En dehors de Pékin, le gouvernement canadien est le seul à répliquer aux droits de douane infligés par le président américain. En refusant de céder aux exigences de son hégémonique partenaire, le Premier ministre Mark Carney défend tout simplement le monde civilisé, affirme “The Globe and Mail”.
Ces nouvelles mesures de rétorsion, qui concernent des industries de premier plan pour l’économie canadienne, viendront s’ajouter à celles déjà entrées en vigueur ce week-end. À moins que ne soit trouvé un accord plus équitable d’ici à la fin de l’année.
Vendredi 21 août au soir, Ottawa s’est retiré des négociations visant à éviter des droits de douane américains de 50 % sur un certain nombre de produits. Les deux parties s’accusent mutuellement de cet échec, explique la presse nord-américaine, qui s’inquiète de la relance de “la guerre commerciale nord-américaine”.
Le Premier ministre canadien Mark Carney s’est retiré de l’accord commercial avec les États-Unis, jugeant que des modifications apportées au cours de la finalisation du texte étaient “inéquitables, non rentables et remettaient en cause la fiabilité de tout accord”.
Près de 129 milliards de dollars de taxes douanières, jugées illégales par la Cour suprême en février, ont déjà été remboursés aux entreprises par l’administration ou sont en passe de l’être. Le “Wall Street Journal” souligne la “rapidité remarquable” de la procédure.
Des iPhones dans une boutique d’Apple à Bombay, en Inde, le 29 juin 2026. Début août, le groupe américain a déjà reçu 2,2 milliards de dollars de remboursement de droits de douane illégalement imposés.