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La Steam Machine montre ses capacités face au Ryzen Ai Max+ 395

L’AMD Ryzen AI Max+ 395 a débuté sa carrière comme le porte-étendard d’une gamme de processeurs puissants à destination des ordinateurs portables. En mettant cette série de puces sur le marché, AMD pensait proposer une solution qui se serait positionnée efficacement face à l’offre Geforce mobile de Nvidia. Au lancement, la marque le positionnait face à une RTX 4070. Mais le rendez-vous a été manqué.

Il y a eu quelques essais, un seul de véritablement sérieux à l’international chez Asus, mais rien d’autre. La plateforme Strix Halo Ryzen AI Max+ 395 n’a pas vraiment fait mouche auprès des constructeurs malgré les efforts d’AMD. L’offre de Nvidia semblait plus sûre, pas forcément plus chère et disposait d’un gros avantage marketing. Il est plus simple de vendre des puces Nvidia bien identifiées que de devoir défendre une nouvelle gamme de puces. Je vous ai déjà parlé de tout cela par le passé dans un billet dédié à la gamme de puces et au fait qu’AMD a modifié sa communication autour de celle-ci. Passant d’une communication autour des créateurs et du jeu à une mise en avant des puces comme des outils dédiés à l’IA.

Aujourd’hui, un test du MiniPC spécialisé IA qu’est l’AMD Ryzen Halo nous montre peut-être aussi pourquoi la proposition n’a pas été retenue par le marché. Le vidéaste Eta Prime a testé le l’engin commercialisé par AMD sous SteamOS afin de voir ce que la minimachine a dans le ventre. Et les résultats ne sont pas extraordinaires. Il faut bien prendre en compte les évolutions du marché de ces derniers mois pour analyser correctement la situation, mais les résultats obtenus permettent tout de même de relativiser beaucoup de commentaires récents… Notamment sur la Steam Machine.

Ryzen Ai Max+ 395

L’AMD Ryzen Halo n’est pas une machine de jeu

Avec 128 Go de mémoire vive de type LPDDR5, le MiniPC d’AMD n’a pas été pensé pour être une solution « gaming ». Son objectif est de proposer un outil de travail pour l’IA locale. Il est possible d’installer n’importe quel système sur l’engin, dont SteamOS, mais cela n’est pas forcément productif. Reste que la puce a bel et bien été imaginée au départ comme une solution de jeu et de création. L’exploitation, pour l’IA est arrivée dans un second temps parce que, d’abord, aucun constructeur ou presque ne voulait d’elle pour leurs machines et ensuite parce que cela permettait de dégager plus de revenus pour AMD. En poussant les Strix Halo vers l’IA, AMD a pu vendre ses processeurs beaucoup plus cher.

Deuxième point à prendre en compte, la machine n’est pas optimisée pour le jeu. La présence des 128 Go de mémoire vive n’est pas un avantage technique puisque très peu de titres peuvent réellement en profiter. Avoir 32, 64 ou 128 Go de mémoire à disposition sur ce type d’engin ne change en rien la jouabilité. Au-delà d’un certain montant de mémoire, l’effet technique est invisible en jeu. Sous SteamOS, les 128 Go de LPDDR5 deviennent donc un défaut d’optimisation. Non pas que cela baisse la puissance embarquée, mais l’option augmente considérablement la facture.

L’AMD Ryzen Halo en version Ryzen Ai Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5-8000 et 2 To de stockage NVMe PCIE 4.0 est proposé à 3999$ HT. Un prix qui s’explique largement par le surcoût des composants et le positionnement de la machine. En effet, AMD vise des développeurs ayant besoin d’un support et facture celui-ci au travers du prix de l’engin. Tout cela rend l’objet moins désirable pour un joueur qui aura mieux fait d’investir dans une solution classique avec 32 Go de mémoire vive et une carte graphique séparée pour ne pas saler sa facture.

Ryzen AI Max+ 395 vs AMD Custom

Le Ryzen AI Max+ 395 nous montre par contraste les capacités de la Steam Machine

Comme toujours avec les tests de ce type, on peut regarder les choses sous deux visions opposées. Voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. Analyser la solution Ryzen Halo comme étant une mauvaise machine de jeu n’est pas vraiment très intéressant. Ce n’est pas son objectif. La mettre en perspective des capacités proposées par la Steam Machine offre par contre une vision très différente.

Le processeur Strix Halo Ryzen Ai MAx+ 395 est un 16 cœurs/32 Threads avec une fréquence turbo de 5.1 GHz. Il propose pas moins de 80 Mo de mémoire cache et embarque un circuit graphique interne Radeon 8060S  avec 40 Compute Units à 2.9 GHz. Et en faisant face ici à la puce custom réalisée pour Valve afin d’équiper la Steam Machine, on se rend vite compte que l’écart n’est pas à la mesure de la dépense ni de la technique développée. Valve embarque une solution 6 cœurs / 12 threads associée à une puce graphique externe avec 28 Compute Units et surtout 8 Go de mémoire GDDR6 totalement dédiés à celle-ci. 

Asus ROG Flow Z13 sous  Ryzen AI Max+ 395

Asus ROG Flow Z13 sous Ryzen AI Max+ 395

L’écart de prix est phénoménal. Si on considère le tarif de la Steam Machine en version 16 Go / 2 To vendue 1359€ en France face à une Ryzen Halo en 128 Go / 2 To à 3999$ HT soit 4200€ TTC on a un écart très important de prix. Et pourtant les performances déployées en jeu ont beaucoup de mal à le justifier. Ce qui est logique puisque ce n’est pas l’objectif d’AMD avec ce produit. L’Asus ROG Flow avec son écran 13.4″, le même processeur, 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage débute à 2999€ TTC chez nous. La tablette OneXplayer Super X a été lancée en financement participatif à 1999$ HT en 48Go/1To

Ce que cela nous révèle, c’est que la Steam Machine n’est pas si mal placée que cela pour son prix. En reprenant les objectifs initiaux de Valve qui étaient de proposer la version de base en 16/512 Go à 750$ HT (790€ TTC) on se rend compte que la différence de performances n’est pas si importante.

Le premier tableau de comparaison nous montre un écart de 17% entre les deux solutions. Passer de 118 à 138 images par seconde sous Shadow of the Tomb Raider en 1080P avec des détails très haut et sans FSR n’est pas franchement une révolution qui justifie la différence de prix. On passe de 86 à 103 ips en 1440P et de 44 à 62 ips en UltraHD. Ce dernier chiffre est évidemment plus flatteur pour le Strix Halo avec une hausse de 41% mais cela reste assez spécialisé.

Sous Cyberpunk 2077 c’est un peu le même phénomène. On gagne de 4 à 16% en 1080P et 1140P et la puce de Valve reste 50% derrière en UltraHD. Est-ce que la Steam Machine doit rougir de ce score ? Je ne pense pas. Est-ce que Valve aurait dû intégrer une puce Strix Halo pour « gagner » 10 ips en 1080P sur un jeu récent ? Nojn, pas si cela devait exploser la facture.

Au cas par cas, suivant les jeux testés, les puces tiennent leurs distances mais on comprend vite que la proposition développée par AMD pou Valve a tout ce qu’il faut pour répondre à son cahier des charges. Etre abordable, proposer de la jouabilité sur des titres récents en FullHD et se glisser dans un cube de 15 cm de côté très silencieux. Des facteurs qui révèlent tout l’intérêt de cette plateforme.

Cette vidéo nous montre finalement que l’offre Steam Machine, si elle n’avait pas été percutée de plein fouet par la crise des composants, aurait sans doute eu un autre impact sur le marché. Que les choix faits pour cette minimachine étaient les bons. Cela nous montre également encore une fois que nous avons raté l’occasion d’une génération de portables et de MiniPC sous puces Strix Halo, avec moins de mémoire vive3, qui auraient proposé beaucoup de ressources pour de multiples usages.

La Steam Machine montre ses capacités face au Ryzen Ai Max+ 395 © MiniMachines.net. 2026

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Steam Machine : prix, date de sortie, puissance, jeux… Tout ce que l’on sait sur la « console » de Valve

Valve a décidé de gonfler sa gamme de produits avec la Steam Machine, une petite boîte tournant sous SteamOS et qui a de sérieux arguments pour rivaliser avec les consoles. Voici tout ce que l'on sait sur la Steam Machine, dont la sortie est prévue pour fin juin 2026, à partir de 1 039 €.

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Steam Machine : la malédiction de Valve

Si on devait trouver un exemple paradigmatique de ce que ces derniers mois ont fait au monde informatique grand public, l’aventure de la Steam Machine semble être le personnage parfait d’un scénario cauchemardesque. Après un coup d’essai il y a 10 ans qui s’est soldé par un échec faute de suivi logiciel, l’offre avait tout pour que ce soit une réussite cette année. Manque de chance pour Valve, si la marque avait bien anticipé son logiciel, elle n’avait pas prévu la hausse des composants informatiques. C’est eux qui viennent gâcher la fête.

Imaginée à une époque où la mémoire vive et le stockage étaient, littéralement, vendus à perte. Ce PC de salon s’est retrouvé pris dans la tourmente d’un bouleversement complet du marché. Avec, peut-être, le pire calendrier possible.

Le Teasing maudit

Comme beaucoup de matériel ces dernières années, l’aventure Steam Machine a commencé par une opération promotionnelle pré-commerciale. Il fallait présenter l’engin et son concept au public. Aiguiser l’appétit des foules. Valve a donc sorti la grosse artillerie en annonçant, à la suite du succès de son Steam Deck, une console de salon censée déplacer son écosystème vers la télévision. Console qui, épaulée par une manette spécifiquement conçue pour un usage PC de canapé, permettrait de venir concurrencer les consoles Xbox et Playstation. Pas dans leur catalogue mais plutôt dans leur géographie.

Cette première étape, qui était censée créer les conditions d’un succès médiatique, a semé un peu le trouble. À la mi-novembre 2025, lors de sa présentation, le calendrier de la machine est prévu de longue date. Il doit glisser sur des rails techniques et marketing parfaitement alignés. Il existe cependant déjà une incertitude concernant l’augmentation des prix de certains composants. Depuis la fin du mois d’août, le marché mondial de la mémoire vive est en ébullition. Des livraisons prévues ne se font plus, des contrats sont rompus et les prix partent franchement à la hausse. Si tout le monde a bien identifié le phénomène, il n’est pourtant pas encore pris dans toute sa gravité par l’ensemble du marché.

Valve annonce donc sa console sans indiquer de prix et, comme je l’avais écrit à l’époque, ne sait probablement pas à quel tarif il pourra la commercialiser. C’est inhabituel pour la marque qui a toujours indiqué une date et un tarif sur ses sorties matérielles : qu’il s’agisse du Deck, du premier controller ou du Steam Link par exemple. Les annonces ont toujours été formulées avec une date précise et un prix par Valve. Problème pour cette fin 2025, il est impossible de formuler leur menu, il manque trop d’informations et de stabilité dans les ingrédients. Pour que Valve puisse s’avancer, il leur aurait fallu un contrat qui tienne, un prix fiable et une vision sur l’ensemble du coût des composants de l’engin.

Aujourd’hui on sait que le tarif visé par Valve était de 749$ pour son modèle entrée de gamme. Le constructeur se rend probablement très vite compte que cela ne sera pas possible. La question du prix reste donc suspendue. Jusqu’à hier, où le constructeur a enfin dévoilé ses tarifs. La marque ayant sécurisé les éléments nécessaires à une production de produit, elle a donc pu déterminer un tarif.

Le delta de la hausse fait mal mais n’est pas sans nous rappeler les autres augmentations du secteur. De 750$ nous arrivons à 1049$ pour le tout premier modèle. Une machine avec 16 Go de mémoire DDR5 et 8 Go de GDDR6 dédiée. Des éléments qui comptent très fortement dans ce tarif. Il est également possible que la puce semi-custom fabriquée pour Valve par AMD ait également vu son prix augmenter par rapport aux estimations précédentes. Les disponibilités de TSMC pour graver ces puces ayant elles aussi eu tendance à se raréfier et le prix de chaque wafer a explosé. Cela fait donc une augmentation de 300$ pour la machine. Un montant plus que symbolique entre les anticipations de Valve et la réalité du terrain. Car en dépassant les 1000$/€, Valve dépasse un montant presque tabou sur ce segment.

En Europe, le prix de l’engin 512 Go est annoncé à 1049€, ajoutez-lui une manette Steam Controller, un des principaux arguments de la marque, et vous arrivez à un tarif de 1108€. Pas de modèle intermédiaire, la version suivante culmine à 2 To de stockage avec un tarif d’entrée de 1359€. Ajoutez sa manette, on atteint les 1428€ au total.

Un prix jugé excessif et encore une fois une histoire de calendrier.

On ne sait pas si cette date choisie juste avant les vacances d’été était vraiment recherchée par Valve ou s’il s’agit d’une coïncidence. L’éditeur a très bien pu anticiper une sortie pour viser un marché de joueurs ayant des heures à tuer entre juillet et août. Toujours est-il qu’encore une fois la date fait mal. Valve est le premier a dégainer le prix de cette nouvelle génération de machine. Et je ne parle pas des prix de ses concurrents console mais de ceux du marché.

À la sortie du Computex 2026 je pensais que l’industrie allait commencer à donner plus d’informations sur les nouveaux tarifs de leurs portables. Elle a été, au contraire, très discrète. Beaucoup de portables ont été présentés, mais de rares prix ont été officialisés. La raison en est simple. Les premiers qui vont donner ce type d’information vont voir leurs produits se faire éreinter par la critique. Et c’est cette inconfortable position dans le calendrier qui tombe encore une fois sur Valve et sa console. Objet qui ne peut sans doute pas attendre plus longtemps le début de sa commercialisation.

Dans quelques mois, à la rentrée de septembre, lorsque le grand public aura pris conscience de l’ampleur du problème avec des prix qui vont tous exploser, le tarif demandé par Valve passera sans doute plus inaperçu. En attendant, ce seront eux les boucs émissaires d’une hausse dont ils ne sont pas responsables au premier chef.

Une bascule de prix historique en septembre

Ce que nous indique la Steam Machine par ce chaud mois de juin est très symptomatique de notre monde. Ces journées où nous battons tous les records de chaleur sont probablement notre nouveau normal de température en France. Ce prix qui fait tant parler de la console de Valve est également la nouvelle normalité du marché informatique. Nous ne devrions pas retrouver des machines aux tarifs de la mi-2025 avant des années. L’essentiel de l’industrie vise sur un 2028 bien tassé pour des engins encore largement plus chers que par le passé mais enfin moins chers que ceux qui débarquent bientôt.

La véritable prise de conscience du problème n’interviendra qu’avec la sortie globale des nouveaux catalogues de machines en septembre. Lorsque les pros auront écoulé les engins de 2025/2026 encore en stock et que les nouveaux contrats et les nouveaux prix auront enfin mis les pieds dans les rayons des grandes surfaces. Certains portables bureautiques très moyens dépassent déjà les tarifs des modèles haut de gamme annoncés à la fin du Computex 2025.

Une sortie en exercice imposé

Le problème de Valve est complexe car la marque a lancé un produit très spécifique. Son processeur semi-custom, ses compétences calibrées pour le jeu, la mémoire GDDR6 embarquée, un système d’exploitation très particulier, tout cela ne peut pas attendre indéfiniment. Alors que les grandes marques de PC ont des engins aux multiples potentiels en vente, un catalogue établi. Valve a juste… un stock de machines hyper spécialisées sur les bras. Impossible pour eux de déclasser cette offre, le niveau de performances annoncé est viable pour une catégorie d’usages très étroite.

Quand Lenovo, Dell ou HP lancent un ordinateur sur le marché, il va avoir plusieurs vies. Il passe d’un modèle haut de gamme à sa sortie à un engin plus abordable lorsque le marché passe à la génération d’après. Il peut même être déclassé en solution entrée de gamme au bout d’un moment. On a vu des ultraportables connaitre plusieurs vies commerciales différentes à chaque nouveau processeur.

Mais pour la Steam Machine, c’est une course contre la montre qui s’enclenche dès la mise sur le marché de son engin. Si le Steam Deck a pu compter sur une vue très favorable du public lors de sa sortie, c’est en grande partie parce qu’il proposait alors un format mobile très original en plus d’être beaucoup moins cher que des concurrents fort exotiques. Pour la Steam Machine ce n’est absolument pas le cas, c’est même tout l’inverse. Non seulement le format est proche de celui des modèles concurrents que sont les MiniPC, mais l’engin est considéré comme plus cher. Face aux consoles actuelles comme au marché PC tel que le public s’en fait encore l’idée, il est clairement jugé inabordable.

Pire, plus les mois vont passer et plus l’offre apparaîtra comme bancale. Si on apprécie le Steam Deck et ses qualités de jeu particulières qui forcent à s’intéresser à des titres issus d’un catalogue très large de jeux anciens et indépendants. La Steam Machine vient jouer dans la cour des grands en se présentant au prix de consoles qui permettent de lancer des titres récents, très récents. Comment faire pour patienter plus longtemps ? Aujourd’hui la console annonce des performances correctes pour de nombreux jeux. Mais à la fin de l’année, la sortie de nouveaux titres pourrait lui faire perdre de sa superbe.

Que donneront les puces d’AMD dans quelques trimestres ? Quand d’autres offres matérielles classiques du marché PC seront sorties ? Le format portable si spectaculaire du Steam Deck permet d’oublier quelque peu une concurrence qui n’arrivait pas à s’aligner niveau prix. Mais le format salon de la Steam Machine se heurte à une concurrence féroce. Si Valve ne commence pas a écouler son stock rapidement, le risque de voir l’engin devenir obsolète est énorme. La marque est donc obligée d’abattre ses cartes dès maintenant, quand d’autres constructeurs peuvent prendre le luxe d’attendre sagement la rentrée.

Ce prix élevé est le signe d’un point de bascule

En septembre, les nouvelles annonces de tarifs vont remettre la console à un niveau de prix plus classique. La température du bain sera la même pour tout le monde et ceux qui espèrent des engins de jeu à un prix identique à celui de l’année dernière seront rapidement rappelés à la dure réalité de ce nouveau marché.

Il faut bien comprendre à quel point les choses ont changé au pays de la mémoire vive. Si depuis des années les constructeurs de PC étaient en position de force et imposaient leurs prix aux fabricants de mémoire, c’est désormais tout l’inverse. Les disponibilités sont éparses, le prix est imposé en amont des machines et aucune négociation n’est plus possible. Ce sont les fabricants de mémoire qui dictent tout et si les commerciaux de ces industriels sentent la moindre réticence à payer la somme demandée, ils vont tout simplement voir ailleurs.

Il est donc probable que la Steam Machine, jugée aujourd’hui comme un mauvais investissement, soit considérée comme un engin beaucoup plus raisonnable à la mi-septembre. Pas parce que son prix est amené à baisser, mais bien parce que le prix de tout le reste va continuer à monter.

On, comprend ici que la stratégie de Valve est de laisser du temps à la polémique du prix de s’étouffer. Bien entendu, ceux qui espéraient un tarif de 500$ ou moins pour la console seront et resteront déçus. Mais il est possible que d’ici la fin de l’année, son tarif finisse par devenir plus séduisant. Surtout si, comme je l’imagine ,Valve sort le même jeu que pour le Steam Deck : actualité serrée, mise en valeur du produit par des tests et de nombreuses mises à jour, mise en lumière régulière de jeux portés sur la console et éclairage technique du système. Toute la construction du capital sympathie obtenu par le Deck va débarquer étape par étape sur la console de salon. Valve proposera également sans doute quelques offres promotionnelles en offrant quelques manettes de temps en temps avec la console, pour amorcer la pompe après la sortie.

Steam Machine

La Steam Machine reste un engin important

Sur le plan technique, le MiniPC n’est pas spécialement spectaculaire. D’un point de vue performances, il aura même du mal à faire mouche face aux solutions classiques. Mais l’offre est une pierre blanche pour le marché. Un jalon comme il n’en existe plus beaucoup sur le secteur. Alors que les studios de développement de jeux sont en pleine déconfiture avec des fermetures en pagaille, un développeur pourra compter sur la Steam Machine pour clarifier les performances de ses titres.

C’est probablement la plus grande force de Valve sur le Deck et sur la Steam Machine. Devenir une référence de joueur afin de viabiliser des catalogues. En prévoyant un fonctionnement correct ou optimal sur cette console de salon, les éditeurs assureront des ventes, les joueurs seront rassurés et Valve gagnera de la visibilité.

Bien entendu, l’offre ne satisfera pas les joueurs pur et dur dont la configuration la plus haut de gamme sera sans doute bien plus performante. Mais l’offre ne les vise pas en particulier. autant j’ai pu identifier leur console mobile pour un public de parents dont le jeu vidéo était sorti de la vie. Autant l’offre de salon de Valve va intéresser des joueurs fatigués de la course à la performance, aux prix délirants et à la folie qui s’est emparée de ce médium. Et le calcul n’est pas si mauvais.

Si Valve avait pu conserver son prix programmé de 750$, l’offre aurait fait immédiatement mouche. Ici elle sera juste décalée d’un trimestre ou deux. Dans tous les cas, entre le jeu en streaming et un catalogue Steam très varié « garanti » pour fonctionner sur la console, cet engin aura une place potentielle dans beaucoup de salons.

Un système d’exploitation forcément gagnant

La Steam Machine embarque Steam OS et le logiciel n’a aucune raison de rester cantonné au moule de Valve. Il est déjà possible de l’installer sur n’importe quel MiniPC, d’ajouter une manette et de jouer tranquillement dans son canapé. Cette solution logicielle a donc toutes les chances de se retrouver bien au-delà de l’offre annoncée. Je suppose que de nombreux joueurs vont avoir envie de se plonger dans ce type d’expérimentation et de tenter cette aventure.

C’est bien entendu un énorme avantage pour Valve qui n’a pas comme vocation première de vendre du matériel. Son offre Steam en tant que fournisseur de jeux sera sans doute bien plus rémunératrice à moyen et long terme. Et chaque engin déployé avec SteamOS est un accès à son catalogue de jeux supplémentaire.

Valve a donc deux bonnes années à tenir avec ce modèle, en espérant que la situation du marché des composants s’améliore en 2028. Là, le constructeur pourra proposer une seconde version de sa console. Probablement créée a partir d’un matériel issu du catalogue classique du marché. Elle aura sans doute proposé des licences « Steam Machine » à des partenaires et l’offre Linux SteamOS sera en tête de rayon de supermarchés. 

Si la situation est tendue à très court terme pour l’éditeur, sa position n’en reste pas moins toujours très forte pour l’avenir.

Steam Machine 2025 : l’évolution technique et conceptuelle de Valve

Steam Machine : la malédiction de Valve © MiniMachines.net. 2026

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Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été

En décembre 2025, je publiais un papier pour affirmer que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine. Pas même Valve. Cela pour une bonne raison, le prix de l’engin était totalement chamboulé par l’explosion du tarif des composants mémoire, stockage et processeurs.

Je reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire les a pris par surprise comme cela a été le cas pour l’essentiel des fabricants de PC internationaux. Plus que le prix lui-même, c’est le rationnement global des disponibilités qui a créé une crise. Rendant le lancement de la production des machines très compliqué puis impossible. On ne lance pas une production de plusieurs dizaines de milliers de pièces sans savoir si on pourra la mener à bien faute de composants. C’est prendre le risque de commander des millions d’euros de matériel sans pouvoir rien vendre et de laisser déprécier le tout.

Aujourd’hui, Valve annonce une encore énigmatique date de sortie pour cet été. Probablement parce que la marque a dû sécuriser suffisamment de stock de composants pour pouvoir lancer son produit. Estimant également que le besoin de stock a baissé par rapport à ses estimations en 2025. Le prix de la console va sans doute augmenter son tarif, largement, par rapport aux prévisions de Valve l’année dernière. Ce qui devrait baisser l’intérêt de l’objet et donc le besoin de produire des consoles en nombre.

C’est donc cet été qu’une première salve de ce qui devait être un succès commercial en 2025 va être mise en vente. Tout le monde se doute que si Valve garde pour le moment le prix de l’engin encore secret, c’est parce que la situation risque d’être intenable. Toute la problématique de la console est qu’elle mélange deux types de mémoires à forte contrainte: 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 pour la partie graphique. L’impact de ces deux éléments, en plus d’un stockage NVMe, a dû totalement rebattre les cartes de la stratégie tarifaire de l’objet. Je pense que la puce AMD est moins sujette à une augmentation de prix puisqu’elle est née d’un partenariat direct avec les équipes de création de puces Custom d’AMD. Ce qui a sans doute donné lieu à une négociation et un contrat.

Une chose semble assez claire pour moi, si Valve annonce la console pour cet été, c’est parce que la situation devient intenable. Des frais ont été engagés dans un appareil qui n’a pour le moment donné aucun retour sur investissement. Le fait que la température de prix ait monté également partout autour de la console avec des PC de plus en plus chers va permettre également aux acheteurs potentiels de relativiser un peu son tarif. Mais je doute que l’engin arrive à séduire aussi bien le public que ce qui était prévu par la marque au début de sa conception.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

 

Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été © MiniMachines.net. 2026

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