❌

Vue lecture

2026 : l’été où les affiches IA ont inondé la France

Ça l'affiche mal
2026 : l’été où les affiches IA ont inondé la France

Pour annoncer des fêtes de village, des promotions ou le prochain concours de pétanque, les affiches IA se multiplient partout en France. Au point, cet été, d’avoir suscité des débats sur leur bien-fondé.

Celles et ceux qui ont pu partir en vacances s’en sont rendus compte en quittant leur environnement quotidien. Où qu’ils aillent, en France et ailleurs, des images lisses, parfois teintées d’un jaune caractéristique, envahissaient les menus, les espaces d’affichage de supermarchés, les panneaux d’annonces pour des brocantes, des fêtes de village, des marchés.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias régionaux ou nationaux, l’évolution est claire : les affiches, cartes postales et autres images générées par IA se multiplient partout dans le pays, et tout le monde ne s’en réjouit pas.

Une technologie « pratique » pour les petites structures

Le débat a grossi, ces derniers mois, pour se répercuter d’un média régional à un autre. Dans la Manche, la propriétaire d’une friperie associative se réjouit de pouvoir utiliser l’IA générative pour produire de « jolies affiches colorées » : auparavant, sa structure se contentait d’une publication moins visuelle sur les réseaux sociaux.

En Champagne, plusieurs communes ont recouru à l’IA pour annoncer leurs événements estivaux, des fêtes du 14 juillet aux concours de pétanque. Auprès de l’Union, la secrétaire du comité des fêtes d’Igny-Comblizy estime que « c’est efficace », même si elle « n’obtient jamais le bon résultat du premier coup » : non seulement l’IA lui permet de générer des affiches, mais aussi de corriger les images de mauvaise qualité qu’on peut lui envoyer pour illustrer un concert, ou encore de préparer rapidement un visuel lorsque le sujet arrive sur la table sans avoir été prévu auparavant.

Certains, comme le président du comité d’Avenay-Val-d’Or, demandent même à la machine (le plus souvent, ChatGPT) d’ajouter « une touche plus vintage », lorsque cela correspond à l’idée de l’événement organisé. D’autres y recourent aussi pour véhiculer des messages problématiques : menée par le Rassemblement national, la mairie d’Agde a affiché un moment une image générée par IA et contenant des propos racistes, avant que la polémique pousse à les retirer.

Dans le Limousin, en Alsace, dans le Var ou le Puy-de-Dôme, dans des fêtes de village comme de grandes enseignes de supermarchés ou de plus petits commerces, l’IA générative est partout. Et son adoption large a rendu les similarités entre affiches (ou cartes postales, ou menus de restaurants, ou autres éléments visuels) d’autant plus évidentes.

À Avignon, certains lieux accueillant le off du festival de théâtre se sont eux aussi tournés vers l’IA générative pour annoncer certains des 1 700 spectacles joués. L’astuce a été suffisamment fréquente pour qu’un festivalier en forme écrive sur nombre d’entre elles la phrase « Artist ? No AI » au feutre noir, rapporte Libération. Les débats, cela dit, sont loin d’être simples : outre servir à produire des images à faible coût, l’IA est aussi utilisée dans diverses autres activités artistiques ou organisationnelles, y compris directement dans la création des pièces.

Un résultat de faible qualité

Sur les réseaux sociaux, néanmoins, un agacement monte, à coups de montages qui illustrent les similarités entre chaque production. Sur Facebook, des groupes doctement titrés « Affiches en IA claquées » ou « Affiches IA de merde » ont été créés – ils restent néanmoins bien moins animés que leurs concurrents dédiés à échanger des conseils pour bien prompter.

Des graphistes, designers, dessinateurs et autres artistes visuels se tournent aussi vers les réseaux sociaux pour regretter la vaste uniformisation visuelle qui semble avoir saisi la France cet été : le recours à Stable Diffusion, Midjourney ou d’autres pour générer l’annonce de la prochaine fête du hareng, c’est aussi une commande en moins pour ceux dont la production de ces supports de communication est le métier.

Des spécialistes soulignent par ailleurs un problème récurrent dans les productions obtenues : les machines ne sachant pas sélectionner les informations les plus pertinentes, le rendu est surchargé d’éléments. Si, à première vue, le résultat peut sembler satisfaisant, il ne permet pas de faire savoir l’essentiel de la manière la plus efficace.

Autre enjeu, qui fera peut-être, à terme, évoluer le recours à ces outils : en lissant affiches et publicités, le large recours à l’IA produit aussi une uniformisation des enseignes, des lieux et des marques. Pour qui souhaiterait se démarquer de son voisin, le prompt reste donc à revoir.

  •  

2026 : l’été où les affiches IA ont inondé la France

Ça l'affiche mal
2026 : l’été où les affiches IA ont inondé la France

Pour annoncer des fêtes de village, des promotions ou le prochain concours de pétanque, les affiches IA se multiplient partout en France. Au point, cet été, d’avoir suscité des débats sur leur bien-fondé.

Celles et ceux qui ont pu partir en vacances s’en sont rendus compte en quittant leur environnement quotidien. Où qu’ils aillent, en France et ailleurs, des images lisses, parfois teintées d’un jaune caractéristique, envahissaient les menus, les espaces d’affichage de supermarchés, les panneaux d’annonces pour des brocantes, des fêtes de village, des marchés.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias régionaux ou nationaux, l’évolution est claire : les affiches, cartes postales et autres images générées par IA se multiplient partout dans le pays, et tout le monde ne s’en réjouit pas.

Une technologie « pratique » pour les petites structures

Le débat a grossi, ces derniers mois, pour se répercuter d’un média régional à un autre. Dans la Manche, la propriétaire d’une friperie associative se réjouit de pouvoir utiliser l’IA générative pour produire de « jolies affiches colorées » : auparavant, sa structure se contentait d’une publication moins visuelle sur les réseaux sociaux.

En Champagne, plusieurs communes ont recouru à l’IA pour annoncer leurs événements estivaux, des fêtes du 14 juillet aux concours de pétanque. Auprès de l’Union, la secrétaire du comité des fêtes d’Igny-Comblizy estime que « c’est efficace », même si elle « n’obtient jamais le bon résultat du premier coup » : non seulement l’IA lui permet de générer des affiches, mais aussi de corriger les images de mauvaise qualité qu’on peut lui envoyer pour illustrer un concert, ou encore de préparer rapidement un visuel lorsque le sujet arrive sur la table sans avoir été prévu auparavant.

Certains, comme le président du comité d’Avenay-Val-d’Or, demandent même à la machine (le plus souvent, ChatGPT) d’ajouter « une touche plus vintage », lorsque cela correspond à l’idée de l’événement organisé. D’autres y recourent aussi pour véhiculer des messages problématiques : menée par le Rassemblement national, la mairie d’Agde a affiché un moment une image générée par IA et contenant des propos racistes, avant que la polémique pousse à les retirer.

Dans le Limousin, en Alsace, dans le Var ou le Puy-de-Dôme, dans des fêtes de village comme de grandes enseignes de supermarchés ou de plus petits commerces, l’IA générative est partout. Et son adoption large a rendu les similarités entre affiches (ou cartes postales, ou menus de restaurants, ou autres éléments visuels) d’autant plus évidentes.

À Avignon, certains lieux accueillant le off du festival de théâtre se sont eux aussi tournés vers l’IA générative pour annoncer certains des 1 700 spectacles joués. L’astuce a été suffisamment fréquente pour qu’un festivalier en forme écrive sur nombre d’entre elles la phrase « Artist ? No AI » au feutre noir, rapporte Libération. Les débats, cela dit, sont loin d’être simples : outre servir à produire des images à faible coût, l’IA est aussi utilisée dans diverses autres activités artistiques ou organisationnelles, y compris directement dans la création des pièces.

Un résultat de faible qualité

Sur les réseaux sociaux, néanmoins, un agacement monte, à coups de montages qui illustrent les similarités entre chaque production. Sur Facebook, des groupes doctement titrés « Affiches en IA claquées » ou « Affiches IA de merde » ont été créés – ils restent néanmoins bien moins animés que leurs concurrents dédiés à échanger des conseils pour bien prompter.

Des graphistes, designers, dessinateurs et autres artistes visuels se tournent aussi vers les réseaux sociaux pour regretter la vaste uniformisation visuelle qui semble avoir saisi la France cet été : le recours à Stable Diffusion, Midjourney ou d’autres pour générer l’annonce de la prochaine fête du hareng, c’est aussi une commande en moins pour ceux dont la production de ces supports de communication est le métier.

Des spécialistes soulignent par ailleurs un problème récurrent dans les productions obtenues : les machines ne sachant pas sélectionner les informations les plus pertinentes, le rendu est surchargé d’éléments. Si, à première vue, le résultat peut sembler satisfaisant, il ne permet pas de faire savoir l’essentiel de la manière la plus efficace.

Autre enjeu, qui fera peut-être, à terme, évoluer le recours à ces outils : en lissant affiches et publicités, le large recours à l’IA produit aussi une uniformisation des enseignes, des lieux et des marques. Pour qui souhaiterait se démarquer de son voisin, le prompt reste donc à revoir.

  •  

Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Données, données, données
Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Anthropic annonce que Cowork peut maintenant utiliser la mémoire de son chatbot. Les deux outils peuvent, par défaut, y enregistrer des informations automatiquement et les réutiliser.

« À partir d’aujourd’hui, la mémoire utilisée dans le chat est la même que celle de Claude Cowork. Désormais, quel que soit l’endroit où vous travaillez avec Claude, il part de ce qu’il sait déjà de vous », annonce d’emblée Anthropic dans un billet de blog publié ce mardi 25 aout.

Anthropic fusionne les mémoires de son chatbot et de son outil d’automatisation de tâches, Cowork : ce que vous faites dans l’un des outils peut être utilisé par l’autre pour adapter ses réponses. Mais cela ne concerne pas seulement les prochaines actions et discussions des utilisateurs de Claude.

« Cowork dispose désormais d’une mémoire, et il s’agit de celle que vous utilisez dans le chat, ce qui vous évite d’avoir à tout réexpliquer et vous permet de reprendre plus facilement là où vous vous étiez arrêté. Lorsque Cowork exécute une tâche dans le cloud, les informations dont Claude se souvient à partir de vos discussions y sont disponibles, et inversement », explique l’entreprise. Cela veut dire que toutes les actions et discussions passées peuvent être utilisées par l’un ou l’autre des outils.

L’entreprise donne un exemple de ce que pourra faire Cowork avec l’accès à vos conversations dans son chat : « Demandez à Cowork de rédiger un compte-rendu à l’intention de votre responsable : l’outil sait déjà de qui il s’agit et connaît ses préférences en matière de rédaction. Discutez de l’ordre du jour dans le chat pour une conférence que vous organisez ; lorsque Cowork établit le budget et le document logistique, il connaît déjà le nombre de participants, la ville et les intervenants ».

Ainsi, Anthropic rejoint Microsoft et OpenAI dans la course à la construction d’un outil qui récupèrera le plus de données possibles sur ce que nous faisons sur nos ordinateurs. Si Microsoft essaye d’imposer sa fonction Recall dans Windows depuis quelque temps, OpenAI a lancé plus récemment son « Computer History » qui agit comme un super keylogger pour récupérer le plus de données.

Néanmoins, l’entreprise de Dario Amodei semble y aller plus doucement, peut-être en imaginant que les grenouilles ne s’enfuient pas si on augmente progressivement la température de l’eau. Ainsi Anthropic assure à ses utilisateurs qu’ils peuvent désactiver la mémorisation.

Une mémorisation au fil de l’eau par défaut, sauf sur les sujets jugés « sensibles » par Anthropic

Mais celle-ci, si elle est activée comme c’est le cas par défaut, se fait maintenant au fil de l’eau. « Claude enregistre désormais les sujets dans sa mémoire au fur et à mesure de la conversation, au lieu de résumer les échanges une fois ceux-ci terminés », explique Anthropic. La mémorisation se fait sans que l’utilisateur tape « souviens-toi de ça » dans le chat.

L’entreprise ajoute que, « par défaut, Claude ne conserve pas d’informations relatives à des sujets personnels ou sensibles, tels que votre santé, votre origine ethnique, vos convictions religieuses, vos opinions politiques, votre identité de genre et d’autres domaines similaires ». Sur ces sujets-là, l’utilisateur doit activer lui-même la mémorisation s’il veut que les outils d’Anthropic les gardent dans leur mémoire collective :

Précisons qu’Anthropic ne donne pas beaucoup de granularité : l’option ne permet que d’activer ou non le fait d’inclure les sujets considérés comme « sensibles » par l’entreprise elle-même.

Anthropic fournit aussi un accès aux données enregistrées par son outil avec lequel il est possible de les lire mais aussi de les modifier ou de les supprimer : « Les fichiers sont courts, et une correction porte ses fruits partout : il suffit de corriger l’ancien nom de votre entreprise dans un seul fichier pour que toutes les conversations ultérieures l’indiquent correctement », affirme Anthropic.

Remarquons qu’Anthropic ne prévoit pas (pour l’instant ?) la fusion de cette mémoire avec celle utilisée par Claude Code.

  •  

Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Données, données, données
Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Anthropic annonce que Cowork peut maintenant utiliser la mémoire de son chatbot. Les deux outils peuvent, par défaut, y enregistrer des informations automatiquement et les réutiliser.

« À partir d’aujourd’hui, la mémoire utilisée dans le chat est la même que celle de Claude Cowork. Désormais, quel que soit l’endroit où vous travaillez avec Claude, il part de ce qu’il sait déjà de vous », annonce d’emblée Anthropic dans un billet de blog publié ce mardi 25 aout.

Anthropic fusionne les mémoires de son chatbot et de son outil d’automatisation de tâches, Cowork : ce que vous faites dans l’un des outils peut être utilisé par l’autre pour adapter ses réponses. Mais cela ne concerne pas seulement les prochaines actions et discussions des utilisateurs de Claude.

« Cowork dispose désormais d’une mémoire, et il s’agit de celle que vous utilisez dans le chat, ce qui vous évite d’avoir à tout réexpliquer et vous permet de reprendre plus facilement là où vous vous étiez arrêté. Lorsque Cowork exécute une tâche dans le cloud, les informations dont Claude se souvient à partir de vos discussions y sont disponibles, et inversement », explique l’entreprise. Cela veut dire que toutes les actions et discussions passées peuvent être utilisées par l’un ou l’autre des outils.

L’entreprise donne un exemple de ce que pourra faire Cowork avec l’accès à vos conversations dans son chat : « Demandez à Cowork de rédiger un compte-rendu à l’intention de votre responsable : l’outil sait déjà de qui il s’agit et connaît ses préférences en matière de rédaction. Discutez de l’ordre du jour dans le chat pour une conférence que vous organisez ; lorsque Cowork établit le budget et le document logistique, il connaît déjà le nombre de participants, la ville et les intervenants ».

Ainsi, Anthropic rejoint Microsoft et OpenAI dans la course à la construction d’un outil qui récupèrera le plus de données possibles sur ce que nous faisons sur nos ordinateurs. Si Microsoft essaye d’imposer sa fonction Recall dans Windows depuis quelque temps, OpenAI a lancé plus récemment son « Computer History » qui agit comme un super keylogger pour récupérer le plus de données.

Néanmoins, l’entreprise de Dario Amodei semble y aller plus doucement, peut-être en imaginant que les grenouilles ne s’enfuient pas si on augmente progressivement la température de l’eau. Ainsi Anthropic assure à ses utilisateurs qu’ils peuvent désactiver la mémorisation.

Une mémorisation au fil de l’eau par défaut, sauf sur les sujets jugés « sensibles » par Anthropic

Mais celle-ci, si elle est activée comme c’est le cas par défaut, se fait maintenant au fil de l’eau. « Claude enregistre désormais les sujets dans sa mémoire au fur et à mesure de la conversation, au lieu de résumer les échanges une fois ceux-ci terminés », explique Anthropic. La mémorisation se fait sans que l’utilisateur tape « souviens-toi de ça » dans le chat.

L’entreprise ajoute que, « par défaut, Claude ne conserve pas d’informations relatives à des sujets personnels ou sensibles, tels que votre santé, votre origine ethnique, vos convictions religieuses, vos opinions politiques, votre identité de genre et d’autres domaines similaires ». Sur ces sujets-là, l’utilisateur doit activer lui-même la mémorisation s’il veut que les outils d’Anthropic les gardent dans leur mémoire collective :

Précisons qu’Anthropic ne donne pas beaucoup de granularité : l’option ne permet que d’activer ou non le fait d’inclure les sujets considérés comme « sensibles » par l’entreprise elle-même.

Anthropic fournit aussi un accès aux données enregistrées par son outil avec lequel il est possible de les lire mais aussi de les modifier ou de les supprimer : « Les fichiers sont courts, et une correction porte ses fruits partout : il suffit de corriger l’ancien nom de votre entreprise dans un seul fichier pour que toutes les conversations ultérieures l’indiquent correctement », affirme Anthropic.

Remarquons qu’Anthropic ne prévoit pas (pour l’instant ?) la fusion de cette mémoire avec celle utilisée par Claude Code.

  •  

☕️ OpenAI bannit les comptes ChatGPT d’une opération russe de désinformation



OpenAI a supprimé un certain nombre de comptes ChatGPT connectés à une opération russe de désinformation. Ces derniers généraient des messages sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de l’IBI (International Burke Institute), une soi-disant « communauté d’experts » basée en Israël.

Illustration : Flock

Ces messages, postés en anglais et en allemand sur X (anciennement Twitter), Telegram, Substack, Facebook et LinkedIn, sont générés de telle manière à masquer les indices linguistiques qui pourraient mettre les lecteurs attentifs sur la piste russe. OpenAI interdisant l’accès de ses modèles à la Russie, les attaquants utilisent des VPN.

La plupart des messages font donc la promotion de l’IBI, associée à un site enregistré en février 2025. Les articles lisibles sur ce site ne sont pas générés par ChatGPT, mais beaucoup sont copiés à partir de véritables travaux universitaires, parfois avec de fausses attributions d’auteurs.

Le site du vrai/faux think tank affirme réunir en son sein plusieurs experts de renommée mondiale, dont Noam Chomsky et Francis Fukuyama. OpenAI relève toutefois que sur 36 articles associés à des experts publiés sur le site de l’IBI entre septembre 2025 et le mois de mai, 34 avaient été copiés depuis d’autres sources. Certains étaient d’anciens papiers, d’autres étaient mal attribués.

Une des « réalisations » les plus notables de l’IBI est un « indice de souveraineté » qui fait l’éloge de la Russie et dénigre les pays occidentaux. Par exemple, la « note » de la France est peu amène pour Emmanuel Macron ; après ses deux mandats, « la France a été ouverte comme un coffre-fort rempli d’un capital historique, et elle est désormais vendue par morceaux ». Outre l’Hexagone, l’Allemagne et l’Union européenne en prennent pour leur grade, certainement en raison de leur opposition à la Russie et sa guerre en Ukraine.

« C’est la première fois que nous déjouons une opération d’influence liée à la Russie qui a déployé des efforts aussi considérables », affirme OpenAI. Malgré tout, l’impact de cette campagne semble limité : les publications sur les réseaux sociaux n’ont généré qu’un faible nombre de vues, les comptes liés à l’IBI comptant de leur côté peu d’abonnés. Exception faite des chaînes Telegram avec 10 000 à 20 000 abonnés pour chaque.

Ce qui est digne d’intérêt, c’est surtout l’infrastructure de cette campagne, dans laquelle ChatGPT n’a finalement joué qu’un petit rôle (produire des messages pour les réseaux sociaux). Mais cet usage de l’IA, même mineur, peut aider à dérouler la pelote d’une opération plus importante.

  •  

☕️ OpenAI bannit les comptes ChatGPT d’une opération russe de désinformation



OpenAI a supprimé un certain nombre de comptes ChatGPT connectés à une opération russe de désinformation. Ces derniers généraient des messages sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de l’IBI (International Burke Institute), une soi-disant « communauté d’experts » basée en Israël.

Illustration : Flock

Ces messages, postés en anglais et en allemand sur X (anciennement Twitter), Telegram, Substack, Facebook et LinkedIn, sont générés de telle manière à masquer les indices linguistiques qui pourraient mettre les lecteurs attentifs sur la piste russe. OpenAI interdisant l’accès de ses modèles à la Russie, les attaquants utilisent des VPN.

La plupart des messages font donc la promotion de l’IBI, associée à un site enregistré en février 2025. Les articles lisibles sur ce site ne sont pas générés par ChatGPT, mais beaucoup sont copiés à partir de véritables travaux universitaires, parfois avec de fausses attributions d’auteurs.

Le site du vrai/faux think tank affirme réunir en son sein plusieurs experts de renommée mondiale, dont Noam Chomsky et Francis Fukuyama. OpenAI relève toutefois que sur 36 articles associés à des experts publiés sur le site de l’IBI entre septembre 2025 et le mois de mai, 34 avaient été copiés depuis d’autres sources. Certains étaient d’anciens papiers, d’autres étaient mal attribués.

Une des « réalisations » les plus notables de l’IBI est un « indice de souveraineté » qui fait l’éloge de la Russie et dénigre les pays occidentaux. Par exemple, la « note » de la France est peu amène pour Emmanuel Macron ; après ses deux mandats, « la France a été ouverte comme un coffre-fort rempli d’un capital historique, et elle est désormais vendue par morceaux ». Outre l’Hexagone, l’Allemagne et l’Union européenne en prennent pour leur grade, certainement en raison de leur opposition à la Russie et sa guerre en Ukraine.

« C’est la première fois que nous déjouons une opération d’influence liée à la Russie qui a déployé des efforts aussi considérables », affirme OpenAI. Malgré tout, l’impact de cette campagne semble limité : les publications sur les réseaux sociaux n’ont généré qu’un faible nombre de vues, les comptes liés à l’IBI comptant de leur côté peu d’abonnés. Exception faite des chaînes Telegram avec 10 000 à 20 000 abonnés pour chaque.

Ce qui est digne d’intérêt, c’est surtout l’infrastructure de cette campagne, dans laquelle ChatGPT n’a finalement joué qu’un petit rôle (produire des messages pour les réseaux sociaux). Mais cet usage de l’IA, même mineur, peut aider à dérouler la pelote d’une opération plus importante.

  •  

☕️ Apple Music va étiqueter la musique IA



Apple Music va étiqueter les morceaux générés par IA d’ici la fin de l’année. Le service de streaming a prévenu ses partenaires de la filière via un courriel obtenu par Billboard. Les chansons signalées comme « largement générées à l’aide de l’IA » par les maisons de disques et les distributeurs auront droit à un tag « Made With AI ».

En mars, la plateforme d’Apple avait dévoilé son système de signalement « AI Transparency Tags », par lequel les fournisseurs de musique doivent indiquer quand et où l’IA a été utilisée de manière « significative » – dans la création des visuels par exemple, ou encore le clip vidéo, la composition ou la chanson. « Tout contenu provenant principalement d’un service d’IA générative », précise le courriel.

Ces informations, qui permettront à Apple Music d’identifier les contenus concernés, devront obligatoirement être fournies par les distributeurs. Et si certains ne jouent pas le jeu ? Olivier Schusser, le directeur du service, expliquait à Billboard en avril qu’Apple avait développé une technologie qui permet de « savoir précisément quel type de musique nous est envoyé, quel modèle d’IA a été utilisé ».

Apple pourrait donc aisément mettre la main au collet des titres IA. Mais le responsable estimait que la responsabilité devait être portée par les fournisseurs de contenus. « Toutes les maisons de disques dans le monde nous livrent des contenus utilisant l’IA, même si elles n’en ont pas forcément conscience. Elles doivent elles aussi développer des outils pour comprendre l’ampleur de cette utilisation », déclarait-il.

La musique générée par IA ne représente que 0,5 % des écoutes sur Apple Music, a indiqué Olivier Schusser. En revanche, plus d’un tiers des chansons téléversées sur les serveurs de la plateforme est généré par IA. Apple Music rejoint ainsi Deezer, Tidal et Spotify dans le signalement des morceaux IA.

  •  

☕️ Apple Music va étiqueter la musique IA



Apple Music va étiqueter les morceaux générés par IA d’ici la fin de l’année. Le service de streaming a prévenu ses partenaires de la filière via un courriel obtenu par Billboard. Les chansons signalées comme « largement générées à l’aide de l’IA » par les maisons de disques et les distributeurs auront droit à un tag « Made With AI ».

En mars, la plateforme d’Apple avait dévoilé son système de signalement « AI Transparency Tags », par lequel les fournisseurs de musique doivent indiquer quand et où l’IA a été utilisée de manière « significative » – dans la création des visuels par exemple, ou encore le clip vidéo, la composition ou la chanson. « Tout contenu provenant principalement d’un service d’IA générative », précise le courriel.

Ces informations, qui permettront à Apple Music d’identifier les contenus concernés, devront obligatoirement être fournies par les distributeurs. Et si certains ne jouent pas le jeu ? Olivier Schusser, le directeur du service, expliquait à Billboard en avril qu’Apple avait développé une technologie qui permet de « savoir précisément quel type de musique nous est envoyé, quel modèle d’IA a été utilisé ».

Apple pourrait donc aisément mettre la main au collet des titres IA. Mais le responsable estimait que la responsabilité devait être portée par les fournisseurs de contenus. « Toutes les maisons de disques dans le monde nous livrent des contenus utilisant l’IA, même si elles n’en ont pas forcément conscience. Elles doivent elles aussi développer des outils pour comprendre l’ampleur de cette utilisation », déclarait-il.

La musique générée par IA ne représente que 0,5 % des écoutes sur Apple Music, a indiqué Olivier Schusser. En revanche, plus d’un tiers des chansons téléversées sur les serveurs de la plateforme est généré par IA. Apple Music rejoint ainsi Deezer, Tidal et Spotify dans le signalement des morceaux IA.

  •  

Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

OpenAI lance un plugin qui permet à l’application ChatGPT sur macOS d’interagir directement avec les messages (iMessage, SMS) de l’utilisateur. Une intégration censée faciliter la vie de l’utilisateur, mais qui ne va pas sans poser de sérieuses questions quant à la confidentialité des données associées.

« Vos conversations de tous les jours viennent de gagner en simplicité grâce au nouveau plugin Apple Messages », annonce fièrement OpenAI. L’entreprise vient en effet d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau composant optionnel, dédié aux versions macOS de ses clients logiciels, qui permet aux utilisateurs de ChatGPT de bénéficier d’une intégration renforcée avec l’application Messages du système, celle qui permet de gérer les messages texte (iMessage, SMS, RCS) envoyés par le truchement de l’iPhone de l’utilisateur.

Un accès complet aux messages (et au disque)

Dans une vidéo relayée sur X, OpenAI illustre l’utilité supposée de ce plugin : par exemple, demander à ChatGPT de retrouver les questions laissées en suspens dans les messages reçus la veille, puis rédiger, ou faire rédiger, directement la réponse depuis l’interface d’échange avec le LLM. Les fonctionnalités décrites illustrent la capacité du modèle à lire les messages envoyés ou reçus par l’utilisateur, pour en extraire des informations, générer une synthèse, ou préparer des réponses.

Sur son site, OpenAI précise le fonctionnement de ce nouveau plugin, et notamment la façon dont l’utilisateur garde le contrôle sur les messages envoyés, du moins s’il ne donne pas carte blanche à l’outil :

« Par défaut, ChatGPT n’envoie les messages qu’après votre approbation du message et de ses destinataires. Choisissez « Autoriser une seule fois » pour approuver uniquement cet envoi. Si vous sélectionnez « Toujours autoriser l’envoi vers cette conversation », ChatGPT pourra envoyer des messages ultérieurs à cette conversation sans nouvelle approbation. »

OpenAI annonce une disponibilité globale de ce plugin, ce que nous avons pu vérifier depuis une machine française, sur un compte ChatGPT gratuit. En passant par l’application et en sélectionnant le mode Codex, une recherche dans les plugins affiche bien l’intégration Messages. Son installation exige trois niveaux de permission : l’autorisation d’envoyer des messages, l’accès aux contacts, et l’accès total au disque (Full Disk Access), puisque le client doit pouvoir lire les messages archivés.

Permissions demandées à l’installation du plugin Messages pour ChatGPT – crédit Next

Dans sa doc, OpenAI ne dit rien en revanche des problèmes de confidentialité, ou de respect de la vie privée, soulevés par une telle intégration. L’entreprise a tout de même répondu à Bloomberg que son plugin ne créait pas d’index en propre des messages stockés sur la machine mais, dans les faits, on ne sait pas à ce stade quels sont les traitements exacts réalisés sur les Messages lors d’une requête, et dans quelle mesure le contenu de ces derniers transite par les serveurs d’OpenAI.

L’accès aux messages n’est pas anodin, puisqu’ils sont susceptibles de contenir des informations personnelles sensibles, qui impliquent l’utilisateur au premier chef, mais aussi l’ensemble des personnes avec lesquelles il correspond ou a correspondu.

Comptant sur l’impartialité d’un modèle par essence probabiliste, nous avons demandé à ChatGPT de résumer de façon concise les risques soulevés par une telle intégration. La capture d’écran ci-dessous illustre la réponse formulée par le modèle :

Réponse fournie par ChatGPT à la question de savoir si cette intégration soulève des risques relatifs à la vie privée – crédit Next

Un plugin concurrent de l’intégration ChatGPT dans Apple Intelligence

Reste à savoir ce qu’en pense Apple ? La firme de Cupertino ne s’est pas, pour l’instant, exprimée au sujet de cette nouveauté, qui vient pourtant marcher sur les platebandes d’une intégration plus officielle cette fois, celle qui permet d’utiliser ChatGPT avec Apple Intelligence et Siri sur l’iPhone, avec un volet confidentialité encadré par Apple.

Ce lancement intervient quelques jours seulement après l’introduction d’une autre fonctionnalité dédiée à macOS, « Computer History », qui permet à ChatGPT (dont l’application macOS a déjà été épinglée pour avoir stocké des informations en clair) de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur. Fonctionnant littéralement comme un keylogger, celle-ci « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés » en s’appuyant notamment sur « les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité ».

Apple accuse pour mémoire OpenAI de malversations et de vol de secrets industriels, ce qui donne lieu depuis le mois de juillet à un bras de fer judiciaire entre les deux entreprises.

  •  

Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

OpenAI lance un plugin qui permet à l’application ChatGPT sur macOS d’interagir directement avec les messages (iMessage, SMS) de l’utilisateur. Une intégration censée faciliter la vie de l’utilisateur, mais qui ne va pas sans poser de sérieuses questions quant à la confidentialité des données associées.

« Vos conversations de tous les jours viennent de gagner en simplicité grâce au nouveau plugin Apple Messages », annonce fièrement OpenAI. L’entreprise vient en effet d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau composant optionnel, dédié aux versions macOS de ses clients logiciels, qui permet aux utilisateurs de ChatGPT de bénéficier d’une intégration renforcée avec l’application Messages du système, celle qui permet de gérer les messages texte (iMessage, SMS, RCS) envoyés par le truchement de l’iPhone de l’utilisateur.

Un accès complet aux messages (et au disque)

Dans une vidéo relayée sur X, OpenAI illustre l’utilité supposée de ce plugin : par exemple, demander à ChatGPT de retrouver les questions laissées en suspens dans les messages reçus la veille, puis rédiger, ou faire rédiger, directement la réponse depuis l’interface d’échange avec le LLM. Les fonctionnalités décrites illustrent la capacité du modèle à lire les messages envoyés ou reçus par l’utilisateur, pour en extraire des informations, générer une synthèse, ou préparer des réponses.

Sur son site, OpenAI précise le fonctionnement de ce nouveau plugin, et notamment la façon dont l’utilisateur garde le contrôle sur les messages envoyés, du moins s’il ne donne pas carte blanche à l’outil :

« Par défaut, ChatGPT n’envoie les messages qu’après votre approbation du message et de ses destinataires. Choisissez « Autoriser une seule fois » pour approuver uniquement cet envoi. Si vous sélectionnez « Toujours autoriser l’envoi vers cette conversation », ChatGPT pourra envoyer des messages ultérieurs à cette conversation sans nouvelle approbation. »

OpenAI annonce une disponibilité globale de ce plugin, ce que nous avons pu vérifier depuis une machine française, sur un compte ChatGPT gratuit. En passant par l’application et en sélectionnant le mode Codex, une recherche dans les plugins affiche bien l’intégration Messages. Son installation exige trois niveaux de permission : l’autorisation d’envoyer des messages, l’accès aux contacts, et l’accès total au disque (Full Disk Access), puisque le client doit pouvoir lire les messages archivés.

Permissions demandées à l’installation du plugin Messages pour ChatGPT – crédit Next

Dans sa doc, OpenAI ne dit rien en revanche des problèmes de confidentialité, ou de respect de la vie privée, soulevés par une telle intégration. L’entreprise a tout de même répondu à Bloomberg que son plugin ne créait pas d’index en propre des messages stockés sur la machine mais, dans les faits, on ne sait pas à ce stade quels sont les traitements exacts réalisés sur les Messages lors d’une requête, et dans quelle mesure le contenu de ces derniers transite par les serveurs d’OpenAI.

L’accès aux messages n’est pas anodin, puisqu’ils sont susceptibles de contenir des informations personnelles sensibles, qui impliquent l’utilisateur au premier chef, mais aussi l’ensemble des personnes avec lesquelles il correspond ou a correspondu.

Comptant sur l’impartialité d’un modèle par essence probabiliste, nous avons demandé à ChatGPT de résumer de façon concise les risques soulevés par une telle intégration. La capture d’écran ci-dessous illustre la réponse formulée par le modèle :

Réponse fournie par ChatGPT à la question de savoir si cette intégration soulève des risques relatifs à la vie privée – crédit Next

Un plugin concurrent de l’intégration ChatGPT dans Apple Intelligence

Reste à savoir ce qu’en pense Apple ? La firme de Cupertino ne s’est pas, pour l’instant, exprimée au sujet de cette nouveauté, qui vient pourtant marcher sur les platebandes d’une intégration plus officielle cette fois, celle qui permet d’utiliser ChatGPT avec Apple Intelligence et Siri sur l’iPhone, avec un volet confidentialité encadré par Apple.

Ce lancement intervient quelques jours seulement après l’introduction d’une autre fonctionnalité dédiée à macOS, « Computer History », qui permet à ChatGPT (dont l’application macOS a déjà été épinglée pour avoir stocké des informations en clair) de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur. Fonctionnant littéralement comme un keylogger, celle-ci « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés » en s’appuyant notamment sur « les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité ».

Apple accuse pour mémoire OpenAI de malversations et de vol de secrets industriels, ce qui donne lieu depuis le mois de juillet à un bras de fer judiciaire entre les deux entreprises.

  •  

☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots



Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

10 % des 10 000 pages web en anglais prélevées au mois de juillet par le Pew Research « présentent des signes significatifs d’une rédaction par IA » (textes complets ou largement remaniés). Cela parait finalement peu, mais comme le soulignent les chercheurs, une grande partie de ces pages a été mise en ligne avant l’avènement de l’IA. En mettant de côté les pages mises en ligne avant novembre 2022 et le lancement de ChatGPT, le taux monte à 35 % de pages intégrant du contenu IA.

L’étude a été réalisée avec l’aide de l’outil d’archivage web Common Crawl, les textes ayant été scrutés avec l’outil de détection IA Open Pangram. Ces utilitaires ne sont pas infaillibles, ils peuvent ranger à tort des documents rédigés par des humains dans la mauvaise case, et inversement. Néanmoins, certains types de ponctuation, de mots et d’expressions ont tendance à revenir plus fréquemment dans les textes générés par IA.

L’intelligence artificielle générative semble en effet apprécier les tirets cadratins (ils sont utilisés environ deux fois plus souvent) ; l’usage de la virgule de série (le fameux Oxford comma dans une énumération avant le « and », par exemple « I invited Alice, Bob, and Charlie ») augmente de 63 % ; certains mots prisés des IA sont employés plus de deux fois plus souvent (« testament », « interplay »…).

Pour rédiger une comparaison, l’IA a également davantage recours au parallélisme négatif, comme dans la phrase « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Une tournure qui reste relativement rare tout de même. Les humains ne doivent pas pour autant s’interdire d’utiliser cet arsenal, mais l’IA montre un tropisme certain pour ces formes.

Début juin, Matthew Prince le patron de Cloudflare constatait que les bots (agents IA, mais aussi les bots plus traditionnels) représentaient plus de trafic que les internautes de chair et de sang. « Le trafic généré par les agents IA augmente si rapidement que, pour la première fois dans l’histoire d’internet, le trafic des bots a désormais dépassé celui des humains en ligne », s’étonnait-il. Le dirigeant avait prévu que cette bascule arriverait début 2027.

Autrement dit, de plus en plus de textes rédigés par des bots sont lus par d’autres bots. À ce rythme, les humains risquent bien de faire figure d’intrus sur Internet.

  •  

☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots



Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

10 % des 10 000 pages web en anglais prélevées au mois de juillet par le Pew Research « présentent des signes significatifs d’une rédaction par IA » (textes complets ou largement remaniés). Cela parait finalement peu, mais comme le soulignent les chercheurs, une grande partie de ces pages a été mise en ligne avant l’avènement de l’IA. En mettant de côté les pages mises en ligne avant novembre 2022 et le lancement de ChatGPT, le taux monte à 35 % de pages intégrant du contenu IA.

L’étude a été réalisée avec l’aide de l’outil d’archivage web Common Crawl, les textes ayant été scrutés avec l’outil de détection IA Open Pangram. Ces utilitaires ne sont pas infaillibles, ils peuvent ranger à tort des documents rédigés par des humains dans la mauvaise case, et inversement. Néanmoins, certains types de ponctuation, de mots et d’expressions ont tendance à revenir plus fréquemment dans les textes générés par IA.

L’intelligence artificielle générative semble en effet apprécier les tirets cadratins (ils sont utilisés environ deux fois plus souvent) ; l’usage de la virgule de série (le fameux Oxford comma dans une énumération avant le « and », par exemple « I invited Alice, Bob, and Charlie ») augmente de 63 % ; certains mots prisés des IA sont employés plus de deux fois plus souvent (« testament », « interplay »…).

Pour rédiger une comparaison, l’IA a également davantage recours au parallélisme négatif, comme dans la phrase « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Une tournure qui reste relativement rare tout de même. Les humains ne doivent pas pour autant s’interdire d’utiliser cet arsenal, mais l’IA montre un tropisme certain pour ces formes.

Début juin, Matthew Prince le patron de Cloudflare constatait que les bots (agents IA, mais aussi les bots plus traditionnels) représentaient plus de trafic que les internautes de chair et de sang. « Le trafic généré par les agents IA augmente si rapidement que, pour la première fois dans l’histoire d’internet, le trafic des bots a désormais dépassé celui des humains en ligne », s’étonnait-il. Le dirigeant avait prévu que cette bascule arriverait début 2027.

Autrement dit, de plus en plus de textes rédigés par des bots sont lus par d’autres bots. À ce rythme, les humains risquent bien de faire figure d’intrus sur Internet.

  •  

☕️ Aux États-Unis, le boulet électoral des datacenters IA



Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.

Illustration : Flock

Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».

Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.

Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.

Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.

Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.

  •  

☕️ Aux États-Unis, le boulet électoral des datacenters IA



Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.

Illustration : Flock

Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».

Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.

Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.

Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.

Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.

  •  

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Non, ce n'est pas sale
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

  •  

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Non, ce n'est pas sale
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

  •  

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe



La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

  •  

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe



La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

  •  

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

  •  

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

  •  
❌