Le président américain exige des réparations de la part de l’Iran, qui, de son côté, a nommé un nouveau chef des forces armées, partisan d’une ligne dure.
Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir achevé une “lourde série” de bombardements sur l’Iran, en représailles à une attaque surprise iranienne contre leurs forces en Jordanie mardi. L’intensité de ces frappes reste toutefois limitée, relève la presse américaine. Pour certains observateurs, Trump chercherait ainsi à maintenir ouverte la voie diplomatique.
Après avoir été le plus vindicatif des pays arabes du Golfe vis-à-vis de Téhéran, Abou Dhabi s’est fait une raison : mieux vaut soigner les relations avec le grand voisin iranien. Ne serait-ce que pour l’importance des liens économiques tissés de longue date entre les deux pays.
Selon le “Financial Times”, tout indique que les Émirats arabes unis voudraient “renouer avec un semblant de normalité après la plus grande crise depuis son indépendance, en 1971”.
Les frappes au Moyen-Orient ont repris mercredi après une pause de plusieurs jours : l’Iran a attaqué les forces américaines en Jordanie avant qu’une opération conjointe des États-Unis et de l’Arabie saoudite ne vise un peu plus tard des milices pro-iraniennes en Irak. La presse américaine y voit une escalade et l’entrée directe de Riyad dans le conflit.
Après l’attaque ukrainienne sur un navire iranien samedi, qui a fait un mort, plusieurs journaux conservateurs plaident pour une réponse forte, tandis que les titres réformistes mettent en garde contre une escalade entre les deux pays.
Les rebelles yéménites pro-iraniens ont fait savoir lundi qu’ils comptaient bloquer le trafic maritime saoudien en mer Rouge. Une mesure qui menace d’ouvrir un “nouveau front dans le conflit au Moyen-Orient” et de peser sur l’approvisionnement énergétique mondial, observe la presse internationale.
Les États-Unis ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi une nouvelle vague de bombardements contre l’Iran, visant des infrastructures civiles et militaires. Téhéran a répliqué par des attaques contre des positions américaines dans la région, et menacé Washington de guerre “totale” en cas de poursuite des bombardements sur son sol.
Cette photographie fournie par le Corps des Marines des États-Unis, prise le 16 juillet 2026 par le service de communication du Commandement central américain (CENTCOM), montrerait des Marines de la 11e unité expéditionnaire des Marines procédant à une inspection à bord du pétrolier « Wen Yao » dans le golfe d’Oman (Photo US MARINE CORPS / AFP).
Selon la presse locale, les obsèques du guide suprême iranien tué au premier jour de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont rassemblé plusieurs dizaines de millions de personnes. Mais pour les médias d’opposition, ces cérémonies organisées durant plusieurs jours ont été un “échec”, malgré les efforts de mobilisation tous azimuts.
Des centaines de milliers de personnes criant vengeance se sont rassemblées dans les rues de la capitale iranienne pour saluer le cortège funèbre du guide suprême, qui a commencé sa procession à travers les villes saintes chiites d’Iran et d’Irak.
Le cortège funèbre du guide suprême iranien Ali Khamenei et des membres de sa famille, tous tués le 28 février par des frappes américano-israéliennes, fendant la foule réunie pour leur rendre hommage, le 6 juillet 2026, à Téhéran.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, samedi 4 juillet, à l’occasion du début des cérémonies de funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei. Parmi les manifestants, beaucoup appellent à venger la mort de l’ancien guide suprême, tué au premier jour de la guerre contre les États-Unis et Israël, le 28 février dernier.