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Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

Souriez, vous êtes filmés
Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

Vous allez voir que l’IA rapprochera les humains et profitera à tous, affirme Meta dans sa dernière campagne de pub. Ce discours optimiste se heurte à une réalité qui a la tête dure.

Les craintes, voire la haine, que suscitent l’IA générative chez certains sont largement alimentées par les agissements et la communication désastreuse des grands acteurs du secteur. OpenAI ressemble à un bateau ivre emmené par des capitaines en totale roue libre, Anthropic annonce régulièrement l’apocalypse, SpaceXAI cache son usage massif de turbines à gaz pour son centre de données géant, tandis qu’une économie circulaire s’est mise en place qui brasse des centaines de milliards de dollars au profit d’une poignée de dirigeants… aspirant au passage les capacités de production de mémoire, ce qui fait exploser les prix des ordinateurs et des consoles. Sans oublier le tropisme militaire très appuyé des labos IA, les conséquences environnementales des datacenters, le pillage généralisé des œuvres de l’esprit, ou encore la hausse des prix de l’énergie, le tout avec l’aide très visible des gouvernements.

Une technologie difficile à aimer

Le tableau n’est donc pas spécialement glorieux. Histoire de redresser la barre, Meta a produit un spot de pub à la gloire de l’IA dans lequel le groupe – qui investit sans compter dans cette technologie – se veut optimiste pour l’avenir. « Certains voudraient vous faire croire que l’IA nous isolera davantage, qu’elle finira par nous laisser sur le bord du chemin », explique la réclame. « Nous ne pourrions être plus en désaccord. Traitez-nous d’optimistes, de rêveurs. Comme nous l’avons toujours fait, nous misons sur les gens », poursuit Meta.

Les mauvais esprits auront relevé que la chanson de David Bowie qui illustre la publicité, « Five Years », parle de… fin du monde, comme s’en amuse TechCrunch. L’humanité n’a plus que cinq années à vivre, chante-t-il. Pas sûr que ce spot rassure les personnes inquiètes du nouveau monde merveilleux promis par Meta !

L’ironie n’a en tout cas pas atteint Mark Zuckerberg, qui écrit sur Facebook que « que nous entrons dans cette nouvelle ère de l’IA, [et] nous continuons de penser que l’avenir appartient à tout le monde. Nous voulons donner à chacun les outils nécessaires pour réaliser pleinement son potentiel et veiller à ce que les bénéfices de la technologie profitent à tous. »

Un discours en droite ligne avec la « vision » du fondateur et patron de Meta sur la « superintelligence personnelle », autrement dit d’une IA au service de tous. Un projet qui se concrétise entre autres par les lunettes connectées embarquant l’assistant maison, Meta AI. Malgré les belles paroles sur une IA qui libérerait l’humanité de ses chaînes, Meta reste Meta et cherche à transformer le succès de ces produits en outil de surveillance généralisée : l’entreprise tente depuis quelques temps d’intégrer en douce une fonction de reconnaissance faciale, et réfléchit à un système qui enregistrerait tout, tout le temps.

Quand les lunettes dérapent

Meta ne veut cependant pas tuer la poule aux œufs d’or. La réputation de ses lunettes, conçues en partenariat avec EssilorLuxottica, commence en effet à se dégrader en raison de l’utilisation malsaine que certains font de ses capacités d’enregistrement vidéo. On a vu fleurir ces derniers mois sur les réseaux sociaux des vidéos de type « caméra cachée » (blagues douteuses, drague lourde) postées par des petits malins qui bidouillent la loupiotte de leurs lunettes pour éviter de prévenir qu’un enregistrement est en cours.

Meta va serrer les boulons pour empêcher l’enregistrement vidéo en cas de diode trafiquée. Nul doute que d’autres solutions émergeront pour contourner cette protection ; et puis une petite lumière n’est parfois pas suffisante pour alerter les gens alentour (qui ne connaissent pas tous nécessairement ces appareils).

En attendant, Instagram a décidé de sévir : Adam Mosseri, le patron du réseau social, a annoncé que les vidéos de ce type seront retirées. « Si vous publiez du contenu qui exploite des personnes ou les harcèle, comme beaucoup de ces vidéos de techniques de drague dont nous avons entendu parler et que nous avons vues, nous supprimerons ce contenu », a-t-il expliqué dans une Story.

Le dirigeant ajoute : « Nous ne voulons pas que des personnes filment discrètement d’autres gens, les harcèlent, puis publient ces vidéos sur notre plateforme. Nous essayons donc de lutter contre ce phénomène par tous les moyens possibles. » Les comptes de deux « coachs en séduction », qui comptaient plus d’un million d’abonnés, ont ainsi été désactivés. Ils se filmaient en train d’aborder des femmes dans les lieux publics avec des lunettes Meta.

L’entreprise veut absolument éviter que le surnom qui commence à émerger pour ses lunettes (« pervert glasses », ou « lunettes de pervers ») ne leur colle à la peau. Il est peut-être déjà trop tard. Meta peut bien promettre une IA qui rapproche les humains et « libère leur potentiel » : quand ses produits basés sur l’IA servent à filmer des inconnus à leur insu pour les exposer devant des millions de personnes, le discours publicitaire se prend rapidement le mur de la réalité.

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Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

Souriez, vous êtes filmés
Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

Vous allez voir que l’IA rapprochera les humains et profitera à tous, affirme Meta dans sa dernière campagne de pub. Ce discours optimiste se heurte à une réalité qui a la tête dure.

Les craintes, voire la haine, que suscitent l’IA générative chez certains sont largement alimentées par les agissements et la communication désastreuse des grands acteurs du secteur. OpenAI ressemble à un bateau ivre emmené par des capitaines en totale roue libre, Anthropic annonce régulièrement l’apocalypse, SpaceXAI cache son usage massif de turbines à gaz pour son centre de données géant, tandis qu’une économie circulaire s’est mise en place qui brasse des centaines de milliards de dollars au profit d’une poignée de dirigeants… aspirant au passage les capacités de production de mémoire, ce qui fait exploser les prix des ordinateurs et des consoles. Sans oublier le tropisme militaire très appuyé des labos IA, les conséquences environnementales des datacenters, le pillage généralisé des œuvres de l’esprit, ou encore la hausse des prix de l’énergie, le tout avec l’aide très visible des gouvernements.

Une technologie difficile à aimer

Le tableau n’est donc pas spécialement glorieux. Histoire de redresser la barre, Meta a produit un spot de pub à la gloire de l’IA dans lequel le groupe – qui investit sans compter dans cette technologie – se veut optimiste pour l’avenir. « Certains voudraient vous faire croire que l’IA nous isolera davantage, qu’elle finira par nous laisser sur le bord du chemin », explique la réclame. « Nous ne pourrions être plus en désaccord. Traitez-nous d’optimistes, de rêveurs. Comme nous l’avons toujours fait, nous misons sur les gens », poursuit Meta.

Les mauvais esprits auront relevé que la chanson de David Bowie qui illustre la publicité, « Five Years », parle de… fin du monde, comme s’en amuse TechCrunch. L’humanité n’a plus que cinq années à vivre, chante-t-il. Pas sûr que ce spot rassure les personnes inquiètes du nouveau monde merveilleux promis par Meta !

L’ironie n’a en tout cas pas atteint Mark Zuckerberg, qui écrit sur Facebook que « que nous entrons dans cette nouvelle ère de l’IA, [et] nous continuons de penser que l’avenir appartient à tout le monde. Nous voulons donner à chacun les outils nécessaires pour réaliser pleinement son potentiel et veiller à ce que les bénéfices de la technologie profitent à tous. »

Un discours en droite ligne avec la « vision » du fondateur et patron de Meta sur la « superintelligence personnelle », autrement dit d’une IA au service de tous. Un projet qui se concrétise entre autres par les lunettes connectées embarquant l’assistant maison, Meta AI. Malgré les belles paroles sur une IA qui libérerait l’humanité de ses chaînes, Meta reste Meta et cherche à transformer le succès de ces produits en outil de surveillance généralisée : l’entreprise tente depuis quelques temps d’intégrer en douce une fonction de reconnaissance faciale, et réfléchit à un système qui enregistrerait tout, tout le temps.

Quand les lunettes dérapent

Meta ne veut cependant pas tuer la poule aux œufs d’or. La réputation de ses lunettes, conçues en partenariat avec EssilorLuxottica, commence en effet à se dégrader en raison de l’utilisation malsaine que certains font de ses capacités d’enregistrement vidéo. On a vu fleurir ces derniers mois sur les réseaux sociaux des vidéos de type « caméra cachée » (blagues douteuses, drague lourde) postées par des petits malins qui bidouillent la loupiotte de leurs lunettes pour éviter de prévenir qu’un enregistrement est en cours.

Meta va serrer les boulons pour empêcher l’enregistrement vidéo en cas de diode trafiquée. Nul doute que d’autres solutions émergeront pour contourner cette protection ; et puis une petite lumière n’est parfois pas suffisante pour alerter les gens alentour (qui ne connaissent pas tous nécessairement ces appareils).

En attendant, Instagram a décidé de sévir : Adam Mosseri, le patron du réseau social, a annoncé que les vidéos de ce type seront retirées. « Si vous publiez du contenu qui exploite des personnes ou les harcèle, comme beaucoup de ces vidéos de techniques de drague dont nous avons entendu parler et que nous avons vues, nous supprimerons ce contenu », a-t-il expliqué dans une Story.

Le dirigeant ajoute : « Nous ne voulons pas que des personnes filment discrètement d’autres gens, les harcèlent, puis publient ces vidéos sur notre plateforme. Nous essayons donc de lutter contre ce phénomène par tous les moyens possibles. » Les comptes de deux « coachs en séduction », qui comptaient plus d’un million d’abonnés, ont ainsi été désactivés. Ils se filmaient en train d’aborder des femmes dans les lieux publics avec des lunettes Meta.

L’entreprise veut absolument éviter que le surnom qui commence à émerger pour ses lunettes (« pervert glasses », ou « lunettes de pervers ») ne leur colle à la peau. Il est peut-être déjà trop tard. Meta peut bien promettre une IA qui rapproche les humains et « libère leur potentiel » : quand ses produits basés sur l’IA servent à filmer des inconnus à leur insu pour les exposer devant des millions de personnes, le discours publicitaire se prend rapidement le mur de la réalité.

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☕️ Un badge sur Facebook pour distinguer les vrais humains des faux profils



Sur internet, personne ne sait que vous êtes une IA… sauf avec un badge « vérifié ». Meta vient de lancer un nouveau programme Facebook Verified pour aider les humains du réseau social (mais en reste-t-il ?) à communiquer avec d’autres humains. Il s’agit d’un badge avec une coche, affiché à côté du nom du profil.

La vérification est gratuite, mais elle nécessite l’enregistrement d’un selfie vidéo. Ce dernier est ensuite comparé aux photos du profil pour confirmer que l’utilisateur est bien la personne qu’il annonce être. Le processus est rapide, promet Meta.

Au vu des informations que possède l’entreprise sur ses utilisateurs, un selfie vidéo de plus ou de moins ne changera probablement pas grand-chose, mais l’opération implique tout de même de confier à Meta une donnée biométrique supplémentaire.

Le programme est ouvert à tous les utilisateurs de Facebook âgés de 18 ans et plus, qui respectent les standards de la communauté, notamment les règles interdisant la fraude, les arnaques et les pratiques trompeuses. Le comportement de l’utilisateur ne devra présenter aucun signe de comportement non authentique. Le déploiement se fera progressivement, pays par pays.

Le badge « vérifié » sera visible sur les profils du Marketplace, du service Rencontres, des groupes et du profil pour commencer. À terme, les coches feront leur apparition dans les publications du fil d’actualité, ce qui ne sera pas inutile sur un réseau social où les IA et les contenus générés par IA pullulent. « Il devient essentiel de pouvoir distinguer clairement les vraies personnes », reconnait le groupe.

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☕️ Un badge sur Facebook pour distinguer les vrais humains des faux profils



Sur internet, personne ne sait que vous êtes une IA… sauf avec un badge « vérifié ». Meta vient de lancer un nouveau programme Facebook Verified pour aider les humains du réseau social (mais en reste-t-il ?) à communiquer avec d’autres humains. Il s’agit d’un badge avec une coche, affiché à côté du nom du profil.

La vérification est gratuite, mais elle nécessite l’enregistrement d’un selfie vidéo. Ce dernier est ensuite comparé aux photos du profil pour confirmer que l’utilisateur est bien la personne qu’il annonce être. Le processus est rapide, promet Meta.

Au vu des informations que possède l’entreprise sur ses utilisateurs, un selfie vidéo de plus ou de moins ne changera probablement pas grand-chose, mais l’opération implique tout de même de confier à Meta une donnée biométrique supplémentaire.

Le programme est ouvert à tous les utilisateurs de Facebook âgés de 18 ans et plus, qui respectent les standards de la communauté, notamment les règles interdisant la fraude, les arnaques et les pratiques trompeuses. Le comportement de l’utilisateur ne devra présenter aucun signe de comportement non authentique. Le déploiement se fera progressivement, pays par pays.

Le badge « vérifié » sera visible sur les profils du Marketplace, du service Rencontres, des groupes et du profil pour commencer. À terme, les coches feront leur apparition dans les publications du fil d’actualité, ce qui ne sera pas inutile sur un réseau social où les IA et les contenus générés par IA pullulent. « Il devient essentiel de pouvoir distinguer clairement les vraies personnes », reconnait le groupe.

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☕️ Pour Bruxelles, TikTok ne protège pas assez les comptes des mineurs



Nouvelle étape dans l’enquête au long cours sur TikTok que mène la Commission européenne depuis février 2024. Sans vraiment de surprise, les conclusions préliminaires publiées aujourd’hui par Bruxelles indiquent que le réseau social ne protège pas suffisamment les comptes des mineurs, alors que c’est une obligation du règlement sur les services numériques (DSA).

Le nœud du problème demeure dans les réglages de confidentialité. Sur TikTok, les mineurs ont la possibilité de rendre leur compte public : les contenus postés sont alors visibles par tous, y compris par des personnes qui n’ont pas de compte TikTok. Les contenus des mineurs de 16 - 17 ans peuvent même être recommandés à n’importe quel autre utilisateur du réseau social dans le fil « Pour toi ».

La Commission estime aussi que la protection d’un compte « privé » est insuffisante : le profil peut être retrouvé dans les listes d’abonnés et d’abonnements des autres utilisateurs. Par ailleurs, la photo de profil reste visible publiquement. Cette exposition augmente les risques de contacts indésirables, de harcèlement en ligne et de comportements prédateurs. Tous ces contenus publiés par des mineurs peuvent rester en ligne pour toujours, et avoir des conséquences par la suite.

Les comptes publics des utilisateurs les plus jeunes devraient donc être bien plus verrouillés, selon l’exécutif européen qui voudrait que ces contenus ne soient visibles que par les utilisateurs que les mineurs ont acceptés. Les 16 - 17 ans pourraient conserver la possibilité de partager plus largement sur TikTok, sans que leurs contenus soient accessibles à l’ensemble du web. Et l’entreprise devrait cesser de recommander les contenus de mineurs dans le fil « Pour toi ».

« Le DSA impose aux plateformes d’intégrer la protection des mineurs dès la conception de leurs services, et les tient responsables lorsqu’elles ne le font pas », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. « Un niveau de protection élevé ne devrait pas être une option à activer, mais le réglage par défaut. »

TikTok a maintenant la possibilité d’examiner le dossier monté par la Commission, et de répondre à ces allégations. Mais si Bruxelles confirme son analyse, le réseau social pourrait être condamné à une amende pouvant aller jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial.

Ce n’est pas le seul front qui oppose les autorités européennes à TikTok. En février, Bruxelles livrait ses conclusions préliminaires sur la conception jugée addictive du service.

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☕️ Pour Bruxelles, TikTok ne protège pas assez les comptes des mineurs



Nouvelle étape dans l’enquête au long cours sur TikTok que mène la Commission européenne depuis février 2024. Sans vraiment de surprise, les conclusions préliminaires publiées aujourd’hui par Bruxelles indiquent que le réseau social ne protège pas suffisamment les comptes des mineurs, alors que c’est une obligation du règlement sur les services numériques (DSA).

Le nœud du problème demeure dans les réglages de confidentialité. Sur TikTok, les mineurs ont la possibilité de rendre leur compte public : les contenus postés sont alors visibles par tous, y compris par des personnes qui n’ont pas de compte TikTok. Les contenus des mineurs de 16 - 17 ans peuvent même être recommandés à n’importe quel autre utilisateur du réseau social dans le fil « Pour toi ».

La Commission estime aussi que la protection d’un compte « privé » est insuffisante : le profil peut être retrouvé dans les listes d’abonnés et d’abonnements des autres utilisateurs. Par ailleurs, la photo de profil reste visible publiquement. Cette exposition augmente les risques de contacts indésirables, de harcèlement en ligne et de comportements prédateurs. Tous ces contenus publiés par des mineurs peuvent rester en ligne pour toujours, et avoir des conséquences par la suite.

Les comptes publics des utilisateurs les plus jeunes devraient donc être bien plus verrouillés, selon l’exécutif européen qui voudrait que ces contenus ne soient visibles que par les utilisateurs que les mineurs ont acceptés. Les 16 - 17 ans pourraient conserver la possibilité de partager plus largement sur TikTok, sans que leurs contenus soient accessibles à l’ensemble du web. Et l’entreprise devrait cesser de recommander les contenus de mineurs dans le fil « Pour toi ».

« Le DSA impose aux plateformes d’intégrer la protection des mineurs dès la conception de leurs services, et les tient responsables lorsqu’elles ne le font pas », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. « Un niveau de protection élevé ne devrait pas être une option à activer, mais le réglage par défaut. »

TikTok a maintenant la possibilité d’examiner le dossier monté par la Commission, et de répondre à ces allégations. Mais si Bruxelles confirme son analyse, le réseau social pourrait être condamné à une amende pouvant aller jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial.

Ce n’est pas le seul front qui oppose les autorités européennes à TikTok. En février, Bruxelles livrait ses conclusions préliminaires sur la conception jugée addictive du service.

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Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

Apple roule au pragmatisme
Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

Les futurs véhicules électriques de Ford intégreront directement Apple Plans à leur système d’infodivertissement. Il ne s’agit ni de CarPlay, ni de CarPlay Ultra, mais bien du service de cartographie et de calcul d’itinéraires d’Apple. Le tout sans aide de l’iPhone.

CarPlay Ultra a calé au démarrage. Présenté durant la WWDC de 2022, ce concurrent d’Android Automotive intéressait plusieurs constructeurs automobiles, affirmait Apple à l’époque. Des partenaires qui se sont défilés, à l’image de Mercedes-Benz, Renault ou encore Audi. La première incarnation concrète de la plateforme logicielle est finalement apparue chez Aston Martin, trois ans plus tard.

Apple Plans, le GPS natif de Ford

Contrairement à Android Automotive qui offre une grande flexibilité aux constructeurs, CarPlay Ultra nécessite un travail en commun avec Apple pour adapter l’interface aux différents écrans des véhicules. Ce n’est pas non plus CarPlay tout court, le système d’affichage projeté de l’écran de l’iPhone vers celui du véhicule dont le succès n’est plus à démontrer.

CarPlay Ultra chez Aston Martin. Image : Apple

Devant l’échec de CarPlay Ultra, Apple a manifestement changé son fusil d’épaule en dévoilant une nouvelle initiative automobile plus modeste, mais qui pourrait séduire davantage de constructeurs. Il s’agit d’un kit de développement, MapKit for Automotive, qui permet d’utiliser l’application Plans et ses différents services comme système de navigation natif. Ford, qui faisait partie des partenaires annoncés de CarPlay Ultra, est le premier cobaye à se lancer.

À partir de l’an prochain, les véhicules électriques de Ford fonctionnant avec la plateforme Universal Electric Vehicle (UEV) auront donc droit aux cartes d’Apple Plans sur leurs écrans, sans avoir à connecter d’iPhone. UEV est la nouvelle architecture technique mise au point par Ford pour ses gammes de voitures électriques abordables. Ce socle commun regroupe la batterie, les moteurs, l’électronique, le logiciel et les principes de fabrication.

Le premier modèle labellisé UEV sera un pick-up électrique produit aux États-Unis, avec un prix de départ à 30 000 dollars – très loin des tarifs stratosphériques d’Aston Martin. Le véhicule bénéficiera donc de la cartographie d’Apple, mais également de fonctions comme le guidage étape par étape, les instructions en langage naturel, le trafic et les incidents en temps réel, le calcul d’itinéraires adaptés aux voitures électriques (avec les bornes en chemin), ou encore la préparation de la batterie avant une recharge rapide.

Ce dernier point suppose une intégration profonde de Plans avec le véhicule. L’application doit en effet connaitre l’état de charge et les caractéristiques de la batterie pour choisir les arrêts et demander le préconditionnement du composant. Ford pourra aussi conserver l’habillage graphique de son système d’infodivertissement, ses menus et ses services.

CarPlay toujours en piste

« Avec notre nouveau SDK MapKit for Automotive, nous intégrons encore davantage Plans au quotidien des conducteurs, en leur proposant un système de navigation extrêmement précis, facile à utiliser et parfaitement intégré aux véhicules Ford », se réjouit Eddy Cue, vice-président des services d’Apple. Il peut être ravi, ce kit semble effectivement promis à un meilleur avenir que CarPlay Ultra, sans atteindre le bouquet de fonctions et de services d’Android Automotive.

C’est aussi une manière pour Apple de rester pertinent dans un secteur de l’automobile où plusieurs acteurs cherchent à couper le cordon avec les mastodontes envahissants que sont Apple et Google (Android Auto). C’est le cas de GM, qui a annoncé en octobre dernier l’abandon de ces deux technologies au profit de ses propres systèmes. Ford a d’ailleurs confirmé rester fidèle à CarPlay.

L’autre volet de l’accord avec Apple concerne BlueCruise, le système de conduite mains libres sur autoroute de Ford. Ce dernier va utiliser les infos routières de Plans pour développer la prochaine génération de son logiciel ; les données seront exploitées par Latitude AI, filiale de Ford, notamment pour les voies, les bretelles d’accès et les sorties. Là aussi, il ne s’agit pas pour Apple de fournir toute la pile technologique de BlueCruise, uniquement la partie cartographique.

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Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

Apple roule au pragmatisme
Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

Les futurs véhicules électriques de Ford intégreront directement Apple Plans à leur système d’infodivertissement. Il ne s’agit ni de CarPlay, ni de CarPlay Ultra, mais bien du service de cartographie et de calcul d’itinéraires d’Apple. Le tout sans aide de l’iPhone.

CarPlay Ultra a calé au démarrage. Présenté durant la WWDC de 2022, ce concurrent d’Android Automotive intéressait plusieurs constructeurs automobiles, affirmait Apple à l’époque. Des partenaires qui se sont défilés, à l’image de Mercedes-Benz, Renault ou encore Audi. La première incarnation concrète de la plateforme logicielle est finalement apparue chez Aston Martin, trois ans plus tard.

Apple Plans, le GPS natif de Ford

Contrairement à Android Automotive qui offre une grande flexibilité aux constructeurs, CarPlay Ultra nécessite un travail en commun avec Apple pour adapter l’interface aux différents écrans des véhicules. Ce n’est pas non plus CarPlay tout court, le système d’affichage projeté de l’écran de l’iPhone vers celui du véhicule dont le succès n’est plus à démontrer.

CarPlay Ultra chez Aston Martin. Image : Apple

Devant l’échec de CarPlay Ultra, Apple a manifestement changé son fusil d’épaule en dévoilant une nouvelle initiative automobile plus modeste, mais qui pourrait séduire davantage de constructeurs. Il s’agit d’un kit de développement, MapKit for Automotive, qui permet d’utiliser l’application Plans et ses différents services comme système de navigation natif. Ford, qui faisait partie des partenaires annoncés de CarPlay Ultra, est le premier cobaye à se lancer.

À partir de l’an prochain, les véhicules électriques de Ford fonctionnant avec la plateforme Universal Electric Vehicle (UEV) auront donc droit aux cartes d’Apple Plans sur leurs écrans, sans avoir à connecter d’iPhone. UEV est la nouvelle architecture technique mise au point par Ford pour ses gammes de voitures électriques abordables. Ce socle commun regroupe la batterie, les moteurs, l’électronique, le logiciel et les principes de fabrication.

Le premier modèle labellisé UEV sera un pick-up électrique produit aux États-Unis, avec un prix de départ à 30 000 dollars – très loin des tarifs stratosphériques d’Aston Martin. Le véhicule bénéficiera donc de la cartographie d’Apple, mais également de fonctions comme le guidage étape par étape, les instructions en langage naturel, le trafic et les incidents en temps réel, le calcul d’itinéraires adaptés aux voitures électriques (avec les bornes en chemin), ou encore la préparation de la batterie avant une recharge rapide.

Ce dernier point suppose une intégration profonde de Plans avec le véhicule. L’application doit en effet connaitre l’état de charge et les caractéristiques de la batterie pour choisir les arrêts et demander le préconditionnement du composant. Ford pourra aussi conserver l’habillage graphique de son système d’infodivertissement, ses menus et ses services.

CarPlay toujours en piste

« Avec notre nouveau SDK MapKit for Automotive, nous intégrons encore davantage Plans au quotidien des conducteurs, en leur proposant un système de navigation extrêmement précis, facile à utiliser et parfaitement intégré aux véhicules Ford », se réjouit Eddy Cue, vice-président des services d’Apple. Il peut être ravi, ce kit semble effectivement promis à un meilleur avenir que CarPlay Ultra, sans atteindre le bouquet de fonctions et de services d’Android Automotive.

C’est aussi une manière pour Apple de rester pertinent dans un secteur de l’automobile où plusieurs acteurs cherchent à couper le cordon avec les mastodontes envahissants que sont Apple et Google (Android Auto). C’est le cas de GM, qui a annoncé en octobre dernier l’abandon de ces deux technologies au profit de ses propres systèmes. Ford a d’ailleurs confirmé rester fidèle à CarPlay.

L’autre volet de l’accord avec Apple concerne BlueCruise, le système de conduite mains libres sur autoroute de Ford. Ce dernier va utiliser les infos routières de Plans pour développer la prochaine génération de son logiciel ; les données seront exploitées par Latitude AI, filiale de Ford, notamment pour les voies, les bretelles d’accès et les sorties. Là aussi, il ne s’agit pas pour Apple de fournir toute la pile technologique de BlueCruise, uniquement la partie cartographique.

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Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

Pas de console, mais un cloud
Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

Le cloud gaming serait-il une solution au problème du matériel hors de prix ? Pas besoin de consoles ou de PC, une (bonne) connexion internet et une manette potable suffisent pour profiter des blockbusters les plus récents sur sa télé ou son smartphone. Plusieurs solutions sont disponibles, mais les principales sont payantes, chez Sony (PlayStation Plus), NVIDIA (GeForce Now), ou Microsoft (Xbox Cloud Gaming).

Xbox, qui selon le mot d’Asha Sharma veut « divertir plus d’un milliard de personnes chaque jour », a besoin d’élargir sa plateforme au-delà de Windows et de ses consoles. C’est ce qui l’a poussée à adapter plusieurs de ses grosses franchises à la concurrence (rendez-vous compte, le nouveau Halo est disponible sur PS5 !), mais aussi à tenter quelque chose de nouveau : une offre de cloud gaming gratuite pour les joueurs sur Xbox.

Ce nouveau service, objet de rumeurs depuis des mois, est désormais officiel. Xbox propose le streaming depuis le nuage sans frais, mais avec pas mal de contraintes. D’une, il faut posséder les jeux que l’on veut streamer, et seule une petite sélection est compatible ; on n’a pas accès au catalogue pléthorique du Game Pass, en revanche les jeux free to play sont supportés. De deux, les sessions sont limitées à 1 heure. De trois, la formule est financée par la publicité.

Une expérimentation, et plus si affinités

Il s’agit pour le moment d’une expérimentation réservée aux joueurs inscrits au programme Xbox Insiders, qui permet de tester des nouveautés avant qu’elles soient proposées au grand public. Deux minutes de publicités seront jouées avant le début de la session de jeu, il n’y aura pas de pause en plein combat de boss. Si le joueur veut aller au-delà de l’heure offerte, il devra visionner de nouvelles publicités. Microsoft promet d’appliquer à ces réclames « les mêmes critères de qualité qu’à nos contenus », ce qui ne mange pas de pain.

Image : Xbox

Les publicités doivent aussi « apporter une valeur ajoutée » et correspondre aux « attentes des joueurs sur chaque plateforme ». Microsoft s’engage enfin à indiquer clairement ce qui relève de la publicité. « Lorsqu’elle est bien utilisée, elle peut contribuer à réduire le coût d’accès », explique l’entreprise. « Elle offre aux joueurs une autre manière de découvrir des jeux sans devoir payer d’emblée pour le streaming, tout en élargissant le public grâce à de nouvelles façons de jouer. »

L’idée est on ne peut plus claire : alors que les consoles atteignent des prix ahurissants (les Xbox vont encore augmenter au 1er août, la Switch 2 en septembre), le cloud gaming permet de jouer à des titres récents « sans avoir à acheter immédiatement une nouvelle console ». Voilà qui est « particulièrement important dans les régions où les consoles sont plus difficiles à trouver ou moins abordables ».

Xbox veut apprendre de ce test, qui aura une durée limitée. Le Game Pass (payant) était jusqu’à présent le seul moyen d’accéder au streaming du Xbox Cloud Gaming. En parallèle, Microsoft a lancé une nouvelle offre Game Pass « Starter Edition » en bundle avec d’autres abonnements, comme Discord Nitro et Horizon+ (Meta). Elle propose l’accès à une cinquantaine de jeux et 10 heures de cloud gaming par mois.

Amazon s’y intéresse aussi

Toujours dans le registre du streaming de jeux, Amazon a annoncé l’intégration de son propre service Luna au sein de Prime Video. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, un nouvel onglet va apparaitre sur les Fire TV, qui donnera un accès direct au catalogue de la plateforme – elle compte quelques titres pas forcément récents mais bien connus et appréciés, comme Hogwarts Legacy, EA FC 26, Dispatch ou encore Indiana Jones et le Cercle Ancien.

« Seules quelques centaines de millions [de personnes] possèdent une console ou un PC suffisamment puissant pour jouer », explique Amazon. « Pour les autres, le coût et les contraintes les ont jusqu’ici tenues à l’écart. Luna s’adresse à ces joueurs, avec des jeux immersifs accessibles en quelques secondes, aussi faciles à trouver que les séries et les films qu’ils regardent déjà, et disponibles sur les appareils qu’ils possèdent déjà. » Un discours similaire à celui de Microsoft, qui pourrait effectivement être entendu par les joueurs peu enclins à s’équiper de matériel dernier cri.

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Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

Pas de console, mais un cloud
Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

Le cloud gaming serait-il une solution au problème du matériel hors de prix ? Pas besoin de consoles ou de PC, une (bonne) connexion internet et une manette potable suffisent pour profiter des blockbusters les plus récents sur sa télé ou son smartphone. Plusieurs solutions sont disponibles, mais les principales sont payantes, chez Sony (PlayStation Plus), NVIDIA (GeForce Now), ou Microsoft (Xbox Cloud Gaming).

Xbox, qui selon le mot d’Asha Sharma veut « divertir plus d’un milliard de personnes chaque jour », a besoin d’élargir sa plateforme au-delà de Windows et de ses consoles. C’est ce qui l’a poussée à adapter plusieurs de ses grosses franchises à la concurrence (rendez-vous compte, le nouveau Halo est disponible sur PS5 !), mais aussi à tenter quelque chose de nouveau : une offre de cloud gaming gratuite pour les joueurs sur Xbox.

Ce nouveau service, objet de rumeurs depuis des mois, est désormais officiel. Xbox propose le streaming depuis le nuage sans frais, mais avec pas mal de contraintes. D’une, il faut posséder les jeux que l’on veut streamer, et seule une petite sélection est compatible ; on n’a pas accès au catalogue pléthorique du Game Pass, en revanche les jeux free to play sont supportés. De deux, les sessions sont limitées à 1 heure. De trois, la formule est financée par la publicité.

Une expérimentation, et plus si affinités

Il s’agit pour le moment d’une expérimentation réservée aux joueurs inscrits au programme Xbox Insiders, qui permet de tester des nouveautés avant qu’elles soient proposées au grand public. Deux minutes de publicités seront jouées avant le début de la session de jeu, il n’y aura pas de pause en plein combat de boss. Si le joueur veut aller au-delà de l’heure offerte, il devra visionner de nouvelles publicités. Microsoft promet d’appliquer à ces réclames « les mêmes critères de qualité qu’à nos contenus », ce qui ne mange pas de pain.

Image : Xbox

Les publicités doivent aussi « apporter une valeur ajoutée » et correspondre aux « attentes des joueurs sur chaque plateforme ». Microsoft s’engage enfin à indiquer clairement ce qui relève de la publicité. « Lorsqu’elle est bien utilisée, elle peut contribuer à réduire le coût d’accès », explique l’entreprise. « Elle offre aux joueurs une autre manière de découvrir des jeux sans devoir payer d’emblée pour le streaming, tout en élargissant le public grâce à de nouvelles façons de jouer. »

L’idée est on ne peut plus claire : alors que les consoles atteignent des prix ahurissants (les Xbox vont encore augmenter au 1er août, la Switch 2 en septembre), le cloud gaming permet de jouer à des titres récents « sans avoir à acheter immédiatement une nouvelle console ». Voilà qui est « particulièrement important dans les régions où les consoles sont plus difficiles à trouver ou moins abordables ».

Xbox veut apprendre de ce test, qui aura une durée limitée. Le Game Pass (payant) était jusqu’à présent le seul moyen d’accéder au streaming du Xbox Cloud Gaming. En parallèle, Microsoft a lancé une nouvelle offre Game Pass « Starter Edition » en bundle avec d’autres abonnements, comme Discord Nitro et Horizon+ (Meta). Elle propose l’accès à une cinquantaine de jeux et 10 heures de cloud gaming par mois.

Amazon s’y intéresse aussi

Toujours dans le registre du streaming de jeux, Amazon a annoncé l’intégration de son propre service Luna au sein de Prime Video. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, un nouvel onglet va apparaitre sur les Fire TV, qui donnera un accès direct au catalogue de la plateforme – elle compte quelques titres pas forcément récents mais bien connus et appréciés, comme Hogwarts Legacy, EA FC 26, Dispatch ou encore Indiana Jones et le Cercle Ancien.

« Seules quelques centaines de millions [de personnes] possèdent une console ou un PC suffisamment puissant pour jouer », explique Amazon. « Pour les autres, le coût et les contraintes les ont jusqu’ici tenues à l’écart. Luna s’adresse à ces joueurs, avec des jeux immersifs accessibles en quelques secondes, aussi faciles à trouver que les séries et les films qu’ils regardent déjà, et disponibles sur les appareils qu’ils possèdent déjà. » Un discours similaire à celui de Microsoft, qui pourrait effectivement être entendu par les joueurs peu enclins à s’équiper de matériel dernier cri.

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☕️ Geekbench 7 : AV1, Whisper, CUDA et de nouveaux tests GPU pour refléter les vrais usages



Le fameux outil de benchmark Geekbench est désormais disponible en version 7. Le logiciel, qui sert à mesurer les performances d’un appareil Windows, macOS, Linux, Android et iOS, revoit ses tests pour mieux refléter les usages actuels. Il en va ainsi des mesures du processeur, qui va suer sur de nouvelles charges de travail multimédias ; il s’agit de déterminer la manière dont le CPU gère l’encodage, le décodage et le traitement de contenus audio et vidéo.

Cette torture reproduit des tâches de tous les jours, éprouvées par des millions d’utilisateurs : visioconférence, partage d’écran, consommation quotidienne de contenus. Il y a parmi les tests un encodage de vidéo de partage d’écran en AV1, la compression de musique et de contenus parlés avec le codec Opus, ou encore le décodage de contenus vidéo et audio tout en générant des sous-titres en direct avec Whisper.

Geekbench 7 sur Windows 11

La nouvelle mouture de Geekbench intègre un test supplémentaire de physique de jeu basé sur le moteur Jolt Physics (utilisé notamment dans des jeux comme Horizon Forbidden West ou The Last of Us Part I sur PC). Le test de photothèque a aussi été mis à jour pour prendre en charge l’importation et le traitement de formats d’image comme le JPEG XL et le DNG.

Autre gros changement pour Geekbench : les tests multi-cœurs ont été repensés pour « mieux refléter le comportement de vraies applications ». Désormais, une charge de travail n’est exécutée en multi-cœurs que si elle exploite réellement plusieurs threads dans les logiciels. Le test de navigation HTML5 n’en fait par exemple pas partie, puisque les navigateurs web fonctionnent principalement avec un seul cœur.

Les benchmarks GPU bénéficient aussi d’un sérieux ripolinage, avec des tests qui mettent davantage l’accent sur l’apprentissage automatique (machine learning) et la création de contenus. Les charges de travail des benchs consistent maintenant à suivre des visages et appliquer des filtres vidéo en temps réel, à agrandir des images (super-résolution), et flouter l’arrière-plan des flux de visioconférence.

De nouveaux tests GPU de retouche et de synthèse d’images sont également dans le lot, dont des benchs de traitement de fichiers RAW, l’étalonnage colorimétrique vidéo LUT, le path tracing et la simulation de fluide. Les API prises en charge par le test GPU accueillent CUDA, en plus d’OpenCL, Vulkan et Metal, ce qui permettra de mesurer les performances d’un GPU NVIDIA avec l’API utilisée par ses applications les plus exigeantes.

Enfin, les jeux de données ont été agrandis avec davantage de diversité, pour mieux prendre en compte la taille et la complexité des fichiers actuels. Le test de compression de fichiers contient ainsi du code source et des documents texte. Le test de lecture PDF embarque des plans, des documents techniques et des articles scientifiques.

Geekbench 7 est gratuit, mais les mesures sont automatiquement enregistrées dans la base de données qui est accessible au public. La version payante est facturée 99 dollars (il y a 20 dollars de remise jusqu’au 6 août).

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☕️ Geekbench 7 : AV1, Whisper, CUDA et de nouveaux tests GPU pour refléter les vrais usages



Le fameux outil de benchmark Geekbench est désormais disponible en version 7. Le logiciel, qui sert à mesurer les performances d’un appareil Windows, macOS, Linux, Android et iOS, revoit ses tests pour mieux refléter les usages actuels. Il en va ainsi des mesures du processeur, qui va suer sur de nouvelles charges de travail multimédias ; il s’agit de déterminer la manière dont le CPU gère l’encodage, le décodage et le traitement de contenus audio et vidéo.

Cette torture reproduit des tâches de tous les jours, éprouvées par des millions d’utilisateurs : visioconférence, partage d’écran, consommation quotidienne de contenus. Il y a parmi les tests un encodage de vidéo de partage d’écran en AV1, la compression de musique et de contenus parlés avec le codec Opus, ou encore le décodage de contenus vidéo et audio tout en générant des sous-titres en direct avec Whisper.

Geekbench 7 sur Windows 11

La nouvelle mouture de Geekbench intègre un test supplémentaire de physique de jeu basé sur le moteur Jolt Physics (utilisé notamment dans des jeux comme Horizon Forbidden West ou The Last of Us Part I sur PC). Le test de photothèque a aussi été mis à jour pour prendre en charge l’importation et le traitement de formats d’image comme le JPEG XL et le DNG.

Autre gros changement pour Geekbench : les tests multi-cœurs ont été repensés pour « mieux refléter le comportement de vraies applications ». Désormais, une charge de travail n’est exécutée en multi-cœurs que si elle exploite réellement plusieurs threads dans les logiciels. Le test de navigation HTML5 n’en fait par exemple pas partie, puisque les navigateurs web fonctionnent principalement avec un seul cœur.

Les benchmarks GPU bénéficient aussi d’un sérieux ripolinage, avec des tests qui mettent davantage l’accent sur l’apprentissage automatique (machine learning) et la création de contenus. Les charges de travail des benchs consistent maintenant à suivre des visages et appliquer des filtres vidéo en temps réel, à agrandir des images (super-résolution), et flouter l’arrière-plan des flux de visioconférence.

De nouveaux tests GPU de retouche et de synthèse d’images sont également dans le lot, dont des benchs de traitement de fichiers RAW, l’étalonnage colorimétrique vidéo LUT, le path tracing et la simulation de fluide. Les API prises en charge par le test GPU accueillent CUDA, en plus d’OpenCL, Vulkan et Metal, ce qui permettra de mesurer les performances d’un GPU NVIDIA avec l’API utilisée par ses applications les plus exigeantes.

Enfin, les jeux de données ont été agrandis avec davantage de diversité, pour mieux prendre en compte la taille et la complexité des fichiers actuels. Le test de compression de fichiers contient ainsi du code source et des documents texte. Le test de lecture PDF embarque des plans, des documents techniques et des articles scientifiques.

Geekbench 7 est gratuit, mais les mesures sont automatiquement enregistrées dans la base de données qui est accessible au public. La version payante est facturée 99 dollars (il y a 20 dollars de remise jusqu’au 6 août).

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☕️ Bruxelles donne son aval au rachat d’Electronic Arts par des fonds saoudien et américains



Le projet d’acquisition d’Electronic Arts par un consortium emmené par le PIF, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite, est en bonne voie. Du moins du côté de l’Union européenne, qui a donné son feu vert à l’opération maousse costaud de 55 milliards de dollars.

Illustration : Flock

La Commission européenne a approuvé le projet d’acquisition du géant du jeu vidéo EA par un consortium composé du PIF et de deux sociétés américaines : le fonds de private equity Silver Lake Capital et Affinity Partners, le fonds géré par Jared Kushner (ci-devant gendre de Donald Trump).

Bruxelles a conclu que l’opération ne soulevait pas de problèmes de concurrence, « compte tenu de son impact limité sur les marchés où les entreprises sont actives ». Comme le rapporte Reuters, il reste toutefois une procédure à terminer, celle du règlement sur les subventions étrangères. La décision, attendue au plus tard le 30 juillet, devra déterminer si le soutien financier du fonds souverain saoudien confère au consortium un avantage susceptible de fausser le marché.

Néanmoins, l’opération semble bien engagée. Outre-Atlantique, l’absence d’intervention de la FTC, le régulateur à la concurrence, ou du ministère de la Justice équivaut à un feu vert. En revanche, il faut encore obtenir l’aval du CFIUS, le comité chargé d’examiner les investissements étrangers aux États-Unis sous l’angle de la sécurité nationale (PDF). Un examen nécessaire, le PIF étant de très loin le partenaire majeur du consortium.

Si le consortium parvient à ses fins, il s’agira de la deuxième plus importante acquisition de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo, après les 69 milliards de Microsoft pour Activision Blizzard King. Au terme de l’opération, EA s’alourdira d’une dette de 20 milliards de dollars qui forcera l’éditeur à mettre en œuvre des politiques d’économies drastiques (des fermetures de studios et licenciements sont à craindre) tout en maintenant un niveau élevé de rentabilité. Une sacrée gageure dans un secteur en crise profonde.

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☕️ Bruxelles donne son aval au rachat d’Electronic Arts par des fonds saoudien et américains



Le projet d’acquisition d’Electronic Arts par un consortium emmené par le PIF, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite, est en bonne voie. Du moins du côté de l’Union européenne, qui a donné son feu vert à l’opération maousse costaud de 55 milliards de dollars.

Illustration : Flock

La Commission européenne a approuvé le projet d’acquisition du géant du jeu vidéo EA par un consortium composé du PIF et de deux sociétés américaines : le fonds de private equity Silver Lake Capital et Affinity Partners, le fonds géré par Jared Kushner (ci-devant gendre de Donald Trump).

Bruxelles a conclu que l’opération ne soulevait pas de problèmes de concurrence, « compte tenu de son impact limité sur les marchés où les entreprises sont actives ». Comme le rapporte Reuters, il reste toutefois une procédure à terminer, celle du règlement sur les subventions étrangères. La décision, attendue au plus tard le 30 juillet, devra déterminer si le soutien financier du fonds souverain saoudien confère au consortium un avantage susceptible de fausser le marché.

Néanmoins, l’opération semble bien engagée. Outre-Atlantique, l’absence d’intervention de la FTC, le régulateur à la concurrence, ou du ministère de la Justice équivaut à un feu vert. En revanche, il faut encore obtenir l’aval du CFIUS, le comité chargé d’examiner les investissements étrangers aux États-Unis sous l’angle de la sécurité nationale (PDF). Un examen nécessaire, le PIF étant de très loin le partenaire majeur du consortium.

Si le consortium parvient à ses fins, il s’agira de la deuxième plus importante acquisition de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo, après les 69 milliards de Microsoft pour Activision Blizzard King. Au terme de l’opération, EA s’alourdira d’une dette de 20 milliards de dollars qui forcera l’éditeur à mettre en œuvre des politiques d’économies drastiques (des fermetures de studios et licenciements sont à craindre) tout en maintenant un niveau élevé de rentabilité. Une sacrée gageure dans un secteur en crise profonde.

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☕️ Google lance le selfie vidéo pour récupérer l’accès à son compte



Il existe de nombreuses méthodes de sécurité pour se connecter à son compte Google, mais la loi de Murphy étant universelle et intangible, il peut arriver que tout se passe mal et qu’aucune ne fonctionne. Le moteur de recherche en a donc ajouté une nouvelle qui ne devrait plus se perdre au fin fond d’un gestionnaire de mots de passe : le visage.

Google est en train de déployer une fonction de selfie vidéo pour récupérer son compte. Il faudra au préalable enregistrer un selfie vidéo, en suivant les indications de mouvements de tête de l’application. En cas de problème de connexion au compte, l’app peut proposer de réaliser un selfie, qui sera comparé à celui déjà enregistré. Une fois l’identité vérifiée, l’accès sera rétabli.

Image : Google

Évidemment, cette nouvelle méthode pose quelques questions de confidentialité, ce d’autant que le selfie vidéo original est stocké sur les serveurs de Google. L’entreprise se veut rassurante : les données sont enregistrées « de manière sécurisée » (elles sont chiffrées au repos) et avec le consentement de l’utilisateur. La vidéo ne sert que pour l’aide à la connexion, et il est possible de la supprimer à tout moment depuis le compte Google.

Autre inquiétude très concrète : les tentatives d’usurpation d’identité. Des malandrins pourraient en effet être tentés d’utiliser de fausses photos ou vidéos pour se connecter subrepticement dans le compte Google d’une victime. On n’ose imaginer les dégâts possibles, puisque ces comptes contiennent une bonne partie de la vie des utilisateurs…

Plusieurs niveaux de sécurité sont appliqués pour prévenir ces tentatives. « Nous comparons votre vidéo à celle que vous avez enregistrée et vous demandons d’effectuer quelques mouvements simples afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une captation en direct », explique Google. Des « mesures de sécurité habituelles » sont également mises en œuvre pour détecter et bloquer les connexions suspectes.

Les plus suspicieux se contenteront des méthodes de connexion existantes, que ce soit une passkey ou un système de validation à deux étapes, comme le code d’une app d’authentification, une clé de sécurité physique ou une invite Google sur un téléphone déjà connecté. Il y a aussi le code reçu par SMS, mais cette méthode n’est pas spécialement sécurisée.

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☕️ Google lance le selfie vidéo pour récupérer l’accès à son compte



Il existe de nombreuses méthodes de sécurité pour se connecter à son compte Google, mais la loi de Murphy étant universelle et intangible, il peut arriver que tout se passe mal et qu’aucune ne fonctionne. Le moteur de recherche en a donc ajouté une nouvelle qui ne devrait plus se perdre au fin fond d’un gestionnaire de mots de passe : le visage.

Google est en train de déployer une fonction de selfie vidéo pour récupérer son compte. Il faudra au préalable enregistrer un selfie vidéo, en suivant les indications de mouvements de tête de l’application. En cas de problème de connexion au compte, l’app peut proposer de réaliser un selfie, qui sera comparé à celui déjà enregistré. Une fois l’identité vérifiée, l’accès sera rétabli.

Image : Google

Évidemment, cette nouvelle méthode pose quelques questions de confidentialité, ce d’autant que le selfie vidéo original est stocké sur les serveurs de Google. L’entreprise se veut rassurante : les données sont enregistrées « de manière sécurisée » (elles sont chiffrées au repos) et avec le consentement de l’utilisateur. La vidéo ne sert que pour l’aide à la connexion, et il est possible de la supprimer à tout moment depuis le compte Google.

Autre inquiétude très concrète : les tentatives d’usurpation d’identité. Des malandrins pourraient en effet être tentés d’utiliser de fausses photos ou vidéos pour se connecter subrepticement dans le compte Google d’une victime. On n’ose imaginer les dégâts possibles, puisque ces comptes contiennent une bonne partie de la vie des utilisateurs…

Plusieurs niveaux de sécurité sont appliqués pour prévenir ces tentatives. « Nous comparons votre vidéo à celle que vous avez enregistrée et vous demandons d’effectuer quelques mouvements simples afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une captation en direct », explique Google. Des « mesures de sécurité habituelles » sont également mises en œuvre pour détecter et bloquer les connexions suspectes.

Les plus suspicieux se contenteront des méthodes de connexion existantes, que ce soit une passkey ou un système de validation à deux étapes, comme le code d’une app d’authentification, une clé de sécurité physique ou une invite Google sur un téléphone déjà connecté. Il y a aussi le code reçu par SMS, mais cette méthode n’est pas spécialement sécurisée.

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890 millions d’euros d’amende : Google sanctionné deux fois par Bruxelles

Deux fautes, une grosse addition
890 millions d’euros d’amende : Google sanctionné deux fois par Bruxelles

Google est de nouveau condamné par la Commission européenne, qui vient de lui infliger deux amendes totalisant 890 millions d’euros. Il s’agit cette fois de sanctionner l’entreprise pour avoir favorisé ses propres services dans son moteur de recherche, et pour avoir restreint les achats en dehors de son magasin d’applications.

Au terme d’une enquête lancée en mars 2024, Bruxelles sanctionne Google d’avoir enfreint le règlement sur les marchés numériques (DMA). Ce sont en fait deux condamnations pour le prix d’une. La première amende de 460 millions d’euros concerne les pratiques de traitement préférentiel : la Commission estime en effet que Google met davantage en avant ses propres services (comme Google Shopping, Travel ou Maps) au détriment de la concurrence.

Moi d’abord, les autres ensuite

En plus de les placer de manière plus favorable dans les résultats d’une recherche, Google accorderait à ses propres services une visibilité plus attrayante avec des encadrés, des images et des filtres, sans proposer les mêmes possibilités aux services tiers. En tant que contrôleur d’accès, Google se doit pourtant d’appliquer des conditions de classement « transparentes, équitables et non discriminatoires ».

La deuxième condamnation, de 430 millions d’euros, touche les règles imposées aux développeurs d’applications. Ces derniers ont, normalement, la possibilité d’informer leurs utilisateurs qu’un abonnement ou un achat est moins cher ailleurs (sur leur propre site par exemple, ou encore dans des boutiques concurrentes). Ils peuvent aussi diriger ces mêmes utilisateurs vers ces offres alternatives.

La Commission reproche à Google d’avoir mis en place des restrictions contractuelles et techniques telles que les développeurs sont dans l’impossibilité matérielle de profiter de ces largesses. Bruxelles critique également les commissions réclamées par l’entreprise pour les coûts d’acquisition d’un client qui va effectuer un achat ailleurs que sur le Play Store. Google a le droit de facturer une commission, mais celle-ci est considérée comme trop élevée.

Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission en charge de la Concurrence, affirme que Google n’a pas respecté « de manière effective » les obligations du DMA.

« Les meilleurs produits doivent s’imposer parce qu’ils sont meilleurs, et non parce qu’ils appartiennent à l’entreprise qui exploite le moteur de recherche. Les consommateurs européens ont également le droit d’être informés par les développeurs d’applications des endroits où ils peuvent souscrire aux offres les plus avantageuses, même lorsque le propriétaire de la boutique d’applications ne touche aucune commission. »

Le groupe américain a 60 jours pour se mettre en règle, au risque sinon de pénalités périodiques qui peuvent atteindre jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires mondial. Sans attendre, l’entreprise a déjà mis en œuvre des changements, notamment dans l’affichage de résultats liés au shopping, aux hôtels, aux vols, aux publicités et aux résultats sportifs. Des discussions avec la Commission portent également sur la manière dont ces règles devront être appliquées aux Aperçus IA et au mode IA, qui viennent tout juste d’être lancés en France.

Quant au Play Store, la victoire d’Epic Games devant la justice américaine contre Google a poussé ce dernier à revoir en profondeur le fonctionnement du Play Store : boutiques alternatives, commissions en baisse, systèmes de paiement tiers. L’exécutif européen doit encore déterminer si ces modifications suffisent.

Dialogue de sourds

Google, qui peut faire appel de la décision de la Commission, estime que la mise en œuvre du DMA « continue de dégrader des produits du quotidien », déclare Kent Walker, le directeur juridique du groupe. Il déplore la « détérioration » des services de Google « dictée par un petit groupe de plaignants qui défendent leurs propres intérêts, tandis que les entreprises et les consommateurs européens en font les frais. »

« La situation actuelle, c’est que vous avez des contrôleurs d’accès qui bloquent l’innovation européenne et vous avez des contrôleurs d’accès qui empêchent des entreprises européennes d’innover de manière juste », a rétorqué Thomas Regnier, porte-parole de la Commission sur le numérique.

L’histoire ne devrait donc pas en rester là. Elle pourrait même remonter jusqu’aux oreilles de Donald Trump, qui n’apprécie guère les régulations contre les entreprises américaines et a déjà menacé, à plusieurs reprises, de taxes douanières supplémentaires sur les importations européennes. Mais pour Teresa Ribera, il n’est pas question que Bruxelles prenne des décisions en fonction de « ce que quelqu’un d’autre essaie de nous dire de faire ou de ne pas faire », rapporte le Financial Times.

« Il est de notre devoir de défendre l’État de droit, y compris nos propres lois, indépendamment de la manière dont elles sont perçues ou contestées », poursuit-elle. Y compris aux États-Unis : « Certaines déclarations du gouvernement américain ne sont pas particulièrement bienveillantes à l’égard du droit européen. »

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890 millions d’euros d’amende : Google sanctionné deux fois par Bruxelles

Deux fautes, une grosse addition
890 millions d’euros d’amende : Google sanctionné deux fois par Bruxelles

Google est de nouveau condamné par la Commission européenne, qui vient de lui infliger deux amendes totalisant 890 millions d’euros. Il s’agit cette fois de sanctionner l’entreprise pour avoir favorisé ses propres services dans son moteur de recherche, et pour avoir restreint les achats en dehors de son magasin d’applications.

Au terme d’une enquête lancée en mars 2024, Bruxelles sanctionne Google d’avoir enfreint le règlement sur les marchés numériques (DMA). Ce sont en fait deux condamnations pour le prix d’une. La première amende de 460 millions d’euros concerne les pratiques de traitement préférentiel : la Commission estime en effet que Google met davantage en avant ses propres services (comme Google Shopping, Travel ou Maps) au détriment de la concurrence.

Moi d’abord, les autres ensuite

En plus de les placer de manière plus favorable dans les résultats d’une recherche, Google accorderait à ses propres services une visibilité plus attrayante avec des encadrés, des images et des filtres, sans proposer les mêmes possibilités aux services tiers. En tant que contrôleur d’accès, Google se doit pourtant d’appliquer des conditions de classement « transparentes, équitables et non discriminatoires ».

La deuxième condamnation, de 430 millions d’euros, touche les règles imposées aux développeurs d’applications. Ces derniers ont, normalement, la possibilité d’informer leurs utilisateurs qu’un abonnement ou un achat est moins cher ailleurs (sur leur propre site par exemple, ou encore dans des boutiques concurrentes). Ils peuvent aussi diriger ces mêmes utilisateurs vers ces offres alternatives.

La Commission reproche à Google d’avoir mis en place des restrictions contractuelles et techniques telles que les développeurs sont dans l’impossibilité matérielle de profiter de ces largesses. Bruxelles critique également les commissions réclamées par l’entreprise pour les coûts d’acquisition d’un client qui va effectuer un achat ailleurs que sur le Play Store. Google a le droit de facturer une commission, mais celle-ci est considérée comme trop élevée.

Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission en charge de la Concurrence, affirme que Google n’a pas respecté « de manière effective » les obligations du DMA.

« Les meilleurs produits doivent s’imposer parce qu’ils sont meilleurs, et non parce qu’ils appartiennent à l’entreprise qui exploite le moteur de recherche. Les consommateurs européens ont également le droit d’être informés par les développeurs d’applications des endroits où ils peuvent souscrire aux offres les plus avantageuses, même lorsque le propriétaire de la boutique d’applications ne touche aucune commission. »

Le groupe américain a 60 jours pour se mettre en règle, au risque sinon de pénalités périodiques qui peuvent atteindre jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires mondial. Sans attendre, l’entreprise a déjà mis en œuvre des changements, notamment dans l’affichage de résultats liés au shopping, aux hôtels, aux vols, aux publicités et aux résultats sportifs. Des discussions avec la Commission portent également sur la manière dont ces règles devront être appliquées aux Aperçus IA et au mode IA, qui viennent tout juste d’être lancés en France.

Quant au Play Store, la victoire d’Epic Games devant la justice américaine contre Google a poussé ce dernier à revoir en profondeur le fonctionnement du Play Store : boutiques alternatives, commissions en baisse, systèmes de paiement tiers. L’exécutif européen doit encore déterminer si ces modifications suffisent.

Dialogue de sourds

Google, qui peut faire appel de la décision de la Commission, estime que la mise en œuvre du DMA « continue de dégrader des produits du quotidien », déclare Kent Walker, le directeur juridique du groupe. Il déplore la « détérioration » des services de Google « dictée par un petit groupe de plaignants qui défendent leurs propres intérêts, tandis que les entreprises et les consommateurs européens en font les frais. »

« La situation actuelle, c’est que vous avez des contrôleurs d’accès qui bloquent l’innovation européenne et vous avez des contrôleurs d’accès qui empêchent des entreprises européennes d’innover de manière juste », a rétorqué Thomas Regnier, porte-parole de la Commission sur le numérique.

L’histoire ne devrait donc pas en rester là. Elle pourrait même remonter jusqu’aux oreilles de Donald Trump, qui n’apprécie guère les régulations contre les entreprises américaines et a déjà menacé, à plusieurs reprises, de taxes douanières supplémentaires sur les importations européennes. Mais pour Teresa Ribera, il n’est pas question que Bruxelles prenne des décisions en fonction de « ce que quelqu’un d’autre essaie de nous dire de faire ou de ne pas faire », rapporte le Financial Times.

« Il est de notre devoir de défendre l’État de droit, y compris nos propres lois, indépendamment de la manière dont elles sont perçues ou contestées », poursuit-elle. Y compris aux États-Unis : « Certaines déclarations du gouvernement américain ne sont pas particulièrement bienveillantes à l’égard du droit européen. »

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La Maison-Blanche accuse Kimi K3 de distillation du modèle Fable d’Anthropic

Washington pas open à l'open source
La Maison-Blanche accuse Kimi K3 de distillation du modèle Fable d’Anthropic

L’administration Trump a peut-être trouvé la réplique à Kimi K3, le nouveau modèle IA du labo chinois Moonshot AI, dont les poids seront publiés la semaine prochaine. Un officiel de la Maison-Blanche accuse le LLM de distillation de Fable, le modèle d’Anthropic.

Depuis le lancement de Kimi K3 le 17 juillet dernier, on sent comme un petit vent de panique au sein du gouvernement américain. Le modèle développé par Moonshot AI a plusieurs arguments à faire valoir face à la concurrence des labos états-uniens : des performances 3T « de niveau frontière », en tout cas pas si éloignées des modèles US, des prix plus doux, et surtout une ouverture attendue le 27 juillet. Les poids de Kimi K3 doivent en effet être publiés la semaine prochaine, ce qui permettra aux entreprises et aux organisations de l’installer sur leurs propres serveurs et éventuellement de le modifier.

Le côté open source couplé avec des capacités de premier plan risque de secouer très sérieusement le secteur de l’IA tout entier. Les entreprises pourraient trouver là un modèle à la fois abordable et personnalisable, bien plus souple que les concurrents GPT, Claude et consorts. La place de marché OpenRouter a d’ailleurs calculé que les modèles chinois (majoritairement à poids ouverts) représentaient 60 % de l’usage de tokens par les sociétés américaines, rapporte Bloomberg.

Cette ouverture des modèles provenant de Chine est une stratégie voulue par Pékin. Le président Xi Jinping a ainsi encouragé « l’open source, la collaboration et le partage » pour que l’IA bénéficie aux entreprises de toutes les industries durant la World Artificial Intelligence Conference de Shanghai la semaine dernière.

Washington cherche la faille

C’est un caillou dans la chaussure de l’IA américaine, où les modèles fermés et propriétaires sont la norme. Ils permettent aux labos d’avoir la haute main sur la tarification des tokens, ils peuvent aussi couper le robinet de leurs modèles à tout moment pour n’importe quelle raison – comme on l’a vu le mois dernier avec Fable 5. Le gouvernement américain veut désormais avoir un œil sur les nouveaux modèles de frontière avant leur mise à disposition.

Les modèles à poids ouverts ont ceci de particulier qu’une fois lâchés dans la nature, il devient pratiquement impossible de refermer la boîte. Pour protéger son industrie IA, la Maison-Blanche envisage donc plusieurs tactiques, mais une semble se détacher du lot.

Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de l’administration, affirme sur les réseaux sociaux : « Nous disposons d’informations selon lesquelles Moonshot AI a distillé Fable, le modèle d’Anthropic, pour développer son modèle K3 ». Le haut responsable explique que la startup chinoise a développé une « plateforme interne sophistiquée » pour mener des opérations de distillation à grande échelle.

De la sorte, Moonshot aurait ainsi pu « passer rapidement d’une méthode d’accès à une autre afin d’éviter d’être détectée ». L’entreprise aurait également eu accès à des serveurs équipés de puces GB300 de NVIDIA en Thaïlande, « probablement pour entraîner ses modèles d’IA ». Kratsios n’a rien contre la « distillation légitime », mais « les opérations clandestines de distillation industrielle menées à grande échelle dans le but de voler des technologies américaines propriétaires et de saper la recherche américaine sont inacceptables. »

Tout le monde ne partage pas l’inquiétude de Washington

Anthropic a par le passé déjà accusé Moonshot de distillation sauvage. De son côté, OpenAI se fait beaucoup plus prudente. Dean Ball, responsable de la prospective stratégique au sein du labo, pense ainsi que les performances de Kimi K3 ne peuvent pas être expliquées par une distillation.

Greg Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer si Moonshot a extrait des résultats des modèles de son entreprise pour améliorer Kimi K3. Mais « c’est quelque chose que nous surveillons en permanence », a-t-il ajouté à Bloomberg, en tressant des lauriers au modèle concurrent, « plutôt bon ».

Les modèles chinois sont mêmes jugés « excellents » par Jensen Huang, le directeur général de NVIDIA. « Les modèles open source qui sont excellents devraient être utilisés », a-t-il ajouté auprès d’Axios. « Il n’existe aucun scénario où la Chine pourrait évincer les entreprises américaines, c’est tout simplement impossible », assène-t-il. Les labos IA américains n’ont donc pas à craindre les modèles à poids ouverts, selon lui, car ils élargissent le marché en permettant à davantage de personnes de découvrir l’IA.

De nombreux utilisateurs continueront de payer pour la simplicité, la fiabilité et les « performances supérieures » des modèles fermés, poursuit le dirigeant. Il prêche évidemment pour sa paroisse : « Une IA gratuite devrait être une excellente nouvelle pour le matériel informatique, une excellente nouvelle pour les puces, une excellente nouvelle pour les centres de données ». Toutes choses fournies par NVIDIA, bien sûr.

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La Maison-Blanche accuse Kimi K3 de distillation du modèle Fable d’Anthropic

Washington pas open à l'open source
La Maison-Blanche accuse Kimi K3 de distillation du modèle Fable d’Anthropic

L’administration Trump a peut-être trouvé la réplique à Kimi K3, le nouveau modèle IA du labo chinois Moonshot AI, dont les poids seront publiés la semaine prochaine. Un officiel de la Maison-Blanche accuse le LLM de distillation de Fable, le modèle d’Anthropic.

Depuis le lancement de Kimi K3 le 17 juillet dernier, on sent comme un petit vent de panique au sein du gouvernement américain. Le modèle développé par Moonshot AI a plusieurs arguments à faire valoir face à la concurrence des labos états-uniens : des performances 3T « de niveau frontière », en tout cas pas si éloignées des modèles US, des prix plus doux, et surtout une ouverture attendue le 27 juillet. Les poids de Kimi K3 doivent en effet être publiés la semaine prochaine, ce qui permettra aux entreprises et aux organisations de l’installer sur leurs propres serveurs et éventuellement de le modifier.

Le côté open source couplé avec des capacités de premier plan risque de secouer très sérieusement le secteur de l’IA tout entier. Les entreprises pourraient trouver là un modèle à la fois abordable et personnalisable, bien plus souple que les concurrents GPT, Claude et consorts. La place de marché OpenRouter a d’ailleurs calculé que les modèles chinois (majoritairement à poids ouverts) représentaient 60 % de l’usage de tokens par les sociétés américaines, rapporte Bloomberg.

Cette ouverture des modèles provenant de Chine est une stratégie voulue par Pékin. Le président Xi Jinping a ainsi encouragé « l’open source, la collaboration et le partage » pour que l’IA bénéficie aux entreprises de toutes les industries durant la World Artificial Intelligence Conference de Shanghai la semaine dernière.

Washington cherche la faille

C’est un caillou dans la chaussure de l’IA américaine, où les modèles fermés et propriétaires sont la norme. Ils permettent aux labos d’avoir la haute main sur la tarification des tokens, ils peuvent aussi couper le robinet de leurs modèles à tout moment pour n’importe quelle raison – comme on l’a vu le mois dernier avec Fable 5. Le gouvernement américain veut désormais avoir un œil sur les nouveaux modèles de frontière avant leur mise à disposition.

Les modèles à poids ouverts ont ceci de particulier qu’une fois lâchés dans la nature, il devient pratiquement impossible de refermer la boîte. Pour protéger son industrie IA, la Maison-Blanche envisage donc plusieurs tactiques, mais une semble se détacher du lot.

Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de l’administration, affirme sur les réseaux sociaux : « Nous disposons d’informations selon lesquelles Moonshot AI a distillé Fable, le modèle d’Anthropic, pour développer son modèle K3 ». Le haut responsable explique que la startup chinoise a développé une « plateforme interne sophistiquée » pour mener des opérations de distillation à grande échelle.

De la sorte, Moonshot aurait ainsi pu « passer rapidement d’une méthode d’accès à une autre afin d’éviter d’être détectée ». L’entreprise aurait également eu accès à des serveurs équipés de puces GB300 de NVIDIA en Thaïlande, « probablement pour entraîner ses modèles d’IA ». Kratsios n’a rien contre la « distillation légitime », mais « les opérations clandestines de distillation industrielle menées à grande échelle dans le but de voler des technologies américaines propriétaires et de saper la recherche américaine sont inacceptables. »

Tout le monde ne partage pas l’inquiétude de Washington

Anthropic a par le passé déjà accusé Moonshot de distillation sauvage. De son côté, OpenAI se fait beaucoup plus prudente. Dean Ball, responsable de la prospective stratégique au sein du labo, pense ainsi que les performances de Kimi K3 ne peuvent pas être expliquées par une distillation.

Greg Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer si Moonshot a extrait des résultats des modèles de son entreprise pour améliorer Kimi K3. Mais « c’est quelque chose que nous surveillons en permanence », a-t-il ajouté à Bloomberg, en tressant des lauriers au modèle concurrent, « plutôt bon ».

Les modèles chinois sont mêmes jugés « excellents » par Jensen Huang, le directeur général de NVIDIA. « Les modèles open source qui sont excellents devraient être utilisés », a-t-il ajouté auprès d’Axios. « Il n’existe aucun scénario où la Chine pourrait évincer les entreprises américaines, c’est tout simplement impossible », assène-t-il. Les labos IA américains n’ont donc pas à craindre les modèles à poids ouverts, selon lui, car ils élargissent le marché en permettant à davantage de personnes de découvrir l’IA.

De nombreux utilisateurs continueront de payer pour la simplicité, la fiabilité et les « performances supérieures » des modèles fermés, poursuit le dirigeant. Il prêche évidemment pour sa paroisse : « Une IA gratuite devrait être une excellente nouvelle pour le matériel informatique, une excellente nouvelle pour les puces, une excellente nouvelle pour les centres de données ». Toutes choses fournies par NVIDIA, bien sûr.

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