Vue lecture

Champions de golfe

C'est donc bien officiel : Electronic Arts quitte la Bourse et passe sous le pavillon du fonds souverain saoudien (PIF) pour 55 milliards de dollars. Mais pendant qu'Andrew Wilson compte ses jetons dans son jet privé, les employés de l'éditeur feraient bien d'ouvrir LinkedIn. Pour financer ce LBO pharaonique, la structure se retrouve plombée par une dette colossale de 18 milliards de dollars auprès des banques. Et comme les nouveaux propriétaires entendent rentabiliser leur nouveau jouet très vite – selon les informations du toujours bien renseigné Jason Schreier –, le plan d'action s'annonce sanglant : réductions de coûts drastiques, fermetures de studios et licenciements massifs. En gros, essorer FC et Battlefield, puis virer le reste. P.
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Looking for Fael

Tout commence par un message vocal de votre colocataire Fael, qui raconte s’être perdu dans son propre appartement. L’endroit est presque vide, à l’exception de quelques cartons et meubles délaissés, ainsi qu’un mystérieux dispositif électrique dont les câbles interminables traversent différentes pièces. Il n’y a aucune trace de Fael, mais suffisamment de notes griffonnées à la hâte et de feuilles volantes tirées de manuels d’instruction pour que vous compreniez que vous êtes désespérément seul, et que vous ne le retrouverez pas de sitôt.
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Planqué bien au chaud

Et on ose encore dire que le mérite n'est pas récompensé. Dans son dernier rapport, Electronic Arts révèle avec une fierté à peine dissimulée la fiche de paie de son PDG, Andrew Wilson. Pour l'exercice 2026, l’inestimable dirigeant a empoché 38,7 millions de dollars – en hausse de 8 millions –, boostés par des bonus et des actions. La raison ? Battlefield 6 a coché « toutes ses étapes de lancement », et la direction a déployé une « stratégie audacieuse » basée sur l'IA. Qu'importe, finalement, que cette prime astronomique tombe l'année même où EA a viré sans ménagement des dizaines de développeurs ayant charbonné sur ce même Battlefield 6 chez Criterion, DICE ou Motive ? Profitons bien de ces révélations : avec le rachat d'EA par l'Arabie saoudite  et son passage en société privée, l'éditeur n'aura bientôt plus l'obligation de publier ses bilans. Encore une victoire pour la transparence. P.
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Big Walk

Si je comprends l’utilisation du terme « friendslop », qui sous-entend que même le plus mal fichu des titres produits à la chaîne devient amusant à condition de le pratiquer avec ses potes, je refuse de l’employer pour désigner Big Walk qui n’est rien de moins qu’un très grand jeu.
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Bambins = radins !

On n'arrête plus l'exploitation du travail des enfants : au deuxième trimestre 2026, Roblox affiche un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars (+36 %). Une performance qui s'accompagne tout de même de 185 millions de pertes nettes, parce qu'il faut bien payer les serveurs qui hébergent le contenu pondu gratuitement par des mômes de dix ans. Pourtant, la direction tire la tronche. La faute aux bambins nord-américains qui rapportent moins à l'heure : au lieu de vider la carte bleue de maman dans les pièges à Robux habituels, ces ingrats préfèrent jouer à des titres captivants mais moins agressifs sur les microtransactions. Un ajustement d'algorithme favorisant la rétention des joueurs au détriment du passage immédiat à la caisse a provoqué ce drame financier. Les petits cons ! Pour se consoler, le PDG David Baszucki peut compter sur le déblocage du jeu en Russie et l'explosion des joueurs majeurs (+32 %). L'avenir appartient donc aux adultes, qui ne sont jamais que des enfants avec du pouvoir d'achat. P.
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The Mound : Omen of Cthulhu

Dans les clubs de lecture, on plaisante souvent sur le fait que Lovecraft passait son temps à dire à quel point les horreurs qu’il présentait au lecteur étaient indescriptibles. On choisit d'y voir un procédé littéraire malin qui pousse l’imagination du lecteur dans ses derniers retranchements. Personne ne se demande si le brave Howard n'était pas tout simplement aphantasique, ou une fieffée feignasse. 
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The 7th Guest Remake

The 7th Guest Remake commence par une soirée dans le manoir de Henry Stauf (si vous trouvez que ça ressemble à un anagramme peu subtil, c'est normal), où ont été conviés six invités aux profils très différents. Il y a notamment un magicien, une danseuse qui rêve de Broadway, un couple criblé de dettes et un propriétaire de magasin hanté par la mort de son frère – mais tous ont mystérieusement disparu, et c’est à vous de déterminer ce qui a bien pu leur arriver.
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Corsair Cove

Le monde est bien fait. Alors que je me relançais un troisième visionnage de Black Sails – la meilleure série de pirates jamais produite, je vous la recommande chaudement, c'est le Game of Thrones des Caraïbes –, voilà qu'arrive Corsair Cove, un city-builder pirate qui va me permettre de prendre des coups de soleil sans sortir de chez moi.
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Splatoon Raiders

Splatoon a beau être la série multijoueur en ligne compétitive de Nintendo par excellence, il serait dommage d’oublier les campagnes solo qui accompagnent chacun des épisodes. Chouettes, voire brillantes par moments, elles ont toujours laissé entrevoir le potentiel d’un jeu intégralement consacré à une aventure en solitaire. Un positionnement dont s’empare aujourd’hui Splatoon Raiders.
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Denshattack !

Les premières images de ce jeu de train qui se prend pour un skate, partagées par le studio barcelonais Undercoders, ont fait sensation en ligne auprès d’un public nostalgique des délires arcade dont SEGA avait le secret au tournant du millénaire. Les attentes étaient grandes, mais ce hype train est bien décidé à grinder sur toute barre par-dessus laquelle il devait passer.
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Assassin’s Creed Black Flag Resynced réussit son abordage

Sans surprise, parce que ça faisait dix ans que tout le monde en demandait un remaster, Assassin's Creed Black Flag Resynced marche très bien. Il a même largement battu le record de fréquentation de la franchise sur Steam, avec presque 100 000 joueurs et joueuses simultanés le jour de sa sortie. Pour info, AC Shadows, Odyssey et Origins n'ont pas dépassé les 65 000. Mais il faudra sûrement beaucoup plus de succès comme celui-là pour qu'Ubisoft retrouve sa forme du temps jadis : le lendemain, l'éditeur annonçait une cinquantaine de licenciements chez Ubisoft Barcelona, qui a fait partie de la dizaine de studios internes à avoir travaillé sur cet Assassin's Creed sous la direction d'Ubisoft Singapour. A.
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Télex

Gabe Newell se garde bien de donner des chiffres, mais d'après le cabinet Alinea Analytics, Valve aurait vendu pour 11,1 milliards de dollars de jeux sur le premier semestre 2026. Un record qui s'explique notamment par l'augmentation constante du nombre de clients chinois. A.
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Fallout New Vegas 2 : que les fantasmes commencent

Après l'énorme vague de licenciement qui vient de toucher les studios de la division Xbox de Microsoft, nous savions que de gros changements allaient se mettre en place. De cette catastrophe humaine et industrielle émerge une nouvelle que certains pourront voir comme positive. D'après Bloomberg, le studio californien Obsidian, qui aurait perdu une cinquantaine d'employés (un quart de ses effectifs), vient de recevoir un nouvel ordre de mission de la part de Microsoft : abandonner la suite d'Avowed (qui n'a pas été un grand succès commercial) et se focaliser sur... la franchise Fallout. Pour mémoire, c'est d'Obsidian qu'est sorti ce que de nombreux fans considèrent comme le meilleur épisode de la série, Fallout New Vegas, en 2010. Josh Sawyer, qui avait déjà dirigé le développement de Fallout New Vegas, serait à la tête de ce nouveau projet – il abandonne un passage un RPG non annoncé sur lequel il travaillait depuis quelque temps. Avant de s'emballer comme des tarés, rappelons deux choses : cela ne confirme pas qu'un Fallout New Vegas 2 est en développement (pour ce que l'on sait, ils bossent peut-être sur Fallout Football ou Fallout vs. Les Lapins Crétins) et l'Obsidian d'aujourd'hui n'est plus le même studio qu'il y a 15 ans. Mais bon, OK, on peut commencer à fantasmer. A.
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Echoes of Aincrad

Entre nous, avouez-le : vous ne vous attendiez pas à ce test. Convenez que vous n'aviez jamais entendu parler de ce jeu avant aujourd'hui. Moi non plus, il y a quelques semaines encore. Jusqu’au jour où quelques lignes glissées ici ou là ont attiré mon attention sur ce projet à licence survenu des cendres de l’infâme Code Vein. Il n'en a pas fallu davantage. Stranger Than Heaven a disparu de mes horizons, mon attention tombant sous le joug d’Echoes of Aincrad.
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Chez Microsoft, l’hécatombe continue

Après les annonces d'hier concernant la grande charrette de licenciement qui frappe la division Xbox – rappelons que Microsoft veut y réduire les effectifs de 3200 personnes d'ici à la fin de l'année fiscale –, de nouveaux détails émergent sur les victimes. On apprend ainsi qu'Obsidian (The Outer Worlds, Pentiment) est touché, avec notamment le départ de son directeur artistique, Daniel Alpert (21 ans d'ancienneté), de même Zenimax Online Studio (Elder Scrolls Online) et id Software (Doom Eternal, Quake Champions), qui aurait perdu une grosse partie de ses programmeurs. Chez Bethesda Game Studios (Starfield, Fallout 76 et le futur The Elder Scrolls VI), pas d'annonce officielle de la part de Microsoft, mais le syndicat des employés confirme de nombreux licenciements. A.
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Le quiz du patron

Akihiro Hino, le patron de Level-5, connu notamment pour Professeur Layton, Fantasy Life et Ni No Kuni: Wrath Of The White Witch, révèle lors d'une interview au magazine japonais Famitsu, repérée par Automaton, qu'il fait passer à ses salariés des quiz portant sur les jeux du studio. Ceux qui obtiennent de bons scores reçoivent une augmentation « significative ». Hino explique à Famitsu qu'un employé connaissant à fond les jeux de Level-5 est plus efficace, et que la passion est une compétence qui doit être rémunérée. Je ne sais pas trop quoi penser de cette méthode de management originale mais, dans le doute, j'ai décidé d'apprendre par cœur les 300 derniers numéros de Canard PC avant de demander une augmentation à Ivan Le Fou. A.
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