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Présentation de SlyOS, un système basé sur Arch linux équipé d'OpenRC, ReGreet et niri

Arch Linux est une distribution très connue pour être une bonne base permettant de créer son propre système Linux personnalisé de fond en comble. La possibilité d’y ajouter des logiciels libres peu connus du grand public via l' AUR est l’une des grandes forces d’Arch Linux.

J’ai donc une vision personnelle assez précise du bureau Linux idéal, et je souhaite la partager ici en vous présentant un projet sur lequel je travaille depuis un peu moins d’un an, presque non-stop. Ma propre distribution Linux : SlyOS, un système d'exploitation libre distribué sous licence GPLv3.

Par exemple, voici quelques logiciels disponibles dans l'AUR : DeaDBeeF, Cine, Warehouse, Carburetor, …

Arch Linux est aussi une distribution valorisée par son choix presque illimité d'environnements de bureau. En effet, on peut prendre l'exemple de mon expérience personnelle sur ce point.

J’ai tout d'abord commencé par découvrir GNOME. Son interface m’a immédiatement convaincu et il reste aujourd’hui l’un de mes environnements de bureau préférés. La principale réserve que j’ai à son sujet concerne sa dépendance trop marquée à plusieurs composants de systemd (j’expliquerai plus tard dans la dépêche ce qui me tracasse vraiment à ce sujet).

GNOME

J’ai ensuite essayé plusieurs environnements de bureau moins répandus, notamment Pantheon. Je reste particulièrement attaché à son interface, mais j’ai fini par l’abandonner en raison de bugs que j’ai rencontrés avec le compositeur Gala, ainsi que des difficultés liées à la transition de X11 vers Wayland. Cette transition a notamment retiré Plank, que j’appréciais beaucoup, sans vraiment lui apporter de remplaçant…

Pantheon

Ou encore moins connu : herbstluftwm que j'aimais beaucoup mais que j'ai fini par abandonner aussi à cause du manque d'outils de personnalisation sur X11 pour un gestionnaire de fenêtre si minimal.

herbstluftwm

J'ai aussi testé plein d'autres gestionnaires de fenêtre et de d'environnements de bureau tels que Cinnamon, Xfce, Hyprland, Fluxbox, LXQt, MATE, Sway, IceWM

Avec le temps, j'ai façonné quelques opinions sur les différentes options que nous propose la communauté. Par exemple, cela peut en affecter certains, mais j’essaie d’éviter Qt au maximum et de privilégier GTK. Ma position concerne principalement le modèle économique de Qt : je ne reproche pas à un projet libre de chercher à se financer, mais Qt repose notamment sur les revenus provenant de logiciels propriétaires et de licences commerciales (proposant des offres payantes sur son site web). Je préfère donc soutenir des projets qui privilégient d’autres modèles, comme les dons, à l’image de ce qui existe autour de GTK. Ma position peut paraître controversée, notamment parce que l’écosystème Linux dépend lui aussi largement de grandes entreprises (comme Google, ou même Microsoft qui détient GitHub). Je ne prétends donc pas pouvoir éviter toute dépendance de ce type, mais j’essaie, autant que possible, de privilégier des logiciels et des projets capables de subsister sans être directement financés par le logiciel propriétaire.

De même, je n’aime pas vraiment systemd car c'est de plus en plus un programme qui obtient le monopole, avec une étendue de fonctionnalités et une complexité qui s'éloignent du principe KISS. Surtout que récemment, systemd a été au cœur de débats controversés, notamment à travers une proposition de vérification de l’âge intégrée directement à celui-ci. Le problème n’est pas uniquement l’existence de ce champ optionnel (birthDate), mais le fait que systemd puisse devenir un point central pour intégrer ce type de mécanisme à l’avenir. C'est pourquoi je préfère limiter les composants centraux aux fonctions dont le système a réellement besoin.

Cette problématique de vérification d'âge ne se limite d'ailleurs pas à systemd : le plus gros problème actuel est aussi xdg-desktop-portal. Mais il est à l'heure actuelle compliqué de changer cela, puisque xdg-desktop-portal est une dépendance presque cruciale dans Arch Linux. Un paquet alternatif contenant un patch pourrait être envisageable dans le dépôt de SlyOS via notamment l'alternative de xdg-desktop-portal Ageless Linux, mais je n'ai pas vraiment le temps d'accomplir cela pour l'instant.

J'ai dû parfois remettre en question certaines de mes opinions comme ma préférence à X11. Cela a par exemple opéré quand j'ai découvert niri et la stabilité et fluidité de Wayland nettement supérieure à X11.

niri

SlyOS
SlyOS est basé sur Arch Linux et construit à l’aide d’archiso. Le projet a commencé comme une expérience personnelle pour en apprendre davantage sur Linux. Je me suis rendu compte par la suite qu’il y avait un réel intérêt à proposer ma vision du bureau Linux parfait, car je ne l’avais étrangement vue nulle part ailleurs (par défaut dans un système d'exploitation).

Je sais que les concepts revendiqués par une distribution peuvent paraître flous ou consensuels (moderne, léger, simple à utiliser, intuitive, personnalisable, performant, stable, respectant le principe KISS), mais dans SlyOS, chacun de ces principes correspond à des choix concrets et justifiés qui permettent à SlyOS d'être une distribution :

  • Moderne : SlyOS propose niri, un gestionnaire de fenêtres entièrement basé sur Wayland, relativement récent, qui a déjà fait ses preuves (notamment par sa popularité en croissance exponentielle) et qui bénéficie d’un développement actif.

  • Légère : la version minimale de SlyOS contient moins de 700 paquets, tandis que la version complète en contient moins de 850. Les ISO sont nettement plus légères que celles de nombreuses distributions x86_64, réduisant les composants susceptibles de poser problème, sans pour autant supprimer les fonctionnalités essentielles.

  • Simple d’utilisation et intuitive : SlyOS propose un programme d’accueil dès le live ou après l'installation, présentant les raccourcis principaux. Le système peut être utilisé sans ligne de commande grâce à Pamac. Le bureau minimal et l'accès aux paramètres permettent à un débutant de prendre le système en main rapidement.

  • Performante et stable : SlyOS utilise le noyau linux-cachyos-lts pour un bon compromis performances/stabilité. La consommation de RAM au démarrage est très basse grâce à un nombre limité de services en arrière-plan grâce à l'esprit minimaliste de SlyOS.

  • Personnalisable : SlyOS s’appuie sur des outils Wayland comme Ironbar, Wofi, Hyprlock ou Vibepanel. Ils offrent un environnement complet tout en laissant une grande liberté de modification (ils peuvent être désinstallés et remplacés). Le choix de niri facilite également cette personnalisation profonde puisque largement reconnu dans le domaine du "Rice".

  • Respectueuse de la vie privée : remplacer systemd par OpenRC est une première marche vers une meilleure protection de la vie privée dans un système Linux. De plus, SlyOS contient LibreWolf, un navigateur axé sur la vie privée bloquant le pistage, ainsi que les extensions uBlock Origin (bloqueur de pubs et traqueurs efficace) et Decentraleyes (empêche le suivi par les CDN en servant les ressources localement). Il intègre aussi le DNS Mullvad Base qui chiffre vos requêtes DNS pour empêcher les écoutes et les fuites de données vers votre FAI.

  • Suivre le principe KISS en évitant systemd (plus d'informations ici) : SlyOS utilise OpenRC, un système d'initialisation qui suit une approche plus modulaire et plus proche du principe KISS que systemd, régulièrement critiqué pour son poids et sa complexité. Ce choix permet d'éviter de renforcer la position dominante de systemd tout en limitant les risques de dérive (comme l'intégration d'un champ birthDate).

À ses débuts, la distribution ne respectait pas entièrement tous ces critères. Elle utilisait GNOME / MATE, avec systemd ainsi que le noyau linux-cachyos-lts.

La distribution ressemblait à ceci à ses débuts, dans sa version 0.1 « Dxtrus » (pour "dexterous" en anglais) :

SlyOS

SlyOS

Depuis, le projet a considérablement évolué et est progressivement devenu un système plus complet et abouti, illustrant concrètement la direction prise par SlyOS. La version 0.2 « Invativ » (pour "innovative" en anglais) utilise désormais :

  • niri comme gestionnaire de fenêtres
  • OpenRC comme système d’initialisation
  • ReGreet, une interface de connexion en GTK4 écrite en Rust pour greetd
  • Le noyau linux-cachyos-lts
  • Plymouth pour afficher un écran graphique lors du démarrage et de l’arrêt du système

Voici à quoi ressemble la distribution depuis :

SlyOS

SlyOS

La distribution inclut également un centre de contrôle appelé Thymbr, qui permet de configurer de nombreux aspects du système depuis une interface centralisée. Cela rend SlyOS bien plus intuitif et simple d’utilisation, bien que le caractère intuitif se juge surtout à l'utilisation.

Le site web du projet est disponible ici

Je vous conseille d’y jeter un coup d’œil. Le site propose une version française et fournit des explications plus approfondies sur le projet, notamment à travers les principes présentés sur la page d’accueil ainsi que la FAQ, accessible dans la catégorie « Aide ». Le meilleur moyen de se faire une opinion reste de tester SlyOS, par exemple dans une machine virtuelle.

La configuration archiso est disponible sur Codeberg : https://codeberg.org/Minaucro/SlyOS

Je travaille à rendre SlyOS pratique, optimisé, simple et performant, selon ma propre vision d’un système d’exploitation Linux destiné aux ordinateurs de bureau. Le projet est encore en développement, mais il est déjà suffisamment mature pour être testé et utilisé au quotidien.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.


SlyOS a été créé par Minaucro (slyos@minaucro.fr).

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Podcast Projets Libres épisode 73 : Kernel Recipes, la conférence technique autour du noyau Linux en France

Podcast Projets Libres épisode 73 : Kernel Recipes, la conférence technique autour du noyau Linux en France

Depuis 13 ans, Kernel Recipes est la conférence technique sur le noyau Linux en France.

Nous avons invité Anne Nicolas, créatrice de l'évènement, à venir raconter l'histoire de Kernel Recipes, de son idée née autour d'un barbecue à son édition 2026.
Vous découvrirez aussi ce qui rend cette conférence différente des autres !

L'édition 2026 aura lieu du 21 au 23 septembre 2026.

Une transcription complète, agrémentée de vidéos, est, comme d'habitude disponible pour cet épisode.

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Multikernel Linux Tree Released: Runs Multiple Kernels On Bare Metal Without a Hypervisor

"Multikernel Technologies has put out mklinux v7.0-mk2, the first public release of the multikernel Linux tree it's been building since last year," reports the blog It's FOSS: The basic premise of the project is that one physical server can run several independent Linux kernels side by side, each with its own dedicated CPUs and memory. So, the same box could run a database on one kernel and a GPU training job on another without either kernel touching the other's resources... One kernel runs as the host, controlling the machine's CPUs, memory, and PCI devices. When it spins up a new kernel instance, that instance gets its own dedicated slice of hardware and boots straight onto it using Linux's kexec mechanism, running natively rather than under a hypervisor. The host tracks all of this through device tree overlays under /sys/fs/multikernel/, and it can shift hardware between running instances while everything stays up. That's a different setup from both VMs and containers. A VM still puts a hypervisor and a host kernel between the app and the hardware. A container skips the hypervisor, but every tenant on the machine shares one kernel... This release only supports x86_64 hardware, though Multikernel Technologies says the architecture-specific code is already modular enough for other ports to follow later. The article notes they're selling multiple products based on the kernel tree, including one for running AI agents in their own kernel with direct GPU access and one that promises to patch a running kernel without taking the system down.

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Debian Linux developers vote to allow "Responsible Use of Generative AI" | GamingOnLinux

ET MERDE.
Debian accepte les contributions IA.
Et pire que ça, il n'impose pas de signaler qu'une contribution est faite par IA (Du coup, est-ce que Debian est techniquement illégale en Europe ? https://sebsauvage.net/links/?Dsqw5g)

Je vois deux problèmes:
- Le fait de tolérer une technologie moralement inacceptable (utilistion d'une technologie aux mains de milliardaires facistes, vol des créateurs, exploitation de travailleurs, désastre écologique...) me semble contraire au contrat social de Debian (https://fr.wikipedia.org/wiki/Contrat_social_Debian).
- Le code produit par les LLM peut être une copie de code existant sous licence restrictive, ce qui pourrait mettre juridiquement Debian en danger. (Je rappelle que Microsoft a tenté d'ANNIHILER Linux à cause d'un brevet sur la FAT32.)

Bref... c'est une super mauvaise décision.

Debian va contenir de l'IA. Rsync contient de l'IA. Même RClone a un Agents.md.
L'IA est l'amiante que nous accumulons dans nos systèmes informatiques. Un jour on en paiera le prix.

Voir aussi : https://itsfoss.com/news/debian-allows-ai-contribution/

EDIT: Des développeurs Debian quittent le projet : https://lists.debian.org/debian-project/2026/08/msg00041.html. Je copie-colle ici son message:
« Initially sent to debian-private, shared here because I want the consequences of Debian fully embracing fascist-backed technology to be known.
I do not expect any other Debian Developer to follow my example, that the most pro-LLM of all options won the last vote tells me all I need to know about the people I used to work with.
Do not CC me if you answer to that e-mail, I am no longer interested in anything coming from Debian.
-----
I can not support the current decision of Debian about LLM use, and am no longer willing to be seen as a part of Debian under these new rules. Pretending to have a "neutral stance" when faced with fascism is not neutrality, it’s active collaboration.
Fuck that, I’m out, I don’t really care if it’s through "emeritus" status or erasure from databases. You can replace me with some agentic AI anyway, so do not even try to pretend you’re going to miss me.
I don’t think I have ever been so disappointed by a community I used to trust. »
(Permalink)
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Omarchy is the best Linux distro for old laptops | DeepakNess

On entend beaucoup parler de Omarchy, la distribution Linux à la mode.
Attention tout de même: J'ai lu à plusieurs endroits que cette distribution pose de nombreux problèmes de sécurité. Genre: Les notifications peuvent exécuter des scripts bash. Même le titre d'une vidéo peut provoquer des injections bash. (https://typo.social/@victor/117163525362277667)
Ou encore : Le nom d'un périphérique USB est évalué comme du code Lua qui tourne avec les droits d'Hyprland (le gestionnaire de fenêtres).
Fuyez.
(Cette distribution a déjà des surnoms: "bash slop" ou "Le Cybertruck des distributions", c'est dire.)

Et cette distribution a été fondée par quelques techbros millionaires, dont certains sont ouvertement facistes. Et il y a Jack Dorsey dans le lot, ce qui devrait vous rendre particulièrement méfiant vis-à-vis de cette distribution.
https://codeberg.org/fynn/evil-people/src/branch/main/evil-people.csv

Voir aussi :
https://blog.happyfellow.dev/merchants-of-insecurity/
https://blogs.gnome.org/alatiera/2025/11/06/dhh-and-omarchy-midlife-crisis/
https://マリウス.com/a-word-on-omarchy/
(Permalink)
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A Rosier Future for Linux Gamers? Epic Games Announces Linux Version of Its Storefront

"Epic Games has confirmed that it is working on a Linux version of its storefront, potentially removing the need for third-party launchers on platforms such as Steam Deck," reports PC Guide: The confirmation came during an Ask Me Anything (AMA) on the Epic Games Store's community Discord server. When a user asked whether Epic had any plans for a Linux version of its launcher, an Epic staff member confirmed that it is coming "soon(TM)" in emoji form. Of course, that is far from confirming any kind of date, but it is official confirmation of a Linux version nonetheless. "On top of that, Nvidia's GeForce Now [cloud gaming] app for Linux is also official, having emerged from beta," writes TechRadar, calling it all part of "a rosier future for Linux gamers." And while it's not related to gaming, OpenAI's ["preview"] release of a ChatGPT app for Linux is another milestone for the platform... OpenAI said: "Linux has been one of the most-requested platforms for the desktop app, and this launch extends ChatGPT and Codex across every major desktop operating system." The Epic Games Store arriving natively is great news for gamers running Linux — including SteamOS — as it means a much more convenient way of playing games from the store, as opposed to the current situation with fudging and workarounds (using a third-party app such as the Heroic Games Launcher)... Epic's own Fortnite doesn't work on Linux (and that's down to Epic actively blocking the game from running due to issues around cheating, which remains a source of controversy). Given the apparent changing attitude here with its launcher being ported over, maybe Epic will reverse course on Fortnite eventually. Some gamers on Reddit are highly skeptical about that possibility though, and as one doubting Redditor put it: "I wouldn't hold my breath."

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Linux Kernel 7.2 Has Been Officially Released with Many New Features

Linux Kernel 7.2 has just been officially released with a slew of new features, reports the blog 9to5Linux. Highlights of Linux 7.2 "include cache-aware load-balancing support, initial HDMI 2.1 FRL support to the AMDGPU driver, support for devres-based management of ACPI notify handlers, initial CRI platform support for the Intel Xe driver, and Rust support for the IBM System/390 (S/390) architecture." Linux kernel 7.2 also introduces a "Fair(er)" GPU scheduler, support for the 'zerocopy' library to Rust support to make zero-cost memory manipulation effortless, new hwcaps for the 2025 dpISA extensions on the AArch64 (ARM64) architecture, and enables large folios by default for the Btrfs file system. It also brings Intel CPU model number support for Panther Lake R processor series, improvements to the kernel's swap subsystem, support for multi-size transparent huge pages (mTHPs) to the khugepaged kernel thread, and support for compressed files to the SMB filesystem. On top of that, Linux 7.2 improves the new NTFS filesystem introduced in Linux kernel 7.1, adds devicetree updates for 64-bit NXP/Freescale and Qualcomm platforms, introduces MPTCP signaling support for IPv6 addresses, adds GRO/GSO support for PPPoE, and brings more SMP load-balancing updates... [T]he TCP authentication option has been implemented, and there are also some Thunderbolt networking improvements. Also worth mentioning is that the KVM subsystem has received support for AMD's "guest-mode execution trap" and Intel's "mode-based execution control" (MBEC) features, the NFS file system's default block size was bumped to 4MB on systems with at least 16GB RAM, and support for the Intel Trusted Domain Extensions (TDX) feature has been added. Thanks to Slashdot reader prisoninmate for bring the news.

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Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

Bonsoir à toutes et à tous !

Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources.

Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois inaccessible pour des populations loin des grandes métropoles où l’on trouve désormais de nombreuses associations et collectivités qui promeuvent et qui portent assistance à la population pour faire revire leur PC et entrer dans un monde numérique plus « juste » et plus respectueux de notre vie privée et de notre planète.

Certains disent que le PC est mort, mais nous, nous le pensons pas ! Cette machine à écrire des temps modernes a du sens : le partage des savoirs et des savoir-faire, la création. De part leur essence, la plupart des distributions GNU/Linux respectent l’utilisateur, ne sont pas intrusives et permettent d’utiliser des machines devenues obsolètes aux yeux des GAFAM. D’après HOP, 55 % des PC sous Windows 10 sont directement concernés par l’incompatibilité quant à l’utilisation de Windows 11. Nous souhaitons prouver qu’une alternative existe et qu’elle n’a rien à envier aux GAFAM !

Notre modèle est basé sur une association et, OUI on parle « argent » dès la page d’accueil du site, car nous rémunérons nos linuxAngels pour leur travail qui consiste à aller chez le particulier et à effectuer une migration de Microsoft Windows vers Linux Mint qui est la distribution que nous avons choisie avec son environnement Cinnamon.

Bien évidement, nous recherchons des linuxAngels, des ami·e·s (assos, gulls, collectifs…) qui parlent de nous et qui nous aideraient à relever ce défi mais aussi des collectivités pour réaliser des projets à grande échelle, etc.

Voilà !

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EmmaDE6 1.02 améliore encore l’accessibilité aux déficients visuels

Ce 27 juillet 2026, le collectif Emmabuntüs vient d’annoncer la sortie de sa nouvelle version Emmabuntüs Debian Édition 6 1.02, basée sur la Debian 13.6 Trixie et supportant les deux environnements de bureau XFCE et LXQt.

Première séance de formation au Centre  Polyvalent Saint-Augustin de Lomé, du 9 au 10 juillet 2026

Rappelons que cette distribution est née au sein du Mouvement Emmaüs, pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations, notamment humanitaires, mais aussi pour favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, tout en prolongeant la durée de vie du matériel informatique, ce qui réduit le gaspillage lié à la surconsommation de matière première.

La nouvelle évolution de cette distribution concerne essentiellement des améliorations en matière d’accessibilité avec notamment un retour à la version stable d'Orca 48.1.1 ainsi qu’une meilleure prise en charge de la synthèse vocale Piper, ce qui améliore notablement le confort d’écoute du système.
Cette distribution a été utilisée lors de la première séance de formation dispensée au Centre Polyvalent Saint-Augustin de Lomé, à l'intention des futurs référents représentant les 10 structures spécialisées pour les personnes déficientes visuelles du Togo.

Pour mémoire ces actions se font en collaboration étroite avec l’A.S.I. YOVOTOGO qui prévoit aussi l’installation d’une première salle informatique au Cameroun, marquant une nouvelle étape dans l’expansion géographique de ses actions dans cette région d’Afrique.

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GOG Galaxy bientôt sur Linux ? Vraiment ?

La rumeur ne date pas d’hier, déjà en janvier GOG Galaxy annonçait vouloir s’intéresser à Linux. La société, pressée qu’elle était par les nouveaux joueurs sous Steam Deck et autres, annonçait alors étudier la question. Sept mois plus tard, l’étude semble toujours en cours mais sans aucune évolution réelle de son offre.

La nuance est peut-être qu’on est passé d’une étude de la question à une phase de travail plus amorcée, mais c’est un euphémisme de dire qu’on est encore très loin d’un résultat concret. GOG indique travailler activement à un support de son client/bibliothèque/boutique de jeu. La société annonce avoir embauché un spécialiste pour un portage de l’outil logiciel sur Linux. Un unique développeur en solo. Ce n’est pas un engagement énorme et le travail nécessaire pour rendre l’outil compatible et exploitable sous Linux demande peut-être un peu plus de matière grise pour que cela advienne rapidement.

Du reste, GOG n’annonce ni date ni projet véritable. L’éditeur décrit plutôt son intention dans une manœuvre très marketing mais sans réelle portée technique pour le moment. Il faut dire que la tâche est ardue. Pour que la solution GOG Galaxy ait du sens sous Linux il faut que l’entièreté de son offre soit reprise. Cela veut dire que le catalogue de jeux soit accessible, que les jeux Windows soient téléchargeables, mais cela sous-entend également la bonne prise en charge des mises à jour et la gestion des sauvegardes. L’offre GOG assure également une fonction Rollback qui permet de revenir à une version précédente d’un jeu si une mise à jour pose problème. Un véritable casse-tête puisque chacun de ces éléments réclame des protocoles spécifiques pour chaque jeu. Si on considère ce travail de portage comme premier défi, il faut le mesurer aux suivants qui entrent ensuite en jeu.

GOG Galaxy

GOG Galaxy sous Linux, un défi de taille

D’abord, rendre le catalogue lisible par les utilisateurs sous Linux, leur assurer que le jeu qu’ils achètent sera bien compatible avec leur matériel. Et ce n’est pas une mince affaire. Valve a réglé en bonne partie ce problème en proposant son propre matériel et n’indique pas la compatibilité Linux systématique, mais la compatibilité Steam Deck / Steam OS. L’éditeur a été largement aidé pour cela par la présence de son parc et des millions de jeux testés en direct avec retour de crash test de la part des joueurs. De quoi proposer des corrections de son écosystème tout en poussant les studios à proposer des mises à jour techniques de leurs titres. GOG n’a pas cette force de frappe et n’a pas de matériel pour parvenir au même résultat. Évidemment, GOG Galaxy pourrait parfaitement se baser sur les résultats de Valve pour alimenter ses propres bases de données. Intégrer le moteur de jeu Proton ou autre dérivé de Wine sera « peut-être » un peu plus compliqué sur une base de matériel protéiforme et là on voit assez mal comment un seul développeur pourrait « garantir » l’exécution parfaite d’un jeu sous Linux acheté via la plateforme.

Car c’est cela qui est en jeu ici, pour que l’offre Linux ait du sens pour l’entreprise, il faut pouvoir assurer qu’un jeu Windows acheté depuis un GOG Galaxy fonctionne bien. Et cela malgré tout l’exotisme possible de l’équipement du joueur. Sinon les ventes ne suivront pas. Valve a pris le taureau par les cornes en s’engageant sur un double front matériel et logiciel depuis fort longtemps. L’investissement en temps a dû être colossal tant pour la partie logicielle que matérielle. L’éditeur a pu compter sur son trésor de guerre pour l’assumer. La solution pourra être de proposer le téléchargement d’un test à faire tourner sur son PC sous Linux afin d’établir un niveau de capacité et de compatibilité… Là encore ce serait un vrai défi à développer en solo. 

L’annonce d’un GOG Galaxy qui travaille à son portage sous Linux reste donc encore et toujours un vœu de la part de la marque. Mais comme pour EPIC, on sent que la solution miracle pour y parvenir n’a pas encore été trouvée. Et avec une seule embauche, il faudra bien un miracle pour y parvenir. À moins que le rôle de cette embauche soit de concentrer le talent de développeurs extérieurs, je ne vois pas comment l’éditeur pourrait s’en sortir.

La plateforme de jeux GoG s’intéresse de près à Linux

GOG Galaxy bientôt sur Linux ? Vraiment ? © MiniMachines.net. 2026

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'KVM Chainsaw' Expected to Hit Linux 7.3 For Dealing with 'God Data Structure'

An anonymous reader shared this report from Phoronix: A patch series that appears destined for the upcoming Linux 7.3 merge window is what's dubbed the "KVM Chainsaw" as a major code clean-up in dealing with the kvm_mmu "god data structure". Red Hat engineer and KVM maintainer Paolo Bonzini has merged the kvm-chainsaw branch to KVM's "next" Git branch. With this KVM Chainsaw work now in the next branch, it should be submitted for the upcoming Linux 7.3 cycle. The KVM Chainsaw work deals with the kvm_mmu structure being overloaded with multiple uses and splits it down into three parts for better handling current KVM usage. Paolo explains of KVM Chainsaw with the merge to the KVM.git next branch: "The kvm_mmu is a "god data structure" that includes three different tasks: describing the guest page table's format, walking the guest page tables and building the page tables. This means that the (already poorly named) nested_mmu is only used in part, since it has no page tables to construct. Furthermore, some parts are reused across guest and host page tables (such as the reserved bits detector) but others are not; for example permission_fault is replaced by simplified code such as is_executable_pte(). This series cleans this up by splitting kvm_mmu in three parts...

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Linux : Astuce simple

À force d'années, votre répertoire /home contient sans doute une quantité invraisemblable de fichiers inutiles, sans doute même venant d'applications que vous n'utilisez plus. Même sans aller jusqu'à des solutions d'isolement genre firejail/bubblewrap, on peut cantonner simplement une application à son répertoire fin qu'elle n'aille pas placarder ses fichiers partout dans votre $HOME.
Pour cela, créez juste un répertoire pour cette application, et mettez dedans un script pour la lancer:

#!/bin/env bash
mkdir -p ./home 2>/dev/null
export HOME="$(readlink -f ./home)"
/usr/bin/monapplication

Au lieu de placer ses fichiers dans votre $HOME, elle écrira ses fichiers uniquement dans le sous-répertoire "home"
C'est trivial mais généralement suffisant pour éviter que le bordel se répande.

Notez que cela peut également être utile pour déplacer l'application avec toutes ses données, sur un autre compte ou une autre machine, ou encore pour sauvegarder d'un coup les données de l'application.
(Permalink)
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