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Hausse des matières premières, rentabilité en baisse, fiscalité pénalisante... Les entreprises réduisent la voilure sur les recrutements

EXCLUSIF - Alors que les indicateurs virent au rouge et que le budget 2027 prévoit un large coup de rabot dans l’enveloppe du ministère du Travail, une étude du Meti révèle l’inquiétude des chefs d’entreprise.

© Didier San Martin / ADOBE STOCK

Selon l’Insee, le taux de chômage continuerait d’augmenter pour atteindre 8,4 % d’ici fin 2026.
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L’Europe assouplit les règles du marché du carbone, au détriment de la réduction des émissions

La Commission européenne a proposé vendredi 17 juillet une refonte du système d’échange de quotas d’émissions de dioxyde de carbone pour soutenir la compétitivité des entreprises. Cet allègement pour les industries du continent va à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique.

© Photo SEAN GALLUP/Getty Images/AFP

Les cheminées de la centrale à charbon de Neurath, en Allemagne, en avril 2022.
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Le surinvestissement dans l’IA pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement »

Bubble tea
Le surinvestissement dans l’IA pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement »

Un nouveau rapport de la banque des banques centrales analyse dans le détail les conséquences potentielles de la course à l’investissement dans l’IA. Il estime que le secteur est déjà en situation de surinvestissement, et que le mouvement en cours pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement » d’autant plus intense qu’il est financé par de multiples leviers financiers.

La « banque des banques centrales » l’avait laissé transparaître dès son rapport annuel. Lors de la publication du document, fin juin, la directrice adjointe de la Banque des règlements internationaux (BRI) Andrea Maechler avait listé auprès de l’AFP quatre points d’attention pour l’économie planétaire : l’inflation provoquée par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole, des plastiques ou encore des engrais, l’ « appétit exubérant pour le risque » des marchés financiers, les niveaux d’endettement élevés des États et… la course aux investissements dans l’intelligence artificielle.

Quelques jours plus tard, l’institution a publié le travail de l’un de ses économistes, Phurichai Rungcharoenkitkul, entièrement dédié à cette course. Sur 56 pages, celui-ci détaille les dynamiques d’investissement dans l’IA et les effets qu’elles pourraient avoir sur la stabilité financière. Et d’exprimer un constat clair : les surinvestissements constatés « exposent le secteur à une baisse des recettes qui pourrait transformer le boom » du secteur « en effondrement ». Et de préciser que « la course à l’engagement précoce par le biais de l’endettement et du financement circulaire augmente le risque d’effondrement ».

En d’autres termes, l’institution s’inquiète ouvertement de voir la course à l’IA dépasser de précédents booms technologiques qui s’étaient déjà, à l’époque, soldés par d’importantes perturbations de marché. Elle alerte sur le fait que les difficultés d’une seule entreprise pourraient « se répercuter sur d’autres par le biais de chaînes d’expositions financières ».

Des sur-investissements excessivement concentrés

Qu’une innovation technologique produise une vague d’investissements n’a rien de spécifique en soi. L’invention du rail, la multiplication de canaux financés par les États-Unis, même la bulle Internet des années 2000 ont, à des mesures variables, enregistré ce genre d’excitation financière. Le problème, constate néanmoins l’économiste, est qu’elles ont régulièrement enregistré des corrections plus ou moins sévères sur les marchés. Par ailleurs, comparé à « son niveau le plus bas avant le boom, le développement actuel [de l’IA] est en passe de dépasser tous les épisodes précédents en seulement trois ans ».

Épisodes historiques d’investissements technologique / Banque des règlements internationaux

En s’appuyant sur les bilans des entreprises d’IA et les données publiques disponibles sur les transactions, l’économiste cherche à estimer l’ampleur des investissements réalisés. « La concentration du secteur offre une visibilité inhabituelle, bien qu’incomplète, sur la situation financière des entreprises », relève-t-il, avant d’estimer que les investissements réalisés dans l’industrie représentent « environ 1,5 fois l’optimum social », c’est-à-dire la meilleure répartition possible des actifs pour satisfaire au plus grand nombre. Dans certains cas de figure, ce surinvestissement peut grimper jusqu’à trois fois au-dessus du niveau le plus efficace d’allocation de capital, estime la BRI.

Cette lecture au prisme de l’efficacité économique fait écho à des travaux menés au prisme environnemental. Ainsi d’une récente étude menée par l’analyste Ketan Joshi sur les activités de Google dans le domaine de l’IA : début juillet, ce dernier calculait qu’en quelques années à peine, Google avait multiplié par 1,5 ses dépenses énergétiques pour dégager le même volume de chiffre d’affaires. Une explosion directement liée aux besoins d’infrastructures (des puces jusqu’aux centres de données) de l’IA.

Risque de « récession à l’échelle de l’ensemble de l’économie »

Circularité des investissements dans l’IA / Banque des règlements internationaux

De fait, la concentration du secteur implique que les difficultés touchant l’une des sociétés de l’IA se répercutent à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur : elles pourraient s’étendre aux constructeurs de centres de données, aux laboratoires d’IA, aux fabricants de puces ou encore aux fournisseurs de services cloud, pour commencer. D’après la BRI, cette dynamique constitue une vulnérabilité à part entière puisqu’un « choc subi par une société pourrait se propager et devenir systémique ».

L’explosion de l’IA « partage de nombreuses caractéristiques clé » observées dans des booms technologiques historiques, rappelle Phurichai Rungcharoenkitkul : les entrepreneurs investissent lourdement dans la nouvelle technologie dans l’espoir de « gagner » la course, leurs sociétés cherchant à obtenir des effets de levier capitalistique en recourant à de multiples modes de financement, tandis que l’important recours au financement spécialisé (le capital-risque) pourrait aggraver l’ampleur des pertes en cas de ralentissement économique.

Les cinq plus grands hyperscalers devraient allouer plus de mille milliards de dollars à de l’investissement dans l’IA sur la seule année 2026, calculait la BRI dans son rapport annuel (.pdf), un montant tiré à la fois par la surenchère entre concurrents et par la hausse du prix des mémoires. Or, ces montants dépassent largement leurs bénéfices comme leurs flux de trésorerie, ce qui les conduit à se tourner de plus en plus vers l’émission de titres de créance.

En définitive, la différence la plus notable entre la bulle actuelle et les précédentes se situe dans l’ampleur du phénomène actuellement à l’œuvre. Or, plusieurs des précédentes bulles de ce type ont entraîné « des récessions à l’échelle de l’ensemble de l’économie », alerte la BRI. Et d’insister sur le fait que la course actuelle présente des « risques de ralentissement à court terme ».

Le rapport est publié alors qu’aux États-Unis, terre d’origine de la poignée des sociétés les plus engagées dans cette course à l’investissement, la Réserve fédérale a créé un groupe de travail « Productivité et emplois » dédié notamment à étudier les impacts de l’IA générative sur ces domaines. Celui-ci intègre notamment plusieurs leaders du secteur, dont le capital-risqueur Marc Andreessen, l’ancien directeur de Microsoft CoreAI et l’économiste Charles Irving Jones, détaché chez Anthropic. Autant de liens directs avec l’industrie de l’IA qui interrogent sur l’indépendance réelle de la banque centrale des États-Unis.

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Le surinvestissement dans l’IA pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement »

Bubble tea
Le surinvestissement dans l’IA pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement »

Un nouveau rapport de la banque des banques centrales analyse dans le détail les conséquences potentielles de la course à l’investissement dans l’IA. Il estime que le secteur est déjà en situation de surinvestissement, et que le mouvement en cours pourrait passer d’une « explosion » à un « effondrement » d’autant plus intense qu’il est financé par de multiples leviers financiers.

La « banque des banques centrales » l’avait laissé transparaître dès son rapport annuel. Lors de la publication du document, fin juin, la directrice adjointe de la Banque des règlements internationaux (BRI) Andrea Maechler avait listé auprès de l’AFP quatre points d’attention pour l’économie planétaire : l’inflation provoquée par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole, des plastiques ou encore des engrais, l’ « appétit exubérant pour le risque » des marchés financiers, les niveaux d’endettement élevés des États et… la course aux investissements dans l’intelligence artificielle.

Quelques jours plus tard, l’institution a publié le travail de l’un de ses économistes, Phurichai Rungcharoenkitkul, entièrement dédié à cette course. Sur 56 pages, celui-ci détaille les dynamiques d’investissement dans l’IA et les effets qu’elles pourraient avoir sur la stabilité financière. Et d’exprimer un constat clair : les surinvestissements constatés « exposent le secteur à une baisse des recettes qui pourrait transformer le boom » du secteur « en effondrement ». Et de préciser que « la course à l’engagement précoce par le biais de l’endettement et du financement circulaire augmente le risque d’effondrement ».

En d’autres termes, l’institution s’inquiète ouvertement de voir la course à l’IA dépasser de précédents booms technologiques qui s’étaient déjà, à l’époque, soldés par d’importantes perturbations de marché. Elle alerte sur le fait que les difficultés d’une seule entreprise pourraient « se répercuter sur d’autres par le biais de chaînes d’expositions financières ».

Des sur-investissements excessivement concentrés

Qu’une innovation technologique produise une vague d’investissements n’a rien de spécifique en soi. L’invention du rail, la multiplication de canaux financés par les États-Unis, même la bulle Internet des années 2000 ont, à des mesures variables, enregistré ce genre d’excitation financière. Le problème, constate néanmoins l’économiste, est qu’elles ont régulièrement enregistré des corrections plus ou moins sévères sur les marchés. Par ailleurs, comparé à « son niveau le plus bas avant le boom, le développement actuel [de l’IA] est en passe de dépasser tous les épisodes précédents en seulement trois ans ».

Épisodes historiques d’investissements technologique / Banque des règlements internationaux

En s’appuyant sur les bilans des entreprises d’IA et les données publiques disponibles sur les transactions, l’économiste cherche à estimer l’ampleur des investissements réalisés. « La concentration du secteur offre une visibilité inhabituelle, bien qu’incomplète, sur la situation financière des entreprises », relève-t-il, avant d’estimer que les investissements réalisés dans l’industrie représentent « environ 1,5 fois l’optimum social », c’est-à-dire la meilleure répartition possible des actifs pour satisfaire au plus grand nombre. Dans certains cas de figure, ce surinvestissement peut grimper jusqu’à trois fois au-dessus du niveau le plus efficace d’allocation de capital, estime la BRI.

Cette lecture au prisme de l’efficacité économique fait écho à des travaux menés au prisme environnemental. Ainsi d’une récente étude menée par l’analyste Ketan Joshi sur les activités de Google dans le domaine de l’IA : début juillet, ce dernier calculait qu’en quelques années à peine, Google avait multiplié par 1,5 ses dépenses énergétiques pour dégager le même volume de chiffre d’affaires. Une explosion directement liée aux besoins d’infrastructures (des puces jusqu’aux centres de données) de l’IA.

Risque de « récession à l’échelle de l’ensemble de l’économie »

Circularité des investissements dans l’IA / Banque des règlements internationaux

De fait, la concentration du secteur implique que les difficultés touchant l’une des sociétés de l’IA se répercutent à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur : elles pourraient s’étendre aux constructeurs de centres de données, aux laboratoires d’IA, aux fabricants de puces ou encore aux fournisseurs de services cloud, pour commencer. D’après la BRI, cette dynamique constitue une vulnérabilité à part entière puisqu’un « choc subi par une société pourrait se propager et devenir systémique ».

L’explosion de l’IA « partage de nombreuses caractéristiques clé » observées dans des booms technologiques historiques, rappelle Phurichai Rungcharoenkitkul : les entrepreneurs investissent lourdement dans la nouvelle technologie dans l’espoir de « gagner » la course, leurs sociétés cherchant à obtenir des effets de levier capitalistique en recourant à de multiples modes de financement, tandis que l’important recours au financement spécialisé (le capital-risque) pourrait aggraver l’ampleur des pertes en cas de ralentissement économique.

Les cinq plus grands hyperscalers devraient allouer plus de mille milliards de dollars à de l’investissement dans l’IA sur la seule année 2026, calculait la BRI dans son rapport annuel (.pdf), un montant tiré à la fois par la surenchère entre concurrents et par la hausse du prix des mémoires. Or, ces montants dépassent largement leurs bénéfices comme leurs flux de trésorerie, ce qui les conduit à se tourner de plus en plus vers l’émission de titres de créance.

En définitive, la différence la plus notable entre la bulle actuelle et les précédentes se situe dans l’ampleur du phénomène actuellement à l’œuvre. Or, plusieurs des précédentes bulles de ce type ont entraîné « des récessions à l’échelle de l’ensemble de l’économie », alerte la BRI. Et d’insister sur le fait que la course actuelle présente des « risques de ralentissement à court terme ».

Le rapport est publié alors qu’aux États-Unis, terre d’origine de la poignée des sociétés les plus engagées dans cette course à l’investissement, la Réserve fédérale a créé un groupe de travail « Productivité et emplois » dédié notamment à étudier les impacts de l’IA générative sur ces domaines. Celui-ci intègre notamment plusieurs leaders du secteur, dont le capital-risqueur Marc Andreessen, l’ancien directeur de Microsoft CoreAI et l’économiste Charles Irving Jones, détaché chez Anthropic. Autant de liens directs avec l’industrie de l’IA qui interrogent sur l’indépendance réelle de la banque centrale des États-Unis.

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Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Rendez-vous en 2028 ?
Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Le rachat de SFR sera intégralement examiné par l’Autorité de la concurrence française ; la Commission européenne ayant décidé de laisser sa place. Une annonce sans surprise puisque Bouygues Telecom et Orange discutaient déjà avec l’Autorité, tandis qu’iliad avait demandé le renvoi vers Paris de son dossier déposé à Bruxelles.

Début juin, Bouygues Telecom, Free-iliad et Orange annonçaient la signature d’un protocole d’accord afin de racheter SFR à Altice. C’était la première étape d’un marathon qui a débuté officiellement en octobre 2025. Une opération à plus de 20 milliards d’euros, qui soulève évidemment de nombreuses questions, notamment réglementaires.

Comme indiqué dans notre foire aux questions sur ce rachat, l’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne (l’une ou l’autre, pas les deux) doit examiner ce projet de fusion afin de l’autoriser – avec éventuellement des conditions – ou de le rejeter. Les opérateurs préféraient que le dossier soit traité à Paris plutôt qu’à Bruxelles ; leur souhait est exaucé.

Bouygues Telecom, Orange et iliad : trois opérations distinctes

La semaine dernière, via un communiqué de presse, l’institution présidée par Benoît Cœuré remportait la mise : « l’Autorité de la concurrence sera l’autorité en charge de l’examen du rachat de SFR ». En effet, « le 15 juillet 2026, la Commission européenne a renvoyé à l’Autorité de la concurrence l’examen de la prise de contrôle exclusif par le groupe iliad de certains actifs détenus par le groupe Altice France ».

Mais pourquoi n’est-il question que du groupe iliad ? Parce que ce rachat est en fait « trois opérations de concentration distinctes, mais contractuellement liées ». L’Autorité de la concurrence précise qu’Orange et Bouygues Telecom « ont déjà engagé des échanges » avec ses services depuis le 30 juin. Il s’agit pour le moment d’éléments de pré-notification afin de préparer les dossiers de notifications formelles qui arriveront dans un second temps.

Bouygues Telecom est un opérateur qui n’est présent que sur le marché français, la Commission européenne n’a donc pas grand-chose à étudier sur son opération avec SFR au niveau européen. Orange aussi a envoyé directement son dossier à l’Autorité de la concurrence car, comme le rappellent nos confrères du Monde, « à la signature du protocole d’accord pour racheter SFR, il réalisait encore plus des deux tiers de son chiffre d’affaires total dans l’Union européenne sur le seul marché français ».

En effet, selon le bilan du premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Orange était de 10,1 milliards d’euros, dont 4,4 milliards en France et 1,8 milliard dans le reste de l’Europe. Mais, la situation a certainement changé le 8 juin avec l’annonce de la finalisation de l’acquisition (prévue) des 50 % restants de l’opérateur espagnol MasOrange. Le calendrier était favorable à Orange.

iliad est présent en Italie et en Pologne – avec près d’un milliard d’euros cumulés pour les deux marchés, contre 1,6 milliard en France – et a donc envoyé son dossier à Bruxelles, mais en sollicitant un renvoi vers l’autorité de la concurrence française.

Demande acceptée, les trois dossiers seront donc traités en France, mais l’Autorité continuera « à coopérer avec la Commission européenne pendant l’instruction ». L’AdlC précise enfin qu’il « s’agit de la 50ᵉ opération renvoyée par la Commission européenne à l’Autorité de la concurrence depuis 2009 ».

L’instruction des dossiers devrait prendre « au moins 18 mois »

« À l’issue de l’instruction de ces trois opérations, au cours de laquelle seront consultés l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les associations de défense des consommateurs, ainsi que les autorités sectorielles compétentes, l’Autorité se prononcera sur chacune d’elles ». L’Autorité prévient que, compte tenu de la complexité des dossiers et des marchés concernés, « leur instruction devrait durer au moins 18 mois ».

Dans un entretien au Monde le 10 juin, le président de l’Autorité, Benoît Cœuré, rappelait que cette opération « ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré ». Il ajoutait néanmoins qu’elle n’était pas nécessairement anticoncurrentiel : sinon « nous l’aurions dit, et nous n’aurions pas laissé les opérateurs s’épuiser pour trouver un accord et dépenser des millions d’euros en frais de conseil d’avocats et de banques d’affaires ».

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Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Rendez-vous en 2028 ?
Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Le rachat de SFR sera intégralement examiné par l’Autorité de la concurrence française ; la Commission européenne ayant décidé de laisser sa place. Une annonce sans surprise puisque Bouygues Telecom et Orange discutaient déjà avec l’Autorité, tandis qu’iliad avait demandé le renvoi vers Paris de son dossier déposé à Bruxelles.

Début juin, Bouygues Telecom, Free-iliad et Orange annonçaient la signature d’un protocole d’accord afin de racheter SFR à Altice. C’était la première étape d’un marathon qui a débuté officiellement en octobre 2025. Une opération à plus de 20 milliards d’euros, qui soulève évidemment de nombreuses questions, notamment réglementaires.

Comme indiqué dans notre foire aux questions sur ce rachat, l’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne (l’une ou l’autre, pas les deux) doit examiner ce projet de fusion afin de l’autoriser – avec éventuellement des conditions – ou de le rejeter. Les opérateurs préféraient que le dossier soit traité à Paris plutôt qu’à Bruxelles ; leur souhait est exaucé.

Bouygues Telecom, Orange et iliad : trois opérations distinctes

La semaine dernière, via un communiqué de presse, l’institution présidée par Benoît Cœuré remportait la mise : « l’Autorité de la concurrence sera l’autorité en charge de l’examen du rachat de SFR ». En effet, « le 15 juillet 2026, la Commission européenne a renvoyé à l’Autorité de la concurrence l’examen de la prise de contrôle exclusif par le groupe iliad de certains actifs détenus par le groupe Altice France ».

Mais pourquoi n’est-il question que du groupe iliad ? Parce que ce rachat est en fait « trois opérations de concentration distinctes, mais contractuellement liées ». L’Autorité de la concurrence précise qu’Orange et Bouygues Telecom « ont déjà engagé des échanges » avec ses services depuis le 30 juin. Il s’agit pour le moment d’éléments de pré-notification afin de préparer les dossiers de notifications formelles qui arriveront dans un second temps.

Bouygues Telecom est un opérateur qui n’est présent que sur le marché français, la Commission européenne n’a donc pas grand-chose à étudier sur son opération avec SFR au niveau européen. Orange aussi a envoyé directement son dossier à l’Autorité de la concurrence car, comme le rappellent nos confrères du Monde, « à la signature du protocole d’accord pour racheter SFR, il réalisait encore plus des deux tiers de son chiffre d’affaires total dans l’Union européenne sur le seul marché français ».

En effet, selon le bilan du premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Orange était de 10,1 milliards d’euros, dont 4,4 milliards en France et 1,8 milliard dans le reste de l’Europe. Mais, la situation a certainement changé le 8 juin avec l’annonce de la finalisation de l’acquisition (prévue) des 50 % restants de l’opérateur espagnol MasOrange. Le calendrier était favorable à Orange.

iliad est présent en Italie et en Pologne – avec près d’un milliard d’euros cumulés pour les deux marchés, contre 1,6 milliard en France – et a donc envoyé son dossier à Bruxelles, mais en sollicitant un renvoi vers l’autorité de la concurrence française.

Demande acceptée, les trois dossiers seront donc traités en France, mais l’Autorité continuera « à coopérer avec la Commission européenne pendant l’instruction ». L’AdlC précise enfin qu’il « s’agit de la 50ᵉ opération renvoyée par la Commission européenne à l’Autorité de la concurrence depuis 2009 ».

L’instruction des dossiers devrait prendre « au moins 18 mois »

« À l’issue de l’instruction de ces trois opérations, au cours de laquelle seront consultés l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les associations de défense des consommateurs, ainsi que les autorités sectorielles compétentes, l’Autorité se prononcera sur chacune d’elles ». L’Autorité prévient que, compte tenu de la complexité des dossiers et des marchés concernés, « leur instruction devrait durer au moins 18 mois ».

Dans un entretien au Monde le 10 juin, le président de l’Autorité, Benoît Cœuré, rappelait que cette opération « ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré ». Il ajoutait néanmoins qu’elle n’était pas nécessairement anticoncurrentiel : sinon « nous l’aurions dit, et nous n’aurions pas laissé les opérateurs s’épuiser pour trouver un accord et dépenser des millions d’euros en frais de conseil d’avocats et de banques d’affaires ».

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Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Toutes les heures ne se valent pas
Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Netflix veut changer la manière dont l’engagement est perçu par les investisseurs et les observateurs. Dans l’esprit de la plateforme de streaming, une heure de compétition sportive diffusée en direct qui déclenche le recrutement d’un nouvel abonné a plus de valeur qu’une heure de programme regardée par un abonné fidèle. Plus de qualitatif, moins de quantitatif : à l’heure où Netflix fait face à l’essoufflement relatif de cette métrique essentielle, ce nouveau discours est tout aussi pragmatique qu’opportuniste.

À première vue, tout va très bien pour Netflix. Le deuxième trimestre est solide (PDF), avec des résultats globalement conformes aux prévisions du groupe. Le chiffre d’affaires progresse de 13 % sur un an (12,56 milliards de dollars), le bénéfice net s’établit à 3,4 milliards (+ 8 %), la marge opérationnelle atteint 33,4 % – c’est certes 0,7 point de moins qu’il y a un an, mais la plateforme prévoit une amélioration au second semestre.

Les bons résultats financiers ne suffisent pas

Il y a bien eu un coup de froid sur la trésorerie forte de 1,53 milliard de dollars (740 millions de moins qu’il y a un an), mais cela s’explique en partie par l’indemnité de rupture versée à Warner Bros. Discovery, après l’abandon du projet d’acquisition.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal, Netflix resserre sa prévision de chiffre d’affaires entre 51 et 51,4 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 13 à 14 %. La marge opérationnelle devrait atteindre 31,5 %. Les revenus publicitaires devraient, eux, presque doubler pour approcher 3 milliards de dollars. Mais alors, tout va bien ? Non ! Il y a un gros nuage à l’horizon : l’engagement.

En même temps que ses résultats trimestriels, Netflix a aussi annoncé que son rapport « What We Watched », actuellement livré chaque semestre, allait passer à une publication annuelle à partir de 2027 (il sera publié chaque premier trimestre). Ce rapport est scruté de très près, il détaille en effet les heures de visionnage titre par titre.

L’entreprise veut éviter que cette information détourne l’attention de ses autres indicateurs, notamment financiers. Elle continuera cependant de publier des classements chaque semaine, et des données titre par titre.

Au premier semestre 2026, les abonnés à Netflix ont regardé plus de 97 milliards d’heures de programmes. Cela représente une hausse de 2 % sur un an, elle est légèrement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de l’an dernier (1,5 %). Une performance souligne la plateforme, car la concurrence a été rude entre les JO d’hiver et la Coupe du monde de foot.

La peur de l’engagement

Même si Netflix a voulu rassurer, l’annonce de l’annualisation de son rapport a contribué au recul du cours de l’action de plus de 7 % vendredi dernier. Le signe que l’engagement est devenu une variable de première importance pour les investisseurs, et pour cause : les heures regardées constituent une donnée simple, mesurable et que l’on peut aisément comparer d’un semestre à l’autre.

L’engagement mesure la place réelle du service dans les habitudes des abonnés. Plus les membres trouvent régulièrement des programmes qui les intéressent, plus ils sont susceptibles de conserver leur abonnement, d’accepter une hausse de prix et de générer des revenus supplémentaires via la formule avec pub.

Netflix, ses tarifs, ses spectateurs

Netflix veut faire passer l’idée que « toutes les heures ne se valent pas ». Certains programmes servent à recruter de nouveaux abonnés, d’autres à les fidéliser. Le service prend l’exemple de ses contenus en direct : ils représentent un peu plus de 5 % des dépenses, mais seulement 1 % des heures vues. Et pourtant, ces événements ont généré six des dix journées qui ont compté le plus d’inscriptions depuis cinq ans.

Cette notion qualitative est moins visible que des chiffres bruts. Elle est aussi plus difficile à faire passer mais Netflix va s’y employer. En attendant, la plateforme met en avant d’autres formes d’engagement, par exemple son offre de podcasts vidéo qui est un moyen d’ajouter du temps de visionnage, et ses jeux mobiles.

L’app de jeux destinée aux enfants, Netflix Playground, a vu son nombre d’utilisateurs quotidiens tripler depuis avril, et l’engagement auprès des enfants a bondi de 600 % sur un an. Une croissance impressionnante, mais qui part d’une base modeste (à tel point que les heures consacrées aux jeux ne sont pas intégrées dans le rapport « What We Watched »). L’enjeu est moins de remplacer une heure de série par une autre activité que d’ajouter de nouveaux moments de consommation dans l’app.

TF1 est même appelé à la rescousse : le partenariat qui permet à Netflix de diffuser les chaînes en direct du groupe français, ainsi que ses programmes à la carte, satisfait pleinement la plateforme. TF1 a aussi eu l’occasion de se féliciter de cet accord ; les objectifs d’audience ont été atteints en moins de trois semaines, alors que la chaîne s’était donnée 18 mois pour y parvenir.

Pour Netflix, le temps de visionnage demeure une mesure importante. Mais elle ne suffit plus à mesurer la valeur de sa proposition, qui s’est étendue à d’autres formats (directs, podcasts, jeux, et même télévision linéaire). L’arrêt de la publication semestrielle du rapport sur l’engagement des abonnés, tout comme le changement sémantique sur la notion d’engagement n’aide pas non plus, au moment où la progression des heures regardées est relativement modeste.

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Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Toutes les heures ne se valent pas
Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Netflix veut changer la manière dont l’engagement est perçu par les investisseurs et les observateurs. Dans l’esprit de la plateforme de streaming, une heure de compétition sportive diffusée en direct qui déclenche le recrutement d’un nouvel abonné a plus de valeur qu’une heure de programme regardée par un abonné fidèle. Plus de qualitatif, moins de quantitatif : à l’heure où Netflix fait face à l’essoufflement relatif de cette métrique essentielle, ce nouveau discours est tout aussi pragmatique qu’opportuniste.

À première vue, tout va très bien pour Netflix. Le deuxième trimestre est solide (PDF), avec des résultats globalement conformes aux prévisions du groupe. Le chiffre d’affaires progresse de 13 % sur un an (12,56 milliards de dollars), le bénéfice net s’établit à 3,4 milliards (+ 8 %), la marge opérationnelle atteint 33,4 % – c’est certes 0,7 point de moins qu’il y a un an, mais la plateforme prévoit une amélioration au second semestre.

Les bons résultats financiers ne suffisent pas

Il y a bien eu un coup de froid sur la trésorerie forte de 1,53 milliard de dollars (740 millions de moins qu’il y a un an), mais cela s’explique en partie par l’indemnité de rupture versée à Warner Bros. Discovery, après l’abandon du projet d’acquisition.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal, Netflix resserre sa prévision de chiffre d’affaires entre 51 et 51,4 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 13 à 14 %. La marge opérationnelle devrait atteindre 31,5 %. Les revenus publicitaires devraient, eux, presque doubler pour approcher 3 milliards de dollars. Mais alors, tout va bien ? Non ! Il y a un gros nuage à l’horizon : l’engagement.

En même temps que ses résultats trimestriels, Netflix a aussi annoncé que son rapport « What We Watched », actuellement livré chaque semestre, allait passer à une publication annuelle à partir de 2027 (il sera publié chaque premier trimestre). Ce rapport est scruté de très près, il détaille en effet les heures de visionnage titre par titre.

L’entreprise veut éviter que cette information détourne l’attention de ses autres indicateurs, notamment financiers. Elle continuera cependant de publier des classements chaque semaine, et des données titre par titre.

Au premier semestre 2026, les abonnés à Netflix ont regardé plus de 97 milliards d’heures de programmes. Cela représente une hausse de 2 % sur un an, elle est légèrement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de l’an dernier (1,5 %). Une performance souligne la plateforme, car la concurrence a été rude entre les JO d’hiver et la Coupe du monde de foot.

La peur de l’engagement

Même si Netflix a voulu rassurer, l’annonce de l’annualisation de son rapport a contribué au recul du cours de l’action de plus de 7 % vendredi dernier. Le signe que l’engagement est devenu une variable de première importance pour les investisseurs, et pour cause : les heures regardées constituent une donnée simple, mesurable et que l’on peut aisément comparer d’un semestre à l’autre.

L’engagement mesure la place réelle du service dans les habitudes des abonnés. Plus les membres trouvent régulièrement des programmes qui les intéressent, plus ils sont susceptibles de conserver leur abonnement, d’accepter une hausse de prix et de générer des revenus supplémentaires via la formule avec pub.

Netflix, ses tarifs, ses spectateurs

Netflix veut faire passer l’idée que « toutes les heures ne se valent pas ». Certains programmes servent à recruter de nouveaux abonnés, d’autres à les fidéliser. Le service prend l’exemple de ses contenus en direct : ils représentent un peu plus de 5 % des dépenses, mais seulement 1 % des heures vues. Et pourtant, ces événements ont généré six des dix journées qui ont compté le plus d’inscriptions depuis cinq ans.

Cette notion qualitative est moins visible que des chiffres bruts. Elle est aussi plus difficile à faire passer mais Netflix va s’y employer. En attendant, la plateforme met en avant d’autres formes d’engagement, par exemple son offre de podcasts vidéo qui est un moyen d’ajouter du temps de visionnage, et ses jeux mobiles.

L’app de jeux destinée aux enfants, Netflix Playground, a vu son nombre d’utilisateurs quotidiens tripler depuis avril, et l’engagement auprès des enfants a bondi de 600 % sur un an. Une croissance impressionnante, mais qui part d’une base modeste (à tel point que les heures consacrées aux jeux ne sont pas intégrées dans le rapport « What We Watched »). L’enjeu est moins de remplacer une heure de série par une autre activité que d’ajouter de nouveaux moments de consommation dans l’app.

TF1 est même appelé à la rescousse : le partenariat qui permet à Netflix de diffuser les chaînes en direct du groupe français, ainsi que ses programmes à la carte, satisfait pleinement la plateforme. TF1 a aussi eu l’occasion de se féliciter de cet accord ; les objectifs d’audience ont été atteints en moins de trois semaines, alors que la chaîne s’était donnée 18 mois pour y parvenir.

Pour Netflix, le temps de visionnage demeure une mesure importante. Mais elle ne suffit plus à mesurer la valeur de sa proposition, qui s’est étendue à d’autres formats (directs, podcasts, jeux, et même télévision linéaire). L’arrêt de la publication semestrielle du rapport sur l’engagement des abonnés, tout comme le changement sémantique sur la notion d’engagement n’aide pas non plus, au moment où la progression des heures regardées est relativement modeste.

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☕️ Apple Music, AppleCare+ : nouvelle salve d’augmentation de prix chez Apple



Si Tim Cook avait pris soin de prévenir de la hausse des prix des produits Apple (ce qui a fini par arriver), il n’avait rien dit concernant les services de son entreprise. C’est pourtant bien ce qui s’est passé ces derniers jours ! Apple a procédé à une salve d’augmentations ici et là qui, mises bout à bout, finissent par représenter une belle petite somme.

Les prix du service de streaming Apple Music ont ainsi augmenté, ce pour toutes les formules : Individuel passe à 11,99 euros par mois (+ 1 euro), Étudiant à 6,99 euros (+ 1 euro) et Famille revient désormais à 19,99 euros (+ 2 euros). La plateforme n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2022. Apple blâme « la hausse des coûts de licence » pour justifier la valse des étiquettes.

Les nouveaux prix des abonnements Apple Music.

Malgré cette hausse, Apple Music demeure moins cher que son grand rival Spotify, qui vend la formule Premium Individuel 12,14 euros par mois (21,24 euros l’offre Famille). La dernière révision de la grille tarifaire de Spotify remonte à juin 2025.

Aux États-Unis, les prix du bouquet de services Apple One – qui regroupe la plupart des services du constructeur – ont également augmenté de 2 dollars, mais pour le moment du moins, l’Europe semble épargnée. La grille actuelle débute à 19,95 euros par mois, jusqu’à 34,95 euros pour la totale. Apple avait procédé à une hausse des prix pour plusieurs de ses services en 2023 (TV, Arcade, News+ et One).

Les tarifs d’Apple One.

Autre service touché par la vague, AppleCare+. L’assurance pour les dommages accidentels et l’assistance technique d’Apple revient désormais 5 euros plus cher par an pour les contrats reconductibles sur les Mac. Le tarif de la couverture pour trois ans a augmenté de 16 euros, sauf pour le Mac mini (+ 10 euros). MacGeneration relève aussi des hausses sur AppleCare+ pour les iPad (+ 50 centimes par mois), le Vision Pro (+ 1 euro par mois) et les AirPods.

Enfin, et c’est peut-être ce qui attend le reste du monde très bientôt, Apple a augmenté les prix des iPhone au Japon. Les hausses oscillent entre 8 et 11 % en fonction du modèle. Un iPhone 17 Pro Max coûte maintenant 214 800 yens, soit 1 150 euros environ… ce qui est toujours meilleur marché que les 1 479 euros demandés en France.

S’il ne fait guère de doute que la prochaine gamme d’iPhone attendue cet automne devrait subir la fièvre tarifaire, la hausse au Japon pourrait s’expliquer par la faiblesse persistante du yen face au dollar.

C’est aussi, semble-t-il, la conjoncture défavorable aux devises locales qui explique l’augmentation des prix d’iCloud+ (stockage et divers services) dans plusieurs pays : Nigéria, Turquie, Vietnam, Égypte, Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et Japon. La hausse s’établit entre 11 et 55 % en fonction des marchés et des abonnements.

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☕️ Apple Music, AppleCare+ : nouvelle salve d’augmentation de prix chez Apple



Si Tim Cook avait pris soin de prévenir de la hausse des prix des produits Apple (ce qui a fini par arriver), il n’avait rien dit concernant les services de son entreprise. C’est pourtant bien ce qui s’est passé ces derniers jours ! Apple a procédé à une salve d’augmentations ici et là qui, mises bout à bout, finissent par représenter une belle petite somme.

Les prix du service de streaming Apple Music ont ainsi augmenté, ce pour toutes les formules : Individuel passe à 11,99 euros par mois (+ 1 euro), Étudiant à 6,99 euros (+ 1 euro) et Famille revient désormais à 19,99 euros (+ 2 euros). La plateforme n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2022. Apple blâme « la hausse des coûts de licence » pour justifier la valse des étiquettes.

Les nouveaux prix des abonnements Apple Music.

Malgré cette hausse, Apple Music demeure moins cher que son grand rival Spotify, qui vend la formule Premium Individuel 12,14 euros par mois (21,24 euros l’offre Famille). La dernière révision de la grille tarifaire de Spotify remonte à juin 2025.

Aux États-Unis, les prix du bouquet de services Apple One – qui regroupe la plupart des services du constructeur – ont également augmenté de 2 dollars, mais pour le moment du moins, l’Europe semble épargnée. La grille actuelle débute à 19,95 euros par mois, jusqu’à 34,95 euros pour la totale. Apple avait procédé à une hausse des prix pour plusieurs de ses services en 2023 (TV, Arcade, News+ et One).

Les tarifs d’Apple One.

Autre service touché par la vague, AppleCare+. L’assurance pour les dommages accidentels et l’assistance technique d’Apple revient désormais 5 euros plus cher par an pour les contrats reconductibles sur les Mac. Le tarif de la couverture pour trois ans a augmenté de 16 euros, sauf pour le Mac mini (+ 10 euros). MacGeneration relève aussi des hausses sur AppleCare+ pour les iPad (+ 50 centimes par mois), le Vision Pro (+ 1 euro par mois) et les AirPods.

Enfin, et c’est peut-être ce qui attend le reste du monde très bientôt, Apple a augmenté les prix des iPhone au Japon. Les hausses oscillent entre 8 et 11 % en fonction du modèle. Un iPhone 17 Pro Max coûte maintenant 214 800 yens, soit 1 150 euros environ… ce qui est toujours meilleur marché que les 1 479 euros demandés en France.

S’il ne fait guère de doute que la prochaine gamme d’iPhone attendue cet automne devrait subir la fièvre tarifaire, la hausse au Japon pourrait s’expliquer par la faiblesse persistante du yen face au dollar.

C’est aussi, semble-t-il, la conjoncture défavorable aux devises locales qui explique l’augmentation des prix d’iCloud+ (stockage et divers services) dans plusieurs pays : Nigéria, Turquie, Vietnam, Égypte, Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et Japon. La hausse s’établit entre 11 et 55 % en fonction des marchés et des abonnements.

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Cap-Vert : la Coupe du monde ouvre les portes d’un nouvel âge touristique

Le parcours historique des Tubarões Azuis n’a pas seulement conquis les amateurs de football. Il a placé l’archipel sous les projecteurs du monde entier, provoquant une explosion des recherches sur Internet et nourrissant l’espoir d’un essor touristique durable. Reste désormais à transformer cette notoriété soudaine en véritable stratégie de développement.

© ALAN NOVELLI / robertharding via AFP

Sur la plage de Santa Maria, au Cap-Vert, en 2024.
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Stellantis : l’usine historique de Douvrin fermera le 30 octobre après plus de 40 millions de moteurs produits

Stellantis mettra un terme à la production de moteurs sur son usine de Douvrin (Pas-de-Calais) le 30 octobre 2026. Créé en 1969, ce site historique a produit plus de 40 millions de moteurs avant sa reconversion dans le contexte de la transition vers l’électrification.

La production de moteurs s’arrêtera le 30 octobre

Donc, fin octobre prochain, l’usine de moteurs thermiques de Douvrin cessera définitivement son activité. La fin de la production a été annoncée lors d’un comité social et économique extraordinaire organisé par la direction du site de Valenciennes, auquel Douvrin est désormais rattaché.

Fondée en 1969 sous le nom de Française de Mécanique, l’usine est née d’un partenariat entre Peugeot et Renault. En plus d’un demi-siècle, elle a assemblé plus de 40 millions de moteurs destinés à de nombreux modèles français.

Parmi les motorisations produites figurent notamment le fameux V6 PRV (Peugeot Renault Volvo), qui a également équipé la DeLorean DMC-12, ainsi que les blocs montés sur des modèles comme les Renault Twingo et Clio, les Peugeot 104 et 205 ou encore la Citroën C15.

En 2013, Renault revend ses parts à PSA. L’usine ne produit plus que des blocs PSA. Ces dernières années, le site produisait une version non hybride du moteur essence EB, également connu sous le nom de PureTech.

Une fermeture annoncée depuis un an

Il est loin le temps de l’inauguration en 2013 de la nouvelle ligne d’assemblage du PureTech avec Philippe Varin en gris et Denis Robin à sa gauche, alors Préfet du Pas-de-Calais.

Stellantis avait annoncé en 2025 l’arrêt progressif de la production de moteurs thermiques à Stellantis Douvrin, nouveau nom de la Française de mécanique. Selon le constructeur, la baisse de la demande pour le moteur EB non hybride a conduit à cette décision.

Depuis un an, les derniers moteurs diesel puis essence ont progressivement quitté les lignes de production, tandis que les effectifs étaient redéployés vers d’autres activités du groupe.

Plus de 300 salariés déjà reclassés

Le groupe indique avoir engagé un accompagnement des salariés afin de limiter les conséquences de la fermeture.

Selon Stellantis, 337 salariés ont bénéficié d’une solution de mobilité interne, de reclassement externe ou d’un plan senior. En parallèle, 340 salariés ont rejoint la gigafactory ACC voisine depuis son ouverture.

Le constructeur précise que moins de 50 salariés en CDI restent à reclasser sur le site, auxquels s’ajoute une cinquantaine d’intérimaires. Un accompagnement est également prévu pour les entreprises partenaires et les agences d’emploi.

Douvrin, symbole de la transition industrielle

Pendant plusieurs décennies, l’usine de Douvrin a constitué l’un des principaux sites industriels du bassin minier du Pas-de-Calais et a employé jusqu’à plusieurs milliers de personnes.

Sa fermeture s’inscrit dans la transformation de l’industrie automobile vers l’électrification. Dans les Hauts-de-France, une partie de cette évolution repose notamment sur la gigafactory ACC implantée à proximité du site historique.

Plus largement, Stellantis poursuit l’adaptation de son outil industriel en France. À Poissy, la production automobile doit s’arrêter après 2028, mais le groupe prévoit de maintenir une activité industrielle autour de la production de pièces automobiles, de l’économie circulaire, de la préparation de véhicules et de l’impression 3D. À ce stade, Stellantis n’a annoncé aucune autre fermeture d’usine en France.

Notre avis, par leblogauto.com

Stellantis, comme d’autres constructeurs historiques, s’adapte aux nouvelles conditions de marché. Chute des ventes, redirection vers les motorisations électriques, fin du Diesel ou presque, rien ne va pour maintenir ces sites historiques comme les fonderies fonte.

Le groupe parle de mobilité interne ou de reclassement. Il faudra attendre les bilans annuels pour voir l’évolution globale des effectifs en France, mais cela ne va pas vers le beau, on le sait.

L’article Stellantis : l’usine historique de Douvrin fermera le 30 octobre après plus de 40 millions de moteurs produits est apparu en premier sur Le Blog Auto.

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Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.

Le projet de cession de Rakuten France, présenté aux salariés le 7 avril dernier et dévoilé dans la presse début mai, n’ira finalement pas à son terme. La direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a en effet confirmé que sa recherche de repreneur n’avait pas abouti.

« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », écrit Rakuten France dans une déclaration transmise à Next vendredi, confirmant l’information révélée la veille par le Figaro.

Des offres jugées insatisfaisantes

L’antenne française annonce dans ce contexte la fermeture de sa place de marché, avec une prise d’effet « à compter de la fin d’année 2026, avec une période de transition permettant aux vendeurs et aux acheteurs de prendre leurs dispositions ». Elle affirme avoir mis en place un plan d’accompagnement « accueilli favorablement » par le CSE de l’entreprise, qui compte environ 180 collaborateurs.

Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018.

Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, figuraient aussi sur les rangs. Fermé en 2020 après une longue période de restructurations et plusieurs changements de main successifs, cet autre site historique du secteur a quant à lui été relancé par ses fondateurs en 2022. Il prend désormais la forme d’une place de marché dédiée notamment aux produits mobiles.

Ces offres n’ont cependant pas été retenues. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifie Rakuten France.

Un candidat déçu s’interroge

Pixmania a réagi à cette déclaration vendredi matin sur LinkedIn (PDF), pour contester cette version des faits. « Au contraire, notre candidature répondait pleinement aux trois critères annoncés : sérieux du projet industriel, garanties sur la continuité des emplois repris, et solidité de notre proposition financière », affirme le candidat déçu. Il s’interroge dans le même temps sur la sincérité du processus de cession (obligatoire pour se conformer à la loi Florange), et en appelle aux pouvoirs publics :

« Nous demandons à nos représentants politiques de se saisir de ce dossier et de le soutenir, dans l’intérêt de l’économie française, en veillant à ce que toute la lumière soit faite de manière transparente et juste, afin que les salariés de Rakuten France puissent se déterminer sur leur avenir en toute connaissance de cause. »

D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

Rakuten précise de son côté que cette fermeture ne concerne que l’activité e-commerce et la marketplace associée. « Le Groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités (Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising) et à travers le Centre technologique Rakuten Europe à Paris. »

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Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.

Le projet de cession de Rakuten France, présenté aux salariés le 7 avril dernier et dévoilé dans la presse début mai, n’ira finalement pas à son terme. La direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a en effet confirmé que sa recherche de repreneur n’avait pas abouti.

« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », écrit Rakuten France dans une déclaration transmise à Next vendredi, confirmant l’information révélée la veille par le Figaro.

Des offres jugées insatisfaisantes

L’antenne française annonce dans ce contexte la fermeture de sa place de marché, avec une prise d’effet « à compter de la fin d’année 2026, avec une période de transition permettant aux vendeurs et aux acheteurs de prendre leurs dispositions ». Elle affirme avoir mis en place un plan d’accompagnement « accueilli favorablement » par le CSE de l’entreprise, qui compte environ 180 collaborateurs.

Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018.

Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, figuraient aussi sur les rangs. Fermé en 2020 après une longue période de restructurations et plusieurs changements de main successifs, cet autre site historique du secteur a quant à lui été relancé par ses fondateurs en 2022. Il prend désormais la forme d’une place de marché dédiée notamment aux produits mobiles.

Ces offres n’ont cependant pas été retenues. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifie Rakuten France.

Un candidat déçu s’interroge

Pixmania a réagi à cette déclaration vendredi matin sur LinkedIn (PDF), pour contester cette version des faits. « Au contraire, notre candidature répondait pleinement aux trois critères annoncés : sérieux du projet industriel, garanties sur la continuité des emplois repris, et solidité de notre proposition financière », affirme le candidat déçu. Il s’interroge dans le même temps sur la sincérité du processus de cession (obligatoire pour se conformer à la loi Florange), et en appelle aux pouvoirs publics :

« Nous demandons à nos représentants politiques de se saisir de ce dossier et de le soutenir, dans l’intérêt de l’économie française, en veillant à ce que toute la lumière soit faite de manière transparente et juste, afin que les salariés de Rakuten France puissent se déterminer sur leur avenir en toute connaissance de cause. »

D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

Rakuten précise de son côté que cette fermeture ne concerne que l’activité e-commerce et la marketplace associée. « Le Groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités (Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising) et à travers le Centre technologique Rakuten Europe à Paris. »

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Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Huggy les bons tuyaux peut aller se rhabiller
Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Truth Social, le réseau social lancé par Donald Trump, va lancer en août une API sur abonnement permettant de disposer d’un accès accéléré aux messages des comptes les plus influents sur la plateforme, dont ceux du président des États-Unis. L’outil cible explicitement le monde de la finance et notamment les traders de Wall Street.

Non content de s’enrichir directement en spéculant sur l’impact des annonces de Donald Trump, son consortium familial a trouvé une nouvelle façon de s’enrichir : il va désormais vendre, sur abonnement, un accès accéléré aux déclarations du président des États-Unis.

Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison-mère du réseau Truth Social, vient en effet d’annoncer le lancement au 1ᵉʳ août prochain d’une API (interface de programmation) permettant de recevoir de façon accélérée les messages des comptes les plus influents qui postent sur la plateforme.

Une offre « initiés » taillée pour le trading haute fréquence

Le premier d’entre eux est nul autre que Donald Trump lui-même, dont les déclarations politiques (droits de douane, coup d’État au Venezuela, évolution des négociations avec l’Iran autour du détroit d’Ormuz, etc.) font régulièrement tanguer les marchés boursiers.

Et c’est bien un avantage stratégique sur la fluctuation des marchés que se prépare à vendre l’entreprise à ses nouveaux clients institutionnels. « Les marchés réagissent déjà aux publications de Truth Social », affirme Kevin McGurn, CEO par intérim de TMTG, dans un communiqué (PDF), avant de décrire la promesse de cette nouvelle offre :

« Truth API fournit un flux direct, sous licence et en temps réel des publications les plus influentes de la plateforme, tout en faisant progresser notre stratégie de monétiser nos actifs propriétaires grâce à un flux de revenus récurrents à forte marge. À mesure que l’adoption se développe, nous prévoyons que Truth API deviendra une source de revenus significative et continue pour l’entreprise, créant ainsi une valeur durable pour les actionnaires. » 

Truth API vise spécifiquement les acteurs de la finance et en particulier les banques et entreprises qui pratiquent le trading algorithmique à haute fréquence. Via des outils semi-automatisés, ces dernières tentent de prévoir les évolutions du marché boursier pour acheter et vendre des titres en une fraction de seconde, de façon à capter un maximum de valeur, à la hausse comme à la baisse.

« Truth API est conçu pour les organisations les plus affectées par le coût d’un retard dans la transmission d’informations. Cela inclut les sociétés de trading haute fréquence et algorithmique qui nécessitent un flux de données à faible latence et lisible par machine plutôt qu’un suivi manuel », confirme TMTG. L’entreprise n’a communiqué publiquement ni sur le prix de la licence associée, ni sur la teneur réelle de l’avance que confère l’API par rapport à la consultation tout public de Truth Social.

Trump a pour mémoire créé Truth Social après avoir été banni de Twitter (aujourd’hui X), à la suite de l’assaut sur le Capitole à Washington par certains de ses partisans le 6 janvier 2021, et l’utilise depuis comme principal canal de communication directe. Depuis le début de son second mandat, il a démontré à plusieurs reprises sa capacité à influencer de façon significative les marchés boursiers au travers de messages publiés sur Truth Social.

L’exemple le plus probant remonte sans doute à avril 2025, quand le président des États-Unis a directement appelé ses abonnés à acheter des actions avant d’annoncer la suspension des droits de douane qu’il venait d’instaurer sur les importations émanant de dizaines de pays. La nouvelle avait logiquement été accueillie de façon très positive par les marchés, entraînant un rebond immédiat des cours : ceux qui avaient suivi le conseil formulé quelques heures plus tôt ont donc immédiatement vu la valeur de leurs investissements boursiers s’envoler.

Comme le rappelle The Hill, Donald Trump détient environ 53 % de TMTG, via une participation qu’il a transférée à un trust familial en décembre 2024, quelques semaines avant sa deuxième investiture à la Maison-Blanche. Reste à voir si la SEC, le gendarme de la bourse outre-Atlantique, ou le Congrès, trouveront quelque chose à redire à cette offre, qui permet donc à un président élu de monétiser lui-même la connaissance que lui confère son mandat.

Hasard du calendrier, un opérateur de la Maison-Blanche chargé de la gestion du prompteur de Donald Trump fait depuis peu l’objet d’une enquête de la Commodity Futures Trading Commission, l’agence chargée de la régulation des bourses de commerce : il aurait profité de sa connaissance anticipée des déclarations du président pour réaliser quelque 100 000 dollars de gains sur la plateforme de paris Kalshi.

Un précédent fâcheux dans les cryptomonnaies

En attendant une éventuelle réaction des institutions concernées et pendant que le vice-président JD Vance fait appel à un hélicoptère du Secret Service pour emmener son fils à ses cours de golf, la sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren vient de demander, par écrit, à la Maison-Blanche, une extension de la période couverte par la récente déclaration de patrimoine du président des États-Unis.

Sa déclaration 2025, mise en ligne le 30 juin dernier, a en effet révélé que la famille de Donald Trump avait engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ses activités dans le monde des cryptomonnaies, notamment via le contrat de licence qui a permis le lancement du coin Trump.

« Votre déclaration de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la pertinence pour les présidents, les vice-présidents, les hauts responsables de l’administration, les membres du Congrès et leurs familles de tirer profit du secteur des cryptomonnaies, au moment même où le Sénat américain débat d’une législation sur la structure du marché des cryptomonnaies susceptible d’accroître la valeur de vos avoirs en cryptomonnaies », s’inquiète la sénatrice. Donald Trump a pris plusieurs décisions très favorables aux cryptos durant son second mandat, à commencer par la création d’une réserve fédérale en bitcoin.

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Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Huggy les bons tuyaux peut aller se rhabiller
Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Truth Social, le réseau social lancé par Donald Trump, va lancer en août une API sur abonnement permettant de disposer d’un accès accéléré aux messages des comptes les plus influents sur la plateforme, dont ceux du président des États-Unis. L’outil cible explicitement le monde de la finance et notamment les traders de Wall Street.

Non content de s’enrichir directement en spéculant sur l’impact des annonces de Donald Trump, son consortium familial a trouvé une nouvelle façon de s’enrichir : il va désormais vendre, sur abonnement, un accès accéléré aux déclarations du président des États-Unis.

Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison-mère du réseau Truth Social, vient en effet d’annoncer le lancement au 1ᵉʳ août prochain d’une API (interface de programmation) permettant de recevoir de façon accélérée les messages des comptes les plus influents qui postent sur la plateforme.

Une offre « initiés » taillée pour le trading haute fréquence

Le premier d’entre eux est nul autre que Donald Trump lui-même, dont les déclarations politiques (droits de douane, coup d’État au Venezuela, évolution des négociations avec l’Iran autour du détroit d’Ormuz, etc.) font régulièrement tanguer les marchés boursiers.

Et c’est bien un avantage stratégique sur la fluctuation des marchés que se prépare à vendre l’entreprise à ses nouveaux clients institutionnels. « Les marchés réagissent déjà aux publications de Truth Social », affirme Kevin McGurn, CEO par intérim de TMTG, dans un communiqué (PDF), avant de décrire la promesse de cette nouvelle offre :

« Truth API fournit un flux direct, sous licence et en temps réel des publications les plus influentes de la plateforme, tout en faisant progresser notre stratégie de monétiser nos actifs propriétaires grâce à un flux de revenus récurrents à forte marge. À mesure que l’adoption se développe, nous prévoyons que Truth API deviendra une source de revenus significative et continue pour l’entreprise, créant ainsi une valeur durable pour les actionnaires. » 

Truth API vise spécifiquement les acteurs de la finance et en particulier les banques et entreprises qui pratiquent le trading algorithmique à haute fréquence. Via des outils semi-automatisés, ces dernières tentent de prévoir les évolutions du marché boursier pour acheter et vendre des titres en une fraction de seconde, de façon à capter un maximum de valeur, à la hausse comme à la baisse.

« Truth API est conçu pour les organisations les plus affectées par le coût d’un retard dans la transmission d’informations. Cela inclut les sociétés de trading haute fréquence et algorithmique qui nécessitent un flux de données à faible latence et lisible par machine plutôt qu’un suivi manuel », confirme TMTG. L’entreprise n’a communiqué publiquement ni sur le prix de la licence associée, ni sur la teneur réelle de l’avance que confère l’API par rapport à la consultation tout public de Truth Social.

Trump a pour mémoire créé Truth Social après avoir été banni de Twitter (aujourd’hui X), à la suite de l’assaut sur le Capitole à Washington par certains de ses partisans le 6 janvier 2021, et l’utilise depuis comme principal canal de communication directe. Depuis le début de son second mandat, il a démontré à plusieurs reprises sa capacité à influencer de façon significative les marchés boursiers au travers de messages publiés sur Truth Social.

L’exemple le plus probant remonte sans doute à avril 2025, quand le président des États-Unis a directement appelé ses abonnés à acheter des actions avant d’annoncer la suspension des droits de douane qu’il venait d’instaurer sur les importations émanant de dizaines de pays. La nouvelle avait logiquement été accueillie de façon très positive par les marchés, entraînant un rebond immédiat des cours : ceux qui avaient suivi le conseil formulé quelques heures plus tôt ont donc immédiatement vu la valeur de leurs investissements boursiers s’envoler.

Comme le rappelle The Hill, Donald Trump détient environ 53 % de TMTG, via une participation qu’il a transférée à un trust familial en décembre 2024, quelques semaines avant sa deuxième investiture à la Maison-Blanche. Reste à voir si la SEC, le gendarme de la bourse outre-Atlantique, ou le Congrès, trouveront quelque chose à redire à cette offre, qui permet donc à un président élu de monétiser lui-même la connaissance que lui confère son mandat.

Hasard du calendrier, un opérateur de la Maison-Blanche chargé de la gestion du prompteur de Donald Trump fait depuis peu l’objet d’une enquête de la Commodity Futures Trading Commission, l’agence chargée de la régulation des bourses de commerce : il aurait profité de sa connaissance anticipée des déclarations du président pour réaliser quelque 100 000 dollars de gains sur la plateforme de paris Kalshi.

Un précédent fâcheux dans les cryptomonnaies

En attendant une éventuelle réaction des institutions concernées et pendant que le vice-président JD Vance fait appel à un hélicoptère du Secret Service pour emmener son fils à ses cours de golf, la sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren vient de demander, par écrit, à la Maison-Blanche, une extension de la période couverte par la récente déclaration de patrimoine du président des États-Unis.

Sa déclaration 2025, mise en ligne le 30 juin dernier, a en effet révélé que la famille de Donald Trump avait engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ses activités dans le monde des cryptomonnaies, notamment via le contrat de licence qui a permis le lancement du coin Trump.

« Votre déclaration de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la pertinence pour les présidents, les vice-présidents, les hauts responsables de l’administration, les membres du Congrès et leurs familles de tirer profit du secteur des cryptomonnaies, au moment même où le Sénat américain débat d’une législation sur la structure du marché des cryptomonnaies susceptible d’accroître la valeur de vos avoirs en cryptomonnaies », s’inquiète la sénatrice. Donald Trump a pris plusieurs décisions très favorables aux cryptos durant son second mandat, à commencer par la création d’une réserve fédérale en bitcoin.

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Un consortium franco-canadien reprend Micromania

Micromania de nouveau sur la carte
Un consortium franco-canadien reprend Micromania

Alors que Sony vient de planter un nouveau clou dans le cercueil des supports physiques de jeux vidéo, est-il bien malin de racheter une enseigne spécialisée dans la vente de… jeux vidéo ? C’est le pari d’un consortium franco-canadien qui s’offre Micromania. Avec la ferme intention de relancer des magasins en perte de vitesse.

Avec un réseau de plus de 300 magasins en France, Micromania demeure une enseigne incontournable pour tous les joueurs, mais évidemment les grandes heures du jeu physique sont loin derrière nous. Et ça ne va pas s’arranger, avec l’annonce retentissante de Sony qui a décidé d’arrêter les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

Micromania n’a pas attendu l’annonce du constructeur pour diversifier ses rayons. On y trouve toujours des boîtes de jeux (nouveautés et occasion), mais aussi et surtout des produits dérivés, des figurines et des cartes à collectionner. En 2015, Micromania ouvrait la première boutique de sa nouvelle enseigne Zing Pop Culture, qui a fini par fusionner avec Micromania (rebaptisé Micromania Zing) deux ans plus tard.

Le géant américain GameStop (EB Games), qui avait mis la main sur Micromania en 2008 pour 500 millions d’euros, n’est plus, depuis des années, que l’ombre de ce qu’il a été. Il a mis en vente Micromania l’an dernier, ainsi que sa filiale canadienne. Cette dernière a rapidement trouvé preneur : l’entrepreneur Stephan Tétrault a relancé l’enseigne sous le nom EB Games Canada, celui porté par l’enseigne avant son acquisition par GameStop en 2021.

Nouvelle aventure pour Micromania

Le groupe Tétrault, qui possède la marque de figurines McFarlane Toys, fait partie d’un consortium franco-québécois venant d’acheter Micromania. On trouve parmi eux Jean-François Chenail, actionnaire d’EB Games Canada et son groupe, JAMS Venture Capital, ainsi que Cobico International, propriétaire de la société Gipsy Toys. Spécialisée dans les peluches, elle a notamment réalisé les mascottes Phryges des JO de Paris.

Avec un tel pedigree, il n’est pas très compliqué de deviner ce que ce consortium veut faire de Micromania. L’enseigne va rester solidement ancrée dans le business des produits dérivés et des cartes à collectionner, tout en conservant son activité tournant autour du jeu vidéo. Il s’agit en fait de calquer la recette de la relance d’EB Games, qui a permis à l’enseigne (forte de 185 magasins au Canada) d’enregistrer une hausse de près de 75 % des ventes de produits dérivés et de cartes l’an dernier. 95 % des boutiques seraient également bénéficiaires.

« Lorsque nous avons acquis EB Games Canada, notre première décision a été de redonner à l’entreprise une identité qui lui ressemblait davantage en ramenant la bannière EB Games », expliquent Stephan Tétrault et Jean-François Chenail. « Nous croyons que les grandes marques possèdent une histoire, une personnalité et une relation particulière avec leurs communautés. C’est cette même philosophie qui nous anime aujourd’hui avec Micromania. »

Des jeux… et surtout des produits dérivés

La feuille de route du nouveau Micromania va donc s’articuler autour de ces produits à forte marge, tout en réinventant « l’expérience magasin » – l’ouverture d’un nouveau magasin flagship proche de Paris est prévue dès le mois d’octobre. Les nouveaux propriétaires veulent également développer le marketing, améliorer « l’excellence opérationnelle », développer plus fortement le site internet et « créer une division événements pour développer des animations fortes dans les magasins ».

« C’est un immense privilège d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de Micromania », se réjouit Stephan Tétrault. Le communiqué ne précise pas si des magasins vont fermer, ou si un éventuel plan social est à l’étude. « Nous arrivons avec énormément de respect pour les équipes qui ont bâti cette enseigne depuis plus de quarante ans », rassure le dirigeant. « Notre objectif n’est pas de changer son identité, mais bel et bien de conserver la marque Micromania et lui redonner toute sa force en revenant à ce qui a toujours fait son succès : des passionnés au service des passionnés. »

Le projet « demandera du travail et du temps », admet-il aussi. Sans attendre, le groupe annonce d’ores et déjà l’installation de distributeurs de cartes à collectionner dans une trentaine de centres commerciaux.

Quant à l’avenir du support physiques pour les jeux dans les boutiques « de brique et de mortier », il est « totalement sans importance », a affirmé Ryan Cohen, le directeur général de GameStop – l’ancien proprio de Micromania. « Le logiciel… c’était important autrefois », a-t-il expliqué à Bloomberg. « Aujourd’hui, [cela] représente moins de 12 % de l’activité, tandis que les produits dérivés en constituent plus de la moitié. » Un constat brut de fonderie, mais pragmatique. Et qui s’applique sans doute aussi à Micromania.

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Un consortium franco-canadien reprend Micromania

Micromania de nouveau sur la carte
Un consortium franco-canadien reprend Micromania

Alors que Sony vient de planter un nouveau clou dans le cercueil des supports physiques de jeux vidéo, est-il bien malin de racheter une enseigne spécialisée dans la vente de… jeux vidéo ? C’est le pari d’un consortium franco-canadien qui s’offre Micromania. Avec la ferme intention de relancer des magasins en perte de vitesse.

Avec un réseau de plus de 300 magasins en France, Micromania demeure une enseigne incontournable pour tous les joueurs, mais évidemment les grandes heures du jeu physique sont loin derrière nous. Et ça ne va pas s’arranger, avec l’annonce retentissante de Sony qui a décidé d’arrêter les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

Micromania n’a pas attendu l’annonce du constructeur pour diversifier ses rayons. On y trouve toujours des boîtes de jeux (nouveautés et occasion), mais aussi et surtout des produits dérivés, des figurines et des cartes à collectionner. En 2015, Micromania ouvrait la première boutique de sa nouvelle enseigne Zing Pop Culture, qui a fini par fusionner avec Micromania (rebaptisé Micromania Zing) deux ans plus tard.

Le géant américain GameStop (EB Games), qui avait mis la main sur Micromania en 2008 pour 500 millions d’euros, n’est plus, depuis des années, que l’ombre de ce qu’il a été. Il a mis en vente Micromania l’an dernier, ainsi que sa filiale canadienne. Cette dernière a rapidement trouvé preneur : l’entrepreneur Stephan Tétrault a relancé l’enseigne sous le nom EB Games Canada, celui porté par l’enseigne avant son acquisition par GameStop en 2021.

Nouvelle aventure pour Micromania

Le groupe Tétrault, qui possède la marque de figurines McFarlane Toys, fait partie d’un consortium franco-québécois venant d’acheter Micromania. On trouve parmi eux Jean-François Chenail, actionnaire d’EB Games Canada et son groupe, JAMS Venture Capital, ainsi que Cobico International, propriétaire de la société Gipsy Toys. Spécialisée dans les peluches, elle a notamment réalisé les mascottes Phryges des JO de Paris.

Avec un tel pedigree, il n’est pas très compliqué de deviner ce que ce consortium veut faire de Micromania. L’enseigne va rester solidement ancrée dans le business des produits dérivés et des cartes à collectionner, tout en conservant son activité tournant autour du jeu vidéo. Il s’agit en fait de calquer la recette de la relance d’EB Games, qui a permis à l’enseigne (forte de 185 magasins au Canada) d’enregistrer une hausse de près de 75 % des ventes de produits dérivés et de cartes l’an dernier. 95 % des boutiques seraient également bénéficiaires.

« Lorsque nous avons acquis EB Games Canada, notre première décision a été de redonner à l’entreprise une identité qui lui ressemblait davantage en ramenant la bannière EB Games », expliquent Stephan Tétrault et Jean-François Chenail. « Nous croyons que les grandes marques possèdent une histoire, une personnalité et une relation particulière avec leurs communautés. C’est cette même philosophie qui nous anime aujourd’hui avec Micromania. »

Des jeux… et surtout des produits dérivés

La feuille de route du nouveau Micromania va donc s’articuler autour de ces produits à forte marge, tout en réinventant « l’expérience magasin » – l’ouverture d’un nouveau magasin flagship proche de Paris est prévue dès le mois d’octobre. Les nouveaux propriétaires veulent également développer le marketing, améliorer « l’excellence opérationnelle », développer plus fortement le site internet et « créer une division événements pour développer des animations fortes dans les magasins ».

« C’est un immense privilège d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de Micromania », se réjouit Stephan Tétrault. Le communiqué ne précise pas si des magasins vont fermer, ou si un éventuel plan social est à l’étude. « Nous arrivons avec énormément de respect pour les équipes qui ont bâti cette enseigne depuis plus de quarante ans », rassure le dirigeant. « Notre objectif n’est pas de changer son identité, mais bel et bien de conserver la marque Micromania et lui redonner toute sa force en revenant à ce qui a toujours fait son succès : des passionnés au service des passionnés. »

Le projet « demandera du travail et du temps », admet-il aussi. Sans attendre, le groupe annonce d’ores et déjà l’installation de distributeurs de cartes à collectionner dans une trentaine de centres commerciaux.

Quant à l’avenir du support physiques pour les jeux dans les boutiques « de brique et de mortier », il est « totalement sans importance », a affirmé Ryan Cohen, le directeur général de GameStop – l’ancien proprio de Micromania. « Le logiciel… c’était important autrefois », a-t-il expliqué à Bloomberg. « Aujourd’hui, [cela] représente moins de 12 % de l’activité, tandis que les produits dérivés en constituent plus de la moitié. » Un constat brut de fonderie, mais pragmatique. Et qui s’applique sans doute aussi à Micromania.

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187 milliards d’euros d’aides aux entreprises : le chiffre qui va agiter le débat budgétaire

EXCLUSIF - Le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan dévoile son évaluation des soutiens publics bénéficiant aux entreprises. Un sujet qui fait polémique depuis des années.

© Sébastien SORIANO/Le Figaro

Selon Clément Beaune, « l’option la plus saine est de stabiliser le débat, même avec une définition et un périmètre imparfait ».
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Agnès Verdier-Molinié : « Pour ne pas finir étouffés par la dette, une règle d’or budgétaire finira par devenir incontournable »

TRIBUNE - Graver dans la Constitution une règle d’or budgétaire pour imposer l’équilibre des comptes publics est la seule façon de préserver notre modèle social et de redonner confiance aux investisseurs, argumente la directrice de l’iFrap (groupe de réflexion libéral), qui va publier une note sur le sujet.

© Fabien Clairefond

Agnès Verdier-Molinié. 
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