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BYD au défi au Japon avec son petit électrique Racco

BYD mise sur le Racco, un kei électrique conçu pour le Japon, afin de s’imposer sur un marché automobile très concurrentiel.

BYD tente un pari inédit au Japon avec le Racco, une petite voiture électrique conçue spécifiquement pour répondre aux particularités du marché automobile local. Le constructeur chinois, premier fabricant mondial de véhicules électriques, cherche ainsi à s’attaquer à la catégorie des kei cars, un segment particulièrement populaire au Japon et jusqu’ici délaissé par les grands constructeurs automobiles étrangers. Après General Motors, Ford et Hyundai, qui ont tous connu des difficultés sur ce marché, BYD entend démontrer qu’un véhicule électrique peut lui permettre de contourner certains des obstacles rencontrés par ses prédécesseurs.

Dévoilé fin juillet, le Racco signifie « loutre de mer » en japonais. Son design angulaire et son format adapté aux routes étroites du pays doivent lui permettre de répondre aux usages spécifiques des automobilistes japonais. Selon BYD, le modèle a déjà enregistré plus de 1 000 commandes au cours de ses premières semaines. Le constructeur chinois vise toutefois beaucoup plus haut et ambitionne d’atteindre 10 000 commandes, soit dix fois le volume initial.

Le marché des kei cars, une cible stratégique pour BYD

Le choix de BYD s’appuie sur le poids considérable des kei cars dans le marché automobile japonais. Plus de 1,6 million de kei cars et de camions ont été vendus au Japon l’année dernière, soit plus d’un tiers des ventes de véhicules neufs. Les livraisons de ces modèles ont progressé de 7 % en 2025, une hausse deux fois supérieure à celle du marché automobile dans son ensemble.

Honda, Suzuki et Daihatsu dominent largement cette catégorie, avec une part de marché combinée d’environ 80 %. BYD doit donc affronter des constructeurs nationaux solidement implantés et bénéficiant d’une forte préférence des consommateurs japonais pour les marques locales. Les conducteurs privilégient également depuis longtemps les véhicules hybrides, notamment pour leur autonomie et leur fiabilité.

Le constructeur chinois compte néanmoins sur l’essor de l’électrification pour trouver sa place. Son expérience dans les véhicules électriques pourrait constituer un avantage dans un marché où la demande pour les modèles à batterie semble progresser. BYD a vendu 3 742 voitures électriques à batterie au Japon l’année dernière, contre 4 227 pour Toyota. Le constructeur prévoit par ailleurs d’élargir sa gamme japonaise avec deux modèles hybrides.

Un prix sous pression face aux subventions japonaises

Le prix constitue cependant un obstacle majeur pour le Racco. Son tarif affiché est de 2 millions de yens après une incitation gouvernementale de 150 000 yens. Dans le même temps, une modification de la politique de subventions intervenue en début d’année a fortement accru le soutien accordé à certains modèles japonais, européens et américains, tout en réduisant celui dont bénéficie BYD, parfois de plus de moitié.

À Tokyo, les acheteurs de modèles japonais comme la Honda N-ONE e ou la Nissan Sakura peuvent ainsi bénéficier de plus de 550 000 yens d’aides, faisant descendre leur prix effectif jusqu’à 1,2 million de yens. Cet écart de prix pourrait peser sur les marges déjà faibles de BYD. Selon l’analyste de BloombergNEF Taishin Noble, l’accessibilité financière constitue le principal frein à l’achat d’un véhicule électrique.

Le constructeur chinois doit également composer avec un environnement réglementaire complexe. Des politiques protectionnistes et différents obstacles réglementaires, notamment autour des couleurs des feux arrière, ont déjà constitué des difficultés pour des constructeurs automobiles américains. À ces contraintes s’ajoute le développement encore limité du réseau de recharge rapide japonais, qui entretient une certaine anxiété liée à l’autonomie chez les acheteurs de véhicules électriques.

BYD cherche surtout à construire sa marque au Japon

Pour BYD, le Japon ne représente donc pas nécessairement un objectif de volume à court terme. Selon une analyse de Fitch Ratings, la stratégie du constructeur relève davantage d’une construction de marque à long terme. Le fait de s’implanter sur un marché automobile aussi difficile pourrait renforcer la notoriété et la réputation internationale de BYD, alors que le groupe nourrit des ambitions mondiales particulièrement élevées.

Le constructeur chinois dispose déjà d’une présence commerciale en développement. Il a construit 77 points de vente au Japon, dont 56 concessions officielles. Malgré cela, ses volumes restent très faibles : depuis son arrivée sur le marché japonais en 2023, BYD n’a vendu qu’environ 7 400 voitures particulières, soit une fraction des ventes réalisées par Toyota sur son marché domestique en un seul mois.

L’histoire récente des constructeurs étrangers au Japon illustre l’ampleur du défi. General Motors a cessé d’y vendre des voitures en 2003 après avoir échoué à convaincre suffisamment d’acheteurs. Ford s’est complètement retiré en 2016, invoquant notamment une faible part de marché et des bénéfices modestes. Hyundai a quitté le marché en 2009 après avoir vendu seulement 15 000 voitures, avant d’y revenir en 2022 en privilégiant les véhicules électriques.

BYD estime toutefois que l’électrification peut modifier les règles du jeu. La progression de certains modèles électriques au Japon, notamment le Toyota bZ4X, ainsi que la décision de Honda de ne plus prendre de commandes pour son nouveau modèle, témoignent d’une demande qui semble se renforcer. Le constructeur chinois mise donc sur sa technologie électrique, son efficacité industrielle et le segment des kei cars pour tenter de s’implanter durablement.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Racco permet à BYD de cibler directement l’un des segments les plus importants du marché automobile japonais, avec un véhicule conçu pour ses contraintes spécifiques. Son principal défi reste toutefois l’écart de prix avec certains modèles bénéficiant de subventions plus favorables, dans un contexte où l’accessibilité financière est déterminante pour l’achat d’un véhicule électrique. Les premiers volumes de commandes sont encourageants, mais ils restent modestes face aux constructeurs japonais déjà très implantés. La stratégie de BYD apparaît donc davantage comme une démarche de construction de marque à long terme que comme une recherche immédiate de volumes élevés.

Crédit illustration : BYD.

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LOA et LLD voiture électrique : les meilleures offres de leasing auto à saisir à la rentrée 2026

Les Locations Longue Durée (LLD) ou Locations avec Option d'Achat (LOA) sont de bonnes alternatives pour acquérir une nouvelle voiture électrique. Beaucoup de constructeurs intègrent des offres de leasing attractives pour leurs modèles 100 % électrique. Profitez des meilleures offres de la rentrée 2026.

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GM rappelle ses grands SUV et pick-up électriques

GM rappelle plusieurs SUV et pick-up électriques 2026 pour un défaut de batterie pouvant provoquer un incendie.

General Motors procède au rappel d’un nombre limité de grands véhicules électriques après la découverte d’un défaut potentiel affectant un composant interne de leur batterie haute tension. La campagne de sécurité, enregistrée auprès de la National Highway Traffic Safety Administration sous la référence 26V494000, concerne les modèles 2026 des Cadillac Escalade IQ et Escalade IQL, du Chevrolet Silverado EV et du GMC Sierra EV. Le problème identifié porte sur un composant du module de batterie qui pourrait ne pas avoir été correctement fixé lors de l’assemblage.

Selon la documentation du rappel, cette pièce interne peut se déplacer de sa position habituelle et endommager les modules de la batterie. Si les dommages deviennent suffisamment importants, ils sont susceptibles de provoquer un incendie de la batterie et donc d’augmenter le risque de blessure. Malgré le nombre limité de véhicules concernés, General Motors a choisi une intervention particulièrement importante : le remplacement complet du pack de batterie plutôt qu’une réparation interne ou le changement du seul module concerné.

Cette opération intervient sur des véhicules électriques de grande taille reposant sur des batteries haute tension complexes. Les modèles concernés appartiennent à la plateforme BT1, une architecture utilisée par General Motors pour ses SUV électriques de taille normale et ses camionnettes. Cette plateforme équipe notamment les gammes Hummer EV, Silverado EV, Sierra EV ainsi que les deux modèles Cadillac Escalade IQ.

Un défaut interne qui impose le remplacement du pack

Le problème relevé par General Motors concerne un élément situé à l’intérieur du système de batterie. La documentation publiée dans le cadre du rappel ne précise pas la nature exacte du composant en question. Elle indique toutefois que son mauvais positionnement peut entraîner des dommages aux modules de batterie.

Le constructeur considère le risque suffisamment sérieux pour ne pas se limiter à une intervention ciblée. Les batteries concernées seront entièrement remplacées par de nouveaux ensembles. Les concessionnaires devront retirer les anciennes batteries, installer les nouveaux packs et enregistrer les numéros d’identification des deux ensembles afin d’assurer leur traçabilité.

La procédure de réparation comprend également différentes mesures de sécurité. Les documents techniques de General Motors détaillent notamment les opérations de manipulation de la batterie haute tension, les procédures d’isolement ainsi que les contrôles de stabilité nécessaires avant le remplacement. Le liquide de refroidissement doit également être remplacé dans le cadre de l’intervention.

Compte tenu de la nature de l’opération, General Motors précise que les réparations ne peuvent être effectuées que par des techniciens ayant reçu les formations BT1 et Ultium appropriées. Cette exigence souligne la complexité des systèmes électriques concernés et les précautions nécessaires lors de la manipulation des batteries haute tension.

Les propriétaires concernés n’auront pas à supporter le coût de cette opération. General Motors procédera au remplacement des batteries gratuitement. Les lettres de notification doivent commencer à être envoyées aux clients à partir du 14 septembre 2026, tandis que les numéros d’identification des véhicules concernés sont disponibles sur le portail de rappel de la NHTSA.

Des batteries Ultium de très grande capacité

Le rappel concerne des véhicules utilisant la plateforme BT1 et la technologie Ultium de General Motors. BT1 constitue la désignation interne de l’architecture destinée notamment aux grands SUV électriques et aux pick-up. Ses modèles comprennent les Hummer EV, Chevrolet Silverado EV, GMC Sierra EV ainsi que les Cadillac Escalade IQ et Escalade IQL.

Les batteries associées à cette plateforme peuvent atteindre une capacité de 205 kWh, ce qui illustre les dimensions des systèmes énergétiques employés par ces véhicules électriques de grande taille. Ultium désigne plus largement l’ensemble de la technologie électrique de General Motors, comprenant les cellules de batterie, les packs, les unités de propulsion, l’électronique de puissance et l’intégration logicielle.

D’autres véhicules électriques du groupe utilisent cette technologie, notamment le Chevrolet Equinox EV, le Chevrolet Blazer EV, le Cadillac Lyriq et le Cadillac Celestiq. Le rappel présenté ici concerne toutefois uniquement les modèles 2026 Escalade IQ, Escalade IQL, Silverado EV et Sierra EV mentionnés dans la campagne 26V494000.

L’intervention rappelle également les contraintes particulières liées aux batteries de forte capacité. Un défaut affectant un composant interne peut nécessiter une opération lourde, avec remplacement du pack complet et procédures spécifiques d’isolement. Le traitement du problème ne peut donc pas être comparé à une intervention classique sur un élément mécanique du véhicule.

Pour les propriétaires, l’enjeu principal reste la sécurité. La possibilité qu’un composant mal fixé endommage les modules et puisse, dans certaines circonstances, provoquer un incendie justifie l’intervention préventive du constructeur. Le remplacement gratuit permet par ailleurs de limiter les conséquences financières du rappel pour les clients concernés.

Le Silverado EV affiche jusqu’à 769 km d’autonomie

Ce rappel intervient sur des véhicules positionnés sur le haut de gamme du marché électrique américain. Les quatre marques concernées proposent des modèles particulièrement coûteux. Le Chevrolet Silverado EV est notamment annoncé à partir de 55 895 dollars, avant les frais de destination et les autres taxes.

Au-delà du rappel, le pick-up électrique affiche des caractéristiques destinées à répondre aux attentes en matière de performance, d’autonomie et de capacité de remorquage. Lorsqu’il est correctement équipé, le Silverado EV annonce jusqu’à 478 miles, soit environ 769 kilomètres, d’autonomie. Son couple maximal en mode Wide Open Watts atteint 775 lb-pi, soit environ 1 050 Nm.

La capacité de remorquage maximale annoncée s’élève quant à elle à 12 500 livres, soit environ 5 670 kg. Ces chiffres illustrent le positionnement du Silverado EV sur le marché des pick-up électriques de grande taille, où l’autonomie, la puissance et les capacités de travail constituent des critères importants.

Le rappel reste limité en volume, mais il met en évidence la nécessité de procédures spécifiques autour des batteries haute tension. General Motors prévoit une intervention complète sur les véhicules concernés plutôt qu’une réparation interne du pack. Les propriétaires concernés seront informés à partir du 14 septembre 2026 et bénéficieront du remplacement gratuit de leur batterie.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel concerne un nombre limité de Cadillac Escalade IQ, Escalade IQL, Chevrolet Silverado EV et GMC Sierra EV millésime 2026, mais le risque potentiel d’incendie justifie une intervention lourde. General Motors a choisi de remplacer intégralement les batteries concernées, avec des procédures de sécurité et de traçabilité spécifiques. Les véhicules concernés utilisent la plateforme BT1 et la technologie Ultium, avec des batteries pouvant atteindre 205 kWh. Le dispositif montre surtout l’importance des procédures de contrôle et de maintenance associées aux batteries haute tension de grande capacité.

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Royaume-Uni : une taxe au kilomètre pour les VE

Dès 2028, le Royaume-Uni prévoit une taxe au kilomètre pour les voitures électriques et hybrides rechargeables, en plus de la VED.

À partir d’avril 2028, les propriétaires de voitures électriques au Royaume-Uni devront composer avec une nouvelle fiscalité directement liée à leur utilisation du véhicule. Le gouvernement britannique a confirmé la mise en place de l’Electric Vehicle Excise Duty (eVED), une taxe au kilomètre qui concernera les voitures entièrement électriques ainsi que les hybrides rechargeables. Le dispositif doit modifier le coût d’utilisation des véhicules électrifiés alors que leur fiscalité ne repose actuellement pas sur les mêmes mécanismes que celle des voitures essence et diesel.

Le principe annoncé est simple : les conducteurs de voitures électriques paieront 3 pence par mile parcouru(environ 0,03 euros) tandis que les propriétaires de véhicules hybrides rechargeables acquitteront 1,5 pence par mile. Ces montants doivent être réévalués chaque année en fonction de l’inflation. Selon les données fournies dans le texte source, un conducteur parcourant moins de 9 300 miles par an pourrait ainsi payer environ 300 euros, au titre de cette nouvelle taxe.

Cette contribution viendra s’ajouter à la Vehicle Excise Duty (VED), la taxe annuelle déjà applicable aux automobilistes britanniques. Son montant est présenté dans le texte comme étant d’environ 235 euros, et elle concerne les conducteurs indépendamment du type de motorisation utilisé.

Une taxe calculée selon le kilométrage

Le fonctionnement de l’eVED reposera sur une estimation du kilométrage annuel. Les automobilistes devront communiquer une prévision du nombre de miles qu’ils pensent parcourir durant l’année. Le kilométrage réellement effectué sera ensuite enregistré et transmis aux autorités à la fin de la période concernée.

Si le conducteur dépasse son estimation initiale, il devra régler la différence correspondant aux kilomètres supplémentaires. À l’inverse, s’il parcourt moins de distance que prévu, le montant correspondant doit prendre la forme d’un crédit qui pourra être utilisé pour réduire le paiement suivant.

Le gouvernement britannique prévoit également plusieurs modalités de règlement. Les automobilistes pourront payer la taxe en une seule fois ou choisir un paiement mensuel. Cette possibilité doit permettre d’étaler la dépense, même si le principe d’une taxation directement liée au kilométrage introduit une nouvelle variable dans le budget automobile des ménages.

Le gouvernement britannique estime pouvoir récupérer 1,1 milliard de livres, soit environ 1,5 milliard d’euros, dès la première année grâce à cette nouvelle taxe. Le dispositif représente donc une source de recettes importante pour les finances publiques, tout en modifiant la structure fiscale associée aux véhicules électriques.

Pour les automobilistes, l’enjeu porte ainsi autant sur le coût de possession que sur le coût d’utilisation. Le montant effectivement payé dépendra directement du kilométrage parcouru et du type de véhicule électrifié. Les voitures électriques seront soumises au taux le plus élevé, alors que les hybrides rechargeables bénéficieront d’un tarif par mile deux fois inférieur.

Le gouvernement invoque l’équité fiscale

Le gouvernement britannique justifie l’eVED par une volonté d’équilibrer la contribution des différents usagers de la route. Selon cette argumentation, les véhicules électriques participent eux aussi à la congestion routière et à l’usure des infrastructures. Les voitures essence et diesel contribuent déjà au financement de ces usages par l’intermédiaire des taxes intégrées au prix des carburants, alors qu’aucun mécanisme équivalent ne s’applique actuellement aux voitures électriques.

La nouvelle taxe doit donc rapprocher la fiscalité des différents modes de propulsion. Elle ne supprime toutefois pas la VED annuelle, qui continuera de s’appliquer à tous les conducteurs selon les informations fournies.

Le système soulève également des interrogations sur la prévisibilité des dépenses. Le recours à une estimation du kilométrage peut entraîner une différence entre le montant anticipé et la somme finalement due. Un ménage qui utilise davantage son véhicule que prévu devra ainsi compléter son paiement, tandis qu’un conducteur moins mobile bénéficiera d’un crédit.

La BVRLA, l’association britannique des entreprises de location et de leasing automobile, met pour sa part en avant les conséquences potentielles pour les entreprises disposant de grandes flottes. Selon elle, le dispositif pourrait constituer une difficulté administrative supplémentaire et pénaliser les premiers utilisateurs de véhicules électriques déjà en circulation.

Cette évolution intervient alors que la transition vers l’électromobilité modifie progressivement les modèles économiques liés à l’automobile. Les véhicules électriques ne consommant pas de carburant traditionnel, les recettes fiscales liées à l’essence et au diesel ne peuvent pas être transposées directement. Le Royaume-Uni cherche donc à établir un nouveau mode de taxation fondé sur l’usage réel du véhicule.

Une tendance qui dépasse les frontières britanniques

Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays à étudier des mécanismes de taxation liés à l’utilisation des véhicules électriques. Le texte cite notamment la Nouvelle-Zélande, l’Islande et environ 40 États américains parmi les territoires qui cherchent de nouvelles solutions pour taxer les usagers de la route.

En Nouvelle-Zélande, les véhicules électriques légers sont déjà soumis à une taxation depuis avril 2024. Les conducteurs y paient l’équivalent de 48 dollars pour 1 000 kilomètres parcourus. Cette expérience constitue donc un exemple de fiscalité directement associée au kilométrage d’un véhicule électrifié.

La France est également évoquée comme un pays susceptible d’être concerné à terme par cette réflexion. Elle perçoit actuellement entre 30 et 35 milliards d’euros grâce aux accises sur l’énergie. Aucune mesure française équivalente n’est toutefois annoncée pour l’heure.

Le développement de ces dispositifs répond à une même problématique : maintenir des recettes fiscales liées à l’usage des infrastructures routières alors que la composition du parc automobile évolue. L’essor des voitures électriques réduit mécaniquement la dépendance aux taxes prélevées sur les carburants traditionnels, ce qui pousse certains gouvernements à envisager d’autres modèles.

Au Royaume-Uni, l’eVED doit ainsi entrer en vigueur en avril 2028, avec un tarif de 3 pence par mile pour les véhicules électriques et de 1,5 pence pour les hybrides rechargeables. À ces montants s’ajoutera la VED annuelle, estimée à environ 235 euros dans le texte source. Pour les automobilistes, la facture automobile dépendra donc davantage du kilométrage annuel et de la technologie choisie.

Le dispositif britannique pourrait enfin servir de référence à d’autres pays cherchant à adapter leur fiscalité à l’évolution du marché automobile. Le texte souligne cette possibilité sans annoncer de calendrier précis pour d’autres États. À ce stade, l’information certaine concerne le Royaume-Uni et son projet de taxe au kilomètre à compter d’avril 2028.

Notre avis, par leblogauto.com

L’eVED marque une évolution importante de la fiscalité automobile britannique en faisant directement dépendre une partie du coût de possession du kilométrage parcouru. Les propriétaires de véhicules électriques devront payer davantage que ceux de modèles hybrides rechargeables, tout en conservant la VED annuelle. Le dispositif doit générer 1,1 milliard de livres dès sa première année selon les estimations citées. Son fonctionnement et son impact sur les ménages et les flottes d’entreprise dépendront notamment de la différence entre le kilométrage estimé et le kilométrage réellement effectué.

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Les voitures chinoises gagnent du terrain en Argentine

En Argentine, les voitures électriques chinoises progressent grâce à l’ouverture économique de Milei et au quota d’importation.

Les véhicules électriques chinois prennent une place croissante sur le marché automobile argentin, au moment même où le président Javier Milei affiche une proximité politique et financière avec les États-Unis. Cette progression illustre le paradoxe de la stratégie économique du gouvernement argentin : en ouvrant davantage une économie longtemps protégée par des mesures protectionnistes, Buenos Aires permet aux constructeurs chinois de renforcer rapidement leur présence. BYD, arrivé en Argentine en septembre dernier, est déjà entré dans le top 10 des vendeurs de voitures du pays cette année. D’autres marques chinoises, parmi lesquelles BAIC, MG et Chery, développent parallèlement leurs réseaux de concessions et leurs salles d’exposition.

Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique particulier. L’administration américaine avait apporté une aide financière de 20 milliards de dollars à Javier Milei afin de soutenir son parti avant les élections de mi-mandat. À cette période, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent expliquait que le président argentin était déterminé à réduire la présence chinoise en Argentine. Pourtant, dans le secteur automobile, les mesures prises par Buenos Aires produisent actuellement l’effet inverse : elles facilitent l’arrivée de modèles électriques et thermiques chinois sur le marché local.

Un quota favorable aux constructeurs chinois

Le gouvernement de Javier Milei a instauré un quota annuel de 50 000 véhicules électriques pouvant être importés sans droits de douane. Ce volume représente environ 10 % du marché des voitures neuves. La mesure s’accompagne toutefois d’un plafond de prix relativement bas pour qu’un véhicule puisse bénéficier de ce régime, ce qui procure un avantage aux constructeurs chinois présents sur ce segment.

Pour Patricio Giusto, professeur d’université et responsable de l’Observatoire sino-argentin, l’ouverture de l’économie argentine crée naturellement des opportunités pour les fabricants chinois de véhicules électriques. Cette évolution s’inscrit également dans une relation commerciale plus large entre Buenos Aires et Pékin. Le ministre des Affaires étrangères de Javier Milei a ainsi indiqué que le président argentin prévoyait de se rendre en Chine à une date encore indéterminée.

Les résultats commerciaux sont déjà visibles. Depuis le début de l’année, BYD a vendu plus de 8 200 voitures en Argentine, selon l’association des concessionnaires ACARA. La marque dépasse ainsi Jeep, Honda et Nissan, même si elle reste nettement derrière Toyota et Volkswagen. En additionnant les ventes des autres constructeurs chinois, le volume dépasse le double de celui enregistré par BYD seul.

Cette dynamique contraste avec la situation de Tesla, pourtant dirigée par Elon Musk, allié de Javier Milei. La marque américaine ne possède toujours pas de concessionnaire en Argentine, même si elle a recruté un directeur national afin de préparer le lancement de ses activités.

Des voitures chinoises désormais associées à la modernité

La progression des marques chinoises ne se limite pas à l’automobile électrique. De nouvelles concessions apparaissent dans plusieurs régions du pays et témoignent d’un changement rapide du paysage commercial. L’Argentine rejoint ainsi une tendance déjà visible dans d’autres marchés latino-américains, où BYD s’est imposé comme un acteur important. Le constructeur produit notamment des voitures au Brésil et sa présence s’étend dans plusieurs grandes villes d’Amérique latine.

Cette progression intervient alors que la Chine est devenue le premier importateur de l’économie argentine de Javier Milei cette année, devant le Brésil. Les importations chinoises avaient déjà atteint en 2025 leur plus haut niveau depuis au moins cinq ans, selon les données du gouvernement argentin.

Sur le marché automobile, cette ouverture contribue également à modifier l’image des véhicules chinois auprès des consommateurs. Après plusieurs décennies durant lesquelles les automobilistes argentins se sont principalement tournés vers des marques américaines, européennes et japonaises, les nouveaux modèles chinois cherchent désormais à se positionner sur la modernité, la technologie et le rapport entre équipement et prix.

Carlos Cristofalo, expert automobile local et responsable du site Autoblog Argentina, estime que la perception des voitures chinoises a fortement évolué. Selon lui, elles sont progressivement passées d’une image associée à une qualité jugée médiocre à celle de véhicules modernes accessibles à un coût inférieur. Cette transformation de la perception constitue un enjeu important pour les constructeurs qui cherchent à installer durablement leur image de marque sur le marché argentin.

Dans une concession BYD située à Puerto Madero, quartier huppé de Buenos Aires, le vendeur Iker Rosales indique recevoir entre 10 et 15 clients potentiels chaque jour. Les visiteurs commencent souvent par examiner la carrosserie et la qualité de fabrication. L’essai routier joue ensuite un rôle déterminant dans leur perception du véhicule et de ses prestations.

L’ouverture économique fait baisser le coût automobile

La stratégie économique de Javier Milei semble également produire des effets sur le coût relatif de l’achat d’une voiture. Selon les données, celui-ci a diminué de 26 % depuis son arrivée au pouvoir. Dans la région de Buenos Aires, les prix mensuels des voitures ont même baissé en juin, une évolution particulièrement notable dans un pays confronté à une inflation proche de 200 %.

Le gouvernement présente l’arrivée des berlines et des SUV chinois comme une réponse à cette situation plutôt que comme une menace pour l’industrie automobile nationale. Les opposants à Javier Milei lui reprochent pourtant le déclin de la production automobile locale, principalement orientée vers les camions.

En janvier, le ministre de l’Économie Luis Caputo défendait au contraire le quota réservé aux véhicules électriques importés. Selon lui, cette mesure permet aux consommateurs argentins d’accéder à une gamme plus large de voitures, à différentes technologies et à des véhicules moins coûteux à entretenir. Il estime également qu’un réseau de stations de recharge pour batteries pourrait favoriser à terme la production locale de camions électriques.

Le contraste avec les positions antérieures de Javier Milei sur la Chine reste marqué. Durant sa campagne présidentielle de 2023, le futur président avait vivement critiqué les relations commerciales avec Pékin. Depuis son arrivée au pouvoir, il reconnaît toutefois l’importance de la Chine comme partenaire commercial. Le pays asiatique constitue notamment un débouché majeur pour les matières premières argentines et avait déjà apporté un soutien à la banque centrale argentine plus d’une décennie avant l’intervention américaine évoquée dans le texte.

Pour l’industrie automobile, cette évolution politique se traduit par une concurrence accrue et une offre plus diversifiée. Les constructeurs chinois profitent de l’ouverture du marché pour proposer davantage de véhicules, notamment des modèles électriques, des berlines et des SUV. La montée de BYD et l’arrivée progressive de nouvelles marques modifient ainsi les habitudes d’achat et les critères d’évaluation des automobilistes argentins.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression de BYD et des autres constructeurs chinois illustre concrètement les effets de l’ouverture du marché automobile argentin voulue par Javier Milei. Le quota de 50 000 véhicules électriques sans droits de douane favorise l’élargissement de l’offre et accompagne une baisse du coût relatif d’achat automobile. La montée en puissance des marques chinoises contraste avec l’absence actuelle de concession Tesla, malgré les liens entre Elon Musk et le président argentin. Le changement de perception des consommateurs constitue enfin un élément important pour comprendre l’installation durable des constructeurs chinois sur ce marché.

Source : Reuters.

Crédit illustration : BYD.

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Geely va utiliser les usines de Volvo en Europe pour fabriquer ses modèles haut de gamme, et ce n’est que le début

À l’occasion d’une réorganisation historique de sa direction, le géant chinois Geely Automobile a dévoilé sa feuille de route internationale. Parmi les informations qui interpellent, il y a l’utilisation des usines européennes de Volvo pour produire certains modèles haut de gamme du groupe.

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Rivian R1S 2027 : du nouveau

Le Rivian R1S 2027 simplifie ses finitions et inaugure les sièges capitaines, avec jusqu’à 1 025 ch et 410 miles d’autonomie.

Rivian lance les R1S et R1T millésime 2027 avec une gamme simplifiée et plusieurs évolutions destinées à améliorer leur positionnement sur le marché des véhicules électriques haut de gamme. Le principal changement concerne le Rivian R1S, SUV électrique à trois rangées, qui accueille enfin une configuration à six places avec deux sièges capitaines à la deuxième rangée. Cette évolution répond à l’une des demandes les plus fréquentes des clients du modèle. En parallèle, Rivian adopte une nouvelle nomenclature commune avec celle du R2 et réduit le nombre de niveaux de finition à trois : Standard, Performance et Quad. Les deux modèles bénéficient également de différentes évolutions extérieures, avec notamment de nouvelles roues pour le R1T et une nouvelle teinte de carrosserie.

Une gamme 2027 plus simple et jusqu’à 1 025 ch

Les R1S et R1T 2027 sont désormais proposés selon une structure de gamme inspirée du R2. Rivian abandonne la nomenclature précédente basée sur le nombre de moteurs, qui distinguait notamment les versions Dual, Tri et Quad. Le catalogue s’organise désormais autour de trois finitions : Standard, Performance et Quad.

La finition Premium, qui correspond à la version Dual des précédents millésimes, développe 533 chevaux et réalise le 0 à 60 mph en 4,5 secondes. Une option de puissance facturée 5 000 dollars permet de porter la puissance à 665 chevaux et de réduire le temps d’accélération à 3,4 secondes.

Cette version peut également recevoir une batterie Long Range pour 7 000 dollars supplémentaires. L’autonomie passe alors de 329 à 410 miles sur le R1S, tandis que le R1T atteint 420 miles. Cette possibilité permet ainsi de privilégier l’autonomie sans abandonner les caractéristiques de la motorisation.

La finition Performance reprend globalement le positionnement de l’ancienne version à trois moteurs. Elle revendique jusqu’à 850 chevaux et réalise le 0 à 60 mph en 2,9 secondes. L’autonomie estimée par l’EPA atteint 371 miles aussi bien pour le R1S que pour le R1T.

Au sommet de la gamme, la finition Quad conserve son statut de modèle phare. Sa puissance atteint 1 025 chevaux. Le R1T réalise le 0 à 60 mph en 2,5 secondes, contre 2,6 secondes pour le R1S. Les deux modèles affichent une autonomie maximale annoncée de 374 miles.

Le R1S adopte enfin les sièges capitaines

L’évolution la plus attendue concerne toutefois l’aménagement intérieur du R1S. Rivian propose désormais une configuration à six places avec deux sièges capitaines à la deuxième rangée. Cette disposition permet aux passagers d’accéder à la troisième rangée sans avoir à rabattre les sièges de la deuxième rangée.

L’architecture peut notamment faciliter l’accès à la troisième rangée lorsque des sièges pour enfants sont installés. Les deux fauteuils disposent chacun d’un accoudoir individuel qui peut être rangé à plat dans le siège, ainsi que d’un porte-gobelet escamotable situé sur leur bord intérieur. Ils sont également chauffants et peuvent se rabattre à plat.

L’espace central entre les deux sièges apporte une fonction supplémentaire pour les occupants. Il peut notamment accueillir des objets longs comme des skis, y compris lorsque les six places sont occupées. Cette configuration associe donc une présentation plus luxueuse à une recherche de polyvalence pour les passagers.

Cette personnalisation de l’habitacle représente toutefois un investissement conséquent. Sur la finition Premium, le forfait Captain’s Chairs coûte 4 000 dollars avec l’intérieur Black Mountain et 6 000 dollars avec l’intérieur Ocean Coast. Dans les deux configurations, le pack inclut également le forfait Sound+Vision, qui comprend le toit en verre dynamique et le système audio premium.

Pour les finitions Performance et Quad, les sièges capitaines sont facturés 1 500 dollars avec l’intérieur Black Mountain Signature. Les ambiances Ocean Coast Signature et Slate Sky Signature sont exclusivement proposées avec cette configuration et coûtent respectivement 4 000 et 4 500 dollars.

Nouvelles roues et nouvelle teinte pour le millésime 2027

Rivian apporte également plusieurs évolutions à la présentation extérieure des R1S et R1T. Le R1T reçoit notamment de nouvelles roues Adventure All-Season de 20 pouces équipées de pneumatiques Goodyear. Elles sont montées de série sur le R1T Premium et peuvent être choisies sans supplément sur le R1T Performance.

La palette de couleurs évolue elle aussi avec l’arrivée de la teinte Esker Silver. Cette peinture est proposée de série sur les deux modèles et remplace la couleur LA Silver.

Avec ce millésime 2027, Rivian cherche donc à faire évoluer simultanément la personnalisation, les performances et la présentation de ses deux modèles électriques haut de gamme. La simplification des finitions rend la gamme plus lisible, tandis que les différentes motorisations permettent de passer de 533 à 1 025 chevaux selon la configuration choisie.

Le R1S conserve par ailleurs son positionnement de SUV électrique à trois rangées, mais sa nouvelle configuration à six sièges modifie sensiblement l’expérience à bord. Les fauteuils capitaines apportent davantage d’espace individuel et facilitent l’accès à la troisième rangée, tout en s’accompagnant d’équipements comme des sièges chauffants, des accoudoirs individuels et un espace central exploitable pour le transport d’objets longs.

Le millésime 2027 combine ainsi une gamme restructurée, des niveaux de performance élevés et une nouvelle possibilité d’aménagement intérieur. Les R1S et R1T 2027 peuvent désormais être configurés et commandés, avec une offre qui reprend les principales caractéristiques techniques des générations précédentes tout en simplifiant leur présentation commerciale.

Notre avis, par leblogauto.com

Le millésime 2027 apporte au Rivian R1S une évolution particulièrement concrète avec l’arrivée des sièges capitaines en deuxième rangée. La nouvelle structure de gamme simplifie également la lecture des différentes versions, tout en conservant une puissance pouvant atteindre 1 025 chevaux. L’option Long Range permet par ailleurs au R1S d’atteindre jusqu’à 410 miles d’autonomie dans la configuration indiquée. Les améliorations de personnalisation et les nouvelles roues complètent les changements apportés aux R1S et R1T pour ce nouveau millésime.

Crédit illustration : Rivian.

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Pebble Beach 2026 : Lucid Gravity GT-S, le SUV électrique de 1 070 ch

Lucid dévoile son nouveau haut de gamme de l’offre du SUV, le Gravity GT-S, un modèle électrique de 1 070 ch capable d’abattre le 0 à 60 mph (96km/h) en 3,1 secondes.

Lucid Motors muscle son offre de SUV électriques avec le Gravity GT-S, une déclinaison haute performance revendiquant 1 070 chevaux. Avec un 0 à 60 mph réalisé en seulement 3,1 secondes, ce modèle entend se mesurer aux SUV électriques les plus performants du marché, notamment au Porsche Cayenne Turbo Electric. Lucid présente cette version comme une interprétation plus expressive et exaltante du Gravity, directement inspirée par la Lucid Air Sapphire. Le constructeur positionne ainsi son nouveau SUV à trois rangées sur le terrain de la performance, sans renoncer à l’habitabilité et au confort.

1 070 chevaux au service de la performance

Le Gravity GT-S développe 1 070 chevaux. Cette puissance reste inférieure à celle de la Lucid Air Sapphire, qui dispose de 1 234 chevaux. Le Porsche Cayenne Turbo Electric conserve pour sa part l’avantage en matière de puissance avec 1 140 chevaux. La Tesla Model X Plaid reste également plus rapide sur l’exercice du 0 à 60 mph, avec un temps annoncé de 2,5 secondes grâce à ses 1 020 chevaux.

Le Gravity GT-S dispose néanmoins d’un argument distinctif : il est présenté comme le SUV à trois rangées le plus puissant d’Amérique. Lucid lui associe de série le Dynamic Handling Package, destiné à renforcer l’agilité, la stabilité et le confort de conduite. Le modèle reçoit également une direction arrière indépendante ainsi qu’une suspension pneumatique adaptative à trois chambres. Cette dernière ajuste automatiquement la quantité d’air dans les ressorts afin d’abaisser le véhicule à haute vitesse, avec pour objectif d’améliorer la maniabilité et l’aérodynamisme.

Une personnalisation extérieure et intérieure spécifique

Le Gravity GT-S adopte une identité visuelle spécifique destinée à le distinguer immédiatement des autres versions du SUV électrique. Des accents extérieurs bleus sont associés à des étriers de frein de la même couleur. Quatre teintes de carrosserie sont proposées : Abyss Black, Stellar White Metallic, Quantum Grey Metallic et Supernova Bronze Metallic.

La personnalisation se poursuit avec deux modèles de jantes. Les roues Orion Stealth mesurent 21 pouces à l’avant et 22 pouces à l’arrière, tandis que les Aether Stealth affichent 22 pouces à l’avant et 23 pouces à l’arrière. Cette combinaison participe à l’apparence plus sportive du modèle.

À bord, Lucid installe un intérieur Mojave PurLuxe Premium disponible avec cinq ou sept sièges. Les première et deuxième rangées bénéficient de coutures et de passepoils bleus, complétés par des ceintures de sécurité bleues. La même couleur apparaît sur les coutures du volant, des accoudoirs de porte et des accoudoirs centraux avant. Un marqueur bleu sur le volant et le logo Lucid Bear sur les appuie-têtes avant complètent cette ambiance intérieure.

Une autonomie moindre pour privilégier la puissance

Le Gravity GT-S conserve la batterie de 123 kWh du modèle, avec une autonomie annoncée pouvant atteindre 373 miles avant recharge. Cette valeur est inférieure aux 450 miles, soit 724 kilomètres, annoncés pour la Lucid Gravity Touring. Le positionnement du GT-S privilégie donc clairement la performance et les caractéristiques dynamiques, au détriment d’une partie de l’autonomie maximale.

Initialement envisagé sous l’appellation « Gravity Sapphire », le modèle a effectué ses débuts publics lors de la Monterey Car Week, en Californie. Il a été exposé aux côtés de la Lucid Air Sapphire dans le Concours Village à Pebble Beach.

Le Gravity GT-S est destiné exclusivement au marché américain. Les commandes ouvrent le 14 août 2026, avec un tarif débutant à 125 900 dollars. Lucid annonce par ailleurs un délai de livraison de huit à douze semaines pour les clients passant commande à cette date.

Avec son architecture à trois rangées, ses cinq ou sept places, sa suspension pneumatique adaptative, sa direction arrière indépendante et ses 1 070 chevaux, le Gravity GT-S cherche ainsi à réunir plusieurs caractéristiques habituellement dissociées : performances très élevées, habitabilité d’un grand SUV, personnalisation esthétique et équipements orientés vers le comportement routier. Son accélération de 0 à 60 mph en 3,1 secondes le place dans une catégorie particulièrement sportive, tandis que son autonomie de 373 miles et sa batterie de 123 kWh conservent une dimension pratique propre à un véhicule électrique familial.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Lucid Gravity GT-S se distingue avant tout par l’association de 1 070 chevaux et d’une configuration à trois rangées. Son équipement de série, notamment la suspension pneumatique adaptative et la direction arrière indépendante, traduit un positionnement clairement orienté vers la performance. Son autonomie annoncée de 373 miles est toutefois inférieure à celle de la Gravity Touring. Enfin, son prix de départ de 125 900 dollars et sa commercialisation limitée aux États-Unis définissent un modèle particulièrement exclusif.

Crédit illustrations : Lucid.

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GM cède sa participation dans une usine de batteries

General Motors va céder à Samsung SDI sa participation de 49,99 % dans une coentreprise de batteries pour véhicules électriques située à New Carlisle, dans l’Indiana. Le projet, annoncé il y a seulement deux ans et évalué à 3,5 milliards de dollars, devait permettre aux deux entreprises de produire à grande échelle des cellules destinées aux véhicules électriques à partir de 2027. Samsung SDI deviendra finalement l’unique propriétaire du site, qui doit également produire des cellules pour les systèmes de stockage d’énergie.

Samsung SDI prend seul le contrôle du site de l’Indiana

Samsung SDI achètera la participation détenue par GM dans l’entreprise commune et exploitera le site comme une entité entièrement détenue. La propriété de 680 acres de New Carlisle deviendra ainsi le premier centre de fabrication autonome de Samsung SDI en Amérique du Nord. Le fabricant sud-coréen prévoit d’y produire non seulement des batteries pour véhicules électriques, mais aussi des cellules destinées au stockage d’énergie.

Le projet devait à l’origine constituer un élément important de la stratégie de General Motors dans le domaine des véhicules électriques. L’usine avait été annoncée comme un investissement commun entre GM et Samsung SDI, avec un objectif d’emploi pouvant atteindre 1 600 personnes et une production de masse envisagée pour 2027. Toutefois, le ralentissement des ventes de véhicules électriques a conduit les deux partenaires à retarder le projet.

GM avait jusqu’à présent consacré 300 millions de dollars au développement du site. Le bâtiment est achevé, mais aucun équipement de production n’y a encore été installé. La cession de la participation de GM intervient donc avant le démarrage effectif de la fabrication de cellules.

Un nouveau recul de GM dans les batteries électriques

Pour General Motors, cette opération constitue un nouveau retrait dans le domaine de la production de batteries et des véhicules électriques. Le constructeur américain espérait vendre 1 million de véhicules électriques par an aux États-Unis à cette échéance, mais la demande n’a pas atteint les niveaux anticipés. Les consommateurs américains se sont notamment montrés réticents aux véhicules hybrides rechargeables, tandis que la suppression des incitations fédérales à l’achat sous l’administration Trump a également pesé sur les perspectives de demande.

GM a déjà pris 11 milliards de dollars de provisions liées à ses programmes de véhicules électriques. Le constructeur a également revendu sa participation dans une usine de batteries prévue à un autre partenaire sud-coréen, LG Energy Solution. Par ailleurs, une usine d’assemblage située dans la banlieue de Detroit a été convertie afin de produire de grands camions et des SUV équipés de moteurs à essence.

La stratégie de GM évolue ainsi face à un marché automobile américain où les véhicules électriques représentent récemment environ 5 % des ventes, alors que les modèles hybrides essence-électricité rencontrent davantage de succès. Le constructeur avait pourtant engagé 35 milliards de dollars dans les voitures autonomes et les véhicules électriques sous la direction de sa PDG Mary Barra.

Une coopération maintenue sur les batteries de nouvelle génération

La cession de la participation dans l’usine de l’Indiana ne signifie toutefois pas la fin du partenariat entre GM et Samsung SDI. Les deux entreprises ont conclu séparément un accord destiné à développer conjointement des batteries prismatiques de nouvelle génération pour les futurs véhicules électriques de GM.

Ces cellules doivent présenter une haute densité énergétique ainsi que des capacités de charge rapide. Elles sont destinées à la future gamme électrique du constructeur américain, qui affirme donc maintenir ses efforts dans le développement des technologies de batteries malgré l’ajustement de ses investissements industriels.

Samsung SDI entend parallèlement exploiter le site de l’Indiana pour répondre à la demande américaine en systèmes de stockage d’énergie, ou ESS. Cette orientation permet au fabricant de batteries de diversifier l’utilisation de ses capacités industrielles au-delà de l’automobile.

L’annonce a néanmoins été accueillie négativement par les marchés : les actions de Samsung SDI ont reculé de 4,8 % après l’annonce. Pour l’entreprise sud-coréenne, le contrôle intégral du site représente cependant une implantation industrielle autonome en Amérique du Nord, tandis que la coopération technologique avec GM reste maintenue.

Notre avis, par leblogauto.com

La cession de la participation de GM illustre l’ajustement de la stratégie du constructeur face à une demande de véhicules électriques inférieure à ses prévisions. Samsung SDI récupère de son côté le contrôle intégral d’un site dont le bâtiment est déjà achevé, tout en prévoyant une utilisation orientée vers les batteries automobiles et le stockage d’énergie. Le partenariat technologique entre les deux groupes reste d’actualité avec le développement de batteries prismatiques à forte densité énergétique et recharge rapide. GM conserve ainsi un engagement dans les technologies électriques tout en adaptant ses investissements industriels aux conditions du marché.

Crédit illustration : GM.

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