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La sécheresse de l’été 2026, un gros coup dur de plus pour l’économie européenne

Le niveau des fleuves d’Europe est au plus bas, l’eau qui tombe du ciel se fait rarissime, les sols sont asséchés… C’est toute l’économie européenne qui est affectée avec des dizaines de milliards d’euros de préjudice. Le quotidien britannique “Financial Times” fait le tour des effets de cette situation hors norme sur l’économie du Vieux continent.

© Dessin de Kamensky, Autriche/Cartoon Movement.

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La catastrophe au Népal, un avant-goût de ce qui attend toutes les régions montagneuses

Le réchauffement particulièrement rapide des régions montagneuses fait fondre la glace logée dans les fissures des parois rocheuses, qui joue le rôle de ciment. Et de nombreux glaciers d’altitude sont dans le même état que celui qui s’est effondré le 26 août au Népal, préviennent les chercheurs interrogés par le “New Scientist”.

© PHOTO ATUL LOKE/THE NEW YORK TIMES

Un habitant observe ce qu’il reste du village de Devighat, dans le district de Nuwakot, au Népal, le 30 août 2026, quelques jours après le déferlement d’une gigantesque coulée de boue.
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Comment les pays africains se préparent à un super-El Niño

Les alertes et mises en garde se multiplient alors que se précise l’intensité du phénomène El Niño, qui sera particulièrement forte, avertit l’Organisation météorologique mondiale. Sur le continent africain, les États multiplient les cellules de crise afin d’anticiper ses conséquences destructrices.

© Photo PATRICK MEINHARDT/AFP

Des drones sont déployés au-dessus d’un champ pour le fertiliser, à Musereita (Kenya), le 21 octobre 2022.
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La chaleur, les incendies et les inondations font des ravages sur l’économie

Les événements météorologiques extrêmes favorisés par le changement climatique commencent à réellement peser sur les prix, la productivité du travail et les recettes fiscales des États, prévient “The New York Times”. La seule solution, pour limiter les dégâts, est de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement planétaire.

© BRUCE OMORI / NYT

Des agents dégagent un arbre abattu par le vent, à Hilo, à Hawaii, le 15 août 2026, après le passage de la tempête tropicale Lala.
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Ce que l’analyse des coraux nous dit sur le phénomène El Niño

Une étude reposant sur l’analyse de la composition des coraux qui poussent dans les eaux des Galápagos montre une intensification des épisodes d’El Niño depuis que l’humain émet des gaz à effet de serre. Le réchauffement d’origine anthropique est souvent désigné comme cause des épisodes plus marqués d’El Niño, les preuves commencent à s’accumuler.

© PHOTO HANDOUT/SCHMIDT OCEAN INSTITUTE/AFP

Des coraux de l’archipel des Galápagos, en Équateur, en 2023.
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Un bilan très lourd redouté en Algérie après les incendies dans la province de Jijel

Les incendies survenus à la fin du mois d’août en Algérie ont fait douze morts selon le dernier bilan officiel. Mais des sources locales font état d’au moins plusieurs dizaines de victimes. Alors que les autorités ont annoncé avoir maîtrisé les feux, l’heure est à la réponse judiciaire : dimanche 30 août, le président, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé vouloir rétablir la peine de mort pour ceux qu’il désigne comme des “pyromanes”.

© Photo/AFP

Un homme inspecte sa maison après qu’elle a été ravagée par un incendie de forêt à Bordj Tahar, une ville et commune de la province de Jijel, dans le nord-est de l’Algérie, le 27 août 2026.
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Au moins 35 000 morts en excès en Europe pendant les canicules de 2026

Même si le bilan définitif n’est pas encore connu, on sait déjà que l’été a été particulièrement meurtrier en Europe. La compilation des données nationales disponibles laisse penser que la surmortalité due aux vagues de chaleur à répétition dépasse les 35 000 morts, prévient “The Guardian”.

© PHOTO ROMAIN PERROCHEAU/AFP

Le thermomètre de l’enseigne d’une pharmacie à Bordeaux, le 17 juin 2026.
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En Indonésie, El Niño amplifie les incendies sur des terres surexploitées

La sécheresse entraînée par ce phénomène océanographique d’ampleur exceptionnelle provoque cet été des feux de forêt dans tout l’archipel. Mais la presse locale souligne également le rôle de la transformation excessive des sols et des écosystèmes forestiers.

© ABRIANSYAH LIBERTO/REUTERS

La ville de Palembang, dans le sud de l’île indonésienne de Sumatra, enveloppée par les fumées des incendies de forêt, le 25 août 2026.
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Vers un phénomène El Niño d’une ampleur sans précédent, alertent les Britanniques

Le Met Office, l’organisme public britannique chargé des prévisions météorologiques a annoncé vendredi 21 août qu’avec des températures des eaux du Pacifique excédant de 3 °C les températures habituelles, d’après les estimations, le phénomène El Niño en cours devrait être exceptionnel. Ce qui contribuera probablement à faire de 2027 l’une des années les plus chaudes de l’histoire.

© DAN KITWOOD / Getty Images via AFP

Londres sous la pluie.
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Éric Servat : « L’eau ne doit pas être otage des luttes politiques »

Bassines, sécheresse, Plan Eau, dessalement… Figure majeure de l'hydrologie française, Éric Servat sonne l'alarme face à un débat qu'il juge gangrené par l'idéologie. Il appelle à revenir d'urgence aux faits, à la science et aux réalités locales.

Hydrologue spécialiste de la gestion de la ressource en eau, Éric Servat a passé plusieurs décennies à l'étudier sur le terrain, en particulier en Afrique, avant de diriger des institutions de recherche de premier plan. Directeur honoraire du Centre international UNESCO sur l'eau, qu'il a créé en 2020, directeur de recherche à l'IRD et professeur associé à l'université de Montpellier, il observe aujourd'hui avec inquiétude la tournure prise par le débat français.

Au point de prendre la plume. Dans Le Grand Défi de l'eau, publié il y a quelques mois, il s'attaque aux idées reçues, aux postures militantes et aux solutions toutes faites qui, selon lui, ont progressivement contaminé la gestion d'une ressource pourtant trop vitale pour devenir un champ de bataille idéologique.

Les Électrons Libres : Vous décrivez votre livre comme « un plaidoyer pour la raison, l'espoir et l'action ». Que voulez-vous dire par là ?

Éric Servat : J'en avais assez d'entendre n'importe qui dire n'importe quoi. Dans les pays où j'ai vécu, notamment en Afrique, j'ai approché de près la problématique de la ressource en eau. J'ai vu des gens en grande difficulté par manque d'eau ou parce qu'elle était de mauvaise qualité. C'est pourquoi j'aimerais qu'on retrouve un peu de sérénité sur cette question en France, où tous les sujets sont devenus clivants et polémiques, générant de l'hystérie et de la violence, de façon presque indécente au regard de la situation des pays sahéliens par exemple. Pour l'eau comme pour d'autres sujets nous avons, en France, une capacité d'analyse, de décision et d'action que beaucoup nous envient.

Les débordements du printemps 2023 autour des « mégabassines » à Sainte-Soline m'ont choqué. C'est en partie la raison de ce livre : répondre à des discours souvent purement militants, donner au grand public des clés de compréhension et souligner les progrès accomplis ces dernières décennies en matière de gestion de la ressource. Certes, en tant que scientifique, il est compliqué de se positionner car le débat est fréquemment préempté par des visées de politique politicienne. Des gens qui n'y connaissent rien martèlent des affirmations erronées parce que leur projet politique sous-jacent est de renverser le « système » et de mettre en place un autre modèle de société. L'eau ne doit pas être otage de ces luttes politiques. Elle mérite mieux que ça.

Un discours rationnel est-il encore audible ?

Difficilement, car une partie de la communauté scientifique est elle-même partie prenante. On l'a vu lors des débats sur la loi Duplomb : les faits et les données ne sont pas pris en compte. Il faut revenir aux fondamentaux. Nos sociétés se sont construites depuis la nuit des temps autour de l'eau, dont on oublie trop souvent aujourd'hui les dimensions économique, sociale et culturelle.

« La quantité totale de précipitations ne change pas beaucoup, mais l'irrégularité s'accroît »

Comment le changement climatique affecte-t-il le cycle de l'eau ?

Le cycle hydrologique (précipitations, ruissellement, infiltration, évaporation) est modifié par le réchauffement : davantage d'évaporation, davantage de transpiration par les plantes. Résultat, une partie de l'eau remonte plus vite et plus fort vers l'atmosphère et les sols se dessèchent plus rapidement, notamment en surface. Autrement dit, le cycle de l'eau s'accélère et l'atmosphère stocke davantage de vapeur d'eau supplémentaire : 7 % de plus pour une hausse de température de 1 degré.

On observe déjà les conséquences de cette situation. Dans l'arc méditerranéen, que je connais bien puisque je vis à Montpellier, les classiques épisodes dits « cévenols » surviennent dans une atmosphère bien plus chargée en vapeur d'eau, entraînant des pluies potentiellement plus intenses, des crues violentes et un ruissellement accru puisque l'eau s'infiltre mal dans le sol imperméabilisé par la sécheresse. La quantité totale d'eau précipitée ne change pas beaucoup mais l'irrégularité des pluies s'accroît. Au final, une grande partie de cette eau est « perdue » pour la recharge des aquifères.

D'une autre manière, les Pyrénées-Orientales subissent aussi ce changement : de 2022 à 2024, on y a observé une sécheresse d'une intensité telle que certains paysages et certaines contraintes d'usage de l'eau ont temporairement évoqué ceux de régions semi-désertiques, ce qui a fortement impacté l'économie locale (agriculture et tourisme).

« Le mille-feuilles administratif doit être revisité en profondeur. Il faut simplifier le système »

Vous jugez sévèrement les politiques publiques menées depuis des années dans ce domaine. Pourquoi ?

Excessivement complexe, le mille-feuilles administratif doit être revisité en profondeur. Certes, les grandes agences de bassins (dédiées aux principaux fleuves comme le Rhône, la Loire ou la Seine) sont à conserver, leurs Comités de Bassin étant de vrais lieux de discussion et de décision entre tous les types d'acteurs de l'eau. Mais en matière d'exploitation de la ressource en eau, c'est l'échelle du bassin versant qui est pertinente. Or, les compétences sont aujourd'hui éparpillées entre les communes, communautés de communes, départements et régions, auxquelles s'ajoutent celles des agences locales de l'eau, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), des schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE), des PTGE, des CLE, etc. Il faut simplifier le système et s'appuyer sur les contraintes locales.

Vous n'êtes guère plus indulgent pour le Plan Eau, lancé en 2023.

Ce plan n'a rien d'innovant, ni dans ses constats – les mêmes qu'il y a dix ans – ni dans ses recommandations. S'il s'agit juste de prôner la sobriété (mot valise et culpabilisant car évoquant une addiction, auquel je préfère « économies d'eau » ou « optimisation des usages de l'eau ») et l'amélioration de la qualité de l'eau, on n'a pas besoin de grand Plan Eau ! Sauf peut-être dans un État aussi jacobin que le nôtre, dans lequel on a toujours besoin d'un signal « venu d'en haut » …

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