Le rempart anti-Insoumis que veulent dresser Raphaël Glucksmann aujourd’hui, demain François Hollande, est une digue en mousse. Ce ne sont pas des sociaux-démocrates d’apparence qui sortiront la France du malheur socialiste.
ENTRETIEN - Dans une note pour la Fondation Jean Jaurès, le politologue met en évidence quatre grandes familles de gauche. Après l’annonce de la candidature de Raphaël Glucksmann, il analyse les dynamiques respectives des leaders de Place publique et de La France insoumise.
SIMULATEUR – Le député européen Place publique, en tête dans les intentions de vote à gauche hors LFI, a officialisé sa candidature ce dimanche. Ses chances de qualification au second tour restent minces.
Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, lance sa campagne présidentielle par un premier meeting aux Docks d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
Le patron de la France insoumise (LFI) a mis en cause les préfets à l’occasion des universités d’été de son mouvement. Plusieurs d’entre eux ont déposé plainte contre des membres de LFI ces derniers mois.
LA VÉRIF’ - Le candidat LFI à la présidentielle a vertement apostrophé les représentants de l’État, dimanche, lors de son discours aux universités d’été de son mouvement.
Le secrétaire national du Parti communiste a appelé «à une véritable révolution sociale et écologique contre cette oligarchie financière», depuis l’université d’été du PCF, à Toulouse.
L’ancien ministre de l’Économie et des Finances appelle à l’émergence d’une « autre France », face à « la nouvelle France » de Jean-Luc Mélenchon et à « la petite France » de Marine Le Pen.
«Ce que vous dites à LFI c’est possible, économiquement», a lancé Matthieu Pigasse, alors que la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’effacer une partie de la dette publique a fait couler de l’encre cet été.
«Les socialistes comme les Verts vont prendre leur décision à peine six mois avant le scrutin, d’ici là ils n’ont ni stratégie, ni candidat [...] Nous devons travailler double pour convaincre les gens de se rassembler vers nous», a-t-il ajouté au JT de TF1 ce samedi.
Arguant du contexte de guerre, les autorités iraniennes ont multiplié ces dernières semaines les mesures restreignant davantage encore le débat public et la liberté des journalistes. Une offensive qui renforce la télévision d’État, dominée par une frange radicale hostile aux négociations avec les États-Unis.
«Je ne suis pas très surpris que M. Mélenchon ne soit pas d’accord avec moi. Il m’arrive d’être souvent très en désaccord avec lui», a estimé Édouard Philippe.
Jouant sur toutes les colères et le dégagisme, jamais le chef Insoumis n’a été aussi haut dans les intentions de vote alors qu’il est le responsable politique le plus détesté de France.
REPORTAGE - La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, a commencé jeudi les universités d’été de son parti à Grenoble en défendant l’union de la gauche, tout en maintenant sa candidature à la présidentielle. Le parti remettra la décision dans les mains des adhérents.
Dans une étude pour la Fondapol, le politologue Pascal Perrineau livre une radioscopie éclairante de l’évolution récente de l’électorat du parti de Marine Le Pen.
Le président camerounais, Paul Biya, est arrivé jeudi 20 août à Yaoundé, mettant fin à une absence de soixante-quatorze jours qui a alimenté de nombreuses interrogations sur son état de santé.