Vue lecture

Nexon prépare le terran

Selon le quotidien coréen Chosun, Nexon (le studio d'Arc Raiders) serait sur le point de signer avec Blizzard pour développer un nouveau StarCraft. Un « contrat proche d'être finalisé », chuchote un « responsable senior » resté anonyme, comme d'habitude. 28 ans après sa sortie, StarCraft squatte toujours le top 10 des jeux les plus joués dans les PC bang coréens, ces temples des LAN qui refusent de mourir. De quoi donner des idées à n'importe quel éditeur en manque de licence increvable. Petit bémol qui pique : le boss de Nexon, Junghun Lee, est aussi celui qui a déclaré qu'il fallait « supposer que tout le monde utilise l'IA générative » en développement. Reste à savoir si Blizzard glissera une clause anti-IA dans le contrat, histoire d'éviter l'émeute chez les fans. Pendant ce temps, Blizzard planche discrètement sur son propre spin-off StarCraft, un FPS en monde ouvert dont on pourrait apercevoir un bout à la BlizzCon. Deux StarCraft en 2026, cela n'était pas sur mon bingo. P.
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Un rachat dans le visage

SteamDB, le site que la moitié de la rédac' rafraîchit plus souvent que ses mails, change de mains. Son créateur solitaire, xPaw, a filé les clés à Nexus Mods, plateforme reine du mod qui promet de garder « le nom, la marque, la communauté ». Traduction : on va monétiser tout ça, mais sans  changer la déco trop vite. En cause : « la charge mentale » d'un site géré seul pendant des années, et un bon vieux coup de blues. « Après le Covid et avec la montée de l'IA, l'internet qu'on aimait a disparu, et ma passion avec », confie le développeur, dans ce qui restera comme le post LinkedIn le plus déprimant de la rentrée. Nexus, lui, lorgne surtout sur les archives de  SteamDB, une, une quantité incroyable d'informations sur les versions de jeux, les dépôts, les manifestes, les fichiers et l'historique des mises à jour,  vitales pour réparer les mods qui claquent à chaque update. Bilan : encore un bout du bon vieux web indé qui passe sous pavillon corporate. P.
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Acornia : Mirror Worlds

Après deux expérimentations concluantes dans le domaine de la plateforme 2D (Splasher) et du collectathon en 3D (Tinykin), les Montpelliérains de la Splashteam reviennent pour un nouveau projet qui ressemble à Cult of the Lamb, mais aussi à Animal Crossing, mais aussi à Stardew Valley, mais aussi à Binding of Isaac, mais aussi…
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Télex

Double Fine repasse par Kickstarter avec une promesse : Brütal Legend 2 verra le jour si la cagnotte atteint 100 millions. Un bon troll d'indé fraîchement libéré de Microsoft, vu que le record absolu plafonne à 47M$. Mais qui sait, sur un malentendu... Le metal vaincra. P.
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Stuntman Hollywood

Ça faisait près de vingt ans que la franchise Stuntman n’avait pas eu droit à un nouvel épisode, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les développeurs de Saber Interactive ont sorti le grand jeu pour son retour.
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Oublivion

Ah, la magie de la mémoire patronale. Michał Nowakowski, co-PDG de CD Projekt Red, vient d'offrir une relecture magistrale de l’histoire : si Cyberpunk 2077 est sorti complètement cassé fin 2020, ce n'est pas la faute des patrons, mais parce que « l'équipe voulait le sortir, car elle était fatiguée ». Le directeur oublie juste un détail : le crunch obligatoire de six jours par semaine imposé aux développeurs avant le lancement. Forcément, quand on  vous enchaîne au bureau 70 heures par semaine sous Covid, on a très envie que le jeu sorte, pour pouvoir  revoir le soleil et ses enfants. Résumer la fatigue d'un studio soumis au travail forcé à une simple « envie de passer à autre chose », c'est un pur chef-d'œuvre de com'. La prochaine fois, ils nous expliqueront que les galériens ramaient vite parce qu'ils adoraient le tempo du tambour. P.
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Retro Rewind

Salut les vieux. Salut les vieilles. Fermez les yeux. Souvenez-vous. Vous avez 15 ans. Nous sommes un samedi du début des années 1990. Vous êtes sur le siège arrière d'une Citroen BX qui se gare devant un vidéoclub, et vous n'avez qu'une question en tête : est-ce qu'il leur reste encore des copies de L'Arme Fatale 3 ?
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Élan Musk

Après dix ans à nous apprendre qu'on peut mourir de froid en mangeant des haricots périmés, Hinterland découvre le vrai sens du mot survie. Face à la crise du secteur, les Canadiens lèvent le pied sur la suite (Blackfrost) et renvoient les développeurs tricoter des DLC sur le premier The Long Dark. L’explication officielle vaut son pesant de pemmican : l’industrie est « incertaine » et la situation géopolitique « compliquée ». Traduction : lancer un nouveau jeu aujourd'hui, équivaut à sortir en slip dans un blizzard à -40 °C. Résultat, le studio préfère réinjecter du contenu dans sa valeur sûre. C’est une stratégie qui me convient : plutôt que de risquer l'hypothermie financière avec un nouveau titre, ils réchauffent la délicieuse boîte de pâté entamée il y a dix ans, sans virer personne. P.
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Blood Dungeon

Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué un vrai jeu Meshoff. Mais pas un truc à la Wheel World, propret et sérieux. Non, je parle d’un vrai jeu Meshoff. Un truc punk et bizarre, aux animations trop rapides et aux couleurs criardes, comme les deux Nidhogg et Flywrench. En la matière, Blood Dungeon s’inscrit dans cette tradition, et c’est très rafraîchissant.
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Onimusha : Way of the Sword

Autant je déteste aller à Kyoto, pourtant à côté de chez moi, autant je ne compte plus mes longues parties sur les jeux d’action se déroulant dans l’ancienne capitale impériale. Parcourir temples et sanctuaires, mais sans la horde de visiteurs étrangers en kimono de mauvais goût. Et puis pourfendre les monstres qui les remplacent en ces lieux : peut-être est-ce donc la métaphore du surtourisme à décimer qui me parle ? Quoi qu’il en soit, Onimusha fait plus que ça : il décime ses concurrents.
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Paroles paroles paroles

Chris Robert est un artiste, un funambule qui glisse d'excuse en excuse depuis si longtemps que l'on a perdu le fil. Au bout d'un moment, on pensait toutefois qu'il allait tomber à court. Mais Chris a de la ressource. Cette fois, Squadron 42 est repoussé à 2027 pour « éviter la broyeuse médiatique de GTA VI ». L'excuse est sublime : le jeu censé sortir en 2016 s'écarte sagement face à un rouleau compresseur console qui ne sort même pas sur PC, de peur d'éclipser les trois pèlerins qui lisent encore ses devlogs. C'est beau. Rendez-vous en 2037, quand Rockstar teasera GTA VII et que Chris nous expliquera qu'il doit d'abord peaufiner la plomberie de ses vaisseaux. En attendant, remettez 500 balles dans un PNG de vaisseau, ça l'aide à patienter. P.
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La nouvelle fête de l’Humankind

Le studio français Amplitude dévoile Humankind 2, la suite de son solide 4X historique sorti en 2021. Il faudra encore une fois faire prospérer l’humanité à travers les âges, en y incorporant les aspects culturels et technologiques issus d’une des civilisations qui ont marqué l’histoire. Parmi les nouveautés, la gestion du changement climatique, ce qui peut apporter des dilemmes intéressants quand il s’agira de choisir entre bénéfices immédiats et s’éviter d’avoir à payer les pots cassés pendant des siècles. La bande-annonce du jeu prévu pour 2027 est suspectée par certains d’avoir été faite à l’aide d’IA générative. Accusation immédiatement démentie par Amplitude, qui a donné le nom du studio de tournage et promis la diffusion prochaine d’un making-of. Morale de cette histoire, si vous produisez quelque chose, gardez toujours les factures, car tout le monde est désormais parano. K.
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Télex

Les rumeurs étaient fondées : Lego Skylines est en préparation, comme nous le confirme une bande-annonce diffusée en marge de la Gamescom, édité par Paradox et développé par Iceflake Studios (ceux qui ont repris le flambeau de Cities : Skylines II). Aucune fenêtre de sortie n’a encore été communiquée. K.
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Démat, redémat et disque de der

Microsoft annonce officiellement l’arrivée d’une fonctionnalité de dématérialisation des jeux physiques pour Xbox Series et Xbox One. Le principe est simple : on insère un disque compatible dans une Xbox et on rattache une licence d’utilisation en ligne à son compte pour le logiciel correspondant, ce qui rend possible de le lancer depuis n’importe quelle machine connectée à ce compte. Le disque reste utilisable après l’opération, même s’il ne donne droit qu’à une seule licence qui est transférable en cas de revente de la galette, par exemple. Les membres du programme Xbox Insider peuvent commencer à tester cette fonctionnalité dès le 31 août. Si cette annonce semble représenter une forme de meilleur des deux mondes, elle laisse aussi planer un sacré doute sur le fait que la prochaine Xbox soit capable de lire des disques (surtout que Sony a déjà crevé l'abcès). Je dis ça, je dis rien. K.
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Sony donne l’EULA

Alors que tout le monde est unanimement ronchon à cause de la volonté de Sony d’arrêter la production de versions disques pour les jeux PlayStation sortis après janvier 2028, le constructeur ne trouve rien de mieux à faire que d’envoyer des mails automatisés pour rappeler les conditions d’utilisation de ses services. Des conditions qui expliquent noir sur blanc, que, concernant les titres dématérialisés, « vous détenez une licence du logiciel, il ne vous est pas vendu » et qu’en aucun cas, le client n’a le droit de faire des choses qui étaient parfaitement possibles avec des jeux physiques, à savoir les prêter, les donner ou les revendre. Le timing de ce rappel est d’autant plus cocasse qu’il intervient quelques jours avant une tentative de boycott des services PlayStation d'une semaine par des gens qui, justement, se soucient de ce recul net des droits du consommateur. K.
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Télex

Denshattack !, ce formidable jeu de train acrobatique que SEGA n’aurait absolument pas renié, a tout de même trouvé 150 000 preneurs en un peu plus d'un mois d’après son éditeur, ce qui est franchement pas mal du tchou tchou, considérant la petite niche dans laquelle ce titre surexcité évoluait. K.
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Fous à l’IA

Ça fait des mois qu’on vous déprime avec ces histoires de mémoire vive monopolisée par les hyperscalers irresponsables de l’IA qui font exploser le coût des barrettes de RAM. J’ai creusé pour trouver la moindre bonne nouvelle, mais j’ai lamentablement échoué. Un article de PC Gamer (qui reprend le Straits Time et BenchLife) explique, par exemple, qu’un grand constructeur de cartes graphiques prédit une augmentation prochaine de leur prix, en particulier dans l’entrée de gamme. Il explique que ce n’est même plus qu’une question de VRAM, mais bien de tous les composants, de l’alimentation jusqu’aux circuits imprimés, dont l’approvisionnement subit des tensions liées à la folie spéculative autour de l’IA. Tout ça pour dire que tout va bientôt coûter plus cher, même votre grille-pain connecté, afin de permettre aux zinzins sur X de créer des nudes de personnes sans leur consentement. K.
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Défaite par 2XKO

Tout ça pour ça : dans un billet de blog, Riot Games annonce l’arrêt en décembre prochain du développement de 2XKO, son jeu de combat en free to play se déroulant dans l’univers de League of Legends. L’éditeur promet de laisser les serveurs ouverts pour le moment, un remboursement de toutes les microtransactions depuis la sortie du jeu en janvier dernier, la mise à disposition de tous les personnages pour tout le monde et l’arrivée d’un DLC permettant d’obtenir l’intégralité des objets cosmétiques pour une quarantaine d’euros. Riot justifie cette décision par l’absence de viabilité d’un titre qui aura mis une décennie à sortir de terre, bien que le projet n’ait été officialisé qu’en 2019. Notez que les auspices n’étaient déjà pas dingues, ne serait-ce que moins d’un mois après la sortie du jeu, quand Riot a décidé de supprimer les postes de la moitié de l’équipe de développement. K.
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Plutôt seul que mal accompagné

Vous le savez, Microsoft a peu ou prou décidé que le jeu vidéo, cette activité inutile qui ne rapportera jamais autant que l’intelligence artificielle, c’était plus vraiment son affaire, avant de fermer un certain nombre de ses studios. Parmi eux, les Montréalais de Compulsion Games, à qui l'on doit le solide South of Midnight, étaient donc sous la menace de disparaître, mais la direction a finalement préféré un destin à la Double Fine en mettant la main à la poche et se racheter elle-même. « J’ai demandé à l’équipe si elle voulait rester ensemble. Ils m’ont répondu qu’ils préféraient manger des cailloux et boire de l’essence plutôt que de se séparer », raconte ainsi le patron, Guillaume Provost, à GamesBeat. Le détail de l’opération reste cependant opaque et, si le studio récupère tous ses droits d’édition, on ne connaît pas les conséquences sur les effectifs. K.
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