée abusive car elle rompt le principe de neutralité de l’agent utilisateur.

Après le premier démarrage de l’OS, pendant la phase de configuration, Microsoft met en place des parcours complexes incitant à l’ingestion continue des données de navigation depuis Chrome vers Edge, selon le rapport. Les choix de refus sont souvent décrits comme minimisés ou présentés sous forme de reports temporaires (« Rappelez-le-moi dans 3 jours »), ce qui s’apparente selon les auteurs à du harcèlement d’interface (« nagging »). En outre, les cases d’autorisation pour la synchronisation des données ou le profilage publicitaire sont activées par défaut.

Le système d’exploitation applique aussi des mécanismes d’action forcée en ignorant les préférences de l’utilisateur. Même lorsqu’un navigateur tiers est configuré comme application par défaut, les requêtes web issues de la recherche Windows (via la barre des tâches), les Widgets système et l’application d’assistance IA Copilot ignorent ce réglage et forcent l’ouverture des liens dans Edge ou via son moteur de rendu intégré. De plus, le système maintient Edge comme application par défaut pour l’ouverture des formats de fichiers PDF et SVG, faisant obstruction au choix de l’utilisateur.

L’Europe s’en sort mieux que le reste du monde

Les auteurs du rapport disent avoir constaté des disparités majeures entre les marchés, induites par la pression des régulateurs.

En Europe, la présence de ces patterns est considérablement réduite : les cases à cocher ne sont pas présélectionnées, les bannières intrusives de Bing ou d’Edge sont absentes, et Windows respecte le navigateur tiers par défaut pour l’ouverture des fichiers PDF, des widgets et des recherches de la barre des tâches. En revanche, les versions testées aux États-Unis, en Inde et au Royaume-Uni continuent de subir toutes ces tactiques.

Microsoft ne cache d’ailleurs pas cette différence de traitement. Dans un billet du 16 novembre 2023, l’entreprise expliquait avoir dû modifier l’architecture de Windows 11 spécifiquement pour l’Espace Économique Européen afin de respecter le DMA. En Europe, les utilisateurs ont même la possibilité de désinstaller Edge, et l’OS distingue clairement les composants système des applications tierces

L’application stricte de cette conformité par « géofencing » valide d’ailleurs le constat de Mozilla : le respect du choix de l’utilisateur est actuellement conditionné par la pression réglementaire locale plutôt que par la philosophie de conception.

Nous avons contacté Microsoft en vue d’une réaction et mettrons à jour cet article si l’entreprise nous répond.

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Choix du navigateur : Mozilla fustige une nouvelle fois les pratiques de Microsoft

Pas de petits profits
Choix du navigateur : Mozilla fustige une nouvelle fois les pratiques de Microsoft

Mozilla se montre très critique de Microsoft et de certains comportements dans les produits du géant du logiciel. La fondation s’en prend surtout aux dark patterns, forçant la main des utilisateurs sur le navigateur Edge, même si l’Europe échappe à bon nombre de ces pratiques.

En janvier 2024, Mozilla fustigeait déjà Edge (PDF), avec un rapport écrit par deux chercheurs indépendants. Ils avaient analysé les différentes méthodes utilisées par l’éditeur pour remettre Edge en navigateur par défaut dès que possible, ou comment certaines fonctions internes à Windows et d’autres produits exigeaient la présence du navigateur, sans tenir compte du choix de l’utilisateur. Début juin dernier, plusieurs éditeurs s’associaient pour former une alliance visant à promouvoir la liberté et le respect du choix.

Mozilla en a remis une couche le 16 juillet, avec un nouveau rapport. La conclusion générale est que la situation n’a guère évolué. Mais un point ressort encore davantage : l’Europe est bien mieux servie que le reste du monde, grâce à sa législation plus active sur le respect des choix et de la vie privée.

Des dark patterns en veux-tu en voilà

Le nouveau rapport analyse le comportement de Microsoft face au libre choix du navigateur web sur Windows 10 et Windows 11 dans quatre régions : les États-Unis, l’Inde, le Royaume-Uni et l’Allemagne (représentant l’Espace Économique Européen ou EEE). Les données du premier trimestre 2026 indiquent qu’Edge a progressé de 3,93 points de part de marché au niveau mondial depuis 2024. Dans le même laps de temps, Chrome, Firefox et Opera ont tous enregistré des reculs. Les auteurs postulent que l’utilisation de patterns de conception trompeurs ou coercitifs (harmful patterns) contribue à cette tendance.

Selon les auteurs, Microsoft emploie de manière systématique plusieurs techniques manipulatrices enfreignant les principes éthiques de conception. Par exemple, lors de la recherche et du téléchargement d’un navigateur concurrent sur Bing, le moteur injecte des bannières massives non standardisées pour détourner l’attention. Edge altère également le rendu de la page de téléchargement officielle de Google Chrome pour y superposer un bandeau publicitaire, une pratique jugée abusive car elle rompt le principe de neutralité de l’agent utilisateur.

Après le premier démarrage de l’OS, pendant la phase de configuration, Microsoft met en place des parcours complexes incitant à l’ingestion continue des données de navigation depuis Chrome vers Edge, selon le rapport. Les choix de refus sont souvent décrits comme minimisés ou présentés sous forme de reports temporaires (« Rappelez-le-moi dans 3 jours »), ce qui s’apparente selon les auteurs à du harcèlement d’interface (« nagging »). En outre, les cases d’autorisation pour la synchronisation des données ou le profilage publicitaire sont activées par défaut.

Le système d’exploitation applique aussi des mécanismes d’action forcée en ignorant les préférences de l’utilisateur. Même lorsqu’un navigateur tiers est configuré comme application par défaut, les requêtes web issues de la recherche Windows (via la barre des tâches), les Widgets système et l’application d’assistance IA Copilot ignorent ce réglage et forcent l’ouverture des liens dans Edge ou via son moteur de rendu intégré. De plus, le système maintient Edge comme application par défaut pour l’ouverture des formats de fichiers PDF et SVG, faisant obstruction au choix de l’utilisateur.

L’Europe s’en sort mieux que le reste du monde

Les auteurs du rapport disent avoir constaté des disparités majeures entre les marchés, induites par la pression des régulateurs.

En Europe, la présence de ces patterns est considérablement réduite : les cases à cocher ne sont pas présélectionnées, les bannières intrusives de Bing ou d’Edge sont absentes, et Windows respecte le navigateur tiers par défaut pour l’ouverture des fichiers PDF, des widgets et des recherches de la barre des tâches. En revanche, les versions testées aux États-Unis, en Inde et au Royaume-Uni continuent de subir toutes ces tactiques.

Microsoft ne cache d’ailleurs pas cette différence de traitement. Dans un billet du 16 novembre 2023, l’entreprise expliquait avoir dû modifier l’architecture de Windows 11 spécifiquement pour l’Espace Économique Européen afin de respecter le DMA. En Europe, les utilisateurs ont même la possibilité de désinstaller Edge, et l’OS distingue clairement les composants système des applications tierces

L’application stricte de cette conformité par « géofencing » valide d’ailleurs le constat de Mozilla : le respect du choix de l’utilisateur est actuellement conditionné par la pression réglementaire locale plutôt que par la philosophie de conception.

Nous avons contacté Microsoft en vue d’une réaction et mettrons à jour cet article si l’entreprise nous répond.

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Dis Next, ça sert à quoi un noyau et des pilotes dans un système ?

Le noyau et ses pépins
Dis Next, ça sert à quoi un noyau et des pilotes dans un système ?

Chez Next, on aime bien proposer des articles reprenant une notion qui semble élémentaire, mais dont beaucoup ignorent le fonctionnement concret. Cette fois, on se penche sur le noyau et les pilotes, des composants essentiels à tout système d’exploitation.

Avant de plonger dans ces deux notions, commençons par une question élémentaire : qu’est-ce qu’un système d’exploitation ?

Un OS (Operating System) est le logiciel faisant l’interface entre le matériel de l’ordinateur et les applications que vous utilisez. Windows, macOS et Linux en sont les exemples les plus connus. Au cœur de tout OS se trouve une pièce centrale : le noyau. Et pour que ce noyau puisse dialoguer avec chaque pièce de matériel, il s’appuie sur des programmes spécialisés : les pilotes. C’est ce duo que nous allons explorer, ainsi que la notion incontournable de « droits » qui l’accompagne.

Le noyau, ce grand chef d’orchestre

Le noyau est le cœur d’un système d’exploitation, d’où son nom. Il agit comme le grand gestionnaire qui va distribuer aux applications les ressources dont elles ont besoin. Un jeu a besoin d’accéder à la carte graphique pour calculer des scènes 3D ? Le noyau va se charger de relayer la demande. C’est le chef d’orchestre de l’environnement logiciel, veillant à ce que chacun puisse s’exprimer, dans l’ordre et la discipline. Il ne faudrait pas que deux applications mettent la main en même temps sur la même ressource.

Le noyau reste toujours en mémoire et assure les interactions entre le matériel et les composants logiciels. Pour que ces derniers puissent remplir leur rôle – vous permettre d’écrire une note, chercher un virus, communiquer… – le noyau est chargé de répartir le temps du processeur, d’allouer puis de libérer la mémoire vive, ou encore de gérer les entrées-sorties (clavier, souris, écran, réseau, stockage, imprimante…). Si un conflit éclate, le noyau doit arbitrer.

Cette situation est commune à tous les systèmes d’exploitation : Windows, Linux, macOS, Android et tous ceux apparus au cours des dernières décennies. Sa nécessité est apparue très tôt dans l’histoire de l’informatique, quand les « pionniers » se sont rendu compte que si plusieurs codes se partageaient des ressources matérielles uniques, il fallait un chef d’orchestre pour éviter que les logiciels ne se marchent dessus.


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Linus Torvalds s’agace une nouvelle fois sur l’IA, cette fois pour la défendre

Miroirs et religion
Linus Torvalds s’agace une nouvelle fois sur l’IA, cette fois pour la défendre

Linus Torvalds s’est encore une fois agacé des débats autour de l’IA. Si le père de Linux avait pesté contre les nombreux rapports d’erreurs générés par les LLM et peu efficaces, il l’affirme cette fois bien haut : Linux n’est pas anti-IA, et ces outils sont là pour rester.

Le litige concerne cette fois Sashiko, un bot d’IA générative chargé de relire (review) les patches soumis au noyau Linux. La question technique est simple : faut-il envoyer directement aux développeurs les commentaires générés par Sashiko, ou les faire filtrer par un mainteneur humain avant transmission ?

Laurent Pinchart, contributeur de longue date au kernel, s’oppose à l’envoi direct des reviews de Sashiko aux auteurs de code. Il s’appuie sur les recommandations publiées le 18 juin 2026 par la Software Freedom Conservancy (SFC) concernant les outils basés sur des LLM, qui préconisent de respecter le choix des développeurs refusant l’IA.

Roman Gushchin, un autre contributeur, rétorque pour sa part qu’il serait contre-productif de faire vérifier et retransmettre manuellement chaque review IA par un humain, l’intérêt de l’IA étant justement de faire gagner du temps aux mainteneurs. En outre, il indique que la position très restrictive de la SFC n’est pas partagée par le projet Linux.

Ce que fait Sashiko

Sashiko a été développé par Roman Gushchin, ingénieur senior chez Google, et annoncé publiquement le 17 mars 2026 sur la liste de diffusion du noyau. Dans son message d’annonce, Gushchin précise que le service tourne sur le modèle Gemini 3.1 Pro, et remercie Google pour la mise à disposition de la puissance de calcul et de l’infrastructure ayant permis le projet (lkml.iu.edu). Le code de Sashiko, écrit en Rust, permet en théorie de configurer d’autres fournisseurs de LLM comme Claude et GitHub Copilot CLI, mais c’est bien avec Gemini que le programme a été le plus testé, comme le relevait alors The Register.

Sashiko est un service centralisé, financé par Google, qui surveille automatiquement la mailing-list du noyau (et d’autres, comme celle de Rust-for-Linux) et poste ses reviews de manière automatisée. Selon les mesures de Gushchin lui-même, Sashiko détecte environ 53 % des bugs corrigés a posteriori sur un échantillon non filtré de 1 000 commits récents. Il s’agit cependant des mesures de l’ingénieur, elles ne sont pas soutenues par des mesures indépendantes.

Torvalds s’agace une nouvelle fois

Face aux débats autour de l’IA, largement alimentés par la crainte d’un slop à profusion, Linus Torvalds est finalement intervenu.

Comme souligné par Phoronix, Torvalds a indiqué que la position générale autour du noyau Linux est que l’IA est utile, quand elle est utilisée correctement. Pas question selon lui de rejeter en bloc les rapports d’erreurs générés. Il se dit prêt à peser de tout son poids de mainteneur principal du noyau si nécessaire.

On retrouve rapidement le franc-parler du développeur. Il affirme ainsi que « Linux n’est pas l’un de ces projets anti-IA » et que toute personne n’étant pas satisfaite de cette position peut faire ce que l’on fait toujours dans l’open source : forker. Pour faire bonne mesure, il ajoute que les personnes pointant les défauts de l’IA feraient bien de se « regarder dans un miroir », l’intelligence humaine n’étant pas non plus exempte d’erreurs.

L’open source n’est pas une religion

« L’IA est un outil, comme les autres outils que nous utilisons. Et c’est clairement utile. Ce n’était peut-être pas aussi « clair » il y a seulement un an, mais ce n’est plus remis en question aujourd’hui. Oui, cela peut aussi être un outil un peu pénible […], mais la solution n’est pas de baisser la tête dans le sable et de chanter « la la la, je ne t’entends pas » à pleins poumons comme certains semblent le faire », assène Torvalds.

Il est également d’avis que « l’aspect social du travail open source est important et est souvent une partie motivante du projet », mais que « c’est un avantage secondaire, pas le but du projet ». Avant d’ajouter, au sujet de Linux : « Ce n’est *PAS* un projet de « guerrier social », ça n’a jamais existé, et ça ne le sera jamais. Dans la communauté du noyau, nous faisons de l’open source parce que cela permet une meilleure technologie, pas pour des raisons religieuses ».

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Linus Torvalds s’agace une nouvelle fois sur l’IA, cette fois pour la défendre

Miroirs et religion
Linus Torvalds s’agace une nouvelle fois sur l’IA, cette fois pour la défendre

Linus Torvalds s’est encore une fois agacé des débats autour de l’IA. Si le père de Linux avait pesté contre les nombreux rapports d’erreurs générés par les LLM et peu efficaces, il l’affirme cette fois bien haut : Linux n’est pas anti-IA, et ces outils sont là pour rester.

Le litige concerne cette fois Sashiko, un bot d’IA générative chargé de relire (review) les patches soumis au noyau Linux. La question technique est simple : faut-il envoyer directement aux développeurs les commentaires générés par Sashiko, ou les faire filtrer par un mainteneur humain avant transmission ?

Laurent Pinchart, contributeur de longue date au kernel, s’oppose à l’envoi direct des reviews de Sashiko aux auteurs de code. Il s’appuie sur les recommandations publiées le 18 juin 2026 par la Software Freedom Conservancy (SFC) concernant les outils basés sur des LLM, qui préconisent de respecter le choix des développeurs refusant l’IA.

Roman Gushchin, un autre contributeur, rétorque pour sa part qu’il serait contre-productif de faire vérifier et retransmettre manuellement chaque review IA par un humain, l’intérêt de l’IA étant justement de faire gagner du temps aux mainteneurs. En outre, il indique que la position très restrictive de la SFC n’est pas partagée par le projet Linux.

Ce que fait Sashiko

Sashiko a été développé par Roman Gushchin, ingénieur senior chez Google, et annoncé publiquement le 17 mars 2026 sur la liste de diffusion du noyau. Dans son message d’annonce, Gushchin précise que le service tourne sur le modèle Gemini 3.1 Pro, et remercie Google pour la mise à disposition de la puissance de calcul et de l’infrastructure ayant permis le projet (lkml.iu.edu). Le code de Sashiko, écrit en Rust, permet en théorie de configurer d’autres fournisseurs de LLM comme Claude et GitHub Copilot CLI, mais c’est bien avec Gemini que le programme a été le plus testé, comme le relevait alors The Register.

Sashiko est un service centralisé, financé par Google, qui surveille automatiquement la mailing-list du noyau (et d’autres, comme celle de Rust-for-Linux) et poste ses reviews de manière automatisée. Selon les mesures de Gushchin lui-même, Sashiko détecte environ 53 % des bugs corrigés a posteriori sur un échantillon non filtré de 1 000 commits récents. Il s’agit cependant des mesures de l’ingénieur, elles ne sont pas soutenues par des mesures indépendantes.

Torvalds s’agace une nouvelle fois

Face aux débats autour de l’IA, largement alimentés par la crainte d’un slop à profusion, Linus Torvalds est finalement intervenu.

Comme souligné par Phoronix, Torvalds a indiqué que la position générale autour du noyau Linux est que l’IA est utile, quand elle est utilisée correctement. Pas question selon lui de rejeter en bloc les rapports d’erreurs générés. Il se dit prêt à peser de tout son poids de mainteneur principal du noyau si nécessaire.

On retrouve rapidement le franc-parler du développeur. Il affirme ainsi que « Linux n’est pas l’un de ces projets anti-IA » et que toute personne n’étant pas satisfaite de cette position peut faire ce que l’on fait toujours dans l’open source : forker. Pour faire bonne mesure, il ajoute que les personnes pointant les défauts de l’IA feraient bien de se « regarder dans un miroir », l’intelligence humaine n’étant pas non plus exempte d’erreurs.

L’open source n’est pas une religion

« L’IA est un outil, comme les autres outils que nous utilisons. Et c’est clairement utile. Ce n’était peut-être pas aussi « clair » il y a seulement un an, mais ce n’est plus remis en question aujourd’hui. Oui, cela peut aussi être un outil un peu pénible […], mais la solution n’est pas de baisser la tête dans le sable et de chanter « la la la, je ne t’entends pas » à pleins poumons comme certains semblent le faire », assène Torvalds.

Il est également d’avis que « l’aspect social du travail open source est important et est souvent une partie motivante du projet », mais que « c’est un avantage secondaire, pas le but du projet ». Avant d’ajouter, au sujet de Linux : « Ce n’est *PAS* un projet de « guerrier social », ça n’a jamais existé, et ça ne le sera jamais. Dans la communauté du noyau, nous faisons de l’open source parce que cela permet une meilleure technologie, pas pour des raisons religieuses ».

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☕️ Des ordinateurs Dell surchauffent depuis le dernier Patch Tuesday



Le dernier Patch Tuesday a été publié le 14 juillet. Il s’agit pour rappel d’un record absolu pour Microsoft, avec pas moins de 570 failles corrigées, soit presque le triple du précédent record établi en juin.

La mise à jour mensuelle est proposée sous l’appellation KB5101650. Elle est cependant synonyme de problèmes pour certaines machines Dell, avec des instabilités matérielles majeures. Sur les modèles concernés, le processeur s’échauffe nettement plus et la batterie fond comme neige au soleil.

Contrairement à ce que l’on peut lire dans une partie de la presse toutefois, ce n’est pas une surprise. Le problème vient d’un pilote Intel nommé Innovation Platform Framework Processor Participant, ou Intel IPF. Il gère l’allocation thermique, les limites d’alimentation (Power Limits PL1/PL2) et les politiques de refroidissement passif/actif au niveau du processeur.

Ce pilote entre en conflit avec une nouvelle interface système pour le gestionnaire de connexions USB-C, intégrée dans la mise à jour KB5101650. Or, cette dernière est d’abord sortie en juin sous forme de mise à jour optionnelle. Le problème avec le pilote Intel IPF sur les machines Dell est apparu à ce moment. Lors du Patch Tuesday, Microsoft a assorti la diffusion d’un mécanisme de blocage pour empêcher l’installation sur les machines concernées.

Reste le cas des ordinateurs déjà touchés en juin, pour les utilisateurs ayant choisi d’installer la mise à jour optionnelle. Sur ces configurations, l’absence du pilote entraine celle de la gestion fine des états d’alimentation pour le processeur.

Il n’y a pour l’instant que deux solutions possibles, complémentaires ou non : désinstaller la mise à jour KB5101650 et/ou surveiller l’arrivée d’un nouveau pilote proposé par Dell, via les canaux habituels comme SupportAssist et Dell Command. Dell et Intel sont au courant de la situation et travaillent avec Microsoft pour résoudre le problème.

Il semble que seul Dell soit affecté, le constructeur ayant spécifiquement modifié le pilote pour l’interfacer avec ses propres firmwares (BIOS/UEFI). Pour l’instant, aucun autre cas n’a été signalé chez la concurrence.

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☕️ Des ordinateurs Dell surchauffent depuis le dernier Patch Tuesday



Le dernier Patch Tuesday a été publié le 14 juillet. Il s’agit pour rappel d’un record absolu pour Microsoft, avec pas moins de 570 failles corrigées, soit presque le triple du précédent record établi en juin.

La mise à jour mensuelle est proposée sous l’appellation KB5101650. Elle est cependant synonyme de problèmes pour certaines machines Dell, avec des instabilités matérielles majeures. Sur les modèles concernés, le processeur s’échauffe nettement plus et la batterie fond comme neige au soleil.

Contrairement à ce que l’on peut lire dans une partie de la presse toutefois, ce n’est pas une surprise. Le problème vient d’un pilote Intel nommé Innovation Platform Framework Processor Participant, ou Intel IPF. Il gère l’allocation thermique, les limites d’alimentation (Power Limits PL1/PL2) et les politiques de refroidissement passif/actif au niveau du processeur.

Ce pilote entre en conflit avec une nouvelle interface système pour le gestionnaire de connexions USB-C, intégrée dans la mise à jour KB5101650. Or, cette dernière est d’abord sortie en juin sous forme de mise à jour optionnelle. Le problème avec le pilote Intel IPF sur les machines Dell est apparu à ce moment. Lors du Patch Tuesday, Microsoft a assorti la diffusion d’un mécanisme de blocage pour empêcher l’installation sur les machines concernées.

Reste le cas des ordinateurs déjà touchés en juin, pour les utilisateurs ayant choisi d’installer la mise à jour optionnelle. Sur ces configurations, l’absence du pilote entraine celle de la gestion fine des états d’alimentation pour le processeur.

Il n’y a pour l’instant que deux solutions possibles, complémentaires ou non : désinstaller la mise à jour KB5101650 et/ou surveiller l’arrivée d’un nouveau pilote proposé par Dell, via les canaux habituels comme SupportAssist et Dell Command. Dell et Intel sont au courant de la situation et travaillent avec Microsoft pour résoudre le problème.

Il semble que seul Dell soit affecté, le constructeur ayant spécifiquement modifié le pilote pour l’interfacer avec ses propres firmwares (BIOS/UEFI). Pour l’instant, aucun autre cas n’a été signalé chez la concurrence.

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Les propositions radicales de la commission de l’Assemblée sur la souveraineté numérique

À balles réelles
Les propositions radicales de la commission de l’Assemblée sur la souveraineté numérique

Un lourd rapport a été publié ce 15 juillet, suite aux travaux de la commission lancée en février pour analyser les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France. Cette commission, présidée par Philippe Latombe avec Cyrielle Chatelain comme rapporteure, pointe six grandes catégories de failles et liste de nombreuses recommandations, dont certaines radicales.

Cet épais rapport sur la souveraineté numérique de 453 pages est le fruit d’un travail ayant réuni 26 députés issus de l’ensemble des groupes politiques. Le rapport a été adopté le 8 juillet, à l’issue de 45 auditions, 112 personnes ayant été entendues. Une semaine plus tard, le rapport est en ligne et une conférence de presse a été organisée pour en brosser les grandes lignes.

Constats amers

Dès l’avant-propos, Philippe Latombe donne le ton. Lui qui est également président de la commission chargée d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité situe le rapport dans la continuité d’une mission d’information qu’il avait déjà consacrée à la souveraineté numérique en 2021. Le propos se fait volontiers acide : « Mon principal regret reste sans doute qu’il ait fallu attendre l’ère MAGA pour qu’un plus grand nombre de politiques et de groupes parlementaires s’intéresse aux dépendances structurelles et aux vulnérabilités systémiques de la France dans le secteur du numérique, ainsi qu’aux risques pour l’indépendance et la souveraineté de notre pays ».

Le député dit avoir été « peu suivi » et « trop souvent cantonné au rôle de Cassandre ». À ceci près que le personnage mythologique « n’avait à alerter que sur un cheval de Troie, alors que nous devons faire face à une multitude de vulnérabilités : fournisseurs américains de cloud, systèmes d’exploitation étrangers, nombreux composants électroniques asiatiques, infrastructures internet mondiales… ».

L’introduction situe ensuite le périmètre retenu. D’une part, les administrations publiques et les entreprises d’intérêt vital, jugées prioritaires en raison de leur criticité. D’autre part une approche plus large des « dépendances systémiques », couvrant six familles de vulnérabilités. La commission indique explicitement ne pas avoir traité en détail la cybersécurité proprement dite ni les dépendances matérielles, qui font l’objet de travaux distincts.

Les six catégories de vulnérabilités sont les suivantes :

  • les failles démocratiques à travers les ingérences et la désinformation. Les algorithmes de recommandation des plateformes privées sont pointés du doigt, dont celui de X au travers des travaux menés par Germain Gauthier, directeur de recherche au CNRS : jusqu’à 15 % des électeurs indépendants peuvent changer d’opinion après une exposition aux réseaux sociaux ;
  • l’exploitation des failles techniques dans les administrations et les entreprises, et le torrent d’attaques cyber qui en découle, avec pour preuve les multiples fuites référencées ces dernières années ;
  • la quantité croissante de données à stocker et à protéger, avec les trois thématiques liées : légalité des traitements opérés (RGPD), extraterritorialité du droit (tout particulièrement américain) et captation des données ;
  • la primauté du profit sur les libertés individuelles, qui entraîne violation de la vie privée, exposition à des contenus nocifs et développement d’algorithmes addictifs ;
  • le verrouillage et la dépendance des utilisateurs, pratique jugée comme étant « au cœur des stratégies des fournisseurs de logiciels » ;
  • les vulnérabilités liées aux infrastructures et aux composants clés.

Où en sont les administrations françaises ?

C’est le chapitre le plus documenté du rapport. La méthodologie a reposé sur des questionnaires envoyés à l’ensemble des directions numériques ministérielles (annexe 2), complétés par des auditions des directeurs des systèmes d’information.

Il en est notamment ressorti que sur les 466 applications métiers recensées dans l’administration (liste non exhaustive), les deux tiers ont été développées spécifiquement pour les besoins associés, dont 57 % par des prestataires externes. L’analyse croisée par pays d’origine montre que les fournisseurs français dominent largement les applications les plus critiques : 69 % pour la catégorie 1 (atteinte à l’ordre public, sécurité, vie des personnes) et 83 % pour la catégorie 2 (interruption d’une mission de service public essentielle), soit respectivement 81 et 228 applications. Les États-Unis arrivant en deuxième position avec 7 et 12 applications respectivement.


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☕️ Sur Linux, COSMIC Desktop 1.3 se pare de verre givré



La nouvelle version 1.3 de COSMIC Desktop vient de paraître. Cet environnement de bureau est pour rappel édité par l’entreprise System76, en plus de sa propre distribution Linux, Pop!_OS. D’abord réservé à cette dernière, COSMIC Desktop est devenu un projet indépendant, aussi open source et libre que le reste, développé intégralement en Rust et disponible sur d’autres systèmes. Fedora a par exemple son propre Spin.

Cette version 1.3 apporte surtout l’apparence « Frosted glass » aux éléments de l’interface. Les utilisateurs de Pop!_OS l’avaient eue il y a quelques jours, COSMIC Desktop 1.3 permet de l’activer sur toutes les autres distributions.

Le travail sur Frosted glass a duré plusieurs mois. Inspiré par le Liquid Glass, il fait davantage dans le verre givré/dépoli que dans le « verre liquide », avec un résultat plus sobre. Les réglages, désactivés par défaut, se trouvent dans Paramètres > Bureau. Sous le choix du type d’arrondi, une nouvelle entrée « Frosted glass » fait son apparition. Elle ouvre un panneau dans lequel on peut choisir les éléments sur lesquels on veut répercuter ce type d’affichage. On remarque d’ailleurs que tout est encore en anglais.

Le résultat final dépend largement du thème initialement choisi. Avec ceux par défaut pour le clair et le sombre, le verre givré apporte une touche de transparence, qui ne semble pas avoir les soucis de lisibilité qu’avait Liquid Glass dans la première proposition d’Apple (les versions 27 des systèmes travaillent d’ailleurs ce point). L’ajout de ces réglages reste optionnel et les personnes n’appréciant pas ce type d’affichage pourront passer leur chemin.

COSMIC Desktop 1.3 présente d’autres apports, comme l’affichage du GPU dédié dans le menu contextuel COSMIC, le support des fonds d’écran AVIF, le remplacement du backend personnalisé NetworkManager par nmrs (en Rust), un meilleur défilement pour la molette, ou encore des améliorations pour le nouveau COSMIC Monitor apparu dans la version 1.2 du Desktop, avec notamment le calcul de la consommation d’énergie pour les GPU AMD/Intel et la possibilité de suspendre les GPU NVIDIA.

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☕️ Sur Linux, COSMIC Desktop 1.3 se pare de verre givré



La nouvelle version 1.3 de COSMIC Desktop vient de paraître. Cet environnement de bureau est pour rappel édité par l’entreprise System76, en plus de sa propre distribution Linux, Pop!_OS. D’abord réservé à cette dernière, COSMIC Desktop est devenu un projet indépendant, aussi open source et libre que le reste, développé intégralement en Rust et disponible sur d’autres systèmes. Fedora a par exemple son propre Spin.

Cette version 1.3 apporte surtout l’apparence « Frosted glass » aux éléments de l’interface. Les utilisateurs de Pop!_OS l’avaient eue il y a quelques jours, COSMIC Desktop 1.3 permet de l’activer sur toutes les autres distributions.

Le travail sur Frosted glass a duré plusieurs mois. Inspiré par le Liquid Glass, il fait davantage dans le verre givré/dépoli que dans le « verre liquide », avec un résultat plus sobre. Les réglages, désactivés par défaut, se trouvent dans Paramètres > Bureau. Sous le choix du type d’arrondi, une nouvelle entrée « Frosted glass » fait son apparition. Elle ouvre un panneau dans lequel on peut choisir les éléments sur lesquels on veut répercuter ce type d’affichage. On remarque d’ailleurs que tout est encore en anglais.

Le résultat final dépend largement du thème initialement choisi. Avec ceux par défaut pour le clair et le sombre, le verre givré apporte une touche de transparence, qui ne semble pas avoir les soucis de lisibilité qu’avait Liquid Glass dans la première proposition d’Apple (les versions 27 des systèmes travaillent d’ailleurs ce point). L’ajout de ces réglages reste optionnel et les personnes n’appréciant pas ce type d’affichage pourront passer leur chemin.

COSMIC Desktop 1.3 présente d’autres apports, comme l’affichage du GPU dédié dans le menu contextuel COSMIC, le support des fonds d’écran AVIF, le remplacement du backend personnalisé NetworkManager par nmrs (en Rust), un meilleur défilement pour la molette, ou encore des améliorations pour le nouveau COSMIC Monitor apparu dans la version 1.2 du Desktop, avec notamment le calcul de la consommation d’énergie pour les GPU AMD/Intel et la possibilité de suspendre les GPU NVIDIA.

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☕️ Un Patch Tuesday record pour Windows : 570 failles colmatées, dont deux déjà exploitées



En juin, Microsoft avait déjà battu son record avec 200 failles corrigées. Entre temps, l’éditeur a expliqué comment l’intelligence artificielle faisait désormais partie de ses processus de révision. Il fallait donc s’attendre à une déferlante de correctifs dans les mois qui suivraient, avant sans doute de retomber sur un rythme de croisière.

Le nouveau Patch Tuesday explose littéralement les compteurs : 570 vulnérabilités corrigées, dont 59 sont critiques. 48 d’entre elles sont de type exécution de code à distance, 9 d’élévation des privilèges, une permet un contournement de la sécurité et la dernière est de type spoofing.

Le logo de Microsoft cassé fuit et une flaque s'est formée sur sa droite
Illustration : Flock

Dans cet énorme lacher de correctifs, on en repère également trois pour des failles 0-day, dont deux activement exploitées : CVE-2026-56155 (Active Directory Federation Services) et CVE-2026-56164 (SharePoint). La troisième, CVE-2026-50661, permet un contournement de BitLocker si l’on réussit à obtenir un accès physique au stockage. Elle ne semble pas exploitée, mais ses détails sont publics.

Il est recommandé de se rendre dans Windows Update au plus vite pour télécharger et installer la mise à jour, qui réclamera un redémarrage. La dangerosité ne vient pas tant du nombre total de failles corrigées que du nombre de vulnérabilités critiques. Reste à voir maintenant si le Patch Tuesday d’août sera du même acabit.

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☕️ Un Patch Tuesday record pour Windows : 570 failles colmatées, dont deux déjà exploitées



En juin, Microsoft avait déjà battu son record avec 200 failles corrigées. Entre temps, l’éditeur a expliqué comment l’intelligence artificielle faisait désormais partie de ses processus de révision. Il fallait donc s’attendre à une déferlante de correctifs dans les mois qui suivraient, avant sans doute de retomber sur un rythme de croisière.

Le nouveau Patch Tuesday explose littéralement les compteurs : 570 vulnérabilités corrigées, dont 59 sont critiques. 48 d’entre elles sont de type exécution de code à distance, 9 d’élévation des privilèges, une permet un contournement de la sécurité et la dernière est de type spoofing.

Le logo de Microsoft cassé fuit et une flaque s'est formée sur sa droite
Illustration : Flock

Dans cet énorme lacher de correctifs, on en repère également trois pour des failles 0-day, dont deux activement exploitées : CVE-2026-56155 (Active Directory Federation Services) et CVE-2026-56164 (SharePoint). La troisième, CVE-2026-50661, permet un contournement de BitLocker si l’on réussit à obtenir un accès physique au stockage. Elle ne semble pas exploitée, mais ses détails sont publics.

Il est recommandé de se rendre dans Windows Update au plus vite pour télécharger et installer la mise à jour, qui réclamera un redémarrage. La dangerosité ne vient pas tant du nombre total de failles corrigées que du nombre de vulnérabilités critiques. Reste à voir maintenant si le Patch Tuesday d’août sera du même acabit.

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☕️ Linux Mint 23 aura enfin une session Wayland finalisée



Dans un billet d’actualités mensuel, publié le 8 juillet, Clément Lefebvre, fondateur et principal développeur de la distribution Linux Mint, a indiqué que le support de Wayland dans Cinnamon n’était plus expérimental.

La prochaine version majeure de Linux Mint, estampillée 23 et prévue pour la fin de l’année, proposera donc une « vraie » session Wayland, aux côtés de la session X11 classique, qui restera telle quelle. Le développeur ne dit pas en revanche si la session Wayland sera utilisée par défaut, ou si le choix sera plus conservateur. La décision sera probablement annoncée dans les mois qui viennent.

Clément Lefebvre indique que le travail sur le support de Wayland a été intense, avec de nombreux résultats positifs. On note ainsi des améliorations pour la stabilité générale, la gestion des fenêtres, le support du multi-écran, la prise en charge du HiDPI et de l’échelle fractionnaire ou encore des GPU NVIDIA.

Linux Mint 22 selon Flock
Illustration : Flock

Ces nouveautés étant prévues pour la prochaine version de Cinnamon, elles seront automatiquement reprises dans Linux Mint 23, qui doit arriver en décembre. S’agissant de la première mouture à sortir après la publication d’Ubuntu 26.04, elle en reprendra donc les bases, avec à la clé une vaste modernisation de la base technique.

Les améliorations citées ne seront pas les seules. Lefebvre évoque par exemple une cartographie correcte de la taille et de la position des fenêtres quand Cinnamon est utilisé avec Wayland. Même chose pour les applets et les menus de contenu. Le prochain Cinnamon intègrera aussi un mécanisme de prévention du vol de focus (« focus stealing » en VO), pour s’assurer que la saisie ou les clics ne se fassent pas dans une autre application sans interaction explicite de l’utilisateur. Nous avions souligné ce risque de sécurité dans notre dossier consacré à la transition de X11 vers Wayland.

D’autres apports sont prévus et seront probablement accueillis avec joie par les utilisateurs. Par exemple, l’accélération matérielle a été intégrée au compositeur, au bureau et aux clients Wayland et XWayland (mécanisme de compatibilité pour les applications X11 dans une session Wayland). On note aussi la prise en charge de la session graphique de systemd pour améliorer la compatibilité avec d’autres distributions (Cinnamon peut être installé sur d’autres systèmes, comme Ubuntu et Fedora)

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☕️ Linux Mint 23 aura enfin une session Wayland finalisée



Dans un billet d’actualités mensuel, publié le 8 juillet, Clément Lefebvre, fondateur et principal développeur de la distribution Linux Mint, a indiqué que le support de Wayland dans Cinnamon n’était plus expérimental.

La prochaine version majeure de Linux Mint, estampillée 23 et prévue pour la fin de l’année, proposera donc une « vraie » session Wayland, aux côtés de la session X11 classique, qui restera telle quelle. Le développeur ne dit pas en revanche si la session Wayland sera utilisée par défaut, ou si le choix sera plus conservateur. La décision sera probablement annoncée dans les mois qui viennent.

Clément Lefebvre indique que le travail sur le support de Wayland a été intense, avec de nombreux résultats positifs. On note ainsi des améliorations pour la stabilité générale, la gestion des fenêtres, le support du multi-écran, la prise en charge du HiDPI et de l’échelle fractionnaire ou encore des GPU NVIDIA.

Linux Mint 22 selon Flock
Illustration : Flock

Ces nouveautés étant prévues pour la prochaine version de Cinnamon, elles seront automatiquement reprises dans Linux Mint 23, qui doit arriver en décembre. S’agissant de la première mouture à sortir après la publication d’Ubuntu 26.04, elle en reprendra donc les bases, avec à la clé une vaste modernisation de la base technique.

Les améliorations citées ne seront pas les seules. Lefebvre évoque par exemple une cartographie correcte de la taille et de la position des fenêtres quand Cinnamon est utilisé avec Wayland. Même chose pour les applets et les menus de contenu. Le prochain Cinnamon intègrera aussi un mécanisme de prévention du vol de focus (« focus stealing » en VO), pour s’assurer que la saisie ou les clics ne se fassent pas dans une autre application sans interaction explicite de l’utilisateur. Nous avions souligné ce risque de sécurité dans notre dossier consacré à la transition de X11 vers Wayland.

D’autres apports sont prévus et seront probablement accueillis avec joie par les utilisateurs. Par exemple, l’accélération matérielle a été intégrée au compositeur, au bureau et aux clients Wayland et XWayland (mécanisme de compatibilité pour les applications X11 dans une session Wayland). On note aussi la prise en charge de la session graphique de systemd pour améliorer la compatibilité avec d’autres distributions (Cinnamon peut être installé sur d’autres systèmes, comme Ubuntu et Fedora)

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