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Trois EVA en trois semaines : Sophie Adenot dirige pour la première fois une sortie spatiale

sophie adenot

Sophie Adenot se prépare à effectuer sa troisième sortie spatiale en l'espace de trois semaines. Si les deux premières EVA ont eu lieu avec l'Américain Anil Menon, cette nouvelle intervention hors de la Station spatiale internationale (ISS) aura lieu avec Jessica Meir. L'occasion de boucler quelques premières.

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Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Roman, fais nous rêver !
Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Le Nancy-Grace-Roman de la NASA a été lancé avec succès ce dimanche 30 aout. Il doit poursuivre la mission de Hubble aux côtés du télescope James Webb pour scruter l’espace afin de mieux comprendre l’énergie sombre et recenser et étudier des exoplanètes.

Un nouveau télescope spatial vient d’entrer dans l’espace : le Nancy-Grace-Roman. Lancé par la fusée Falcon Heavy de SpaceX du Kennedy Space Center, le télescope s’est correctement séparé de la fusée, comme on peut le voir sur le live que diffusait dimanche la NASA :

Il a été renommé Nancy Grace Roman en hommage à l’astrophysicienne qui a joué un rôle majeur dans la création de Hubble. L’année dernière encore, le départ de Makenzie Lystrup de la direction du Goddard Space Flight Center (parmi des milliers d’autres) soulevait des questions sur le lancement du télescope dont l’assemblage était géré par son centre.

Mais, après plusieurs années de retard, le projet qui s’appelait initialement WFIRST (pour Wide Field Infrared Survey Telescope) et devait décoller en 2020, va pouvoir enfin se positionner au deuxième point de Lagrange Soleil-Terre (L2, situé à 1,5 million de kilomètres) et rejoindre l’autre télescope spatial de la NASA, James Webb, et celui de l’ESA, Euclid dans une centaine de jours.

Un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble

Le Nancy Grace Roman et Euclid ont le même objectif d’étudier l’énergie noire, mais ont des outils différents pour le réaliser. Euclid embarquait un imageur en lumière visible et un spectrocope-imageur infrarouge.

Le Nancy Grace Roman emmène de la même façon un spectroscope-imageur infrarouge. Couplé avec son miroir de 2,4 m de diamètre (équivalent à celui de Hubble), cet instrument permettra, « avec une résolution comparable, un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble », explique le CNES. « En une seule prise de vue, il peut regarder des millions de galaxies, là où Hubble n’en voyait que quelques milliers », ajoute le centre de recherche français.

« Pour vous donner une idée, ce que Roman peut accomplir en un mois prendrait un siècle au télescope Hubble. En une seule journée d’observation de notre univers, Roman transmettra 1,4 To de données », a expliqué Nicola Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques de la NASA pendant une conférence de presse menée juste avant le lancement.

Un coronographe pour détecter des planètes inaccessibles

Mais Nancy Grace Roman embarque aussi un coronographe, un système « composé de masques, de prismes, de détecteurs et même de miroirs auto-flexibles, conçu pour bloquer l’éblouissement provoqué par les étoiles lointaines et obtenir une image directe des planètes en orbite autour d’elles », comme l’explique la NASA. Le laboratoire d’astrophysique de Marseille (en coopération avec le CNES) a d’ailleurs fourni certains miroirs utilisés par ce coronographe. Cet outil permet de détecter des planètes jusque-là inaccessibles aux télescopes.

De l’exploration de galaxies actives et de trous noirs à la découverte d’exoplanètes, en passant par l’observation de leur formation ou l’étude de l’énergie sombre, 118 programmes scientifiques ont été sélectionnés.

« Roman sera une véritable machine à découvertes qui nous permettra de nous rapprocher plus que jamais des réponses aux questions les plus profondes que se pose l’humanité sur notre histoire cosmique », affirme Nicky Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques au siège de la NASA à Washington. « Grâce à son large champ de vision et à sa grande vitesse de balayage, Roman nous fera entrer dans une nouvelle ère de découvertes et rendra visible l’invisible, jetant ainsi les bases de la quête de l’humanité pour trouver la vie au-delà de notre système solaire ».

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Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Roman, fais nous rêver !
Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Le Nancy-Grace-Roman de la NASA a été lancé avec succès ce dimanche 30 aout. Il doit poursuivre la mission de Hubble aux côtés du télescope James Webb pour scruter l’espace afin de mieux comprendre l’énergie sombre et recenser et étudier des exoplanètes.

Un nouveau télescope spatial vient d’entrer dans l’espace : le Nancy-Grace-Roman. Lancé par la fusée Falcon Heavy de SpaceX du Kennedy Space Center, le télescope s’est correctement séparé de la fusée, comme on peut le voir sur le live que diffusait dimanche la NASA :

Il a été renommé Nancy Grace Roman en hommage à l’astrophysicienne qui a joué un rôle majeur dans la création de Hubble. L’année dernière encore, le départ de Makenzie Lystrup de la direction du Goddard Space Flight Center (parmi des milliers d’autres) soulevait des questions sur le lancement du télescope dont l’assemblage était géré par son centre.

Mais, après plusieurs années de retard, le projet qui s’appelait initialement WFIRST (pour Wide Field Infrared Survey Telescope) et devait décoller en 2020, va pouvoir enfin se positionner au deuxième point de Lagrange Soleil-Terre (L2, situé à 1,5 million de kilomètres) et rejoindre l’autre télescope spatial de la NASA, James Webb, et celui de l’ESA, Euclid dans une centaine de jours.

Un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble

Le Nancy Grace Roman et Euclid ont le même objectif d’étudier l’énergie noire, mais ont des outils différents pour le réaliser. Euclid embarquait un imageur en lumière visible et un spectrocope-imageur infrarouge.

Le Nancy Grace Roman emmène de la même façon un spectroscope-imageur infrarouge. Couplé avec son miroir de 2,4 m de diamètre (équivalent à celui de Hubble), cet instrument permettra, « avec une résolution comparable, un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble », explique le CNES. « En une seule prise de vue, il peut regarder des millions de galaxies, là où Hubble n’en voyait que quelques milliers », ajoute le centre de recherche français.

« Pour vous donner une idée, ce que Roman peut accomplir en un mois prendrait un siècle au télescope Hubble. En une seule journée d’observation de notre univers, Roman transmettra 1,4 To de données », a expliqué Nicola Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques de la NASA pendant une conférence de presse menée juste avant le lancement.

Un coronographe pour détecter des planètes inaccessibles

Mais Nancy Grace Roman embarque aussi un coronographe, un système « composé de masques, de prismes, de détecteurs et même de miroirs auto-flexibles, conçu pour bloquer l’éblouissement provoqué par les étoiles lointaines et obtenir une image directe des planètes en orbite autour d’elles », comme l’explique la NASA. Le laboratoire d’astrophysique de Marseille (en coopération avec le CNES) a d’ailleurs fourni certains miroirs utilisés par ce coronographe. Cet outil permet de détecter des planètes jusque-là inaccessibles aux télescopes.

De l’exploration de galaxies actives et de trous noirs à la découverte d’exoplanètes, en passant par l’observation de leur formation ou l’étude de l’énergie sombre, 118 programmes scientifiques ont été sélectionnés.

« Roman sera une véritable machine à découvertes qui nous permettra de nous rapprocher plus que jamais des réponses aux questions les plus profondes que se pose l’humanité sur notre histoire cosmique », affirme Nicky Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques au siège de la NASA à Washington. « Grâce à son large champ de vision et à sa grande vitesse de balayage, Roman nous fera entrer dans une nouvelle ère de découvertes et rendra visible l’invisible, jetant ainsi les bases de la quête de l’humanité pour trouver la vie au-delà de notre système solaire ».

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The World's Busiest Spaceport Is About To Get a Lot Quieter, At Least For Now

SpaceX is significantly reducing Falcon 9 launches from Florida this year, ending the Space Coast's decade-long run as the world's busiest spaceport as more missions shift to Vandenberg Space Force Base in California. The slowdown is expected to continue until Starship begins flying regularly from Florida. Longtime Slashdot reader schwit1 shares a report from Ars Technica: A Falcon 9 launch early Tuesday was the last planned Starlink mission from Cape Canaveral until SpaceX begins flying Starship missions from Florida, according to Kiko Dontchev, the company's vice president of launch. For at least the rest of the year, and maybe longer, this means the launch rate at the Florida spaceport will drop from eight or nine per month to perhaps two per month. It wasn't long ago when two launches per month was the norm, an indication of just how quickly SpaceX's launch cadence has grown. Cape Canaveral and Kennedy Space Center sit on adjoining property and share the same range on Florida's east coast, so it is worth considering them a single spaceport. The last time the Florida spaceport did not lead the world in space launches was in 2015. "From here on, Starlink missions out of Florida will fly on Starship," Dontchev wrote on X. "The West Coast team will continue regularly launching Starlink from Vandenberg." "Yep, that'll be louder -- but everybody knows the real action will be in Louisiana, starting in 2029 or so," writes schwit1. SpaceX on Tuesday announced plans to spend up to $100 billion building a new Starship launch facility in Vermilion Parish, Louisiana, which the state says could eventually "support thousands of launches annually." Further reading: Musk's other unstated reasons for shutting down Falcon 9 in Florida (Behind The Black)

Read more of this story at Slashdot.

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☕️ Ariane 6 réussit son premier lancement géostationnaire



Ariane 6 a lancé avec succès le satellite MTG-I2, ce jeudi 27 août au soir depuis le port spatial européen de Guyane.

Partie à 17h11 heure locale, la fusée européenne entamait son premier lancement géostationnaire pour déployer le 2ème satellite imageur Meteosat Troisième Génération. Celui-ci doit notamment fournir des images « pour la détection précoce d’orages à développement rapide, les prévisions météorologiques et la surveillance climatique », explique le communiqué d’Arianespace. Son prédécesseur, MTG-I1, avait été lancé en 2022 par Ariane 5.

2026 ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup\Optique Video de CSG–S. Martin, licence ESA Standard

Ariane 6, en configuration à 2 boosters (Ariane 62, donc), a correctement placé MTG-I2 en orbite de transfert géostationnaire (GTO) à 2 778 km d’altitude au-dessus de l’équateur après 36 minutes de vol. Après séparation, le satellite a pu poursuivre sans incident sa trajectoire vers son orbite géostationnaire (GEO) opérationnelle à 36 000 km.

« Avec sa première mission vers l’orbite géostationnaire, Ariane 6 poursuit la démonstration de sa polyvalence et de sa précision », affirme Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup. « Ce nouveau succès illustre sa capacité à répondre aux exigences des programmes spatiaux européens les plus stratégiques. Après l’introduction de la version à 4 boosters, puis des boosters améliorés P160C cette année, c’est une nouvelle étape dans la montée en cadence d’Ariane 6, la plus rapide de l’histoire pour un lanceur lourd ».

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☕️ Ariane 6 réussit son premier lancement géostationnaire



Ariane 6 a lancé avec succès le satellite MTG-I2, ce jeudi 27 août au soir depuis le port spatial européen de Guyane.

Partie à 17h11 heure locale, la fusée européenne entamait son premier lancement géostationnaire pour déployer le 2ème satellite imageur Meteosat Troisième Génération. Celui-ci doit notamment fournir des images « pour la détection précoce d’orages à développement rapide, les prévisions météorologiques et la surveillance climatique », explique le communiqué d’Arianespace. Son prédécesseur, MTG-I1, avait été lancé en 2022 par Ariane 5.

2026 ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup\Optique Video de CSG–S. Martin, licence ESA Standard

Ariane 6, en configuration à 2 boosters (Ariane 62, donc), a correctement placé MTG-I2 en orbite de transfert géostationnaire (GTO) à 2 778 km d’altitude au-dessus de l’équateur après 36 minutes de vol. Après séparation, le satellite a pu poursuivre sans incident sa trajectoire vers son orbite géostationnaire (GEO) opérationnelle à 36 000 km.

« Avec sa première mission vers l’orbite géostationnaire, Ariane 6 poursuit la démonstration de sa polyvalence et de sa précision », affirme Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup. « Ce nouveau succès illustre sa capacité à répondre aux exigences des programmes spatiaux européens les plus stratégiques. Après l’introduction de la version à 4 boosters, puis des boosters améliorés P160C cette année, c’est une nouvelle étape dans la montée en cadence d’Ariane 6, la plus rapide de l’histoire pour un lanceur lourd ».

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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

Toujours plus
SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

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