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☕️ Une batterie remplaçable dans les souris Logitech en 2027, mais uniquement en Europe



Les batteries des souris Logitech seront plus faciles à remplacer à compter de février 2027. Le règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batterie impose qu’il soit aisé pour l’utilisateur de changer ce composant dans leurs appareils. Le texte ne précise pas de catégories spécifiques, mais la liste des exemptions ne concerne pas les périphériques de saisie.

Logitech a donc confirmé que ses futures souris bénéficieront de cette avancée en matière de droit à la réparation. Le fabricant commercialisera également des batteries de remplacement. En revanche, et à l’instar de Nintendo pour la Switch 2 et ses manettes, ces mulots modifiés ne seront proposés qu’en Europe. Une situation pour le moins étrange : pourquoi s’embarrasser à gérer deux lignes de production, une pour le vieux continent, l’autre pour le reste du monde ?

Image : Logitech

Les explications de Robin Piispanen, nouveau directeur général de la division gaming de Logitech, sont pour le moins vaseuses. Il évoque d’abord la question du poids ; les périphériques du constructeur sont équipés d’une batterie légère à enveloppe souple, reliée par un câble très fin au reste de l’électronique. « Ce type de batterie ne peut pas être manipulé sans risque. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, vous la confier en disant : allez-y, remplacez cette batterie souple », explique-t-il à The Verge.

En Europe, les souris embarqueront une batterie à coque rigide qui, par le fait, sera bien plus difficile à percer (ce qui peut provoquer un départ de feu) et plus facile à changer. Mais voilà : « combien de gens vont ouvrir leur propre souris, retirer la batterie et en installer une nouvelle simplement parce que l’ancienne est arrivée en fin de vie ? », justifie le dirigeant qui s’appuie sur les données de l’entreprise.

Les utilisateurs ont tendance à remplacer la souris toute entière, en achetant une nouvelle… ce qui paraît somme toute logique, si on leur interdit la possibilité de remplacer la batterie. Robin Piispanen assure pourtant soutenir le droit à la réparation : après tout, Logitech commercialise depuis janvier 2025 des pièces détachées officielles dans la boutique d’iFixit.

Les amateurs de bricolage y trouveront des batteries pour les souris et claviers du fabricant, mais pas de switches, ces microrupteurs mécaniques placés sous les boutons qui enregistrent le clic. Ce sont pourtant des composants qui ont tendance à lâcher en premier, avant même la batterie. Pour les remplacer, « il faut ouvrir entièrement la souris et vous risquez fort de casser quelque chose », indique le dirigeant. Il en va de même pour les revêtements antidérapants, dont le remplacement implique de retirer les résidus de l’ancien adhésif : « Il faut suivre tout un processus pour le faire correctement. »

« Je n’ai pas envie de vous vendre une pièce pour que vous finissiez par tout abîmer et que vous le regrettiez », ajoute-t-il. Dans ces conditions, autant ne faire aucun effort sur la réparabilité, effectivement.

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☕️ Une batterie remplaçable dans les souris Logitech en 2027, mais uniquement en Europe



Les batteries des souris Logitech seront plus faciles à remplacer à compter de février 2027. Le règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batterie impose qu’il soit aisé pour l’utilisateur de changer ce composant dans leurs appareils. Le texte ne précise pas de catégories spécifiques, mais la liste des exemptions ne concerne pas les périphériques de saisie.

Logitech a donc confirmé que ses futures souris bénéficieront de cette avancée en matière de droit à la réparation. Le fabricant commercialisera également des batteries de remplacement. En revanche, et à l’instar de Nintendo pour la Switch 2 et ses manettes, ces mulots modifiés ne seront proposés qu’en Europe. Une situation pour le moins étrange : pourquoi s’embarrasser à gérer deux lignes de production, une pour le vieux continent, l’autre pour le reste du monde ?

Image : Logitech

Les explications de Robin Piispanen, nouveau directeur général de la division gaming de Logitech, sont pour le moins vaseuses. Il évoque d’abord la question du poids ; les périphériques du constructeur sont équipés d’une batterie légère à enveloppe souple, reliée par un câble très fin au reste de l’électronique. « Ce type de batterie ne peut pas être manipulé sans risque. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, vous la confier en disant : allez-y, remplacez cette batterie souple », explique-t-il à The Verge.

En Europe, les souris embarqueront une batterie à coque rigide qui, par le fait, sera bien plus difficile à percer (ce qui peut provoquer un départ de feu) et plus facile à changer. Mais voilà : « combien de gens vont ouvrir leur propre souris, retirer la batterie et en installer une nouvelle simplement parce que l’ancienne est arrivée en fin de vie ? », justifie le dirigeant qui s’appuie sur les données de l’entreprise.

Les utilisateurs ont tendance à remplacer la souris toute entière, en achetant une nouvelle… ce qui paraît somme toute logique, si on leur interdit la possibilité de remplacer la batterie. Robin Piispanen assure pourtant soutenir le droit à la réparation : après tout, Logitech commercialise depuis janvier 2025 des pièces détachées officielles dans la boutique d’iFixit.

Les amateurs de bricolage y trouveront des batteries pour les souris et claviers du fabricant, mais pas de switches, ces microrupteurs mécaniques placés sous les boutons qui enregistrent le clic. Ce sont pourtant des composants qui ont tendance à lâcher en premier, avant même la batterie. Pour les remplacer, « il faut ouvrir entièrement la souris et vous risquez fort de casser quelque chose », indique le dirigeant. Il en va de même pour les revêtements antidérapants, dont le remplacement implique de retirer les résidus de l’ancien adhésif : « Il faut suivre tout un processus pour le faire correctement. »

« Je n’ai pas envie de vous vendre une pièce pour que vous finissiez par tout abîmer et que vous le regrettiez », ajoute-t-il. Dans ces conditions, autant ne faire aucun effort sur la réparabilité, effectivement.

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[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

Protégeons la liberté d'expression de Grok !
[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

SpaceXAI part en croisade contre une loi du Minnesota interdisant les technologies de « nudification », qui permettent de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles. L’entreprise est la première concernée, puisque son chatbot Grok est massivement utilisé pour créer ces images.

Mise à jour 3/08 – Le juge en charge de la plainte a rejeté la demande de SpaceXAI. L’entreprise d’Elon Musk voulait le report de la loi du Minnesota bannissant la génération de deepfakes dénudés. Celle-ci a été mise en œuvre le 1er août, alors que la plainte remontait au… 29 juillet. « Un tel délai pour engager l’action et déposer cette requête laisse penser que le préjudice n’est pas imminent », a estimé le juge.

Mais si la loi est en application depuis ce week-end, cela ne signifie pas pour autant que la plainte est éteinte. La procédure se poursuit en effet, avec une audience programmée le 19 août pour décider si la législation doit être suspendue provisoirement ou pas.

Article original, 29/07 – En début d’année, Grok était sous le feu des critiques : le chatbot de xAI (renommé SpaceXAI depuis) permettait très facilement de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles (des femmes dans leur vaste majorité), sans leur consentement. Le tout avec le soutien actif d’Elon Musk, trop heureux de voir grimper la popularité de son bot IA.

Depuis, plusieurs enquêtes ont été lancées, en France, à la Commission européenne et à la Commission de protection des données irlandaises, qui a la responsabilité de faire appliquer le RGPD à X (anciennement Twitter).

D’autres juridictions sont allées plus loin, à l’image de l’État américain du Minnesota où une loi interdisant les technologies de nudification entrera en vigueur le 1er août (PDF). Les propriétaires ou exploitants de sites, d’applications et de logiciels ne peuvent plus permettre à leurs utilisateurs d’accéder à une telle fonction, de la télécharger ou de l’utiliser. Ils ne peuvent pas non plus produire eux-mêmes ces images pour le compte de leurs utilisateurs.

Le droit de Grok de générer des images dénudées

Le texte prévoit toutefois une exception pour les logiciels de retouche d’images qui nécessitent de l’utilisateur une compétence technique substantielle (à l’image de Photoshop) : ces outils restent heureusement licites. Les opérateurs des services de nudification pourront être poursuivis par les victimes, avec à la clé d’importantes sanctions possibles : jusqu’à trois fois le montant des dommages réellement subis, notamment pour la souffrance psychologique, ainsi que des dommages punitifs.

Quant à la sanction civile, elle peut atteindre 500 000 dollars pour chaque accès, téléchargement ou utilisation illégale. Ces amendes financeront des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles. Cette loi est la première du genre aux États-Unis.

SpaceXAI s’oppose à cette législation, comme le rapporte CBS News. L’entreprise affirme qu’elle « ne remet pas en cause l’intérêt du Minnesota à interdire la diffusion, sans leur consentement, d’images de personnes réelles artificiellement représentées nues », mais elle se positionne sur le terrain de la « liberté d’expression ». La loi irait « bien au-delà de [l’] objectif » de lutter contre la nudification et exposerait de nombreuses « formes d’expression protégées à des poursuites civiles et à des sanctions gouvernementales ».

L’entreprise estime que la loi rend le fournisseur d’IA automatiquement responsable, qu’il interdise ou pas aux utilisateurs de se servir de l’outil pour générer des deepfakes dénudés. Elle pourrait aussi être tenue responsable même lorsque les personnes ont consenti à la création de l’image ou quand celle-ci présente une « valeur artistique, scientifique, politique, satirique, éducative, médicale ou religieuse ». Ce qui est une interprétation très large : une image de nu peut en effet entrer dans une de ces catégories, annulant complètement la portée des lois contre ces technologies.

La plainte déposée par SpaceXAI affirme aussi que la définition d’une partie intime retenue par la loi interdit la représentation d’hommes torse nu, de personnes en short ou en maillot de bain, ainsi que d’autres images allant « au-delà de ce qu’une personne ordinaire considérerait comme de la “nudification” ». Enfin et surtout, l’entreprise d’Elon Musk estime que la génération d’images et de vidéos à l’aide de son IA est une activité protégée par la Constitution américaine en vertu du Premier amendement sur la liberté d’expression.

Au bout du compte, SpaceXAI demande au tribunal de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi, et d’interdire au Minnesota de la faire appliquer. « On se retrouvera au tribunal, pervers », a simplement répondu le gouverneur de l’État, Tim Waltz.

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a été un peu plus prolixe : « Je sais qu’utiliser l’IA pour générer, contre leur volonté, des images de personnes nues est abject. Les débats légitimes sur la politique à mener en matière d’IA ne manquent pas. Celui-ci n’en fait pas partie. » Il ajoute que la nudification par IA prive les victimes « de leur dignité et peut leur causer un immense préjudice sur les plans émotionnel, personnel et professionnel. »

De ce côté-ci de l’Atlantique, où des réglementations similaires sont à l’étude à Bruxelles, xAI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

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[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

Protégeons la liberté d'expression de Grok !
[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

SpaceXAI part en croisade contre une loi du Minnesota interdisant les technologies de « nudification », qui permettent de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles. L’entreprise est la première concernée, puisque son chatbot Grok est massivement utilisé pour créer ces images.

Mise à jour 3/08 – Le juge en charge de la plainte a rejeté la demande de SpaceXAI. L’entreprise d’Elon Musk voulait le report de la loi du Minnesota bannissant la génération de deepfakes dénudés. Celle-ci a été mise en œuvre le 1er août, alors que la plainte remontait au… 29 juillet. « Un tel délai pour engager l’action et déposer cette requête laisse penser que le préjudice n’est pas imminent », a estimé le juge.

Mais si la loi est en application depuis ce week-end, cela ne signifie pas pour autant que la plainte est éteinte. La procédure se poursuit en effet, avec une audience programmée le 19 août pour décider si la législation doit être suspendue provisoirement ou pas.

Article original, 29/07 – En début d’année, Grok était sous le feu des critiques : le chatbot de xAI (renommé SpaceXAI depuis) permettait très facilement de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles (des femmes dans leur vaste majorité), sans leur consentement. Le tout avec le soutien actif d’Elon Musk, trop heureux de voir grimper la popularité de son bot IA.

Depuis, plusieurs enquêtes ont été lancées, en France, à la Commission européenne et à la Commission de protection des données irlandaises, qui a la responsabilité de faire appliquer le RGPD à X (anciennement Twitter).

D’autres juridictions sont allées plus loin, à l’image de l’État américain du Minnesota où une loi interdisant les technologies de nudification entrera en vigueur le 1er août (PDF). Les propriétaires ou exploitants de sites, d’applications et de logiciels ne peuvent plus permettre à leurs utilisateurs d’accéder à une telle fonction, de la télécharger ou de l’utiliser. Ils ne peuvent pas non plus produire eux-mêmes ces images pour le compte de leurs utilisateurs.

Le droit de Grok de générer des images dénudées

Le texte prévoit toutefois une exception pour les logiciels de retouche d’images qui nécessitent de l’utilisateur une compétence technique substantielle (à l’image de Photoshop) : ces outils restent heureusement licites. Les opérateurs des services de nudification pourront être poursuivis par les victimes, avec à la clé d’importantes sanctions possibles : jusqu’à trois fois le montant des dommages réellement subis, notamment pour la souffrance psychologique, ainsi que des dommages punitifs.

Quant à la sanction civile, elle peut atteindre 500 000 dollars pour chaque accès, téléchargement ou utilisation illégale. Ces amendes financeront des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles. Cette loi est la première du genre aux États-Unis.

SpaceXAI s’oppose à cette législation, comme le rapporte CBS News. L’entreprise affirme qu’elle « ne remet pas en cause l’intérêt du Minnesota à interdire la diffusion, sans leur consentement, d’images de personnes réelles artificiellement représentées nues », mais elle se positionne sur le terrain de la « liberté d’expression ». La loi irait « bien au-delà de [l’] objectif » de lutter contre la nudification et exposerait de nombreuses « formes d’expression protégées à des poursuites civiles et à des sanctions gouvernementales ».

L’entreprise estime que la loi rend le fournisseur d’IA automatiquement responsable, qu’il interdise ou pas aux utilisateurs de se servir de l’outil pour générer des deepfakes dénudés. Elle pourrait aussi être tenue responsable même lorsque les personnes ont consenti à la création de l’image ou quand celle-ci présente une « valeur artistique, scientifique, politique, satirique, éducative, médicale ou religieuse ». Ce qui est une interprétation très large : une image de nu peut en effet entrer dans une de ces catégories, annulant complètement la portée des lois contre ces technologies.

La plainte déposée par SpaceXAI affirme aussi que la définition d’une partie intime retenue par la loi interdit la représentation d’hommes torse nu, de personnes en short ou en maillot de bain, ainsi que d’autres images allant « au-delà de ce qu’une personne ordinaire considérerait comme de la “nudification” ». Enfin et surtout, l’entreprise d’Elon Musk estime que la génération d’images et de vidéos à l’aide de son IA est une activité protégée par la Constitution américaine en vertu du Premier amendement sur la liberté d’expression.

Au bout du compte, SpaceXAI demande au tribunal de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi, et d’interdire au Minnesota de la faire appliquer. « On se retrouvera au tribunal, pervers », a simplement répondu le gouverneur de l’État, Tim Waltz.

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a été un peu plus prolixe : « Je sais qu’utiliser l’IA pour générer, contre leur volonté, des images de personnes nues est abject. Les débats légitimes sur la politique à mener en matière d’IA ne manquent pas. Celui-ci n’en fait pas partie. » Il ajoute que la nudification par IA prive les victimes « de leur dignité et peut leur causer un immense préjudice sur les plans émotionnel, personnel et professionnel. »

De ce côté-ci de l’Atlantique, où des réglementations similaires sont à l’étude à Bruxelles, xAI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

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La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

La Chine a vu la lumière
La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

Une entreprise chinoise aurait commencé à produire ses propres machines de lithographie DUV, un marché largement dominé par le groupe européen ASML. Un progrès important pour la Chine, qui cherche à réduire sa dépendance aux technologies occidentales.

ASML est une des entreprises les plus importantes de l’industrie de la tech : c’est elle en effet qui fournit aux fabricants de semi-conducteurs les machines de lithographie indispensables à la fabrication des puces. Basée aux Pays-Bas, elle permet aux fondeurs comme TSMC, Samsung ou encore Intel de produire leurs composants. Ses machines sont donc indispensables à la bonne marche du secteur, tiraillé de toutes parts par les coups de menton géopolitiques des grandes puissances américaine et chinoise. Avec l’Europe au milieu.

EUV FTW

Pour des raisons de sécurité, les Pays-Bas contrôlent de près les exportations d’ASML, comme le gouvernement l’a rappelé en septembre 2024. Ce qui signifie que des restrictions s’imposent à la Chine. Le pays, qui pesait 14 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au deuxième trimestre (soit environ 924 millions d’euros), peut importer certains types de machines moins avancées.

C’est le cas des modèles DUV (Deep Ultraviolet), même si les versions les plus performantes restent soumises à des licences d’exportation. Cette technologie est utilisée pour la plupart des semi-conducteurs, y compris pour de nombreuses couches des puces les plus avancées. Les fondeurs peuvent la pousser dans ses derniers retranchements en multipliant les étapes et donc les risques d’erreur qui coûtent cher.

Les machines EUV (Extreme Ultraviolet) produites par ASML ne peuvent pas en revanche être exportées vers la Chine. ASML n’a jamais obtenu du gouvernement néerlandais les autorisations nécessaires pour y livrer ces équipements destinés aux puces les plus avancées. Une politique qui remonte à 2019, et qui a toujours cours aujourd’hui.

Les technologies DUV et EUV servent le même objectif : utiliser la lumière pour imprimer des motifs microscopiques sur une tranche de silicium recouverte d’un matériau photosensible, comme l’explique ASML. Ce principe de lithographie permet ensuite de transférer ces motifs dans les différentes couches de matériaux qui formeront les transistors et les circuits de la puce. La lithographie EUV repose cependant sur une architecture entièrement différente de celle du DUV, avec son système de miroirs d’une précision redoutable.

La lumière au bout du tunnel

D’après des sources de The Information, une entreprise chinoise non citée aurait commencé à produire des machines DUV. Selon Reuters, il s’agirait de Shanghai Aishengna Electronic Technology Group. Elles devraient être livrées à ses premiers clients dans le courant de l’année, notamment au fabricant de mémoires CXMT (celui-là même courtisé par Apple). Cette société vise la production de 5 machines DUV en 2026, et autour d’une vingtaine l’année prochaine.

Les capacités d’ASML sont d’un autre niveau : 130 modèles DUV à immersion cette année, avec une hausse de 30 % pour 2027. Et puis on parle d’une technologie inférieure à l’EUV, cette dernière servant à fabriquer les puces les plus performantes, celles des serveurs NVIDIA ou des appareils d’Apple. Comme le rappelle SemiAnalysis auprès de CNBC, la mise au point de l’EUV a nécessité vingt ans de recherche et des milliards de dollars d’investissements ; nul doute que la Chine a les moyens humains et financiers pour se lancer dans une telle aventure, comme elle l’a fait pour les CPU de son nouveau supercalculateur, ou encore des puces dédiées à l’IA.

Pékin pourrait même être plus proche que jamais. Reuters rapportait en décembre dernier qu’un prototype fonctionnel de machine EUV avait été développé à Shenzhen par une équipe composée d’anciens d’ASML. L’équipement serait en phase de test, sans être capable de fabriquer des puces en série. L’optimisme est pourtant de rigueur : selon l’agence de presse, la Chine voudrait produire des puces avec cet équipement dès 2028.

En attendant, ces machines DUV devront encore démontrer qu’elles peuvent égaler les rendements, la cadence, la précision et la fiabilité des modèles d’ASML. Si cet équipement se montre trop lent, instable ou s’il génère trop de puces défectueuses, il sera d’un intérêt très relatif. De plus, l’impact de ces machines « made in China » pourrait être modeste sur les comptes d’ASML, au vu des restrictions imposées à l’exportation de ces appareils.

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La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

La Chine a vu la lumière
La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

Une entreprise chinoise aurait commencé à produire ses propres machines de lithographie DUV, un marché largement dominé par le groupe européen ASML. Un progrès important pour la Chine, qui cherche à réduire sa dépendance aux technologies occidentales.

ASML est une des entreprises les plus importantes de l’industrie de la tech : c’est elle en effet qui fournit aux fabricants de semi-conducteurs les machines de lithographie indispensables à la fabrication des puces. Basée aux Pays-Bas, elle permet aux fondeurs comme TSMC, Samsung ou encore Intel de produire leurs composants. Ses machines sont donc indispensables à la bonne marche du secteur, tiraillé de toutes parts par les coups de menton géopolitiques des grandes puissances américaine et chinoise. Avec l’Europe au milieu.

EUV FTW

Pour des raisons de sécurité, les Pays-Bas contrôlent de près les exportations d’ASML, comme le gouvernement l’a rappelé en septembre 2024. Ce qui signifie que des restrictions s’imposent à la Chine. Le pays, qui pesait 14 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au deuxième trimestre (soit environ 924 millions d’euros), peut importer certains types de machines moins avancées.

C’est le cas des modèles DUV (Deep Ultraviolet), même si les versions les plus performantes restent soumises à des licences d’exportation. Cette technologie est utilisée pour la plupart des semi-conducteurs, y compris pour de nombreuses couches des puces les plus avancées. Les fondeurs peuvent la pousser dans ses derniers retranchements en multipliant les étapes et donc les risques d’erreur qui coûtent cher.

Les machines EUV (Extreme Ultraviolet) produites par ASML ne peuvent pas en revanche être exportées vers la Chine. ASML n’a jamais obtenu du gouvernement néerlandais les autorisations nécessaires pour y livrer ces équipements destinés aux puces les plus avancées. Une politique qui remonte à 2019, et qui a toujours cours aujourd’hui.

Les technologies DUV et EUV servent le même objectif : utiliser la lumière pour imprimer des motifs microscopiques sur une tranche de silicium recouverte d’un matériau photosensible, comme l’explique ASML. Ce principe de lithographie permet ensuite de transférer ces motifs dans les différentes couches de matériaux qui formeront les transistors et les circuits de la puce. La lithographie EUV repose cependant sur une architecture entièrement différente de celle du DUV, avec son système de miroirs d’une précision redoutable.

La lumière au bout du tunnel

D’après des sources de The Information, une entreprise chinoise non citée aurait commencé à produire des machines DUV. Selon Reuters, il s’agirait de Shanghai Aishengna Electronic Technology Group. Elles devraient être livrées à ses premiers clients dans le courant de l’année, notamment au fabricant de mémoires CXMT (celui-là même courtisé par Apple). Cette société vise la production de 5 machines DUV en 2026, et autour d’une vingtaine l’année prochaine.

Les capacités d’ASML sont d’un autre niveau : 130 modèles DUV à immersion cette année, avec une hausse de 30 % pour 2027. Et puis on parle d’une technologie inférieure à l’EUV, cette dernière servant à fabriquer les puces les plus performantes, celles des serveurs NVIDIA ou des appareils d’Apple. Comme le rappelle SemiAnalysis auprès de CNBC, la mise au point de l’EUV a nécessité vingt ans de recherche et des milliards de dollars d’investissements ; nul doute que la Chine a les moyens humains et financiers pour se lancer dans une telle aventure, comme elle l’a fait pour les CPU de son nouveau supercalculateur, ou encore des puces dédiées à l’IA.

Pékin pourrait même être plus proche que jamais. Reuters rapportait en décembre dernier qu’un prototype fonctionnel de machine EUV avait été développé à Shenzhen par une équipe composée d’anciens d’ASML. L’équipement serait en phase de test, sans être capable de fabriquer des puces en série. L’optimisme est pourtant de rigueur : selon l’agence de presse, la Chine voudrait produire des puces avec cet équipement dès 2028.

En attendant, ces machines DUV devront encore démontrer qu’elles peuvent égaler les rendements, la cadence, la précision et la fiabilité des modèles d’ASML. Si cet équipement se montre trop lent, instable ou s’il génère trop de puces défectueuses, il sera d’un intérêt très relatif. De plus, l’impact de ces machines « made in China » pourrait être modeste sur les comptes d’ASML, au vu des restrictions imposées à l’exportation de ces appareils.

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[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

Problème de connexion pour le futur sans disque
[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

À quelques heures d’intervalle, les services en ligne de PlayStation et de Xbox sont tombés dans les choux, laissant sur le carreau de nombreux joueurs désireux d’accéder à leurs jeux. Voilà qui n’annonce rien de bon pour l’avenir tout dématérialisé que préparent les constructeurs de consoles.

Le réseau Xbox a connu plusieurs hoquets ces derniers jours. La panne du 23 juillet tombait très mal : les joueurs ayant acheté l’accès anticipé à Halo: Campaign Evolved trépignaient derrière les serveurs de Microsoft pour lancer le remaster de leur jeu de tir préféré. Ils ont dû attendre quelques heures de plus, tout comme de nombreux autres utilisateurs des services en ligne Xbox, sur leurs consoles, PC, ainsi que dans le cloud.

Une panne « inacceptable »

Mais le pire était à venir. Les services Xbox n’ont pas fonctionné durant une bonne partie de la journée de lundi. Ce coup de mou a empêché les joueurs d’accéder à leur compte et donc à leur bibliothèque de jeux dématérialisés. Elle a même pu empêcher le lancement des disques de jeux.

La situation a été rétablie une quinzaine d’heures plus tard. La situation est telle que le directeur technique de Xbox, Scott Van Vliet, est sorti du bois pour donner une première explication technique de ce qui s’était passé. La panne, qu’il qualifie d’« inacceptable », trouve son origine dans une défaillance d’un service externe de gestion des licences dont dépend Xbox.

Plusieurs « scénarios » de connexion ont cessé de fonctionner correctement, tout comme des opérations qui nécessitent la vérification des droits d’accès (affichage de la bibliothèque, lancement des jeux). Les premiers signaux ont été signalés dans la nuit de dimanche à lundi. Les équipes de Microsoft ont « isolé l’infrastructure défaillante », puis rétabli le service mais de manière inégale selon les régions.

Mais au-delà de la cause de la panne, le CTO veut comprendre pourquoi la défaillance d’un seul service a pu provoquer un incident d’une telle ampleur. Pourquoi le rétablissement a pris autant de temps et comment éviter qu’un point de défaillance unique puisse de nouveau gâcher la journée des joueurs. Des changements profonds vont être effectués dans l’infra des services Xbox, pour la connexion comme pour le lancement des jeux. Scott Van Vliet promet également une communication plus rapide et plus claire quand un problème survient.

Au moins, Xbox tente de jouer la carte de la transparence, contrairement à Sony qui s’est muré dans le silence le plus total pendant et après la panne qui a touché le PSN vendredi 24 juillet. Pendant 6 heures environ, les services en ligne de PlayStation ont fonctionné en pointillés, empêchant de nombreux joueurs de lancer leurs jeux dématérialisés et de se connecter aux serveurs pour les parties en multi.

Il a fallu suivre la page de statut des services en ligne pour se tenir au courant des évolutions de l’arrêt des machines. Le PSN aurait été pris dans la nasse de la grosse panne chez AWS, qui touchait plusieurs sites et plateformes web au même moment.

L’avenir merveilleux du tout-démat’

Ces incidents interviennent au plus mauvais moment pour les constructeurs de consoles, qui depuis des années préparent les esprits à des jeux entièrement dématérialisés. Sony a d’ailleurs programmé l’arrêt des jeux physiques PlayStation pour janvier 2028, ce qui annonce une PS6 sans lecteur de disques. Le projet Helix de future Xbox pourrait bien suivre le même chemin, même si Microsoft n’a rien confirmé.

Sony s’engageait à « mobiliser en priorité » ses ressources pour innover dans la manière dont les joueurs accèdent aux jeux – pas de bol, la panne de la semaine dernière a aussi touché le PlayStation Store – et promettait « une expérience de jeu de tout premier ordre ». On ne peut pas dire que ce soit très bien parti.

Pour les joueurs attachés à l’objet physique, les galettes de jeux sont une solution à ces problèmes de serveurs, mais ces supports ne sont pas la panacée pour autant. La panne chez Xbox a ainsi empêché le lancement des jeux sur disques. Et il y a belle lurette que les supports physiques ont besoin d’un téléchargement initial ou d’une mise à jour « day one ». Le site DoesItPlay? recense beaucoup de jeux jouables sans connexion internet et/ou téléchargement nécessaire : à mettre dans ses favoris.

Mise à jour 15h30 — Xbox a clarifié auprès de The Verge que l’impossibilité de lancer des jeux à partir d’un bon vieux disque pendant la panne de lundi n’aurait pas dû arriver. Scott Van Vliet explique que « les vérifications de licence pour les jeux sur support physique ne devraient pas empêcher les joueurs d’accéder à leurs titres : c’est ainsi que le système a été conçu ».

Et pourtant, c’est bien arrivé. Les disques pour Xbox One et Xbox Series X contiennent les informations nécessaires à la vérification du droit d’utilisation. Selon la documentation de Microsoft, les jeux entièrement pris en charge sur disque et ne nécessitant pas de connexion à internet devraient rester accessibles hors ligne.

Microsoft a identifié le problème ayant empêché les consoles d’utiliser correctement ces droits d’accès. Un correctif sera déployé dans les prochaines semaines.

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[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

Problème de connexion pour le futur sans disque
[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

À quelques heures d’intervalle, les services en ligne de PlayStation et de Xbox sont tombés dans les choux, laissant sur le carreau de nombreux joueurs désireux d’accéder à leurs jeux. Voilà qui n’annonce rien de bon pour l’avenir tout dématérialisé que préparent les constructeurs de consoles.

Le réseau Xbox a connu plusieurs hoquets ces derniers jours. La panne du 23 juillet tombait très mal : les joueurs ayant acheté l’accès anticipé à Halo: Campaign Evolved trépignaient derrière les serveurs de Microsoft pour lancer le remaster de leur jeu de tir préféré. Ils ont dû attendre quelques heures de plus, tout comme de nombreux autres utilisateurs des services en ligne Xbox, sur leurs consoles, PC, ainsi que dans le cloud.

Une panne « inacceptable »

Mais le pire était à venir. Les services Xbox n’ont pas fonctionné durant une bonne partie de la journée de lundi. Ce coup de mou a empêché les joueurs d’accéder à leur compte et donc à leur bibliothèque de jeux dématérialisés. Elle a même pu empêcher le lancement des disques de jeux.

La situation a été rétablie une quinzaine d’heures plus tard. La situation est telle que le directeur technique de Xbox, Scott Van Vliet, est sorti du bois pour donner une première explication technique de ce qui s’était passé. La panne, qu’il qualifie d’« inacceptable », trouve son origine dans une défaillance d’un service externe de gestion des licences dont dépend Xbox.

Plusieurs « scénarios » de connexion ont cessé de fonctionner correctement, tout comme des opérations qui nécessitent la vérification des droits d’accès (affichage de la bibliothèque, lancement des jeux). Les premiers signaux ont été signalés dans la nuit de dimanche à lundi. Les équipes de Microsoft ont « isolé l’infrastructure défaillante », puis rétabli le service mais de manière inégale selon les régions.

Mais au-delà de la cause de la panne, le CTO veut comprendre pourquoi la défaillance d’un seul service a pu provoquer un incident d’une telle ampleur. Pourquoi le rétablissement a pris autant de temps et comment éviter qu’un point de défaillance unique puisse de nouveau gâcher la journée des joueurs. Des changements profonds vont être effectués dans l’infra des services Xbox, pour la connexion comme pour le lancement des jeux. Scott Van Vliet promet également une communication plus rapide et plus claire quand un problème survient.

Au moins, Xbox tente de jouer la carte de la transparence, contrairement à Sony qui s’est muré dans le silence le plus total pendant et après la panne qui a touché le PSN vendredi 24 juillet. Pendant 6 heures environ, les services en ligne de PlayStation ont fonctionné en pointillés, empêchant de nombreux joueurs de lancer leurs jeux dématérialisés et de se connecter aux serveurs pour les parties en multi.

Il a fallu suivre la page de statut des services en ligne pour se tenir au courant des évolutions de l’arrêt des machines. Le PSN aurait été pris dans la nasse de la grosse panne chez AWS, qui touchait plusieurs sites et plateformes web au même moment.

L’avenir merveilleux du tout-démat’

Ces incidents interviennent au plus mauvais moment pour les constructeurs de consoles, qui depuis des années préparent les esprits à des jeux entièrement dématérialisés. Sony a d’ailleurs programmé l’arrêt des jeux physiques PlayStation pour janvier 2028, ce qui annonce une PS6 sans lecteur de disques. Le projet Helix de future Xbox pourrait bien suivre le même chemin, même si Microsoft n’a rien confirmé.

Sony s’engageait à « mobiliser en priorité » ses ressources pour innover dans la manière dont les joueurs accèdent aux jeux – pas de bol, la panne de la semaine dernière a aussi touché le PlayStation Store – et promettait « une expérience de jeu de tout premier ordre ». On ne peut pas dire que ce soit très bien parti.

Pour les joueurs attachés à l’objet physique, les galettes de jeux sont une solution à ces problèmes de serveurs, mais ces supports ne sont pas la panacée pour autant. La panne chez Xbox a ainsi empêché le lancement des jeux sur disques. Et il y a belle lurette que les supports physiques ont besoin d’un téléchargement initial ou d’une mise à jour « day one ». Le site DoesItPlay? recense beaucoup de jeux jouables sans connexion internet et/ou téléchargement nécessaire : à mettre dans ses favoris.

Mise à jour 15h30 — Xbox a clarifié auprès de The Verge que l’impossibilité de lancer des jeux à partir d’un bon vieux disque pendant la panne de lundi n’aurait pas dû arriver. Scott Van Vliet explique que « les vérifications de licence pour les jeux sur support physique ne devraient pas empêcher les joueurs d’accéder à leurs titres : c’est ainsi que le système a été conçu ».

Et pourtant, c’est bien arrivé. Les disques pour Xbox One et Xbox Series X contiennent les informations nécessaires à la vérification du droit d’utilisation. Selon la documentation de Microsoft, les jeux entièrement pris en charge sur disque et ne nécessitant pas de connexion à internet devraient rester accessibles hors ligne.

Microsoft a identifié le problème ayant empêché les consoles d’utiliser correctement ces droits d’accès. Un correctif sera déployé dans les prochaines semaines.

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☕️ Les appels audio et vidéo de WhatsApp maintenant dans le navigateur



WhatsApp ne se limite évidemment pas au texte : la messagerie de Meta permet de discuter de vive voix, avec ou sans sa tête à l’écran. Le service a justement amélioré les appels audio et vidéo dans sa dernière livrée de nouveautés.

Plus besoin d’avoir à utiliser l’application de WhatsApp pour appeler un ou des correspondants : la version web est désormais suffisante. Les appels vocaux et vidéo, aussi bien individuels qu’en groupe, peuvent en effet passer par un navigateur. Et ce, avec le chiffrement de bout en bout, « sans limite de temps ni frais », assure la messagerie.

Voilà qui sera pratique sur un ordinateur d’entreprise où l’installation d’apps est restreinte ou une machine partagée. Par ailleurs, le partage d’écran et les réactions sont également disponibles, tout comme l’historique des appels et les favoris. Les appels vidéo bénéficieront d’ailleurs de la haute définition dès les premières secondes, alors il faudra être sur son 31 immédiatement.

Dans la même veine, WhatsApp apporte une fonction de suppression des bruits de fond pour faire ressortir les voix, même dans un environnement bruyant. Les paramètres de l’appel permettent de régler finement cette option.

La messagerie ajoute le transfert d’appel de groupe d’un appareil à un autre, « sans raccrocher ». L’appel peut être transféré depuis l’app mobile vers la version web, macOS ou Windows de la messagerie. Dans un autre genre tout aussi utile, une « salle d’attente » fait son apparition pour faire patienter les utilisateurs ayant suivi un lien vers un appel de groupe ; ils ne pourront y participer que si le créateur de l’appel les autorise. Tout cela est en cours de déploiement progressif dans le monde entier.

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☕️ Les appels audio et vidéo de WhatsApp maintenant dans le navigateur



WhatsApp ne se limite évidemment pas au texte : la messagerie de Meta permet de discuter de vive voix, avec ou sans sa tête à l’écran. Le service a justement amélioré les appels audio et vidéo dans sa dernière livrée de nouveautés.

Plus besoin d’avoir à utiliser l’application de WhatsApp pour appeler un ou des correspondants : la version web est désormais suffisante. Les appels vocaux et vidéo, aussi bien individuels qu’en groupe, peuvent en effet passer par un navigateur. Et ce, avec le chiffrement de bout en bout, « sans limite de temps ni frais », assure la messagerie.

Voilà qui sera pratique sur un ordinateur d’entreprise où l’installation d’apps est restreinte ou une machine partagée. Par ailleurs, le partage d’écran et les réactions sont également disponibles, tout comme l’historique des appels et les favoris. Les appels vidéo bénéficieront d’ailleurs de la haute définition dès les premières secondes, alors il faudra être sur son 31 immédiatement.

Dans la même veine, WhatsApp apporte une fonction de suppression des bruits de fond pour faire ressortir les voix, même dans un environnement bruyant. Les paramètres de l’appel permettent de régler finement cette option.

La messagerie ajoute le transfert d’appel de groupe d’un appareil à un autre, « sans raccrocher ». L’appel peut être transféré depuis l’app mobile vers la version web, macOS ou Windows de la messagerie. Dans un autre genre tout aussi utile, une « salle d’attente » fait son apparition pour faire patienter les utilisateurs ayant suivi un lien vers un appel de groupe ; ils ne pourront y participer que si le créateur de l’appel les autorise. Tout cela est en cours de déploiement progressif dans le monde entier.

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[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Petit loyer, gros astérisque
[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Les appareils d’Apple sont trop chers ? Il est vrai qu’avec la dernière augmentation en date, le portefeuille souffre encore plus que d’habitude. Néanmoins, le constructeur propose une alternative en lançant un programme de leasing, sobrement baptisé Apple Upgrade. Les prix sont alléchants, mais gare aux petites lignes.

Les appareils d’Apple n’ont jamais été très bon marché, et encore moins depuis la récente hausse vertigineuse imposée par l’explosion des coûts de la mémoire. Pour y remédier, le constructeur vient de lancer, aux États-Unis seulement, un nouveau programme de location, Apple Upgrade.

Il propose aux clients aux budgets serrés la possibilité de louer un appareil sur une durée de 12 à 36 mois. Pour l’iPhone et l’Apple Watch, la location s’échelonne entre 12 ou 24 mois ; sur un Mac ou un iPad, elle s’étire entre 24 et 36 mois. Premier avantage : il n’y a ni apport initial ni dépôt de garantie.

Les petites lignes à prendre en compte

Apple donne plusieurs exemples de son programme de leasing. Un iPhone 17 Pro (256 Go) au prix public de 1 099 dollars (hors taxes) est proposé à 31,99 dollars pour un contrat de 24 mois, ou encore 45,99 dollars sur 12 mois. Ce qui revient à un total de respectivement 767 et 551 dollars.

Un iPad Pro 11 pouces (256 Go) vendu 1 199 dollars reviendra à 24,99 dollars sur 36 mois, ou 31,99 dollars sur 24 mois. Soit 899 et 767 dollars. Un MacBook Pro 14 pouces (16 Go de RAM) normalement vendu 1 999 dollars est proposé à 38,99 dollars sur 36 mois ou 53,99 dollars sur 24 mois, soit 1 403 et 1 295 dollars.

Des prix plutôt avantageux donc, ce qui confirme que les mensualités couvrent essentiellement l’usage et la dépréciation estimée de l’appareil. Il faut avoir en tête que l’appareil en leasing n’appartient pas au client : au terme du contrat, il pourra acheter complètement le produit, mais ni Apple ni Klarna, le partenaire financier dans l’opération, ne précisent le prix de rachat.

La FAQ précise cependant que « le prix de rachat correspondra au prix catalogue, duquel seront déduits les loyers déjà versés, ainsi que les éventuelles remises restantes ou le crédit accordé pour la reprise d’un ancien appareil, hors taxes et éventuels frais liés à des dommages. » Si toutes les conditions sont réunies, Apple assure qu’on ne paiera pas plus cher un appareil auparavant en leasing. Cependant, des « frais substantiels » pourront s’appliquer si on décide de terminer un contrat avant terme.

Attention à la casse

Il est aussi possible de signer un nouveau contrat de location pour obtenir un appareil neuf. L’ancien modèle devra être rendu, en bon état. Si ce n’est pas le cas, des frais supplémentaires pourraient être exigés. Sachant que l’assurance AppleCare n’est pas incluse dans l’offre de leasing, il sera donc nécessaire de faire soit très attention à son matériel, soit casquer pour la garantie en plus. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer une offre AppleCare One pour cumuler des assurances sur plusieurs appareils, à tarif préférentiel.

Attention, ne rien faire à l’échéance du contrat n’arrête pas la location : des mensualités sont toujours prélevées pendant un maximum de 6 mois, et elles sont susceptibles d’augmenter. À la fin de la prolongation, et sans nouvelle de la part du client, Klarna facturera automatiquement le prix de rachat.

En cas de second échec d’un prélèvement, Klarna explique sur son site que la mensualité impayée est ajoutée au prochain paiement prévu, avec des frais de retard qui peuvent s’appliquer (et une mauvaise note de crédit au passage, ce qui peut être problématique aux États-Unis).

Afin d’atténuer le feu des mensualités, Apple propose de combiner la reprise d’un ancien matériel, ce qui implique d’abandonner un bien appartenant au client pour un autre qu’il ne possèdera pas. La communication d’Apple est habile (« Un iPhone 17 Pro à partir de 17,99 dollars par mois ! »), mais le consommateur accepte d’entrer dans un cycle de location, de restitution et de renouvellement.

Ce programme a certainement vocation à s’étendre à d’autres pays, puisque les prix des appareils Apple sont élevés partout dans le monde. Actuellement, sur l’Apple Store français, il est toujours possible de contracter un crédit à taux 0 % (auprès de Cetelem) sur certaines durées. Et à la fin des paiements, l’appareil appartient au client.

Mise à jour 21 h — Ouf ! Apple n’a pas l’intention de verrouiller l’iPhone ou le Mac des mauvais payeurs. Le constructeur a indiqué à The Verge qu’« il n’y aura pas de mode restreint ni de limitation des fonctionnalités de l’appareil en cas de retard ou de défaut de paiement dans le cadre du programme Apple Upgrade. »

Il y avait tout lieu de craindre le pire : du code dans une bêta d’iOS 27 débusqué par 9to5Mac faisait référence à un système permettant à un partenaire financier (Klarna pour Apple Upgrade) d’effectuer des vérifications régulières de l’état d’un appareil et de le placer dans un « mode restreint » si le propriétaire n’était pas à jour dans ses paiements. Seule une poignée d’applications devaient rester disponibles, comme Téléphone, les réglages, Cartes et l’App Store.

Klarna a de son côté précisé qu’en cas de trois paiements successifs manqués, le contrat de location sera résilié « et le client devra régler la totalité du solde restant dû ».

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[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Petit loyer, gros astérisque
[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Les appareils d’Apple sont trop chers ? Il est vrai qu’avec la dernière augmentation en date, le portefeuille souffre encore plus que d’habitude. Néanmoins, le constructeur propose une alternative en lançant un programme de leasing, sobrement baptisé Apple Upgrade. Les prix sont alléchants, mais gare aux petites lignes.

Les appareils d’Apple n’ont jamais été très bon marché, et encore moins depuis la récente hausse vertigineuse imposée par l’explosion des coûts de la mémoire. Pour y remédier, le constructeur vient de lancer, aux États-Unis seulement, un nouveau programme de location, Apple Upgrade.

Il propose aux clients aux budgets serrés la possibilité de louer un appareil sur une durée de 12 à 36 mois. Pour l’iPhone et l’Apple Watch, la location s’échelonne entre 12 ou 24 mois ; sur un Mac ou un iPad, elle s’étire entre 24 et 36 mois. Premier avantage : il n’y a ni apport initial ni dépôt de garantie.

Les petites lignes à prendre en compte

Apple donne plusieurs exemples de son programme de leasing. Un iPhone 17 Pro (256 Go) au prix public de 1 099 dollars (hors taxes) est proposé à 31,99 dollars pour un contrat de 24 mois, ou encore 45,99 dollars sur 12 mois. Ce qui revient à un total de respectivement 767 et 551 dollars.

Un iPad Pro 11 pouces (256 Go) vendu 1 199 dollars reviendra à 24,99 dollars sur 36 mois, ou 31,99 dollars sur 24 mois. Soit 899 et 767 dollars. Un MacBook Pro 14 pouces (16 Go de RAM) normalement vendu 1 999 dollars est proposé à 38,99 dollars sur 36 mois ou 53,99 dollars sur 24 mois, soit 1 403 et 1 295 dollars.

Des prix plutôt avantageux donc, ce qui confirme que les mensualités couvrent essentiellement l’usage et la dépréciation estimée de l’appareil. Il faut avoir en tête que l’appareil en leasing n’appartient pas au client : au terme du contrat, il pourra acheter complètement le produit, mais ni Apple ni Klarna, le partenaire financier dans l’opération, ne précisent le prix de rachat.

La FAQ précise cependant que « le prix de rachat correspondra au prix catalogue, duquel seront déduits les loyers déjà versés, ainsi que les éventuelles remises restantes ou le crédit accordé pour la reprise d’un ancien appareil, hors taxes et éventuels frais liés à des dommages. » Si toutes les conditions sont réunies, Apple assure qu’on ne paiera pas plus cher un appareil auparavant en leasing. Cependant, des « frais substantiels » pourront s’appliquer si on décide de terminer un contrat avant terme.

Attention à la casse

Il est aussi possible de signer un nouveau contrat de location pour obtenir un appareil neuf. L’ancien modèle devra être rendu, en bon état. Si ce n’est pas le cas, des frais supplémentaires pourraient être exigés. Sachant que l’assurance AppleCare n’est pas incluse dans l’offre de leasing, il sera donc nécessaire de faire soit très attention à son matériel, soit casquer pour la garantie en plus. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer une offre AppleCare One pour cumuler des assurances sur plusieurs appareils, à tarif préférentiel.

Attention, ne rien faire à l’échéance du contrat n’arrête pas la location : des mensualités sont toujours prélevées pendant un maximum de 6 mois, et elles sont susceptibles d’augmenter. À la fin de la prolongation, et sans nouvelle de la part du client, Klarna facturera automatiquement le prix de rachat.

En cas de second échec d’un prélèvement, Klarna explique sur son site que la mensualité impayée est ajoutée au prochain paiement prévu, avec des frais de retard qui peuvent s’appliquer (et une mauvaise note de crédit au passage, ce qui peut être problématique aux États-Unis).

Afin d’atténuer le feu des mensualités, Apple propose de combiner la reprise d’un ancien matériel, ce qui implique d’abandonner un bien appartenant au client pour un autre qu’il ne possèdera pas. La communication d’Apple est habile (« Un iPhone 17 Pro à partir de 17,99 dollars par mois ! »), mais le consommateur accepte d’entrer dans un cycle de location, de restitution et de renouvellement.

Ce programme a certainement vocation à s’étendre à d’autres pays, puisque les prix des appareils Apple sont élevés partout dans le monde. Actuellement, sur l’Apple Store français, il est toujours possible de contracter un crédit à taux 0 % (auprès de Cetelem) sur certaines durées. Et à la fin des paiements, l’appareil appartient au client.

Mise à jour 21 h — Ouf ! Apple n’a pas l’intention de verrouiller l’iPhone ou le Mac des mauvais payeurs. Le constructeur a indiqué à The Verge qu’« il n’y aura pas de mode restreint ni de limitation des fonctionnalités de l’appareil en cas de retard ou de défaut de paiement dans le cadre du programme Apple Upgrade. »

Il y avait tout lieu de craindre le pire : du code dans une bêta d’iOS 27 débusqué par 9to5Mac faisait référence à un système permettant à un partenaire financier (Klarna pour Apple Upgrade) d’effectuer des vérifications régulières de l’état d’un appareil et de le placer dans un « mode restreint » si le propriétaire n’était pas à jour dans ses paiements. Seule une poignée d’applications devaient rester disponibles, comme Téléphone, les réglages, Cartes et l’App Store.

Klarna a de son côté précisé qu’en cas de trois paiements successifs manqués, le contrat de location sera résilié « et le client devra régler la totalité du solde restant dû ».

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Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Contrer Google avec ses propres données
Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Google va devoir partager ses données de recherche avec des moteurs concurrents en Europe. Un tremblement de terre pour le géant du web, qui devrait permettre l’émergence d’une concurrence plus affûtée. Next fait le point avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant.

À partir de janvier 2027, Google sera tenu de partager les données de recherche avec ses rivaux en Europe. Requêtes, clics et autres signaux seront donc accessibles à la concurrence qui a besoin de ces données pour améliorer leurs propres services… et se poser finalement en vrais rivaux du leader incontesté de la recherche en ligne.

L’occasion était toute trouvée pour discuter avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant, sur les implications de cette décision. Après neuf années passées chez AWS, devenu vice-président de Cloudflare en France, il a rejoint le moteur de recherche français au mois de mai.

Cet entretien a été condensé et légèrement édité pour plus de clarté.

Une avancée et un changement d’approche majeurs

>> À partir de janvier prochain, Google va devoir partager les données de recherche avec les moteurs concurrents. J’imagine que c’est plutôt une bonne nouvelle pour Qwant mais dans la pratique, à quoi ces données vont-elles vous servir ?

On pense que c’est une avancée majeure pour la Commission européenne et c’est un changement d’approche majeur. Ce ne sont plus uniquement des sanctions, mais vraiment une intention et un but de réduire l’avantage structurel d’une domination monopolistique.

C’est vrai qu’il n’y a pas de précédent d’une société qui a pu accumuler et capturer autant de données sur l’ensemble des citoyens depuis son existence. Et c’est ce qui explique que c’est très compliqué de concurrencer Google, parce que les données et leur volume, ainsi que le nombre d’informations qu’ils capturent quotidiennement, font que c’est un cercle vertueux pour eux. Plus ils ont d’utilisateurs, plus ils ont de volume, plus ils ont de volume, plus précises sont leurs réponses, et du coup plus ils peuvent continuer à capturer davantage d’utilisateurs.

Donc la décision de la Commission est vraiment un événement important.

Concernant l’utilisation des données, cela va nous permettre d’aller plus vite dans notre indépendance technologique, d’être plus précis sur certains types de recherches et de requêtes qu’on appelle les « long tails », c’est-à-dire des recherches très particulières que seul Google voit et qu’on ne peut pas capturer, ne serait-ce que par la volumétrie qui n’est pas du tout la même.

Quand on a 90 % de parts du marché des moteurs de recherche, forcément on capture beaucoup plus de recherches.

Nous donner la capacité d’accéder au système de classement va nous donner la possibilité de voir si les documents ont été cliqués ou pas, et la manière dont l’utilisateur s’est comporté par rapport à ces documents, c’est essentiel. Cela nous permet de mieux classer les documents et les pages des données qui vont être partagées par Google.

On sera dans l’incapacité de reconstituer les requêtes faites sur Google

>> Pendant les discussions avec Bruxelles, Google a multiplié les alertes sur la sécurité des données anonymisées qui vont être fournies aux moteurs de recherche tiers. Est-ce que ces données anonymisées vous permettront de retracer l’utilisateur ou pas ?

Alors non, pour différentes raisons. Un, il y a de l’anonymisation qui est en place. Deux, le nombre de sociétés qui auront accès à ces données est très limité, les données ne seront pas partagées publiquement. Trois, nous avons une obligation légale et contractuelle de ne pas essayer de faire de la réidentification de données. Si on devait le faire, nous serions condamnés.

En dernier lieu, il y a aussi tout un audit des systèmes de sécurité que nous mettons en place au sein de nos entreprises, pour s’assurer qu’un certain nombre de garde-fous soient en action.

C’est évident que Google ne voulait pas se laisser faire, mais c’est assez cynique qu’ils attaquent sous l’angle de la vie privée, alors que le moteur de recherche connaît autant la vie privée de tous les citoyens. Quelque part, ça montre qu’ils ont aussi des ingénieurs qui sont très pointus sur la capacité à réidentifier et reconstituer les sessions à partir de données disjointes les unes des autres.

Il faut savoir que les données qui vont être partagées ne seront pas faites sous la forme de sessions. Chaque requête va être indépendante l’une de l’autre, et on sera dans l’incapacité de reconstituer la personne à l’origine de la requête.

Notre crédo chez Qwant, c’est le respect de la vie privée. Nous n’enregistrons pas de données personnelles ni d’historique de requêtes, nous tronquons les adresses IP. Nous sommes vraiment dans l’impossibilité de reconstituer les requêtes faites sur Google, et de reconstituer les données de la personne qui a saisi la requête.


Petit détour pour évoquer le délicat dossier Bing. En février 2025, la CNIL prononçait un rappel à la loi à l’encontre de Qwant concernant l’exploitation de données « essentiellement techniques » avec le moteur de recherche de Microsoft. Les faits remontent à 2019, mais l’occasion était trop belle d’évoquer le sujet avec les représentants de Qwant sur les suites de ce dossier au long cours.

Au rappel de cette histoire, Qwant nous a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une sanction de la CNIL, et que le problème a été corrigé dans les conditions générales d’utilisation en 2020. L’acquisition de l’entreprise par Synfonium en 2023 a scellé l’affaire, malgré ce rappel à l’ordre de la commission. La politique de confidentialité est depuis restée la même : pas de transmission de données, pas de stockage des données personnelles. Retour à l’interview.



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Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

La guerre de la mémoire
Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

Une des solutions mises en œuvre par Apple pour soulager des marges mises à mal par la crise de la mémoire est d’augmenter les prix de ses appareils. Une autre serait d’équiper ses produits avec de la RAM chinoise. Une stratégie industrielle qui se heurte aux restrictions américaines que le constructeur espère faire sauter – mais Micron, principal fournisseur US de mémoire, s’y oppose, tout comme une partie de l’administration Trump.

« Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun domaine en plus de quarante ans », avait expliqué Tim Cook le mois dernier en évoquant la crise de la mémoire. Quelques jours plus tard, Apple augmentait le prix de ses appareils et de quelques uns de ses services histoire, peut-être, de compenser l’effritement des marges sur le matériel.

Les difficiles manœuvres d’Apple

Le constructeur informatique, qui était un des plus importants acheteurs de mémoire avant que les acteurs de l’IA ne viennent tout dévorer avec leur grand appétit et des poches profondes, travaille sur une autre solution : faire appel à des fournisseurs chinois. Apple négocierait avec ChangXin Memory Technologies (CXMT, qui détient 7,67 % du marché mondial de la DRAM) et Yangtze Memory Technologies (YMTC, surtout spécialisée dans la mémoire NAND), dont la production pourrait équiper des appareils vendus en Chine, comme le rapportait le Financial Times début juillet.

Seul problème : ces deux entreprises sont sur des « listes noires » de Washington car elles sont considérées comme liées à l’armée chinoise. YMTC figure de plus sur l’« entity list », qui limite fortement les exportations de technologies et de produits vers les entreprises qui y figurent. C’est pourquoi Apple mènerait depuis quelques semaines une campagne de lobbying qualifiée d’« agressive » par le Wall Street Journal auprès de l’administration Trump.

Un combat difficile pour le constructeur. D’un côté, il doit démontrer le bien-fondé d’utiliser des mémoires chinoises dans ses appareils, alors que ces entreprises sont mal vues de Washington. De l’autre, Apple fait face à une opposition virulente de la part de Micron, un des trois grands fabricants mondiaux de mémoires, et le seul américain du lot face aux coréens Samsung et SK Hynix.

Sanjay Mehrotra, le directeur général de Micron, ainsi que plusieurs dirigeants du groupe, auraient averti Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, pour pousser le gouvernement à garder une position ferme contre CXMT et d’autres entreprises chinoises susceptibles de vendre des composants à des sociétés américaines. Et ce, peu importe la région du monde où les appareils seront commercialisés : c’est le genre de scénario qui permettrait à la Chine d’imposer ses produits, comme cela a été le cas dans l’aciérie et plus largement les usines aux États-Unis.

Micron a de la mémoire

Micron a une dent contre Apple. À mots à peine voilés, le fournisseur de mémoire a accusé le constructeur de Cupertino d’être un des responsables de la crise actuelle après avoir forcé de substantielles baisses de prix sur ces composants. Faute d’argent et de marges, les fabricants de RAM et de SSD ont dû suspendre des projets d’investissements pour construire des usines qui auraient bien été utiles aujourd’hui.

Selon les sources du WSJ, Apple accuse en privé Micron de pratiquer des prix abusifs, et de ne pas investir assez rapidement pour augmenter sa production. Micron réplique en mettant en avant son plan d’investissements à hauteur de 250 milliards de dollars aux États-Unis.

L’administration Trump va devoir faire un choix : faire baisser les prix pour soulager le portefeuille des consommateurs américains quitte à assouplir sa position sur les entreprises chinoises, ou augmenter la production de semi-conducteurs au pays pour réduire la dépendance envers l’étranger. Micron affirme être une partie de la solution, en accélérant la construction d’usines aux États-Unis. « L’importance stratégique des technologies de mémoire et de stockage de pointe n’a jamais été aussi grande », abonde un porte-parole.

« Le plus important, c’est de développer nos capacités de production ici. Et nous ne voulons évidemment pas faire affaire avec une entreprise figurant sur l’Entity List », a déclaré la semaine dernière Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Le hic, c’est que fabriquer de la mémoire est plus difficile que de claquer de doigts, le processus est long et complexe. En attendant que les premières barrettes sortent de ces usines, les consommateurs vont continuer à souffrir tout comme l’industrie, au-delà du seul cas d’Apple.

Apple avait déjà tenté de faire de YMTC un de ses fournisseurs de mémoire. C’était en 2022, et la collaboration était même allée jusqu’à établir un cahier des charges afin que les composants de l’entreprise satisfassent les exigences du constructeur. Ce dernier a par la suite essuyé un torrent de critiques, notamment de la part de Marco Rubio, alors sénateur : celui qui allait devenir le secrétaire d’État de Donald Trump avait alors accusé Apple de « jouer avec le feu ».

En attendant, et à l’image de ses rivaux américain et coréens, CXMT vit sa meilleure vie en Bourse. Durant sa première journée de cotation à Shanghai, le fabricant chinois a enregistré une hausse fulgurante de 466 % de son action, poussant la valorisation de l’entreprise à 484 milliards de dollars.

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Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

La guerre de la mémoire
Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

Une des solutions mises en œuvre par Apple pour soulager des marges mises à mal par la crise de la mémoire est d’augmenter les prix de ses appareils. Une autre serait d’équiper ses produits avec de la RAM chinoise. Une stratégie industrielle qui se heurte aux restrictions américaines que le constructeur espère faire sauter – mais Micron, principal fournisseur US de mémoire, s’y oppose, tout comme une partie de l’administration Trump.

« Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun domaine en plus de quarante ans », avait expliqué Tim Cook le mois dernier en évoquant la crise de la mémoire. Quelques jours plus tard, Apple augmentait le prix de ses appareils et de quelques uns de ses services histoire, peut-être, de compenser l’effritement des marges sur le matériel.

Les difficiles manœuvres d’Apple

Le constructeur informatique, qui était un des plus importants acheteurs de mémoire avant que les acteurs de l’IA ne viennent tout dévorer avec leur grand appétit et des poches profondes, travaille sur une autre solution : faire appel à des fournisseurs chinois. Apple négocierait avec ChangXin Memory Technologies (CXMT, qui détient 7,67 % du marché mondial de la DRAM) et Yangtze Memory Technologies (YMTC, surtout spécialisée dans la mémoire NAND), dont la production pourrait équiper des appareils vendus en Chine, comme le rapportait le Financial Times début juillet.

Seul problème : ces deux entreprises sont sur des « listes noires » de Washington car elles sont considérées comme liées à l’armée chinoise. YMTC figure de plus sur l’« entity list », qui limite fortement les exportations de technologies et de produits vers les entreprises qui y figurent. C’est pourquoi Apple mènerait depuis quelques semaines une campagne de lobbying qualifiée d’« agressive » par le Wall Street Journal auprès de l’administration Trump.

Un combat difficile pour le constructeur. D’un côté, il doit démontrer le bien-fondé d’utiliser des mémoires chinoises dans ses appareils, alors que ces entreprises sont mal vues de Washington. De l’autre, Apple fait face à une opposition virulente de la part de Micron, un des trois grands fabricants mondiaux de mémoires, et le seul américain du lot face aux coréens Samsung et SK Hynix.

Sanjay Mehrotra, le directeur général de Micron, ainsi que plusieurs dirigeants du groupe, auraient averti Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, pour pousser le gouvernement à garder une position ferme contre CXMT et d’autres entreprises chinoises susceptibles de vendre des composants à des sociétés américaines. Et ce, peu importe la région du monde où les appareils seront commercialisés : c’est le genre de scénario qui permettrait à la Chine d’imposer ses produits, comme cela a été le cas dans l’aciérie et plus largement les usines aux États-Unis.

Micron a de la mémoire

Micron a une dent contre Apple. À mots à peine voilés, le fournisseur de mémoire a accusé le constructeur de Cupertino d’être un des responsables de la crise actuelle après avoir forcé de substantielles baisses de prix sur ces composants. Faute d’argent et de marges, les fabricants de RAM et de SSD ont dû suspendre des projets d’investissements pour construire des usines qui auraient bien été utiles aujourd’hui.

Selon les sources du WSJ, Apple accuse en privé Micron de pratiquer des prix abusifs, et de ne pas investir assez rapidement pour augmenter sa production. Micron réplique en mettant en avant son plan d’investissements à hauteur de 250 milliards de dollars aux États-Unis.

L’administration Trump va devoir faire un choix : faire baisser les prix pour soulager le portefeuille des consommateurs américains quitte à assouplir sa position sur les entreprises chinoises, ou augmenter la production de semi-conducteurs au pays pour réduire la dépendance envers l’étranger. Micron affirme être une partie de la solution, en accélérant la construction d’usines aux États-Unis. « L’importance stratégique des technologies de mémoire et de stockage de pointe n’a jamais été aussi grande », abonde un porte-parole.

« Le plus important, c’est de développer nos capacités de production ici. Et nous ne voulons évidemment pas faire affaire avec une entreprise figurant sur l’Entity List », a déclaré la semaine dernière Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Le hic, c’est que fabriquer de la mémoire est plus difficile que de claquer de doigts, le processus est long et complexe. En attendant que les premières barrettes sortent de ces usines, les consommateurs vont continuer à souffrir tout comme l’industrie, au-delà du seul cas d’Apple.

Apple avait déjà tenté de faire de YMTC un de ses fournisseurs de mémoire. C’était en 2022, et la collaboration était même allée jusqu’à établir un cahier des charges afin que les composants de l’entreprise satisfassent les exigences du constructeur. Ce dernier a par la suite essuyé un torrent de critiques, notamment de la part de Marco Rubio, alors sénateur : celui qui allait devenir le secrétaire d’État de Donald Trump avait alors accusé Apple de « jouer avec le feu ».

En attendant, et à l’image de ses rivaux américain et coréens, CXMT vit sa meilleure vie en Bourse. Durant sa première journée de cotation à Shanghai, le fabricant chinois a enregistré une hausse fulgurante de 466 % de son action, poussant la valorisation de l’entreprise à 484 milliards de dollars.

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Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Embouteillages en orbite basse
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.

Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.

Des appels vocaux et de la data par satellite

Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».

Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.

Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.

Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.

Amazon livre des satellites en orbite

Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.

Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.

Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.

Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.

À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.

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Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Embouteillages en orbite basse
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.

Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.

Des appels vocaux et de la data par satellite

Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».

Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.

Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.

Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.

Amazon livre des satellites en orbite

Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.

Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.

Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.

Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.

À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.

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☕️ Impressionnante pluie de correctifs dans iOS 26.6 et macOS 26.6



Fin juin, à l’occasion de la mise en ligne d’iOS 26.5.2, Apple avait expliqué que le processus de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation s’était accéléré. En cause : l’IA générative qui permet de développer rapidement « des outils de piratage malveillants ».

Un cycle plus expéditif qui explique aussi peut-être pourquoi la dernière livraison est si riche en correctifs. iOS 26.6 et iPadOS 26.6 corrigent en effet la bagatelle de 87 vulnérabilités, soit autant de CVE dans la longue liste publiée par Apple.

Aucune d’entre elles n’a été exploitée activement avant la publication du correctif (« zero day »), en revanche plusieurs sont considérées comme très sérieuses. C’est le cas de CVE-2026-64747 dans le composant système AVEVideoEncoder, qui permet à une application d’exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Ou encore CVE-2026-43813 dans le composant CloudAttestation chargé de vérifier l’intégrité des applications, qui permet de contourner le contrôle de signature du code.

Plusieurs failles du noyau autorisaient l’écriture et la corruption de sa mémoire, ce qui peut servir à élever les privilèges ou à compromettre plus largement le système.

Le nombre de correctifs est encore plus important dans macOS 26.6 Tahoe : le bulletin dénombre 155 identifiants CVE. Là non plus, aucune faille « zero day » au compteur, mais on retrouve les mêmes vulnérabilités critiques que sous iOS 26.6, avec en plus des failles propres au système (dans Accounts, Core Services, CUPS, Remote Management…) avec à chaque fois un risque d’obtention des privilèges root. Une faille dans HFS peut aussi permettre l’exécution de code arbitraire. Une vulnérabilité dans le Wi-Fi peut faire sortir une app du bac à sable ou lui accorder certains privilèges. watchOS 26.6, tvOS 26.6 et visionOS 26 comprennent plus de 80 correctifs.

C’est entendu, on est encore loin des 570 failles colmatées dans Windows 11 via le dernier Patch Tuesday, mais à l’échelle d’Apple c’est tout de même significatif. Habituellement, les mises à jour de sécurité du constructeur comptent quelques dizaines de vulnérabilités. iOS 26.5.2 affichait ainsi 32 failles de sécurité, ce qui était déjà un joli paquet qui devait être intégré dans iOS 26.6.

Signe des temps, plusieurs outils d’IA sont crédités dans les listes des correctifs : Claude (Anthropic), GLM (Z.AI), l’AI Red Ream de NVIDIA, Codex Security (OpenAI)… Apple est également partenaire du projet Glasswing d’Anthropic, qui lui permet depuis avril d’accéder au modèle Mythos spécialisé dans la cybersécurité. Si l’IA générative aide les attaquants, elle épaule aussi les défenseurs.

En attendant un probable iOS 26.6.1, les utilisateurs d’appareils Apple seront bien avisés d’effectuer ces mises à jour. Ce d’autant que ces versions 26.6 intègrent en plus une fonction en préparation d’iOS 27, d’iPadOS 27 et de macOS 27 Golden Gate : elle optimise l’index de Spotlight (le moteur de recherche interne) pour le futur Siri. Un travail qui nécessite plusieurs jours en tâche de fond. Bien sûr, Siri AI ne sera pas lancé cet automne en Europe sur iPhone et iPad, mais il sera tout de même disponible sur Mac.

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☕️ Impressionnante pluie de correctifs dans iOS 26.6 et macOS 26.6



Fin juin, à l’occasion de la mise en ligne d’iOS 26.5.2, Apple avait expliqué que le processus de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation s’était accéléré. En cause : l’IA générative qui permet de développer rapidement « des outils de piratage malveillants ».

Un cycle plus expéditif qui explique aussi peut-être pourquoi la dernière livraison est si riche en correctifs. iOS 26.6 et iPadOS 26.6 corrigent en effet la bagatelle de 87 vulnérabilités, soit autant de CVE dans la longue liste publiée par Apple.

Aucune d’entre elles n’a été exploitée activement avant la publication du correctif (« zero day »), en revanche plusieurs sont considérées comme très sérieuses. C’est le cas de CVE-2026-64747 dans le composant système AVEVideoEncoder, qui permet à une application d’exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Ou encore CVE-2026-43813 dans le composant CloudAttestation chargé de vérifier l’intégrité des applications, qui permet de contourner le contrôle de signature du code.

Plusieurs failles du noyau autorisaient l’écriture et la corruption de sa mémoire, ce qui peut servir à élever les privilèges ou à compromettre plus largement le système.

Le nombre de correctifs est encore plus important dans macOS 26.6 Tahoe : le bulletin dénombre 155 identifiants CVE. Là non plus, aucune faille « zero day » au compteur, mais on retrouve les mêmes vulnérabilités critiques que sous iOS 26.6, avec en plus des failles propres au système (dans Accounts, Core Services, CUPS, Remote Management…) avec à chaque fois un risque d’obtention des privilèges root. Une faille dans HFS peut aussi permettre l’exécution de code arbitraire. Une vulnérabilité dans le Wi-Fi peut faire sortir une app du bac à sable ou lui accorder certains privilèges. watchOS 26.6, tvOS 26.6 et visionOS 26 comprennent plus de 80 correctifs.

C’est entendu, on est encore loin des 570 failles colmatées dans Windows 11 via le dernier Patch Tuesday, mais à l’échelle d’Apple c’est tout de même significatif. Habituellement, les mises à jour de sécurité du constructeur comptent quelques dizaines de vulnérabilités. iOS 26.5.2 affichait ainsi 32 failles de sécurité, ce qui était déjà un joli paquet qui devait être intégré dans iOS 26.6.

Signe des temps, plusieurs outils d’IA sont crédités dans les listes des correctifs : Claude (Anthropic), GLM (Z.AI), l’AI Red Ream de NVIDIA, Codex Security (OpenAI)… Apple est également partenaire du projet Glasswing d’Anthropic, qui lui permet depuis avril d’accéder au modèle Mythos spécialisé dans la cybersécurité. Si l’IA générative aide les attaquants, elle épaule aussi les défenseurs.

En attendant un probable iOS 26.6.1, les utilisateurs d’appareils Apple seront bien avisés d’effectuer ces mises à jour. Ce d’autant que ces versions 26.6 intègrent en plus une fonction en préparation d’iOS 27, d’iPadOS 27 et de macOS 27 Golden Gate : elle optimise l’index de Spotlight (le moteur de recherche interne) pour le futur Siri. Un travail qui nécessite plusieurs jours en tâche de fond. Bien sûr, Siri AI ne sera pas lancé cet automne en Europe sur iPhone et iPad, mais il sera tout de même disponible sur Mac.

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☕️ Orange veut décupler la puissance de ses datacenters, avec Morrison



Orange veut partager le fardeau de ses datacenters. L’opérateur historique a ainsi annoncé la création d’une coentreprise avec Morrison, une société néo-zélandaise spécialisée dans les infrastructures, qui aura pour mission de décupler la capacité totale des datacenters Orange – soit un total de 400 MW.

Une progression impressionnante qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments. Morrison est précisément là pour ses capitaux et sa capacité à lever de la dette. Orange, de son côté, apporte cinq de ses principaux centres de données répartis sur quatre campus en France (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil), ainsi que son expertise opérationnelle, les terrains, les bâtiments, et les clients. Orange Business dispose pour rappel d’une qualification SecNumCloud de l’ANSSI dans son datacenter de Grenoble, qui n’est pas dans cette liste.

Image : Morrison

Orange Business sera le partenaire exclusif pour la commercialisation des offres de colocation et d’hébergement auprès des grandes entreprises, des PME et des acteurs du secteur public. Ces infrastructures serviront également aux solutions infonuagiques et IA de la filière pro d’Orange. L’opérateur conserve par ailleurs le contrôle opérationnel des espaces dédiés à ses propres activités, qui resteront hébergés dans ses datacenters. L’entreprise peut ainsi affirmer :

« Cela garantirait aux clients d’Orange et d’Orange Business un niveau de sécurité et de disponibilité des systèmes hébergés et des données associées conforme aux standards nationaux et européens les plus exigeants. »

« Ce projet de coentreprise avec Morrison nous permettrait de révéler la valeur de nos actifs existants et de renforcer notre position dans les data centers », explique Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange. C’est aussi un moyen de créer les « infrastructures numériques souveraines et de confiance » dont la France a besoin, selon elle.

« Avec Orange, nous envisageons la création d’une plateforme associant des actifs d’infrastructure stratégiques, une expertise opérationnelle et des capitaux de long terme pour répondre à cet enjeu », rebondit William Smales, directeur des investissements de Morrison. Un investissement de 3 milliards d’euros est sur la table, financé par les deux partenaires. La création de la coentreprise, détenue à 50/50, est attendue pour le premier semestre de l’année prochaine.

Orange s’interrogeait depuis un moment pour valoriser ses datacenters, des actifs qui jusqu’à présent étaient noyés dans les comptes du groupe. Une coentreprise a cet avantage de pouvoir accueillir de nouveaux capitaux et de pouvoir s’endetter sans que l’opérateur n’ait tout à financer.

La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison était en tête de liste des partenaires possibles, avec Vauban Infrastructure Partners et Macquarie, comme le relevait récemment DCmag. La prise de participation de la société permettrait à Orange d’encaisser de 400 à 500 millions d’euros. Pour l’opérateur, ce serait de l’argent qui servirait au financement d’autres investissements dans l’IA et le numérique.

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