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Intel s’apprêterait à relever une nouvelle fois le prix de ses processeurs PC. Selon des sources de la chaîne d’approvisionnement citées par le DigiTimes, les tarifs augmenteraient d’environ 10 % à partir du 5 octobre... [Tout lire] Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Ellen Ioanes, le samedi 5 septembre 2026.
Après plus d’une décennie de scandales ayant mis en lumière la surveillance numérique de masse à laquelle ils sont exposés, de plus en plus d’Américains se disent inquiets pour leur cybersécurité. Pour apprendre à “reprendre le contrôle de leur vie numérique”, des ateliers, conférences et soirées festives se multiplient dans les grandes villes, raconte le journal britannique “The Guardian”.
✍ Marion Garreau, le jeudi 3 septembre 2026.
Nvidia, le leader mondial des puces pour l’IA, a confirmé jeudi 3 septembre l’acquisition du franco-américain Hugging Face, une plateforme de distribution de modèles d’IA, pour 12,9 milliards de dollars. Un rachat qui renforce la stratégie dans l’open-source du mastodonte américain, et qui vient aussi servir ses intérêts commerciaux.
Et aussi:
✍ Clément Bohic, le mercredi 2 septembre 2026.
Les auditions de la commission parlementaire sur les dépendances numériques ont témoigné des défis que pose, dans la sphère publique, le déploiement de l’open source.
Le lundi 31 août 2026.
Les trois services disposent de quatre mois, soit jusqu’à la fin décembre, pour se conformer aux obligations supplémentaires prévues par le Digital Services Act.
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Dans un témoignage partagé sur son blog, un ancien développeur de Google raconte comment le nom de domaine qu'il pensait détenir pour le reste de sa vie lui a échappé, et comment il pourrait finir entre de mauvaises mains.
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Combien de noms de domaine contiennent les mots-clés présidentielle et 2027 ? Quels sont ceux avec plombiers ou encore avocat ? Cet outil développé par Next vous apporte les réponses, avec un traitement 100 % local dans votre navigateur.
À l’occasion des 40 ans du .fr, Next vous propose un outil pour effectuer des recherches dans pas moins de 10 millions de noms de domaine dotés de l’extension nationale française. Les données sont issues de l’open data de l’Afnic, puis traitées afin de vous permettre de lancer des recherches en local.
La base de données avec les noms de domaine, leur date de création et celle d’expiration (le cas échéant) pèse environ 75 Mo. Cliquez sur le bouton Charger les données pour lancer le téléchargement ; le temps de chargement peut prendre du temps selon votre connexion Internet. Lorsque c’est prêt, un message affiche : « 10,1 millions de noms de domaines chargés, la recherche est prête ».
Voici un exemple :

Lancez ensuite vos recherches et exportez les résultats au format CSV si besoin. Vous pouvez rendre les liens cliquables, utiliser plusieurs mots-clés, définir des dates limites pour la création des domaines, ne sélectionner que ceux encore actifs, etc.
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40 ans plus tard, le .fr est un succès avec 4,6 millions de noms de domaine actifs. Depuis sa création, plus de 10 millions de noms de domaine ont été enregistrés.
Le .fr est né le 2 septembre 1986, il fête donc aujourd’hui ses 40 ans. Pour se situer, Arpanet basculait intégralement sur TCP/IP et se scindait en deux (activités militaires et le reste) en 1983, donnant ainsi naissance à Internet. Le Web date pour sa part de 1989, puis il est entré dans le domaine public en 1993.
Lors de sa création, la gestion du .fr incombait à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA). En 1997, il est passé dans le giron de L’Afnic, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération.
C’est « l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaine en .fr », explique-t-elle sur son site. L’Afnic s’occupe également des extensions ultramarines .gf (Guyane française), .gp (Guadeloupe), .mq (Martinique), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .re (Île de la Réunion), .tf (Terres australes françaises), .wf (Wallis et Futuna) et .yt (Mayotte).
Pour rappel, toutes les extensions à deux caractères sont attribuées à des pays uniquement et leur gestion relève de la souveraineté des États. On parle de ccTLD pour country-code Top-Level Domain. Avec trois caractères ou plus (.com, .best, .ink…) on parle de gTLD ou TLD génériques, dont le deuxième round d’ouverture vient de se clôturer. Les demandes vont maintenant être examinées.
Revenons au .fr. Selon l’Afnic, il y a pas moins de 4,6 millions de noms de domaines actifs, c’est-à-dire enregistrés et encore valides. Cela ne signifie pas qu’un site s’affiche, simplement que le nom de domaine a un titulaire.
Mais l’Afnic propose aussi, en open data, la liste de l’intégralité des noms de domaines qui ont un jour été enregistrés, et là le compteur dépasse les 10 millions (il y en a donc 5,5 millions qui ne sont plus attribués, et donc de nouveau disponibles). Il y a tout juste un an, nous avions analysés ces 10 millions de noms de domaine pour en extraire les plus loufoques et/ou surprenants, mais aussi des statistiques sur la durée de vie, la longueur, etc.
L’Afnic note une augmentation du nombre de demandes : « Le nombre de noms de domaine en .fr progresse chaque année, mais la croissance de l’extension nationale s’avère particulièrement forte en 2026. Le .fr a gagné 200 000 noms de domaine supplémentaires sur les 10 derniers mois, là où il lui avait fallu 13 mois pour gagner les 100 000 noms précédents ».
D’après nos analyses, passer de 3 à 3,5 millions de domaines a nécessité environ 30 mois, comme pour passer de 3,5 à 4 millions. La progression s’accélère avec 500 000 noms de domaine supplémentaires en 24 mois seulement. En 2025, plus de 800 000 noms de domaines ont été crées, contre plus de 600 000 sur la seule première moitié de 2026. Attention aussi au nombre de résiliations : plus de 600 00 en 2025, contre déjà 350 000 environ en 2026.
40 ans plus tard, le .fr est un succès avec 4,6 millions de noms de domaine actifs. Depuis sa création, plus de 10 millions de noms de domaine ont été enregistrés.
Le .fr est né le 2 septembre 1986, il fête donc aujourd’hui ses 40 ans. Pour se situer, Arpanet basculait intégralement sur TCP/IP et se scindait en deux (activités militaires et le reste) en 1983, donnant ainsi naissance à Internet. Le Web date pour sa part de 1989, puis il est entré dans le domaine public en 1993.
Lors de sa création, la gestion du .fr incombait à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA). En 1997, il est passé dans le giron de L’Afnic, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération.
C’est « l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaine en .fr », explique-t-elle sur son site. L’Afnic s’occupe également des extensions ultramarines .gf (Guyane française), .gp (Guadeloupe), .mq (Martinique), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .re (Île de la Réunion), .tf (Terres australes françaises), .wf (Wallis et Futuna) et .yt (Mayotte).
Pour rappel, toutes les extensions à deux caractères sont attribuées à des pays uniquement et leur gestion relève de la souveraineté des États. On parle de ccTLD pour country-code Top-Level Domain. Avec trois caractères ou plus (.com, .best, .ink…) on parle de gTLD ou TLD génériques, dont le deuxième round d’ouverture vient de se clôturer. Les demandes vont maintenant être examinées.
Revenons au .fr. Selon l’Afnic, il y a pas moins de 4,6 millions de noms de domaines actifs, c’est-à-dire enregistrés et encore valides. Cela ne signifie pas qu’un site s’affiche, simplement que le nom de domaine a un titulaire.
Mais l’Afnic propose aussi, en open data, la liste de l’intégralité des noms de domaines qui ont un jour été enregistrés, et là le compteur dépasse les 10 millions (il y en a donc 5,5 millions qui ne sont plus attribués, et donc de nouveau disponibles). Il y a tout juste un an, nous avions analysés ces 10 millions de noms de domaine pour en extraire les plus loufoques et/ou surprenants, mais aussi des statistiques sur la durée de vie, la longueur, etc.
L’Afnic note une augmentation du nombre de demandes : « Le nombre de noms de domaine en .fr progresse chaque année, mais la croissance de l’extension nationale s’avère particulièrement forte en 2026. Le .fr a gagné 200 000 noms de domaine supplémentaires sur les 10 derniers mois, là où il lui avait fallu 13 mois pour gagner les 100 000 noms précédents ».
D’après nos analyses, passer de 3 à 3,5 millions de domaines a nécessité environ 30 mois, comme pour passer de 3,5 à 4 millions. La progression s’accélère avec 500 000 noms de domaine supplémentaires en 24 mois seulement. En 2025, plus de 800 000 noms de domaines ont été crées, contre plus de 600 000 sur la seule première moitié de 2026. Attention aussi au nombre de résiliations : plus de 600 00 en 2025, contre déjà 350 000 environ en 2026.

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Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Rachel Knaebel, le vendredi 28 août 2026.
La vaste communauté de développeurs de logiciels libres de Debian a discuté pendant l’été d’interdire le code produit avec des LLM. Pour certains, il faut bannir l’IA. Pour d’autres, l’IA est certes nuisible, mais incontournable, et, surtout, déjà là.
Note: le vote est clos et c’est la proposition “choix 5: usage responsable de l’IA générative” qui a gagné.
✍ Elgodjam Hanna, le jeudi 27 août 2026.
Amazon Web Services va intégrer DuckLabs, l’entreprise d’Amsterdam à l’origine de DuckDB, une base de données analytique open source conçue pour être embarquée directement dans les applications. Annoncée le 26 août, l’opération doit permettre à AWS de renforcer ses capacités dans l’analytique tout en donnant à l’équipe de DuckLabs davantage de moyens pour développer son écosystème.
Et aussi:
Le jeudi 27 août 2026.
Selon plusieurs médias américains, le géant des puces électroniques va racheter la plateforme franco-américaine Hugging Face pour 12,9 milliards de dollars. Une acquisition qui constituerait l’une des plus importantes de Nvidia à ce jour.
Et aussi:
✍ Antoine Roche, le jeudi 27 août 2026.
La version 26.8 de LibreOffice est disponible et promet bien des améliorations et correctifs dans trois principaux domaines : la qualité typographique des documents générés, la diversité des systèmes d’écriture qu’elle prend correctement en charge, ainsi que la fidélité avec laquelle les documents conservent leur intégrité lors de leur échange avec d’autres suites bureautiques. Et tout ça, sans intelligence artificielle.
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Pour se plier au DMA européen, Google vient d’annoncer que son moteur de recherche n’allait plus considérer les contenus sponsorisés publiés automatiquement sur les sites de presse comme du spam.
En novembre 2025, la Commission européenne avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre Google soupçonnant l’entreprise de « réduire la visibilité des contenus des éditeurs de médias ». Elle affirmait que la politique relative à l’abus de la réputation d’un site de Google « déclassait les sites web et les contenus des médias d’information et d’autres éditeurs dans les résultats de recherche Google lorsque ces sites comportaient du contenu provenant de partenaires commerciaux ».

La Commission donnait aussi le point de vue de Google : « cette politique vise à lutter contre les pratiques qui auraient pour but de manipuler le classement dans les résultats de recherche ». Et, en effet, depuis mars 2024, l’entreprise avait mis à jour ses règles concernant le spam. Elle y expliquait qu’elle considérait qu’un site utilisait sa réputation de façon abusive « lorsque des pages tierces sont publiées sans supervision ni implication étroite de la part du propriétaire, et que le but est de manipuler le classement dans les résultats de recherche en tirant parti des signaux de classement du site propriétaire ».
Elle ajoutait : « il s’agit des pages sponsorisées, publicitaires, de partenaires ou de tiers qui sont généralement indépendantes de l’objectif principal d’un site hôte ou qui ont été créées sans une supervision ni une implication étroite du site hôte, et qui ne présentent que peu ou pas d’intérêt pour les utilisateurs ».
Mais pour la Commission, « cette politique semble avoir un impact direct sur un moyen courant et légitime pour les éditeurs de monétiser leurs sites web et leurs contenus ».
Google lâche donc, en Europe, du lest sur cette politique. « À la suite de discussions avec la Commission européenne, nous adaptons notre approche en matière d’application de la réglementation au sein de l’Espace économique européen (EEE) et clarifions les critères que nous prenons en compte lors de la mise en œuvre de cette politique », affirme-t-elle.
À partir du 30 août prochain, en Europe seulement, les actions manuelles de Google contre ce genre de pratiques n’affecteront plus le classement des pages incriminées. L’entreprise note qu’elle continue de les étiqueter comme des spams dans son système pour qu’à terme, ces pages soient quand même classées indépendamment du reste du site.
« Bien que nous restions préoccupés par le fait qu’une application trop large du DMA puisse nous empêcher de lutter contre les menaces réelles pesant sur l’intégrité de nos résultats de recherche, nous estimons que cette approche nous permet de lutter contre les tentatives de manipulation des résultats de recherche destinées à nos utilisateurs », assure-t-elle.
« Nous nous félicitons de l’abrogation de cette mesure, qui pénalisait injustement les éditeurs et les autres utilisateurs professionnels de Google Search », a déclaré à Reuters Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne. « Grâce au DMA, Google Search ne reléguera plus les publications de presse au second plan au seul motif qu’elles hébergent du contenu tiers », a-t-il ajouté. « La Commission va désormais surveiller l’application de cette nouvelle politique afin de s’assurer qu’elle est conforme au DMA ».
Pour se plier au DMA européen, Google vient d’annoncer que son moteur de recherche n’allait plus considérer les contenus sponsorisés publiés automatiquement sur les sites de presse comme du spam.
En novembre 2025, la Commission européenne avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre Google soupçonnant l’entreprise de « réduire la visibilité des contenus des éditeurs de médias ». Elle affirmait que la politique relative à l’abus de la réputation d’un site de Google « déclassait les sites web et les contenus des médias d’information et d’autres éditeurs dans les résultats de recherche Google lorsque ces sites comportaient du contenu provenant de partenaires commerciaux ».

La Commission donnait aussi le point de vue de Google : « cette politique vise à lutter contre les pratiques qui auraient pour but de manipuler le classement dans les résultats de recherche ». Et, en effet, depuis mars 2024, l’entreprise avait mis à jour ses règles concernant le spam. Elle y expliquait qu’elle considérait qu’un site utilisait sa réputation de façon abusive « lorsque des pages tierces sont publiées sans supervision ni implication étroite de la part du propriétaire, et que le but est de manipuler le classement dans les résultats de recherche en tirant parti des signaux de classement du site propriétaire ».
Elle ajoutait : « il s’agit des pages sponsorisées, publicitaires, de partenaires ou de tiers qui sont généralement indépendantes de l’objectif principal d’un site hôte ou qui ont été créées sans une supervision ni une implication étroite du site hôte, et qui ne présentent que peu ou pas d’intérêt pour les utilisateurs ».
Mais pour la Commission, « cette politique semble avoir un impact direct sur un moyen courant et légitime pour les éditeurs de monétiser leurs sites web et leurs contenus ».
Google lâche donc, en Europe, du lest sur cette politique. « À la suite de discussions avec la Commission européenne, nous adaptons notre approche en matière d’application de la réglementation au sein de l’Espace économique européen (EEE) et clarifions les critères que nous prenons en compte lors de la mise en œuvre de cette politique », affirme-t-elle.
À partir du 30 août prochain, en Europe seulement, les actions manuelles de Google contre ce genre de pratiques n’affecteront plus le classement des pages incriminées. L’entreprise note qu’elle continue de les étiqueter comme des spams dans son système pour qu’à terme, ces pages soient quand même classées indépendamment du reste du site.
« Bien que nous restions préoccupés par le fait qu’une application trop large du DMA puisse nous empêcher de lutter contre les menaces réelles pesant sur l’intégrité de nos résultats de recherche, nous estimons que cette approche nous permet de lutter contre les tentatives de manipulation des résultats de recherche destinées à nos utilisateurs », assure-t-elle.
« Nous nous félicitons de l’abrogation de cette mesure, qui pénalisait injustement les éditeurs et les autres utilisateurs professionnels de Google Search », a déclaré à Reuters Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne. « Grâce au DMA, Google Search ne reléguera plus les publications de presse au second plan au seul motif qu’elles hébergent du contenu tiers », a-t-il ajouté. « La Commission va désormais surveiller l’application de cette nouvelle politique afin de s’assurer qu’elle est conforme au DMA ».


Google déploie discrètement un changement important sur son moteur de recherche. Les liens directs dans les résultats sont remplacés par des liens intermédiaires commençant par google.com/goto?. Une « mesure technique » pour se protéger des abus, explique l’entreprise.
Les internautes lambda ne verront pas la différence, mais le changement que Google est en train de déployer sur son moteur de recherche ne passe pas inaperçu chez les spécialistes du SEO. Quand le curseur de la souris survole un résultat, son URL apparait en bas du navigateur. Depuis quelques semaines chez certains internautes, cette information ne renvoie plus directement vers l’URL réelle de la page web, mais affiche une adresse débutant par google.com/goto?. Un clic sur le résultat active ensuite une redirection vers le site désiré.
Avec cette redirection intermédiaire, on perd donc une information importante, celle de l’URL réelle du résultat de recherche. « Nous avons une longue tradition de déploiement de mesures techniques contre des formes d’abus en constante évolution, et nous prenons régulièrement des mesures pour protéger nos services et nos utilisateurs », confirme un porte-parole de Google au site Search Engine Roundtable.


Pour l’utilisateur, ça ne change rien en surface : un clic sur le lien renvoie correctement vers le bon site. Et puis l’URL réelle est toujours présente sous le résultat. En termes de transparence en revanche, il y aurait à redire puisqu’on se retrouve avec des URL différentes pour le même résultat de recherche.
L’impact est bien plus important pour l’écosystème SEO, et pour tous ceux qui pratiquent la mesure d’audience au quotidien. Les outils de suivi de positions, d’analyses des pages de résultats d’un moteur de recherche (SERP) ou d’attribution vont voir des URL de type google.com/goto? au lieu des vraies adresses. Des outils peuvent être amenés à mal classer le trafic, créant une divergence avec Google Search Console.
Si Google est le seul a avoir les moyens de mesurer proprement les résultats, les outils indépendants qui aident les sites à comprendre leur visibilité seront affaiblis. Voilà qui pourrait intéresser les régulateurs voulant briser la domination de Google sur la recherche en ligne.
Google souhaite aussi probablement serrer la vis aux scrapers IA. Les robots qui aspirent automatiquement les résultats Google pour alimenter un moteur de réponse ou pour obtenir à moindre frais des données d’entraînement pour des modèles concurrents pourraient en faire les frais. Le scraping devient plus compliqué avec ces redirections opaques.
Quoi qu’il en soit, ce changement confère à Google un pouvoir accru sur l’accès aux données de recherche. L’entreprise contrôle déjà l’interface, le classement, les impressions, les clics, sa Console, les publicités Ads… Avec une redirection opaque comme c’est le cas ici, Google limite la capacité des chercheurs, des éditeurs et des concurrents à « voir » le web tel qu’il apparait dans le moteur dominant.