❌

Vue lecture

La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Attention aux ronds-points
La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Faudra-t-il un jour partager les routes avec les robots livreurs ? La voie est en tout cas libre, du moins du point de vue de la réglementation : le ministère des Transports a publié un arrêté qui homologue ces véhicules bien particuliers en France.

Assurer la livraison du dernier kilomètre, c’est un des plus importants enjeux des plateformes de commerce en ligne. Elles vont pouvoir ajouter à leur arsenal un nouvel outil : les robots autonomes. Le ministère des Transports autorise désormais leur homologation depuis la publication de l’arrêté du 28 juillet. Ces robots « compacts, électriques et conçus pour effectuer de courtes distances » pourront donc circuler sur la voie publique, en dehors des trottoirs.

Feu vert pour les robots livreurs

En plus de rouler sur batterie, ces véhicules pourront être équipés de capteurs comme des lidars, des caméras et des radars, et bien sûr de logiciels embarqués pour se repérer sur la route. De quoi se déplacer de manière autonome dans une zone ou sur un parcours prédéfini. « Ces robots contribueront à construire une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des citoyens », annonce Philippe Tabarot, ministre des Transports.

Ces véhicules de catégorie L – qui recouvre les cyclomoteurs, les motos, les tricycles motorisés et les quadricycles de type voitures sans permis – resteront supervisés à distance pour répondre aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer en chemin. Il sera intéressant de voir comment ils géreront les ronds-points, véritable spécificité française qui nécessite une adaptation des logiciels de conduite autonome.

Mais pour le reste, il s’agira de véhicules sans présence humaine à bord, et on ne parle pas que de petits chariots sur roues : il sera ainsi possible d’homologuer des modèles pouvant mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront aussi assurer des livraisons sur « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Les véhicules seront soumis aux réglementations sur la protection des données personnelles ainsi qu’aux obligations en matière de cybersécurité. Il reviendra aux collectivités locales de déterminer les zones ou les itinéraires sur lesquels ces livreurs d’un nouveau genre pourront circuler.

Des livraisons oui, des humains non

La conduite autonome totale transportant des personnes sur route ouverte, partout et sans contrainte, n’est pas autorisée aujourd’hui en usage général. Les véhicules de niveau 3 peuvent déléguer temporairement la conduite au système, mais le conducteur doit rester en mesure de reprendre la main lorsque le véhicule le demande. Cette délégation n’est possible que dans des conditions précises d’utilisation, notamment environnementales, routières et de trafic. Les niveaux 4 et 5 restent, en pratique, limités à des cas très encadrés : navettes ou services automatisés, généralement sur des parcours ou dans des zones bien définies.

Le gouvernement a récemment refusé d’autoriser la conduite assistée de Tesla (FSD), tout en se disant prêt à homologuer des véhicules autonomes dès l’année prochaine. La France a procédé à plus de 200 expérimentations de véhicules autonomes depuis 2015.

Si la conduite autonome d’humains attendra des jours meilleurs, l’exécutif a été plus réactif sur les robots de livraison, alors que « les travaux engagés au niveau international, tant au niveau de l’ONU que de l’Union Européenne, pour définir un cadre pour l’homologation des robots de livraison autonomes sont encore en cours », rappelle le ministère. « En ouvrant la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, fort d’un écosystème reconnu dans l’intelligence artificielle et les technologies connectées », se réjouit Philippe Tabarot.

  •  

La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Attention aux ronds-points
La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Faudra-t-il un jour partager les routes avec les robots livreurs ? La voie est en tout cas libre, du moins du point de vue de la réglementation : le ministère des Transports a publié un arrêté qui homologue ces véhicules bien particuliers en France.

Assurer la livraison du dernier kilomètre, c’est un des plus importants enjeux des plateformes de commerce en ligne. Elles vont pouvoir ajouter à leur arsenal un nouvel outil : les robots autonomes. Le ministère des Transports autorise désormais leur homologation depuis la publication de l’arrêté du 28 juillet. Ces robots « compacts, électriques et conçus pour effectuer de courtes distances » pourront donc circuler sur la voie publique, en dehors des trottoirs.

Feu vert pour les robots livreurs

En plus de rouler sur batterie, ces véhicules pourront être équipés de capteurs comme des lidars, des caméras et des radars, et bien sûr de logiciels embarqués pour se repérer sur la route. De quoi se déplacer de manière autonome dans une zone ou sur un parcours prédéfini. « Ces robots contribueront à construire une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des citoyens », annonce Philippe Tabarot, ministre des Transports.

Ces véhicules de catégorie L – qui recouvre les cyclomoteurs, les motos, les tricycles motorisés et les quadricycles de type voitures sans permis – resteront supervisés à distance pour répondre aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer en chemin. Il sera intéressant de voir comment ils géreront les ronds-points, véritable spécificité française qui nécessite une adaptation des logiciels de conduite autonome.

Mais pour le reste, il s’agira de véhicules sans présence humaine à bord, et on ne parle pas que de petits chariots sur roues : il sera ainsi possible d’homologuer des modèles pouvant mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront aussi assurer des livraisons sur « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Les véhicules seront soumis aux réglementations sur la protection des données personnelles ainsi qu’aux obligations en matière de cybersécurité. Il reviendra aux collectivités locales de déterminer les zones ou les itinéraires sur lesquels ces livreurs d’un nouveau genre pourront circuler.

Des livraisons oui, des humains non

La conduite autonome totale transportant des personnes sur route ouverte, partout et sans contrainte, n’est pas autorisée aujourd’hui en usage général. Les véhicules de niveau 3 peuvent déléguer temporairement la conduite au système, mais le conducteur doit rester en mesure de reprendre la main lorsque le véhicule le demande. Cette délégation n’est possible que dans des conditions précises d’utilisation, notamment environnementales, routières et de trafic. Les niveaux 4 et 5 restent, en pratique, limités à des cas très encadrés : navettes ou services automatisés, généralement sur des parcours ou dans des zones bien définies.

Le gouvernement a récemment refusé d’autoriser la conduite assistée de Tesla (FSD), tout en se disant prêt à homologuer des véhicules autonomes dès l’année prochaine. La France a procédé à plus de 200 expérimentations de véhicules autonomes depuis 2015.

Si la conduite autonome d’humains attendra des jours meilleurs, l’exécutif a été plus réactif sur les robots de livraison, alors que « les travaux engagés au niveau international, tant au niveau de l’ONU que de l’Union Européenne, pour définir un cadre pour l’homologation des robots de livraison autonomes sont encore en cours », rappelle le ministère. « En ouvrant la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, fort d’un écosystème reconnu dans l’intelligence artificielle et les technologies connectées », se réjouit Philippe Tabarot.

  •  

En Australie, Meta paye des suprémacistes blancs et anti-vaccins pour publier sur Facebook

Business de la haine
En Australie, Meta paye des suprémacistes blancs et anti-vaccins pour publier sur Facebook

Depuis octobre 2024, Meta a mis en place un programme de monétisation de contenus sur Facebook. En Australie, l’entreprise y a invité des influenceurs connus pour leurs propos racistes et anti-vaccins.

Meta a mis en place, depuis plus d’un an, un programme de monétisation de contenu Facebook regroupant tous ses outils permettant aux « créateurs » «de générer plus facilement des revenus grâce à un plus grand nombre de formats de contenu ». L’entreprise filtre les utilisateurs qui peuvent y avoir accès. Mais, en Australie, des influenceurs suprémacistes blancs et antivaccins y ont été invités par l’entreprise de Mark Zuckerberg et ainsi y poster des contenus qui violent les règles que Meta a elle-même écrites.

Selon le média australien ABC, ce programme permet notamment au militant d’extrême droite Hugo Lennon d’être rémunéré pour la promotion de ses idées racistes.

Hugo Lennon, un jeune et riche influenceur d’extrême droite invité par Meta

D’après notre consœur Lucy Carter,Hugo Lennon bénéficie du programme de monétisation de contenus de Meta depuis le mois de septembre 2025. Ce même mois, Hugo Lennon (connu sous le pseudo « auspill ») a organisé une marche xénophobe contre les immigrés devant le Parlement australien.

L’événement et sa promotion en ligne ont rapidement fait passer ce jeune homme de 21 ans, fils d’une famille dirigeant un vaste empire immobilier, de TikTokeur publiant des vidéos conseillant de « glacer ses testicules » à influenceur de l’extrême droite australienne accusant les migrants d’être responsables de la crise du logement dans le pays, expliquait à l’époque le Sydney Morning Herald.

Le journal australien indique que l’influenceur inquiétait même son homologue états-unien Charlie Kirk, qui lui avait exhorté à se détourner de « l’ethno-nationalisme blanc » lors d’un débat peu avant sa mort. Plus d’un an auparavant, sous pseudo, Hugo Lennon participait à une discussion sur Telegram avec des figures clés du mouvement néonazi australien où les utilisateurs discutaient de doxxing et débattaient sur leurs traductions préférées de l’ouvrage d’Hitler, Mein Kampf. Bref, les positions d’extrême droite étaient connues publiquement avant même qu’il soit invité par Meta dans son programme de monétisation de contenus.

Hugo Lennon a bénéficié de ce programme, selon ABC qui a obtenu l’information grâce à l’association What to fix!. Celle-ci a mis en place une base de données récupérant les informations des listes des « éditeur·ices partenaires » de Meta. L’entreprise a fait un petit effort de transparence en proposant d’examiner ces listes, mais celles-ci ne sont pas ouvertes à tous. Pour les consulter, il faut avoir un « portefeuille business dans Meta Business Suite ».

En violation des règles mises en place par Meta pour ce service

Selon notre consœur de ABC, lorsqu’elle l’a consultée, la page Facebook de Hugo Lennon était en violation directe avec les règles de Facebook en matière de monétisation de contenus. Celles-ci indiquent notamment que le contenu qui « traite ou aborde des sujets relevant de « sujets sociaux contreversées » » comme la « race », le genre ou les origines nationales et ethniques ne peut être monétisé.

Hugo Lennon n’est pas le seul partenaire de Meta pointé du doigt par ABC. Ainsi, le site web d’extrême droite australien The Noticer qui promeut les idéologies de suprémacisme blanc et néo-nazie, a été intégré au programme de Meta depuis novembre 2025 (avec une courte période sans gain entre janvier et février 2026).

Ce média avait pourtant été suspendu sur une autre plateforme : X l’avait bloqué pour infraction à ses règles relatives aux profils incitant à la haine. Il vient néanmoins d’être débloqué par le réseau social d’Elon Musk. Dans son message de retour, Noticer affirme avoir été démonétisé par Meta ce week-end : « Nous avons également été démonétisés sur Facebook ce week-end et soumis à des restrictions de portée sur cette plateforme ainsi que sur Instagram, sans pouvoir savoir quelles publications auraient enfreint les règles de Meta, ni demander un réexamen ou faire appel, ce qui est inhabituel. »

Une influenceuse anti-vaccins invitée aussi, Meta se défausse de toute responsabilité

Dans la liste des influenceurs australiens inclus dans le programme de monétisation de Meta, ABC relève aussi la présence d’une page d’organisation d’une marche anti-immigration et celle de Monica Smit, une influenceuse anti-vaccins et anti-confinement. Sa page publie de la désinformation contre les vaccins ainsi que de la promotion de bracelets de « protection contre les radiations ».

« Si l’on considère que Meta entretient une relation commerciale directe avec ses éditeurs, dans la mesure où elle leur verse des redevances et où elle a conclu avec eux un accord de monétisation, on pourrait alors faire valoir qu’elle est, d’une certaine manière, responsable du contenu produit par son partenaire commercial », explique Victoire Rio, responsable de What to Fix!, à ABC.

Aucun des influenceurs d’extrême droite n’a répondu à notre consœur. Meta l’a seulement renvoyé à ses propres règles : « Nous avons mis en place des règles claires auxquelles toute personne utilisant nos outils de monétisation doit se conformer. Lorsque les pages de monétisation de contenu enfreignent nos Règles communautaires, nous appliquons des sanctions telles que la suspension temporaire ou définitive de leur capacité à générer des revenus sur nos plateformes. Les créateurs ou éditeurs qui enfreignent ces règles à plusieurs reprises seront exclus de nos plateformes ».

Elle ajoute considérer « important de faire la distinction entre les propos offensants et les contenus susceptibles d’entraîner des actes de violence dans la vie réelle ». Elle affirme : « Ces propos peuvent être offensants pour beaucoup, mais ce n’est pas à Meta de juger de ce qui est offensant. »

  •  

En Australie, Meta paye des suprémacistes blancs et anti-vaccins pour publier sur Facebook

Business de la haine
En Australie, Meta paye des suprémacistes blancs et anti-vaccins pour publier sur Facebook

Depuis octobre 2024, Meta a mis en place un programme de monétisation de contenus sur Facebook. En Australie, l’entreprise y a invité des influenceurs connus pour leurs propos racistes et anti-vaccins.

Meta a mis en place, depuis plus d’un an, un programme de monétisation de contenu Facebook regroupant tous ses outils permettant aux « créateurs » «de générer plus facilement des revenus grâce à un plus grand nombre de formats de contenu ». L’entreprise filtre les utilisateurs qui peuvent y avoir accès. Mais, en Australie, des influenceurs suprémacistes blancs et antivaccins y ont été invités par l’entreprise de Mark Zuckerberg et ainsi y poster des contenus qui violent les règles que Meta a elle-même écrites.

Selon le média australien ABC, ce programme permet notamment au militant d’extrême droite Hugo Lennon d’être rémunéré pour la promotion de ses idées racistes.

Hugo Lennon, un jeune et riche influenceur d’extrême droite invité par Meta

D’après notre consœur Lucy Carter,Hugo Lennon bénéficie du programme de monétisation de contenus de Meta depuis le mois de septembre 2025. Ce même mois, Hugo Lennon (connu sous le pseudo « auspill ») a organisé une marche xénophobe contre les immigrés devant le Parlement australien.

L’événement et sa promotion en ligne ont rapidement fait passer ce jeune homme de 21 ans, fils d’une famille dirigeant un vaste empire immobilier, de TikTokeur publiant des vidéos conseillant de « glacer ses testicules » à influenceur de l’extrême droite australienne accusant les migrants d’être responsables de la crise du logement dans le pays, expliquait à l’époque le Sydney Morning Herald.

Le journal australien indique que l’influenceur inquiétait même son homologue états-unien Charlie Kirk, qui lui avait exhorté à se détourner de « l’ethno-nationalisme blanc » lors d’un débat peu avant sa mort. Plus d’un an auparavant, sous pseudo, Hugo Lennon participait à une discussion sur Telegram avec des figures clés du mouvement néonazi australien où les utilisateurs discutaient de doxxing et débattaient sur leurs traductions préférées de l’ouvrage d’Hitler, Mein Kampf. Bref, les positions d’extrême droite étaient connues publiquement avant même qu’il soit invité par Meta dans son programme de monétisation de contenus.

Hugo Lennon a bénéficié de ce programme, selon ABC qui a obtenu l’information grâce à l’association What to fix!. Celle-ci a mis en place une base de données récupérant les informations des listes des « éditeur·ices partenaires » de Meta. L’entreprise a fait un petit effort de transparence en proposant d’examiner ces listes, mais celles-ci ne sont pas ouvertes à tous. Pour les consulter, il faut avoir un « portefeuille business dans Meta Business Suite ».

En violation des règles mises en place par Meta pour ce service

Selon notre consœur de ABC, lorsqu’elle l’a consultée, la page Facebook de Hugo Lennon était en violation directe avec les règles de Facebook en matière de monétisation de contenus. Celles-ci indiquent notamment que le contenu qui « traite ou aborde des sujets relevant de « sujets sociaux contreversées » » comme la « race », le genre ou les origines nationales et ethniques ne peut être monétisé.

Hugo Lennon n’est pas le seul partenaire de Meta pointé du doigt par ABC. Ainsi, le site web d’extrême droite australien The Noticer qui promeut les idéologies de suprémacisme blanc et néo-nazie, a été intégré au programme de Meta depuis novembre 2025 (avec une courte période sans gain entre janvier et février 2026).

Ce média avait pourtant été suspendu sur une autre plateforme : X l’avait bloqué pour infraction à ses règles relatives aux profils incitant à la haine. Il vient néanmoins d’être débloqué par le réseau social d’Elon Musk. Dans son message de retour, Noticer affirme avoir été démonétisé par Meta ce week-end : « Nous avons également été démonétisés sur Facebook ce week-end et soumis à des restrictions de portée sur cette plateforme ainsi que sur Instagram, sans pouvoir savoir quelles publications auraient enfreint les règles de Meta, ni demander un réexamen ou faire appel, ce qui est inhabituel. »

Une influenceuse anti-vaccins invitée aussi, Meta se défausse de toute responsabilité

Dans la liste des influenceurs australiens inclus dans le programme de monétisation de Meta, ABC relève aussi la présence d’une page d’organisation d’une marche anti-immigration et celle de Monica Smit, une influenceuse anti-vaccins et anti-confinement. Sa page publie de la désinformation contre les vaccins ainsi que de la promotion de bracelets de « protection contre les radiations ».

« Si l’on considère que Meta entretient une relation commerciale directe avec ses éditeurs, dans la mesure où elle leur verse des redevances et où elle a conclu avec eux un accord de monétisation, on pourrait alors faire valoir qu’elle est, d’une certaine manière, responsable du contenu produit par son partenaire commercial », explique Victoire Rio, responsable de What to Fix!, à ABC.

Aucun des influenceurs d’extrême droite n’a répondu à notre consœur. Meta l’a seulement renvoyé à ses propres règles : « Nous avons mis en place des règles claires auxquelles toute personne utilisant nos outils de monétisation doit se conformer. Lorsque les pages de monétisation de contenu enfreignent nos Règles communautaires, nous appliquons des sanctions telles que la suspension temporaire ou définitive de leur capacité à générer des revenus sur nos plateformes. Les créateurs ou éditeurs qui enfreignent ces règles à plusieurs reprises seront exclus de nos plateformes ».

Elle ajoute considérer « important de faire la distinction entre les propos offensants et les contenus susceptibles d’entraîner des actes de violence dans la vie réelle ». Elle affirme : « Ces propos peuvent être offensants pour beaucoup, mais ce n’est pas à Meta de juger de ce qui est offensant. »

  •  

Le magazine Time sert aux chatbots IA des pages spécifiques avec de la pub

La bataille de l'enshittification
IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

Le magazine états-unien a commencé à mettre en place des versions différentes des pages de son site, selon qu’il soit consulté par un navigateur ou par un chatbot IA. L’éditeur peut ainsi optimiser ses articles pour qu’ils soient repris par Claude ou ChatGPT en y insérant de la publicité spécifiquement conçue pour être recrachée par les chatbots.

Si les chatbots IA viennent chercher leurs réponses sur les sites des médias, pourquoi ceux-ci n’en profiteraient pas ? C’est ce que s’est dit le magazine américain Time en mettant en place un système servant des pages différentes selon que son site web est consulté par un navigateur habituel ou par un crawler d’un chatbot IA.

L’éditeur a converti toutes les pages de son site web en Markdown, format qui est plus facilement analysable par les agents IA, expliquait Digiday début juillet. De fait, le langage de balisage léger inventé par John Gruber avec l’aide d’Aaron Swartz est idéal pour ces outils : il est explicite et minimise le nombre de tokens utilisés pour analyser le contenu. Si on veut que son contenu soit repris par ChatGPT et Claude, il est donc plutôt malin de le leur servir en Markdown.

La pratique de la redirection sélective pour des buts problématiques n’est pas nouvelle. Par exemple, nous avions déjà montré qu’elle était utilisée pour cacher de la désinformation ou pour adapter des liens sponsorisés en fonction d’attentes parfois nauséabondes d’internautes.

Insérer de la pub spécifiquement rédigée pour les chatbots IA

Ici, l’éditeur a vite compris qu’il pouvait proposer aux marques d’autres services en s’appuyant sur cette technique : le magazine a commencé à glisser des publicités dans certains des fichiers Markdown. Cela permet de faire passer discrètement des messages dans ChatGPT et Claude sans qu’ils n’apparaissent dans les pages proposées aux lecteurs de Time. L’ingénieur allemand Vincent Schmalbach a remarqué le tour de passe-passe et l’a décrit sur son blog.

Ainsi, un article comme celui-ci est proposé en HTML pour tous les navigateurs, mais si on l’ouvre avec le user-agent ClaudeBot, on obtient un texte du genre :

Ici, pas de publicité intégrée. Mais lorsqu’on fait la même opération sur une page listant les « meilleures inventions de 2025 », on se retrouve, contrairement à un lecteur lambda qui l’ouvrirait avec un navigateur, avec un texte promouvant la banque en ligne Ally Bank avant les inventions :

Le texte sur Ally est idéalement écrit pour être cité par un chatbot IA à qui l’utilisateur demanderait « Qui est Ally Bank ? ». Remarquons qu’il est surmonté d’une remarque affirmant : « Contenu sponsorisé. Réalisé en partenariat avec Ally. Ally est le sponsor et la source de ce contenu ».

On obtient le même texte, sous une présentation qui diffère un peu si on utilise les user-agent d’OpenAI GPTBot ou OAI-SearchBot. Remarquons que ce n’est pas le cas si on utilise les crawlers de Google Googlebot, Google-Extended ou GoogleOther mais que le Markdown s’affiche pour le quatrième crawler de Google utilisé par Gemini Google-CloudVertexBot.

Une pratique qui risque de se généraliser

Comme le fait remarquer Vincent Schmalbach, on retrouve dans le fichier Markdown servi à ClaudeBot les traces de l’agence de publicité en ligne Mobian, spécialisée dans la pub pour les agents IA. La page d’accueil de son site reprend spécifiquement l’exemple du Time :

Si nous n’avons pas encore d’exemple d’autres éditeurs de sites très visités qui auraient déjà mis en place ce système, il y a de fortes chances que Time soit rapidement suivi par d’autres. Reste à savoir comment vont réagir les entreprises d’IA générative qui vont devoir faire attention à ce que leurs outils ingèrent.

Va-t-on assister à une nouvelle partie du jeu du chat et de la souris pour bloquer publicités et autres contenus différents de ce qui est affiché dans les pages communément lues par les humains ?

  •  

Le magazine Time sert aux chatbots IA des pages spécifiques avec de la pub

La bataille de l'enshittification
« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

Le magazine états-unien a commencé à mettre en place des versions différentes des pages de son site, selon qu’il soit consulté par un navigateur ou par un chatbot IA. L’éditeur peut ainsi optimiser ses articles pour qu’ils soient repris par Claude ou ChatGPT en y insérant de la publicité spécifiquement conçue pour être recrachée par les chatbots.

Si les chatbots IA viennent chercher leurs réponses sur les sites des médias, pourquoi ceux-ci n’en profiteraient pas ? C’est ce que s’est dit le magazine américain Time en mettant en place un système servant des pages différentes selon que son site web est consulté par un navigateur habituel ou par un crawler d’un chatbot IA.

L’éditeur a converti toutes les pages de son site web en Markdown, format qui est plus facilement analysable par les agents IA, expliquait Digiday début juillet. De fait, le langage de balisage léger inventé par John Gruber avec l’aide d’Aaron Swartz est idéal pour ces outils : il est explicite et minimise le nombre de tokens utilisés pour analyser le contenu. Si on veut que son contenu soit repris par ChatGPT et Claude, il est donc plutôt malin de le leur servir en Markdown.

La pratique de la redirection sélective pour des buts problématiques n’est pas nouvelle. Par exemple, nous avions déjà montré qu’elle était utilisée pour cacher de la désinformation ou pour adapter des liens sponsorisés en fonction d’attentes parfois nauséabondes d’internautes.

Insérer de la pub spécifiquement rédigée pour les chatbots IA

Ici, l’éditeur a vite compris qu’il pouvait proposer aux marques d’autres services en s’appuyant sur cette technique : le magazine a commencé à glisser des publicités dans certains des fichiers Markdown. Cela permet de faire passer discrètement des messages dans ChatGPT et Claude sans qu’ils n’apparaissent dans les pages proposées aux lecteurs de Time. L’ingénieur allemand Vincent Schmalbach a remarqué le tour de passe-passe et l’a décrit sur son blog.

Ainsi, un article comme celui-ci est proposé en HTML pour tous les navigateurs, mais si on l’ouvre avec le user-agent ClaudeBot, on obtient un texte du genre :

Ici, pas de publicité intégrée. Mais lorsqu’on fait la même opération sur une page listant les « meilleures inventions de 2025 », on se retrouve, contrairement à un lecteur lambda qui l’ouvrirait avec un navigateur, avec un texte promouvant la banque en ligne Ally Bank avant les inventions :

Le texte sur Ally est idéalement écrit pour être cité par un chatbot IA à qui l’utilisateur demanderait « Qui est Ally Bank ? ». Remarquons qu’il est surmonté d’une remarque affirmant : « Contenu sponsorisé. Réalisé en partenariat avec Ally. Ally est le sponsor et la source de ce contenu ».

On obtient le même texte, sous une présentation qui diffère un peu si on utilise les user-agent d’OpenAI GPTBot ou OAI-SearchBot. Remarquons que ce n’est pas le cas si on utilise les crawlers de Google Googlebot, Google-Extended ou GoogleOther mais que le Markdown s’affiche pour le quatrième crawler de Google utilisé par Gemini Google-CloudVertexBot.

Une pratique qui risque de se généraliser

Comme le fait remarquer Vincent Schmalbach, on retrouve dans le fichier Markdown servi à ClaudeBot les traces de l’agence de publicité en ligne Mobian, spécialisée dans la pub pour les agents IA. La page d’accueil de son site reprend spécifiquement l’exemple du Time :

Si nous n’avons pas encore d’exemple d’autres éditeurs de sites très visités qui auraient déjà mis en place ce système, il y a de fortes chances que Time soit rapidement suivi par d’autres. Reste à savoir comment vont réagir les entreprises d’IA générative qui vont devoir faire attention à ce que leurs outils ingèrent.

Va-t-on assister à une nouvelle partie du jeu du chat et de la souris pour bloquer publicités et autres contenus différents de ce qui est affiché dans les pages communément lues par les humains ?

  •  

☕️ BMW transforme ses voitures en panneaux publicitaires pour Spider-Man



Les BMW sont des supports publicitaires comme les autres. Plusieurs conducteurs n’ont guère apprécié voir sur l’écran de leurs voitures une réclame pour le blockbuster Marvel estival Spider-Man: Brand New Day. La publicité, pardon, « l’animation festive » selon la description du constructeur, se lance plein écran en cliquant sur le bandeau. La vidéo, dans laquelle Spider-Man virevolte autour d’une voiture de la marque, s’accompagne d’une musiquette de fond et d’un « spectacle lumineux » dans l’habitacle. Elle sera proposée jusqu’au 10 août.

@bmw 🚨 Spoiler Alert: Something amazing is waiting in your BMW. 🤫 See #SpiderManBrandNewDay exclusively in cinemas 31st July.#BMW @spidermanmovie ♬ original sound – bmw

Cette « surprise spéciale » a été conçue dans le cadre d’un partenariat avec le film, dans lequel une BMW iX3 et une BMW 5 Series font des apparitions. Si le placement de produit est un grand classique dans l’histoire d’Hollywood, subir de la sorte une réclame dans sa voiture est inédit. Et ce n’est pas du goût de tout le monde. Au vu des prix des véhicules BMW, les conducteurs sont nombreux à estimer qu’ils pourraient au moins être dispensés de publicité.

Il arrive que des animations spéciales s’affichent sur l’écran des BMW, mais habituellement pour des occasions comme Noël ; il ne s’agit pas de vendre un produit ou ici, un film. L’entreprise affirme pourtant au Spiegel que la vidéo de Spider-Man n’est pas une promotion pour le long métrage, et qu’elle ne sert pas non plus de bande-annonce. À cet égard, ce n’est donc pas une réclame traditionnelle. L’argument est pour le moins audacieux, mais BMW assure recevoir de nombreux retours positifs sur cette campagne.

En 2023, Stephan Durach, le dirigeant de BMW en charge de l’infodivertissement, assurait qu’il ne vendrait jamais l’écran de ses véhicules à des annonceurs. « Je ne peux pas l’imaginer, c’est un espace privé (…) C’est l’endroit où vous pouvez faire ce que vous voulez, seul : vous avez la bonne température, la musique que vous voulez ». Et profiter d’une publicité pour Spider-Man, donc.

  •  

[Màj] Après 5 mois de pause, Grokipedia bouge à nouveau

Les IA peuvent aussi s'arrêter de produire
[Màj] Après 5 mois de pause, Grokipedia bouge à nouveau

Aucune des pages du projet d’encyclopédie lancé par Elon Musk fin octobre 2025 n’a été modifiée par du contenu généré par IA depuis avril. Aucune édition proposée par des humains n’a été prise en compte non plus.

Mise à jour le 1er octobre 2026 : Finalement, après 5 mois de pause, Grokipedia a été réactivée ce 30 septembre comme l’annonce le compte X du projet. Le projet, en version 0.3, est maintenant présenté avec un nouveau design et un nouveau logo. On peut constater que de nombreuses éditions sont finalement validées sur la page qui les liste. Le compteur du nombre d’articles dans l’encyclopédie reste cependant bloqué à 6 092 140, chiffre qui n’a pas bougé depuis la publication originelle de cet article datée du 6 août 2026.


Article originel publié le 6 août 2026 :

En janvier dernier, Elon Musk twittait : « Grokipedia connaît une croissance fulgurante. Elle dépassera largement Wikipédia cette année ». Le projet affichait alors plus d’1,8 million d’entrées et un peu plus de 76 000 éditions approuvées par Grok, le système d’IA générative auquel l’encyclopédie est adossée.

Pas de modifications humaines approuvées depuis fin avril

Depuis, le projet raciste et désinformateur a encore grossi puisque la page d’accueil affiche actuellement un nombre de 6 092 140 articles. Mais là où elle listait les modifications en direct, cette page affiche maintenant le message « aucune modification en direct n’est disponible pour le moment ». Et, selon le média Lawfare, aucune modification n’a été approuvée depuis le 24 avril dernier, que ce soit pour des pages au sujet populaire ou obscur.

Ainsi, les journalistes de Lawfare ont repéré 12 modifications approuvées de la page concernant ChatGPT ce 24 avril. Mais toutes les modifications soumises pour cette page en mai, juin et juillet sont restées « en cours d’examen ».

« Ce schéma se retrouve quel que soit le sujet ou le niveau de fréquentation », expliquent-ils. Les utilisateurs peuvent toujours suggérer des modifications. Mais Lawfare a analysé 34 519 entrées de l’encyclopédie avec au moins une suggestion de modification. Et le média a constaté que les 225 496 modifications recommandées que cela représente sur les trois derniers mois n’ont ni été acceptées ni été rejetées.

Après approbation, le processus de Grokipedia prévoit une phase d’implémentation des modifications. Celle-ci a cessé un mois avant : depuis le 22 mars, Lawfare n’a trouvé aucune implémentation de modifications validées.

Le dernier message d’Elon Musk sur X à propos de son projet d’encyclopédie remonte au 22 février dernier. Il y annonçait la mise en place d’un système de notes de communautés comme celui de son réseau social, « afin de permettre aux utilisateurs d’apporter des modifications précises », mais le projet semble aussi en pause.

Plus de modification par Grok non plus

Selon nos confrères, l’encyclopédie n’est plus éditée non plus automatiquement par l’IA de xAI. Pourtant, en février, le chercheur en datajournalisme du Tow Center for Digital Journalism, C.J. Robinson, montrait, données à l’appui, que les modifications proposées par Grok dépassaient celles soumises par des utilisateurs humains, « représentant plus des trois quarts des suggestions ».

Mais en comparant ces données à l’état actuel de Grokipedia, Lawfare a constaté un autre problème : « un grand nombre de modifications qui figuraient auparavant dans la liste des « acceptées » apparaissent désormais comme « rejetées » ». Selon eux, une modification massive semble avoir eu lieu le 14 mars.

Mais le système de Grokipedia semble incohérent. Sur la page consacrée à l’actrice Prunella Scales, par exemple, 10 modifications faites lors de la semaine de lancement sont « approuvées » dans les archives de C.J. Robinson mais sont maintenant labellisées comme « rejetées », même si l’article les prend toujours en compte.

Wikipédia toujours très active mais avec des tensions dans la fondation

Pendant ce temps-là, un site nommé Babel recense en quasi-direct (avec 3 minutes de retard) les éditions des entrées dans Wikipedia en reconstruisant la tour légendaire du même nom, montrant que celle-ci est toujours aussi active. Dans un autre style, Listen to Wikipedia propose une visualisation et sonorisation en quasi-direct de ces éditions.

Pourtant, tout n’est pas rose dans l’univers de l’encyclopédie collaborative. Comme le relate l’infolettre d’août de la communauté francophone du projet, « alors que plus de 70 % des employés américains de la Fondation Wikimédia (WMF) ont exprimé leur volonté de se syndiquer, la direction de la WMF a refusé fin juillet de reconnaître volontairement le syndicat Wiki Workers United (WWU), préférant recourir à un processus plus long et complexe » :

« La branche américaine du WWU dénonce une obstruction antisyndicale. Le recours par la WMF à un cabinet d’avocats connu pour ses stratégies antisyndicales a conduit des contributeurs bénévoles à appeler ouvertement à la démission de la directrice de la WMF Bernadette Meehan, dont les réponses lors de la Wikimania 2026 n’avaient pas convaincu. »

  •  

[Màj] Après 5 mois de pause, Grokipedia bouge à nouveau

Les IA peuvent aussi s'arrêter de produire
[Màj] Après 5 mois de pause, Grokipedia bouge à nouveau

Aucune des pages du projet d’encyclopédie lancé par Elon Musk fin octobre 2025 n’a été modifiée par du contenu généré par IA depuis avril. Aucune édition proposée par des humains n’a été prise en compte non plus.

Mise à jour le 1er octobre 2026 : Finalement, après 5 mois de pause, Grokipedia a été réactivée ce 30 septembre comme l’annonce le compte X du projet. Le projet, en version 0.3, est maintenant présenté avec un nouveau design et un nouveau logo. On peut constater que de nombreuses éditions sont finalement validées sur la page qui les liste. Le compteur du nombre d’articles dans l’encyclopédie reste cependant bloqué à 6 092 140, chiffre qui n’a pas bougé depuis la publication originelle de cet article datée du 6 août 2026.


Article originel publié le 6 août 2026 :

En janvier dernier, Elon Musk twittait : « Grokipedia connaît une croissance fulgurante. Elle dépassera largement Wikipédia cette année ». Le projet affichait alors plus d’1,8 million d’entrées et un peu plus de 76 000 éditions approuvées par Grok, le système d’IA générative auquel l’encyclopédie est adossée.

Pas de modifications humaines approuvées depuis fin avril

Depuis, le projet raciste et désinformateur a encore grossi puisque la page d’accueil affiche actuellement un nombre de 6 092 140 articles. Mais là où elle listait les modifications en direct, cette page affiche maintenant le message « aucune modification en direct n’est disponible pour le moment ». Et, selon le média Lawfare, aucune modification n’a été approuvée depuis le 24 avril dernier, que ce soit pour des pages au sujet populaire ou obscur.

Ainsi, les journalistes de Lawfare ont repéré 12 modifications approuvées de la page concernant ChatGPT ce 24 avril. Mais toutes les modifications soumises pour cette page en mai, juin et juillet sont restées « en cours d’examen ».

« Ce schéma se retrouve quel que soit le sujet ou le niveau de fréquentation », expliquent-ils. Les utilisateurs peuvent toujours suggérer des modifications. Mais Lawfare a analysé 34 519 entrées de l’encyclopédie avec au moins une suggestion de modification. Et le média a constaté que les 225 496 modifications recommandées que cela représente sur les trois derniers mois n’ont ni été acceptées ni été rejetées.

Après approbation, le processus de Grokipedia prévoit une phase d’implémentation des modifications. Celle-ci a cessé un mois avant : depuis le 22 mars, Lawfare n’a trouvé aucune implémentation de modifications validées.

Le dernier message d’Elon Musk sur X à propos de son projet d’encyclopédie remonte au 22 février dernier. Il y annonçait la mise en place d’un système de notes de communautés comme celui de son réseau social, « afin de permettre aux utilisateurs d’apporter des modifications précises », mais le projet semble aussi en pause.

Plus de modification par Grok non plus

Selon nos confrères, l’encyclopédie n’est plus éditée non plus automatiquement par l’IA de xAI. Pourtant, en février, le chercheur en datajournalisme du Tow Center for Digital Journalism, C.J. Robinson, montrait, données à l’appui, que les modifications proposées par Grok dépassaient celles soumises par des utilisateurs humains, « représentant plus des trois quarts des suggestions ».

Mais en comparant ces données à l’état actuel de Grokipedia, Lawfare a constaté un autre problème : « un grand nombre de modifications qui figuraient auparavant dans la liste des « acceptées » apparaissent désormais comme « rejetées » ». Selon eux, une modification massive semble avoir eu lieu le 14 mars.

Mais le système de Grokipedia semble incohérent. Sur la page consacrée à l’actrice Prunella Scales, par exemple, 10 modifications faites lors de la semaine de lancement sont « approuvées » dans les archives de C.J. Robinson mais sont maintenant labellisées comme « rejetées », même si l’article les prend toujours en compte.

Wikipédia toujours très active mais avec des tensions dans la fondation

Pendant ce temps-là, un site nommé Babel recense en quasi-direct (avec 3 minutes de retard) les éditions des entrées dans Wikipedia en reconstruisant la tour légendaire du même nom, montrant que celle-ci est toujours aussi active. Dans un autre style, Listen to Wikipedia propose une visualisation et sonorisation en quasi-direct de ces éditions.

Pourtant, tout n’est pas rose dans l’univers de l’encyclopédie collaborative. Comme le relate l’infolettre d’août de la communauté francophone du projet, « alors que plus de 70 % des employés américains de la Fondation Wikimédia (WMF) ont exprimé leur volonté de se syndiquer, la direction de la WMF a refusé fin juillet de reconnaître volontairement le syndicat Wiki Workers United (WWU), préférant recourir à un processus plus long et complexe » :

« La branche américaine du WWU dénonce une obstruction antisyndicale. Le recours par la WMF à un cabinet d’avocats connu pour ses stratégies antisyndicales a conduit des contributeurs bénévoles à appeler ouvertement à la démission de la directrice de la WMF Bernadette Meehan, dont les réponses lors de la Wikimania 2026 n’avaient pas convaincu. »

  •  
❌