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Veille, sites web, mini-jeux, code… on s’est baladés dans l’ATmosphère depuis l’Europe

Le temps est bon, le ciel est bleu
Veille, sites web, mini-jeux, code… on s’est baladés dans l’ATmosphère depuis l’Europe

Une multitude d’applications ont été créées ces derniers mois dans l’ « ATmosphere », l’écosystème construit autour du protocole AT, aux fondements du réseau social Bluesky. Avec Eurosky, il est désormais possible d’y accéder et d’en profiter depuis des serveurs européens. Next vous explique.

Vous avez entendu parler de Bluesky, l’une des alternatives à X, mais connaissez-vous Eurosky ? Nous non plus, en tout cas pas beaucoup plus que de nom, avant de nous être lancés dans nos expérimentations. Dans un précédent article, je testais Mu, réseau social porté par la Modal Foundation, une organisation installée aux Pays-Bas.

Comme j’étais déjà équipée d’un compte Bluesky, la démarche a été relativement simple : par la magie de l’architecture technique ouverte du protocole AT, sur lequel sont construits les deux réseaux sociaux, j’ai pu simplement utiliser mon compte Bluesky pour me connecter à Mu.

Sauf que cette expérience en appelait une autre, proposée bien en évidence dans mon parcours d’utilisatrice : transférer complètement mon compte, jusqu’ici hébergé par la société états-unienne Bluesky, vers la plateforme européenne Eurosky. Pour qui se préoccupe de souveraineté numérique, la proposition était alléchante. Mais elle soulevait plusieurs questions : qui me proposait ce déménagement ? Qu’est-ce que j’allais déménager exactement ? Et dans quelle mesure cela modifierait-il mon expérience de Bluesky et des autres applications de l’ATmosphere, cet écosystème d’outils installés sur le protocole AT ?

La réponse à la première question est la plus simple : c’est la Modal Foundation, encore elle, qui me proposait ce déménagement. Créée en novembre 2025, cette organisation à but non lucratif se présente comme « œuvrant au soutien de technologies sociales décentralisées qui aident les gens à créer, partager et découvrir de l’information de confiance ». Elle est partie prenante de la campagne FreeOurFeeds, qui vise depuis janvier 2025 à réunir les fonds nécessaires pour créer un écosystème social plus décentralisé que Bluesky ne l’est pour le moment, et surtout bien différent des modèles proposés par les classiques X, Facebook ou Instagram. Elle est aussi co-signataire, aux côtés de Mastodon, Framasoft, ou de la Social Web Foundation, d’un appel pour la création d’une « pile sociale européenne » (European social stack), c’est-à-dire d’une série d’outils technologiques ouverts (pour la partie réseaux sociaux) et sécurisés (surtout pour la partie messagerie) construits depuis l’Europe.

Avec Eurosky et des applications concrètes comme le réseau social Mu, la Modal Foundation cherche à proposer un autre modèle numérique que celui des géants états-uniens, en l’ancrant au sein de l’Union européenne. Nous détaillerons ces considérations économico-politiques dans un prochain article, mais dans la mesure où l’ONG porte aussi ce projet par l’exemple, c’est-à-dire en fournissant des services concrets, suivez-nous dans notre promenade numérique depuis leur service.

Déménager du ciel bleu vers le ciel européen

L’une des prémisses du fonctionnement du protocole AT consiste à vous laisser la main sur un serveur de données personnelles (Personal data server, PDS). Nous le détaillions plus longuement ici, mais pour faire simple, c’est ce véhicule, qui stocke le nom de connexion, les mots de passe, les clés cryptographiques, mais aussi les publications et la liste des personnes suivies, qui permet à un internaute de recourir à de multiples services sans se défaire de la communauté déjà construite.


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Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Protéger Big Tech à tout prix
Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Les États-Unis de Donald Trump ont une dent contre les régulations que l’Union européenne impose aux grandes entreprises du numérique. À l’occasion du lancement de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Washington fait circuler un texte sur la « liberté d’expression » derrière lequel se cacherait les mastodontes américains de la tech.

L’administration Trump tenterait actuellement de faire signer par des chefs d’État et de gouvernement une déclaration de protection de la « liberté d’expression », en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvrira le 8 septembre. Le texte, auquel Politico a eu accès, dénoncerait les « nouvelles lois » et les « cadres réglementaires » qui mettraient en danger la liberté d’expression dans des pays « historiquement démocratiques ».

Le DSA sur le banc des accusés

Pour l’Union européenne, difficile de ne pas se sentir visée par cette déclaration. Les règlements sur les marchés et services numériques (DMA et DSA) sont régulièrement ciblés par la Maison-Blanche, comme on l’a vu en février 2025 avec la visite sur le Vieux continent du vice-président J.D. Vance.

Pendant le Sommet pour l’action sur l’IA, il a ainsi dénoncé la « régulation excessive » qui pourrait tuer une industrie (celle de l’IA). Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, Vance a également affirmé : « la menace qui m’inquiète le plus concernant l’Europe n’est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur [mais] la menace intérieure : le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales » – sous-entendu : la liberté d’expression.

La déclaration, encore à l’état de brouillon, engagerait les signataires à ne pas sanctionner les propos qualifiés de « désinformation », « mésinformation » ou « discours haineux », sauf quand ils incitent à la violence ; de ne pas imposer aux plateformes une modération « proactive » de certaines catégories de contenus ; d’éviter toute règle susceptible de conduire à la suppression excessive de propos licites ; et de protéger largement les discours politiques, religieux, électoraux ou scientifiques, y compris quand ils contredisent les positions des autorités.

Parmi les contenus protégés listés par cette déclaration, on retrouve des thèmes chers à la frange la plus radicale des conservateurs américains, parmi lesquels les discussions sur les processus électoraux, les « discours scientifiques, universitaires et intellectuels, notamment les opinions et les nouvelles théories en matière de santé publique » ; ainsi que les « faits étayés par des données statistiques, biologiques ou empiriques, même lorsqu’ils sont contestés par des organismes officiels ou jugés politiquement dérangeants ».

Le piège de la liberté d’expression

L’approche européenne en matière de modération est effectivement aux antipodes de celle en vigueur outre Atlantique, même si l’approche maximaliste de l’administration actuelle consiste bien souvent à étouffer la voix des oppositions.

L’an dernier, la Maison-Blanche a ainsi restreint l’accès de l’agence de presse Associated Press à certains événements car elle refusait d’employer l’expression « golfe d’Amérique ». Depuis la fin 2025, Thierry Breton et d’autres Européens sont interdits de visa car ils travaillaient sur les questions de régulation des discours de haine et de la désinformation… Les exemples ne manquent pas.

Le DSA exige surtout que les très grandes plateformes évaluent et réduisent les risques systémiques liés à leur fonctionnement : amplification de contenus illégaux, atteintes aux élections, à la sécurité publique ou aux droits fondamentaux. La liberté d’expression fait elle-même partie des droits que les plateformes doivent protéger. Le règlement interdit par ailleurs aux autorités d’imposer une obligation générale de surveillance des contenus.

« Nous avons rédigé une déclaration commune afin de favoriser la transparence et de faire émerger un consensus », précise Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine chargée de la diplomatie publique, qui confirme donc l’existence de la déclaration. « Ce texte se veut à la fois une expression de courtoisie entre États et de valeurs communes, ainsi qu’un guide d’interprétation pour les entreprises américaines actives dans le domaine de l’expression en ligne et tenues de respecter des législations étrangères », ajoute-t-elle.

Sarah Rogers assure aussi qu’une déclaration diplomatique « ne peut pas primer sur des réglementations comme le DSA ». Les signataires affirment ainsi « qu’ils n’ont pas l’intention de censurer, par exemple, la satire — comme les caricatures de Charlie Hebdo —, les statistiques portant sur des sujets tels que la criminalité ou l’immigration massive, ou encore les critiques non violentes des politiques gouvernementales ».

Le texte américain circule en tout cas dans les cénacles européens à Bruxelles. Il a été discuté (PDF) le 14 juillet dernier par le Conseil de l’Union européenne. Une négociation pourrait se mener en coulisse afin de ne pas créer de précédent pouvant cibler les législations de l’UE. Il s’agirait aussi d’éviter de s’attirer des critiques en cas de refus de signer un document qui appelle à protéger la liberté d’expression.

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Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Protéger Big Tech à tout prix
Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Les États-Unis de Donald Trump ont une dent contre les régulations que l’Union européenne impose aux grandes entreprises du numérique. À l’occasion du lancement de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Washington fait circuler un texte sur la « liberté d’expression » derrière lequel se cacherait les mastodontes américains de la tech.

L’administration Trump tenterait actuellement de faire signer par des chefs d’État et de gouvernement une déclaration de protection de la « liberté d’expression », en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvrira le 8 septembre. Le texte, auquel Politico a eu accès, dénoncerait les « nouvelles lois » et les « cadres réglementaires » qui mettraient en danger la liberté d’expression dans des pays « historiquement démocratiques ».

Le DSA sur le banc des accusés

Pour l’Union européenne, difficile de ne pas se sentir visée par cette déclaration. Les règlements sur les marchés et services numériques (DMA et DSA) sont régulièrement ciblés par la Maison-Blanche, comme on l’a vu en février 2025 avec la visite sur le Vieux continent du vice-président J.D. Vance.

Pendant le Sommet pour l’action sur l’IA, il a ainsi dénoncé la « régulation excessive » qui pourrait tuer une industrie (celle de l’IA). Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, Vance a également affirmé : « la menace qui m’inquiète le plus concernant l’Europe n’est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur [mais] la menace intérieure : le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales » – sous-entendu : la liberté d’expression.

La déclaration, encore à l’état de brouillon, engagerait les signataires à ne pas sanctionner les propos qualifiés de « désinformation », « mésinformation » ou « discours haineux », sauf quand ils incitent à la violence ; de ne pas imposer aux plateformes une modération « proactive » de certaines catégories de contenus ; d’éviter toute règle susceptible de conduire à la suppression excessive de propos licites ; et de protéger largement les discours politiques, religieux, électoraux ou scientifiques, y compris quand ils contredisent les positions des autorités.

Parmi les contenus protégés listés par cette déclaration, on retrouve des thèmes chers à la frange la plus radicale des conservateurs américains, parmi lesquels les discussions sur les processus électoraux, les « discours scientifiques, universitaires et intellectuels, notamment les opinions et les nouvelles théories en matière de santé publique » ; ainsi que les « faits étayés par des données statistiques, biologiques ou empiriques, même lorsqu’ils sont contestés par des organismes officiels ou jugés politiquement dérangeants ».

Le piège de la liberté d’expression

L’approche européenne en matière de modération est effectivement aux antipodes de celle en vigueur outre Atlantique, même si l’approche maximaliste de l’administration actuelle consiste bien souvent à étouffer la voix des oppositions.

L’an dernier, la Maison-Blanche a ainsi restreint l’accès de l’agence de presse Associated Press à certains événements car elle refusait d’employer l’expression « golfe d’Amérique ». Depuis la fin 2025, Thierry Breton et d’autres Européens sont interdits de visa car ils travaillaient sur les questions de régulation des discours de haine et de la désinformation… Les exemples ne manquent pas.

Le DSA exige surtout que les très grandes plateformes évaluent et réduisent les risques systémiques liés à leur fonctionnement : amplification de contenus illégaux, atteintes aux élections, à la sécurité publique ou aux droits fondamentaux. La liberté d’expression fait elle-même partie des droits que les plateformes doivent protéger. Le règlement interdit par ailleurs aux autorités d’imposer une obligation générale de surveillance des contenus.

« Nous avons rédigé une déclaration commune afin de favoriser la transparence et de faire émerger un consensus », précise Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine chargée de la diplomatie publique, qui confirme donc l’existence de la déclaration. « Ce texte se veut à la fois une expression de courtoisie entre États et de valeurs communes, ainsi qu’un guide d’interprétation pour les entreprises américaines actives dans le domaine de l’expression en ligne et tenues de respecter des législations étrangères », ajoute-t-elle.

Sarah Rogers assure aussi qu’une déclaration diplomatique « ne peut pas primer sur des réglementations comme le DSA ». Les signataires affirment ainsi « qu’ils n’ont pas l’intention de censurer, par exemple, la satire — comme les caricatures de Charlie Hebdo —, les statistiques portant sur des sujets tels que la criminalité ou l’immigration massive, ou encore les critiques non violentes des politiques gouvernementales ».

Le texte américain circule en tout cas dans les cénacles européens à Bruxelles. Il a été discuté (PDF) le 14 juillet dernier par le Conseil de l’Union européenne. Une négociation pourrait se mener en coulisse afin de ne pas créer de précédent pouvant cibler les législations de l’UE. Il s’agirait aussi d’éviter de s’attirer des critiques en cas de refus de signer un document qui appelle à protéger la liberté d’expression.

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Le nouveau magnat des médias en faillite ne supporte pas ceux qui n’utilisent pas l’IA

« Les médias, c’est le meilleur endroit où mettre de l’IA »
Le nouveau magnat des médias en faillite ne supporte pas ceux qui n’utilisent pas l’IA

S’inspirant de la façon qu’avaient eu Bernard Tapie, Vincent Bolloré et Bernard Arnault de bâtir leurs empires financiers, un entrepreneur et influenceur français rachète des entreprises « en redressement judiciaire, sans reprendre la moindre dette ». Ses cibles : des médias, qu’il fait carburer à l’IA. Objectif : de 5 à 50 M€ de chiffre d’affaires en 5 ans, et être coté en bourse.

Un ancien avocat de 34 ans vient de procéder, en quelques mois, à trois levées de fonds afin de racheter deux titres de presse économique, Le Revenu et Le Nouvel Économiste, puis IT FACTO, un groupe de presse s’adressant aux entreprises du secteur privé ou public, éditeur d’une dizaine de médias dans la tech, dont Le Monde Informatique, CIO et Distributique. Il s’en félicite sur LinkedIn :

« Notre ambition est de faire de Le Monde Informatique la référence francophone sur les technologies, l’intelligence artificielle et la transformation numérique des entreprises. Ces enjeux sont vitaux pour notre économie, la France et l’Europe. Son positionnement complète nos autres acquisitions : Le Nouvel Économiste, consacré à l’économie, et Le Revenu, dédié à l’investissement. »

Le mois dernier, il justifiait son intention de rachat avec un objectif autrement plus ambitieux, visant rien moins qu’à faire de son entreprise, Overlord (seigneur suprême ou suzerain, en VO, à savoir une entité supérieure régnant sur ses vassaux), « un conglomérat de média » (sic) :

« OVERLORD MEDIA veut rentrer dans le débat. Parce que la transformation numérique est la mère de toutes les batailles. Et la France a besoin d’une presse IT libre pour la comprendre.
Hâte de créer avec vous un conglomérat de média !
Bientôt au cœur du débat sur la Tech et le numérique !
Pour suivre la création de ce conglomérat,
Suivez-moi, Gaspard
»

Sur LinkedIn, Instagram et YouTube, Gaspard de Monclin se comporte moins comme un journaliste que comme un influenceur, collant systématiquement son visage au-dessus de ses éditos et vignettes de vidéos (souvent générées avec l’aide de l’IA), et les clôturant tout aussi systématiquement par un appel à le suivre sur les réseaux sociaux.

Son objectif semble en effet moins d’informer que de gagner en influence, et de convaincre ses abonnés d’investir dans ses levées de fonds, même et y compris dans les vidéos en « collaboration » avec Le Revenu.

L’une d’entre elles va jusqu’à parodier une conférence de presse d’un club de foot, explique que Le Nouvel Économiste « distribue des caviars aux dirigeants », évoque un « mercato » d’acquisitions d’autres médias, dont Le Monde Informatique serait l’« avant-centre », qu’Overlord Media a ouvert son capital, pour que « les fans puissent participer à la croissance du groupe, et financer ce mercato de folie », sans préciser que les questions sont posées par une IA (et non des journalistes, comme indiqué dans la vidéo), et que ceux qui y répondent sont en fait les responsables marketing d’Overlord.

À mi-chemin entre le bateleur et l’influenceur, Gaspard de Monclin apparaît en outre à la fin de la vidéo et promet de répondre en DM à ceux qui auront mis MEDIA en commentaire.

Un peu comme si Vincent Bolloré ou Bernard Arnault étaient interviewés par des IA sur CNews ou Paris Match afin d’y relayer leurs analyses macro-économiques et d’y faire la promotion de leurs propres investissements, et sans mention « publireportage » ni du fait qu’ils possèdent, eux aussi, les médias en question.

Un business plan, et une ambition, que nous avons voulu décrypter, d’autant que Gaspard de Monclin présente aussi son entreprise comme « une boite tech’ » employant autant d’ingénieurs que de journalistes, et que ceux qui n’utilisent pas l’IA devraient être « virés », parce qu’ils ralentissent l’équipe.

Alors que des centaines de journalistes ont d’ores et déjà été licenciés cette année, souvent au prétexte de l’IA, notre enquête sur la pollution informationnelle que représentent les sites d’infos générés par IA nous a d’ores et déjà permis d’en identifier plus de 15 000. Pour rappel, nous avons développé une extension web (gratuite) pour les navigateurs basés sur Chrome et Firefox permettant d’alerter ses utilisateurs lorsqu’ils consultent un site GenAI.

« Quand j’embauche des avocats, je suis déçu quand la rédaction n’est pas IA »


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La France accuse le FSB Russe, l’arnaque Delta Sky Club et Grok Build dans la tourmente : on vous raconte la semaine Cyberguerre

Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : une accusation officielle de la France contre un service russe, une arnaque de masse qui s’appuie sur de vrais IBAN et Grok Build qui aspirait bien plus que prévu dans les dépôts de ses utilisateurs.

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☕️ Transparence, accès aux données : Bruxelles valide le plan de X pour se conformer au DSA



Le réseau social X (anciennement Twitter) va pouvoir mettre en œuvre son plan de conformité pour améliorer l’accès de ses données aux chercheurs et la transparence des publicités. La Commission européenne avait infligé à l’entreprise d’Elon Musk une amende en décembre dernier, assortie d’une obligation de changements.

La première décision de non-conformité avec le règlement sur les services numériques (DSA) a concerné X. En décembre dernier, le réseau social a écopé d’une amende de 120 millions d’euros, ce qui n’avait pas manqué de provoquer la colère d’Elon Musk et de la Maison Blanche.

Parmi les griefs de la Commission européenne : le manque de transparence dans le référentiel des publicités sur X, un outil censé éclairer les utilisateurs sur le ciblage publicitaire, ainsi que la difficulté pour les chercheurs d’accéder aux données publiques de la plateforme. X a eu 90 jours pour proposer un plan de conformité, qui a été livré en temps et en heure.

Illustration : Flock

Ce plan a été validé par Bruxelles. Le réseau social a désormais six mois pour l’implémenter. Concernant le registre publicitaire, X s’est engagé à améliorer les fonctions de recherche en ajoutant de nouveaux filtres, à afficher les résultats dans l’interface plutôt que de les fournir dans des fichiers Excel, à accélérer le temps de réponse du registre (il pouvait mettre jusqu’à 200 secondes pour répondre). 

L’entreprise va également fournir davantage d’informations sur les publicités (contenu intégral et URL vers lesquelles elles redirigent les utilisateurs), et concevoir une API pour accéder au registre facilement. Pour les chercheurs, X va revoir et améliorer la procédure d’examen des demandes d’accès aux données publiques, accorder gratuitement l’accès aux données aux chercheurs éligibles, et garantir un accès dans des délais raisonnables.

Autre engagement vis-à-vis des chercheurs : réduire sensiblement le temps de traitement des demandes (en évitant par exemple les échanges inutiles avec les candidats), et modifier les conditions générales pour préciser explicitement que les chercheurs éligibles ne sont pas contractuellement empêchés de collecter automatiquement des données accessibles au public.

Toutes ces modifications feront l’objet d’un audit externe et indépendant, aux frais de X. Ce rapport sera transmis dans les six mois suivant la mise en œuvre des mesures. Ces dernières « constituent une étape importante pour permettre aux chercheurs, à la société civile et au grand public de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes de X », se réjouit la Commission.

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☕️ Transparence, accès aux données : Bruxelles valide le plan de X pour se conformer au DSA



Le réseau social X (anciennement Twitter) va pouvoir mettre en œuvre son plan de conformité pour améliorer l’accès de ses données aux chercheurs et la transparence des publicités. La Commission européenne avait infligé à l’entreprise d’Elon Musk une amende en décembre dernier, assortie d’une obligation de changements.

La première décision de non-conformité avec le règlement sur les services numériques (DSA) a concerné X. En décembre dernier, le réseau social a écopé d’une amende de 120 millions d’euros, ce qui n’avait pas manqué de provoquer la colère d’Elon Musk et de la Maison Blanche.

Parmi les griefs de la Commission européenne : le manque de transparence dans le référentiel des publicités sur X, un outil censé éclairer les utilisateurs sur le ciblage publicitaire, ainsi que la difficulté pour les chercheurs d’accéder aux données publiques de la plateforme. X a eu 90 jours pour proposer un plan de conformité, qui a été livré en temps et en heure.

Illustration : Flock

Ce plan a été validé par Bruxelles. Le réseau social a désormais six mois pour l’implémenter. Concernant le registre publicitaire, X s’est engagé à améliorer les fonctions de recherche en ajoutant de nouveaux filtres, à afficher les résultats dans l’interface plutôt que de les fournir dans des fichiers Excel, à accélérer le temps de réponse du registre (il pouvait mettre jusqu’à 200 secondes pour répondre). 

L’entreprise va également fournir davantage d’informations sur les publicités (contenu intégral et URL vers lesquelles elles redirigent les utilisateurs), et concevoir une API pour accéder au registre facilement. Pour les chercheurs, X va revoir et améliorer la procédure d’examen des demandes d’accès aux données publiques, accorder gratuitement l’accès aux données aux chercheurs éligibles, et garantir un accès dans des délais raisonnables.

Autre engagement vis-à-vis des chercheurs : réduire sensiblement le temps de traitement des demandes (en évitant par exemple les échanges inutiles avec les candidats), et modifier les conditions générales pour préciser explicitement que les chercheurs éligibles ne sont pas contractuellement empêchés de collecter automatiquement des données accessibles au public.

Toutes ces modifications feront l’objet d’un audit externe et indépendant, aux frais de X. Ce rapport sera transmis dans les six mois suivant la mise en œuvre des mesures. Ces dernières « constituent une étape importante pour permettre aux chercheurs, à la société civile et au grand public de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes de X », se réjouit la Commission.

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☕️ xAI poursuit un utilisateur de Grok pour création de deepfakes sexualisés



xAI, maison mère du réseau social X et du moteur d’IA générative Grok, poursuit en justice un homme de Caroline du Sud au motif qu’il aurait utilisé Grok pour créer du contenu représentant des agressions sexuelles sur mineurs (Child sexual abuse material, CSAM). 
L’homme, Terry Harwood, a été arrêté plus tôt dans l’année pour des faits d’exploitation sexuelle de mineurs.

D’après la plainte de xAI, déposée devant la cour fédérale texane, il aurait violé les conditions d’utilisation des services de la société, rapporte Reuters.

C’est, a priori, la première plainte de ce type déposée par une société éditrice de système d’IA générative contre l’un de ses utilisateurs. 
C’est aussi un type d’action tout à fait cohérent avec une pratique récurrente d’Elon Musk, patron de xAI. Homme le plus riche de la planète, il est connu pour tenter de régler nombre de ses conflits devant les tribunaux (quelquefois sans succès, comme dans l’affaire qui l’a récemment opposé au PDG d’OpenAI Sam Altman).

Si le profil de l’internaute visé peut expliquer la décision de le poursuivre en justice, la plainte a ceci d’étonnant qu’elle a été déposée alors même qu’Elon Musk a personnellement supervisé le tournant de plus en plus sexualisé des résultats de Grok.

Elle peut néanmoins faire office de démonstration de ses pratiques de modération, alors que la société est sous le coup de multiples enquêtes à travers le monde.

La plainte contient par exemple l’affirmation selon laquelle xAI a suspendu 52 222 comptes et soumis 73 604 alertes au Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC) des États-Unis, alertes qui auraient « conduit à (au moins) 244 arrestations ».

La société accuse Terry Harwood d’avoir téléchargé des images non sexuelles d’adultes et d’enfants sur Grok pour générer des deepfakes pornographiques de ces différentes personnes. Elle l’accuse aussi d’avoir produit des images pornographiques non consenties d’adultes.

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☕️ xAI poursuit un utilisateur de Grok pour création de deepfakes sexualisés



xAI, maison mère du réseau social X et du moteur d’IA générative Grok, poursuit en justice un homme de Caroline du Sud au motif qu’il aurait utilisé Grok pour créer du contenu représentant des agressions sexuelles sur mineurs (Child sexual abuse material, CSAM). 
L’homme, Terry Harwood, a été arrêté plus tôt dans l’année pour des faits d’exploitation sexuelle de mineurs.

D’après la plainte de xAI, déposée devant la cour fédérale texane, il aurait violé les conditions d’utilisation des services de la société, rapporte Reuters.

C’est, a priori, la première plainte de ce type déposée par une société éditrice de système d’IA générative contre l’un de ses utilisateurs. 
C’est aussi un type d’action tout à fait cohérent avec une pratique récurrente d’Elon Musk, patron de xAI. Homme le plus riche de la planète, il est connu pour tenter de régler nombre de ses conflits devant les tribunaux (quelquefois sans succès, comme dans l’affaire qui l’a récemment opposé au PDG d’OpenAI Sam Altman).

Si le profil de l’internaute visé peut expliquer la décision de le poursuivre en justice, la plainte a ceci d’étonnant qu’elle a été déposée alors même qu’Elon Musk a personnellement supervisé le tournant de plus en plus sexualisé des résultats de Grok.

Elle peut néanmoins faire office de démonstration de ses pratiques de modération, alors que la société est sous le coup de multiples enquêtes à travers le monde.

La plainte contient par exemple l’affirmation selon laquelle xAI a suspendu 52 222 comptes et soumis 73 604 alertes au Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC) des États-Unis, alertes qui auraient « conduit à (au moins) 244 arrestations ».

La société accuse Terry Harwood d’avoir téléchargé des images non sexuelles d’adultes et d’enfants sur Grok pour générer des deepfakes pornographiques de ces différentes personnes. Elle l’accuse aussi d’avoir produit des images pornographiques non consenties d’adultes.

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☕️ La vérification d’âge fait décoller l’usage des VPN au Royaume-Uni



Les législations interdisant l’accès des sites pornos aux mineurs sont une mine d’or pour les VPN. L’Ofcom, le régulateur britannique du numérique, a ainsi constaté une forte augmentation du nombre d’utilisateurs de ces services outre Manche – et pour cause, ils permettent de contourner les dispositifs de vérification de l’âge, même si ce n’est pas leur vocation première.

Illustration : Flock

Depuis janvier 2025, en vertu de l’Online Safety Act, les sites pornographiques doivent mettre en place des systèmes de vérification de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus. Une obligation élargie en juillet de la même année aux plateformes hébergeant du contenu pour adultes. Le mois suivant, 41 des 100 principaux sites pornos avaient mis en œuvre un tel dispositif.

Dans un bilan d’étape publié le 15 juillet (PDF), l’Ofcom fait le point sur l’utilisation et l’efficacité des dispositifs de vérification de l’âge. Son bilan s’appuie sur les six premiers mois d’application des obligations de protection pour les mineurs. Il analyse les pratiques de 32 sites pornographiques, réseaux sociaux et sites de rencontres.

Le régulateur a comptabilisé 2,2 millions d’utilisateurs quotidiens de VPN après l’entrée en vigueur des contrôles d’âge. Soit 1 million de plus qu’avant le 25 juillet 2025 (+ 83 %). L’Ofcom ne peut pas déterminer quelle part de cette progression est liée au contournement des vérifications de l’âge. Néanmoins, difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet.

Pour vérifier son âge en ligne, il faut fournir une pièce d’identité ou des coordonnées bancaires, ce que tous les internautes ne sont pas nécessairement enclins à faire. Confier ces données personnelles aux plateformes ou à des services de vérification tiers peut se révéler problématique en cas de fuite de données. D’ailleurs, 38 % des jeunes utilisateurs de VPN invoquent la sécurité en ligne et la protection de leur vie privée.

Toujours selon le rapport, 25 % des Britanniques de 11 à 17 ans avaient utilisé un VPN aux cours des six mois précédant l’enquête menée en mars dernier. Une proportion qui monte à 31 % chez les 16 - 17 ans, contre 16 % chez les 11 - 12 ans. 5 % des mineurs interrogés par l’Ofcom disent avoir utilisé un VPN durant les six derniers mois pour accéder à du contenu destiné à des adultes, ou à des fonctions soumises à une limite d’âge.

Au milieu d’autres propositions plus ou moins radicales, Londres pourrait imposer un âge minimum pour pouvoir utiliser un VPN.

Le régulateur indique aussi que 8 % des jeunes internautes de 8 à 14 ans ont visité un site porno sur un mois. La moitié de ces enfants n’ont visité que des sites dotés d’un système de vérification de l’âge, sans préciser s’ils avaient franchi ce contrôle ou accédé à du contenu.

62 % des enfants ayant visité un site pornographique avaient utilisé un moteur de recherche juste avant au moins une de ces visites, ce qui traduit une démarche volontaire plutôt qu’une découverte accidentelle, estime l’Ofcom. Les moteurs de recherche représentent environ 30 % de l’ensemble des points d’entrée vers ces sites. Google et Microsoft (Bing) ont accepté de travailler avec le régulateur pour développer des solutions concrètes afin de limiter la découverte de ce type de contenus.

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☕️ La vérification d’âge fait décoller l’usage des VPN au Royaume-Uni



Les législations interdisant l’accès des sites pornos aux mineurs sont une mine d’or pour les VPN. L’Ofcom, le régulateur britannique du numérique, a ainsi constaté une forte augmentation du nombre d’utilisateurs de ces services outre Manche – et pour cause, ils permettent de contourner les dispositifs de vérification de l’âge, même si ce n’est pas leur vocation première.

Illustration : Flock

Depuis janvier 2025, en vertu de l’Online Safety Act, les sites pornographiques doivent mettre en place des systèmes de vérification de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus. Une obligation élargie en juillet de la même année aux plateformes hébergeant du contenu pour adultes. Le mois suivant, 41 des 100 principaux sites pornos avaient mis en œuvre un tel dispositif.

Dans un bilan d’étape publié le 15 juillet (PDF), l’Ofcom fait le point sur l’utilisation et l’efficacité des dispositifs de vérification de l’âge. Son bilan s’appuie sur les six premiers mois d’application des obligations de protection pour les mineurs. Il analyse les pratiques de 32 sites pornographiques, réseaux sociaux et sites de rencontres.

Le régulateur a comptabilisé 2,2 millions d’utilisateurs quotidiens de VPN après l’entrée en vigueur des contrôles d’âge. Soit 1 million de plus qu’avant le 25 juillet 2025 (+ 83 %). L’Ofcom ne peut pas déterminer quelle part de cette progression est liée au contournement des vérifications de l’âge. Néanmoins, difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet.

Pour vérifier son âge en ligne, il faut fournir une pièce d’identité ou des coordonnées bancaires, ce que tous les internautes ne sont pas nécessairement enclins à faire. Confier ces données personnelles aux plateformes ou à des services de vérification tiers peut se révéler problématique en cas de fuite de données. D’ailleurs, 38 % des jeunes utilisateurs de VPN invoquent la sécurité en ligne et la protection de leur vie privée.

Toujours selon le rapport, 25 % des Britanniques de 11 à 17 ans avaient utilisé un VPN aux cours des six mois précédant l’enquête menée en mars dernier. Une proportion qui monte à 31 % chez les 16 - 17 ans, contre 16 % chez les 11 - 12 ans. 5 % des mineurs interrogés par l’Ofcom disent avoir utilisé un VPN durant les six derniers mois pour accéder à du contenu destiné à des adultes, ou à des fonctions soumises à une limite d’âge.

Au milieu d’autres propositions plus ou moins radicales, Londres pourrait imposer un âge minimum pour pouvoir utiliser un VPN.

Le régulateur indique aussi que 8 % des jeunes internautes de 8 à 14 ans ont visité un site porno sur un mois. La moitié de ces enfants n’ont visité que des sites dotés d’un système de vérification de l’âge, sans préciser s’ils avaient franchi ce contrôle ou accédé à du contenu.

62 % des enfants ayant visité un site pornographique avaient utilisé un moteur de recherche juste avant au moins une de ces visites, ce qui traduit une démarche volontaire plutôt qu’une découverte accidentelle, estime l’Ofcom. Les moteurs de recherche représentent environ 30 % de l’ensemble des points d’entrée vers ces sites. Google et Microsoft (Bing) ont accepté de travailler avec le régulateur pour développer des solutions concrètes afin de limiter la découverte de ce type de contenus.

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Pour Bruno Retailleau, l’IA « n’attend pas notre consentement »

Re tAIlleau
Pour Bruno Retailleau, l’IA « n’attend pas notre consentement »

Candidat à l’élection présidentielle de 2027, le patron du parti Les Républicains a publié un dense document sur ses positions sur l’IA, une technologie qui « n’attend pas notre consentement », selon lui. Il projette un investissement étatique de 23 milliards d’euros sur le quinquennat financé en partie par le non-remplacement et le redéploiement de 250 000 fonctionnaires remplacés par une IA administrative unique baptisée Marianne.

La campagne électorale va-t-elle se jouer sur le numérique ? On se pose la question à chaque présidentielle depuis plusieurs décennies. Mais les questions de souveraineté numérique, d’intelligence artificielle et de fortes tensions géopolitiques poussent les candidats à s’y intéresser un peu plus que d’habitude. Ainsi, Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat à l’élection présidentielle de 2027 pour son parti, a publié en ce mois de juillet un document de 56 pages [PDF] concernant l’intelligence artificielle.

Pour le sénateur de Vendée, l’IA « n’attend pas notre consentement. Elle s’impose, et elle décidera, dans les dix années qui viennent, du rang des nations ». Il veut que la France puise 23 milliards d’euros dans son budget sur le prochain quinquennat pour financer des investissements dans le secteur.

S’il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation de l’IA dans tous les secteurs pour le candidat de droite, il veut en même temps se positionner sur une « troisième voie », entre la « fascination naïve » et « la peur stérile ». Bruno Retailleau déclare ainsi avoir trouvé dans l’IA une solution à la baisse démographique du pays. L’IA et la robotisation seraient « la condition du maintien de notre niveau de vie, de nos services publics et de notre modèle social ».

Si le terme « IA générative » n’est mentionné qu’une fois dans le document, il semble que Bruno Retailleau se focalise essentiellement sur cette technologie et sur les promesses d’augmentation de la productivité tant vantées par les entreprises du secteur.

Une IA « Marianne » pour remplacer les services numériques de l’État et des fonctionnaires

Le candidat LR veut notamment que les services de l’État (sans préciser quelle institution en aura la charge) créent un « assistant administratif numérique ». Remplaçant une bonne partie des services du numérique public, une IA nommée « Marianne » (réutilisant certes la figure allégorique de la République, mais cela vient supposer un nouveau service féminisé) devra simplifier les démarches, réduire les délais et rendre l’État plus accessible, pour devenir « l’aboutissement de France Connect ».

Mais pour Bruno Retailleau, qui projette de mettre un milliard d’euros dans le projet, le chatbot Marianne doit remplir les tâches de l’équivalent de 250 000 équivalents temps plein (ETP) de fonctionnaires. Le candidat LR, y voyant l’occasion de continuer la dénonciation bicentenaire du nombre des agents de l’État, prévoit ainsi de ne pas remplacer 125 000 départs en retraite dans la fonction publique et de « redéployer » 125 000 autres fonctionnaires pour les « mobiliser […] vers le soin, l’enquête et l’accompagnement ».


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Jeu vidéo : des sénatrices veulent un pictogramme PEGI alertant contre le sexisme

La route est longue
Jeu vidéo : des sénatrices veulent un pictogramme PEGI alertant contre le sexisme

Dans son rapport sur la place des femmes dans le jeu vidéo, la délégation sénatoriale aux droits des femmes relève que si les femmes sont aussi largement joueuses que les hommes, leur accession à l’industrie du jeu vidéo ou au monde de l’e-sport reste, lui, bien plus complexe.

Plus de 200 milliards de dollars, tel est le volume que représente l’industrie du jeu vidéo dans le monde. À l’échelle du globe comme à celle de l’Hexagone, elle se place à la première place des industries culturelles. En France, relève la délégation sénatoriale aux droits des femmes, le jeu vidéo représente 1 000 sociétés actives, plus de 10 000 emplois directs (dont 57 % travaillent en région parisienne) et six milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Si le loisir a bénéficié d’une féminisation massive de ses publics – aujourd’hui, 51 % des joueurs français sont des joueuses, proportion qui grimpe à 55 % au sein de la génération Z -, celle de l’industrie est encore loin d’être effectuée. Seulement 20 % des effectifs totaux du jeu vidéo sont des femmes, « une proportion qui tombe à 7,7 % dans les métiers techniques et à 14 % dans les postes de direction », indique la délégation sénatoriale des droits des femmes.

Poursuivant des travaux engagés sur la place des filles et des femmes dans les sciences et les techniques, cette dernière a publié un rapport intitulé « Jeux vidéo : de la Game Boy aux filles dans le game, l’égalité en cours de chargement ». Fruit de 8 mois de travail et de l’audition de plus de 90 spécialistes du domaine, le document constate aussi, dès ses premières pages, que les femmes font partie des premières victimes de la crise économique post-pandémie qui s’est abattue sur l’industrie.

Rapport sénatorial « Jeux vidéo : de la Game Boy aux filles dans le game, l’égalité en cours de chargement »

Dans le jeu comme dans l’industrie, des pratiques genrées

Les femmes présentes dans l’industrie des jeux vidéo n’y sont pas de manière uniforme. Elle sont très peu représentées dans le game design, c’est-à-dire dans la création des « règles et principes du jeu ». De même qu’ailleurs dans l’industrie technologique, elles sont particulièrement peu nombreuses dans les postes de programmation.

Rapport sénatorial « Jeux vidéo : de la Game Boy aux filles dans le game, l’égalité en cours de chargement »

La première cause de ce déséquilibre se trouve du côté de la formation initiale. Comme pour le reste des filières technologiques, les femmes y sont déjà moins nombreuses (un quart des effectifs des formations spécialisées dans le jeu vidéo), mais la déperdition augmente avec le temps. Elles ne sont ainsi plus que 20 % dans les studios, soit 6 points de moins qu’en formation. Par ailleurs, elles sortent de leur carrière plus tôt que les hommes, généralement autour de 35 ans.

« Ce phénomène du "tuyau percé" est le résultat d’un environnement de travail encore peu favorable aux femmes, à de moindres opportunités d’avancement ou d’accès à des postes stratégiques au sein de l’entreprise, enfin à la perpétuation, dans certains environnements de travail, d’un climat professionnel toxique voire de situation de violences et harcèlement sexistes et sexuels au travail. » Le constat rejoint en tous points celui formulé en 2025 par la spécialiste des enjeux d’inclusion dans le numérique Caroline Ramade auprès de Next. 


Malgré ces éléments, en tant que public, les femmes sont clairement joueuses. 69 % d’entre elles déclaraient jouer aux jeux vidéo en 2024, d’après le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell). Leurs pratiques diffèrent néanmoins en partie de celle des hommes. Elles ne représentent que 20 % des joueurs dits « hardcore » et 58 % des joueurs dit « lowers », c’est-à-dire jouant « avant tout sur mobile » et qui « ne se considèrent pas vraiment comme joueurs ». Elles représentent aussi 71 % des joueurs qui n’utilisent que leur mobile.

Rapport sénatorial « Jeux vidéo : de la Game Boy aux filles dans le game, l’égalité en cours de chargement »

Des imaginaires « marqués par des biais sexistes » au jeu vidéo « outil d’égalité » ?

Historiquement, le jeu vidéo s’est largement construit sur un imaginaire sexiste, qui se retrouve aussi bien dans les publicités des années 1980 (dans lesquelles les protagonistes tenant les manettes sont généralement des jeunes garçons blancs) que dans les scénarii de jeu. Ainsi de la figure de « demoiselle en détresse », très bien représentée par la princesse Peach dans de nombreux jeux de la franchise Mario, ou des représentations sexistes et irréalistes de femmes, quand bien même elles seraient protagonistes principales, à l’instar de Lara Croft dans le premier Tomb Raider.


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☕️ Au Royaume-Uni, un couvre-feu numérique pour les 16-17 ans



Le gouvernement britannique s’est lancé dans un concours Lépine de propositions pour protéger la jeunesse des méchants écrans. Après avoir annoncé l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans le mois dernier, Londres prévoit désormais un couvre-feu numérique pour les 16 - 17 ans.

Les utilisateurs de cette catégorie d’âge se verraient interdire l’utilisation d’apps de réseaux sociaux entre minuit et 6 heures du matin, rapporte Reuters. Le réglage serait activé par défaut sur les smartphones, mais il pourrait tout de même être désactivé. Des fonctions addictives, à l’image du défilement infini, seraient également désactivées par défaut.

Illustration : Flock

Le fait de pouvoir désactiver le réglage interroge tout de même sur la pertinence d’un tel dispositif. Le Parti conservateur, actuellement dans l’opposition, a qualifié le projet de « grand n’importe quoi » : « Soit [le gouvernement] estime que les jeunes de 16 à 17 ans doivent pouvoir accéder aux réseaux sociaux, soit il pense le contraire », explique ainsi Laura Trott, responsable de la politique éducative du Parti. « Mais des couvre-feux que [les jeunes] peuvent désactiver d’un simple geste ne serviront à rien. »

Le discours est évidemment tout autre du côté du gouvernement. « Ces mesures seront essentielles pour aider les jeunes à dormir suffisamment, à mieux se concentrer à l’école ou au collège, et à passer davantage de temps de qualité avec leur famille et leurs amis », a ainsi déclaré Liz Kendall, ministre chargée des Technologies. Son collègue Kanishka Narayan, ministre chargé de la Sécurité en ligne, a précisé de son côté que les grandes entreprises de la tech n’auront pas d’autre choix que d’intégrer les réglages nécessaires au couvre-feu.

Les premières mesures visant à encadrer les usages des réseaux sociaux seront présentées au Parlement d’ici la fin de l’année, avec une mise en œuvre prévue pour le printemps 2027.

Ces dispositifs seront suivis de très près à Bruxelles, qui prépare son propre arsenal de mesures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.

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☕️ Au Royaume-Uni, un couvre-feu numérique pour les 16-17 ans



Le gouvernement britannique s’est lancé dans un concours Lépine de propositions pour protéger la jeunesse des méchants écrans. Après avoir annoncé l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans le mois dernier, Londres prévoit désormais un couvre-feu numérique pour les 16 - 17 ans.

Les utilisateurs de cette catégorie d’âge se verraient interdire l’utilisation d’apps de réseaux sociaux entre minuit et 6 heures du matin, rapporte Reuters. Le réglage serait activé par défaut sur les smartphones, mais il pourrait tout de même être désactivé. Des fonctions addictives, à l’image du défilement infini, seraient également désactivées par défaut.

Illustration : Flock

Le fait de pouvoir désactiver le réglage interroge tout de même sur la pertinence d’un tel dispositif. Le Parti conservateur, actuellement dans l’opposition, a qualifié le projet de « grand n’importe quoi » : « Soit [le gouvernement] estime que les jeunes de 16 à 17 ans doivent pouvoir accéder aux réseaux sociaux, soit il pense le contraire », explique ainsi Laura Trott, responsable de la politique éducative du Parti. « Mais des couvre-feux que [les jeunes] peuvent désactiver d’un simple geste ne serviront à rien. »

Le discours est évidemment tout autre du côté du gouvernement. « Ces mesures seront essentielles pour aider les jeunes à dormir suffisamment, à mieux se concentrer à l’école ou au collège, et à passer davantage de temps de qualité avec leur famille et leurs amis », a ainsi déclaré Liz Kendall, ministre chargée des Technologies. Son collègue Kanishka Narayan, ministre chargé de la Sécurité en ligne, a précisé de son côté que les grandes entreprises de la tech n’auront pas d’autre choix que d’intégrer les réglages nécessaires au couvre-feu.

Les premières mesures visant à encadrer les usages des réseaux sociaux seront présentées au Parlement d’ici la fin de l’année, avec une mise en œuvre prévue pour le printemps 2027.

Ces dispositifs seront suivis de très près à Bruxelles, qui prépare son propre arsenal de mesures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.

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OpenAI et Anthropic se lancent à l’assaut des enseignants états-uniens

IA école ?
OpenAI et Anthropic se lancent à l’assaut des enseignants états-uniens

Les deux startups américaines proposent chacune une offre adressée spécifiquement au corps enseignant en lui promettant de le débarrasser des tâches administratives et de la préparation des cours.

Alors que les vacances d’été ont commencé et que les personnels de l’éducation pensent déjà (un peu) à la rentrée, OpenAI et Anthropic mettent en avant leurs offres en direction des enseignants états-uniens.

Les deux entreprises leur proposent des outils s’appuyant sur leurs modèles d’IA générative, avec des offres de lancement gratuites… pendant un an pour Anthropic et « jusqu’en juin 2028 » pour OpenAI. Elles se donnent donc un ou deux ans pour convaincre les enseignants d’utiliser en masse leurs outils, espérant les rendre indispensables dans leurs pratiques, pour ensuite facturer les institutions. Les deux offres sont calibrées pour être utilisées par les enseignants qui travaillent officiellement dans le cadre du K-12, le système scolaire des États-Unis allant de la maternelle (Kindergarten) au secondaire (grade 12).

OpenAI vise aussi maintenant les chefs d’établissement

Du côté d’OpenAI, une offre était déjà disponible pour les enseignants en novembre dernier en promettant déjà de simplifier le travail quotidien. À l’époque, l’entreprise annonçait une offre gratuite jusqu’en juin 2027. Elle repousse maintenant cette date « jusqu’en juin 2028 » mais en ajoutant à sa cible les chefs d’établissements. L’entreprise assure aux personnels enseignants que cette offre est différente d’un accès normal à ChatGPT dans le sens où elle leur fournirait «un espace de travail sécurisé qui […] permet de collaborer avec d’autres enseignants » de leur établissement ou de leur district (l’équivalent à une académie en France) ainsi que « des fonctionnalités avancées en matière de confidentialité des données et de conformité ».

Notamment, les chefs d’établissements et responsables de district peuvent demander un domaine propre pour regrouper les enseignants au sein d’un même espace de travail dont l’authentification peut se connecter à un service d’authentification unique (SSO) via SAML.

L’entreprise assure aussi aux enseignants que, par défaut, elle n’entrainera pas ses modèles sur leur matériel pédagogique ou la préparation de leurs cours. OpenAI leur promet un travail plus rapidement accompli grâce à des « suggestions de prompts directement dans l’application ».

Les espaces numériques de travail en ligne de mire

De la même façon, Anthropic vise les enseignants américains en les faisant rêver de « revenir à ce qui [les] a poussés à devenir enseignants ». « Se concentrer sur les élèves plutôt que sur la planification, la préparation et la paperasse » promet l’entreprise avec son programme « Claude for K-12 teachers », oubliant que la préparation des cours fait partie des tâches essentielles du métier d’enseignant. L’entreprise met en avant le fait d’avoir connecté son système avec des programmes d’études fondés sur les données, citant notamment les Learning Commons.

Anthropic met en avant son partenariat avec l’association Teach for America qui se donne notamment pour but de réduire les inégalités en matière d’éducation, mais ne fait pas l’unanimité. L’association a ainsi été accusée de « saper le système éducatif public américain à la base même en prônant le remplacement d’enseignants de carrière expérimentés par un modèle néolibéral d’éducateurs interchangeables et d’évaluations standardisées ».

L’entreprise de Dario Amodei donne, pour l’usage de ses outils par les enseignants, des exemples de plan de cours, de prompts d’analyse des notes des élèves, de notes de cours ou de gestion de la communication avec les parents. Elle aussi promet de ne pas entrainer ses modèles avec les données des enseignants et élèves.

Au final, les deux entreprises semblent espérer, à terme, remplacer les espaces numériques de travail (ENT) des écoles par un outil tout-en-un boosté par leurs modèles.

Le risque de confier la préparation des cours à une IA est notamment de laisser passer des informations ou des représentations hallucinées ou biaisées par les IA. Rappelons l’exemple de l’IA pour enseignants d’Universcience, Ada, qui accompagnait des cours d’images générées par IA absurdes sur l’évolution.

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OpenAI et Anthropic se lancent à l’assaut des enseignants états-uniens

IA école ?
OpenAI et Anthropic se lancent à l’assaut des enseignants états-uniens

Les deux startups américaines proposent chacune une offre adressée spécifiquement au corps enseignant en lui promettant de le débarrasser des tâches administratives et de la préparation des cours.

Alors que les vacances d’été ont commencé et que les personnels de l’éducation pensent déjà (un peu) à la rentrée, OpenAI et Anthropic mettent en avant leurs offres en direction des enseignants états-uniens.

Les deux entreprises leur proposent des outils s’appuyant sur leurs modèles d’IA générative, avec des offres de lancement gratuites… pendant un an pour Anthropic et « jusqu’en juin 2028 » pour OpenAI. Elles se donnent donc un ou deux ans pour convaincre les enseignants d’utiliser en masse leurs outils, espérant les rendre indispensables dans leurs pratiques, pour ensuite facturer les institutions. Les deux offres sont calibrées pour être utilisées par les enseignants qui travaillent officiellement dans le cadre du K-12, le système scolaire des États-Unis allant de la maternelle (Kindergarten) au secondaire (grade 12).

OpenAI vise aussi maintenant les chefs d’établissement

Du côté d’OpenAI, une offre était déjà disponible pour les enseignants en novembre dernier en promettant déjà de simplifier le travail quotidien. À l’époque, l’entreprise annonçait une offre gratuite jusqu’en juin 2027. Elle repousse maintenant cette date « jusqu’en juin 2028 » mais en ajoutant à sa cible les chefs d’établissements. L’entreprise assure aux personnels enseignants que cette offre est différente d’un accès normal à ChatGPT dans le sens où elle leur fournirait «un espace de travail sécurisé qui […] permet de collaborer avec d’autres enseignants » de leur établissement ou de leur district (l’équivalent à une académie en France) ainsi que « des fonctionnalités avancées en matière de confidentialité des données et de conformité ».

Notamment, les chefs d’établissements et responsables de district peuvent demander un domaine propre pour regrouper les enseignants au sein d’un même espace de travail dont l’authentification peut se connecter à un service d’authentification unique (SSO) via SAML.

L’entreprise assure aussi aux enseignants que, par défaut, elle n’entrainera pas ses modèles sur leur matériel pédagogique ou la préparation de leurs cours. OpenAI leur promet un travail plus rapidement accompli grâce à des « suggestions de prompts directement dans l’application ».

Les espaces numériques de travail en ligne de mire

De la même façon, Anthropic vise les enseignants américains en les faisant rêver de « revenir à ce qui [les] a poussés à devenir enseignants ». « Se concentrer sur les élèves plutôt que sur la planification, la préparation et la paperasse » promet l’entreprise avec son programme « Claude for K-12 teachers », oubliant que la préparation des cours fait partie des tâches essentielles du métier d’enseignant. L’entreprise met en avant le fait d’avoir connecté son système avec des programmes d’études fondés sur les données, citant notamment les Learning Commons.

Anthropic met en avant son partenariat avec l’association Teach for America qui se donne notamment pour but de réduire les inégalités en matière d’éducation, mais ne fait pas l’unanimité. L’association a ainsi été accusée de « saper le système éducatif public américain à la base même en prônant le remplacement d’enseignants de carrière expérimentés par un modèle néolibéral d’éducateurs interchangeables et d’évaluations standardisées ».

L’entreprise de Dario Amodei donne, pour l’usage de ses outils par les enseignants, des exemples de plan de cours, de prompts d’analyse des notes des élèves, de notes de cours ou de gestion de la communication avec les parents. Elle aussi promet de ne pas entrainer ses modèles avec les données des enseignants et élèves.

Au final, les deux entreprises semblent espérer, à terme, remplacer les espaces numériques de travail (ENT) des écoles par un outil tout-en-un boosté par leurs modèles.

Le risque de confier la préparation des cours à une IA est notamment de laisser passer des informations ou des représentations hallucinées ou biaisées par les IA. Rappelons l’exemple de l’IA pour enseignants d’Universcience, Ada, qui accompagnait des cours d’images générées par IA absurdes sur l’évolution.

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