Lundi 24 août à 21 heures, nous enregistrerons le 89ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme on n’a pas fait d’émission depuis début juillet, on reviendra seulement sur une poignée de news, comme la sortie de Gallipoli, la fin du mod SPTarkov, la bêta de Call of Duty 23: Modern Warfare 4, ou encore celle de WARDOGS.
Lors du VR Games Showcase, nous avons eu la surprise de découvrir que Flat2VR Studios s’était associé avec Nightdive Studios pour travailler sur une version en réalité virtuelle de System Shock Remake. On avait beaucoup aimé le travail de réimagination du père des immersive sim, qui était sorti en 2023 après huit ans de développement compliqués. Un passage en VR est donc plutôt sympa pour un marché en pleine expansion. Ah, il n’est pas en expansion ? Pas grave, une initiative de ce genre avec des studios talentueux aux commandes est toujours une bonne nouvelle.
Si vous suivez un peu les actus autour de la réalité virtuelle, vous avez dû voir des dizaines de projets amateurs apparaître çà et là pour adapter tout un tas de jeux. On avait, par exemple, parlé du mod de Ready or Not, mais il en existe pour plein d’autres, dont Left 4 Dead 2, Halo: Campaign Evolved, ou même Metroid Prime. Les prérequis techniques pour parvenir à quelque chose de correct semblent avoir nettement diminué, et dans le cas de System Shock Remake, le fait qu’il ait été développé sous Unreal Engine 4 doit probablement aider un peu. Côté gameplay, on n’a pas grand-chose à dire : ça ressemble à de la VR classique. Espérons que ça se marie bien avec les mécaniques du jeu de base.
Quoi qu’il en soit, pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée. Mais ce n’est pas grave, parce qu’on imagine que les devs espèrent un regain d’intérêt pour la VR lorsque le Steam Frame sera enfin disponible… En attendant, n’hésitez pas à ajouter System Shock VR à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, s’il vous intéresse.
À l’occasion du VR Games Showcase d’août 2026, ANB_Seth, le développeur solo derrière le jeu VR Gunman Contracts Stand Alone, a publié un nouveau trailer pour annoncer officiellement quand sortira son jeu. Et on n’est pas forcément beaucoup plus avancés, puisque ce sera « en même temps que le Steam Frame ». Certes, des signaux laissent penser que le prochain casque de Valve n’est plus très loin d’arriver sur le marché, mais rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, le gameplay brutal et viscéral à la John Wick de ce stand alone, initialement un mod pour Half-Life: Alyx, donne toujours extrêmement envie.
Mais ce n’est pas tout. Comme on l’avait déjà indiqué lors de précédentesnews, le développeur tient à ce que son jeu puisse également être joué en flat-screen, c’est-à-dire sans réalité virtuelle. Il y a quelques jours, il a publié l’intégralité d’une mission, sans montage, d’une durée d’une dizaine de minutes. Et si l’impact sur les ennemis semble parfois un peu léger, on doit avouer que ça a l’air tout de même plutôt pas mal.
Sur son serveur Discord officiel, ANB_Seth précise que sa build (version préliminaire du jeu) a été acceptée par Steam, et qu’il a maintenant la main pour publier Gunman Contracts Stand Alone quand il le souhaite. Pour autant, le développement n’est pas complètement terminé, et des corrections à gauche et à droite sont encore nécessaires. Il explique aussi que la sortie simultanée avec le Steam Frame a été décidée avec son éditeur 2080 Games, mais qu’ils n’ont pas plus d’informations que vous et nous sur cette fameuse date. Il espère juste qu’il y aura une phase de précommande pour le casque, qui annoncera sa date de sortie effective, afin d’avoir un minimum de recul de son côté. Mais dans tous les cas, c’est un problème de riche : il semble avoir la possibilité de décaler la sortie de son titre sans que ça ne l’impacte trop financièrement.
En attendant d’avoir enfin la date de sortie du Steam Frame et, par extension, celle de Gunman Contracts Stand Alone, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.
Et si aucun de ces produits ne vous fait de l’œil, vous pouvez tout de même nous soutenir en ajoutant ?tag=nofrag-21 à la fin de l’URL de n’importe quelle marchandise sur Amazon et ainsi nous permettre de grappiller quelques euros fort utiles.
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On termine cette page de bons plans avec notre boutique ! Si vous avez encore quelques euros à jeter par la fenêtre, on a récemment mis à jour le catalogue Spreadshirt avec les nouveauxlogos. Alors pourquoi ne pas craquer pour un body bébé, un magnet, une gourde ou un tapis de souris ?
Comme prévu, les développeurs derrière Dagger Directive ont publié la version 1.0 de leur jeu le 13 août dernier. Pour rappel, il s’agit d’un hommage aux premiers Delta Force de Novalogic : visuels rétro, grandes cartes sans trop de détails et quelques ennemis pour nous tirer dessus à 200 mètres. L’une des particularités du titre, c’est aussi l’affichage des lunettes de visée à droite de l’écran, comme à l’époque. Lors de la sortie en accès anticipé, on avait voulu en faire une preview, mais des bugs bloquant la progression et des problèmes de désynchronisation en coop nous en avaient empêché, malgré une bonne première impression.
Un an plus tard, on est donc retournés sur le théâtre d’opérations (à trois joueurs en coop) pour voir comment le projet avait évolué. Et si le gunfeel est toujours très bon et qu’il n’y a maintenant plus trop de bugs, on se rend compte qu’il n’y a finalement pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de gameplay. On court tout de même beaucoup pour atteindre un point situé à 150 mètres des ennemis, leur tirer dessus, avancer et éliminer les derniers, puis refaire la même chose 500 mètres plus loin. Quatre fois d’affilée. Et ce ne sont pas les « objectifs » qui vont apporter de la variété, puisque rien n’est interactif. Franchement, on n’aura sans doute pas le courage de pousser plus loin, parce qu’on s’est vraiment fait chier dès le départ et que la suite ne semble pas très différente. Cependant, ce n’est pas complètement raté, et il y a même du contenu communautaire. Les avis Steam sont plutôt positifs, et la fréquentation est très correcte pour un projet de cette envergure. Donc, si c’est votre truc, il vaut peut-être le coup. Pour vous donner une idée, voici un extrait de la première mission, qui commence peu après le début et s’achève une dizaine de minutes avant la fin :
Dagger Directive est actuellement à –25 % sur Steam pour fêter la version 1.0, ce qui fait le jeu à moins de 15 € jusqu’au 27 août.
Au début du mois d’août, Saber Interactive a publié une vidéo de gameplay de 14 minutes de Clive Barker’s Hellraiser: Revival via nos confrères d’IGN. Sans doute pour éviter de se faire bannir leur chaîne YouTube, ils ont choisi de montrer des affrontements plutôt sobres niveau gore, mais on espère qu’on aura droit à mieux dans le jeu final.
Le début de la vidéo nous montre des interactions avec une marchande ainsi qu’un inventaire, qui font énormément penser à Resident Evil, tout comme les munitions en quantité restreinte et l’ambiance survival horror dans des couloirs et des pièces étriquées. C’est certes joli, mais rien d’incroyable non plus, d’autant que les effets visuels sont ici assez peu démonstratifs. Évidemment, c’est joué à la manette, et le gameplay est d’une mollesse incroyable. Le héros dispose d’un flingue et du cube, qui reprend vaguement les fonctions du Gravity Gun d’Half-Life 2, mais qui est limité à quelques rares éléments disséminés çà et là dans le décor. Si ça passe encore contre des ennemis de base, les quelques minutes du combat de boss sont d’un ennui mortel.
Si vous êtes tout de même convaincus, vous pouvez toujours ajouter Clive Barker’s Hellraiser: Revival à votre liste de souhaits depuis sa page Steam en attendant sa sortie, prévue pour le 8 octobre 2026.
Il y a une dizaine de jours, nous avons découvert Waste The Fallen, un nouvel extraction shooter PvPvE qui se déroule dans un univers enfin un peu atypique. En effet, on peut voir des armes très étranges, ainsi que des environnements à la fois horrifiques et fantastiques – dans le sens fantasy. Le problème, c’est qu’en dehors des séquences cinématiques, les phases de gameplay rament tellement qu’elles feraient pitié à des joueurs console. Ça donne donc forcément une mauvaise image du projet, même si la direction artistique semble originale.
Niveau mécanique de gameplay, on nous indique qu’il sera possible de jouer en solo ou en coop jusqu’à trois, et que l’on pourra rencontrer d’autres joueurs en plus des ennemis environnementaux. C’est donc on ne peut plus classique de ce côté, puisqu’on aura droit à la traditionnelle boucle « loot / survie / extraction » chère au genre. Pas de quoi nous faire lever un sourcil, mais on suivra le projet de loin.
Il y a quelques jours, j’ai appris, complètement par hasard, qu’une LAN Counter-Strike 2 était organisée à Rennes au Couvent des Jacobins du 15 au 16 août : l’EXECLAN 2026. Comme je suis du coin, j’ai attrapé mon micro et mon chapeau de reporter pour aller y faire un tour le dimanche après-midi.
L’EXECLAN a été organisée par Guizzi, un YouTuber généraliste qui s’est diversifié sur Twitch et qui, depuis quelques mois, semble focaliser son contenu sur sa chaîne dédiée à Counter-Strike 2. Son projet initial était de créer une équipe amateur, mais en lui appliquant les méthodes et l’accompagnement de professionnels. Il crée alors Les Héros du Clavier l’année dernière et participe avec sa formation à quelques LAN. Cette année, en plus de continuer l’entraînement, il a souhaité organiser sa propre LAN, dans le but de réunir des joueurs amateurs français, mais aussi de faire venir du public pour qu’ils découvrent un peu ce genre d’événements. Guizzi nous a expliqué que le Couvent des Jacobins à Rennes lui avait semblé idéal pour ça : un grand espace pour les joueurs, « comme dans un gymnase », mais avec un setup beaucoup plus professionnel – notamment niveau stream et commentaires – et un environnement plutôt chouette qui donne envie à n’importe qui, même des non-joueurs, d’entrer pour voir à l’intérieur.
Niveau compète, il y avait 28 équipes venant de toute la France (16 initialement prévues, Guizzi a progressivement ouvert des places supplémentaires pour accueillir plus de monde) majoritairement masculines – seules deux teams comportaient une fille. C’est justement l’une de ces équipes, Julie&Cie qui a remporté le tournoi et 3 000 €, sur un prize pool de 5 000 €. D’après ce que j’ai compris, c’est plutôt pas mal, surtout pour une première édition.
Sur place, j’ai pu interviewer quelques personnes et capter l’ambiance. Évidemment, malgré un matériel audio de bonne qualité, j’ai foiré les réglages, ce qui fait que le résultat n’est pas terrible – désolé pour les intervenants –, mais ce sera forcément mieux la prochaine fois :
Comme vous avez pu le voir dans le reportage, j’ai posé quelques questions à Monkey D. Julie sur la place des filles dans le CS2 français. Et malheureusement, la situation n’évolue pas forcément dans le bon sens : la scène féminine professionnelle s’est brutalement arrêtée en fin d’année dernière. En effet, le circuit ESL Impact a été suspendu pour des raisons économiques, laissant les joueuses sans véritable circuit pour participer à des tournois. De ce fait, les équipes ont globalement été dissoutes, et certaines joueuses professionnelles ont même basculé sur VALORANT. Cela ne veut pas dire qu’aucune fille ne peut jouer à CS2, mais elles devront se tourner vers des équipes mixtes, ce qui n’est pas forcément évident compte tenu de la toxicité légendaire d’une partie de la communauté. Alors vous, vieux lecteur de NoFrag, encouragez vos filles à faire de la compète s’il vous plaît ! Et puis si cette année n’est pas glorieuse de ce côté sur Counter-Strike 2, il semblerait que des initiatives encourageantes existent pour le titre de Riot. Tout n’est donc pas perdu.
Au final, après cet après-midi passé à l’EXECLAN, j’ai trouvé l’ambiance particulièrement bon enfant. Certes, il y avait du taunt pendant les parties, mais c’est ce qui participe à l’émulation, et c’était particulièrement amusant à suivre. La scène française amateur de Counter-Strike 2 n’est pas immense, et beaucoup de joueurs se connaissent. Les LANs sont donc l’occasion de se retrouver et de s’affronter dans des conditions un peu différentes de l’ordinaire. Et en tant que simple spectateur, n’hésitez pas à aller faire un tour lorsqu’un tel événement est organisé près de chez vous, c’est toujours sympa à suivre, même lorsque l’on n’est pas féru d’esport.
C’est avec une certaine surprise que l’on avait appris en mai dernier, que Prophecy Games planchait déjà sur Deadzone Rogue 2, à peine neuf mois après la sortie en version finale du très honnête Deadzone : Rogue. On ne peut pas dire qu’ils traînent, puisque le studio vient d’annoncer des playtests, qui se dérouleront du 20 au 23 août prochain.
Alors qu’on ne s’attendait pas à grand-chose, le premier opus nous avait finalement vraiment accrochés, grâce à des mécaniques de rogue lite parfaitement maîtrisées. Il offrait des améliorations de puissance très régulières, qui s’accordaient à merveille avec le gunfeel très efficace. Certes, les environnements étaient un peu étriqués, mais on y avait passé de très bons moments, que ce soit en solo ou en coop jusqu’à trois joueurs. Pour ce deuxième épisode, même si on n’a pas eu beaucoup d’informations, ce qui transparaît des trailers laisse penser qu’on sera sur une formule très proche. Espérons que les niveaux un peu plus ouverts ne plomberont pas trop les performances, que l’équipe avait su maintenir à un niveau correct grâce aux espaces clos dans le premier jeu. Mais outre cette différence, on se demande bien ce qu’ils vont ajouter pour justifier une véritable suite plutôt qu’un simple DLC.
Pour voir ce qu’ils nous ont concocté, rendez-vous sur la page Steam du jeu et cliquez sur la demande d’accès aux playtests. devrait avoir lieu du 20 août à 20 h au 23 août à 20 h. Les développeurs indiquent qu’une démo est également en préparation, et qu’elle devrait arriver d’ici un à trois mois. En attendant, vous pouvez toujours ajouter Deadzone Rogue 2 à votre liste de souhaits Steam.
Sorti très discrètement en fin d’année dernière, Ambrosia Sky n’avait pas su convaincre les joueurs, malgré une proposition plutôt originale : mêler du Powerwash Simulator et de l’immersive sim dans un vaisseau spatial, le tout avec une direction artistique vraiment réussie. Mais les développeurs avaient dû se résoudre à restreindre leur scope, et ne proposer que l’acte 1 en premier lieu. Ils avaient néanmoins promis que la suite arriverait gratuitement pour tout le monde quelques mois plus tard. Il y a quelques jours, les studios Soft Rains et Blackbird Interactive ont donc publié le fameux acte 2, afin « d’enfin présenter [leur] vision complète d’Ambrosia Sky. »
Au programme, un prolongement de l’histoire, de nouvelles zones, une nouvelle interface de craft et quelques autres modifications, dont vous pouvez retrouver la liste dans le billet de blog Steam publié pour l’occasion.
À la rédac, on avait testé la démo quelques mois avant la sortie et, malheureusement, on n’avait pas spécialement accroché au concept, malgré la réalisation franchement solide. Les avis steam sont plus enthousiastes, puisque environ 90 % des joueurs le recommandent. Peut-être que cela vous plaira davantage qu’à nous ? Dans ce cas, vous pouvez retrouver Ambrosia Sky et son acte 2 sur Steam pour un peu moins de 15 €.
La semaine dernière, nous avons découvert Chalk Warfare, un FPS un peu particulier. En effet, il est issu d’une série de courts métrages initiée sur YouTube il y a 14 ans, Chalk Warfare. Ce sont donc, à l’origine, des vidéastes et spécialistes des effets spéciaux qui se sont décidés à se lancer dans le développement d’un jeu vidéo, suite aux retours de leur communauté. Mais si la qualité des films est assez incroyable pour YouTube, les premières images de leur jeu nous laissent un peu dubitatifs :
Les environnements semblent plutôt réalistes, mais les personnages, avec leur direction artistique à la Fortnite, sont absolument dégueulasses. Le concept de dessiner son arme est incroyable, mais le gameplay tout mou et les hitmarkers qui prennent la moitié de l’écran font vraiment pitié. Néanmoins, l’idée est très originale, alors ce serait bête de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y a encore du temps avant que le jeu soit prêt.
Une seconde vidéo sous forme de devlog a également été publiée, pour nous montrer un peu comment ça fonctionne, et ce qu’ils ont prévu. On sent qu’ils ont beaucoup de bonne volonté ; espérons qu’ils parviennent aussi à mettre la main sur de bons développeurs.
En attendant de savoir si le jeu pourra être plus fluide que sur un salon dédié à Unreal Engine, vous pouvez ajouter Chalk Warfare à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.
Le 3 août dernier, les serveurs de World War 3 ont été débranchés. À vrai dire, on n’avait pas vu passer l’annonce de l’éditeur début juin, parce qu’on avait complètement oublié son existence depuis la dernière fois qu’on vous en avait parlé, en 2023. C’était un Battlefield-like free-to-play qui n’avait pourtant pas su retenir ses joueurs. Depuis octobre 2025, le pic quotidien de joueurs simultanés était tombé sous la barre des 100 ; il était donc assez logique que l’équipe arrête les frais. Si vous voulez revoir des images, le YouTuber BigfryTV en a fait une vidéo il y a quelques jours :
Pour ceux qui auraient oublié, le projet avait initialement été développé par The Farm 51 (Painkiller: Hell & Damnation, Chenobylite…) et lancé en accès anticipé dans la précipitation, dans un état catastrophique, en 2018. Deux ans plus tard, après un changement d’éditeur au profit de MY.GAMES, le jeu avait été retiré de Steam, avant de revenir en free-to-play encore deux ans plus tard, en bêta et dans un état toujours aussi catastrophique. Les quelques mois de patchs n’avaient pas franchement convaincu les joueurs de revenir pour la 1.0, passée complètement inaperçue en décembre 2022. On n’avait pas non plus entendu parler du changement d’équipe de dev début 2025 pour New Generation Games, un studio parfaitement inconnu et dont on n’a trouvé aucune trace nulle part. Mais on suppose que The Farm 51 voulait concentrer toute son expertise sur son dernier fabuleux projet : l’atroce Chernobylite 2: Exclusion Zone.
Bref, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre, et il est peu probable que l’arrêt des serveurs ait ému beaucoup d’entre vous.
Après les playtests de juin dernier, Expression Games avait décidé de repousser Hell Let Loose: Vietnam au 13 août pour prendre en compte les retours des joueurs. Et ça y est, le jeu est sorti il y a moins de deux heures. En quelques minutes, le nombre de joueurs simultanés a dépassé celui d’Hell Let Loose à son apogée, alors que les américains ne sont pas encore rentrés du boulot. Il est évidemment encore trop tôt pour avoir des avis sur Steam, mais on était déjà très enthousiastes lors de notre essai il y a quelques mois, malgré de gros défauts.
Dès les premiers retours glânés ça et là, on peut tout de même en retirer quelques points : les plus hardcores regrettent une expérience légèrement moins exigeante, réduisant un poil le côté tactique pour pouvoir toucher un public un peu plus large. De notre point de vue, tant que le jeu en escouade reste indispensable, c’est plutôt une bonne nouvelle, puisqu’il pourra fédérer plus de joueurs. On va d’ailleurs aller vérifier tout ça dès ce soir, 21 h, sur notre chaîne twitch. Si vous voulez nous rejoindre, n’hésitez pas !
Si vous ne voulez pas attendre d’avis plus détaillés sur Hell Let Loose: Vietnam, sachez qu’il est actuellement en promotion à –15 % chez notre partenaire Gamesplanet, ce qui fait l’édition classique à 34 € et l’édition Deluxe à 51 €. En plus de vous faire économiser un ou deux euros, ça nous permet de grapiller quelques centimes aussi de notre côté pour ensuite vous offrir des jeux pendant les NoScope !
Le 11 août dernier, Torn Banner Studios a publié la version 1.0 de No More Room in Hell 2. Rappelez-vous, le jeu était sorti en accès anticipé dans un état absolument catastrophique en 2024, provoquant la colère des joueurs et des avis assez peu reluisants. Cependant, au fil des mois, les développeurs se sont attachés à réparer leurs conneries et à corriger les bugs. Du contenu est également arrivé peu à peu, et nous avonsrégulièrementjeté un œil aux mises à jour. Contrairement à beaucoup de causes perdues d’avance et malgré de gros soucis encore présents – notamment de performances –, on s’y amusait déjà pas mal. Après un échange avec le studio, qui nous a permis de récupérer quelques clefs à distribuer à la communauté, nous sommes partis à l’aventure en coopération à huit pour tester cette version 1.0.
Genre :Zombies/coop |Développeur : Torn Banner Studios| Éditeur : Torn Banner Studios| Plateforme : Steam|Prix : 28,99 €|Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration recommandée : i7-10700K / Ryzen 5 5500GT, RTX 2070 / Radeon RX 5700 XT, 16 Go de RAM |Date de sortie : 11/08/2026 | Durée : quarante à cinquante heures pour titiller la plus haute difficulté
Test effectué sur des versions Steam commerciales et fournies par le développeur.
Des bases classiques, mais des bases solides
Dans No More Room in Hell 2, le but est de remplir des objectifs disséminés sur une vaste carte peuplée de zombies, puis de s’extraire. Notre personnage gagne des niveaux et des compétences à chaque expédition, s’il en revient vivant. Dans le cas contraire, on en choisit un autre parmi plusieurs, disposant de quelques skills vaguement décrites, mais en repartant au niveau 1. On peut rapprocher cette mécanique de celle de Hunt: Showdown 1896 avec ses chasseurs. Comme dans le jeu de Crytek, on peut aussi acheter du matériel avec des ressources lootées en raid, puis l’assigner à notre survivant. Mais tout sera également perdu en cas de mort. Si ce n’est pas franchement nécessaire en débutant, voire en normal, cela devient indispensable dans les deux autres niveaux de difficulté. Il est même recommandé de monter ses personnages avant de choisir difficile ou cauchemar. Mais on ne peut pas uniquement se reposer sur ses capacités : la coopération est primordiale.
Le vrai sens de la coopération
Il est possible de jouer jusqu’à huit – ce que nous avons fait le soir de la sortie –, mais de base, le jeu propose un matchmaking pour rejoindre des inconnus. C’est forcément un peu plus aléatoire, puisqu’on peut tomber sur Jean-Kevin qui pensait jouer au mode Zombies de Call Of’ sur sa Xbox, mais on peut parfois rejoindre de bons lobbies. Il faudra se protéger mutuellement pour réaliser certaines actions ou fuir les hordes ponctuelles, et l’expérience est toujours bonne quand tout le monde y met du sien. En cas de blessure, on peut évidemment utiliser des bandages ou des kits de soin, mais il arrive qu’on se fasse infecter. Dans ce cas, des pilules pourront repousser l’échéance, mais pas nous guérir complètement. Heureusement, les développeurs ont pensé à la fonction suicide pour éviter de devenir un plus gros fardeau pour le reste de l’équipe, si on le fait à temps… La coordination est aussi un point important : n’imaginez pas prendre n’importe quel fusil à pompe qui traîne, sinon vous risquez de vous battre avec vos coéquipiers pour la moindre cartouche. En effet, le jeu propose au moins sept calibres différents, qu’il est préférable de répartir au maximum entre les membres du groupe dès la difficulté normale.
S’il est toujours préférable d’éclater un zombie à l’arme de mêlée pour éviter de rameuter tout le quartier, certains passages nécessitent d’employer les grands moyens. De ce côté-là, Torn Banner a plutôt réussi son coup : les armes à feu ont un excellent feeling, notamment les fusils et carabines qui explosent les têtes de nos ennemis dans un délicieux bruit dégoulinant, ce qui est assez jouissif. Mais si le concept fait vaguement penser à Left 4 Dead, les mouvements sont beaucoup plus lents et rigides, le gameplay se voulant plus hardcore et « réaliste ». La gestion de la stamina est primordiale pour ne pas se faire défoncer, d’autant plus que l’on est beaucoup plus vulnérable à l’infection lorsque l’on est épuisé. Il faudra donc bien saisir les timings des attaques au corps-à-corps pour ne pas être trop frustré. D’ailleurs, le feeling des tuyaux, des marteaux, des tiges de fer ou des pelles est tout aussi excellent, surtout lorsque des morceaux de chair se détachent de nos pauvres adversaires après un coup bien placé.
Un vaste terrain de jeu
Côté contenu, la version 1.0 de No More Room in Hell 2 est plutôt généreuse. Une nouvelle carte à objectifs a été ajoutée, portant leur nombre à six. Un mode de jeu Survie avec des vagues de zombies sur trois cartes spécifiques fait également son apparition. Le premier mode est vraiment chouette, notamment grâce à la taille assez impressionnante de chacune des cartes et à l’aspect aléatoire des objectifs à remplir. Elles racontent toutes une histoire, avec de-ci, de-là, un peu de narration environnementale. Cela permet une très bonne rejouabilité et évite de se lasser trop vite. En revanche, on a été un peu moins convaincus par le mode Survie, dont l’objectif est fatalement un peu plus basique. Il faut juste protéger certaines zones pendant quelques vagues avant de tenter de s’extraire. Il est probable que ce soit plus intéressant avec des personnages de haut niveau, capables de se débarrasser plus rapidement des hordes d’ennemis que les survivants sortis du berceau. Dans tous les cas, il y en a pour quelques dizaines d’heures, d’autant que certains équipements à acheter sont verrouillés derrière un niveau de compte, dissocié de celui des personnages.
Comme quoi, on peut avoir de bonnes perfs avec l’UE5 !
Si l’accès anticipé ne brillait pas spécialement par son optimisation, il semble que les développeurs aient réussi à résoudre la majorité des soucis. Dans notre groupe de huit joueurs, certains possédaient des machines de milieu de gamme (RTX 3070, Ryzen 7 5800X), mais tout le monde a trouvé le jeu parfaitement fluide (plus de 100 FPS). Je n’ai eu aucun souci à streamer à plus de 130 FPS alors que j’avais tout mis à fond en 4K, avec le DLSS en qualité et le framegen activés, sur mon 7800X3D et ma RTX 4090. Visuellement, les menus sont un peu cracra, mais tout le reste est franchement réussi. Les environnements sont beaux et détaillés, les lumières sont chouettes, les zombies sont crédibles. Lors de notre session, un seul d’entre nous a crashé avant le démarrage du second run, ce qui n’a donc pas trop été gênant.
Si vous voulez voir ce que ça donne sur une soirée, voici la rediffusion de notre épopée :
Que de progrès depuis l’accès anticipé !
La version 1.0 de No More Room in Hell 2 n’a plus rien à voir avec ses débuts en accès anticipé en 2024. Les serveurs sont parfaitement stables, les performances sont étonnamment bonnes et l’équilibrage est aux petits oignons. L’expérience en coopération à huit joueurs est excellente, mais même à trois ou quatre, en rejoignant des inconnus, il y a largement moyen de s’amuser. Le feeling des armes à feu est plus que correct, et les armes de corps-à-corps sont franchement jouissives. Certes, le gameplay hardcore et un peu rigide ne plaira pas à tout le monde, mais il est réussi. Ne vous fiez pas aux avis encore très mauvais sur Steam : ils sont soit obsolètes, soit complètement hors sujet.
Si vous êtes intéressés par No More Room in Hell 2, sachez qu’il est actuellement en promotion à –35 % sur Steam jusqu’au 25 août, soit 19 €.
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