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Voyage en camping-car : la checklist complète avant de partir

Préparer son camping-car pour un voyage plus serein repose sur trois volets : le contrôle technique du véhicule, l’organisation du chargement et la vérification de votre couverture d’assurance. Voici une méthode claire, applicable dès votre premier départ comme pour vos road trips réguliers. 

Quels sont les conseils pour préparer un voyage en camping-car ? 

Préparer un voyage en camping-car commence par une vérification mécanique complète, réalisée idéalement une à deux semaines avant le départ pour avoir le temps de corriger un défaut. Un camping-car reste souvent immobilisé plusieurs mois entre deux saisons, ce qui fragilise certains organes. 

Voici les points à contrôler en priorité : 

  1. Les pneus : pression (à froid, selon la charge réelle), usure et date de fabrication. Un pneu de plus de 5 ans peut se dégrader même sans kilométrage élevé.
  2. Les niveaux : huile moteur, liquide de refroidissement, liquide de frein, lave-glace. 
  3. La batterie : batterie moteur et batterie cellule (auxiliaire), souvent déchargées après l’hivernage. 
  4. Les circuits d’eau et de gaz : test d’étanchéité, vérification du détendeur et de la date des flexibles de gaz. 
  5. L’éclairage et les feux : y compris les feux de la remorque ou du porte-vélos si vous en utilisez un. 
     
    BON À SAVOIR : la révision et le contrôle technique d’un camping-car de plus de 3,5 tonnes suivent des règles spécifiques (visite tous les ans pour les véhicules lourds). Vérifiez la catégorie de votre véhicule et la validité de votre contrôle technique avant tout long trajet. 

Qu’est-ce que la règle 444 pour les camping-cars ? 

La règle 444 est un repère de conduite qui recommande de ne pas dépasser 400 kilomètres par jour, d’arriver à destination avant 16 heures et de rester 4 nuits minimum sur place quand c’est possible. Cette règle vise à réduire la fatigue au volant, la principale cause d’incident sur les longs trajets en véhicule lourd. 

Elle n’a aucune valeur légale : c’est une habitude partagée par de nombreux voyageurs pour préserver le confort et la sécurité. Un camping-car est plus long à conduire qu’une voiture, plus sensible au vent latéral et impose des temps de freinage supérieurs. Étaler les étapes permet aussi de profiter réellement des lieux plutôt que d’enchaîner les kilomètres. 

Combien de kilomètres par jour en camping-car ? 

La distance raisonnable se situe entre 250 et 400 kilomètres par jour, soit environ 4 à 5 heures de conduite effective. Au-delà, la vigilance baisse et le plaisir du voyage aussi. Pour un premier voyage ou avec de jeunes enfants, viser 250 kilomètres laisse de la marge pour les pauses, les imprévus et l’installation en fin de journée. 

Comptez une vitesse moyenne réelle plus basse que sur autoroute : les axes secondaires, les zones touristiques et les manœuvres réduisent la moyenne à 60-70 km/h sur une journée type. 

Qu’est-ce qu’il ne faut pas oublier en camping-car ? 

Le chargement d’un camping-car doit rester organisé et surtout respecter le PTAC (poids total autorisé en charge). Une surcharge dégrade la tenue de route, augmente la consommation et expose à une amende en cas de contrôle. Répartissez les charges lourdes au plus bas et au centre du véhicule. 

Les indispensables à ne pas oublier : 

  1. Documents : carte grise, attestation d’assurance, permis adapté, constat amiable, carte européenne d’assurance maladie pour l’étranger. 
  2. Équipement de sécurité : triangle, gilets réfléchissants (un par occupant recommandé), extincteur, détecteur de gaz et de monoxyde de carbone. 
  3. Autonomie : câbles et adaptateurs électriques, tuyau de remplissage d’eau, cales de mise à niveau. 
  4. Entretien courant : kit anti-crevaison ou roue de secours, ampoules de rechange, produits pour la cassette des toilettes. 
  5. Confort : trousse à pharmacie, applications de recherche d’aires, câbles de recharge pour appareils. 
     
    L’info en + : réalisez un état des lieux photo de votre véhicule avant le départ, surtout en cas de location. Des modèles d’état des lieux gratuits, au format PDF, sont disponibles auprès des loueurs et facilitent la restitution comme les démarches en cas de litige. 

Faut-il vérifier votre assurance avant de partir en camping-car ? 

Vérifier sa couverture d’assurance avant le départ évite les mauvaises surprises en cas d’accident, de vol ou de panne loin de chez soi. Un camping-car cumule deux risques : celui d’un véhicule (circulation, dommages) et celui d’un logement (contenu, équipements, effets personnels). 

Les points à contrôler dans votre contrat : 

  1. L’assistance : distance de prise en charge (l’assistance 0 km peut couvrir les frais si la panne survient devant chez vous, selon les conditions de votre contrat) et couverture à l’étranger. 
  2. Le contenu et les équipements : plafonds d’indemnisation pour le mobilier, l’électronique et les effets personnels. 
  3. Le rapatriement : prise en charge du véhicule et des occupants en cas d’immobilisation. 
  4. La zone géographique : certains pays hors Union européenne nécessitent une extension ou un certificat international d’assurance automobile (ex-carte verte). 
     
    Si vous louez, distinguez bien l’assurance du loueur (souvent incluse avec une franchise élevée (le montant restant à votre charge en cas de sinistre)) de vos propres garanties. Pour un véhicule personnel, souscrire une assurance camping-car en formule tous risques limite le reste à charge en cas de sinistre responsable, dans les conditions et limites prévues au contrat (se reporter aux conditions générales ou au document d’information sur le produit d’assurance) 

Comment adapter votre couverture selon votre usage ? 

Un usage occasionnel de quelques semaines par an et un usage intensif toute l’année n’appellent pas les mêmes garanties. Le kilométrage, la valeur du véhicule et des équipements, et les destinations envisagées déterminent le niveau de protection utile. Nos conseillers Crédit Agricole, agissant en tant que distributeurs d’assurance, peuvent examiner votre contrat auto actuel, identifier les manques face à votre projet de voyage et vous proposer une simulation adaptée (retrouvez les informations précontractuelles réglementaires sur notre site ou en agence). 

Regrouper vos contrats auto, habitation et assistance au même endroit simplifie aussi les démarches en cas de coup dur : un seul interlocuteur, une gestion unifiée dans l’application, et un accompagnement humain en agence pour préparer sereinement votre départ. 

BON À SAVOIR : avant un long voyage, prenez quelques minutes pour vérifier les coordonnées de votre service d’assistance et les enregistrer dans votre téléphone. C’est le premier réflexe utile en cas d’immobilisation sur la route. (Si vous réalisez une simulation en ligne, vos données personnelles sont traitées conformément à notre politique de confidentialité). 

Les informations présentes dans cet article ne revêtent aucun caractère contractuel et sont données à titre purement indicatif et n’engagent pas la responsabilité du Crédit Agricole Assurances ; elles n’ont en aucun cas vocation à se substituer aux connaissances et compétences du lecteur. Il est vivement recommandé de solliciter les conseils d’un professionnel. Certains produits et services mentionnés dans cet article peuvent être commercialisés par le Crédit Agricole : renseignez-vous sur leur disponibilité dans votre Caisse régionale immatriculée auprès de l’ORIAS en qualité de courtier d’assurance (mentions disponibles sur www.mentionscourtiers.credit-agricole.fr). La souscription à ces produits et services peut être soumise à conditions ou à la réglementation en vigueur, ainsi qu’à l’étude et à l’acceptation de votre dossier par votre Caisse régionale. Le contrat d’Assurance habitation est assuré par PACIFICA, filiale d’assurances dommages de Crédit Agricole Assurances. PACIFICA, S.A. au capital entièrement libéré de 455 455 425 €, entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 8-10 Boulevard de Vaugirard – 75724 Paris Cedex 15 – RCS Paris 352 358 865 – N° de TVA : FR 95 352 358 865.  Les évènements garantis et les conditions figurent au contrat. 

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Malus automobile : plus d’une voiture neuve sur deux est désormais taxée en France

La fiscalité automobile poursuit sa progression en France. Au premier semestre 2026, plus de la moitié des voitures neuves immatriculées ont été soumises au malus CO₂ ou à la taxe au poids, tandis que les recettes pourraient dépasser le milliard d’euros sur l’ensemble de l’année.

Les recettes du malus en forte hausse au premier semestre

Le malus CO₂ et la taxe au poids ont rapporté 523,4 millions d’euros au Trésor public au cours des six premiers mois de 2026, selon les données publiées par Mobilians et Dataneo.

À la même période, les recettes s’élevaient à 336,6 millions d’euros en 2024 et à 405,1 millions d’euros en 2025. Ainsi, après 867,6 millions d’euros enregistrés en 2025, les recettes annuelles pourraient dépasser pour la première fois le seuil du milliard d’euros en 2026 ! Et ce, malgré un marché du véhicule neuf mi-figue mi-raisin.

Un durcissement du barème depuis le 1er janvier

Cette progression intervient alors que les véhicules 100 % électriques représentent 29,1 % des immatriculations neuves au premier semestre 2026 et 35 % en juillet.

L’augmentation des recettes s’explique par l’évolution du barème entrée en vigueur le 1er janvier. Le seuil de déclenchement du malus CO₂ est passé de 113 g/km à 108 g/km. De son côté, le malus au poids s’applique désormais aux véhicules à partir de 1 500 kg, contre 1 600 kg auparavant.

Plus de la moitié des voitures neuves concernées

Entre janvier et juin 2026, 51 % des voitures neuves immatriculées ont été soumises à au moins l’une de ces deux taxes. Sur la même période en 2025, cette proportion atteignait 48,3 %.

Selon les données présentées, cette évolution concerne désormais des modèles thermiques destinés au grand public ainsi que de nombreux véhicules hybrides rechargeables, en plus des véhicules les plus puissants ou les plus lourds.

Pour rappel, une simple Dacia Sandero SCe 65 de base est malussée à hauteur de 400 € cette année et potentiellement bien plus en 2027 et au-delà.

Le Peugeot 5008 parmi les modèles les plus taxés

Parmi les modèles ayant généré le plus de recettes de malus figure le Peugeot 5008. Avec 9 730 immatriculations au premier semestre, il a représenté 14,33 millions d’euros de recettes. A lui seul, il représente un paradoxe. Pour voir son malus CO2 baisser, le 5008 doit passer à l’hybridation qui l’alourdit et lui fait augmenter son malus au poids.

Le Mercedes GLC arrive en tête du classement en montant de malus collecté avec 17,31 millions d’euros, malgré un volume de 1 733 immatriculations sur la période.

D’autres modèles figurent également parmi les principaux contributeurs, notamment notre fameuse Dacia Sandero, mais aussi les Citroën C3, Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross.

Mercedes en tête des marques les plus contributrices

Par constructeur, Mercedes totalise 66,5 millions d’euros de malus sur le premier semestre 2026. La marque devance BMW avec 56,7 millions d’euros, puis Volkswagen avec 45,4 millions d’euros.

Audi suit avec 44,7 millions d’euros. Viennent ensuite Peugeot (37,6 millions d’euros), Citroën (28 millions d’euros), Renault (28 millions d’euros) et Dacia (17,6 millions d’euros). Si les premiums allemands contribuent par de gros malus individuels, les marques françaises le font surtout sur le volume de ventes, sur de plus petits montants.

Une fiscalité qui touche davantage le marché familial

Les données du premier semestre illustrent une évolution de la fiscalité automobile. Si les modèles haut de gamme continuent de générer des montants élevés de malus, une part importante des recettes provient désormais de véhicules familiaux plus largement diffusés.

Il ne faut pas oublier qu’il y a un abaissement des émissions de CO2 de 20 g/km par enfant, à partir de 3 enfants à charge. Mais pour les familles avec 2 enfants, le malus s’applique à 100 %. Ce malus joue aussi sur le marché français du véhicule neuf et fini par être contreproductif. Ce que l’Etat gagne en malus, il le perd tout ou partie dans la non collecte de la TVA.

L’idée originelle du bonus/malus sauce Borloo en 2007 était d’orienter petit à petit le marché vers des véhicules moins émetteurs. L’Etat a d’abord « tué » le Diesel et désormais taxe la moindre voiture.

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Passer à l’électrique en occasion : la solution pour réduire son budget auto ?

Passer à l'électrique en occasion : la solution pour réduire son budget auto ?

L’électrique d’occasion, une option de plus en plus accessible

Longtemps réservé aux primo-adoptants disposés à payer le prix fort, le véhicule électrique commence à former un vrai marché de seconde main. Les premières générations de modèles électriques mis en circulation entre 2018 et 2021 arrivent aujourd’hui sur le marché de l’occasion en nombre croissant, avec des kilométrages souvent raisonnables et des prix sensiblement inférieurs au neuf. Pour un acheteur soucieux de son budget, cette fenêtre représente une opportunité concrète de franchir le pas sans supporter le coût d’entrée d’un véhicule neuf.

Le recul de prix peut être significatif selon les modèles et les années. Une citadine électrique qui s’affichait aux alentours de 30 000 à 35 000 euros neuve peut se trouver aujourd’hui entre 15 000 et 22 000 euros en occasion, selon son kilométrage et son état général. À ce tarif, combiné à des coûts d’usage inférieurs à ceux d’un thermique (moins de dépenses en carburant, entretien allégé), le calcul devient rapidement favorable. De nombreux réseaux de véhicules commencent à se mettre à l’électrique en occasion. Les offres de voitures d’occasions de BYmyCar offrent un large catalogue de véhicules dont des modèles électriques et hybrides d’occasion, issus de 26 marques différentes, avec des informations détaillées sur chaque véhicule.

Les points essentiels à contrôler avant d’acheter

Acheter une voiture électrique d’occasion demande quelques précautions spécifiques qui s’ajoutent aux vérifications habituelles. La question centrale reste l’état de la batterie, composant dont la valeur représente une part importante du prix du véhicule. Contrairement à un moteur thermique dont l’usure est souvent lisible au premier coup d’œil, la dégradation d’une batterie lithium-ion se mesure avec des outils de diagnostic spécialisés.

L’état de santé de la batterie

Chaque batterie dispose d’un indicateur appelé « state of health » (SOH), exprimé en pourcentage, qui traduit la capacité de charge restante par rapport à l’état neuf. Un véhicule affichant un SOH supérieur à 80 % est généralement considéré comme en bon état. En dessous de ce seuil, l’autonomie réelle peut s’éloigner notablement des données constructeur. Il est donc vivement conseillé de demander un diagnostic batterie avant toute transaction. La plupart des concessionnaires sérieux sont en mesure de le fournir, ou de le faire réaliser à la demande.

Le contrôle technique et l’historique d’entretien

Les règles habituelles d’un achat sécurisé s’appliquent pleinement ici. Un contrôle technique récent (moins de six mois), un carnet d’entretien à jour et un historique de révisions traçable sont des prérequis non négociables. Pour un véhicule électrique, les révisions portent principalement sur les pneumatiques, les freins, le liquide de refroidissement de la batterie et les vérifications électroniques. Un véhicule révisé selon les préconisations constructeur offre bien plus de garanties qu’une occasion achetée entre particuliers sans historique connu.

La garantie proposée par le vendeur

La garantie est l’un des critères les plus structurants dans un achat de véhicule d’occasion. En France, les professionnels de la vente automobile sont légalement tenus de proposer une garantie légale de conformité de deux ans sur les véhicules d’occasion vendus à des particuliers. Certains réseaux vont au-delà de cette obligation et proposent des garanties commerciales additionnelles, notamment sur la batterie. Ce point mérite d’être clarifié systématiquement avant la signature.

Financer son achat électrique d’occasion : les options disponibles

L’une des idées reçues sur le marché de l’occasion, c’est qu’il faudrait nécessairement régler comptant. En réalité, les solutions de financement disponibles pour l’occasion sont aujourd’hui proches de celles proposées pour le neuf. La location avec option d’achat (LOA) et la location longue durée (LLD) s’appliquent tout aussi bien à un véhicule d’occasion, permettant d’étaler le coût sur plusieurs années avec des mensualités maîtrisées.

Pour estimer précisément ce qu’un achat représenterait en mensualités, les simulateurs de financement en ligne constituent un point de départ utile. Ils permettent de renseigner le montant du véhicule, l’apport éventuel, la durée souhaitée et d’obtenir une estimation des mensualités en quelques clics. Cette approche aide à cadrer son projet de manière réaliste avant même de visiter une concession. Des plateformes comme BYmyCAR intègrent ce type d’outil directement dans leurs fiches véhicules, ce qui simplifie la démarche pour l’acheteur.

Acheter en concession ou entre particuliers : quelle différence ?

La transaction entre particuliers peut sembler attractive sur le plan du prix affiché, mais elle transfère l’intégralité du risque sur l’acheteur. Sans garantie légale de conformité, sans diagnostic systématique et souvent sans recours en cas de problème technique révélé après l’achat, l’économie apparente peut rapidement se transformer en dépenses imprévues. À l’inverse, un concessionnaire agréé a l’obligation de présenter un véhicule dont l’état est conforme à la description faite lors de la vente.

Les grands réseaux de distribution disposent par ailleurs d’ateliers capables d’effectuer des vérifications complètes avant remise en vente, ce qui n’est pas le cas d’un vendeur particulier. Pour un premier achat électrique, passer par un professionnel est souvent la voie la plus sûre : les éventuelles questions sur la batterie, le logiciel embarqué ou les mises à jour constructeur trouvent plus facilement réponse auprès d’un technicien qualifié.

Pour quel profil l’électrique d’occasion est-il pertinent ?

Un conducteur effectuant principalement des trajets urbains et péri-urbains, avec des distances quotidiennes inférieures à 150 km, trouvera dans un électrique d’occasion une réponse adaptée à ses usages. Les modèles de première génération, dont l’autonomie était déjà suffisante pour ces usages à l’état neuf, restent fonctionnels même avec une légère dégradation de batterie. En revanche, pour de longs trajets autoroutiers réguliers, il peut valoir la peine d’orienter sa recherche vers des modèles plus récents, dont l’autonomie de départ est plus confortable.

La question du mode de recharge à domicile est également à anticiper. Disposer d’une prise renforcée (type 2 ou wallbox) à son domicile ou à son parking change radicalement l’expérience au quotidien. Ce point logistique, souvent sous-estimé lors d’un premier achat électrique, mérite d’être étudié avant de finaliser son choix de véhicule.

Ce qu’il faut retenir avant de franchir le pas

Le marché de la voiture électrique d’occasion a atteint une maturité suffisante pour offrir des options sérieuses à des acheteurs aux budgets variés. Les conditions d’un achat sécurisé sont réunies à condition de passer par des professionnels capables de justifier l’état du véhicule, de la batterie et de l’historique d’entretien.

Les solutions de financement flexibles et la présence de simulateurs en ligne ont rendu le processus plus lisible pour les particuliers. L’accès à un catalogue large, issu de marques reconnues et accompagné d’une garantie professionnelle, reste le facteur le plus déterminant pour aborder cet achat avec confiance.

La vraie question n’est pas tant de savoir si l’électrique d’occasion est une bonne idée en général, mais de vérifier si un modèle précis correspond à ses besoins de mobilité quotidiens, à son infrastructure de recharge disponible et à son enveloppe budgétaire. C’est cette adéquation entre le véhicule et son usage réel qui conditionne la satisfaction à long terme.

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Belgique : vignette obligatoire pour tous les automobilistes en 2027 ?

La Belgique prévoit d’instaurer une vignette automobile numérique obligatoire à partir du 1er mai 2027. Le dispositif concernera aussi les conducteurs français, mais son application reste incertaine en raison de possibles questions liées au droit européen.
On vous dit tout.

Une vignette obligatoire pour circuler sur une partie du réseau belge

Le gouvernement belge a confirmé sa volonté de mettre en place d’une nouvelle vignette numérique destinée aux véhicules de moins de 3,5 tonnes. Elle sera nécessaire pour circuler sur les autoroutes et les routes régionales belges, tandis que les routes communales ne seront pas concernées.

Le dispositif vise notamment à faire participer les automobilistes étrangers au financement des infrastructures routières. Les véhicules immatriculés en France seront donc concernés, notamment ceux des conducteurs frontaliers.

Les tracteurs et les services d’urgence feront partie des véhicules exemptés.

Une vignette liée à la plaque d’immatriculation

La vignette ne prendra pas la forme d’un document physique. Elle sera associée directement à la plaque d’immatriculation du véhicule.

Les automobilistes pourront l’acheter en ligne via les portails des trois régions belges : la Wallonie, la Flandre et Bruxelles-Capitale. Plusieurs périodes de validité seront proposées : une journée, dix jours, deux mois ou une année.

Des tarifs calculés selon les émissions de CO2

Le prix de la vignette dépendra des émissions de CO2 supposées du véhicule. Pour une validité d’un an, les montants annoncés sont de :

  • 90 euros pour les véhicules zéro émission ;
  • 100 euros pour les véhicules équivalents au Crit’Air 3 ;
  • 125 euros pour les véhicules équivalents au Crit’Air 4 ou 5.

Pour une durée d’une journée, le tarif devrait varier entre 8,10 euros et 11,25 euros.

La Belgique estime que ce dispositif pourrait générer environ 200 millions d’euros de recettes par an. Les conducteurs de nationalité belge doivent bénéficier d’une compensation gouvernementale afin de réduire leur coût. Ceci est important pour la suite.

Des contrôles automatisés et des amendes prévues

Le contrôle de la vignette reposera sur des caméras capables de lire automatiquement les plaques d’immatriculation.

Les automobilistes qui circuleront sans avoir acheté leur vignette s’exposeront à des amendes progressives comprises entre 70 et 210 euros.

Un dispositif qui doit encore être examiné au niveau européen

Le projet belge fait toutefois l’objet de discussions concernant sa conformité avec le droit européen.

En effet, plusieurs observateurs évoquent un risque de discrimination envers les automobilistes étrangers, en raison de l’objectif affiché de leur faire davantage contribuer au financement du réseau routier belge.

La Belgique doit notifier son projet à la Commission européenne d’ici août 2026. Des pays voisins, dont la France, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne, pourraient également contester le dispositif.

Des précédents abandonnés

Le débat rappelle le précédent allemand de 2019 : la Cour de justice de l’Union européenne avait annulé un projet de vignette autoroutière jugé discriminatoire, car il faisait principalement peser la charge financière sur les conducteurs étrangers.

La France voulait également, avec son projet d’écotaxe routière, compenser cette taxe par une baisse de charges sur les salaires dans les entreprises de transport routier françaises. Marche arrière toute et la suite on la connait.

La Suisse de son côté a bien une vignette annuelle (14 mois dur 1er décembre de l’année précédente au 31 janvier de l’année suivant) pour rouler sur ses autoroutes sans péages. Il en coûte 40 CHF (43,34 €). Mais la Suisse, ce n’est pas l’Union Européenne.

Notre avis, par leblogauto.com

La Belgique peut tenter le coup. Mais il y a le règlement européen qui l’empêche de favoriser sa propre population en baissant une autre taxe pour compenser. Si la vignette ne peut être compenser, il y a fort à parier que le gouvernement belge renoncera à une telle taxe de plus.

Et entre nous, payer pour rouler sur les fameuses autoroutes belges à ornières gigantesques, ce serait…cocasse pour le moins.

Par ailleurs, des voix commencent à s’élever contre cette vignette contre-productive pour le commerce frontalier. A une dizaine d’euros la journée, cela devrait décourager certains de venir faire leurs emplettes de l’autre côté de la frontière.

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Financer une voiture électrique : le coût total à prendre en compte avant de signer

Financer une voiture électrique : TCO et crédit auto expliqués

Longtemps, le réflexe a été simple : comparer le prix d’achat d’un véhicule, obtenir un crédit auto, et rembourser chaque mois. Avec la voiture électrique, ce raisonnement atteint ses limites. Le prix affiché en concession ne reflète qu’une partie de la réalité financière, et se concentrer uniquement sur la mensualité du financement revient à ignorer l’essentiel de l’équation. Pour choisir entre un véhicule thermique et un véhicule électrique, il faut adopter une lecture différente, celle du coût total de possession, connue sous l’acronyme TCO (Total Cost of Ownership).

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Le TCO : l’outil de comparaison que les calculateurs classiques ignorent

Le TCO agrège l’ensemble des dépenses liées à un véhicule sur sa durée de détention : prix d’acquisition, coût du financement, carburant ou énergie, entretien, assurance, fiscalité et valeur de revente. C’est sur ce périmètre complet que la comparaison entre thermique et électrique prend tout son sens.

Sur le seul critère du prix d’achat, la voiture électrique affiche généralement un tarif plus élevé que son équivalent thermique dans le même segment. Ce surcoût initial se répercute mécaniquement sur le montant emprunté et les mensualités du crédit pour une voiture électrique. Mais c’est précisément là que le calcul traditionnel s’arrête, alors qu’il devrait continuer.

Car une fois le véhicule en circulation, les postes de dépenses s’inversent. Le coût de l’énergie électrique reste nettement inférieur à celui de l’essence ou du gazole pour un kilométrage équivalent. L’entretien est allégé : pas de vidange d’huile moteur, pas de courroie de distribution, moins de sollicitations sur les freins grâce au freinage régénératif. Sur plusieurs années, ces économies cumulées modifient profondément le bilan financier.

Un exemple représentatif : thermique contre électrique sur cinq ans

Pour illustrer concrètement le TCO, voici un exemple représentatif, construit à titre indicatif à partir d’hypothèses moyennes. Il ne constitue pas une offre de financement et les chiffres peuvent varier selon le profil de l’emprunteur, le véhicule choisi et les conditions du marché.

Scénario A : berline thermique compacte

  • Prix d’achat : 22 000 €
  • Financement sur 60 mois : mensualité autour de 390 € (exemple représentatif, hors assurance)
  • Carburant sur 5 ans (15 000 km/an, consommation moyenne 6,5 L/100 km, prix du carburant 1,80 €/L) : environ 8 775 €
  • Entretien estimé sur 5 ans : environ 3 000 €
  • Bonus/malus écologique : malus potentiel selon émissions
  • Coût total estimé sur 5 ans (hors assurance et valeur résiduelle) : environ 35 000 €

Scénario B : berline électrique compacte équivalente

  • Prix d’achat : 33 000 € (avant déduction du bonus écologique de 4 000 € pour les ménages éligibles, soit 29 000 € nets)
  • Financement sur 60 mois : mensualité autour de 520 € (exemple représentatif, hors assurance, sur la base de 29 000 €)
  • Électricité sur 5 ans (15 000 km/an, consommation 16 kWh/100 km, prix moyen 0,20 €/kWh) : environ 2 400 €
  • Entretien estimé sur 5 ans : environ 1 200 €
  • Coût total estimé sur 5 ans (hors assurance et valeur résiduelle) : environ 33 700 €

Dans cet exemple représentatif, malgré une mensualité supérieure d’environ 130 € par mois, le véhicule électrique affiche un coût global légèrement inférieur sur cinq ans, grâce aux économies réalisées sur l’énergie et l’entretien. La valeur résiduelle du véhicule électrique, en progression sur le marché de l’occasion, peut encore modifier favorablement ce bilan.

Pourquoi le calcul du crédit auto classique est insuffisant

Un simulateur de crédit automobile standard compare deux variables : le montant emprunté et la durée. Il produit une mensualité. C’est utile pour évaluer la soutenabilité d’un engagement mensuel, mais cela ne dit rien de ce que le véhicule coûtera réellement à l’usage.

Raisonner uniquement sur la mensualité conduit à écarter d’emblée le véhicule électrique parce qu’il emprunte davantage, sans tenir compte du fait qu’il génère des économies récurrentes susceptibles de compenser, voire de dépasser, le supplément mensuel. C’est un biais de perception bien documenté dans les décisions financières : le coût immédiat et visible pèse davantage dans l’arbitrage que le gain futur et diffus.

C’est précisément pour aider les particuliers à dépasser ce biais que des acteurs spécialisés dans le financement proposent des solutions adaptées au véhicule électrique. Cofidis, par exemple, a structuré une offre de crédit auto dédiée aux voitures électriques, pensée pour accompagner ce type d’achat avec des conditions correspondant aux spécificités de ce marché.

« Beaucoup d’acheteurs potentiels renoncent à l’électrique parce qu’ils comparent uniquement les mensualités, sans intégrer les économies d’usage, explique un expert Cofidis. Notre rôle est d’aider les clients à lire l’ensemble du tableau financier avant de prendre leur décision. »

Les aides à l’achat : un levier à intégrer dans le calcul

Le financement d’un véhicule électrique s’inscrit dans un cadre d’aides publiques qui modifient significativement l’équation. Le bonus écologique, attribué sous conditions de ressources et de prix du véhicule, peut atteindre plusieurs milliers d’euros et réduire directement le capital à financer. Certaines collectivités locales ajoutent des primes complémentaires. Le leasing social, dispositif gouvernemental reconduit en 2025, a permis à des ménages modestes d’accéder à des offres de location longue durée à des tarifs préférentiels.

Ces aides ne sont pas garanties dans leur maintien et leurs conditions évoluent régulièrement. Il est donc recommandé de vérifier les dispositifs en vigueur au moment de l’achat auprès des sources officielles. Ce qui est certain, en revanche, c’est que leur intégration dans le calcul du TCO modifie sensiblement le prix d’entrée effectif du véhicule électrique et, par conséquent, le montant du crédit nécessaire.

Ce que cela change concrètement pour l’emprunteur

Adopter une lecture TCO avant de souscrire un crédit automobile ne signifie pas renoncer à comparer les mensualités : cela reste un indicateur pertinent pour évaluer sa capacité de remboursement mensuelle. Mais cela implique d’élargir la comparaison à l’horizon complet de détention du véhicule.

Un particulier qui roule entre 15 000 et 20 000 kilomètres par an, principalement en zone urbaine ou périurbaine, avec un accès à la recharge à domicile ou sur son lieu de travail, a tout intérêt à calculer son TCO sur quatre à cinq ans avant d’arbitrer. Le résultat peut être inattendu, comme le montre l’exemple représentatif présenté plus haut.

Le marché du financement automobile évolue pour accompagner cette réalité. Des durées de crédit adaptées, des solutions intégrant la valeur résiduelle garantie ou les coûts d’usage peuvent être proposées selon les établissements. Avant de s’engager, il reste nécessaire de comparer les offres disponibles et de s’assurer que les mensualités correspondent durablement à sa situation financière.

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Dieselgate : la justice britannique écarte la majorité des accusations contre Renault, Peugeot-Citroën, Mercedes, Ford et Nissan

Une vieille pompe à carburant Diesel en Autriche. Les prix sont en shilling.

La Haute Cour britannique a rendu une décision importante dans le volet britannique du Dieselgate. Elle a rejeté la plupart des accusations visant cinq constructeurs automobiles, tout en maintenant certaines critiques sur des stratégies techniques spécifiques. Un nouveau procès est prévu en octobre pour examiner les demandes d’indemnisation.

La Haute Cour rejette la majorité des accusations

La Haute Cour britannique a rendu, vendredi 10 juillet, une première décision majeure dans le dossier du Dieselgate. Les juges ont donc largement rejeté les principales accusations visant Renault, Stellantis (Peugeot-Citroën), Mercedes, Ford et Nissan.

Les constructeurs étaient accusés d’avoir manipulé sciemment des véhicules diesel. Et ce, afin de réussir les contrôles antipollution, notamment ceux portant sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx). Les véhicules, en condition réelles, rejettent bien plus de NOx que lors des tests. Volkswagen a reconnu, aux USA, avoir détourné une détection de phase de test grâce à Bosch et adapter la dépollution.

Dans son jugement, la juridiction estime que les stratégies examinées ne constituent pas, dans la majorité des cas, des dispositifs illégaux. Elle précise avoir rejeté la plupart des principales allégations formulées contre les constructeurs concernés par le procès.

Des critiques maintenues sur certaines stratégies

La décision n’écarte toutefois pas tous les griefs. La Haute Cour relève des constatations défavorables concernant certaines stratégies techniques spécifiques.

Le jugement vise notamment un dispositif de réglage de la température du liquide de refroidissement sur des véhicules Mercedes. Certains véhicules Peugeot-Citroën sont également concernés par ces constatations. Un jugement mi-figue mi-raisin.

Un nouveau procès attendu en octobre

Un autre procès est programmé en octobre. Il servira à déterminer les éventuelles indemnisations destinées aux 1,6 million de plaignants engagés dans cette procédure au Royaume-Uni.

Selon les éléments présentés par la justice, cette décision réduit fortement la portée potentielle des indemnisations qui pourraient être accordées. Surtout que l’on n’est pas aux USA. Les plaignants ne peuvent pas espérer de voir leur véhicule racheté à bon prix par exemple.

Un dossier toujours emblématique du Dieselgate

Le Dieselgate a donné lieu à des procédures civiles et pénales dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en France, aux États-Unis et en Corée du Sud.

Le scandale est associé à Volkswagen, qui avait reconnu en 2015 avoir installé un logiciel permettant de fausser les niveaux d’émissions de millions de véhicules. Au Royaume-Uni, le constructeur avait été reconnu coupable en 2020 et avait accepté de verser 193 millions de livres à des automobilistes.

Selon les informations communiquées, la décision rendue par la Haute Cour britannique est appelée à faire jurisprudence dans d’autres procédures visant plusieurs constructeurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision pourrait faire boule de neige un peu partout en Europe. Certes les justices sont indépendantes, mais il est difficile de penser qu’un constructeur sera condamné lourdement dans un pays, et pas dans le voisin.

Le Dieselgate est désormais « loin ». Avec les lenteurs de nos vieilles justices, on dépassionne les dossiers et au final, ici, il risque bien de faire « pshit ». Quelques millions et on solde le dossier ?

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