Deuxième pays au monde pour les fuites de données, la France impose la facturation électronique



Jamespot, éditeur français d’une suite collaborative en mode cloud, a annoncé lundi 31 août l’acquisition d’Alinto, l’un des vétérans français de la messagerie électronique. Fondée en 2000 et basée à Lyon, Alinto revendique un millier de clients entreprise (en France mais aussi en Suisse, en Espagne et au Canada), un million d’utilisateurs finaux, et le routage quotidien d’environ 100 millions de mails.
« Avec Alinto, nous franchissons une étape décisive : la messagerie était la dernière pièce du puzzle pour offrir aux organisations une alternative française vraiment complète. Notre plateforme couvre désormais le mail, la collaboration et l’intelligence artificielle, sur trois infrastructures souveraines opérées en France et en Europe », se réjouit dans un communiqué Alain Garnier, CEO et cofondateur de Jamespot.

Forte de cette acquisition, Jamespot revendique sa capacité à offrir aux entreprises et aux administrations une alternative aux suites Microsoft 365 et Google Workspace, dont les messageries règnent en maître sur le marché professionnel, des entreprises du CAC 40 aux startups de la French Tech en passant par moult mairies et ministères.
Jamespot affiche de son côté « plus de 350 organisations clientes et plus de 400 000 utilisateurs en France et à travers le monde ». Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.
Jamespot, éditeur français d’une suite collaborative en mode cloud, a annoncé lundi 31 août l’acquisition d’Alinto, l’un des vétérans français de la messagerie électronique. Fondée en 2000 et basée à Lyon, Alinto revendique un millier de clients entreprise (en France mais aussi en Suisse, en Espagne et au Canada), un million d’utilisateurs finaux, et le routage quotidien d’environ 100 millions de mails.
« Avec Alinto, nous franchissons une étape décisive : la messagerie était la dernière pièce du puzzle pour offrir aux organisations une alternative française vraiment complète. Notre plateforme couvre désormais le mail, la collaboration et l’intelligence artificielle, sur trois infrastructures souveraines opérées en France et en Europe », se réjouit dans un communiqué Alain Garnier, CEO et cofondateur de Jamespot.

Forte de cette acquisition, Jamespot revendique sa capacité à offrir aux entreprises et aux administrations une alternative aux suites Microsoft 365 et Google Workspace, dont les messageries règnent en maître sur le marché professionnel, des entreprises du CAC 40 aux startups de la French Tech en passant par moult mairies et ministères.
Jamespot affiche de son côté « plus de 350 organisations clientes et plus de 400 000 utilisateurs en France et à travers le monde ». Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.

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Pasqal vient de boucler les formalités qui vont lui permettre de se lancer en bourse à New York. Cotée sur le Nasdaq, la startup française du quantique estime pouvoir compter sur 360 millions de dollars de trésorerie à l’issue de l’opération. L’introduction se fait sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à près de 2 milliards de dollars.
Des laboratoires de Palaiseau aux gratte-ciels de Wall Street. Conformément à son plan de bataille dévoilé au printemps, la startup du quantique Pasqal a réalisé début août les opérations préparatoires à son introduction en bourse sur le Nasdaq, le marché états-unien des valeurs technologiques.
Pour ce faire, Pasqal vient de boucler la fusion-absorption d’une société baptisée Bleichroeder Acquisition Corp. II, qui compte un certain Michel Combes parmi ses fondateurs (ancien PDG de SFR). Cette entité est ce que l’on appelle un SPAC (special purpose acquisition company), une coquille vide conçue spécialement pour préparer une introduction en bourse.
L’intégration de Bleichroeder a été bouclée le 25 août, indique Pasqal dans un communiqué. Suite à cette opération, la startup française annonce qu’elle débutera son parcours boursier au Nasdaq aujourd’hui, vendredi 28 août, identifiée par le ticker PSQL.
Cette introduction en bourse doit permettre à Pasqal de lever de l’argent frais sur les marchés. En l’occurrence, l’entreprise estime qu’elle disposera, à l’issue, d’une trésorerie avoisinant les 360 millions de dollars, censée lui permettre d’accélérer « le déploiement mondial de sa plateforme d’informatique quantique, soutenir l’innovation continue et étendre davantage son adoption commerciale dans le monde entier ».
Les modalités de cette IPO ont été précisées le 5 août dernier dans un prospectus préalable, déposé auprès de la SEC, le gendarme états-unien de la bourse. On y apprend que la société se valorise aux alentours de 2 milliards de dollars, soit 100 fois ses revenus 2025 (19,4 millions de dollars de chiffre d’affaires déclarés). Un multiple particulièrement élevé au premier abord, mais qui n’a rien d’inhabituel dans une technologie de rupture comme le quantique.
Dans son prospectus, Pasqal fait d’ailleurs valoir que ce ratio se révèle finalement assez conservateur, une fois comparé aux multiples des sociétés du secteur déjà cotées soit au NYSE (bourse de New York), soit au Nasdaq.

Au printemps, Pasqal avait affirmé vouloir rester une société de droit français et conserver son ancrage à Palaiseau. L’entreprise évoquait d’ailleurs le principe d’une double cotation boursière, d’abord à New York, puis à Paris sur Euronext, avec une introduction programmée entre fin 2026 et début 2027.
« Nous avons installé des systèmes quantiques dans des environnements d’exploitation réels, connecté nos processeurs aux infrastructures informatiques déjà utilisées par nos clients et établi une feuille de route reposant sur une plateforme matérielle unique. Celle-ci offre aujourd’hui un calcul quantique analogique de pointe et est conçue pour permettre, à terme, un calcul quantique tolérant aux fautes de premier plan. Nos systèmes fonctionnent dans des datacenters standards et sont conçus pour répondre aux exigences des entreprises. En tant que société cotée, nous disposerons d’une plateforme renforcée pour accélérer notre développement, servir nos clients dans le monde entier et créer une valeur pérenne pour nos actionnaires », déclare Wasiq Bokhari, directeur général de Pasqal.
Pasqal vient de boucler les formalités qui vont lui permettre de se lancer en bourse à New York. Cotée sur le Nasdaq, la startup française du quantique estime pouvoir compter sur 360 millions de dollars de trésorerie à l’issue de l’opération. L’introduction se fait sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à près de 2 milliards de dollars.
Des laboratoires de Palaiseau aux gratte-ciels de Wall Street. Conformément à son plan de bataille dévoilé au printemps, la startup du quantique Pasqal a réalisé début août les opérations préparatoires à son introduction en bourse sur le Nasdaq, le marché états-unien des valeurs technologiques.
Pour ce faire, Pasqal vient de boucler la fusion-absorption d’une société baptisée Bleichroeder Acquisition Corp. II, qui compte un certain Michel Combes parmi ses fondateurs (ancien PDG de SFR). Cette entité est ce que l’on appelle un SPAC (special purpose acquisition company), une coquille vide conçue spécialement pour préparer une introduction en bourse.
L’intégration de Bleichroeder a été bouclée le 25 août, indique Pasqal dans un communiqué. Suite à cette opération, la startup française annonce qu’elle débutera son parcours boursier au Nasdaq aujourd’hui, vendredi 28 août, identifiée par le ticker PSQL.
Cette introduction en bourse doit permettre à Pasqal de lever de l’argent frais sur les marchés. En l’occurrence, l’entreprise estime qu’elle disposera, à l’issue, d’une trésorerie avoisinant les 360 millions de dollars, censée lui permettre d’accélérer « le déploiement mondial de sa plateforme d’informatique quantique, soutenir l’innovation continue et étendre davantage son adoption commerciale dans le monde entier ».
Les modalités de cette IPO ont été précisées le 5 août dernier dans un prospectus préalable, déposé auprès de la SEC, le gendarme états-unien de la bourse. On y apprend que la société se valorise aux alentours de 2 milliards de dollars, soit 100 fois ses revenus 2025 (19,4 millions de dollars de chiffre d’affaires déclarés). Un multiple particulièrement élevé au premier abord, mais qui n’a rien d’inhabituel dans une technologie de rupture comme le quantique.
Dans son prospectus, Pasqal fait d’ailleurs valoir que ce ratio se révèle finalement assez conservateur, une fois comparé aux multiples des sociétés du secteur déjà cotées soit au NYSE (bourse de New York), soit au Nasdaq.

Au printemps, Pasqal avait affirmé vouloir rester une société de droit français et conserver son ancrage à Palaiseau. L’entreprise évoquait d’ailleurs le principe d’une double cotation boursière, d’abord à New York, puis à Paris sur Euronext, avec une introduction programmée entre fin 2026 et début 2027.
« Nous avons installé des systèmes quantiques dans des environnements d’exploitation réels, connecté nos processeurs aux infrastructures informatiques déjà utilisées par nos clients et établi une feuille de route reposant sur une plateforme matérielle unique. Celle-ci offre aujourd’hui un calcul quantique analogique de pointe et est conçue pour permettre, à terme, un calcul quantique tolérant aux fautes de premier plan. Nos systèmes fonctionnent dans des datacenters standards et sont conçus pour répondre aux exigences des entreprises. En tant que société cotée, nous disposerons d’une plateforme renforcée pour accélérer notre développement, servir nos clients dans le monde entier et créer une valeur pérenne pour nos actionnaires », déclare Wasiq Bokhari, directeur général de Pasqal.
Les bonnes nouvelles sont rares pour le portefeuille des joueurs, alors saluons Panic, qui a décidé de rembourser aux clients américains de la Playdate les surtaxes douanières de Donald Trump depuis annulées. Les consommateurs qui ont acheté la console pendant que ces droits supplémentaires étaient en vigueur ont commencé à recevoir un petit remboursement de la part du fabricant (entre 12 et 23 dollars).
« Ce n’est pas notre argent, et ça nous a fait vraiment plaisir de le rendre », a déclaré Cabel Sasser, cofondateur de Panic, auprès de Game Developer. « Il y a eu une période précise cette année pendant laquelle nous avons facturé les droits de douane aux clients », poursuit-il. L’entreprise a bien tenté d’absorber ce surcoût pendant un moment, mais ce n’était pas tenable financièrement.

C’est ce qui l’a poussée à ajouter une surtaxe de 19 % au prix de la console, dont le prix avait déjà augmenté à 229 dollars en mars 2025. Le prix total, hors taxes pour les États-Unis, tournait donc autour de 272 dollars.
En février, la Cour suprême américaine invalidait ces droits de douane. Le temps que la poussière retombe et que les mécanismes de remboursement se mettent en place, Panic a cessé de les facturer en avril. « Il nous a fallu beaucoup de travail pour remplir toute la paperasse afin d’obtenir le remboursement du gouvernement, et encore du travail pour construire un petit système permettant de traiter les remboursements », précise le dirigeant. Qui ajoute : « Par moments, on se disait : attendez, pourquoi avons-nous l’impression d’en faire plus sur ce sujet que des entreprises pourtant gigantesques ? »
Il a peut-être en tête Nintendo, qui a gardé les 300 millions de dollars de remboursement des droits de douane, et déclaré qu’il n’était pas question de redonner cet argent aux clients.
La Playdate, annoncée en 2019 et lancée trois ans plus tard, est une petite console jaune dotée d’un écran monochrome et… d’une manivelle. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais l’appareil jouit d’une communauté active de joueurs et de développeurs qui continuent de proposer des jeux sortant de l’ordinaire.
Les bonnes nouvelles sont rares pour le portefeuille des joueurs, alors saluons Panic, qui a décidé de rembourser aux clients américains de la Playdate les surtaxes douanières de Donald Trump depuis annulées. Les consommateurs qui ont acheté la console pendant que ces droits supplémentaires étaient en vigueur ont commencé à recevoir un petit remboursement de la part du fabricant (entre 12 et 23 dollars).
« Ce n’est pas notre argent, et ça nous a fait vraiment plaisir de le rendre », a déclaré Cabel Sasser, cofondateur de Panic, auprès de Game Developer. « Il y a eu une période précise cette année pendant laquelle nous avons facturé les droits de douane aux clients », poursuit-il. L’entreprise a bien tenté d’absorber ce surcoût pendant un moment, mais ce n’était pas tenable financièrement.

C’est ce qui l’a poussée à ajouter une surtaxe de 19 % au prix de la console, dont le prix avait déjà augmenté à 229 dollars en mars 2025. Le prix total, hors taxes pour les États-Unis, tournait donc autour de 272 dollars.
En février, la Cour suprême américaine invalidait ces droits de douane. Le temps que la poussière retombe et que les mécanismes de remboursement se mettent en place, Panic a cessé de les facturer en avril. « Il nous a fallu beaucoup de travail pour remplir toute la paperasse afin d’obtenir le remboursement du gouvernement, et encore du travail pour construire un petit système permettant de traiter les remboursements », précise le dirigeant. Qui ajoute : « Par moments, on se disait : attendez, pourquoi avons-nous l’impression d’en faire plus sur ce sujet que des entreprises pourtant gigantesques ? »
Il a peut-être en tête Nintendo, qui a gardé les 300 millions de dollars de remboursement des droits de douane, et déclaré qu’il n’était pas question de redonner cet argent aux clients.
La Playdate, annoncée en 2019 et lancée trois ans plus tard, est une petite console jaune dotée d’un écran monochrome et… d’une manivelle. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais l’appareil jouit d’une communauté active de joueurs et de développeurs qui continuent de proposer des jeux sortant de l’ordinaire.
C’est désormais officiel : NVIDIA a annoncé le rachat de Hugging Face, le célèbre « GitHub des modèles IA », pour 12,9 milliards de dollars. Le géant des GPU met ainsi la main sur l’un des carrefours incontournables du secteur. Il promet que son acquisition restera ouverte à l’ensemble de l’écosystème.
Mise à jour, 3 septembre, 15 heures : NVIDIA a formellement annoncé le rachat de Hugging Face jeudi en début d’après-midi, pour un montant précis de 12,93 milliards de dollars.« Ensemble, nous allons développer la plateforme Hugging Face, renforcer son infrastructure et élargir l’accès à l’IA pour les développeurs et les institutions du monde entier », affirme Jensen Huang, CEO de NVIDIA, dans un communiqué.
Pour l’occasion, il affiche des chiffres actualisés illustrant la popularité de cette société basée aux États-Unis, fondée par trois Français : « Plus de 18 millions de développeurs, chercheurs et créateurs utilisent Hugging Face pour partager plus de 3 millions de modèles, 500 000 jeux de données et 1 million d’applications. Plus de 200 000 entreprises utilisent la plateforme pour découvrir, évaluer, personnaliser et déployer l’IA ».
NVIDIA assure que la position de Hugging Face vis-à-vis des modèles ouverts ne changera pas d’un pouce, et se présente d’ailleurs comme le premier contributeur de la plateforme en la matière. Pour Julien Chaumond, directeur technique et cofondateur de Hugging Face, c’est précisément cet engagement qui aurait motivé la startup à se tourner vers le géant des cartes graphiques. Sur X, il déclare :
« L’IA se trouve à un tournant décisif. L’IA open source pourrait perdre de son importance dans les années à venir si les grands laboratoires fermés s’en emparent, OU bien elle pourrait devenir le fondement de la prochaine phase de la civilisation humaine. Ces deux issues sont radicalement différentes, et nous devons mobiliser un nombre suffisant de personnes pour maximiser nos chances d’atteindre la seconde. Compte tenu de la position de Jensen Huang sur l’IA open source et de son engagement à la défendre lorsqu’elle était menacée plus tôt cet été, NVIDIA était le seul partenaire que nous avons sérieusement envisagé. HF restera une plateforme indépendante et neutre. »
Publication initiale, 27 août, 16h54 :
La rumeur bruissait depuis quelques jours : Hugging Face, la célèbre plateforme dédiée à l’hébergement de modèles IA et des jeux de données associés, s’est adjoint les services d’une banque d’affaires pour préparer une opération de grande ampleur. Le faisceau de présomptions vient progressivement de se resserrer, pour aboutir à l’information selon laquelle c’est finalement NVIDIA qui se porterait acquéreur de la startup pour une somme évaluée à 12,9 milliards de dollars.
Avancé dès dimanche par BusinessInsider comme une hypothèse sérieuse, le bruit de couloir est aujourd’hui présenté comme un fait avéré par le site The Information, même si aucune des deux entreprises ne l’a pour l’instant confirmé publiquement. Roxanne Varza, directrice de Station F à Paris, qui connait bien les dirigeants pour avoir accueilli Hugging Face dès ses débuts, présente aussi le deal comme conclu. L’annonce officielle ne devrait donc pas tarder.
Hugging Face est pour mémoire une startup fondée en 2016 par trois Français (Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf) aujourd’hui basée à New York et disposant d’un bureau à Paris. Après avoir envisagé à ses débuts de créer un chatbot pour adolescents, elle propose aujourd’hui une plateforme dédiée aux développeurs, chercheurs, data scientists et autres professionnels de la donnée qui exploitent des modèles d’IA (principalement générative), et les jeux de données associés à ces derniers.
Hugging Face revendique 18 millions d’utilisateurs, qui accèdent par son intermédiaire à quelque 3 millions de modèles (open source ou non) et plus d’1 million de jeux de données. NVIDIA se prépare donc à mettre la main sur l’un des carrefours les plus empruntés du monde de l’IA, quelques jours après que le géant du paiement Stripe s’est offert la plateforme OpenRouter.
Reste à voir quelle est la finalité de cette prise de contrôle. En tant que répertoire de modèles, Hugging Face se veut en effet agnostique vis-à-vis des technologies ou des architectures de puces mises en œuvre. Sa plateforme a donc aussi bien vocation à accueillir des modèles exploitant CUDA et optimisés pour les cartes NVIDIA que des alternatives pensées pour d’autres matériels, qu’elles soient états-uniennes, européennes ou chinoises. Ce sont d’ailleurs les modèles chinois Qwen ou GLM qui trustent le classement des modèles les plus populaires.
The Information voit dans l’opération une façon pour NVIDIA de remettre un pied dans l’univers du cloud, en prévoyant par exemple de profiter de la popularité de Hugging Face pour commercialiser l’accès à de la ressource de calcul hébergée soit par ses soins, soit par les entreprises avec lesquelles la firme entretient des logiques d’investissements croisés.
À 12,9 milliards de dollars annoncée, l’opération devrait offrir une belle culbute aux actionnaires historiques de la startup ainsi qu’à ses fondateurs. Lors de son dernier tour de table en 2023, Hugging Face avait en effet levé 235 millions de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 4,5 milliards de dollars. L’opération associait alors les fonds d’investissement de Google, d’IBM, de Salesforce… et de NVIDIA, qui figurait donc déjà au capital de l’entreprise, rappelle Techcrunch.
Certains y verront peut-être une forme de reniement, ou de renoncement, de la part de Hugging Face. En janvier dernier, le Financial Times révélait en effet que la startup avait refusé une proposition d’investissement à hauteur de 500 millions de dollars, formulée, déjà, par NVIDIA. À l’époque, le CEO Clément Delangue et son équipe arguaient, selon le FT, de la nécessité de maintenir une forme d’indépendance vis-à-vis de l’un des principaux fournisseurs du secteur. L’opération aurait valorisé Hugging Face aux alentours de 7 milliards de dollars.
D’après The Information, Hugging Face réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 150 millions de dollars. NVIDIA devrait donc payer 86 fois ce chiffre d’affaires pour mettre la main sur l’entreprise, réalisant au passage la plus grosse acquisition de son histoire.
Le montant est cependant à mettre en regard avec les derniers résultats financiers publiés par la firme au caméléon. Elle a fait état mercredi 26 août au soir d’un chiffre d’affaires de 96,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal, en hausse de 18 % sur trois mois et de 106 % sur un an. Il est surtout associé à une rentabilité exceptionnelle, avec une marge brute maintenue aux alentours de 74 %, et près de 60 milliards de dollars de résultat net sur le trimestre.
Le CEO de Hugging Face s’est offert un petit pied de nez sur ses réseaux sociaux en annonçant jeudi, en majuscules, une « énorme nouvelle ». Là où tout le monde attendait sans doute la confirmation du deal, l’entreprise a dévoilé un nouveau produit issu de l’une de ses acquisitions récentes, la startup bordelaise Pollen Robotics.

Baptisé Microduck, il prend la forme d’un petit robot open source de 25 cm de haut qui peut « marcher, ramasser des objets, se relever après une chute et même faire du roller ». Doté de 15 moteurs, d’une caméra, d’un capteur LiDAR et de sept mouvements préconfigurés, il se destine principalement à l’apprentissage par renforcement et à l’apprentissage de la programmation. Mise à prix : 340 euros hors taxe et frais de livraison, avec de premières livraisons attendues aux alentours de Noël.
C’est désormais officiel : NVIDIA a annoncé le rachat de Hugging Face, le célèbre « GitHub des modèles IA », pour 12,9 milliards de dollars. Le géant des GPU met ainsi la main sur l’un des carrefours incontournables du secteur. Il promet que son acquisition restera ouverte à l’ensemble de l’écosystème.
Mise à jour, 3 septembre, 15 heures : NVIDIA a formellement annoncé le rachat de Hugging Face jeudi en début d’après-midi, pour un montant précis de 12,93 milliards de dollars.« Ensemble, nous allons développer la plateforme Hugging Face, renforcer son infrastructure et élargir l’accès à l’IA pour les développeurs et les institutions du monde entier », affirme Jensen Huang, CEO de NVIDIA, dans un communiqué.
Pour l’occasion, il affiche des chiffres actualisés illustrant la popularité de cette société basée aux États-Unis, fondée par trois Français : « Plus de 18 millions de développeurs, chercheurs et créateurs utilisent Hugging Face pour partager plus de 3 millions de modèles, 500 000 jeux de données et 1 million d’applications. Plus de 200 000 entreprises utilisent la plateforme pour découvrir, évaluer, personnaliser et déployer l’IA ».
NVIDIA assure que la position de Hugging Face vis-à-vis des modèles ouverts ne changera pas d’un pouce, et se présente d’ailleurs comme le premier contributeur de la plateforme en la matière. Pour Julien Chaumond, directeur technique et cofondateur de Hugging Face, c’est précisément cet engagement qui aurait motivé la startup à se tourner vers le géant des cartes graphiques. Sur X, il déclare :
« L’IA se trouve à un tournant décisif. L’IA open source pourrait perdre de son importance dans les années à venir si les grands laboratoires fermés s’en emparent, OU bien elle pourrait devenir le fondement de la prochaine phase de la civilisation humaine. Ces deux issues sont radicalement différentes, et nous devons mobiliser un nombre suffisant de personnes pour maximiser nos chances d’atteindre la seconde. Compte tenu de la position de Jensen Huang sur l’IA open source et de son engagement à la défendre lorsqu’elle était menacée plus tôt cet été, NVIDIA était le seul partenaire que nous avons sérieusement envisagé. HF restera une plateforme indépendante et neutre. »
Publication initiale, 27 août, 16h54 :
La rumeur bruissait depuis quelques jours : Hugging Face, la célèbre plateforme dédiée à l’hébergement de modèles IA et des jeux de données associés, s’est adjoint les services d’une banque d’affaires pour préparer une opération de grande ampleur. Le faisceau de présomptions vient progressivement de se resserrer, pour aboutir à l’information selon laquelle c’est finalement NVIDIA qui se porterait acquéreur de la startup pour une somme évaluée à 12,9 milliards de dollars.
Avancé dès dimanche par BusinessInsider comme une hypothèse sérieuse, le bruit de couloir est aujourd’hui présenté comme un fait avéré par le site The Information, même si aucune des deux entreprises ne l’a pour l’instant confirmé publiquement. Roxanne Varza, directrice de Station F à Paris, qui connait bien les dirigeants pour avoir accueilli Hugging Face dès ses débuts, présente aussi le deal comme conclu. L’annonce officielle ne devrait donc pas tarder.
Hugging Face est pour mémoire une startup fondée en 2016 par trois Français (Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf) aujourd’hui basée à New York et disposant d’un bureau à Paris. Après avoir envisagé à ses débuts de créer un chatbot pour adolescents, elle propose aujourd’hui une plateforme dédiée aux développeurs, chercheurs, data scientists et autres professionnels de la donnée qui exploitent des modèles d’IA (principalement générative), et les jeux de données associés à ces derniers.
Hugging Face revendique 18 millions d’utilisateurs, qui accèdent par son intermédiaire à quelque 3 millions de modèles (open source ou non) et plus d’1 million de jeux de données. NVIDIA se prépare donc à mettre la main sur l’un des carrefours les plus empruntés du monde de l’IA, quelques jours après que le géant du paiement Stripe s’est offert la plateforme OpenRouter.
Reste à voir quelle est la finalité de cette prise de contrôle. En tant que répertoire de modèles, Hugging Face se veut en effet agnostique vis-à-vis des technologies ou des architectures de puces mises en œuvre. Sa plateforme a donc aussi bien vocation à accueillir des modèles exploitant CUDA et optimisés pour les cartes NVIDIA que des alternatives pensées pour d’autres matériels, qu’elles soient états-uniennes, européennes ou chinoises. Ce sont d’ailleurs les modèles chinois Qwen ou GLM qui trustent le classement des modèles les plus populaires.
The Information voit dans l’opération une façon pour NVIDIA de remettre un pied dans l’univers du cloud, en prévoyant par exemple de profiter de la popularité de Hugging Face pour commercialiser l’accès à de la ressource de calcul hébergée soit par ses soins, soit par les entreprises avec lesquelles la firme entretient des logiques d’investissements croisés.
À 12,9 milliards de dollars annoncée, l’opération devrait offrir une belle culbute aux actionnaires historiques de la startup ainsi qu’à ses fondateurs. Lors de son dernier tour de table en 2023, Hugging Face avait en effet levé 235 millions de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 4,5 milliards de dollars. L’opération associait alors les fonds d’investissement de Google, d’IBM, de Salesforce… et de NVIDIA, qui figurait donc déjà au capital de l’entreprise, rappelle Techcrunch.
Certains y verront peut-être une forme de reniement, ou de renoncement, de la part de Hugging Face. En janvier dernier, le Financial Times révélait en effet que la startup avait refusé une proposition d’investissement à hauteur de 500 millions de dollars, formulée, déjà, par NVIDIA. À l’époque, le CEO Clément Delangue et son équipe arguaient, selon le FT, de la nécessité de maintenir une forme d’indépendance vis-à-vis de l’un des principaux fournisseurs du secteur. L’opération aurait valorisé Hugging Face aux alentours de 7 milliards de dollars.
D’après The Information, Hugging Face réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 150 millions de dollars. NVIDIA devrait donc payer 86 fois ce chiffre d’affaires pour mettre la main sur l’entreprise, réalisant au passage la plus grosse acquisition de son histoire.
Le montant est cependant à mettre en regard avec les derniers résultats financiers publiés par la firme au caméléon. Elle a fait état mercredi 26 août au soir d’un chiffre d’affaires de 96,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal, en hausse de 18 % sur trois mois et de 106 % sur un an. Il est surtout associé à une rentabilité exceptionnelle, avec une marge brute maintenue aux alentours de 74 %, et près de 60 milliards de dollars de résultat net sur le trimestre.
Le CEO de Hugging Face s’est offert un petit pied de nez sur ses réseaux sociaux en annonçant jeudi, en majuscules, une « énorme nouvelle ». Là où tout le monde attendait sans doute la confirmation du deal, l’entreprise a dévoilé un nouveau produit issu de l’une de ses acquisitions récentes, la startup bordelaise Pollen Robotics.

Baptisé Microduck, il prend la forme d’un petit robot open source de 25 cm de haut qui peut « marcher, ramasser des objets, se relever après une chute et même faire du roller ». Doté de 15 moteurs, d’une caméra, d’un capteur LiDAR et de sept mouvements préconfigurés, il se destine principalement à l’apprentissage par renforcement et à l’apprentissage de la programmation. Mise à prix : 340 euros hors taxe et frais de livraison, avec de premières livraisons attendues aux alentours de Noël.