Les actions du fabricant chinois de robot Unitree bondissent à leur introduction en Bourse



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Apple reconnait que la pression des régulateurs partout dans le monde pèse désormais sur les performances financières de l’App Store. Entre le DMA européen, les textes équivalents au Brésil et au Japon, et les décisions de justice défavorables aux États-Unis, le constructeur doit faire des concessions, ouvrir sa boutique à la concurrence et partager le gâteau des applications.
Avec 30,7 milliards de dollars de revenus au second trimestre calendaire, l’activité « Services » d’Apple n’est pas la plus à plaindre : elle affiche en effet une progression de 12 % d’une année sur l’autre. Il s’agit de la deuxième source de revenus de l’entreprise (28,1 %), derrière l’iPhone (49,6 %). La marge brute des services est sans commune mesure avec celle, déjà conséquente, sur le matériel : 75,6 %, contre 40,1 %.
Mais alors, qu’est-ce qui coince ? D’une part, le consensus des analystes pour ce troisième trimestre fiscal d’Apple était plus élevé pour les services : 31,4 milliards de dollars. Et puis l’entreprise a admis que l’App Store, le joyau de son activité de services, était sous pression.

Dans le formulaire 10-Q envoyé à la SEC, le gendarme de la Bourse américain, Apple explique que « si les développeurs tiers utilisent d’autres méthodes de distribution et de paiement pour leurs applications et leurs contenus numériques, notamment des modèles de distribution directe aux consommateurs, Apple peut percevoir une commission moins élevée sur ces ventes, voire ne percevoir aucune commission ».
Ces modèles de « distribution directe » lui sont de plus en plus imposés par les régulateurs. C’est le cas dans l’Union européenne, où Apple est forcée (pas de gaieté de cœur) d’accepter les services de paiement tiers et les boutiques alternatives, mais aussi au Brésil et au Japon.
Aux États-Unis, suite à une décision de justice dans le dossier Epic Games, Apple autorise l’achat de contenus depuis les apps iOS dans des boutiques en ligne sans toucher une seule commission. Le groupe tente de rétablir cette dîme externe, et en appelle même à la Cour suprême américaine qui a accepté d’examiner une partie de l’affaire.
Une des propositions d’Apple est de prélever 15 % de commission sur les achats externes, au lieu de 30 % sur les achats réalisés dans l’App Store. C’est toujours mieux que les 0 % actuels, même si c’est aussi la reconnaissance que les taux standards sont trop élevés.
Apple a aussi demandé à la justice d’organiser des discussions avec Epic afin de trouver un terrain d’entente. L’éditeur de Fortnite est disposé à examiner une proposition sérieuse de règlement, mais à une condition essentielle : un accord doit introduire davantage de concurrence et bénéficier à l’ensemble des développeurs (PDF). Pas seulement Epic, donc.
Epic Games estime cependant que des discussions auraient peu de chances d’aboutir à un accord. La société s’oppose donc à la demande d’Apple de passer par une telle procédure.
La maison d’analyses Sensor Tower citée par le Financial Times rapporte que les dépenses des consommateurs américains dans l’App Store ont reculé de 6 % au deuxième trimestre, contre une progression de 9 % l’an dernier sur la même période. Depuis le début de l’année, Appfigures estime que le chiffre d’affaires d’Apple tiré des commissions s’est contracté de 18 %.
Le constructeur informatique joue une partition très délicate, car l’histoire pourrait se terminer sur pas de commission du tout sur les achats externes, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis. Une perspective potentiellement très coûteuse pour Apple : pourquoi un développeur ou un éditeur choisirait-il de verser une commission au constructeur lorsqu’il peut proposer un autre moyen de paiement et conserver une plus grande part du montant de la transaction ?
Apple reconnait que la pression des régulateurs partout dans le monde pèse désormais sur les performances financières de l’App Store. Entre le DMA européen, les textes équivalents au Brésil et au Japon, et les décisions de justice défavorables aux États-Unis, le constructeur doit faire des concessions, ouvrir sa boutique à la concurrence et partager le gâteau des applications.
Avec 30,7 milliards de dollars de revenus au second trimestre calendaire, l’activité « Services » d’Apple n’est pas la plus à plaindre : elle affiche en effet une progression de 12 % d’une année sur l’autre. Il s’agit de la deuxième source de revenus de l’entreprise (28,1 %), derrière l’iPhone (49,6 %). La marge brute des services est sans commune mesure avec celle, déjà conséquente, sur le matériel : 75,6 %, contre 40,1 %.
Mais alors, qu’est-ce qui coince ? D’une part, le consensus des analystes pour ce troisième trimestre fiscal d’Apple était plus élevé pour les services : 31,4 milliards de dollars. Et puis l’entreprise a admis que l’App Store, le joyau de son activité de services, était sous pression.

Dans le formulaire 10-Q envoyé à la SEC, le gendarme de la Bourse américain, Apple explique que « si les développeurs tiers utilisent d’autres méthodes de distribution et de paiement pour leurs applications et leurs contenus numériques, notamment des modèles de distribution directe aux consommateurs, Apple peut percevoir une commission moins élevée sur ces ventes, voire ne percevoir aucune commission ».
Ces modèles de « distribution directe » lui sont de plus en plus imposés par les régulateurs. C’est le cas dans l’Union européenne, où Apple est forcée (pas de gaieté de cœur) d’accepter les services de paiement tiers et les boutiques alternatives, mais aussi au Brésil et au Japon.
Aux États-Unis, suite à une décision de justice dans le dossier Epic Games, Apple autorise l’achat de contenus depuis les apps iOS dans des boutiques en ligne sans toucher une seule commission. Le groupe tente de rétablir cette dîme externe, et en appelle même à la Cour suprême américaine qui a accepté d’examiner une partie de l’affaire.
Une des propositions d’Apple est de prélever 15 % de commission sur les achats externes, au lieu de 30 % sur les achats réalisés dans l’App Store. C’est toujours mieux que les 0 % actuels, même si c’est aussi la reconnaissance que les taux standards sont trop élevés.
Apple a aussi demandé à la justice d’organiser des discussions avec Epic afin de trouver un terrain d’entente. L’éditeur de Fortnite est disposé à examiner une proposition sérieuse de règlement, mais à une condition essentielle : un accord doit introduire davantage de concurrence et bénéficier à l’ensemble des développeurs (PDF). Pas seulement Epic, donc.
Epic Games estime cependant que des discussions auraient peu de chances d’aboutir à un accord. La société s’oppose donc à la demande d’Apple de passer par une telle procédure.
La maison d’analyses Sensor Tower citée par le Financial Times rapporte que les dépenses des consommateurs américains dans l’App Store ont reculé de 6 % au deuxième trimestre, contre une progression de 9 % l’an dernier sur la même période. Depuis le début de l’année, Appfigures estime que le chiffre d’affaires d’Apple tiré des commissions s’est contracté de 18 %.
Le constructeur informatique joue une partition très délicate, car l’histoire pourrait se terminer sur pas de commission du tout sur les achats externes, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis. Une perspective potentiellement très coûteuse pour Apple : pourquoi un développeur ou un éditeur choisirait-il de verser une commission au constructeur lorsqu’il peut proposer un autre moyen de paiement et conserver une plus grande part du montant de la transaction ?

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Dans le débat présidentiel qui s’amorce, les candidats sont (enfin) frappés d’une même épiphanie : notre système de retraite est à bout de souffle et il est temps d’en réformer le financement. L’ancien haut fonctionnaire Jean-Pascal Beaufret en a chiffré le déficit réel à 81 milliards d’euros par an, contributions de l’État comprises. Et la démographie censée le supporter est en berne. Même Marine Le Pen, pourtant rétive au libéralisme, s’y est mise, en plaidant désormais pour une capitalisation « volontaire », « pour ceux qui le peuvent ». La précision est savoureuse, car la France reste (heureusement) un pays libre où chacun peut (encore) placer son épargne comme il l’entend. Le mécanisme proposé existe déjà et a été renforcé en 2019, via la création du Plan d’épargne retraite (PER), ayant déjà séduit près de treize millions de souscripteurs et franchi les 150 milliards d’euros d’encours. Avec le ralliement du Rassemblement national, presque toutes les principales forces politiques – hormis certains partis de gauche, La France insoumise en tête – se disent désormais ouvertes à une dose de capitalisation. Le moment est idéal pour regarder de près ce mécanisme, et ce qu’il peut vraiment apporter.
À la différence du système par répartition régissant actuellement nos retraites, la capitalisation mise sur le temps pour générer ses ressources. Dans la répartition, les cotisations des actifs sont transférées chaque mois vers les retraités pour payer leurs pensions. Dans la capitalisation, elles sont investies, puis reviennent à l’actif sous forme de dividendes le jour où il cesse de travailler. L’économiste Patrick Artus avait illustré l’apport concret de la capitalisation sur le long terme. Selon ses calculs, un euro placé en 1982 valait deux euros quarante ans plus tard dans la répartition, quand il aurait pu en valoir vingt-deux dans la capitalisation. Une dose de capitalisation permet donc de générer des pensions plus généreuses ou d’amoindrir le poids des cotisations dans le salaire net.
Nul besoin de chercher bien loin des exemples de réussites. Les Pays-Bas ont adossé leur système à un puissant pilier de capitalisation, quasi universel. Le résultat est éloquent. Ils profitent d’un taux de remplacement (ratio de la pension par rapport au dernier salaire versé) parmi les plus élevés de l’OCDE, supérieur à 90 %, contre 60 % en moyenne en France. Une performance obtenue avec un poids des retraites dans le PIB deux fois inférieur au nôtre (7 % contre plus de 14 % chez nous) et qui permet à leurs fonds de pension de peser désormais une fois et demie la richesse de leur pays.
En France, il n’y a pas que les titulaires d’un PER qui profitent de la capitalisation. Depuis 2005, les fonctionnaires cotisent à un régime par capitalisation obligatoire, le RAFP, quand d’autres professions (les pharmaciens en tête, devant les agents de la Banque de France et les élus) disposent du leur, créé pour faire face à une démographie déclinante. Solides et bien provisionnés, ces régimes traversent les crises sans dommage. Ce qui fonctionne pour eux pourrait fonctionner pour tous.
La France a failli généraliser ce procédé à tous les salariés. En 1999, le gouvernement Jospin crée le Fonds de réserve pour les retraites, précisément pour amortir le choc du papy-boom à venir grâce à de l’épargne collective. Si l’intuition était bonne, la réalisation n’a pas suivi. Ce fonds n’a jamais vraiment capitalisé pour nos vieux jours. Dès 2010, les ressources qui l’alimentaient et les dividendes qu’il générait ont été redirigées vers la CADES pour éponger la dette sociale. Notre seule réserve de long terme a fini en tirelire pour boucher les trous du passé. Le rendez-vous était pris, mais nous l’avons manqué.
Posons un ordre de grandeur. Pour verser 350 euros de plus chaque mois à 18 millions de retraités (chiffre projeté en 2045), il faudrait disposer d’un fonds d’environ 1 500 milliards d’euros qui, placé à 5 % net (soit légèrement moins que la performance annuelle moyenne des bourses mondiales depuis 1900), dégagerait 75 milliards de revenus par an. On peut l’amorcer en transférant les réserves déjà constituées – environ deux cents milliards entre l’Agirc-Arrco, le reliquat du Fonds de réserve et les encours du PER –, puis l’alimenter de 25 à 30 milliards par an, correspondant à 10 % des cotisations retraites versées actuellement par les salariés (qui imposera donc en parallèle une baisse des pensions du même montant). À 5 %, la mécanique des intérêts composés permet d’atteindre la cible en vingt ans. La transition a un coût, qui pèsera d’abord sur les pensions d’aujourd’hui (les salariés ne pourront être mis à contribution dans le cadre d’un double versement, leur pouvoir d’achat étant déjà bien amputé par les cotisations actuelles). Mais c’est le prix pour cesser de cotiser à perte et offrir aux suivants une retraite digne de ce nom.
À l’inverse de la répartition qui ne produit aucun capital, la capitalisation constitue un trésor de guerre patient, investi sur des décennies. Or la France en manque cruellement. Faute de fonds de pension nationaux, la moitié du capital du CAC 40 est aujourd’hui aux mains d’investisseurs étrangers, selon la Banque de France. Nos fleurons sont financés par les fonds de pension néerlandais, canadiens ou américains, qui empochent les dividendes que nous ne savons pas capter. Un fonds collectif à la française inverserait la donne. Il orienterait l’épargne des Français vers les entreprises françaises, les start-up et les infrastructures, et garderait chez nous les fruits de cette croissance. Le PER montre déjà la voie, avec plus de 80 % de ses actifs placés en France et en Europe. Il suffirait de changer d’échelle.
C’est sur cette modalité que tout se joue. La capitalisation volontaire, chacun la pratique déjà s’il en a les moyens, à coups de plan d’épargne retraite, d’assurance-vie ou d’achats immobiliers. Mais qui peut réellement épargner ?
Prenons un salarié payé 1 600 euros net par mois. Chaque mois, environ 565 euros quittent son salaire brut pour financer la retraite par répartition, quand l’INSEE évalue sa capacité d’épargne personnelle à 80 euros. Il épargne donc sept fois moins que ce qu’il cotise. Et pour récupérer les quelque 290 000 euros qu’il aura versés sur sa carrière, il lui faudrait vivre jusqu’à quatre-vingt-neuf ans. Dans le cadre d’une capitalisation financée par 10 % de ses cotisations, il récupérerait 103 000 € à la retraite (31 000 € de versements et 72 000 € d’intérêts). En plaçant à 3 %, il pourrait se verser un complément de revenu de 300 € par mois sans toucher au capital qu’il pourra léguer à ses enfants.
Seule une capitalisation à la fois obligatoire et collective renverse la table. Obligatoire, elle embarque tout le monde et élargit l’assiette des cotisants. Collective, elle mutualise les risques, comprime les frais de gestion et profite d’abord aux plus modestes. C’est la seule forme permettant à tous les salariés les plus précaires de toucher, eux aussi, un dividende le jour de leur retraite.
Choisir la capitalisation collective et obligatoire, c’est faire œuvre de justice sociale, en relevant les petites pensions au lieu de réserver l’épargne aux plus aisés. C’est aussi cesser de voir nos fleurons passer sous pavillon étranger en dirigeant l’épargne des Français vers leurs propres entreprises. Non, la capitalisation n’est pas l’ennemie de notre modèle social. Elle pourrait même en devenir l’alliée la plus solide.
L’article Prolétaires de tous les pays, capitalisez ! est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Stripe a négocié l’acquisition d’OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, révèle Bloomberg. Le géant du paiement avance ainsi ses pions dans le monde de l’IA, en intégrant l’un des orchestrateurs les plus populaires du marché. Il poursuit en parallèle les négociations visant à s’offrir PayPal, après le rejet de son offre initiale formulée mi-juillet.
Mise à jour, 19 août 2026 à 20h30 : Stripe a confirmé mercredi l’acquisition d’OpenRouter, dont les activités sont présentées comme complémentaires des travaux déjà engagés par l’entreprise autour de l’IA. Dans son communiqué, l’acquéreur souligne l’intérêt de se positionner comme un intermédiaire entre les utilisateurs finaux et les fournisseurs de modèles ou d’inférence.
« La multitude de variables (quel modèle utiliser pour quelles tâches, à quelle vitesse et à quel prix) rend extrêmement difficile la gestion en temps réel des compromis entre coût et performance. Ce défi est accentué par le rythme de publication et de révision des prix des modèles », décrit Stripe. Aucun détail n’est donné pour l’instant sur les modalités d’intégration, ou les synergies envisagées entre les deux entreprises.
Le communiqué passe également sous silence le montant de la transaction. Ce dernier se monterait finalement à 7,5 milliards de dollars, affirme le New York Times, sur la foi de sources proches du dossier. Les fondateurs d’OpenRouter empocheraient 1,5 milliard de dollars, tandis que les 6 milliards restants iraient aux investisseurs qui ont participé aux deux principales levées de fonds de l’entreprise.
Publication initiale, 17 août, 12h30 :
Stripe a finalisé les termes de l’acquisition d’OpenRouter, affirme Bloomberg dans un article daté du 16 août. La transaction s’élèverait à 7 milliards de dollars. Elle constituerait donc une jolie culbute pour les actionnaires de cette célèbre plateforme d’orchestration dédiée aux IA génératives. OpenRouter avait en effet levé 113 millions de dollars en mai dernier sur la base d’une valorisation estimée à 1,3 milliard de dollars.
La rumeur selon laquelle les deux entreprises étaient entrées en négociations a émergé fin juillet. Les deux entreprises n’ont pour l’instant pas commenté ni confirmé l’information, mais les révélations de Bloomberg laissent imaginer qu’une communication officielle ne devrait pas tarder.
OpenRouter se présente pour mémoire comme une interface de programmation (API) unifiée permettant d’orchestrer et de router les requêtes des développeurs vers le modèle IA de leur choix. La plateforme permet par exemple d’orienter automatiquement certaines tâches vers tel ou tel modèle, en fonction de ses performances, ou des coûts associés. Il est ainsi possible de basculer simplement d’un modèle à un autre, ou d’un hébergeur à un autre, en évitant d’avoir à jongler entre des procédures d’authentification ou de facturation multiples.
Stripe offre de son côté une proposition de valeur assez similaire dans l’univers du paiement, avec une solution de facturation de bout en bout dédiée aux entreprises, qui gère indifféremment tous les moyens de paiement, les abonnements, le paiement à l’usage, etc.
En janvier dernier, OpenRouter avait justement annoncé avoir sélectionné Stripe comme processeur de paiement pour sa plateforme, « pour que les développeurs puissent acheminer les requêtes de modèles via OpenRouter pendant que Stripe suit automatiquement l’utilisation, applique les tarifs et gère la facturation ».
En parallèle de cet accord, Stripe cherche depuis des mois à se positionner comme l’intermédiaire financier pour toutes les transactions réalisées par l’intermédiaire des agents ou fonctions IA des poids lourds du secteur. L’entreprise, qui a déjà signé avec Meta, Microsoft et OpenAI, a ajouté Google à la liste de ses clients au printemps dernier, pour permettre « aux entreprises de vendre aux consommateurs dans AI Mode et dans l’application Gemini ».
En attendant l’annonce officielle et les conséquences concrètes de l’intégration à venir sur l’offre produit d’OpenRouter, Stripe poursuit également un autre lièvre : en juillet, l’entreprise a formulé une offre d’achat sur son concurrent PayPal, pionnier du paiement en ligne, avec le concours du fonds Advent International. L’offre, formulée à 60,50 dollars par action, représentait une enveloppe globale d’environ 53 milliards de dollars, soit un bonus d’environ 30 % par rapport au cours de l’action PayPal à Wall Street.
L’offre initiale aurait été jugée insuffisante, mais elle a tout de même permis d’amorcer des négociations qui d’après le Wall Street Journal se poursuivent, probablement sur la base d’une valorisation supérieure.
Stripe a négocié l’acquisition d’OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, révèle Bloomberg. Le géant du paiement avance ainsi ses pions dans le monde de l’IA, en intégrant l’un des orchestrateurs les plus populaires du marché. Il poursuit en parallèle les négociations visant à s’offrir PayPal, après le rejet de son offre initiale formulée mi-juillet.
Mise à jour, 19 août 2026 à 20h30 : Stripe a confirmé mercredi l’acquisition d’OpenRouter, dont les activités sont présentées comme complémentaires des travaux déjà engagés par l’entreprise autour de l’IA. Dans son communiqué, l’acquéreur souligne l’intérêt de se positionner comme un intermédiaire entre les utilisateurs finaux et les fournisseurs de modèles ou d’inférence.
« La multitude de variables (quel modèle utiliser pour quelles tâches, à quelle vitesse et à quel prix) rend extrêmement difficile la gestion en temps réel des compromis entre coût et performance. Ce défi est accentué par le rythme de publication et de révision des prix des modèles », décrit Stripe. Aucun détail n’est donné pour l’instant sur les modalités d’intégration, ou les synergies envisagées entre les deux entreprises.
Le communiqué passe également sous silence le montant de la transaction. Ce dernier se monterait finalement à 7,5 milliards de dollars, affirme le New York Times, sur la foi de sources proches du dossier. Les fondateurs d’OpenRouter empocheraient 1,5 milliard de dollars, tandis que les 6 milliards restants iraient aux investisseurs qui ont participé aux deux principales levées de fonds de l’entreprise.
Publication initiale, 17 août, 12h30 :
Stripe a finalisé les termes de l’acquisition d’OpenRouter, affirme Bloomberg dans un article daté du 16 août. La transaction s’élèverait à 7 milliards de dollars. Elle constituerait donc une jolie culbute pour les actionnaires de cette célèbre plateforme d’orchestration dédiée aux IA génératives. OpenRouter avait en effet levé 113 millions de dollars en mai dernier sur la base d’une valorisation estimée à 1,3 milliard de dollars.
La rumeur selon laquelle les deux entreprises étaient entrées en négociations a émergé fin juillet. Les deux entreprises n’ont pour l’instant pas commenté ni confirmé l’information, mais les révélations de Bloomberg laissent imaginer qu’une communication officielle ne devrait pas tarder.
OpenRouter se présente pour mémoire comme une interface de programmation (API) unifiée permettant d’orchestrer et de router les requêtes des développeurs vers le modèle IA de leur choix. La plateforme permet par exemple d’orienter automatiquement certaines tâches vers tel ou tel modèle, en fonction de ses performances, ou des coûts associés. Il est ainsi possible de basculer simplement d’un modèle à un autre, ou d’un hébergeur à un autre, en évitant d’avoir à jongler entre des procédures d’authentification ou de facturation multiples.
Stripe offre de son côté une proposition de valeur assez similaire dans l’univers du paiement, avec une solution de facturation de bout en bout dédiée aux entreprises, qui gère indifféremment tous les moyens de paiement, les abonnements, le paiement à l’usage, etc.
En janvier dernier, OpenRouter avait justement annoncé avoir sélectionné Stripe comme processeur de paiement pour sa plateforme, « pour que les développeurs puissent acheminer les requêtes de modèles via OpenRouter pendant que Stripe suit automatiquement l’utilisation, applique les tarifs et gère la facturation ».
En parallèle de cet accord, Stripe cherche depuis des mois à se positionner comme l’intermédiaire financier pour toutes les transactions réalisées par l’intermédiaire des agents ou fonctions IA des poids lourds du secteur. L’entreprise, qui a déjà signé avec Meta, Microsoft et OpenAI, a ajouté Google à la liste de ses clients au printemps dernier, pour permettre « aux entreprises de vendre aux consommateurs dans AI Mode et dans l’application Gemini ».
En attendant l’annonce officielle et les conséquences concrètes de l’intégration à venir sur l’offre produit d’OpenRouter, Stripe poursuit également un autre lièvre : en juillet, l’entreprise a formulé une offre d’achat sur son concurrent PayPal, pionnier du paiement en ligne, avec le concours du fonds Advent International. L’offre, formulée à 60,50 dollars par action, représentait une enveloppe globale d’environ 53 milliards de dollars, soit un bonus d’environ 30 % par rapport au cours de l’action PayPal à Wall Street.
L’offre initiale aurait été jugée insuffisante, mais elle a tout de même permis d’amorcer des négociations qui d’après le Wall Street Journal se poursuivent, probablement sur la base d’une valorisation supérieure.

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Alors que l’entreprise de Sam Altman prépare toujours son entrée en Bourse, OpenAI voit encore plusieurs personnes de sa direction partir vers d’autres horizons. C’est le cas notamment de sa Chief Revenue Officer (directrice des revenus), Denise Dresser.
Seulement huit mois après son arrivée à OpenAI, Denise Dresser prépare ses valises. Après avoir dirigé Slack, elle avait été nommée responsable des sources de revenus (Chief Revenue Officer, CRO) d’OpenAI en décembre dernier. Dans un post publié sur son site, l’entreprise affirme qu’elle part « afin de se consacrer à d’autres projets à l’issue d’une période de transition, durant laquelle elle travaillera en étroite collaboration avec l’équipe commerciale pour accompagner nos clients ».
OpenAI est allée chercher l’ancien responsable de l’entreprise de cybersécurité Wiz (rachetée l’an dernier par Google), Dali Rajic. « Denise a dirigé notre division commerciale pendant une période décisive pour l’entreprise et a travaillé sans relâche pour amener l’équipe là où elle en est aujourd’hui », déclare le président et cofondateur d’OpenAI, Greg Brockman, dans le communiqué. « La manière dont nous déployons cette technologie évolue rapidement, et Dali saura transformer les enseignements tirés en une approche reproductible à mesure que nous développons le système complet visant à rendre l’IA largement utile aux particuliers et aux entreprises ».
Mais ce départ donne l’impression qu’OpenAI est en perpétuelle réorganisation. Il y a cinq mois seulement, l’entreprise se réorganisait après l’annonce du congé maladie de la « CEO des applications » et numéro 2 de l’entreprise, Fidji Simo. À l’époque, les discussions étaient aussi tendues en interne concernant le calendrier de l’introduction en bourse (IPO) d’OpenAI. En juillet, Fidji Simo a annoncé quitter ses fonctions exécutives en invoquant toujours des raisons médicales.
Cette semaine, OpenAI a vu le départ d’un autre salarié important dans la hiérarchie de l’entreprise. Ainsi Brad Lightcap a expliqué lundi qu’il allait partir de l’entreprise et « commencer quelque chose de nouveau ». Venant de Dropbox mais aussi de Y Incubator, il était proche de Sam Altman et a occupé le poste de Chief Financial Officer en arrivant en 2018 avant d’être nommé Chief Operating Officer en 2022. Depuis l’absence de Fidji Simo, il avait aussi repris sous sa responsabilité les « projets spéciaux » de l’entreprise. « Je me sens incroyablement chanceux d’avoir pu passer une bonne partie de la dernière décennie à poursuivre notre mission et à construire cette entreprise », affirme-t-il.
Selon le New York Times, ces changements arrivent alors que Greg Brockman prend plus de place dans la direction de l’entreprise. Ça serait lui qui aurait contacté Dali Rajic pour développer plus fortement l’activité d’OpenAI tournée vers les entreprises. OpenAI veut maintenant booster son offre alors que son principal concurrent Anthropic a pris quelques longueurs d’avance.
Dans la note interne envoyée par Greg Brockman aux salariés d’OpenAI annonçant ces changements, il leur a aussi indiqué que le chiffre d’affaires annuel prévisionnel d’OpenAI avait augmenté de plus de 20 % d’un mois à l’autre en juillet, avec une croissance de 32 % pour les clients professionnels, explique de son côté Bloomberg.
Alors que l’entreprise de Sam Altman prépare toujours son entrée en Bourse, OpenAI voit encore plusieurs personnes de sa direction partir vers d’autres horizons. C’est le cas notamment de sa Chief Revenue Officer (directrice des revenus), Denise Dresser.
Seulement huit mois après son arrivée à OpenAI, Denise Dresser prépare ses valises. Après avoir dirigé Slack, elle avait été nommée responsable des sources de revenus (Chief Revenue Officer, CRO) d’OpenAI en décembre dernier. Dans un post publié sur son site, l’entreprise affirme qu’elle part « afin de se consacrer à d’autres projets à l’issue d’une période de transition, durant laquelle elle travaillera en étroite collaboration avec l’équipe commerciale pour accompagner nos clients ».
OpenAI est allée chercher l’ancien responsable de l’entreprise de cybersécurité Wiz (rachetée l’an dernier par Google), Dali Rajic. « Denise a dirigé notre division commerciale pendant une période décisive pour l’entreprise et a travaillé sans relâche pour amener l’équipe là où elle en est aujourd’hui », déclare le président et cofondateur d’OpenAI, Greg Brockman, dans le communiqué. « La manière dont nous déployons cette technologie évolue rapidement, et Dali saura transformer les enseignements tirés en une approche reproductible à mesure que nous développons le système complet visant à rendre l’IA largement utile aux particuliers et aux entreprises ».
Mais ce départ donne l’impression qu’OpenAI est en perpétuelle réorganisation. Il y a cinq mois seulement, l’entreprise se réorganisait après l’annonce du congé maladie de la « CEO des applications » et numéro 2 de l’entreprise, Fidji Simo. À l’époque, les discussions étaient aussi tendues en interne concernant le calendrier de l’introduction en bourse (IPO) d’OpenAI. En juillet, Fidji Simo a annoncé quitter ses fonctions exécutives en invoquant toujours des raisons médicales.
Cette semaine, OpenAI a vu le départ d’un autre salarié important dans la hiérarchie de l’entreprise. Ainsi Brad Lightcap a expliqué lundi qu’il allait partir de l’entreprise et « commencer quelque chose de nouveau ». Venant de Dropbox mais aussi de Y Incubator, il était proche de Sam Altman et a occupé le poste de Chief Financial Officer en arrivant en 2018 avant d’être nommé Chief Operating Officer en 2022. Depuis l’absence de Fidji Simo, il avait aussi repris sous sa responsabilité les « projets spéciaux » de l’entreprise. « Je me sens incroyablement chanceux d’avoir pu passer une bonne partie de la dernière décennie à poursuivre notre mission et à construire cette entreprise », affirme-t-il.
Selon le New York Times, ces changements arrivent alors que Greg Brockman prend plus de place dans la direction de l’entreprise. Ça serait lui qui aurait contacté Dali Rajic pour développer plus fortement l’activité d’OpenAI tournée vers les entreprises. OpenAI veut maintenant booster son offre alors que son principal concurrent Anthropic a pris quelques longueurs d’avance.
Dans la note interne envoyée par Greg Brockman aux salariés d’OpenAI annonçant ces changements, il leur a aussi indiqué que le chiffre d’affaires annuel prévisionnel d’OpenAI avait augmenté de plus de 20 % d’un mois à l’autre en juillet, avec une croissance de 32 % pour les clients professionnels, explique de son côté Bloomberg.
L’explosion des prix de la mémoire donne des idées à Intel. Le directeur général du géant américain des processeurs laisse entendre que le groupe pourrait s’intéresser de nouveau à ce marché longtemps jugé trop banal, mais redevenu stratégique avec l’IA, la HBM et les nouvelles architectures CPU-mémoire.
Ironie de l’histoire, Intel pourrait fabriquer de nouveau de la mémoire. C’était le cœur de son activité à sa naissance, en 1968 : l’entreprise fabriquait en effet des puces SRAM et DRAM jusque dans les années 80, avant de laisser ce marché à ses rivaux japonais. Un mal pour un bien, puisque cela lui a permis de se recentrer sur les microprocesseurs, avec le succès que l’on sait.
Intel est cependant revenu de temps en temps à ses premières amours, la dernière tentative (ratée) en date étant les SSD Optane basées sur la technologie 3D Xpoint. Celle-ci permettait de réduire la latence et d’améliorer l’endurance par rapport à des SSD classiques. Malgré ce positionnement original entre mémoire vive et SSD, l’activité n’a pas connu le succès escompté. Annoncée en 2015, elle est revendue à SK Hynix en 2020 et prend le nom de Soligdim.
« Avant, j’avais tendance à dire : n’investissez pas dans la mémoire, parce que c’est un marché assez banalisé », a expliqué Lip-Bu Tan, le directeur général d’Intel, au micro du podcast TechSurge. « Mais aujourd’hui, la donne a changé : beaucoup de nouvelles technologies émergent, donc nous regardons ça de près. » Est-ce à dire qu’Intel est prête à remettre au pot de la mémoire ? Tout semble désormais possible dans une industrie où les prix de ces composants attisent les convoitises.
« Nous sommes très enthousiastes face à l’IA agentique et à l’inférence : la demande en CPU est énorme », ajoute-t-il. « Je passe beaucoup de mes journées au téléphone avec des dirigeants qui me disent : “Je veux plus de CPU de votre part.” Nous faisons donc tout notre possible pour répondre à cette demande. »

Pour certains, c’est le macramé ou le sudoku, pour Lip-Bu Tan, l’étude de « nouvelles architectures mémoire » est un de ses sujets de prédilection. Le dirigeant ne s’étendra malheureusement pas sur le sujet, si ce n’est qu’il y a « beaucoup de choses à faire autour du couple CPU-mémoire, notamment avec des techniques d’empilement, mais aussi en explorant de nouvelles architectures mémoire ». Il ajoute que « d’une certaine manière, il n’y a pas encore eu tant d’innovation que cela dans la mémoire, ce qui en fait un domaine très intéressant. »
La mémoire à haute bande passante (HBM), dont la filière IA est très friande, repose sur des piles de puces DRAM placées au plus près du processeur ou de l’accélérateur, dans le même package. Les Xeon CPU Max d’Intel intègrent ainsi jusqu’à 64 Go de HBM dans le package du CPU. L’entreprise ne part donc pas de nulle part. Et Lip-Bu Tan est assez transparent sur ses intentions : « j’ai recruté mon bon ami Seok-Hee Lee, qui a dirigé SK Hynix. Cela vous donne donc une idée de ce à quoi je réfléchis. »
Une embauche confirmée par Lip-Bu Tan le mois dernier. « Au début de sa carrière, il a passé plus de dix ans chez Intel, où il a contribué à plusieurs technologies de procédés critiques de l’entreprise », rappelle le dirigeant. Chez Intel, Seok-Hee Lee supervisera le développement des technologies de packaging avancé et pilotera de nouveaux projets d’intégration système.
SK Hynix est, avec Samsung et Micron, un des grands gagnants du boom de l’IA. Le groupe coréen procède actuellement à une offensive massive – 720 milliards de dollars d’investissements ! – avec plusieurs projets d’envergure détaillés par CNBC. Un « méga-cluster » d’usines de fabrication de mémoire est en construction à Yongin : quatre fabs sont en développement, et le chantier a débuté pour la première.
SK Hynix a également entrepris une importante expansion dans ses salles blanches de Cheongju, un site stratégique pour la production de mémoires. L’entreprise a aussi des billes aux États-Unis, avec une usine de packaging dans l’Indiana (4 milliards de dollars d’investissements). Le site, qui doit ouvrir ses portes en 2028, ne fabriquera pas de mémoire à proprement parler, mais il sera chargé de les empiler et de les interconnecter.
Et puis il y a la filiale Solidigm, restructurée en début d’année pour devenir une « AI Company » aux États-Unis avec un engagement prévu de 10 milliards de dollars. Le projet ne prévoit pas, à ce stade, de nouvelle usine américaine de fabrication.
L’explosion des prix de la mémoire donne des idées à Intel. Le directeur général du géant américain des processeurs laisse entendre que le groupe pourrait s’intéresser de nouveau à ce marché longtemps jugé trop banal, mais redevenu stratégique avec l’IA, la HBM et les nouvelles architectures CPU-mémoire.
Ironie de l’histoire, Intel pourrait fabriquer de nouveau de la mémoire. C’était le cœur de son activité à sa naissance, en 1968 : l’entreprise fabriquait en effet des puces SRAM et DRAM jusque dans les années 80, avant de laisser ce marché à ses rivaux japonais. Un mal pour un bien, puisque cela lui a permis de se recentrer sur les microprocesseurs, avec le succès que l’on sait.
Intel est cependant revenu de temps en temps à ses premières amours, la dernière tentative (ratée) en date étant les SSD Optane basées sur la technologie 3D Xpoint. Celle-ci permettait de réduire la latence et d’améliorer l’endurance par rapport à des SSD classiques. Malgré ce positionnement original entre mémoire vive et SSD, l’activité n’a pas connu le succès escompté. Annoncée en 2015, elle est revendue à SK Hynix en 2020 et prend le nom de Soligdim.
« Avant, j’avais tendance à dire : n’investissez pas dans la mémoire, parce que c’est un marché assez banalisé », a expliqué Lip-Bu Tan, le directeur général d’Intel, au micro du podcast TechSurge. « Mais aujourd’hui, la donne a changé : beaucoup de nouvelles technologies émergent, donc nous regardons ça de près. » Est-ce à dire qu’Intel est prête à remettre au pot de la mémoire ? Tout semble désormais possible dans une industrie où les prix de ces composants attisent les convoitises.
« Nous sommes très enthousiastes face à l’IA agentique et à l’inférence : la demande en CPU est énorme », ajoute-t-il. « Je passe beaucoup de mes journées au téléphone avec des dirigeants qui me disent : “Je veux plus de CPU de votre part.” Nous faisons donc tout notre possible pour répondre à cette demande. »

Pour certains, c’est le macramé ou le sudoku, pour Lip-Bu Tan, l’étude de « nouvelles architectures mémoire » est un de ses sujets de prédilection. Le dirigeant ne s’étendra malheureusement pas sur le sujet, si ce n’est qu’il y a « beaucoup de choses à faire autour du couple CPU-mémoire, notamment avec des techniques d’empilement, mais aussi en explorant de nouvelles architectures mémoire ». Il ajoute que « d’une certaine manière, il n’y a pas encore eu tant d’innovation que cela dans la mémoire, ce qui en fait un domaine très intéressant. »
La mémoire à haute bande passante (HBM), dont la filière IA est très friande, repose sur des piles de puces DRAM placées au plus près du processeur ou de l’accélérateur, dans le même package. Les Xeon CPU Max d’Intel intègrent ainsi jusqu’à 64 Go de HBM dans le package du CPU. L’entreprise ne part donc pas de nulle part. Et Lip-Bu Tan est assez transparent sur ses intentions : « j’ai recruté mon bon ami Seok-Hee Lee, qui a dirigé SK Hynix. Cela vous donne donc une idée de ce à quoi je réfléchis. »
Une embauche confirmée par Lip-Bu Tan le mois dernier. « Au début de sa carrière, il a passé plus de dix ans chez Intel, où il a contribué à plusieurs technologies de procédés critiques de l’entreprise », rappelle le dirigeant. Chez Intel, Seok-Hee Lee supervisera le développement des technologies de packaging avancé et pilotera de nouveaux projets d’intégration système.
SK Hynix est, avec Samsung et Micron, un des grands gagnants du boom de l’IA. Le groupe coréen procède actuellement à une offensive massive – 720 milliards de dollars d’investissements ! – avec plusieurs projets d’envergure détaillés par CNBC. Un « méga-cluster » d’usines de fabrication de mémoire est en construction à Yongin : quatre fabs sont en développement, et le chantier a débuté pour la première.
SK Hynix a également entrepris une importante expansion dans ses salles blanches de Cheongju, un site stratégique pour la production de mémoires. L’entreprise a aussi des billes aux États-Unis, avec une usine de packaging dans l’Indiana (4 milliards de dollars d’investissements). Le site, qui doit ouvrir ses portes en 2028, ne fabriquera pas de mémoire à proprement parler, mais il sera chargé de les empiler et de les interconnecter.
Et puis il y a la filiale Solidigm, restructurée en début d’année pour devenir une « AI Company » aux États-Unis avec un engagement prévu de 10 milliards de dollars. Le projet ne prévoit pas, à ce stade, de nouvelle usine américaine de fabrication.
La Chine a été un eldorado pendant quelques années pour certains constructeurs. Depuis des années, c’est très difficile de s’y maintenir. Dernier constructeur en date à repartir « la queue entre les jambes » de l’Empire du Milieu : Chevrolet qui n’a même pas vendu 50 voitures en six mois en 2026 !
Plus de 20 ans de présence en Chine réduit à une fin tragi-comique ! Il faut dire que le simple blason ne fait plus vendre en Chine. C’était le cas il y a 20 ans et Chevrolet a même réussi à écouler 767 000 unités sur l’année 2014. Mais, depuis, les constructeurs chinois ont dépassé tout le monde et l’image d’Epinal du véhicule chinois digne des années 90 est périmée.
Il faut dire que GM a tenté d’appliquer « bêtement » les mêmes recettes qu’à l’Europe ou d’autres marchés. Des voitures avec de petits trois-cylindres ont été lancées, et boudées immédiatement. Et une fois l’image de marque écornée, la dégringolade a été rapide.
Pour autant, GM Chine va continuer son activité de production. La coentreprise SAIC-GM produira en effet toujours des Chevrolet. Mais ces dernières seront destinées uniquement à l’export, vers des marchés qui continuent de les acheter. Malgré tout, cela reste un volume très faible avec moins de 10 000 unités exportées sur le premier semestre 2026 !
La nouvelle orientation de GM Chine est donc de tout miser sur l’exportation vers des marchés au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique et l’Amérique du Sud en plus de l’Asie-Pacifique. La coentreprise vient d’être renouvelée pour 20 ans.
Pour autant, les constructeurs chinois investissent déjà ces marchés et sont de redoutables concurrents. Il n’est pas certain que Chevrolet arrive a tirer son épingle du jeu. Sauf si SAIC rebadge des véhicules 100 % chinois avec du Chevrolet. Après tout, ce ne serait pas une première. Souvenez-vous des Daewoo (Corée du Sud) rebadgée Chevrolet.
Les possesseurs de Chevrolet en Chine (plus de 7 millions d’unités tout de même) ne seront pas laissés tout seuls puisque le réseau de concessionnaires reste pour le moment opérationnel et les pièces de rechange, et les entretiens toujours d’actualité.
Skoda, Mitsubishi, Jeep, etc. La marque au « bowtie » n’est pas la première à quitter la Chine et sans doute pas la dernière. Renault est un cas un peu à part avec l’arrêt des ventes de véhicules thermiques pour se concentrer sur les véhicules électriques.
Les autres marques de General Motors comme Cadillac ou Buick restent pleinement investies en Chine avec des véhicules électriques.
L’article General Motors débranche Chevrolet en Chine après un semestre ridicule est apparu en premier sur Le Blog Auto.
Nvidia annonce un partenariat encore hypothétique avec six acteurs de la finance pour proposer une « nouvelle classe d’actifs investissables », selon les mots de son PDG Jensen Huang. Si l’accord est conclu, il pourrait permettre l’entrée de financements extérieurs au secteur de l’IA.
NVIDIA annonce un accord avec Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour que les six institutions financières l’aident à mobiliser 500 milliards de dollars de capitaux pour poursuivre ses investissements dans l’intelligence artificielle. L’annonce a ceci de particulier qu’elle annonce la création d’un nouveau système de financement, que le PDG de NVIDIA Jensen Huang se plait à qualifier de nouvelle « classe d’actifs investissables ».
Alors que la demande en infrastructure continue de s’accroître, et que les institutions bancaires n’aiment pas considérer les puces comme caution de leur investissement, puisque celles-ci se déprécient très rapidement, NVIDIA et ses partenaires proposent de mettre au point un nouveau système de financement. Mais celui-ci ne reste pas sans risque.
Tel que Jensen Huang le présente, ces actifs réunissent en un seul panier l’intégralité de ses équipements : GPU, serveurs DSX et écosystème logiciel CUDA, réunis dans des « plateformes d’usine IA ».
« Les usines IA NVIDIA DSX sont capables d’exécuter la gamme la plus étendue au monde de modèles, de modalités et d’algorithmes d’IA : langage, vision, parole, biologie, IA physique et robotique, écrit le PDG sur X. Une seule usine IA NVIDIA peut prendre en charge de nombreux clients et de nombreuses charges de travail. Cela la rend flexible et interchangeable. » Sur ces bases, chaque génération de logiciels CUDA « améliore la performance, l’efficacité et le coût total de propriété d’une infrastructure déjà installée ».
Pour certains observateurs, Nvidia parvient ici à déplacer le risque financier qu’implique la faible durée de vie des GPU. Son nouvel « actif » permettrait aussi d’ouvrir (un peu) la circularité des contrats constatée jusqu’ici en ouvrant la demande à des financeurs extérieurs à l’industrie. La course financière à l’IA a en effet été critiquée pour le risque qu’elle crée : l’essentiel des fonds accumulés circule en réalité entre une infime poignée d’acteurs, dont Nvidia, OpenAI, Oracle, AMD et Microsoft qui achètent, vendent et investissent dans les services les uns des autres.
En bon vendeur de pioches (c’est-à-dire d’infrastructure), sur les 14 suivies par la plateforme isaiprofitable.com (dont OpenAI, justement, Amazon ou encore Meta), NVIDIA est actuellement la seule société lancée dans la course à l’intelligence artificielle générative à dégager un profit mesurable. En un an, les revenus de la société ont grimpé de 92 % pour atteindre 75,2 milliards de dollars fin avril 2026.
Pour autant, considérer son nouvel « actif » de nature à bouleverser son financement, voire celui de l’écosystème, peut être relativement précipité. Concrètement, NVIDIA y mélange des actifs à la durée de vie technique et économique tout à fait diverses, rappelle l’Usine Digitale. Or, ce n’est pas parce que CUDA permet de réaffecter des GPU vieillissants à de nouveaux usages, pour maintenir leur fonctionnement, que l’attirail restera nécessairement compétitif.
Quoiqu’il en soit, avant d’être actif, le partenariat entre Nvidia et ses six acolytes financiers doit encore être conclu, et les différents accords, signés.