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Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

Un maître chanteur fait dérailler Telegram
Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

L’application Telegram a été retirée de l’App Store pendant quelques heures en début de semaine. Apple réagissait à la présence de contenus pédocriminels. La messagerie a rapidement réagi pour supprimer le contenu en question et bannir l’utilisateur, ce qui a permis de restaurer l’app dans la boutique. Mais le problème reste entier.

La modération des images pédocriminelles sur Telegram a une fois de plus été prise en défaut. C’était une des raisons pour lesquelles Pavel Durov, cofondateur et PDG de la messagerie, a été arrêté en France durant l’été 2024. La complicité pour détention et diffusion de ce type d’images a fait partie des 12 chefs d’accusation qui ont motivé l’ouverture d’une information judiciaire et l’arrestation du milliardaire franco-russe.

Pavel Durov s’explique

Pavel Durov a depuis retrouvé la liberté, non sans avoir renforcé discrètement les règles de modération de Telegram. Il reste cependant encore bien du travail, puisque Apple a retiré l’application de sa boutique ce lundi 3 août. Elle a retrouvé sa place après quelques heures, non sans avoir passé un coup de balai sur de nouveaux contenus pédocriminels. Apple a expliqué :

« Nous avons brièvement retiré Telegram de l’App Store après que notre examen a révélé du contenu enfreignant nos règles strictes interdisant les contenus relevant d’abus sexuels sur des enfants. L’application a ensuite été rétablie après que le développeur a rapidement supprimé le contenu et banni l’utilisateur qui l’avait publié. »

Apple avait déjà temporairement retiré Telegram de l’App Store en 2018, là aussi pour la même raison. Ce n’est pas la fin de cette nouvelle affaire. Piqué au vif, Pavel Durov a voulu préciser ce qui s’était passé en accusant un « maître chanteur » qui a voulu rançonner des utilisateurs de la messagerie.

Il assure pour commencer que Telegram « supprime rapidement les contenus illégaux des groupes publics » ; pour passer entre les mailles du filet, l’attaquant s’est servi d’une astuce : « Il a inséré du contenu illégal modifié par IA en éditant un ancien message dans un groupe de discussion actif. Résultat : le contenu était en pratique caché aux membres du groupe, les empêchant de le voir et de le signaler. »

Le responsable de cette attaque est « quelqu’un qui exige une rançon des propriétaires de groupes pour ne pas cibler leurs communautés ». Ces maîtres chanteurs utilisent des comptes automatisés pour publier du contenu illégal dans des groupes publics, puis ils le signalent directement à Apple si les responsables refusent de payer. L’idée est de provoquer le retrait de l’application.

Pour Durov, ces attaquants ont trouvé une manière de pousser Apple à réagir « de manière excessive », sans prévenir Telegram au préalable. Un « risque systémique » pour toutes les applications qui hébergent du contenu généré par les utilisateurs. « Si une app utilisée par plus d’un milliard de personnes peut être retirée de l’App Store sans avertissement préalable, n’importe quelle app peut l’être », affirme-t-il.

Une modération « efficace », ou pas

Le patron de Telegram le martèle : la modération sur la messagerie est « efficace », comme le prouve le recours à des contenus antidatés « pratiquement invisibles » pour faire chanter les communautés. Mais « d’autres plateformes ne sont peut-être pas aussi bien préparées ».

Pavel Durov a beau jurer de la probité et de l’efficacité de ses systèmes de modération, la messagerie n’en reste pas moins un repaire de contenus CSAM (child sexual abuse material) ou à caractère sexuel violent non consenti. Un rapport d’AI Forensics avait analysé la manière dont la plateforme est utilisée comme lieu d’échange pour ce type d’images.

Telegram est également sous le coup d’une enquête de l’Ofcom, le régulateur britannique des télécommunications, pour partage de contenus pédocriminels. Fin avril, de ce côté du Channel, c’était l’Arcom qui épinglait l’application pour manque de réactivité sur le retrait des contenus illicites ; en l’occurrence ici, des liens de streaming pour regarder en douce des compétitions sportives.

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Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

Un maître chanteur fait dérailler Telegram
Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

L’application Telegram a été retirée de l’App Store pendant quelques heures en début de semaine. Apple réagissait à la présence de contenus pédocriminels. La messagerie a rapidement réagi pour supprimer le contenu en question et bannir l’utilisateur, ce qui a permis de restaurer l’app dans la boutique. Mais le problème reste entier.

La modération des images pédocriminelles sur Telegram a une fois de plus été prise en défaut. C’était une des raisons pour lesquelles Pavel Durov, cofondateur et PDG de la messagerie, a été arrêté en France durant l’été 2024. La complicité pour détention et diffusion de ce type d’images a fait partie des 12 chefs d’accusation qui ont motivé l’ouverture d’une information judiciaire et l’arrestation du milliardaire franco-russe.

Pavel Durov s’explique

Pavel Durov a depuis retrouvé la liberté, non sans avoir renforcé discrètement les règles de modération de Telegram. Il reste cependant encore bien du travail, puisque Apple a retiré l’application de sa boutique ce lundi 3 août. Elle a retrouvé sa place après quelques heures, non sans avoir passé un coup de balai sur de nouveaux contenus pédocriminels. Apple a expliqué :

« Nous avons brièvement retiré Telegram de l’App Store après que notre examen a révélé du contenu enfreignant nos règles strictes interdisant les contenus relevant d’abus sexuels sur des enfants. L’application a ensuite été rétablie après que le développeur a rapidement supprimé le contenu et banni l’utilisateur qui l’avait publié. »

Apple avait déjà temporairement retiré Telegram de l’App Store en 2018, là aussi pour la même raison. Ce n’est pas la fin de cette nouvelle affaire. Piqué au vif, Pavel Durov a voulu préciser ce qui s’était passé en accusant un « maître chanteur » qui a voulu rançonner des utilisateurs de la messagerie.

Il assure pour commencer que Telegram « supprime rapidement les contenus illégaux des groupes publics » ; pour passer entre les mailles du filet, l’attaquant s’est servi d’une astuce : « Il a inséré du contenu illégal modifié par IA en éditant un ancien message dans un groupe de discussion actif. Résultat : le contenu était en pratique caché aux membres du groupe, les empêchant de le voir et de le signaler. »

Le responsable de cette attaque est « quelqu’un qui exige une rançon des propriétaires de groupes pour ne pas cibler leurs communautés ». Ces maîtres chanteurs utilisent des comptes automatisés pour publier du contenu illégal dans des groupes publics, puis ils le signalent directement à Apple si les responsables refusent de payer. L’idée est de provoquer le retrait de l’application.

Pour Durov, ces attaquants ont trouvé une manière de pousser Apple à réagir « de manière excessive », sans prévenir Telegram au préalable. Un « risque systémique » pour toutes les applications qui hébergent du contenu généré par les utilisateurs. « Si une app utilisée par plus d’un milliard de personnes peut être retirée de l’App Store sans avertissement préalable, n’importe quelle app peut l’être », affirme-t-il.

Une modération « efficace », ou pas

Le patron de Telegram le martèle : la modération sur la messagerie est « efficace », comme le prouve le recours à des contenus antidatés « pratiquement invisibles » pour faire chanter les communautés. Mais « d’autres plateformes ne sont peut-être pas aussi bien préparées ».

Pavel Durov a beau jurer de la probité et de l’efficacité de ses systèmes de modération, la messagerie n’en reste pas moins un repaire de contenus CSAM (child sexual abuse material) ou à caractère sexuel violent non consenti. Un rapport d’AI Forensics avait analysé la manière dont la plateforme est utilisée comme lieu d’échange pour ce type d’images.

Telegram est également sous le coup d’une enquête de l’Ofcom, le régulateur britannique des télécommunications, pour partage de contenus pédocriminels. Fin avril, de ce côté du Channel, c’était l’Arcom qui épinglait l’application pour manque de réactivité sur le retrait des contenus illicites ; en l’occurrence ici, des liens de streaming pour regarder en douce des compétitions sportives.

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Éclipse solaire du 12 août 2026 : cette carte gratuite vérifie si le relief masquera le spectacle depuis chez vous

Admirer l'éclipse de Soleil du 12 août 2026 en France exige un minimum d'anticipation. Grâce à une carte bien pratique, et accessible gratuitement, vous pouvez notamment vérifier si votre lieu d'observation a une vue bien dégagée. Ce serait dommage de s'en rendre compte au dernier moment.

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Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Laver son linge sale
Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Nouvel épisode dans ce qui va devenir une saga au long cours, celle qui oppose Apple à OpenAI. Le premier a déposé plainte contre le second le mois dernier : l’entreprise d’IA se serait rendue coupable de vol de secrets industriels pour accélérer la conception de nouveaux appareils. Apple demande désormais une injonction, alors qu’OpenAI prend le grand public à témoin.

Apple réclame donc une injonction préliminaire à la justice. Si cette ordonnance devait être accordée, elle empêcherait OpenAI d’accéder à certaines informations confidentielles d’Apple, de les acquérir ou de les transmettre. Ce faisant, le constructeur informatique cherche à ralentir le développement des premiers appareils d’OpenAI, le temps de déterminer si des secrets industriels ont bel et bien été volés.

OpenAI dénonce un dossier bancal

L’entreprise va devoir convaincre la juge en charge du dossier, Virginia K. DeMarchi, que son dossier est suffisamment costaud pour avoir des chances de l’emporter devant le tribunal. « Apple subira un préjudice irréparable si aucune injonction préliminaire n’est prononcée », affirme le groupe dans le document consulté par Reuters.

Apple réclame également une procédure de découverte accélérée : elle veut obtenir rapidement des documents internes d’OpenAI et interroger sous serment plusieurs personnes. Certaines d’entre elles sont citées dans la plainte, à commencer par Chang Liu, un ancien ingénieur, et Tang Tan, ex-vice président en charge du design d’appareils comme l’iPhone et l’Apple Watch. Il s’agit pour le groupe de collecter davantage de preuves.

OpenAI a choisi de se défendre publiquement de toute malversation, en publiant sur son blog un nouvel article, « Apple fait fausse route ». L’entreprise assure que « la demande d’injonction préliminaire d’Apple repose sur des informations erronées et est totalement inutile, car nous ne détenons aucun de ses secrets commerciaux et n’en voulons aucun. » Une défense qui, bien sûr, contraste complètement avec les accusations d’Apple.

OpenAI publie aussi des extraits de conversations sur iMessage entre Chang Liu et d’anciens collègues restés chez Apple, qui lui demandent de les aider dans leur travail alors qu’il a déjà rejoint OpenAI. L’entreprise cherche ici à donner une autre lecture des faits : l’ingénieur n’aurait pas fouiné clandestinement dans des documents confidentiels d’Apple, il se serait contenté de répondre à des questions d’employés.

La note de blog rappelle aussi le quiproquo survenu en février : Apple affirmait alors avoir contacté OpenAI sans obtenir de réponse, mais a finalement reconnu que ses avocats avaient écrit à la mauvaise personne, après avoir confondu deux noms de famille. Le groupe avait également assuré avoir échangé avec le directeur juridique d’OpenAI, une conversation qui n’a jamais eu lieu.

OpenAI, qui reproduit des extraits d’échange avec l’avocat d’Apple, souligne surtout que les accusations du constructeur n’ont pas été évoquées à l’époque. Cinq mois plus tard, Apple déposait sa plainte.

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Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Laver son linge sale
Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Nouvel épisode dans ce qui va devenir une saga au long cours, celle qui oppose Apple à OpenAI. Le premier a déposé plainte contre le second le mois dernier : l’entreprise d’IA se serait rendue coupable de vol de secrets industriels pour accélérer la conception de nouveaux appareils. Apple demande désormais une injonction, alors qu’OpenAI prend le grand public à témoin.

Apple réclame donc une injonction préliminaire à la justice. Si cette ordonnance devait être accordée, elle empêcherait OpenAI d’accéder à certaines informations confidentielles d’Apple, de les acquérir ou de les transmettre. Ce faisant, le constructeur informatique cherche à ralentir le développement des premiers appareils d’OpenAI, le temps de déterminer si des secrets industriels ont bel et bien été volés.

OpenAI dénonce un dossier bancal

L’entreprise va devoir convaincre la juge en charge du dossier, Virginia K. DeMarchi, que son dossier est suffisamment costaud pour avoir des chances de l’emporter devant le tribunal. « Apple subira un préjudice irréparable si aucune injonction préliminaire n’est prononcée », affirme le groupe dans le document consulté par Reuters.

Apple réclame également une procédure de découverte accélérée : elle veut obtenir rapidement des documents internes d’OpenAI et interroger sous serment plusieurs personnes. Certaines d’entre elles sont citées dans la plainte, à commencer par Chang Liu, un ancien ingénieur, et Tang Tan, ex-vice président en charge du design d’appareils comme l’iPhone et l’Apple Watch. Il s’agit pour le groupe de collecter davantage de preuves.

OpenAI a choisi de se défendre publiquement de toute malversation, en publiant sur son blog un nouvel article, « Apple fait fausse route ». L’entreprise assure que « la demande d’injonction préliminaire d’Apple repose sur des informations erronées et est totalement inutile, car nous ne détenons aucun de ses secrets commerciaux et n’en voulons aucun. » Une défense qui, bien sûr, contraste complètement avec les accusations d’Apple.

OpenAI publie aussi des extraits de conversations sur iMessage entre Chang Liu et d’anciens collègues restés chez Apple, qui lui demandent de les aider dans leur travail alors qu’il a déjà rejoint OpenAI. L’entreprise cherche ici à donner une autre lecture des faits : l’ingénieur n’aurait pas fouiné clandestinement dans des documents confidentiels d’Apple, il se serait contenté de répondre à des questions d’employés.

La note de blog rappelle aussi le quiproquo survenu en février : Apple affirmait alors avoir contacté OpenAI sans obtenir de réponse, mais a finalement reconnu que ses avocats avaient écrit à la mauvaise personne, après avoir confondu deux noms de famille. Le groupe avait également assuré avoir échangé avec le directeur juridique d’OpenAI, une conversation qui n’a jamais eu lieu.

OpenAI, qui reproduit des extraits d’échange avec l’avocat d’Apple, souligne surtout que les accusations du constructeur n’ont pas été évoquées à l’époque. Cinq mois plus tard, Apple déposait sa plainte.

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Fin de Bloctel, interdiction du démarchage dès le 11 août : on fait le point

L'interdiction pour tous
Fin de Bloctel, interdiction du démarchage dès le 11 août : on fait le point

Le 11 août, la liste Bloctel disparaitra. Un changement attendu de longue date, car au-delà d’une inefficacité croissante, cette suppression viendra acter un renversement complet de la situation : le démarchage téléphonique sera interdit, sauf consentement explicite préalable.. Du côté des usagers cependant, la tranquillité n’est pas pour demain.

La liste Bloctel date d’une « autre époque ». Créée en 2014 pour prendre la suite de la liste Pacitel, elle en gardait le fonctionnement général : en s’y inscrivant, on signalait son opposition à tout démarchage téléphonique. Avec les années, les évolutions technologiques et des techniques marketing toujours plus agressives, toutes ces listes ont fini par être caduques, cumulant les avis très critiques sur leur inefficacité.

Le 11 aout marquera donc un vrai tournant : Bloctel va disparaitre, remplacée par une interdiction de principe pour le démarchage téléphonique, plus précisément la « prospection commerciale téléphonique non consentie ». De fait, Bloctel n’a plus d’utilité et le cadre légal évolue pour répondre à l’obsolescence du cadre antérieur. Le tout sur fond d’explosion des fraudes aux numéros de téléphone et des usurpations d’identité téléphonique (spoofing).

Qu’est-ce qui change ?

Jusqu’à présent, le système français de régulation reposait sur une logique d’opt-out : il fallait soi-même se signaler pour repousser ces sollicitations commerciales. Les consommateurs passaient donc par une démarche active pour exprimer leur refus. Légalement, les professionnels de la prospection commerciale étaient tenus de confronter leurs fichiers à l’annuaire d’opposition avant tout lancement de campagne téléphonique.

Sur la page officielle du service, on peut ainsi lire que la loi nᵒ 2025 - 594 du 30 juin 2025 s’appliquera au 11 août : « À cette date, le service Bloctel deviendra obsolète. La nouvelle loi inverse en effet le principe actuel. Aujourd’hui, les consommateurs doivent s’inscrire sur Bloctel pour exprimer leur refus d’être démarchés, et les professionnels ont alors l’interdiction de les contacter. À compter du 11 août 2026, ce sera l’inverse : les professionnels ne pourront démarcher que les consommateurs pour lesquels ils auront recueilli un consentement explicite au préalable. Le service Bloctel devient donc inutile ».

Les limites de Bloctel sont connues depuis longtemps. D’abord, son efficacité a été rabotée de manière chronique par une prolifération de clauses de consentement ambiguës ou dissimulées dans des contrats d’adhésion en ligne. Ensuite, l’explosion du nombre de plateformes d’appels hors des frontières nationales et l’usurpation des numéros de téléphone ont fini par enterrer ce qui restait d’efficacité.

Avec le nouveau régime juridique, le consentement préalable du consommateur devient une condition stricte (au sens du RGPD) à toute prospection commerciale téléphonique. Dans le décret nᵒ 2026 - 662 du 23 juillet 2026, qui complète la loi du 30 juin 2025, le consentement est décrit comme « une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable, par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, l’utilisation de ses données à caractère personnel à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique ». En d’autres termes, une case à cocher ou un consentement perdu dans des conditions générales acceptées en bloc ne compte pas.

Précisons que cette interdiction générale est en fait l’extension d’une interdiction sectorielle. Le 24 juillet 2020, la prospection téléphonique est ainsi devenue illégale pour tout ce qui touche à la vente d’équipements ou la réalisation de travaux destinés aux économies d’énergie ou à la production d’énergies renouvelables. Travaux d’isolation, pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques : tout le monde ou presque a reçu au moins un appel dans ce cadre (sans parler des tonnes de spams dans les e-mails).

Selon le cabinet Kohen Avocats, les jurisprudences dans ce secteur devraient d’ailleurs « éclairer la portée du futur régime », notamment sur deux points : la nullité de l’éventuel contrat alors souscrit et sur la charge de la preuve, qui pèse désormais sur le professionnel. En effet, en cas de conflit, c’est bien à ce dernier de prouver qu’il a recueilli le consentement clair de l’utilisateur. S’il ne le peut pas, tout contrat qui aurait été souscrit par ce biais sera déclaré nul.

Rappelons que depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l’interdiction sectorielle sur l’économie d’énergie a été étendue aux SMS, e-mails et réseaux sociaux. Dommage, ces extensions n’ont pas été reprises plus largement dans le changement de régime du 11 août.

Une interdiction universelle ?

Si le renversement de régime fonctionne dans l’immense majorité des cas, quelques points sont cependant à préciser.

Par exemple, les entreprises peuvent contacter leurs clients tant qu’un contrat est actif, mais il faut que l’appel concerne effectivement ce contrat. Là encore, si le contact est établi au sujet d’un tout autre produit, il est illégal.


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Microsoft veut convaincre sur les améliorations de Windows 11 et met l’accent sur la RAM

Personne ne s'en plaindra
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Pavan Davuluri, vice-président de Microsoft chargé de Windows et des services, a publié un important billet de blog le 31 juillet. Il y renouvelle les engagements de l’entreprise sur les améliorations portées ou à venir de Windows 11, dont les performances.

Le responsable commence par faire le tour des travaux déjà engagés et montrés. Ils sont soit disponibles depuis peu, soit vont arriver ou sont déjà présents dans les préversions de la branche expérimentale du système, accessible depuis le programme Windows Insider.

Il liste ainsi les possibilités de personnalisation de la barre des tâches, la réduction du périmètre des fonctions IA « là où elles ont le plus de sens », la réduction des frictions dans Windows Update, les performances et la fiabilité de l’Explorateur, un plus grand contrôle sur les widgets, un programme Windows Insider plus simple et transparent, ou encore les améliorations sur le Feedback Hub. Les performances, la fiabilité et les « expériences bien conçues » sont à considérer désormais comme la sainte trinité qui guiderait les équipes.

Pavan Davuluri liste également les apports à venir : une recherche plus rapide et efficace, le renforcement de WinUI et son utilisation plus intensive dans le système (dont la fenêtre des propriétés apparue récemment), les fonctions supplémentaires pour le menu Démarrer et la barre des tâches, une élévation générale de la qualité des pilotes via la Driver Quality Initiative, de meilleures performances pour de nombreux composants, le support des webcams ESS pour Windows Hello ou encore un effort général de réduction de l’empreinte mémoire.

Certaines zones du système font l’objet d’une attention particulière, selon le responsable. D’abord, une expérience « out of the box » plus rapide et efficace. Ensuite, une mise en avant des contrôles parentaux (en particulier lors de la première configuration de l’ordinateur), ou encore des optimisations sur la mémoire consommée.

Un travail spécifique sur la consommation de mémoire

Ce dernier point a été copieusement repris sur X ces derniers jours. Pavan Davuluri pointe spécifiquement les configurations ayant 8 Go de mémoire : « Réduire l’empreinte mémoire Windows pour offrir une expérience Windows rapide et réactive sur tous les PC utilisés quotidiennement par les clients ».

Une phrase loin d’être anodine, pour deux raisons. D’abord, parce que le système de Microsoft a toujours été considéré comme gourmand. L’entreprise semble piquée au vif, particulièrement depuis que Linux apparait de plus en plus comme une alternative viable à Windows pour les jeux vidéo. Un domaine qui était jusque très récemment la chasse gardée de Microsoft, grâce notamment à l’abondance de pilotes (même si leur qualité peut fortement varier).

Ensuite parce que la situation mondiale l’exige probablement : la mémoire vive est beaucoup plus onéreuse. Le marché exerce sur les éditeurs logiciels une pression jamais vue, après des décennies de croissance presque linéaire sur la quantité toujours plus importante de RAM (ou de mémoire vidéo) dans les configurations. Ce n’est pas un hasard non plus si Apple a insisté pendant sa dernière WWDC sur les optimisations apportées à la fournée 27 de ses systèmes, particulièrement macOS.

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie »

Plusieurs personnes de l’équipe Windows se sont exprimées dans le sillage de la publication de Pavan Davuluri, le plus souvent pour indiquer que la période était intéressante et qu’il restait beaucoup à venir. Plusieurs laissent penser que cette accélération était attendue de pied ferme. Davuluri l’indique à demi-mots à la fin de son billet :

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie. Rencontrer des membres de Windows Insiders lors de nos rencontres mensuelles et entendre ce que vous en pensez a été l’un des meilleurs moments. C’est un travail que nos ingénieurs adorent et nous voulons que vous le ressentiez dans le produit. Nous savons que nous avons encore beaucoup à faire, et nous sommes reconnaissants de vivre ce voyage avec vous ».

Certains observateurs semblent y voir un changement fort de signal. Ewan Dalton, de Windows Latest, indique ainsi avoir travaillé plus de 25 ans chez Microsoft. Selon lui, Windows « reçoit de nouveau les soins qu’il mérite ». Il estime que Microsoft s’est développé dans trop de directions pour que le système reste un produit de qualité, notamment avec l’arrivée d’Azure et plus généralement du cloud.

Maintenant que le système est attaqué de toute part (Linux, MacBook Neo, performances, expérience utilisateur…), l’éditeur bougerait enfin dans la bonne direction. La situation sera probablement plus claire d’ici quelques mois et nous ferons le point sur les promesses et les résultats.

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Microsoft veut convaincre sur les améliorations de Windows 11 et met l’accent sur la RAM

Personne ne s'en plaindra
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Pavan Davuluri, vice-président de Microsoft chargé de Windows et des services, a publié un important billet de blog le 31 juillet. Il y renouvelle les engagements de l’entreprise sur les améliorations portées ou à venir de Windows 11, dont les performances.

Le responsable commence par faire le tour des travaux déjà engagés et montrés. Ils sont soit disponibles depuis peu, soit vont arriver ou sont déjà présents dans les préversions de la branche expérimentale du système, accessible depuis le programme Windows Insider.

Il liste ainsi les possibilités de personnalisation de la barre des tâches, la réduction du périmètre des fonctions IA « là où elles ont le plus de sens », la réduction des frictions dans Windows Update, les performances et la fiabilité de l’Explorateur, un plus grand contrôle sur les widgets, un programme Windows Insider plus simple et transparent, ou encore les améliorations sur le Feedback Hub. Les performances, la fiabilité et les « expériences bien conçues » sont à considérer désormais comme la sainte trinité qui guiderait les équipes.

Pavan Davuluri liste également les apports à venir : une recherche plus rapide et efficace, le renforcement de WinUI et son utilisation plus intensive dans le système (dont la fenêtre des propriétés apparue récemment), les fonctions supplémentaires pour le menu Démarrer et la barre des tâches, une élévation générale de la qualité des pilotes via la Driver Quality Initiative, de meilleures performances pour de nombreux composants, le support des webcams ESS pour Windows Hello ou encore un effort général de réduction de l’empreinte mémoire.

Certaines zones du système font l’objet d’une attention particulière, selon le responsable. D’abord, une expérience « out of the box » plus rapide et efficace. Ensuite, une mise en avant des contrôles parentaux (en particulier lors de la première configuration de l’ordinateur), ou encore des optimisations sur la mémoire consommée.

Un travail spécifique sur la consommation de mémoire

Ce dernier point a été copieusement repris sur X ces derniers jours. Pavan Davuluri pointe spécifiquement les configurations ayant 8 Go de mémoire : « Réduire l’empreinte mémoire Windows pour offrir une expérience Windows rapide et réactive sur tous les PC utilisés quotidiennement par les clients ».

Une phrase loin d’être anodine, pour deux raisons. D’abord, parce que le système de Microsoft a toujours été considéré comme gourmand. L’entreprise semble piquée au vif, particulièrement depuis que Linux apparait de plus en plus comme une alternative viable à Windows pour les jeux vidéo. Un domaine qui était jusque très récemment la chasse gardée de Microsoft, grâce notamment à l’abondance de pilotes (même si leur qualité peut fortement varier).

Ensuite parce que la situation mondiale l’exige probablement : la mémoire vive est beaucoup plus onéreuse. Le marché exerce sur les éditeurs logiciels une pression jamais vue, après des décennies de croissance presque linéaire sur la quantité toujours plus importante de RAM (ou de mémoire vidéo) dans les configurations. Ce n’est pas un hasard non plus si Apple a insisté pendant sa dernière WWDC sur les optimisations apportées à la fournée 27 de ses systèmes, particulièrement macOS.

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie »

Plusieurs personnes de l’équipe Windows se sont exprimées dans le sillage de la publication de Pavan Davuluri, le plus souvent pour indiquer que la période était intéressante et qu’il restait beaucoup à venir. Plusieurs laissent penser que cette accélération était attendue de pied ferme. Davuluri l’indique à demi-mots à la fin de son billet :

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie. Rencontrer des membres de Windows Insiders lors de nos rencontres mensuelles et entendre ce que vous en pensez a été l’un des meilleurs moments. C’est un travail que nos ingénieurs adorent et nous voulons que vous le ressentiez dans le produit. Nous savons que nous avons encore beaucoup à faire, et nous sommes reconnaissants de vivre ce voyage avec vous ».

Certains observateurs semblent y voir un changement fort de signal. Ewan Dalton, de Windows Latest, indique ainsi avoir travaillé plus de 25 ans chez Microsoft. Selon lui, Windows « reçoit de nouveau les soins qu’il mérite ». Il estime que Microsoft s’est développé dans trop de directions pour que le système reste un produit de qualité, notamment avec l’arrivée d’Azure et plus généralement du cloud.

Maintenant que le système est attaqué de toute part (Linux, MacBook Neo, performances, expérience utilisateur…), l’éditeur bougerait enfin dans la bonne direction. La situation sera probablement plus claire d’ici quelques mois et nous ferons le point sur les promesses et les résultats.

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Are Return-to-Office Mandates Killing Workers' Trust in Workplaces?

The Hill published the thoughts of Gleb Tsipursky, Ph.D., who serves as the CEO of the future-of-work consultancy Disaster Avoidance Experts: A recent EnhancV survey of 1,000 full-time U.S. workers subject to new or stricter return-to-office policies found that 72% suspect these mandates are really a voluntary attrition strategy — a strategy by their own employers to make them quit their jobs. A full 46% admit to the practice of coffee-badging. Thirty-six percent have applied for a new job while sitting at their current office desk. Thirty-six percent have started a side hustle since the mandate was announced, in anticipation of being let go or quitting. Those numbers do not prove that employees reject collaboration. They show that many employees no longer trust the official story... The central mistake in many in-office mandates is the assumption that proximity automatically produces commitment. It does not. A worker who spends two hours commuting to sit on video calls with colleagues in other cities is not experiencing culture. That worker is experiencing theater. When executives describe the office as a cure-all, many employees experience lost time, higher costs and lower autonomy. The policy's defining feature becomes its credibility gap. Research keeps undercutting the belief that more office time automatically means better performance. A University of Pittsburgh analysis of S&P 500 firms found that return-to-office mandates reduced employee satisfaction without improving firm performance or firm value.... Baylor University's reporting on office mandates and brain drain found that firms with mandates faced greater turnover among women, senior employees, managers and high-skilled workers, while job vacancy duration increased and hiring rates declined. In other words, the people with the most options are often the first to leave. The employees who remain may not be the most committed — they may simply be the least mobile... Attendance can be mandated, but commitment cannot. When leaders confuse the two, they do not rebuild workplace culture. They create a room full of people planning their exit.

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Vous ne voulez pas des Aperçus IA de Google ? Voici comment s’en débarrasser

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Vous ne voulez pas des Aperçus IA de Google ? Voici comment s’en débarrasser

Comment contourner les résumés IA de Google ? Next fait un tour d’horizon des solutions disponibles, mais attention : toutes ne se valent pas, loin de là.

Ça y est, les résumés IA apparaissent en haut des recherches Google en France. Pendant près de deux ans, l’Hexagone avait fait partie des rares territoires où l’entreprise n’avait pas déployé cette nouvelle fonctionnalité nommée AI Overviews.

En cause : l’entreprise attendait de trouver une forme de compromis avec les éditeurs de presse et les autorités sur la question des droits voisins. Aucun accord collectif n’a été trouvé pour le moment, mais la société états-unienne prévoirait d’intégrer le sujet des AI Overviews aux accords qu’elle passerait avec différents titres.

Pour l’internaute, en tous les cas, cette évolution a une conséquence : elle repousse encore plus loin l’accès aux liens susceptibles de répondre à sa requête. Formulez une recherche dans la barre du moteur le plus utilisé, vous aurez désormais un résumé généré par IA – dont l’exactitude peut tout à fait varier, dans la mesure où aucun modèle de langage ne comprend la notion de fait –, les éventuels liens sponsorisés, puis seulement les liens classiques.

En déployant ses AI Overviews, Google n’a prévu aucun moyen simple de les désactiver. Si néanmoins cette nouvelle expérience utilisateur vous déplaît, que vous refusez de faire tourner des moteurs d’IA sans avoir une bonne raison de le faire, ou que vous voulez protéger des proches des spams et des éléments de désinformation auxquels les résumés IA pourraient les exposer, voici quelques manipulations et outils qui pourraient vous servir.

Continuer d’utiliser Google, sans l’IA. Attention aux fausses bonnes idées

Avec 90 % des parts de marché dans le monde et 88 % en France, Google est très bien implanté dans les usages. Il y a donc de fortes chances que, depuis votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, vous y recouriez à un moment ou un autre.

Le principal problème est que Google ne propose pas de manière simple de supprimer les résumés IA depuis son compte. Un paramètre dans la « Personnalisation de la Recherche » serait pratique, mais Google veut surtout pousser son IA générative Gemini autant que possible.

Une tactique mise en avant par certains consiste à ajouter « -ia », « -ai » ou « -noia » au début ou à la fin de votre recherche. Il s’agit d’un détournement d’un opérateur d’exclusion bien connu sur le moteur de recherche. Il indique simplement qu’on ne veut pas du mot ia, ai ou noia suivant les cas, rien de plus. Mais il s’agit davantage d’un effet secondaire que d’une vraie fonction, car les résumés IA disparaissent avec la plupart des exclusions. Par exemple, « informatique quantique » donne un résumé IA, contrairement à « informatique quantique -qubits », pourtant rien à voir avec « ia » dans notre exclusion.

Cet opérateur (comme les autres dans Google) modifie votre requête et donc les résultats affichés. Ajouter « -ia » ne fait donc pas que « supprimer » les résumés IA, cela change aussi la nature de votre recherche. Voici trois exemples avec « informatique quantique », « informatique quantique -ia » et « informatique quantique -ai », tous menés depuis Google.fr, sans paramètre supplémentaire dans l’URL, en navigation privée :

Un paramètre dans l’URL et vous voici par défaut dans le mode « Web »

Passons à une méthode plus efficace : ajouter un paramètre dans l’URL envoyée à Google : udm=14 (connu depuis 2024) ou udm=web. Cette fonction ne sort pas de nulle part, elle est donnée par le moteur de recherche lui-même, mais de manière détournée.


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Le 2 août, l’AI Act avance et recule à la fois

Comment veux-tu, comment veux-tu
Le 2 août, l’AI Act avance et recule à la fois

Les premières mesures de l’AI Act sont en application depuis février 2025, mais bon nombre de dispositifs restent à mettre en route. Une révision ciblée de la réglementation européenne sur l’intelligence artificielle, entrée en vigueur le 27 juillet, sera effective cette fin de semaine. Elle confère à la Commission de nouveaux pouvoirs de surveillance, injecte de la transparence dans les contenus générés par IA, tout en arrondissant les angles avec les industriels.

À partir de ce dimanche 2 août, une portion importante de l’AI Act va être appliquée. Un des aspects les plus significatifs de cet omnibus de « simplification » — le règlement UE 2026/1744 modifiant l’AI Act (PDF) – concerne directement la Commission européenne. Bruxelles, ou plutôt le Bureau européen de l’IA, va en effet gagner de nouveaux pouvoirs directs de surveillance, d’enquête et de sanction.

De nouveaux pouvoirs pour Bruxelles

La Commission devient l’autorité de surveillance du marché compétente quand un système d’IA constitue lui-même une très grande plateforme en ligne (VLOP) ou un très grand moteur de recherche (VLOSE), au sens du règlement sur les services numériques (DSA), ou si ce système est intégré à l’un de ces services.

Concrètement, les fonctions d’IA proposées par les VLOP et VLOSE épinglées au DSA relèveront directement de la surveillance de la Commission. Elle peut superviser autant le modèle que le système qui l’exploite, même s’ils sont développés par des entités juridiques différentes du même groupe.

Le texte ne donne pas d’exemple précis, mais on peut penser à Gemini dans la recherche de Google, ou encore l’assistant Meta AI dans Instagram et Facebook ; la Commission pourra donc superviser directement ces fonctions au titre de l’AI Act, en plus des pouvoirs déjà exercés sur Google et sur Meta dans le cadre du DSA.

Sursis pour les systèmes à haut risque

Sur un plan moins institutionnel, l’omnibus confirme également le report de la mise en œuvre des obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque. L’application des règles pour les usages à haut risque recensés dans l’annexe III (recrutement, éducation, accès à certains services essentiels, maintien de l’ordre, migration, justice, etc.) est repoussée au 2 décembre 2027, soit un délai supplémentaire de 16 mois. La précédente date avait été fixée à ce dimanche 2 août.

Pour les produits réglementés ou les composants de sécurité d’un produit (dispositifs médicaux, équipements industriels, ascenseurs, jouets…), les règles s’appliqueront au 2 août 2028. Autrement dit, les obligations de gestion des risques, de qualité des données, de documentation technique, de journalisation, de supervision humaine, de robustesse et d’évaluation de conformité sont reportées.

En mai dernier, pour expliquer cette reculade, la Commission avait avancé que ce nouvel échéancier permettrait de s’assurer que « les normes techniques et les autres outils d’accompagnement seront en place avant l’entrée en application des règles ». Bruxelles avait fait l’objet d’un lobbying intense de la part de nombreux industriels et représentants du secteur pour assouplir le calendrier.

Plus de transparence à venir

À compter de ce dimanche, l’AI Act active les mesures inscrites dans l’article 50 du texte : les obligations de transparence. C’est un gros morceau qui devrait concrétiser le règlement aux yeux des utilisateurs, puisqu’ils devront en principe être avertis lors d’une interaction avec une IA (sauf quand elle est évidente).

Comme nous l’avions cela dit déjà souligné dans un précédent article, cette obligation de transparence prévue à l’article 50 ne s’applique pas « lorsque le contenu généré par l’IA a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial et qu’une personne physique ou morale assume la responsabilité éditoriale de la publication dudit contenu ».

Il suffira donc aux sites d’infos générés par IA de disposer d’un directeur de la publication, et de prétendre que leurs articles ont été supervisés par un humain, pour ne pas avoir à être transparents quant à leur recours à l’IA générative.

Les déployeurs – médias, agences, partis politiques… – devront signaler les deepfakes. Les textes générés ou manipulés par l’IA concernant des sujets d’intérêt général devront également être signalés comme tels. Les personnes exposées à un système de reconnaissance des émotions ou de catégorisation biométrique devront en être informées. Les fournisseurs d’IA générative devront également intégrer un marquage technique de détection des images, sons, vidéos ou textes générés ou manipulés par IA.

On ne risque cependant pas de voir tout cela dès la fin de la semaine : l’omnibus précise que les systèmes commercialisés avant le 2 août bénéficient d’un sursis de 4 mois pour respecter les obligations de marquage technique (soit jusqu’au 2 décembre).

L’omnibus contient aussi une mesure d’interdiction des systèmes de « nudification » sans consentement et de génération de contenus relatifs à des abus sexuels sur enfants. Elle aussi n’entrera en vigueur que le 2 décembre finalement. Peut-être entendra-t-on alors SpaceXAI venir se plaindre que l’Europe musèle la liberté d’expression de Grok.

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Le 2 août, l’AI Act avance et recule à la fois

Comment veux-tu, comment veux-tu
Le 2 août, l’AI Act avance et recule à la fois

Les premières mesures de l’AI Act sont en application depuis février 2025, mais bon nombre de dispositifs restent à mettre en route. Une révision ciblée de la réglementation européenne sur l’intelligence artificielle, entrée en vigueur le 27 juillet, sera effective cette fin de semaine. Elle confère à la Commission de nouveaux pouvoirs de surveillance, injecte de la transparence dans les contenus générés par IA, tout en arrondissant les angles avec les industriels.

À partir de ce dimanche 2 août, une portion importante de l’AI Act va être appliquée. Un des aspects les plus significatifs de cet omnibus de « simplification » — le règlement UE 2026/1744 modifiant l’AI Act (PDF) – concerne directement la Commission européenne. Bruxelles, ou plutôt le Bureau européen de l’IA, va en effet gagner de nouveaux pouvoirs directs de surveillance, d’enquête et de sanction.

De nouveaux pouvoirs pour Bruxelles

La Commission devient l’autorité de surveillance du marché compétente quand un système d’IA constitue lui-même une très grande plateforme en ligne (VLOP) ou un très grand moteur de recherche (VLOSE), au sens du règlement sur les services numériques (DSA), ou si ce système est intégré à l’un de ces services.

Concrètement, les fonctions d’IA proposées par les VLOP et VLOSE épinglées au DSA relèveront directement de la surveillance de la Commission. Elle peut superviser autant le modèle que le système qui l’exploite, même s’ils sont développés par des entités juridiques différentes du même groupe.

Le texte ne donne pas d’exemple précis, mais on peut penser à Gemini dans la recherche de Google, ou encore l’assistant Meta AI dans Instagram et Facebook ; la Commission pourra donc superviser directement ces fonctions au titre de l’AI Act, en plus des pouvoirs déjà exercés sur Google et sur Meta dans le cadre du DSA.

Sursis pour les systèmes à haut risque

Sur un plan moins institutionnel, l’omnibus confirme également le report de la mise en œuvre des obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque. L’application des règles pour les usages à haut risque recensés dans l’annexe III (recrutement, éducation, accès à certains services essentiels, maintien de l’ordre, migration, justice, etc.) est repoussée au 2 décembre 2027, soit un délai supplémentaire de 16 mois. La précédente date avait été fixée à ce dimanche 2 août.

Pour les produits réglementés ou les composants de sécurité d’un produit (dispositifs médicaux, équipements industriels, ascenseurs, jouets…), les règles s’appliqueront au 2 août 2028. Autrement dit, les obligations de gestion des risques, de qualité des données, de documentation technique, de journalisation, de supervision humaine, de robustesse et d’évaluation de conformité sont reportées.

En mai dernier, pour expliquer cette reculade, la Commission avait avancé que ce nouvel échéancier permettrait de s’assurer que « les normes techniques et les autres outils d’accompagnement seront en place avant l’entrée en application des règles ». Bruxelles avait fait l’objet d’un lobbying intense de la part de nombreux industriels et représentants du secteur pour assouplir le calendrier.

Plus de transparence à venir

À compter de ce dimanche, l’AI Act active les mesures inscrites dans l’article 50 du texte : les obligations de transparence. C’est un gros morceau qui devrait concrétiser le règlement aux yeux des utilisateurs, puisqu’ils devront en principe être avertis lors d’une interaction avec une IA (sauf quand elle est évidente).

Comme nous l’avions cela dit déjà souligné dans un précédent article, cette obligation de transparence prévue à l’article 50 ne s’applique pas « lorsque le contenu généré par l’IA a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial et qu’une personne physique ou morale assume la responsabilité éditoriale de la publication dudit contenu ».

Il suffira donc aux sites d’infos générés par IA de disposer d’un directeur de la publication, et de prétendre que leurs articles ont été supervisés par un humain, pour ne pas avoir à être transparents quant à leur recours à l’IA générative.

Les déployeurs – médias, agences, partis politiques… – devront signaler les deepfakes. Les textes générés ou manipulés par l’IA concernant des sujets d’intérêt général devront également être signalés comme tels. Les personnes exposées à un système de reconnaissance des émotions ou de catégorisation biométrique devront en être informées. Les fournisseurs d’IA générative devront également intégrer un marquage technique de détection des images, sons, vidéos ou textes générés ou manipulés par IA.

On ne risque cependant pas de voir tout cela dès la fin de la semaine : l’omnibus précise que les systèmes commercialisés avant le 2 août bénéficient d’un sursis de 4 mois pour respecter les obligations de marquage technique (soit jusqu’au 2 décembre).

L’omnibus contient aussi une mesure d’interdiction des systèmes de « nudification » sans consentement et de génération de contenus relatifs à des abus sexuels sur enfants. Elle aussi n’entrera en vigueur que le 2 décembre finalement. Peut-être entendra-t-on alors SpaceXAI venir se plaindre que l’Europe musèle la liberté d’expression de Grok.

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La guerre entre les États-Unis et l’Iran gagne de nouveaux pays et de nouveaux fronts

L’intensification des attaques iraniennes contre les bases de l’armée américaine en Jordanie, la participation de l’Arabie saoudite aux frappes contre les milices pro-Téhéran en Irak et le ciblage de navires près de l’embouchure du canal de Suez plonge le Moyen-Orient “en territoire inconnu”.

© SOURCE : ISW AND AEI’S CRITICAL THREATS PROJECT

Moyen-Orient : vers une extension régionale du conflit
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Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Pas de visa pour les robots étrangers
Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Les robots étrangers ne sont plus les bienvenus aux États-Unis. La FCC, le régulateur des communications, interdit depuis le début de la semaine l’arrivée sur le marché américain de nouveaux modèles de « robots mobiles avancés » fabriqués en dehors du pays : robots humanoïdes, quadrupèdes, mais aussi… les aspirateurs et les tondeuses robots.

Les futurs robots fabriqués à l’étranger – la Chine donc, mais le reste du monde est pris dans la nasse – auront bien du mal à être commercialisés aux États-Unis. Ce mardi 28 juillet, la commission fédérale aux communications (FCC) a inscrit sur sa « covered list » deux nouvelles catégories d’appareils (PDF) : les onduleurs électriques connectés (notamment utilisés dans les installations solaires, les batteries et certains équipements raccordés au réseau), et les « robots mobiles avancés », comme les robots humanoïdes et les quadrupèdes.

L’inscription sur cette liste empêche un nouvel appareil fabriqué à l’étranger d’obtenir l’autorisation technique de la FCC. C’est une certification qui est pourtant indispensable pour importer, commercialiser ou vendre aux États-Unis la plupart des appareils émettant des radiofréquences. En pratique, les futurs modèles venant de l’étranger seront donc bloqués aux frontières américaines.

Les robots après les routeurs

Les appareils déjà achetés et les modèles étrangers précédemment homologués par la FCC peuvent encore être vendus et importés. Une dérogation distincte a été prise pour que les appareils homologués puissent continuer à recevoir des mises à jour logicielles et de sécurité, au moins jusqu’en janvier 2029.

Pour l’administration Trump, ces robots présentent des risques de cybersécurité et de dépendance industrielle. « Le recours à des appareils robotiques avancés fabriqués à l’étranger présente des vulnérabilités inacceptables en matière de chaîne d’approvisionnement et de cybersécurité », peut-on lire dans une décision (PDF) de sécurité nationale publiée le 27 juillet par un groupe interministériel réuni par la Maison-Blanche.

« Ces appareils collectent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les Américains, renforcer les capacités de services de renseignement étrangers ou prendre le contrôle des robots à distance », ajoute ce groupe. Quant aux onduleurs, il est théoriquement possible de les désactiver à distance, de récupérer des données ou d’attaquer le réseau électrique.

Le Neo de 1X.

Il sera néanmoins possible de demander une dérogation. C’est alors le ministère de la Défense qui prendra le relais et examinera les robots. Le ministère de la Sécurité intérieure s’occupera lui des onduleurs. Un modèle jugé suffisamment sûr recevra dès lors un feu vert de la FCC.

Il existe toutefois des exceptions. Les robots pesant moins de 2 kg (base comprise) restent ainsi autorisés, tout comme les machines qui ne se déplacent pas au sol ou ne fonctionnent pas à distance de leur opérateur, les voitures connectées, les drones aériens, les robots sous-marins sans équipage, les dispositifs médicaux comme les robots chirurgicaux, les prothèses ou les fauteuils roulants, ainsi que les robots fixes (bras robotisés industriels ou médicaux).

La géopolitique rattrape les robots aspirateurs

Pour le reste, la communication de la FCC brasse large. Si la commission évoque des robots humanoïdes et des quadrupèdes (comme le Spot de Boston Dynamics), l’interdiction concerne aussi les tondeuses et les aspirateurs robots, comme la FAQ de la FCC semble l’indiquer. The Verge a obtenu la confirmation que ces deux catégories de produits sont bien concernées par l’interdiction.

La mesure ne vise pas les appareils répondant à la définition américaine de « produit final national ». Pour obtenir ce statut, les produits doivent être fabriqués aux États-Unis, et le coût des composants fabriqués aux États-Unis doit représenter plus de 65 % du coût total de ses composants.

Les principaux constructeurs de robots humanoïdes sont chinois (Agibot, Unitree et UBTech). Et c’est le cas aussi pour les aspirateurs robots, avec Roborock, Ecovacs, Dreame, Xiaomi et Narwal. Le groupe américain iRobot, créateur des fameux Roomba, a été repris en fin d’année dernière par un de ses sous-traitants chinois, Picea.

Les consommateurs américains courent donc le risque de ne plus pouvoir acheter de nouveaux aspirateurs robots à terme. La problématique de la sécurité n’est pas une vue de l’esprit : en février dernier, Sammy Azdoufal avait révélé une faille de sécurité majeure dans des milliers de robots aspirateurs DJI.

La communication de la FCC ne détaille pas d’obligations techniques précises (normes à respecter, niveau de chiffrement, calendrier de correctifs, procédures d’audit). En revanche, les constructeurs étrangers pourront obtenir une dérogation s’ils relocalisent leur production et répondent aux exigences de sécurité nationale, notamment les vulnérabilités de sécurité, les accès à distance, l’exfiltration de données et la provenance du logiciel.

Cette interdiction rappelle évidemment celle qui affecte les nouveaux routeurs Wi-Fi fabriqués à l’étranger, autrement dit… la quasi-totalité des modèles. La FCC avait cependant rapidement exempté Netgear du lot. Et d’après Reuters, la commission devrait aussi distribuer des dérogations à plusieurs fournisseurs (non chinois) de robots.

Ces nouvelles mesures « portent gravement atteinte à la stabilité économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis », a déclaré jeudi le ministère chinois du Commerce repris par CNBC. Il appelle Washington à retirer cette décision. Des mesures de rétorsion pourraient suivre si rien ne change.

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Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Pas de visa pour les robots étrangers
Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Les robots étrangers ne sont plus les bienvenus aux États-Unis. La FCC, le régulateur des communications, interdit depuis le début de la semaine l’arrivée sur le marché américain de nouveaux modèles de « robots mobiles avancés » fabriqués en dehors du pays : robots humanoïdes, quadrupèdes, mais aussi… les aspirateurs et les tondeuses robots.

Les futurs robots fabriqués à l’étranger – la Chine donc, mais le reste du monde est pris dans la nasse – auront bien du mal à être commercialisés aux États-Unis. Ce mardi 28 juillet, la commission fédérale aux communications (FCC) a inscrit sur sa « covered list » deux nouvelles catégories d’appareils (PDF) : les onduleurs électriques connectés (notamment utilisés dans les installations solaires, les batteries et certains équipements raccordés au réseau), et les « robots mobiles avancés », comme les robots humanoïdes et les quadrupèdes.

L’inscription sur cette liste empêche un nouvel appareil fabriqué à l’étranger d’obtenir l’autorisation technique de la FCC. C’est une certification qui est pourtant indispensable pour importer, commercialiser ou vendre aux États-Unis la plupart des appareils émettant des radiofréquences. En pratique, les futurs modèles venant de l’étranger seront donc bloqués aux frontières américaines.

Les robots après les routeurs

Les appareils déjà achetés et les modèles étrangers précédemment homologués par la FCC peuvent encore être vendus et importés. Une dérogation distincte a été prise pour que les appareils homologués puissent continuer à recevoir des mises à jour logicielles et de sécurité, au moins jusqu’en janvier 2029.

Pour l’administration Trump, ces robots présentent des risques de cybersécurité et de dépendance industrielle. « Le recours à des appareils robotiques avancés fabriqués à l’étranger présente des vulnérabilités inacceptables en matière de chaîne d’approvisionnement et de cybersécurité », peut-on lire dans une décision (PDF) de sécurité nationale publiée le 27 juillet par un groupe interministériel réuni par la Maison-Blanche.

« Ces appareils collectent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les Américains, renforcer les capacités de services de renseignement étrangers ou prendre le contrôle des robots à distance », ajoute ce groupe. Quant aux onduleurs, il est théoriquement possible de les désactiver à distance, de récupérer des données ou d’attaquer le réseau électrique.

Le Neo de 1X.

Il sera néanmoins possible de demander une dérogation. C’est alors le ministère de la Défense qui prendra le relais et examinera les robots. Le ministère de la Sécurité intérieure s’occupera lui des onduleurs. Un modèle jugé suffisamment sûr recevra dès lors un feu vert de la FCC.

Il existe toutefois des exceptions. Les robots pesant moins de 2 kg (base comprise) restent ainsi autorisés, tout comme les machines qui ne se déplacent pas au sol ou ne fonctionnent pas à distance de leur opérateur, les voitures connectées, les drones aériens, les robots sous-marins sans équipage, les dispositifs médicaux comme les robots chirurgicaux, les prothèses ou les fauteuils roulants, ainsi que les robots fixes (bras robotisés industriels ou médicaux).

La géopolitique rattrape les robots aspirateurs

Pour le reste, la communication de la FCC brasse large. Si la commission évoque des robots humanoïdes et des quadrupèdes (comme le Spot de Boston Dynamics), l’interdiction concerne aussi les tondeuses et les aspirateurs robots, comme la FAQ de la FCC semble l’indiquer. The Verge a obtenu la confirmation que ces deux catégories de produits sont bien concernées par l’interdiction.

La mesure ne vise pas les appareils répondant à la définition américaine de « produit final national ». Pour obtenir ce statut, les produits doivent être fabriqués aux États-Unis, et le coût des composants fabriqués aux États-Unis doit représenter plus de 65 % du coût total de ses composants.

Les principaux constructeurs de robots humanoïdes sont chinois (Agibot, Unitree et UBTech). Et c’est le cas aussi pour les aspirateurs robots, avec Roborock, Ecovacs, Dreame, Xiaomi et Narwal. Le groupe américain iRobot, créateur des fameux Roomba, a été repris en fin d’année dernière par un de ses sous-traitants chinois, Picea.

Les consommateurs américains courent donc le risque de ne plus pouvoir acheter de nouveaux aspirateurs robots à terme. La problématique de la sécurité n’est pas une vue de l’esprit : en février dernier, Sammy Azdoufal avait révélé une faille de sécurité majeure dans des milliers de robots aspirateurs DJI.

La communication de la FCC ne détaille pas d’obligations techniques précises (normes à respecter, niveau de chiffrement, calendrier de correctifs, procédures d’audit). En revanche, les constructeurs étrangers pourront obtenir une dérogation s’ils relocalisent leur production et répondent aux exigences de sécurité nationale, notamment les vulnérabilités de sécurité, les accès à distance, l’exfiltration de données et la provenance du logiciel.

Cette interdiction rappelle évidemment celle qui affecte les nouveaux routeurs Wi-Fi fabriqués à l’étranger, autrement dit… la quasi-totalité des modèles. La FCC avait cependant rapidement exempté Netgear du lot. Et d’après Reuters, la commission devrait aussi distribuer des dérogations à plusieurs fournisseurs (non chinois) de robots.

Ces nouvelles mesures « portent gravement atteinte à la stabilité économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis », a déclaré jeudi le ministère chinois du Commerce repris par CNBC. Il appelle Washington à retirer cette décision. Des mesures de rétorsion pourraient suivre si rien ne change.

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Porno : l’Arcom lance sa plus vaste action, mais la vérification d’âge reste une blague

Il en faut peu pour être heureux
Porno : l’Arcom lance sa plus vaste action, mais la vérification d’âge reste une blague

L’Arcom continue sa lutte contre les sites pornos qui n’ont pas mis en place une vérification d’âge afin de protéger les mineurs. Des procédures contre une nouvelle salve de 31 sites ont été lancées, portant à 66 le nombre de sites dans le viseur de l’Arcom depuis le début de son offensive.

Dans un communiqué publié en cette fin de mois de juillet, l’Arcom annonce intervenir contre 31 nouveaux sites pornographiques « qui ne respectent pas la loi », mais sans les citer. L’Autorité ne détaille pas non plus les différentes actions mises en place.

13 + 13 + 5 plateformes dans le viseur de l’Arcom

Le grief est toujours le même : mettre en place un système de vérification d’âge pour laisser à la porte les mineurs. « Certains de ces services font également l’objet, en tant que très grandes plateformes en ligne, d’une enquête de la Commission européenne pour protéger les mineurs partout dans l’Union », ajoute l’Autorité.

Comme nous l’avons déjà longuement expliqué, la France a dû avoir recours à une « parade » sur la vérification d’âge. L’Arcom a les mains libres sur les sites français et extra-européens où la loi SREN s’applique, mais ceux d’un autre pays de l’Union européenne doivent être désignés par un arrêté. En effet, la France ne peut pas entrer en concurrence avec les textes européens : « le droit de l’Union européenne prime sur le droit national, y compris les dispositions constitutionnelles », rappelle Vie Publique. D’où cette pirouette sémantique.

Auprès de plusieurs de nos confrères, dont l’AFP, l’Arcom apporte des détails. Les 31 sites sont divisés en trois groupes, justement pour séparer ceux en France et en dehors de l’Union des autres :

  • 5 sites sont établis en France ou en dehors de l’Union européenne. L’Arcom a envoyé des lettres d’observation et les sites ont 15 jours pour y répondre avant que des actions soient éventuellement prises.
  • 13 sites sont établis dans l’Union européenne. L’Arcom n’agit pas seule et passe par une procédure de coopération européenne.
  • 13 sites sans pays d’établissement connu. Dans ce cas, l’Arcom a demandé un blocage ou déréférencement sous 48 heures aux FAI et moteurs de recherche.

Le Parisien publie de son côté la liste de ce que seraient les 31 sites incriminés par l’Arcom. Les cinq sites établis en France seraient Borntobefuck, Motherless, Pornone, Xaminu et Xfrenchies.


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[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

Ça fait cher le 1080p
[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

Que restera-t-il aux abonnés Premium de Disney+ ? Plus grand chose : après la disparition du Dolby Vision en juin dernier, c’est au tour de la 4K et du HDR10 de pointer aux abonnés absents. C’est pour le moins embarrassant, car ce sont là les ultimes avantages intéressants de la formule la plus chère du service de streaming.

Mise à jour 3/08 – Le cauchemar devrait prendre fin assez rapidement. Disney+ a en effet mis en place une alternative qui lui permet de rétablir l’accès à la 4K Ultra HD et le HDR en France. La mise en place est progressive et peut rester indisponible sur certains appareils pendant la phase de transition. Pas d’annonce de remboursement partiel, en revanche.

Dans un courriel envoyé aux abonnés Premium, Disney+ donne davantage d’explications, d’abord en annonçant que certains appareils (téléviseurs et box Android TV de Google, de Philips et de Sony), ainsi que les Fire TV d’Amazon, les téléviseurs LG (à partir de 2020), Sky Glass et Sky Stream sont compatibles avec la « nouvelle » 4K UHD du service qui prévoit d’étendre le support à d’autres appareils prochainement. L’attente sera plus longue pour le rétablissement du HDR : « Nous mettons tout en œuvre pour le rétablir au plus vite ».

Disney+ ajoute qu’il est possible de résilier l’abonnement sans frais dans les 30 jours suivant l’email, sans avoir besoin d’expliquer quoi que ce soit. « Votre abonnement prendra fin dès le traitement de votre demande et nous vous rembourserons la partie non utilisée de toute période d’abonnement payée d’avance », indique l’entreprise.

Autre option : pour ceux qui veulent conserver leur abonnement Premium mais recevoir un remboursement partiel, il faut contacter la plateforme, là aussi dans les 30 jours.

Article original, 30/07 – Les abonnés à la formule Premium de Disney+, celle à 15,99 euros par mois, ont eu une mauvaise surprise. Depuis quelques jours, ils sont en effet privés des programmes en 4K et en HDR10. Ils avaient déjà dû faire une croix sur le Dolby Vision au mois de juin. Au bout du compte, ils ne peuvent plus visionner les contenus de la plateforme de streaming qu’en 1080p et SDR, comme le relève Heise.

Brevet fatal

Cette disparition touche les abonnés français, allemands et italiens. À l’heure actuelle, la grille des différents avantages des abonnements Disney+ continue d’afficher de la 4K Ultra HD pour Premium, mais si la situation perdure, il faudra probablement la changer très vite car il s’agit d’une communication trompeuse. Les abonnés à cette offre n’ont plus actuellement droit qu’au Dolby Atmos par rapport aux abonnés Standard (10,99 euros par mois), et à 2 lectures simultanées supplémentaires. C’est peu pour justifier les 5 euros de différence.

Les formats disponibles pour Deadpool & Wolverine en France…
… et au Canada.

Et le problème, c’est que Disney+ pourrait avoir quelques difficultés à proposer de nouveau la 4K et le HDR. Car la plateforme ne cesse de tomber sous les coups du Tribunal unifié des brevets (UPC) qui n’arrête pas de rendre des décisions favorables au groupe InterDigital. En juin, c’était la division locale de l’UPC de Mannheim, et c’est maintenant celle de Düsseldorf qui donne raison au détenteur de technologies vidéo.

Dans le détail, InterDigital a obtenu une injonction en raison de la violation par Disney d’un brevet portant sur des techniques d’encodage vidéo liées au HEVC. Le tribunal a également confirmé la validité du brevet. L’injonction s’étend à 11 pays de l’UE, dont les trois déjà cités. Disney peut faire appel, mais la procédure risque de prendre un certain temps, et une issue favorable pour le service de streaming n’est pas certaine.

« L’encodage HEVC est un élément essentiel de l’expérience de visionnage haut de gamme et de grande qualité que des plateformes de streaming comme Disney mettent en avant pour justifier des abonnements plus chers », explique Josh Schmidt, directeur juridique d’InterDigital. « Nous restons déterminés à obtenir une juste rémunération pour l’utilisation continue, par Disney, de nos innovations brevetées », ajoute-t-il.

InterDigital, qui a traîné Disney devant les juridictions allemandes et brésiliennes, protège agressivement ses brevets sur la compression vidéo HEVC et AVC, sur les technologies à grande plage dynamique (HDR), la diffusion de contenus sur plusieurs appareils. Au détriment des abonnés, qui paient pour un service qui n’est pas conforme à ce que vante Disney+.

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