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Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Contrer Google avec ses propres données
Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Google va devoir partager ses données de recherche avec des moteurs concurrents en Europe. Un tremblement de terre pour le géant du web, qui devrait permettre l’émergence d’une concurrence plus affûtée. Next fait le point avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant.

À partir de janvier 2027, Google sera tenu de partager les données de recherche avec ses rivaux en Europe. Requêtes, clics et autres signaux seront donc accessibles à la concurrence qui a besoin de ces données pour améliorer leurs propres services… et se poser finalement en vrais rivaux du leader incontesté de la recherche en ligne.

L’occasion était toute trouvée pour discuter avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant, sur les implications de cette décision. Après neuf années passées chez AWS, devenu vice-président de Cloudflare en France, il a rejoint le moteur de recherche français au mois de mai.

Cet entretien a été condensé et légèrement édité pour plus de clarté.

Une avancée et un changement d’approche majeurs

>> À partir de janvier prochain, Google va devoir partager les données de recherche avec les moteurs concurrents. J’imagine que c’est plutôt une bonne nouvelle pour Qwant mais dans la pratique, à quoi ces données vont-elles vous servir ?

On pense que c’est une avancée majeure pour la Commission européenne et c’est un changement d’approche majeur. Ce ne sont plus uniquement des sanctions, mais vraiment une intention et un but de réduire l’avantage structurel d’une domination monopolistique.

C’est vrai qu’il n’y a pas de précédent d’une société qui a pu accumuler et capturer autant de données sur l’ensemble des citoyens depuis son existence. Et c’est ce qui explique que c’est très compliqué de concurrencer Google, parce que les données et leur volume, ainsi que le nombre d’informations qu’ils capturent quotidiennement, font que c’est un cercle vertueux pour eux. Plus ils ont d’utilisateurs, plus ils ont de volume, plus ils ont de volume, plus précises sont leurs réponses, et du coup plus ils peuvent continuer à capturer davantage d’utilisateurs.

Donc la décision de la Commission est vraiment un événement important.

Concernant l’utilisation des données, cela va nous permettre d’aller plus vite dans notre indépendance technologique, d’être plus précis sur certains types de recherches et de requêtes qu’on appelle les « long tails », c’est-à-dire des recherches très particulières que seul Google voit et qu’on ne peut pas capturer, ne serait-ce que par la volumétrie qui n’est pas du tout la même.

Quand on a 90 % de parts du marché des moteurs de recherche, forcément on capture beaucoup plus de recherches.

Nous donner la capacité d’accéder au système de classement va nous donner la possibilité de voir si les documents ont été cliqués ou pas, et la manière dont l’utilisateur s’est comporté par rapport à ces documents, c’est essentiel. Cela nous permet de mieux classer les documents et les pages des données qui vont être partagées par Google.

On sera dans l’incapacité de reconstituer les requêtes faites sur Google

>> Pendant les discussions avec Bruxelles, Google a multiplié les alertes sur la sécurité des données anonymisées qui vont être fournies aux moteurs de recherche tiers. Est-ce que ces données anonymisées vous permettront de retracer l’utilisateur ou pas ?

Alors non, pour différentes raisons. Un, il y a de l’anonymisation qui est en place. Deux, le nombre de sociétés qui auront accès à ces données est très limité, les données ne seront pas partagées publiquement. Trois, nous avons une obligation légale et contractuelle de ne pas essayer de faire de la réidentification de données. Si on devait le faire, nous serions condamnés.

En dernier lieu, il y a aussi tout un audit des systèmes de sécurité que nous mettons en place au sein de nos entreprises, pour s’assurer qu’un certain nombre de garde-fous soient en action.

C’est évident que Google ne voulait pas se laisser faire, mais c’est assez cynique qu’ils attaquent sous l’angle de la vie privée, alors que le moteur de recherche connaît autant la vie privée de tous les citoyens. Quelque part, ça montre qu’ils ont aussi des ingénieurs qui sont très pointus sur la capacité à réidentifier et reconstituer les sessions à partir de données disjointes les unes des autres.

Il faut savoir que les données qui vont être partagées ne seront pas faites sous la forme de sessions. Chaque requête va être indépendante l’une de l’autre, et on sera dans l’incapacité de reconstituer la personne à l’origine de la requête.

Notre crédo chez Qwant, c’est le respect de la vie privée. Nous n’enregistrons pas de données personnelles ni d’historique de requêtes, nous tronquons les adresses IP. Nous sommes vraiment dans l’impossibilité de reconstituer les requêtes faites sur Google, et de reconstituer les données de la personne qui a saisi la requête.


Petit détour pour évoquer le délicat dossier Bing. En février 2025, la CNIL prononçait un rappel à la loi à l’encontre de Qwant concernant l’exploitation de données « essentiellement techniques » avec le moteur de recherche de Microsoft. Les faits remontent à 2019, mais l’occasion était trop belle d’évoquer le sujet avec les représentants de Qwant sur les suites de ce dossier au long cours.

Au rappel de cette histoire, Qwant nous a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une sanction de la CNIL, et que le problème a été corrigé dans les conditions générales d’utilisation en 2020. L’acquisition de l’entreprise par Synfonium en 2023 a scellé l’affaire, malgré ce rappel à l’ordre de la commission. La politique de confidentialité est depuis restée la même : pas de transmission de données, pas de stockage des données personnelles. Retour à l’interview.



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Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Faille Januscape: comment OVHcloud a patché 1 million de VM

✍ Amine Baba Aissa, le mardi 21 juillet 2026.

Dans un article de blog détaillé, le CISO d’OVHcloud raconte comment l’hébergeur français a corrigé en urgence une faille critique dans le logiciel qui fait tourner ses machines virtuelles, sur un parc d’un million d’entre elles.

[Les Numeriques] Migrer vers le logiciel libre ne suffira pas: le format de fichier reste le vrai verrou de Microsoft

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 20 juillet 2026.

La souveraineté numérique française se joue jusque dans l’extension d’un fichier. Derrière les DOCX, XLSX et PPTX qui circulent chaque jour dans l’administration, le standard OOXML entretient une dépendance invisible à Microsoft, jusque dans la conservation de la mémoire publique.

[Numerama] IA open source vs open weight: quelles sont les différences?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 19 juillet 2026.

Deux termes, une confusion permanente et une industrie qui en joue: open source et open weight n’ont rien à voir, et la distinction pèse aujourd’hui sur des enjeux de souveraineté et de sécurité.

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Verisign Is Finally Bringing<nobr> <wbr></nobr>.web Domains To the Internet

BrianFagioli writes: Verisign is finally bringing web domains to the internet after a decade of fighting. Verisign says the .web top-level domain has finally been delegated into the DNS root, clearing the way for public registrations later in 2026. Until now, consumers could not buy normal working .web domains, despite the extension attracting a record $135 million winning bid in 2016. The launch could make .web one of the more recognizable alternatives to .com, but Verisign already operates both .com and .net, raising questions about whether this creates real competition or simply gives the dominant registry operator another valuable extension. The decade-long fight began after a company called Nu Dot Co won the rights to operate .web in a 2016 ICANN auction with a record $135 million bid secretly funded by Verisign. Rival bidder Afilias, which was later acquired by Donuts, challenged the sale, arguing ICANN should have investigated the relationship before allowing the auction. This triggered years of complaints, reviews, and legal disputes that have ultimately now been resolved under undisclosed terms.

Read more of this story at Slashdot.

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Longtime Web-Weirdness Site Fark Faces Ad Pinch

sandbagger writes: Fark.com is ancient in internet terms. It's not social media. It's not quite a news site. It's a holdover from the dot-com era and is invisible to Google, which makes its community great but has necessitated begging. "[W]e won't survive this year without more TF subscribers," wrote founder Drew Curtis in a post on Bluesky. "Spread the word." For the unfamiliar, Fark is one of the web's OG community news sites that features a wonderfully weird mix of user-submitted links, absurd headlines, Photoshop contests and comment-section mayhem. It has also been featured numerous times on Slashdot over the decades, from a 2007 review of founder Drew Curtis' book and a 2010 story about his skepticism of "the wisdom of crowds" to a full Slashdot interview with Curtis in 2015. For longtime readers of both sites, Fark feels like an old neighbor from an earlier, stranger and arguably more fun era of the internet.

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Le 2 nm de TSMC démarre sur les chapeaux de roues

Le procédé 2 nm de TSMC figure sur des feuilles de route depuis de nombreux mois ; il apparaît désormais dans les revenus trimestriels du fondeur taïwanais. L’intérêt qu’il suscite auprès des clients serait particulièrement vif, à en croire Kevin Zhang, vice-président senior de l’entreprise, qui s’est confié au DigiTimes... [Tout lire]
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Les prix en magasin ne reflètent pas encore la flambée des composants, selon Valve

Une enquête d’Omdia que nous avons relayée montre que les prix élevés de certains composants ont modérément affecté le marché du PC au deuxième trimestre. Selon les analystes du cabinet, cette mitigation résulte d’un phénomène d’anticipation des acheteurs, mais également de l’inertie du marché... [Tout lire]
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Revue de presse de l’April pour la semaine 29 de l’année 2026

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[Les Echos] Aussi efficace, moins cher mais moins déployé… le paradoxe de l'IA open source (€)

✍ Florian Dèbes, le dimanche 19 juillet 2026.

A l’image du nouveau modèle Kimi K3 de Moonshot AI, l’open source chinoise vient mordre les talons des champions américains comme Anthropic et OpenAI. Mais les Américains gardent une longueur d’avance dans les entreprises.

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[Numerama] «Sans exception», Musk promet l'open source total de X

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 15 juillet 2026.

Elon Musk a promis, sur X, de publier l’intégralité du code source de la plateforme une fois une revue de sécurité achevée. Mais sa précédente promesse de transparence, plus limitée, montre déjà les limites de l’exercice.

[clubic.com] La France dépend à 80 % des logiciels américains, déplorent les députés, qui militent pour l'open source

✍ Alexandre Boero, le jeudi 4 juin 2026.

Après plusieurs mois d’auditions, la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques de la France a rendu son verdict mercredi. Elle déplore la dépendance massive aux géants américains et fait des propositions fortes pour bâtir une véritable souveraineté numérique.

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Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Extension du domaine de la lutte
Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.

Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).

t.me passé en serverHold

Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.

L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.

Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.

À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».

Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».

Une sanction émanant des États-Unis

L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.

L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.

« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.

Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

Selon la formule consacrée, toi + moi, ça fait nous – capture d’écran Next
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Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Extension du domaine de la lutte
Le domaine t.me utilisé par Telegram a été temporairement suspendu

Le domaine t.me, utilisé par la messagerie Telegram, a été placé pendant plusieurs heures en pause par le registre chargé de l’extension nationale du Monténégro. L’incident, qui a handicapé les échanges et les partages de fichiers pendant plusieurs heures, découle d’une sanction prise par les États-Unis à l’encontre de First VPN, pourtant démantelé quelques semaines plus tôt.

Un domaine vous manque et tout est dépeuplé. Entre lundi 13 et mardi 14 juillet, les utilisateurs de la messagerie Telegram ont constaté des dysfonctionnements au niveau des liens courts, utilisés soit pour renvoyer vers des canaux internes à la messagerie, soit pour pointer vers des ressources externes (des images par exemple).

t.me passé en serverHold

Les soupçons se sont rapidement portés vers le nom de domaine t.me, utilisé par Telegram comme raccourcisseur d’URL. À juste titre : comme l’a par exemple documenté Stéphane Bortzmeyer, le domaine t.me a tout simplement cessé de répondre aux requêtes.

L’examen du whois associé a révélé que le domaine en question avait été placé en statut serverHold, qui correspond à une interdiction temporaire prononcée par le registre en charge de l’extension concernée. « Il s’agit d’un statut inhabituel qui est généralement mis en œuvre lors de litiges juridiques ou lorsque votre domaine est susceptible d’être supprimé », précise à ce sujet la documentation de l’Icann.

Fallait-il voir dans cette suspension une censure, comme l’ont suggéré certains internautes sur X ? Le patron de Telegram, Pavel Durov, qui dénonçait quatre jours plus tôt la remise au goût du jour de la dérogation Chat Control par le Parlement européen, n’aurait sans doute pas manqué de réagir si tel avait été le cas.

À la place, il a interpellé, mardi 14 juillet, le compte X associé au domaine .me, qui dépend pour rappel du Monténégro : « Les liens t.me ont cessé de fonctionner, pouvez-vous regarder ? ».

Le registre en question s’est exprimé le même jour vers 19 heures, soit quelques heures après la reprise d’activités du domaine t.me. Il a indiqué avoir répondu à une injonction du département du Trésor des États-Unis : « Le registre .ME travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre pour surveiller et traiter les problèmes liés au domaine .ME conformément aux lois applicables, y compris les exigences en matière de sanctions ».

Une sanction émanant des États-Unis

L’injonction en question émane plus précisément de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), l’agence rattachée au Trésor chargée d’administrer et d’appliquer les sanctions économiques ou commerciales. Lundi 13 juillet, l’OFAC a désigné de nouvelles cibles de sanctions, parmi lesquelles figurent plusieurs actifs associés à First VPN, un service qui était « presque exclusivement » promu sur les forums de cybercriminels russophones, récemment démantelé par les autorités.

L’OFAC place à cette occasion plusieurs adresses e-mail, des portefeuilles de cryptomonnaie et plusieurs noms de domaine sur liste noire. Dans le lot figure une URL, t.me/FirstVPNService, qui semble avoir été interprétée de façon expéditive par les services monténégrins.

« Une chaîne Telegram utilisant le domaine http://t.me figurait parmi l’infrastructure identifiée de 1VPNS. En conséquence, le domaine http://t.me a été suspendu. Le 14 juillet, Telegram a confirmé avoir supprimé tous ses liens et affiliations avec 1VPNS. Après vérification de cette confirmation, la suspension du domaine http://t.me a été levée », justifie le registre.

Telegram a de son côté temporairement basculé ses liens vers le domaine telegram.me. Durov, d’humeur badine, a profité de l’occasion pour s’offrir le domaine t.you.

Selon la formule consacrée, toi + moi, ça fait nous – capture d’écran Next
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Revue de presse de l’April pour la semaine 28 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Frandroid] Windows passe sous les 60 % de parts de marché sur PC de bureau

✍ Ulrich Rozier, le jeudi 9 juillet 2026.

Windows repasse sous la barre des 60 % des ordinateurs de bureau dans le monde, une première depuis des années. Linux, lui, s’installe durablement au-dessus des 4 %.

[LCP - Assemblée Nationale] Numérique: le rapport de la commission d'enquête sur les vulnérabilités de la France a été adopté

✍ Adèle Daumas, le mercredi 8 juillet 2026.

Les députés de la commission d’enquête sur les ‘vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France’ ont adopté, ce merceredi 8 juillet, le rapport rédigé par Cyrielle Chatelain (Ecologiste et social). Les conclusions et les recommandations du rapport seront rendues publiques la semaine prochaine.

[Les Echos] «A un moment, il faut faire un arbitrage de coûts»: ces entreprises qui utilisent déjà des modèles d'IA chinois (€)

Le lundi 6 juillet 2026.

Entre tensions géopolitiques, restrictions américaines sur les modèles avancés et explosion des factures, les entreprises se tournent vers des modèles d’IA chinois en open source, malgré leurs orientations controversées.

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Cloudflare Precursor Watches Your Mouse and Keyboard To Decide If You Are Human

BrianFagioli writes: Cloudflare has launched Precursor, a new behavioral bot detection system that monitors mouse movement, typing cadence, scrolling, clipboard activity, page visibility, and other signals across an entire browsing session. The system is designed to catch advanced bots that can run JavaScript, use real browsers, and pass traditional CAPTCHA challenges. Cloudflare says Precursor does not record actual keystrokes and instead studies timing and rhythm. The company also says the data is not tied to user identities or persistent profiles. Even so, software that watches how people move and type throughout a visit raises privacy concerns, especially as Cloudflare claims bots now generate roughly 57 percent of all Internet requests.

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Le marché du PC encaisse le choc des composants plus coûteux

En cette période compliquée pour le marché des PC, qui ne sont clairement pas prioritaires pour certains composants, Omdia publie un rapport instructif sur les expéditions mondiales d'ordinateurs. Le cabinet d'études révèle que les livraisons de PC fixes et portables (stations de travail incluses) ont diminué de 3,6 % au deuxième trimestre 2026 en glissement annuel... [Tout lire]
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'Knockoff' Browser Extension Hides Sketchy Brands On Amazon

alternative_right shares a report from 404 Media: A software developer made a Chrome and Firefox extension called Knockoff that automatically hides, grays out, or filters products from sketchy brands on Amazon, which highlights just how many shady brands are on the platform and how commonly they show up on searches for basic items. In just a few minutes of using the extension, Knockoff dimmed product listings for screwdrivers made by "SUNHZMCKP," spoons made by "SACATR," and a lamp made by "ROTTOGOON." In a tweet announcing the extension, developer Josh Pigford wrote "Sorry to brands like WNPETHOME, EHEYCIGA, YXYL, LU&MN, JOYIN, TOMY, GODONLIF, YOOJEE, LINGTENG, LANEIGE, VISCOO, BIODANCE, COOFANDY, BALENNZ, TOSY, and LUENX." The extension can also hide all sponsored product listings. The extension quickly went viral as a much-needed filter for people who still use Amazon and, for those who don't use Amazon because of its horrendous labor practices and other concerns, it is evidence of what an incredible wasteland the platform has become.

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Amazon Will Stop Accepting New Customers For Mechanical Turk

An anonymous reader quotes a report from TechCrunch: These may be the last days of Amazon's Mechanical Turk. An announcement on the Mechanical Turk website says that on July 30, 2026, the crowdsourcing service will close to new customers. Amazon Web Services says the decision was made after "careful consideration," adding, "Existing customers can continue to use the service as normal. AWS continues to invest in security and availability improvements for Mechanical Turk, but we do not plan to introduce new features." In other words, Amazon isn't completely pulling the plug, but the service is very much on life support. Further reading: Horror Stories From Inside Amazon's Mechanical Turk (2020)

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Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

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Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

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