Intégré à un prototype de Microsoft Surface Laptop Ultra, le SoC Nvidia N1X en question apparait sous un nom de code et propose un premier test intéressant sous Cinebench. Logiciel permettant d’examiner la puissance des cœurs de calculs ainsi que des cœurs graphiques d’une puce dans des tâches lourdes : travaux de calculs lourds, 2D et 3D.
Le résultat obtenu est proche sur le papier de ce qu’un Apple M3 Max 14 cœurs peut proposer sur le même test. Le Nvidia N1X est à 1 % en dessous de ce même test en multithread et 4 % en dessous en single thread. La version 16 cœurs du même Apple M3 Max est 14 % au-dessus en multi et 4 % en single. Ici il s’agit d’une version non finalisée de la puce 20 cœurs de Nvidia et on peut donc s’attendre à ce que des progrès soient faits sur les scores obtenus. On peut également imaginer une certaine spécialisation des logiciels. La prise en charge des cœurs CUDA pouvant largement changer le ressenti à l’usage de la puce par rapport à ce qu’un benchmark peut illustrer.
La donnée sur ce Nvidia N1X est donc brute et ne doit pas être prise pour un résultat figé dans le marbre, mais comme une étape de travail. À ce propos, l’information est partagée par un surnommé Fouquin, qui indique que la mise à jour de Windows 11 en version 216H1 a permis de lancer Cinebench 2026. Auparavant, le test ne parvenait pas à se lancer et se bloquait aux trois quarts de son chargement. Preuve que Microsoft et Nvidia travaillent d’arrache-pied au développement de l’ensemble.
Il faudra sans doute encore du temps pour stabiliser parfaitement le dialogue entre la puce et le système, mais également optimiser au mieux ses capacités et sa consommation. Temps qui servira aux autres acteurs du marché pour trouver des optimisations de leurs propres offres. Comme à chaque fois qu’on parle d’un nouvel acteur sur le segment des processeurs grand public, l’Everest technique à franchir pour se mettre au niveau des concurrents est d’autant plus difficile à atteindre que lesdits concurrents n’arrêtent pas de progresser de leur côté.
Le Nvidia N1X reste complexe à analyser pour le moment
Le NVIDIA N1X déploie déjà un joli assemblage de compétences avec dix cœurs Cortex-X925 et dix cœurs Cortex-A725 issus de l’expertise de Mediatek. Nvidia propose de son côté la partie graphique avec une solution Blackwell qui embarque pas moins de 6144 cœurs CUDA et 48 Streaming Multiprocessors. Chez Microsoft, la Surface Laptop Ultra équipée Nvidia serait capable d’embarquer jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée et afficherait sur un écran 15 pouces en Mini LED. Autrement dit, un appareil très haut de gamme et probablement hors de prix destiné à mettre en valeur la puce. Le parcours sera encore long pour Nvidia. Si les puces sont toujours prévues pour cet automne sur le marché, il semble évident que cette date est surtout diplomatique. Entre la hausse du prix des composants et la froideur classique avec laquelle le secteur accueille les nouveaux arrivants, la première génération sera difficile a insérer sur le marché.
Le point assez intéressant à suivre dans les trimestres qui viennent va être le fonctionnement du trio Microsoft-Qualcomm-Nvidia. Si Microsoft a accordé ses faveurs à Qualcomm pendant de nombreuses années et gardé une exclusivité pour ses puces Snapdragon sur sa plateforme Windows, celle-ci est désormais tombée. Comment Nvidia va-t-il être accueilli et quelle place va-t-il rester pour Qualcomm dans le marketing de Microsoft ? Si la formule est plus performante que celle des Snapdragon, le discours de Qualcomm va sûrement s’infléchir encore plus sur l’ascétisme de ses SoC.
On note d’ailleurs que sur le test mis en avant plus haut, le profil de consommation est élevé : 80 W pour son profil PL1 et 95 W pour le PL2. Autrement dit 80 watts de consommation moyenne de fonctionnement maximal en règle générale avec la possibilité de monter à 95 watts en moyenne pour des travaux très exigeants. C’est beaucoup.
Quant aux tarifs, si la période est trouble en ce moment, la concurrence entre AMD, Apple, Qualcomm, Intel et le nouveau venu qu’est Nvidia va sans doute faire bouger quelques lignes. Les premiers portables Windows 11 sous RTX Spark sont prévus pour la fin de cette année chez de multiples constructeurs.
Piratée par un système d'agents IA autonomes, la plateforme Hugging Face a dû abandonner les modèles frontière propriétaires pour mener son enquête. Le passage à un modèle open weight a changé la donne.
An anonymous reader quotes a report from the New York Times: Australia will require large data centers powering artificial intelligence to generate as much power as they consume, and ensure that creative professionals retain control over work that may be used to train A.I. systems, as the government sets up guardrails over the rapidly growing industry. The announcements on Wednesday in a speech by Prime Minister Anthony Albanese came as Australia draws significant interest from A.I. companies because of its size and the availability of renewable energy, and as resistance to data centers builds in many parts of the United States and Europe.
Major A.I. companies have opened offices or announced investments in Australia in recent months. The Australian government is trying to balance capitalizing on the A.I. boom with setting parameters on a fast-changing industry that has sparked backlash over environmental impacts, energy use and lack of contribution to local economies. "Every country on earth is grappling with these challenges right now. Australia will be the first country in the world to bring these issues into a single, national framework," Mr. Albanese said Wednesday, laying out the standards his government will pursue.
The details of what exactly the requirements will look like and how they will be enforced remain to be seen, and the government will need to secure the backing of individual states for its plan. The government said it would introduce legislation on the standards early next year, and establish an "Office of A.I." directly reporting to the prime minister to coordinate implementation. The "Australian Standards for A.I." will include a "legal obligation" for companies to ensure they do not drain the power grid and be as water efficient as possible, the government said. Mr. Albanese also said creators of books, music, art or news in Australia should retain control of the price and value of their work when used to train artificial intelligence systems. "Anything less is theft," he said. "No country has got this right yet."
Un couple non marié a été condamné à la flagellation par un tribunal islamique pour s’être embrassé dans une vidéo en ligne. Une première dans la seule province du pays à appliquer la charia.
Le 21 mars 2023, à Lhokseumawe, dans la province indonésienne d’Aceh, une femme recevant 100 coups de fouet après avoir été reconnue coupable d’adultère.
Alors que les factures d’électricité des New-Yorkais n’en finissent pas d’augmenter, la gouverneure démocrate Kathy Hochul a décidé de bloquer pendant un an la construction de grands centres de données. Une mesure dont pourraient s’inspirer d’autres États, dont les réseaux électriques sont mis à rude épreuve, souligne la presse américaine.
La série de dépêches de LinuxFr.org sur la veille concernant des intelligences artificielles a repris depuis le 16 mai 2026 avec une nouvelle formule.
Cette série perpétue l’initiative de valoriser les contenus pertinents des contributrices et contributeurs de LinuxFr.org en rapport avec des IA tels que les dépêches, journaux et liens. L’ajout des synthèses de la plupart des articles de presse et des contributions de la communauté LinuxFr.org sont proposés être envisagé à terme, selon les disponibilités des bénévoles.
(Mème original : They're the same picture, captures d'écran de la série « The Office » (US), épisode « Search Committee » diffusé en 2011. Version Framamèmes dessinée en avril 2025 par Gee (CC-0).)
NB: si vous avez déjà pris connaissance de la première dếpêche «nouvelle formule»1 et que vous n’êtes pas intéressé(e) pour consulter les résultats définitifs du sondage sur la reprise de la série, vous pouvez aller directement à la partie «Quelques statistiques sur les contenus retenus»
Cette dépêche est dédiée à la veille sur des intelligences artificielles2 faite par des contributions communautaires sur des contenus de LinuxFr.org et reprend une partie de l’initiative amorcée par la série « Nouvelles sur l’IA »3 qui s’est arrêtée le 6 avril 202645.
Comme recenser au fil de l’eau du contenu communautaire pertinent demande un travail conséquent pour la rédaction de la dépêche, la décision de continuer la série sous une nouvelle formule a été faite à la vue des résultats d’un sondage publié le 1er mai 2026.67
La première dépêche de la série publiée le 16 mai 20261 a été primée comme meilleure contribution de mai 2026 par l’équipe de LinuxFr.org8.
Méthodologie de sélection des contenus communautaires
Comme dans la précédente série des « Nouvelles sur l’IA », les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :
La présence d’une étiquette intelligence_artificielle9 (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement
Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette9.
Quelques statistiques sur les contenus retenus
Du 1er mai au 31 mai, les contenus retenus sont:
4 dépêches
13 journaux
2 posts de forum
1 sujet de suivi
70 liens
Au total, 90 contenus répondant aux critères de sélection sont recensés dans la présente dépêche.
Focus sur…
Dans cette seconde dépêche, des synthèses10 sont proposées sur les sujets concernant l’incidence de l’IA générative sur les visites de site web et la détection des deepfakes.
L’incidence de l’IA générative sur les visites de site web
Le lien suivant est un article provenant de la communauté francophone de Minecraft :
Ce qui se passe sur Minecraft.fr quand vous posez une question à une IA (pareil sur LinuxFr.org) (lien original, discussion LinuxFR) ;
Elle est relayée par Benoît Sibaud car elle fait écho à la situation qu’a subi LinuxFr.org avec les activités des bots IA.
L’équipe du site Minecraft.fr a constaté une situation paradoxale depuis la concurrence des plaformes d’IA générative grand public avec des moteurs de recherche conventionnels. D’un côté, les statistiques de recherche par mot clé mise à disposition indique une augmentation des apparitions de Minecraft.fr dans les réponses aux requêtes. D’un autre côté, la fréquentation effective du site par des utilisateurs a diminué, ce qui occasionne une perte de recette du site par la publicité ciblée.
L’équipe de Minecraft incrimine la fonction de résumé de texte par des IA génératives grand public comme responsable de la baisse des recettes publicitaires couplés à une hausse des charges due aux scannages du site par des bots IA.
La détection des deepfakes
Le lien suivant est un article provenant de la revue scientifique américaine Science:
L’enseignant-chercheur détaille certaines techniques, la plupart manuelles mais relativement simples, qui s’appuient sur les défauts des IA génératives. Parmi celles-ci, l’usage des lignes de fuite pour vérifier la cohérence des images permet de détecter de manière efficace la plupart des deepfakes.
Vers la fin de l’article du magazine, l’enseignant-chercheur confie sa difficulté croissante à analyser les vidéos suspectes suite à l’explosion du nombre de deepfakes fabriqués et avertit que son savoir-faire, bien qu’il contribue à compliquer la tâche de la plupart des acteurs malveillants, ne permettrait pas de détecter du faux contenu à 100%.
Une sélection des contenus par thème
Les thèmes ci-dessous sont proposés pour aider des lectrices et des lecteurs à retrouver les contenus qui les intéressent. Les thèmes sont pour le moment suggérés manuellement par des contributrices et des contributeurs à la dépêche.10
Campus IA et Choose France
Liens
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne (lien original, discussion LinuxFR) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers (lien original, discussion LinuxFR) ;
Centres de donnée
Liens
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne (lien original, discussion LinuxFR) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers (lien original, discussion LinuxFR) ;
Aux États-Unis, des centaines de collectifs s’opposent aux data centers, et gagnent parfois (lien original, discussion LinuxFR) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués… sauf s’ils sont vérifiés par un humain (lien original, discussion LinuxFR) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative (lien original, discussion LinuxFR) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
SpaceX Files Its S-1: Full Breakdown Of The Largest IPO In American History [Introduction en bourse de SpaceX / xAI / X] ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Elon Musk insulte les magistrats français chargés d’enquêter sur de possibles abus de son réseau social X ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l’essor d’une nouvelle classe ouvrière ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Entretien avec Abel Quentin, auteur de “Sanctuaires, résister à l’invasion de l’IA générative” (matinale de France Inter) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués… sauf s’ils sont vérifiés par un humain ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Elon Musk insulte les magistrats français chargés d’enquêter sur de possibles abus de son réseau social X ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l’essor d’une nouvelle classe ouvrière ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
L’objectif de Fedora pour un « bureau IA pour développeur » // Garçon ? Il y a un llm dans ma distrib ! ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Entretien avec Abel Quentin, auteur de “Sanctuaires, résister à l’invasion de l’IA générative” (matinale de France Inter) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« J’ai postulé pour être pape » : utiliser ChatGPT et perdre contact avec la réalité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués…sauf s’ils sont vérifiés par un humain ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
SpaceX Files Its S-1: Full Breakdown Of The Largest IPO In American History [Introduction en bourse de SpaceX / xAI / X] ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Centres de données : pourquoi leur refroidissement consomme autant d’eau (et pourquoi cela pose problème) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Source de la première illustration en haut de la dépêche
L’illustration a été créée depuis un modèle de framamème1213 en licence CC014, avec l’assistance de Krita.
En complément, afin de remercier les lectrices et lecteurs qui ont pu prendre connaissance de l’ensemble de la dépêche, nous vous proposons la montée de l’IA (pour « Intelligence Aviaire ») vue par Cepper, une cousine germaine de Pepper1516 :
Le terme « intelligence artificielle » regroupe en fait plusieurs définitions qui n’ont pas toujours fait consensus. Voir la page wikipédia sur leur définition et les techniques associées pour plus de précisions. ↩
L’ensemble des « Nouvelles sur l’IA » sont accessibles avec le tag dédié nouvelles_sur_l_ia↩
À la clôture du sondage le 24 mai 2026 à 20h10 CEST, 55.4 % de vote sont favorables à la reprise de la série; 17.6 % de votes défavorables, 7.9 % de votes indécis, et 19.1 % de votes « pas vraiment sérieux ». Pour plus de détails, rendez-vous sur le sondage correspondant↩
Sur les 55.4 % de votes favorables à la reprise de la série, 70.5 % de votes viennent pour la réponse « Oui, même en l’absence de la synthèse des articles » et 29.5 % de votes pour la réponse « Oui, à condition de continuer la synthèse d’une partie des articles ». ↩
Dans un article de blog publié le 1er juillet 2026, des chercheurs de Sysdig affirment avoir documenté le premier cas de ransomware entièrement piloté par une IA autonome, de la reconnaissance initiale jusqu'au chiffrement des données.
Un fan de Pokémon Pokopia a partagé une création hommage à Animal Crossing, l'un de ses autres jeux préférés. Une rencontre qui semble toute naturelle pour les deux jeux les plus cosy de Nintendo.
Quelles seront les voitures électriques à découvrir au Mondial de l'Auto de Paris 2026 ? Cette édition devrait être l'endroit choisi par de nombreuses marques pour exposer leurs nouveautés. Voici les modèles attendus.
Omdia annonce des chiffres assez durs. De crise en crise, le marché de l’informatique personnelle accuse encore le coup. Après le COVID, après les cryptos, le secteur est désormais confronté à une augmentation de tarifs de ses composants clés : mémoire vive bien sûr, mais aussi cartes graphiques, stockage et processeurs. Les centres de données aspirant au prix fort la production mondiale de tout ce qui embarque un peu de silicium.
Le résultat sur le terrain se traduit par une érosion très nette des livraisons de PC. Une baisse de 7% pour ce premier trimestre 2026 d’après le cabinet d’analyse Omdia. Un recul très fort avec 15.8 millions d’ordinateurs expédiés, tous types confondus et hors marché tablette. On n’avait pas vu un tel recul depuis 2023 et son troisième trimestre.
Si Omdia met en lumière la crise actuelle des composants, d’autres facteurs sont probablement à l’œuvre. L’inflation générale des prix, l’incertitude géopolitique et bien sûr la problématique de la hausse du carburant. Un cocktail qui empêche probablement d’investir aussi facilement qu’auparavant dans un nouveau PC. C’est probablement pour cela que le secteur des particuliers est en plus net recul (-9.5%) que celui des pro (-5%).
Les entreprises ont également été plus fortement et directement incitées à finir leur basculement de Windows 10 à Windows 11 tandis que les particuliers ont trouvé des alternatives : soit en restant sous Windows 10, soit en basculant sous Windows 11 malgré les réticences microsoftiennes ou en changeant de système. Les directeurs informatiques des grandes entreprises ont également su lire le marché et comprendre la hausse pour anticiper peut-être un peu plus les augmentations à venir. Le marché pro est souvent dans l’anticipation en prévoyant les changements de marché alors que celui des particuliers est dans la réaction. Le grand public n’investit souvent qu’en cas de panne.
Le fait que le prix moyen des machines augmente de mois en mois est probablement un autre facteur de différenciation entre pros et particuliers. Omdia indique que ce premier trimestre a vu les prix augmenter de 4% supplémentaires en moyenne. Mais cette moyenne n’est probablement pas du tout la même sur les deux segments. Si les PC bureautique classiques n’ont pas beaucoup bougé, les machines plus musclées et en particulier le segment réservé aux joueurs et à la création a explosé. Cette hausse devrait se poursuivre et rajouter encore 12 % supplémentaires en moyenne pour le second trimestre. La fin des contrats de livraison de mémoire et stockage encore existants chez les grands fabricants ayant pris fin entre mai et juin, les prix de rentrée des ordinateurs vont probablement atteindre des sommets en septembre.
Omdia note des disparités assez fortes chez les marques : HP est en plein naufrage avec une baisse de 21.6% de ses livraisons sur ce trimestre. Dell en profite pour devenir leader du marché US avec une légère croissance de 1.1% pour atteindre un quart des livraisons du pays. Lenovo le tenaille avec une hausse de 1.2% pour s’accaparer 20% des livraisons. Apple dévisse de 1.6%, Acer de 5.6%…
Les prévisions d’Omdia sont pessimistes pour 2026 avec une baisse de presque 15% des livraisons sur l’année entière. Cela reflète mécaniquement les problèmes de disponibilité des composants et les actions menées par différentes marques. Plusieurs fabricants m’ont confirmé en off que leurs contrats de livraison de mémoire n’étaient livrés qu’à 40% de ce qui était commandé. Sur 100 modules attendus, ils n’en recevaient que 40. Ce qui pose évidemment un problème de fabrication et donc de livraison. La parade la plus simple a été de diviser la mémoire pour mieux al répartir. Ce qui explique le choix de certaines marques de multiplier les machines en 8 Go de mémoire vive et pourquoi Microsoft trouve que finalement 8 Go cela suffit pour faire tourner Windows 11. Les grands fabricants préfèrent largement proposer deux machines en 8 Go plutôt qu’une seule en 16 Go de DDR5.
Le reste de l’analyse d’Omdia est à prendre avec des pincettes. On ne voit pas trop pourquoi le marché pourrait reprendre des couleurs en 2027 avec une hausse estimée à +10% ce qui ferait tout de même une augmentation des livraisons de 24% par rapport à 2026… La plupart des acteurs semblent confirmer que l’année prochaine ne sera pas une année de rupture en termes de prix sur les composants. Que l’appétit des ogres de l’IA ne sera pas encore rassasié. Quant aux années 2028,; 2029 et 2030, cela ressemble plus à une manière de rassurer le marché qu’autre chose. Bien malin sera celui qui pourra anticiper à 4 ans quelque chose en informatique.
Omdia fait par contre un autre constat, celui d’un secteur qui s’oriente vers des prix plus élevés. Ce n’est ici pas forcément difficile à anticiper quand on voit qu’un engin comme la Steam Machine de Valve avait été anticipée à 750$ par ses ingénieurs et a dû finalement sortir au-dessus des 1000$. Les prix montent en flèche pour tout le monde et les nouveaux contrats sur les composants ne vont pas aider à améliorer la situation.
Il ne faut pas oublier que pour le moment le marché est pris dans une guerre aux moyens totalement asymétriques. Comme je vous l’expliquai en début de crise, augmenter les tarifs a un impact direct pour les marchands de PC. Celui que l’on voit ici. Au-delà d’un certain prix, les acheteurs ne veulent plus investir et changer de matériel. En face, les centres de données n’ont absolument aucun problème pour faire monter les enchères. La course à l’armement des IA se poursuit avec un budget illimité et sans contrainte de vendre les produits achetés à qui que ce soit. Même en augmentant leurs prix pour pouvoir acheter plus de mémoire vive aux fabricants, les marques PC traditionnelles ne pourront jamais rattraper les portefeuilles sans fond des investissements IA.
La nouvelle mouture de la distribution Linux communautaire Mageia est disponible : la version 10 fait sortir le manchot du chaudron ! Les personnes connaissant la distribution comprendront l’allusion ;-) Cauldron — le chaudron — étant la version de développement, il est naturel d’en obtenir une version installable stabilisée périodiquement.
À vos téléchargements pour utiliser cette nouvelle mouture.
Cette version 10 de Mageia marque les 16 ans du lancement de la distribution (septembre 2010), elle s’inscrit dans la continuité de Mageia 9 qui nous a accompagnés et a évolué depuis plus de 2 ans et ½ ;-)
Versions disponibles
Mageia 10 est classiquement proposée à l’installation avec différents choix :
image ISO Live avec Plasma/KDE, GNOME seulement en x86_64, XFCE en x86_64 et i686 ;
image de DVD/clé USB d’installation (plus) complète en x86_64 et i686 avec choix du bureau ou serveur ;
image d’installation réseau en x86_64 et i686, permettant une installation minimaliste ou plus complète avec les méta-paquets task- (plasma, gnome, lxqt, lamp-php, edu, astronomy…).
Nouveautés
Mises à jour des environnements de bureau
Plasma KDE 6.5.5
GNOME 49
XFCE 4.20
ainsi que Cinnamon, Enlightenment, LXDE, LxQt, MATE et quelques window managers FVWM (2 & 3), swm, twm, WindowMaker, xfwm… ainsi que quelques compositeurs Wayland comme hyprland, sway…
Au niveau des logiciels, GIMP 3.2.4 (GIMP 2.10 n’est plus disponible, mais à qui va-t-il manquer ?), FreeCAD 1.1.1, Inkscape 1.4.4, Mathmod 13.0…
Points marquants
Mageia 10 est sans doute la dernière version à proposer Plasma 6.5.5 et GNOME 49 pour X11. En effet, la version suivante GNOME 50 sortie récemment commence les travaux de suppression de la prise en charge de X.org : c’est Wayland qui est désormais standard. Ceci explique certainement le fait que Mageia fait le choix de ne pas passer vers Gnome 50.
Concernant l’architecture 32 bits, ses jours^W mois sont sans doute comptés aussi : c’est i686 qui est encore proposé à l’installation (et non plus i586). Dommage pour les EeePC avec les processeurs Intel Atom N270 (déjà que la résolution d’écran de 1024x600 n’aidait pas trop :/). Pour les jeux, Wine 11.0 est fourni avec Wine-Wow64, permettant de bénéficier de meilleures performances et de faire fonctionner des applications et jeux 32 bits sans paquets dédiés 32 bits, ce qui évite d’avoir à activer les dépôts 32 bits sur une distribution x86_64.
Lors du cycle de publication de Mageia 10, des failles critiques du noyau Linux ont été prises en compte : CopyFail (CVE-2026-31431) par fourniture du noyau 6.18.22 et suivants incluant les correctifs, puis DirtyFrag (CVE-2026-46300, mise à jour noyau), puis Fragnesia (CVE-2026-46300), puis vulnérabilité dans ptrace (CVE-2026-46333, mise à jour noyau 6.18.30 avec patch pour get_dumpable dans ptrace, le noyau 6.18.31 incluant déjà le patch). Les mises à jour correspondantes pour le noyau 6.6.x LTS de Mageia 9 ont aussi été proposées, elles sont tracées dans les advisories Mageia MGASA- lorsque suivies par l’équipe sécurité et dans le changelog du noyau (urpmq - i --changelog kernel-desktop-latest) lorsqu’un patch est spécifiquement appliqué (sinon voir le changelog de la version officielle du noyau).
Montées de versions successives de Firefox 140.6 à 140.11 LTS : consommation mémoire améliorée ?
Audacity en version 3.7.7 — la 3.7.8 étant sortie après la rc1, à voir si elle fera son chemin dans les updates — pour profiter des greffons Tempo tracks, LADSPA, et analyseur Vamp tant qu’ils sont encore disponibles.
Inkscape 1.4.4 pour avoir une version de maintenance de la branche 1.4.x à jour apportant moins de plantages et plus de performances.
LibreOffice 26.2.3.2 la suite de bureau, à voir si la prochaine version à venir 26.8 sera ajoutée dans les updates pour la rentrée des classes ;-)
Les paquets pour le serveur et le client Nextcloud en version 32 font leur retour avec Mageia 10.
Communauté et contributions
Présent avec un stand à Capitole du libre en novembre 2025, au PSL XXL et visite à l’OSXP en décembre 2025, JDLL fin mai 2026.
Nos amis de MageiaLinux-Online (MLO) sont toujours de la partie _o/ Tutoriels et forums en français vous accueillent. Rendez-vous à la rentrée pour install'parties et événements du Libre ;-)
Tous codeurs ? Longtemps, à quelques fichiers Excel près, les applications internes des entreprises étaient le pré carré du service informatique. Avec l’IA, tout ceci est en train de changer. Comment prendre le train en marche ? Et comment s’adapter ?
Prenez ce fichier avec trois onglets, deux boutons qui lancent des calculs, une colonne qu’il ne faut surtout pas trier, et une formule que seule Stéphanie comprend encore. Ce n’est pas propre. Mais derrière ce fichier imparfait se cache souvent un outil officieux mais essentiel : il répond à un besoin métier que les outils officiels ne couvrent pas.
Une équipe logistique veut croiser ses stocks avec les retards fournisseurs. Un commercial veut suivre ses relances sans attendre une évolution de son outil de suivi client.
L’ERP, le logiciel central qui gère une grande partie des opérations de l’entreprise, ne répond pas toujours exactement au besoin de l’équipe. Faut-il adapter l’outil central, le compléter, ou construire un outil dédié ?
En théorie, plusieurs options existent. En pratique, elles demandent souvent un projet, un budget et des mois de réunions. Un outil vendu en abonnement peut aider, si le problème ressemble assez à celui de beaucoup d’autres entreprises. Un consultant peut aussi intervenir, mais pas pour chaque micro-problème du quotidien.
Alors les métiers font ce qu’ils ont toujours fait : ils se débrouillent.
Cela commence souvent par un tableur partagé, une petite automatisation ajoutée au fil du temps, un abonnement pris sans vraiment demander, une règle transmise à l’oral ou un fichier que tout le monde utilise sans que personne ne l’assume vraiment. C’est ce qu’on appelle le shadow IT : des outils créés hors du circuit informatique officiel pour répondre à un besoin métier resté sans solution. Le phénomène n’a rien de nouveau. On a simplement mis un nom compliqué sur des pratiques qui existent depuis longtemps.
La nouveauté, c’est que l’IA ne se contente plus d’accélérer ces bricolages. Elle peut les transformer en véritables outils.
Quand l’IA passe de la discussion à l’action
Beaucoup d’entreprises ne découvrent pas l’IA via une grande stratégie. Elles la découvrent parce que leurs équipes s’en servent déjà. Selon une étude mondiale de l’University of Melbourne, en collaboration avec KPMG, menée auprès de 48 000 répondants dans 47 pays, plus d’un salarié sur deux utilise régulièrement l’IA au travail, souvent via des outils gratuits et publics non validés par l’entreprise.
Jusqu’à présent, le risque restait relativement contenu : on collait un mail ou un tableau dans ChatGPT, on récupérait une synthèse, puis on revenait dans ses outils. Avec les agents IA, on passe à un autre niveau. L’IA ne se contente plus de répondre dans une fenêtre de discussion : elle peut lire des dossiers, modifier des fichiers, créer une petite interface, interroger un logiciel métier ou lancer une action sur votre ordinateur.
Elle ne reste plus à côté du travail : elle entre dans les flux de l’entreprise. Le modèle devient le cerveau, les connexions aux autres outils deviennent les mains. C’est ce qui rend ces usages trop utiles pour être simplement interdits, mais trop sensibles pour rester invisibles. Dès qu’un agent peut agir sur des fichiers ou des outils, il faut savoir ce qu’il touche, quelles données il utilise et dans quel cadre il opère.
Le shadow IT n’est donc plus seulement un sujet de fichiers Excel ou de petits scripts oubliés. Il devient un sujet de shadow AI : des agents, des automatisations et des mini-applications capables d’agir directement sur le travail.
Le débat est souvent présenté de façon trop simple : d’un côté, une IT accusée de bloquer l’innovation métier ; de l’autre, des métiers accusés d’avancer sans se soucier de sécurité, de conformité ou de maintenance.
Les deux visions contiennent une part de vérité, mais elles ratent le point central. Avec l’IA, et plus encore avec les agents, le coût de création d’un outil métier baisse brutalement. Une équipe peut transformer un fichier Excel en interface, générer un tableau de bord ou tester une automatisation en quelques heures.
Le risque n’est pas seulement que ces outils existent. Ils existent déjà, et ils continueront d’exister. Le risque, c’est qu’ils se multiplient sans cadre : des prototypes différents selon les équipes, des règles métier incohérentes, des données manipulées sans traçabilité, des résultats difficiles à vérifier, et des agents qui ne répondent pas toujours de la même manière à des besoins similaires.
La réponse ne peut donc pas être l’interdiction pure. Elle recréerait du shadow IT, ou du shadow AI, avec encore moins de visibilité.
Le bon enjeu est ailleurs : créer une zone intermédiaire entre le bricolage invisible et le grand projet informatique. Une zone où les équipes peuvent tester vite, mais où les outils créés restent visibles, compréhensibles et vérifiables.
Cela suppose quelques règles simples : données fictives ou peu sensibles au départ, limites documentées, règles explicites, connexions restreintes, revue légère dès qu’un prototype devient utile. L’objectif n’est pas de ralentir l’expérimentation. Il est d’éviter qu’un outil improvisé devienne critique sans que personne ne sache vraiment comment il fonctionne.
Le rôle de l’équipe informatique ne peut plus se limiter à dire oui ou non. Il doit aider à rendre ces usages fiables, homogènes et compréhensibles. Et les métiers doivent aussi monter d’un cran : créer un outil avec l’IA ne peut pas vouloir dire “j’ai cliqué, ça marche, quelqu’un d’autre assumera”.
Le prototype est facile. L’usage réel ne l’est pas.
Un prototype répond à une question. Un outil aide une équipe. Un système touche à des données, des droits, des décisions et parfois à plusieurs métiers à la fois.
C’est là que se joue la vraie bascule. L’IA rend la première étape beaucoup plus simple : passer de l’idée à un outil utilisable. Mais elle ne supprime pas les questions classiques de l’entreprise : qui maintient ? qui vérifie ? qui corrige ? qui a accès à quoi ? qui décide que cet outil devient officiel ?
Le danger commence quand un prototype utile devient progressivement indispensable, sans que personne ne l’ait vraiment décidé. Avec un fichier Excel, on pouvait encore ouvrir les onglets, retrouver une formule, demander pourquoi telle colonne ne devait pas être triée. Avec un agent IA, cette compréhension peut disparaître plus vite si les règles, les données et les limites ne sont pas écrites.
La question n’est donc plus seulement de savoir qui a le droit de créer ces outils. Elle est de savoir à quel moment l’entreprise les voit, les comprend et décide ce qu’ils doivent devenir.
Le fichier Excel d’hier tenait parfois le métier. L’agent IA de demain pourra le transformer. Reste à savoir si l’entreprise choisira d’accompagner ce mouvement, ou si elle le découvrira une fois que ces outils seront devenus indispensables.
En attendant, entrez dans l’ère du shadow AI maîtrisé : créez votre première application métier à partir d’un fichier Excel fictif.
Scanner l’intégralité de son corps, remplacer les pesticides par des UV, inventer le premier hôpital IA, lancer un satellite hyperspectral et célébrer l’IA souveraine… C’est parti pour Électroscope #32.
Midjourney présente son « alternative » à l’IRM et au scanner
Et si un simple bain d’une minute suffisait à cartographier l’intégralité de votre corps en 3D avec finesse ? C’est le pari fou de la célèbre intelligence artificielle, Midjourney, qui s’invite désormais dans le monde médical !
Seriez-vous prêt à troquer votre examen médical classique contre un passage régulier dans une sorte de scanner aquatique intelligent ? Midjourney, startup californienne mondialement connue pour générer des images époustouflantes à partir de requêtes textuelles, se lance dans la conception de matériel médical. Son ambition ? Créer une cartographie tridimensionnelle complète du corps en moins de 60 secondes.
Plutôt que d’utiliser les champs magnétiques d’une IRM ou les rayons X d’un scanner classique, le « Midjourney Scanner » s’inspire de l’écholocalisation des dauphins. Le patient est immergé à vitesse contrôlée dans un bassin d’eau. Il traverse alors un anneau incrusté d’un demi-million de micro-capteurs de la taille d’un grain de sable. En émettant des ondes ultrasonores sous une multitude d’angles et en analysant leur réverbération sur nos fluides et organes, le système acquiert des téraoctets de données acoustiques brutes. C’est ici que l’IA de Midjourney intervient : propulsée par une puissance de calcul de deux pétaflops par appareil, elle génère une modélisation 3D d’une précision au « dixième de millimètre ».
La stratégie commerciale se veut tout aussi disruptive. En partenariat avec Butterfly Network, spécialiste des dispositifs échographiques, Midjourney entend contourner les hôpitaux pour ouvrir des « Midjourney Spas », dont le premier verra le jour à San Francisco. Les deux entreprises visent une flotte mondiale de 50 000 scanners d’ici 2031. L’idée est d’encourager la prévention par des scans hebdomadaires ou mensuels…
« Nous pensons qu’il est tout à fait possible pour le monde, avec suffisamment d’imagerie précoce, d’éviter à l’avenir 30 % de tous les décès et 50 % de tous les coûts des soins de santé », assure l’entreprise.
L’idée est technologiquement séduisante, mais la prudence clinique reste de mise. La communauté médicale, et en premier lieu les radiologues, rappelle que la physique des ultrasons les rend incapables de traverser efficacement les structures osseuses comme le crâne ou les milieux gazeux (poumons, intestins), et n’apportent pas la texture détaillée d’une IRM. De plus, confier le diagnostic à une IA générative soulève bien sûr la crainte des « hallucinations » : le système pourrait-il inventer ou effacer une lésion pour rendre l’image visuellement cohérente ? Cette seconde critique relève toutefois d’une mauvaise interprétation de la technologie réellement employée (pas d’IA générative ici). Si la prouesse architecturale fascine, la validation scientifique par les autorités de santé (la FDA) sera le véritable juge de paix…
L’offensive des robots agricoles contre les parasites
Et si l’on remplaçait, au moins en partie, les pesticides par des tracteurs émetteurs de flashs de lumière mortels pour les nuisibles ? Une nouvelle génération de robots agricoles géants arpente déjà les champs californiens à la nuit tombée…
Face à la résistance des insectes aux produits phytosanitaires, une startup californienne nommée TRIC Robotics propose une alternative intéressante : abandonner « la chimie », trop souvent conspuée, au profit d’une approche photonique et robotisée.
Leur dernière création, la plateforme autonome « Luna », a été pensée pour se fondre dans le quotidien des agriculteurs. Semblable à un enjambeur agricole classique, elle cache en réalité un arsenal de haute technologie. Équipé de puissantes lampes à ultraviolets (UV-C), d’aspirateurs pneumatiques et de caméras haute résolution, ce robot parcourt les cultures durant la nuit. TRIC Robotics a choisi de cibler dans un premier temps les champs de fraises, l’une des cultures les plus dépendantes aux pesticides.
L’action de la lumière UV-C est foudroyante : celle-ci détruit directement l’ADN des nuisibles, empêchant la réplication cellulaire des microbes comme la reproduction des acariens. Les aspirateurs font le reste. Les robots sont en outre conçus pour opérer exclusivement de nuit. L’absence de lumière solaire privant certains pathogènes de leur capacité à utiliser les UV naturels pour réparer leur ADN, afin de maximiser la létalité du traitement. Mieux encore, une telle méthode épargne les insectes pollinisateurs diurnes, comme les abeilles.
Pour le moment hélas, ces mastodontes d’acier utilisent des générateurs diesel plutôt que des batteries (c’était le projet initial), afin de pallier le manque de bornes de recharge au milieu des immenses plaines agricoles américaines, et ont un coût de fabrication élevé. Ces robots sont donc proposés sous forme d’abonnement (« Robotics-as-a-Service »), pour alléger les frais initiaux des exploitants. Ils auraient déjà permis de réduire l’usage de pesticides « jusqu’à 70 % » lors des tests effectués sur la côte californienne…
L’hôpital augmenté : une IA française au chevet des malades
Et si l’intelligence artificielle servait de copilote aux médecins lors de vos futures consultations hospitalières ? Le CHU de Montpellier ouvre la voie avec une technologie d’avant-garde, une première en France et en Europe.
Dans les couloirs des hôpitaux, la surcharge administrative et la vétusté des systèmes informatiques épuisent les soignants, volant un temps précieux qui devrait être réservé aux patients. Pour briser ce cercle vicieux, le CHU de Montpellier vient de lancer un programme ambitieux : « Alliance Santé IA ». Soutenu par l’État à hauteur de 15 millions d’euros via le plan France 2030, l’objectif est de créer le premier « hôpital augmenté » d’Europe.
La singularité de ce projet, mené en partenariat avec la deeptech française ADLIN Science, réside dans son architecture. Contrairement à de nombreuses expérimentations qui confient l’analyse des données aux géants du cloud américain, le CHU de Montpellier a fait le choix de la souveraineté. Les dossiers médicaux, les imageries et les conversations ne quittent jamais l’enceinte numérique de l’hôpital. L’IA générative fonctionne ici « sur site », sur des serveurs locaux sécurisés, plaçant l’hôpital comme unique garant du secret médical.
L’équipe du CHU a développé cinq outils pour transformer le quotidien. L’outil star, « Erios », est un assistant vocal intelligent qui écoute les consultations, transcrit les comptes rendus et prépare les ordonnances, réduisant la charge de travail liée à la documentation. D’autres outils, comme « Aptitudes », utilisent l’IA pour simuler des patients virtuels afin de former les étudiants en médecine. Lors des premiers essais menés aux urgences pédiatriques, le temps gagné sur la paperasse a pu être réinvesti dans l’écoute et l’échange avec les familles. L’IA corrige même ses propres hallucinations grâce à un garde-fou médical.
« Imaginez que vous soyez admis aux urgences. Tous les examens que vous allez faire dans la journée, mais aussi vos anciennes analyses, les recommandations, les traitements que vous suivez, vont être vérifiés et synthétisés. Sont automatiquement rédigés les comptes rendus, les ordonnances ou synthèses médicales en quelques secondes. L’IA ne remplace pas notre travail, elle l’améliore. Elle nous assiste lors des consultations et nous aide à affiner nos pratiques et à renforcer la que la prise en charge », expliquent les médecins ayant participé aux tests.
Le satellite hyperspectral le plus précis au monde sera français
Et si nos satellites ne se contentaient plus de photographier la Terre, mais parvenaient à analyser sa composition chimique intime depuis l’espace ? Une pépite française s’apprête à bouleverser notre compréhension du monde !
Jusqu’ici, l’observation spatiale a reposé essentiellement sur l’imagerie radar pour acquérir des données topographiques, et sur l’imagerie optique, avec des capteurs limités à un nombre restreint de bandes spectrales pour analyser la surface. Mais la startup française Orus, pépite du New Space soutenue par le CNES, ambitionne de provoquer un saut technologique grâce à la « télédétection hyperspectrale ».
Leur constellation de microsatellites, dont le premier lancement est prévu pour 2027, va décomposer la lumière réfléchie par la Terre en centaines de bandes spectrales ultra-fines, allant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Le niveau de détail est tel qu’il révélera la « signature spectrale » unique de chaque matériau, soit sa composition chimique, physique et moléculaire, sur chaque pixel d’une image.
« Nous allons détecter et identifier de manière extrêmement précise toutes les signatures spectrales qui existent dans chacun des pixels de l’image, que ce soient du gaz, des minéraux, des métaux, ou de la végétation. Nos produits et services s’adressent, de ce fait, à une grande variété de secteurs et d’applications, de l’agriculture à la défense, en passant par l’environnement, la sécurité ou les marchés financiers », indique Laurent Escarrat, cofondateur de l’entreprise.
Dans un contexte de tensions géopolitiques, les implications militaires sont colossales : face à des stratégies de camouflage, l’œil d’Orus pourra par exemple faire la différence chimique entre un véritable avion de chasse en aluminium rempli de kérosène, et un simple leurre en plastique posé sur une piste ennemie, évitant ainsi le gaspillage de missiles coûteux. De même, il pourra déterminer à l’avance l’humidité des sols pour éviter les risques d’embourbement des divisions blindées, en cas de conflit majeur.
Les applications civiles promettent également une révolution, commercialisée sous l’offre « HYP4Uses ». En agriculture, cette technologie permettra de détecter le stress hydrique dans les champs, ou une carence nutritionnelle, bien avant l’apparition de symptômes visibles sur les feuilles. Elle autorisera aussi le suivi de pollutions maritimes complexes ou l’identification de gisements minéraux sans devoir faire de forages préalables.
Le seul obstacle ? Ces données hyperspectrales génèrent des fichiers si lourds qu’ils satureraient les réseaux spatiaux. Pour y remédier, Orus a l’intention d’intégrer des modèles d’IA directement à bord des satellites : ces cerveaux internes seront chargés de trier et d’analyser les données en orbite, ne renvoyant sur Terre que l’information « utile ».
VivaTech 2026 : le salon fête son 10e anniversaire
Et si, pour fêter ses 10 ans, le salon VivaTech marquait le tournant décisif de l’Europe vers la souveraineté technologique face à la dépendance américaine ? En tout cas, l’État français entend bien tourner la page…
Au cours des derniers jours, la Porte de Versailles à Paris est devenue l’épicentre mondial de l’innovation lors de la dixième édition du salon VivaTech. Accueillant plus de 15 000 startups sur 70 000 mètres carrés, l’événement désire marké une rupture résumée par son slogan : « L’IA : l’impact, pas l’illusion ». Finie l’effervescence autour des simples générateurs de textes : l’IA européenne s’industrialise et s’ancre dans la vie réelle.
La startup française ShiftElec a ainsi présenté des « capteurs virtuels » pilotés par l’IA permettant de mesurer et d’optimiser en direct la consommation électrique des sites de production. Engie, avec ses solutions Raptor Maps et Aerones, s’en sert pour inspecter les fermes photovoltaïques par drones et proposer une réparation robotisée des éoliennes. Et en matière de santé, plusieurs outils opérationnels dédiés au diagnostic prédictif en oncologie et à la prévention de la récidive ont également été dévoilés.
Au-delà de la prouesse technologique, la souveraineté fut le maître-mot. L’Europe organise sa riposte technologique face à la dépendance américaine. L’annonce la plus retentissante est venue de l’État français : le remplacement des systèmes de la firme américaine Palantir par la solution souveraine de ChapsVision au sein de la DGSI. Le gouvernement français a aussi annoncé un plan d’investissement, qui inclut l’arrivée d’un chatbot sur le portail Ameli et l’accès à un « Assistant IA souverain » pour l’ensemble des agents publics.