Si la vedette de la keynote d’Apple de ce 9 septembre a bien sûr été l’iPhone Duo, le constructeur a aussi présenté de nouvelles montres connectées et écouteurs sans fil. Le constructeur n’a pas forcé son talent, les nouveautés demeurant assez peu nombreuses.
Apple Watch Series 12. image : Apple
Les Apple Watch Series 12 et Ultra 4 héritent d’une nouvelle puce S11 et d’un nouveau cardiofréquencemètre doté de LED plus grandes et plus économes. Apple annonce rien moins que le suivi de la fréquence cardiaque « le plus précis sur un objet connecté ». Ça ne sera pas de trop pour assurer une mesure toutes les 5 secondes.
Cela donnera aux différentes fonctions de santé une plus grande précision, tandis que les utilisateurs anxieux pourront surveiller leur palpitant en temps réel via une complication dédiée sur leur cadran. Quelle angoisse. Ce capteur permet aussi de mesurer la variation de fréquence cardiaque (VFC) plus fréquemment : sachez qu’une VFC plus élevée est associée à une meilleure récupération.
Apple Watch Ultra 4. Image : Apple
Ces nouvelles montres connectées sont proposées aux mêmes prix que leurs prédécesseures : à partir de 449 euros pour la Series 12, et 899 euros pour l’Ultra 4.
Enfin, les AirPods 5 sont les nouveaux écouteurs à design ouvert (ils n’entrent pas dans le canal auditif comme le modèle Pro) d’Apple. Il y a deux bonnes nouvelles dans cette gamme. D’une : la version sans annulation active de bruit (ANC) disparait pour de bon. Il n’y a désormais plus qu’un modèle d’AirPods avec ANC.
L’autre bonne nouvelle réside dans le prix : il reste à 149 euros, ce qui était le tarif de l’ancienne version sans ANC. Bizarrement, le constructeur ajoute un second modèle qui, pour 20 euros de plus, est fourni avec un boîtier de recharge sans fil et des tiges d’écouteurs intégrant un contrôle de volume tactile.
Apple en a profité pour améliorer l’ANC, annoncée comme 50 % plus efficace que celle des AirPods 4 pour bloquer le bruit ambiant. L’entreprise promet aussi une plus grande immersion sonore grâce à une architecture acoustique repensée.
Si la vedette de la keynote d’Apple de ce 9 septembre a bien sûr été l’iPhone Duo, le constructeur a aussi présenté de nouvelles montres connectées et écouteurs sans fil. Le constructeur n’a pas forcé son talent, les nouveautés demeurant assez peu nombreuses.
Apple Watch Series 12. image : Apple
Les Apple Watch Series 12 et Ultra 4 héritent d’une nouvelle puce S11 et d’un nouveau cardiofréquencemètre doté de LED plus grandes et plus économes. Apple annonce rien moins que le suivi de la fréquence cardiaque « le plus précis sur un objet connecté ». Ça ne sera pas de trop pour assurer une mesure toutes les 5 secondes.
Cela donnera aux différentes fonctions de santé une plus grande précision, tandis que les utilisateurs anxieux pourront surveiller leur palpitant en temps réel via une complication dédiée sur leur cadran. Quelle angoisse. Ce capteur permet aussi de mesurer la variation de fréquence cardiaque (VFC) plus fréquemment : sachez qu’une VFC plus élevée est associée à une meilleure récupération.
Apple Watch Ultra 4. Image : Apple
Ces nouvelles montres connectées sont proposées aux mêmes prix que leurs prédécesseures : à partir de 449 euros pour la Series 12, et 899 euros pour l’Ultra 4.
Enfin, les AirPods 5 sont les nouveaux écouteurs à design ouvert (ils n’entrent pas dans le canal auditif comme le modèle Pro) d’Apple. Il y a deux bonnes nouvelles dans cette gamme. D’une : la version sans annulation active de bruit (ANC) disparait pour de bon. Il n’y a désormais plus qu’un modèle d’AirPods avec ANC.
L’autre bonne nouvelle réside dans le prix : il reste à 149 euros, ce qui était le tarif de l’ancienne version sans ANC. Bizarrement, le constructeur ajoute un second modèle qui, pour 20 euros de plus, est fourni avec un boîtier de recharge sans fil et des tiges d’écouteurs intégrant un contrôle de volume tactile.
Apple en a profité pour améliorer l’ANC, annoncée comme 50 % plus efficace que celle des AirPods 4 pour bloquer le bruit ambiant. L’entreprise promet aussi une plus grande immersion sonore grâce à une architecture acoustique repensée.
La stratégie d’Apple est bien rodée : laisser la concurrence essuyer les plâtres en lançant un nouveau produit, et quand le marché est bien mûr, le constructeur de Cupertino rafle la mise en proposant sa propre interprétation. Et encore une fois, Apple espère pouvoir rejouer cette partition avec l’iPhone Duo, son premier appareil pliant.
Sept ans après le tout premier Galaxy Fold, Apple marche finalement dans les pas de Samsung avec l’iPhone Duo, présenté ce mercredi 9 septembre à l’occasion de la keynote « Un jour nouveau. Bientôt. » L’appareil emprunte d’ailleurs le format « passeport » (plutôt que « livre », avec un écran étiré en hauteur) du Galaxy Z Fold 8, disponible depuis cet été.
iPhone Duo, c’est mieux à deux (écrans)
Duo, c’est un nom intéressant, sachant que la rumeur a longtemps baptisé ce smartphone pliant « Ultra ». Mais comme on le verra plus bas, il lui manque quelques fonctionnalités pour prétendre à ce statut ultime (à part son prix…). Les mauvaises langues rappelleront le flop du Surface Duo, tentative malheureuse de Microsoft de smartphone avec deux écrans internes ; mais en remontant dans l’histoire d’Apple, on tombe sur le PowerBook Duo, sorti en 1992. Apple a donc, en quelque sorte, préséance pour appeler son smartphone de la sorte !
L’iPhone Duo comprend un écran externe OLED « Super Retina XDR » (1 398 x 2 034 px, 460 ppp) d’une diagonale de 5,4 pouces, et un écran interne de 7,6 pouces du même tonneau XDR (1 878 x 2 670 px à 430 ppp). Les deux écrans offrent le rafraîchissement « ProMotion » à 120 Hz et une luminosité maximale de 3 000 nits en extérieur.
Déplié, le smartphone est vraiment très fin : 5,2 mm seulement, c’est moins que l’iPhone Air (5,64 mm). Bien sûr, une fois refermé, c’est une autre histoire avec une épaisseur de 11,3 mm, le tout pour un poids de 254 g.
L’appareil est certifié IP68 pour la résistance à l’eau (jusqu’à 6 mètres de profondeur pendant 30 minutes maximum), les éclaboussures et la poussière. Le procédé Ceramic Shield recouvre le dos du téléphone, tandis que l’écran externe est protégé par la version de 2ᵉ génération de ce procédé, conçu avec l’aide de Corning (Gorilla Glass).
Apple met beaucoup en avant la charnière qui intègre une centaine de composants. Cet élément, évidemment central dans un appareil pliant, a la désagréable habitude de faire une marque en plein milieu de l’écran. On verra comment Apple a géré ce petit problème.
L’écran interne est un véritable sandwich. Il est recouvert d’une couche de protection nano-texturée fabriquée dans un « polymère sur mesure ». Selon Apple, il offre une rigidité jusqu’à 40 % supérieure à celle d’autres matériaux utilisés ailleurs dans l’industrie. Du verre est placé au-dessus et en dessous de la dalle pliante ; des adhésifs permettent à ces couches de glisser les unes sous les autres « comme les pages d’un livre » pour réduire les contraintes liées à la flexion. Le constructeur n’a pas précisé le nombre de pliages/dépliages que peut encaisser l’iPhone Duo avant de tomber en morceaux.
A20 Pro aux commandes, mais Face ID aux abonnés absents
Le smartphone fonctionne avec une nouvelle puce A20 Pro, que l’on retrouve aussi dans les iPhone 18 Pro et Pro Max. À l’image de la puce M6 toute récente, le système-sur-puce de l’iPhone Duo est gravé avec un procédé 2 nm. Il combine un CPU à 6 cœurs un GPU de 7 cœurs, ainsi que deux Neural Engine de 16 cœurs chacun.
Apple promet le processeur mobile le plus rapide jamais conçu (20 % de plus que l’A19 Pro), et un circuit graphique 40 % plus véloce que celui de l’A19 Pro. Une chambre à vapeur permet d’exploiter les capacités maximales de la puce plus longuement.
L’iPhone Duo communique sur les réseaux cellulaires avec la nouvelle puce C2, qui prend en charge les fréquences millimétriques (qu’on ne rencontre guère qu’aux États-Unis) et qui consomme 15 % de moins que la précédente C1X. La puce N1 est aussi au rendez-vous pour la prise en charge du Wi-Fi 7, du Bluetooth 6 et de Thread.
En termes d’autonomie, l’iPhone Duo embarque deux grosses cellules de batterie qui permettront à l’utilisateur de regarder 31 heures de vidéo sur l’écran interne, jusqu’à 44 heures sur l’écran externe, et jusqu’à 24 heures en utilisant les deux écrans (pas en même temps…). La recharge sans fil est au rendez-vous, via MagSafe ou Qi2. En filaire, le smartphone peut remplumer sa batterie de moitié en 20 minutes.
Une des déceptions (relatives) réside dans l’appareil photo : il se contente en effet de deux capteurs « seulement ». On trouve un capteur grand angle 48 mpx (26 mm) qui ouvre à ƒ/1.6, ainsi qu’un ultra-grand angle de 48 mpx (13 mm, ouverture ƒ/2.2).
Même si une caméra FaceTime se trouve sous l’écran interne, difficile de caser un vrai troisième capteur dans un encombrement aussi réduit, même si on ne doute pas qu’Apple travaille sur le sujet. La Dynamic Island de l’écran externe cache un capteur 12 mpx (ƒ/2.2).
L’autre déception est l’absence de Face ID, malgré la présence de cette île dynamique. Apple recycle sa technologie Touch ID qui résiste sur iPad, mais qu’on n’a plus retrouvée sur iPhone depuis plusieurs générations. Comme dans l’iPad Air, le capteur d’empreinte digitale est intégré dans le bouton d’allumage. Le bouton de contrôle de l’appareil photo est également au menu.
Un smartphone Apple utilisable avec un stylet (ceci est une révolution)
L’iPhone Duo fonctionne « à la main » évidemment, mais aussi au stylet avec la compatibilité Apple Pencil. Apple enterre donc la fameuse citation de Steve Jobs qui, lors de la présentation de l’iPhone originel en 2007, s’était moqué des téléphones à stylet de l’époque : « Qui veut d’un stylet ? Il faut aller le chercher, le ranger, et on finit par le perdre. Beurk. Personne ne veut d’un stylet. Alors n’utilisons pas de stylet. » Le bon vieux temps est révolu.
Qui dit nouveau « form factor », implique aussi nouveau logiciel. Apple n’a pas mégoté : le système d’exploitation de l’iPhone Duo ressemble à un mix entre iOS et iPadOS, tout en ayant sa propre identité.
Les boutons et l’interface sont relégués à la partie droite des écrans. L’ouverture de l’appareil donne lieu à un assez épatant effet de flou entre l’écran externe et l’écran interne. Un système de multitâche rappelant l’iPad est aussi présent. On peut utiliser l’iPhone Duo en format « tente », posé en triangle sur la table pour regarder une vidéo. Manifestement, Apple a beaucoup réfléchi à son affaire.
2 339 euros prix de base, 3 839 euros avec le stockage au max
L’iPhone Duo étant un tout nouvel appareil au catalogue d’Apple, il est impossible d’en comparer le prix avec un prédécesseur : 2 339 euros pour le modèle de base (256 Go). En revanche, on peut l’opposer à son cousin sous Android, le Galaxy Z Fold 8, qui revient à 1 999 euros pour 256 Go de stockage et 12 Go de mémoire (prix public : on peut certainement le trouver à moins cher chez les revendeurs).
C’est cher ? Oui, bien sûr. Et encore plus en y ajoutant du stockage en option ; on atteint ainsi les 3 839 euros pour 2 To (!). Les prix auraient pu être encore plus élevés selon Bloomberg, mais Apple aurait décidé de sacrifier (un peu) ses marges replètes en absorbant une partie de la hausse des coûts de la mémoire. L’iPhone Duo sera en précommande le 16 octobre, pour une commercialisation prévue le 23 octobre.
Le marché des appareils pliants a certes grandi depuis 2019 et le premier modèle de Samsung, mais pas de manière démesurée. Le dernier coup de sonde de Counterpoint cette semaine prévoit certes un total cumulé sur sept ans de 100 millions d’unités expédiées d’ici la fin 2026. Malgré tout, la catégorie des appareils pliants ne représente que 2 % seulement de l’ensemble du marché du smartphone : IDC prévoit 22,9 millions d’unités cette année, pour plus d’un milliard de smartphones.
Autant dire qu’il reste encore des poches de croissance, et Apple pourrait en profiter assez rapidement. Le constructeur californien devrait ainsi s’arroger un quart du marché cette année, derrière Samsung (38 %) mais devant Huawei (22 %). Le marché devrait enregistrer une croissance estimée de 37 % en 2027 selon Counterpoint – grâce notamment à l’iPhone pliant et au Fold 8.
iPhone 18 Pro et Pro Max, une évolution en douceur
La keynote d’Apple ne s’est pas arrêtée au seul iPhone Duo. L’entreprise a également dévoilé les nouveaux iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max. Pas de grande révolution pour ces deux modèles, qui avaient eu droit l’an dernier à un nouveau design, en particulier ce large plateau à l’arrière qui contient l’appareil photo.
On ne change pas une équipe qui gagne, mais Apple a tout de même amélioré l’ordinaire, en reprenant l’A20 Pro du Duo. À l’avant, la Dynamic Island, cette découpe dans l’écran pour laisser passer le capteur photo et les composants FaceTime, est plus compacte. Elle permet désormais de consulter jusqu’à trois Activités en direct (une notification de résultat sportif ou de course Uber, par exemple), contre deux sur les modèles précédents.
Une des grandes nouveautés est la présence d’un capteur principal grand angle de 48 Mpx avec ouverture variable qui va de ƒ/1.48 jusqu’à ƒ/4.0 (de 24 à 48 mm). iOS décide automatiquement de l’ouverture en fonction de la scène ; besoin de beaucoup de lumière ? Le capteur peut ouvrir à fond. On retrouve un téléobjectif 48 MPx (zoom optique x2) et un ultra-grand angle de 48 MPx (13 mm, ƒ/2.2).
Apple vante également une autonomie revue à la hausse : jusqu’à 34 heures en lecture vidéo sur l’iPhone 18 Pro (+ 3 heures par rapport au 17 Pro), 43 heures sur le Pro Max (+ 6 heures par rapport au 17 Pro Max). En streaming vidéo, les deux appareils affichent respectivement 31 et 38 heures. Sur l’iPhone 18 Pro Max, le constructeur annonce jusqu’à 29 heures d’utilisation mixte entre vidéos, jeux et navigation web.
Autre point saillant de la présentation : la chambre à vapeur qui présente « une surface trois fois plus vaste » pour dissiper encore plus de chaleur et ainsi profiter plus longtemps des capacités de l’A20 Pro. Ces deux nouveaux modèles sont en précommande le samedi 12 septembre, pour une commercialisation prévue le 18 septembre.
Hausse de prix avec les iPhone 18 Pro (Max), mais aussi pour le 17
Au niveau des tarifs, pas de miracle à attendre. Apple a augmenté les prix de la quasi-totalité de ses produits au mois de juin, épargnant seulement les iPhone. C’est désormais au tour des smartphones de passer à la casserole. L’iPhone 18 Pro débute à 1 479 euros (256 Go), l’iPhone 18 Pro Max à 1 629 euros, soit 150 euros de plus que leurs prédécesseurs directs.
Mauvaise nouvelle : les modèles de l’an dernier toujours au catalogue sont eux aussi plus chers. À 1 119 euros, l’iPhone 17 prend ainsi 150 euros, l’iPhone Air 100 euros (à 1 329 euros).
Apple est très loin d’en avoir terminé avec les iPhone. Le constructeur pourrait cependant le printemps prochain révéler l’iPhone 18 et un possible iPhone Air 2.
La stratégie d’Apple est bien rodée : laisser la concurrence essuyer les plâtres en lançant un nouveau produit, et quand le marché est bien mûr, le constructeur de Cupertino rafle la mise en proposant sa propre interprétation. Et encore une fois, Apple espère pouvoir rejouer cette partition avec l’iPhone Duo, son premier appareil pliant.
Sept ans après le tout premier Galaxy Fold, Apple marche finalement dans les pas de Samsung avec l’iPhone Duo, présenté ce mercredi 9 septembre à l’occasion de la keynote « Un jour nouveau. Bientôt. » L’appareil emprunte d’ailleurs le format « passeport » (plutôt que « livre », avec un écran étiré en hauteur) du Galaxy Z Fold 8, disponible depuis cet été.
iPhone Duo, c’est mieux à deux (écrans)
Duo, c’est un nom intéressant, sachant que la rumeur a longtemps baptisé ce smartphone pliant « Ultra ». Mais comme on le verra plus bas, il lui manque quelques fonctionnalités pour prétendre à ce statut ultime (à part son prix…). Les mauvaises langues rappelleront le flop du Surface Duo, tentative malheureuse de Microsoft de smartphone avec deux écrans internes ; mais en remontant dans l’histoire d’Apple, on tombe sur le PowerBook Duo, sorti en 1992. Apple a donc, en quelque sorte, préséance pour appeler son smartphone de la sorte !
L’iPhone Duo comprend un écran externe OLED « Super Retina XDR » (1 398 x 2 034 px, 460 ppp) d’une diagonale de 5,4 pouces, et un écran interne de 7,6 pouces du même tonneau XDR (1 878 x 2 670 px à 430 ppp). Les deux écrans offrent le rafraîchissement « ProMotion » à 120 Hz et une luminosité maximale de 3 000 nits en extérieur.
Déplié, le smartphone est vraiment très fin : 5,2 mm seulement, c’est moins que l’iPhone Air (5,64 mm). Bien sûr, une fois refermé, c’est une autre histoire avec une épaisseur de 11,3 mm, le tout pour un poids de 254 g.
L’appareil est certifié IP68 pour la résistance à l’eau (jusqu’à 6 mètres de profondeur pendant 30 minutes maximum), les éclaboussures et la poussière. Le procédé Ceramic Shield recouvre le dos du téléphone, tandis que l’écran externe est protégé par la version de 2ᵉ génération de ce procédé, conçu avec l’aide de Corning (Gorilla Glass).
Apple met beaucoup en avant la charnière qui intègre une centaine de composants. Cet élément, évidemment central dans un appareil pliant, a la désagréable habitude de faire une marque en plein milieu de l’écran. On verra comment Apple a géré ce petit problème.
L’écran interne est un véritable sandwich. Il est recouvert d’une couche de protection nano-texturée fabriquée dans un « polymère sur mesure ». Selon Apple, il offre une rigidité jusqu’à 40 % supérieure à celle d’autres matériaux utilisés ailleurs dans l’industrie. Du verre est placé au-dessus et en dessous de la dalle pliante ; des adhésifs permettent à ces couches de glisser les unes sous les autres « comme les pages d’un livre » pour réduire les contraintes liées à la flexion. Le constructeur n’a pas précisé le nombre de pliages/dépliages que peut encaisser l’iPhone Duo avant de tomber en morceaux.
A20 Pro aux commandes, mais Face ID aux abonnés absents
Le smartphone fonctionne avec une nouvelle puce A20 Pro, que l’on retrouve aussi dans les iPhone 18 Pro et Pro Max. À l’image de la puce M6 toute récente, le système-sur-puce de l’iPhone Duo est gravé avec un procédé 2 nm. Il combine un CPU à 6 cœurs un GPU de 7 cœurs, ainsi que deux Neural Engine de 16 cœurs chacun.
Apple promet le processeur mobile le plus rapide jamais conçu (20 % de plus que l’A19 Pro), et un circuit graphique 40 % plus véloce que celui de l’A19 Pro. Une chambre à vapeur permet d’exploiter les capacités maximales de la puce plus longuement.
L’iPhone Duo communique sur les réseaux cellulaires avec la nouvelle puce C2, qui prend en charge les fréquences millimétriques (qu’on ne rencontre guère qu’aux États-Unis) et qui consomme 15 % de moins que la précédente C1X. La puce N1 est aussi au rendez-vous pour la prise en charge du Wi-Fi 7, du Bluetooth 6 et de Thread.
En termes d’autonomie, l’iPhone Duo embarque deux grosses cellules de batterie qui permettront à l’utilisateur de regarder 31 heures de vidéo sur l’écran interne, jusqu’à 44 heures sur l’écran externe, et jusqu’à 24 heures en utilisant les deux écrans (pas en même temps…). La recharge sans fil est au rendez-vous, via MagSafe ou Qi2. En filaire, le smartphone peut remplumer sa batterie de moitié en 20 minutes.
Une des déceptions (relatives) réside dans l’appareil photo : il se contente en effet de deux capteurs « seulement ». On trouve un capteur grand angle 48 mpx (26 mm) qui ouvre à ƒ/1.6, ainsi qu’un ultra-grand angle de 48 mpx (13 mm, ouverture ƒ/2.2).
Même si une caméra FaceTime se trouve sous l’écran interne, difficile de caser un vrai troisième capteur dans un encombrement aussi réduit, même si on ne doute pas qu’Apple travaille sur le sujet. La Dynamic Island de l’écran externe cache un capteur 12 mpx (ƒ/2.2).
L’autre déception est l’absence de Face ID, malgré la présence de cette île dynamique. Apple recycle sa technologie Touch ID qui résiste sur iPad, mais qu’on n’a plus retrouvée sur iPhone depuis plusieurs générations. Comme dans l’iPad Air, le capteur d’empreinte digitale est intégré dans le bouton d’allumage. Le bouton de contrôle de l’appareil photo est également au menu.
Un smartphone Apple utilisable avec un stylet (ceci est une révolution)
L’iPhone Duo fonctionne « à la main » évidemment, mais aussi au stylet avec la compatibilité Apple Pencil. Apple enterre donc la fameuse citation de Steve Jobs qui, lors de la présentation de l’iPhone originel en 2007, s’était moqué des téléphones à stylet de l’époque : « Qui veut d’un stylet ? Il faut aller le chercher, le ranger, et on finit par le perdre. Beurk. Personne ne veut d’un stylet. Alors n’utilisons pas de stylet. » Le bon vieux temps est révolu.
Qui dit nouveau « form factor », implique aussi nouveau logiciel. Apple n’a pas mégoté : le système d’exploitation de l’iPhone Duo ressemble à un mix entre iOS et iPadOS, tout en ayant sa propre identité.
Les boutons et l’interface sont relégués à la partie droite des écrans. L’ouverture de l’appareil donne lieu à un assez épatant effet de flou entre l’écran externe et l’écran interne. Un système de multitâche rappelant l’iPad est aussi présent. On peut utiliser l’iPhone Duo en format « tente », posé en triangle sur la table pour regarder une vidéo. Manifestement, Apple a beaucoup réfléchi à son affaire.
2 339 euros prix de base, 3 839 euros avec le stockage au max
L’iPhone Duo étant un tout nouvel appareil au catalogue d’Apple, il est impossible d’en comparer le prix avec un prédécesseur : 2 339 euros pour le modèle de base (256 Go). En revanche, on peut l’opposer à son cousin sous Android, le Galaxy Z Fold 8, qui revient à 1 999 euros pour 256 Go de stockage et 12 Go de mémoire (prix public : on peut certainement le trouver à moins cher chez les revendeurs).
C’est cher ? Oui, bien sûr. Et encore plus en y ajoutant du stockage en option ; on atteint ainsi les 3 839 euros pour 2 To (!). Les prix auraient pu être encore plus élevés selon Bloomberg, mais Apple aurait décidé de sacrifier (un peu) ses marges replètes en absorbant une partie de la hausse des coûts de la mémoire. L’iPhone Duo sera en précommande le 16 octobre, pour une commercialisation prévue le 23 octobre.
Le marché des appareils pliants a certes grandi depuis 2019 et le premier modèle de Samsung, mais pas de manière démesurée. Le dernier coup de sonde de Counterpoint cette semaine prévoit certes un total cumulé sur sept ans de 100 millions d’unités expédiées d’ici la fin 2026. Malgré tout, la catégorie des appareils pliants ne représente que 2 % seulement de l’ensemble du marché du smartphone : IDC prévoit 22,9 millions d’unités cette année, pour plus d’un milliard de smartphones.
Autant dire qu’il reste encore des poches de croissance, et Apple pourrait en profiter assez rapidement. Le constructeur californien devrait ainsi s’arroger un quart du marché cette année, derrière Samsung (38 %) mais devant Huawei (22 %). Le marché devrait enregistrer une croissance estimée de 37 % en 2027 selon Counterpoint – grâce notamment à l’iPhone pliant et au Fold 8.
iPhone 18 Pro et Pro Max, une évolution en douceur
La keynote d’Apple ne s’est pas arrêtée au seul iPhone Duo. L’entreprise a également dévoilé les nouveaux iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max. Pas de grande révolution pour ces deux modèles, qui avaient eu droit l’an dernier à un nouveau design, en particulier ce large plateau à l’arrière qui contient l’appareil photo.
On ne change pas une équipe qui gagne, mais Apple a tout de même amélioré l’ordinaire, en reprenant l’A20 Pro du Duo. À l’avant, la Dynamic Island, cette découpe dans l’écran pour laisser passer le capteur photo et les composants FaceTime, est plus compacte. Elle permet désormais de consulter jusqu’à trois Activités en direct (une notification de résultat sportif ou de course Uber, par exemple), contre deux sur les modèles précédents.
Une des grandes nouveautés est la présence d’un capteur principal grand angle de 48 Mpx avec ouverture variable qui va de ƒ/1.48 jusqu’à ƒ/4.0 (de 24 à 48 mm). iOS décide automatiquement de l’ouverture en fonction de la scène ; besoin de beaucoup de lumière ? Le capteur peut ouvrir à fond. On retrouve un téléobjectif 48 MPx (zoom optique x2) et un ultra-grand angle de 48 MPx (13 mm, ƒ/2.2).
Apple vante également une autonomie revue à la hausse : jusqu’à 34 heures en lecture vidéo sur l’iPhone 18 Pro (+ 3 heures par rapport au 17 Pro), 43 heures sur le Pro Max (+ 6 heures par rapport au 17 Pro Max). En streaming vidéo, les deux appareils affichent respectivement 31 et 38 heures. Sur l’iPhone 18 Pro Max, le constructeur annonce jusqu’à 29 heures d’utilisation mixte entre vidéos, jeux et navigation web.
Autre point saillant de la présentation : la chambre à vapeur qui présente « une surface trois fois plus vaste » pour dissiper encore plus de chaleur et ainsi profiter plus longtemps des capacités de l’A20 Pro. Ces deux nouveaux modèles sont en précommande le samedi 12 septembre, pour une commercialisation prévue le 18 septembre.
Hausse de prix avec les iPhone 18 Pro (Max), mais aussi pour le 17
Au niveau des tarifs, pas de miracle à attendre. Apple a augmenté les prix de la quasi-totalité de ses produits au mois de juin, épargnant seulement les iPhone. C’est désormais au tour des smartphones de passer à la casserole. L’iPhone 18 Pro débute à 1 479 euros (256 Go), l’iPhone 18 Pro Max à 1 629 euros, soit 150 euros de plus que leurs prédécesseurs directs.
Mauvaise nouvelle : les modèles de l’an dernier toujours au catalogue sont eux aussi plus chers. À 1 119 euros, l’iPhone 17 prend ainsi 150 euros, l’iPhone Air 100 euros (à 1 329 euros).
Apple est très loin d’en avoir terminé avec les iPhone. Le constructeur pourrait cependant le printemps prochain révéler l’iPhone 18 et un possible iPhone Air 2.
Les enchères pour la bande de fréquence des 2 GHz MSS, qui correspond à celles des services de satellites, attisent les appétits en Europe. Les licences expirent en effet l’année prochaine, et la Commission européenne a établi de nouvelles règles favorisant les acteurs régionaux. Un consortium composé des principaux opérateurs du vieux continent, dont Orange, pourrait ainsi voir le jour.
Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica auraient entamé des négociations pour mettre sur pied un consortium et participer aux enchères d’une partie des fréquences satellites en Europe, croit savoir Bloomberg. L’idée est d’exploiter la bande des 2 GHz MSS (Service Mobile par Satellite) pour proposer un service de téléphonie par satellite « direct-to-device ». À l’heure actuelle, Starlink fait partie des leaders sur ce marché, avec son service de messagerie texte et d’appels (dans les apps) par satellite.
Les licences actuelles arrivent à expiration en mai 2027. Elles avaient été attribué en 2009 à Inmarsat qui a été racheté par Viasat, ainsi qu’à Solaris Mobile croqué par EchoStar. À cette occasion, la Commission européenne a adopté une proposition qui réserve deux des six blocs appariés de 5 MHz, soit un tiers de la bande, à un système sécurisé destiné en priorité aux communications gouvernementales, de sécurité et de défense. Ce morceau devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme de constellation de satellites IRIS².
Les deux autres tiers de la bande seront destinés à des usages commerciaux, avec une procédure spécifique pour les nouveaux entrants de l’Union et une autre ouverte aux entreprises établies dans l’UE ou dans des pays tiers.
Pour être considéré comme nouvel entrant européen, un candidat devra être établi dans un État membre, avoir sa direction exécutive dans l’Union et être contrôlé, directement ou indirectement, uniquement par l’Union, un ou plusieurs États membres ou des ressortissants d’États membres. Le consortium pourrait peser fort sur cette part réservée aux acteurs européens, tout en réduisant les risques d’une possible flambée des enchères.
Rappelons que le géant américain est déjà bien implanté sur le Vieux Continent, notamment via des accords avec Deutsche Telekom pour le direct to cell dans une dizaine de pays européens. De son côté, Vodafone s’est acoquiné avec AST SpaceMobile pour créer Satellite Connect Europe. Orange a aussi un partenaire américain pour son direct to device : Skylo, qui utilise des satellites de Viasat, EchoStar et Immarsat.
Cette procédure a fait l’objet d’un mémo au vitriol de Starlink partagé par Le Monde début juillet. Car il ne reste plus à l’entreprise américaine qu’un seul tiers de la bande européenne, et les enchères s’annoncent rudes face à Amazon Leo.
La filiale de SpaceX, qui compte 7,4 millions de clients en Europe, estime que la proposition de la Commission « augmente considérablement le risque que les Européens soient privés de services satellitaires critiques déjà en service en Europe ». Starlink espérait décrocher un bloc de 15 MHz, mais la réglementation européenne limite le tiers destiné aux opérateurs étrangers à 2 blocs de 5 MHz.
L’entreprise d’Elon Musk a bien évidemment frappé à la porte de la Maison-Blanche pour obtenir un coup de main de Donald Trump dans ce dossier. Mais pour Bruxelles, l’affaire semble entendue : pas question de laisser une grande partie de la bande aux mains d’un acteur américain dominant. Une source du Monde rappelle aussi que le marché américain de la communication par satellite sur la fréquence des 2 GHz est complètement fermé aux acteurs européens. Il faut dire aussi que personne n’arrive à la cheville de Starlink en matière de direct-to-device.
Les enchères pour la bande de fréquence des 2 GHz MSS, qui correspond à celles des services de satellites, attisent les appétits en Europe. Les licences expirent en effet l’année prochaine, et la Commission européenne a établi de nouvelles règles favorisant les acteurs régionaux. Un consortium composé des principaux opérateurs du vieux continent, dont Orange, pourrait ainsi voir le jour.
Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica auraient entamé des négociations pour mettre sur pied un consortium et participer aux enchères d’une partie des fréquences satellites en Europe, croit savoir Bloomberg. L’idée est d’exploiter la bande des 2 GHz MSS (Service Mobile par Satellite) pour proposer un service de téléphonie par satellite « direct-to-device ». À l’heure actuelle, Starlink fait partie des leaders sur ce marché, avec son service de messagerie texte et d’appels (dans les apps) par satellite.
Les licences actuelles arrivent à expiration en mai 2027. Elles avaient été attribué en 2009 à Inmarsat qui a été racheté par Viasat, ainsi qu’à Solaris Mobile croqué par EchoStar. À cette occasion, la Commission européenne a adopté une proposition qui réserve deux des six blocs appariés de 5 MHz, soit un tiers de la bande, à un système sécurisé destiné en priorité aux communications gouvernementales, de sécurité et de défense. Ce morceau devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme de constellation de satellites IRIS².
Les deux autres tiers de la bande seront destinés à des usages commerciaux, avec une procédure spécifique pour les nouveaux entrants de l’Union et une autre ouverte aux entreprises établies dans l’UE ou dans des pays tiers.
Pour être considéré comme nouvel entrant européen, un candidat devra être établi dans un État membre, avoir sa direction exécutive dans l’Union et être contrôlé, directement ou indirectement, uniquement par l’Union, un ou plusieurs États membres ou des ressortissants d’États membres. Le consortium pourrait peser fort sur cette part réservée aux acteurs européens, tout en réduisant les risques d’une possible flambée des enchères.
Rappelons que le géant américain est déjà bien implanté sur le Vieux Continent, notamment via des accords avec Deutsche Telekom pour le direct to cell dans une dizaine de pays européens. De son côté, Vodafone s’est acoquiné avec AST SpaceMobile pour créer Satellite Connect Europe. Orange a aussi un partenaire américain pour son direct to device : Skylo, qui utilise des satellites de Viasat, EchoStar et Immarsat.
Cette procédure a fait l’objet d’un mémo au vitriol de Starlink partagé par Le Monde début juillet. Car il ne reste plus à l’entreprise américaine qu’un seul tiers de la bande européenne, et les enchères s’annoncent rudes face à Amazon Leo.
La filiale de SpaceX, qui compte 7,4 millions de clients en Europe, estime que la proposition de la Commission « augmente considérablement le risque que les Européens soient privés de services satellitaires critiques déjà en service en Europe ». Starlink espérait décrocher un bloc de 15 MHz, mais la réglementation européenne limite le tiers destiné aux opérateurs étrangers à 2 blocs de 5 MHz.
L’entreprise d’Elon Musk a bien évidemment frappé à la porte de la Maison-Blanche pour obtenir un coup de main de Donald Trump dans ce dossier. Mais pour Bruxelles, l’affaire semble entendue : pas question de laisser une grande partie de la bande aux mains d’un acteur américain dominant. Une source du Monde rappelle aussi que le marché américain de la communication par satellite sur la fréquence des 2 GHz est complètement fermé aux acteurs européens. Il faut dire aussi que personne n’arrive à la cheville de Starlink en matière de direct-to-device.
La semaine dernière, la Maison-Blanche de Donald Trump mettait en ligne des jeux rétro à caractère xénophobe. Ces jeux sont des pastiches de titres connus, comme Flappy Bird, Snake, ou encore Tetris – ce dernier n’est pas resté longtemps : la Tetris Company en a obtenu le retrait.
Il est possible de creuser toujours plus profondément, comme le démontre très régulièrement la Maison-Blanche. Après le site web consacré aux performances de la police anti-immigration (ICE) reprenant les codes des séries TV X-Files ou Les Envahisseurs, l’administration Trump a mis en ligne le 4 septembre dernier une série de jeux pour navigateurs web.
La sélection, qui surfe sur la tendance du pixel art et du rétro, propose de récupérer de l’argent (et des bitcoins) pour garnir le compte épargne de ses enfants, supprimer des produits ultra-transformés de la cantine scolaire, ou encore prendre le contrôle d’un aigle volant au-dessus du National Mall de Washington avec un texte de loi entre les griffes (à la manière de Flappy Bird).
La Tetris Company en première ligne
On peut se demander ce que des jeux fabriquent sur le site officiel de la Maison-Blanche, mais passons. Ce qui est plus douteux, c’est que plusieurs d’entre eux ont des relents xénophobes : il y a un qui consiste à patrouiller le long du Rio Grande pour arrêter les migrants qui tenteraient de passer la frontière, le tout à la manière du Serpent (le fameux jeu du Nokia 3310).
Le site Arcade de la Maison-Blanche
L’autre jeu propose de construire un mur pour empêcher ces mêmes migrants de poser un pied aux États-Unis. Ici, la Maison-Blanche s’est fortement inspirée de Tetris, sauf que les tetrominos s’empilent sans disparaitre, même si on fait des lignes complètes. Le tout s’est accompagnée d’une communication tapageuse de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux, à grands renforts de copies de logos de jeux, d’éditeurs et de constructeurs de consoles repris à la sauce « MAGA ». Tout le monde y passe, de Sega à Nintendo, en passant par Pac-Man et Xbox.
Si aucune de ces entreprises n’a voulu réagir publiquement, la Tetris Company est montée au créneau. La société, détenue par Alexey Pajitnov et Henk Rogers, a clarifié qu’elle n’avait rien à voir avec le jeu de la Maison-Blanche « Build the Wall », qu’elle croit au « pouvoir du lien et au fait de rassembler les gens, pas de les diviser ». Et rappelle au passage qu’elle prend les infractions au copyright très sérieusement.
La menace a visiblement porté ses fruits : le site de la Maison-Blanche a discrètement retiré son vilain clone de Tetris. Les autres jeux sont toujours présents.
Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump utilise l’imagerie des jeux vidéo et des films à grand spectacle pour pousser sa réthorique anti-migrants ou faire la promotion de la guerre en Iran. En mars, le compte X de la Maison-Blanche avait partagé une vidéo combinant des extraits d’animes, de jeux et de films pour « célébrer » les bombardements de l’armée US en Iran.
Le clip a provoqué la colère de Steve Downes, la voix de Master Chief (le héros du jeu Halo), qu’on entend dans la vidéo en question. « J’exige que les producteurs de cette propagande guerrière répugnante et puérile retirent immédiatement ma voix », a-t-il exigé, sans réponse.
La semaine dernière, la Maison-Blanche de Donald Trump mettait en ligne des jeux rétro à caractère xénophobe. Ces jeux sont des pastiches de titres connus, comme Flappy Bird, Snake, ou encore Tetris – ce dernier n’est pas resté longtemps : la Tetris Company en a obtenu le retrait.
Il est possible de creuser toujours plus profondément, comme le démontre très régulièrement la Maison-Blanche. Après le site web consacré aux performances de la police anti-immigration (ICE) reprenant les codes des séries TV X-Files ou Les Envahisseurs, l’administration Trump a mis en ligne le 4 septembre dernier une série de jeux pour navigateurs web.
La sélection, qui surfe sur la tendance du pixel art et du rétro, propose de récupérer de l’argent (et des bitcoins) pour garnir le compte épargne de ses enfants, supprimer des produits ultra-transformés de la cantine scolaire, ou encore prendre le contrôle d’un aigle volant au-dessus du National Mall de Washington avec un texte de loi entre les griffes (à la manière de Flappy Bird).
La Tetris Company en première ligne
On peut se demander ce que des jeux fabriquent sur le site officiel de la Maison-Blanche, mais passons. Ce qui est plus douteux, c’est que plusieurs d’entre eux ont des relents xénophobes : il y a un qui consiste à patrouiller le long du Rio Grande pour arrêter les migrants qui tenteraient de passer la frontière, le tout à la manière du Serpent (le fameux jeu du Nokia 3310).
Le site Arcade de la Maison-Blanche
L’autre jeu propose de construire un mur pour empêcher ces mêmes migrants de poser un pied aux États-Unis. Ici, la Maison-Blanche s’est fortement inspirée de Tetris, sauf que les tetrominos s’empilent sans disparaitre, même si on fait des lignes complètes. Le tout s’est accompagnée d’une communication tapageuse de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux, à grands renforts de copies de logos de jeux, d’éditeurs et de constructeurs de consoles repris à la sauce « MAGA ». Tout le monde y passe, de Sega à Nintendo, en passant par Pac-Man et Xbox.
Si aucune de ces entreprises n’a voulu réagir publiquement, la Tetris Company est montée au créneau. La société, détenue par Alexey Pajitnov et Henk Rogers, a clarifié qu’elle n’avait rien à voir avec le jeu de la Maison-Blanche « Build the Wall », qu’elle croit au « pouvoir du lien et au fait de rassembler les gens, pas de les diviser ». Et rappelle au passage qu’elle prend les infractions au copyright très sérieusement.
La menace a visiblement porté ses fruits : le site de la Maison-Blanche a discrètement retiré son vilain clone de Tetris. Les autres jeux sont toujours présents.
Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump utilise l’imagerie des jeux vidéo et des films à grand spectacle pour pousser sa réthorique anti-migrants ou faire la promotion de la guerre en Iran. En mars, le compte X de la Maison-Blanche avait partagé une vidéo combinant des extraits d’animes, de jeux et de films pour « célébrer » les bombardements de l’armée US en Iran.
Le clip a provoqué la colère de Steve Downes, la voix de Master Chief (le héros du jeu Halo), qu’on entend dans la vidéo en question. « J’exige que les producteurs de cette propagande guerrière répugnante et puérile retirent immédiatement ma voix », a-t-il exigé, sans réponse.
X est épinglé en Irlande par le régulateur des médias. La Coimisiún na Meán a ouvert une enquête sur le réseau social d’Elon Musk pour infractions potentielles au code de sécurité en ligne du pays. En cause notamment : les utilisateurs mineurs auraient trop facilement accès à des contenus pour adultes.
C’est une première pour l’Irlande, qui a donc lancé une enquête formelle pour infraction à son code de sécurité en ligne mis en œuvre en octobre 2024. Le réseau social anciennement connu sous le nom Twitter est soupçonné de ne pas avoir mis en place de mécanismes suffisamment efficaces de vérification de l’âge.
Illustration : Flock
En vertu du code irlandais, X doit en effet s’assurer que les mineurs ne puissent pas accéder à des vidéos pornographiques ou représentant des violences extrêmes, graves et gratuites, ou des actes de cruauté. La réglementation exige un blocage effectif des contenus réservés aux adultes ainsi que des mesures d’assurance de l’âge (une auto-déclaration ne suffit pas).
La Coimisiún na Meán veut aussi examiner la manière dont les contrôles parentaux fonctionnent sur X. Le régulateur craint que ces dispositifs ne soient pas efficaces, ne respectent pas les exigences minimales, soient difficiles à trouver et qu’ils ne se signalent pas aux nouveaux utilisateurs lors de leur inscription.
« Nous comprenons les inquiétudes des parents et des tuteurs concernant les contenus que leurs enfants peuvent voir en ligne, ainsi que leurs craintes de voir des inconnus accéder aux contenus publiés par leurs enfants », explique John Evans, le commissaire aux services numériques. « Les plateformes qui autorisent les utilisateurs de moins de 16 ans doivent proposer des outils de contrôle parental [et] veiller à ce que ces outils soient efficaces et faciles à trouver ».
Si une plateforme enfreint le code, le régulateur peut infliger une amende pouvant se monter à 10 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros (le montant le plus élevé étant retenu).
L’Irlande a une certaine expérience en matière d’enquête sur les grandes plateformes du numérique. La plupart d’entre elles y ont installé leur QG européen, ce qui place régulièrement les autorités du pays en première ligne dans l’application des règles européennes, notamment le DSA et le DMA. En décembre dernier, la Commission infligeait d’ailleurs une amende de 120 millions contre X, avant de valider le plan de conformité de X cet été.
Le Code de sécurité en ligne relève cependant du droit irlandais : avec ce texte, le pays s’est doté de règles contraignantes applicables aux plateformes supervisées par la Coimisiún na Meán.
X est épinglé en Irlande par le régulateur des médias. La Coimisiún na Meán a ouvert une enquête sur le réseau social d’Elon Musk pour infractions potentielles au code de sécurité en ligne du pays. En cause notamment : les utilisateurs mineurs auraient trop facilement accès à des contenus pour adultes.
C’est une première pour l’Irlande, qui a donc lancé une enquête formelle pour infraction à son code de sécurité en ligne mis en œuvre en octobre 2024. Le réseau social anciennement connu sous le nom Twitter est soupçonné de ne pas avoir mis en place de mécanismes suffisamment efficaces de vérification de l’âge.
Illustration : Flock
En vertu du code irlandais, X doit en effet s’assurer que les mineurs ne puissent pas accéder à des vidéos pornographiques ou représentant des violences extrêmes, graves et gratuites, ou des actes de cruauté. La réglementation exige un blocage effectif des contenus réservés aux adultes ainsi que des mesures d’assurance de l’âge (une auto-déclaration ne suffit pas).
La Coimisiún na Meán veut aussi examiner la manière dont les contrôles parentaux fonctionnent sur X. Le régulateur craint que ces dispositifs ne soient pas efficaces, ne respectent pas les exigences minimales, soient difficiles à trouver et qu’ils ne se signalent pas aux nouveaux utilisateurs lors de leur inscription.
« Nous comprenons les inquiétudes des parents et des tuteurs concernant les contenus que leurs enfants peuvent voir en ligne, ainsi que leurs craintes de voir des inconnus accéder aux contenus publiés par leurs enfants », explique John Evans, le commissaire aux services numériques. « Les plateformes qui autorisent les utilisateurs de moins de 16 ans doivent proposer des outils de contrôle parental [et] veiller à ce que ces outils soient efficaces et faciles à trouver ».
Si une plateforme enfreint le code, le régulateur peut infliger une amende pouvant se monter à 10 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros (le montant le plus élevé étant retenu).
L’Irlande a une certaine expérience en matière d’enquête sur les grandes plateformes du numérique. La plupart d’entre elles y ont installé leur QG européen, ce qui place régulièrement les autorités du pays en première ligne dans l’application des règles européennes, notamment le DSA et le DMA. En décembre dernier, la Commission infligeait d’ailleurs une amende de 120 millions contre X, avant de valider le plan de conformité de X cet été.
Le Code de sécurité en ligne relève cependant du droit irlandais : avec ce texte, le pays s’est doté de règles contraignantes applicables aux plateformes supervisées par la Coimisiún na Meán.
Nintendo fête en grande pompe les 40 ans de la franchise The Legend of Zelda avec le remake d’un des plus grands jeux de tous les temps : Ocarina of Time. Le titre, sorti en 1998 sur N64 (au Japon), a été le premier de la franchise en 3D ; il a déjà eu droit à un remake pour la 3DS en 2011. La Switch 2 aura droit à sa propre version le 5 novembre (on échappe de peu à une sortie concomitante avec un certain GTA 6 le 19 novembre).
Le remake bénéficie d’un gros ripolinage graphique qui rapproche ce Zelda de n’importe quel jeu en monde ouvert sous Unreal Engine. La direction artistique diffère aussi de ce qu’on a connu avec les deux derniers volets 3D (Breath of the Wild et Tears of the Kingdom), plus portés sur le cell shading. Au bout du compte, ce qu’on gagne en réalisme, on le perd un peu en personnalité. Nintendo avait déjà fait le coup avec le remake de Star Fox 64, sorti en juin, avec son rendu semi-réaliste.
Dans cet épisode, Link gagne quelques fonctions comme sauter en appuyant sur un bouton (dans l’original, le héros saute automatiquement), ou regarder autour de soi avec la caméra. Ce n’est pas un monde ouvert au sens strict du terme, car il y a des écrans de chargement entre zones (les plus courtes possible, espérons) pour « préserver l’expérience de l’original », explique Nintendo.
Les fonctions « qualité de vie » devraient abonder, les joueurs d’aujourd’hui y étant habitués (à croire qu’on jouait à la dure dans les années 90 !). Il y a quelques petites originalités également, comme la possibilité de fredonner les mélodies devant la console pour les reproduire à l’ocarina dans le jeu ! Nintendo va d’ailleurs vendre un vrai ocarina pour accompagner la sortie du titre.
Le tarif officiel est de 59,99 euros en France pour la version dématérialisée. Les amateurs de physique pourront apprécier un « packaging spécial » avec une finition texturée pour l’emballage et qui sera sans doute vendue plus cher. Hélas, il semble que la cartouche ne soit pas dorée comme à l’époque de l’édition collector du jeu N64 aux États-Unis. Pour les collectionneurs, une Switch 2 édition spéciale du 40ᵉ anniversaire sera aussi commercialisée à partir du 29 octobre.
Nintendo fête en grande pompe les 40 ans de la franchise The Legend of Zelda avec le remake d’un des plus grands jeux de tous les temps : Ocarina of Time. Le titre, sorti en 1998 sur N64 (au Japon), a été le premier de la franchise en 3D ; il a déjà eu droit à un remake pour la 3DS en 2011. La Switch 2 aura droit à sa propre version le 5 novembre (on échappe de peu à une sortie concomitante avec un certain GTA 6 le 19 novembre).
Le remake bénéficie d’un gros ripolinage graphique qui rapproche ce Zelda de n’importe quel jeu en monde ouvert sous Unreal Engine. La direction artistique diffère aussi de ce qu’on a connu avec les deux derniers volets 3D (Breath of the Wild et Tears of the Kingdom), plus portés sur le cell shading. Au bout du compte, ce qu’on gagne en réalisme, on le perd un peu en personnalité. Nintendo avait déjà fait le coup avec le remake de Star Fox 64, sorti en juin, avec son rendu semi-réaliste.
Dans cet épisode, Link gagne quelques fonctions comme sauter en appuyant sur un bouton (dans l’original, le héros saute automatiquement), ou regarder autour de soi avec la caméra. Ce n’est pas un monde ouvert au sens strict du terme, car il y a des écrans de chargement entre zones (les plus courtes possible, espérons) pour « préserver l’expérience de l’original », explique Nintendo.
Les fonctions « qualité de vie » devraient abonder, les joueurs d’aujourd’hui y étant habitués (à croire qu’on jouait à la dure dans les années 90 !). Il y a quelques petites originalités également, comme la possibilité de fredonner les mélodies devant la console pour les reproduire à l’ocarina dans le jeu ! Nintendo va d’ailleurs vendre un vrai ocarina pour accompagner la sortie du titre.
Le tarif officiel est de 59,99 euros en France pour la version dématérialisée. Les amateurs de physique pourront apprécier un « packaging spécial » avec une finition texturée pour l’emballage et qui sera sans doute vendue plus cher. Hélas, il semble que la cartouche ne soit pas dorée comme à l’époque de l’édition collector du jeu N64 aux États-Unis. Pour les collectionneurs, une Switch 2 édition spéciale du 40ᵉ anniversaire sera aussi commercialisée à partir du 29 octobre.
Google prévient d’une « baisse de qualité » de son moteur de recherche dans l’Union européenne : le géant du web est en train de déployer les changements exigés par Bruxelles concernant les résultats de shopping, de vols ou d’hôtellerie. Il n’est pas content et le fait savoir.
Google a essuyé deux amendes de la part de la Commission européenne en juillet, au nom du DMA (Digital Markets Act) : la première, de 430 millions d’euros, touche aux règles imposées aux développeurs de la boutique Google Play. La seconde, de 460 millions, concerne les pratiques de traitement préférentiel. L’exécutif européen estime en effet que Google favorise ses propres services de shopping, de voyages, de résultats sportifs ou de transport, au détriment de la concurrence.
Google avait 60 jours pour modifier ses pratiques, sous peine de pénalités périodiques pouvant aller jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires mondial. Le cas du Play Store n’a pas été réglé, mais l’entreprise a mis en place une transformation profonde sur sa boutique, suite à sa défaite face à Epic Games devant la justice américaine. La Commission européenne indiquait cet été qu’elle déterminerait si ces modifications suffisent.
Google sort les griffes contre la Commission
Reste le volet des résultats de recherche. Google est en train de déployer les changements voulus par la Commission pour rétablir des conditions équitables pour les entreprises souhaitant faire de la publicité, mais prévient qu’ils vont « dégrader l’expérience utilisateur et faire grimper les coûts pour les entreprises européennes ».
Selon Google, les modifications vont favoriser les sites de comparaison de prix liés aux secteurs de l’hôtellerie, du transport aérien et de la restauration (à l’image d’Expedia ou Booking.com). Ces sites gagneront en effet une plus grande visibilité dans les résultats de recherche que les entreprises de ces secteurs qui n’y apparaitront qu’avec un lien vers leur site web, leur numéro de téléphone et leur adresse.
Dans le détail, les résultats de Google mettront en avant un moteur de recherche spécialisé tout en haut de la page, suivi de deux autres qui s’afficheront avec moins de détails. Il y aura aussi un carrousel d’hôtels, de restaurants ou de compagnies aériennes – en fonction de la recherche – où des informations importantes comme les prix en temps réel n’apparaitront pas. Les algorithmes de Google seront chargés de déterminer le classement de ces différents résultats.
« Ces changements dégradent l’expérience utilisateur des Européens, en favorisant les intermédiaires en ligne au détriment des entreprises locales et en supprimant des fonctionnalités utiles sur lesquelles les internautes s’appuient au quotidien », déplore Nick Fox, vice-président en charge de la connaissance et de l’information, auprès de Reuters.
Il invoque la baisse de 30 % du trafic gratuit de réservation directe vers les entreprises européennes, conséquence des précédents changements apportés au nom du règlement sur les marchés numériques. Les modifications actuellement en cours de déploiement ont été testées auprès de « millions d’utilisateurs en Europe », avec des résultats qui montrent un fort niveau d’insatisfaction : les internautes doivent en effet reformuler leurs requêtes pour trouver ce qu’ils cherchent.
Google avait réalisé un test en 2024, en supprimant les fonctions liées à l’hôtellerie : les internautes mettaient plus de temps à trouver un hôtel, certains abandonnant même leur recherche. Les sites des hôtels ont perdu « plus de 10 % » de leur trafic, selon les mesures réalisées à l’époque par Google.
« C’est une dégradation du produit dictée par un petit groupe de plaignants défendant leurs propres intérêts, au détriment des entreprises et des consommateurs européens. La réglementation devrait améliorer les produits, pas les détériorer », attaquait Kent Walker, directeur juridique de Google, le 23 juillet.
Lors de l’annonce de l’amende cet été, la Commission expliquait qu’elle surveillera la mise en œuvre des solutions de l’entreprise. Manifestement, celles-ci ont l’air de convenir : les modifications qu’avaient proposées Google constituaient « une avancée substantielle vers la conformité [avec le DMA] ».
Google prévient d’une « baisse de qualité » de son moteur de recherche dans l’Union européenne : le géant du web est en train de déployer les changements exigés par Bruxelles concernant les résultats de shopping, de vols ou d’hôtellerie. Il n’est pas content et le fait savoir.
Google a essuyé deux amendes de la part de la Commission européenne en juillet, au nom du DMA (Digital Markets Act) : la première, de 430 millions d’euros, touche aux règles imposées aux développeurs de la boutique Google Play. La seconde, de 460 millions, concerne les pratiques de traitement préférentiel. L’exécutif européen estime en effet que Google favorise ses propres services de shopping, de voyages, de résultats sportifs ou de transport, au détriment de la concurrence.
Google avait 60 jours pour modifier ses pratiques, sous peine de pénalités périodiques pouvant aller jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires mondial. Le cas du Play Store n’a pas été réglé, mais l’entreprise a mis en place une transformation profonde sur sa boutique, suite à sa défaite face à Epic Games devant la justice américaine. La Commission européenne indiquait cet été qu’elle déterminerait si ces modifications suffisent.
Google sort les griffes contre la Commission
Reste le volet des résultats de recherche. Google est en train de déployer les changements voulus par la Commission pour rétablir des conditions équitables pour les entreprises souhaitant faire de la publicité, mais prévient qu’ils vont « dégrader l’expérience utilisateur et faire grimper les coûts pour les entreprises européennes ».
Selon Google, les modifications vont favoriser les sites de comparaison de prix liés aux secteurs de l’hôtellerie, du transport aérien et de la restauration (à l’image d’Expedia ou Booking.com). Ces sites gagneront en effet une plus grande visibilité dans les résultats de recherche que les entreprises de ces secteurs qui n’y apparaitront qu’avec un lien vers leur site web, leur numéro de téléphone et leur adresse.
Dans le détail, les résultats de Google mettront en avant un moteur de recherche spécialisé tout en haut de la page, suivi de deux autres qui s’afficheront avec moins de détails. Il y aura aussi un carrousel d’hôtels, de restaurants ou de compagnies aériennes – en fonction de la recherche – où des informations importantes comme les prix en temps réel n’apparaitront pas. Les algorithmes de Google seront chargés de déterminer le classement de ces différents résultats.
« Ces changements dégradent l’expérience utilisateur des Européens, en favorisant les intermédiaires en ligne au détriment des entreprises locales et en supprimant des fonctionnalités utiles sur lesquelles les internautes s’appuient au quotidien », déplore Nick Fox, vice-président en charge de la connaissance et de l’information, auprès de Reuters.
Il invoque la baisse de 30 % du trafic gratuit de réservation directe vers les entreprises européennes, conséquence des précédents changements apportés au nom du règlement sur les marchés numériques. Les modifications actuellement en cours de déploiement ont été testées auprès de « millions d’utilisateurs en Europe », avec des résultats qui montrent un fort niveau d’insatisfaction : les internautes doivent en effet reformuler leurs requêtes pour trouver ce qu’ils cherchent.
Google avait réalisé un test en 2024, en supprimant les fonctions liées à l’hôtellerie : les internautes mettaient plus de temps à trouver un hôtel, certains abandonnant même leur recherche. Les sites des hôtels ont perdu « plus de 10 % » de leur trafic, selon les mesures réalisées à l’époque par Google.
« C’est une dégradation du produit dictée par un petit groupe de plaignants défendant leurs propres intérêts, au détriment des entreprises et des consommateurs européens. La réglementation devrait améliorer les produits, pas les détériorer », attaquait Kent Walker, directeur juridique de Google, le 23 juillet.
Lors de l’annonce de l’amende cet été, la Commission expliquait qu’elle surveillera la mise en œuvre des solutions de l’entreprise. Manifestement, celles-ci ont l’air de convenir : les modifications qu’avaient proposées Google constituaient « une avancée substantielle vers la conformité [avec le DMA] ».
L’industrie du jeu vidéo vit un crash au ralenti : le secteur multiplie les charrettes de licenciements, le marché des consoles stagne, les joueurs dépensent beaucoup moins et se contentent de jouer à un ou deux jeux en rotation… Après des années de croissance portée par des budgets toujours plus énormes, le modèle du blockbuster est arrivé à un point de rupture.
« C’est le pire krach du jeu vidéo, ou la pire perturbation, que nous ayons connu depuis les années 1980, lorsque Atari s’est effondré et a été remplacé par Nintendo », affirme Tim Sweeney, le directeur général d’Epic, dans le numéro 428 du magazine Edge.
Les budgets explosent, le nombre de joueurs reste le même
L’ampleur n’est cependant pas comparable. Le marché américain du jeu vidéo s’est effondré en 1983, saturé par trop de machines, trop de jeux médiocres et une mauvaise distribution, ce qui a abouti à une perte de confiance du public et des détaillants. D’autres activités, comme le secteur de l’arcade ou encore les micro-ordinateurs, ne se portaient pas si mal.
« Ce qui s’est passé dans les années 1980, c’est qu’Atari a simplement produit beaucoup de très mauvais jeux, et que sa plateforme matérielle est morte », résume Tim Sweeney. La situation actuelle est très différente, car les causes profondes de la crise sont multiples.
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Deux véhicules Tesla équipés du FSD, le dispositif de conduite autonome du constructeur automobile, vont être testés sur route en France. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait pourtant dit non au FSD en juillet ; une discussion avec Elon Musk a arrondi les angles.
Non en juillet, oui en septembre : il n’aura fallu que deux mois et une discussion avec Elon Musk pour que Philippe Tabarot revienne sur sa décision. « Avec la mise à disposition de deux véhicules équipés de FSD par Tesla, nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle des essais sur route », explique-t-il.
Le feu rouge passe à l’orange
Les arguments avancés le 22 juillet par le ministre des Transports pour refuser le FSD tenaient pourtant la route, si l’on ose dire. Il reprochait au système de « conduite autonome supervisée » – ce qui n’est pas la même chose qu’une conduite totalement autonome – que dans certains cas, les véhicules peuvent aller jusqu’à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée. Il pointait aussi du doigt les mécanismes de Tesla pour garantir que le conducteur soit toujours parfaitement attentif durant la conduite.
Philippe Tabarot a eu un « échange constructif » avec le milliardaire le 2 septembre dernier autour du FSD. Il explique que « depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines. »
Les premiers essais sur route sont la prochaine étape, avec ces deux véhicules équipés du FSD. Ce sera l’occasion de tester en conditions réelles la fierté des routes françaises : les ronds-points !
En réalité, le ministre n’a rien contre ces technologies ; comme il l’expliquait en juillet, « la France soutient ces technologies et leur déploiement doit se faire dans un cadre de confiance qui permet d’évaluer les systèmes et de déterminer les ajustements du FSD nécessaires pour garantir un haut niveau de sécurité. » Il souhaite que les premiers véhicules homologués puissent rouler sur les routes de l’Hexagone dès l’année prochaine.
Tesla veut une approbation à l’échelle européenne
Non content d’échanger avec le ministre français en visio, Tesla travaille de son côté sa communication et ses chiffres avec une échéance stratégique en vue. D’après le constructeur, c’est en effet aux alentours du 6 octobre prochain que doit intervenir le vote du comité technique européen (TCMV) pour l’approbation élargie du système « FSD Supervised » à l’échelle de l’Union européenne.
Rappelons que l’entreprise ne dispose pour l’instant que d’autorisations données à l’échelle nationale dans cinq pays (Pays-Bas, Danemark, Belgique, Estonie, Lituanie). Pour déployer plus largement le FSD, elle demande une dérogation au règlement européen UNECE R171.01 qui encadre la mise en œuvre des fonctions de conduite assistée de niveau 2.
À cette fin, Tesla a publié le 1er septembre un plaidoyer qui demande cinq dérogations (dont la possibilité de temporairement dépasser la vitesse maximale en fonction des conditions de trafic). À l’appui de cette demande, le constructeur avance une longue liste de chiffres présentés comme autant de preuves de l’efficacité de sa technologie.
Issues de trajets réalisés en Europe ou aux États-Unis, ces statistiques démontrent, selon Tesla, une diminution significative des événements inopportuns (freinages d’urgence, accélérations brusques) par rapport aux aides à la conduite déjà autorisées. Elles révèleraient également « des taux de collision majeurs inférieurs de 40 à 69% (IRR 0,31 - 0,60) et 48 à 59% de taux de collision mineurs inférieurs (IRR 0,41 - 0,52) dans toutes les classes de route ». L’IRR désigne pour mémoire le rapport des taux d’incidence (incident rate ratio) entre deux groupes distincts, ici les véhicules équipés du FSD et ceux qui disposent d’ADAS homologuées.
Le Cybercab force le passage
Pendant ce temps, le forcing de Tesla pour faire rouler le Cybercab a payé : le véhicule sans volant ni pédale tourne en effet sur les routes d’Austin, au Texas, depuis jeudi dernier. La voiture deux places, présentée en grande pompe en octobre 2024, rongeait son frein depuis, en attendant d’obtenir les autorisations nécessaires.
Le constructeur avait lancé l’an dernier une app Robotaxi qui permettait certes de commander une course dans une voiture autonome, mais il s’agissait jusqu’à présent de Model Y, avec un volant et des pédales donc, et parfois accompagnées d’un chauffeur de sécurité. 45 Cybercab renforcent une flotte qui comprend désormais 420 véhicules à Austin. Attention, il s’agit de voitures enregistrées, pas nécessairement de robotaxis réellement en exploitation.
Selon le décompte d’AP, Tesla aurait en circulation environ 200 robotaxis sans chauffeur dans six villes au Texas et en Floride. En comparaison, Waymo fait rouler plus de 4 000 véhicules dans 14 villes.
Quoi qu’il en soit, la fête s’est terminée en gueule de bois. Vendredi, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) ouvrait une enquête pour déterminer si Tesla avait vraiment le droit de dire que le Cybercab respectait les normes fédérales actuelles, les Federal Motor Vehicle Safety Standards (FMVSS). L’entreprise a probablement estimé que certaines obligations pensées pour un conducteur humain ne valent pas pour un véhicule complètement autonome.
Aux États-Unis, les constructeurs peuvent auto-certifier leurs véhicules. Ils n’ont pas toujours besoin d’une autorisation préalable détaillée ; en revanche, l’administration en charge de la sécurité routière peut toujours contrôler et imposer des mesures si la déclaration ne correspond pas à la réalité ou ne respecte pas les standards.
Image : Tesla
Le nœud du problème ici, c’est que le Cybercab ne possède aucune commande qui permettrait à un humain de prendre la main. La NHTSA demande donc à Tesla de détailler le raisonnement technique de l’entreprise ; il ne s’agit pas d’une interdiction, ni de la conclusion que le Cybercab est illégal. Mais l’agence fédérale peut exiger des documents, contester la conformité ou obliger le constructeur à modifier le véhicule.
Il parait cependant peu probable que la NHTSA fasse preuve du plus grand zèle dans son enquête puisqu’elle est en train de moderniser les règles pour les véhicules autonomes, notamment sur les pédales de frein, essuie-glaces, éclairage et rétroviseurs. Mais tant que ces nouvelles règles ne sont pas finalisées, les anciennes restent applicables. Tesla est donc allée plus vite que la musique et ne peut pas agir comme si la réforme était déjà faite.
Comme le rappelle TechCrunch, Tesla aurait pu emprunter la même voie réglementaire que Zoox. La filiale d’Amazon avait elle aussi auto-certifié son véhicule, une sorte de cube sur roues sans volant ni pédales, en 2022. La NHTSA avait alors ouvert le même type d’enquête. Chemin faisant, Zoox a fini par décrocher le feu vert final en juillet dernier pour lancer un service commercial payant à Las Vegas.
Deux véhicules Tesla équipés du FSD, le dispositif de conduite autonome du constructeur automobile, vont être testés sur route en France. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait pourtant dit non au FSD en juillet ; une discussion avec Elon Musk a arrondi les angles.
Non en juillet, oui en septembre : il n’aura fallu que deux mois et une discussion avec Elon Musk pour que Philippe Tabarot revienne sur sa décision. « Avec la mise à disposition de deux véhicules équipés de FSD par Tesla, nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle des essais sur route », explique-t-il.
Le feu rouge passe à l’orange
Les arguments avancés le 22 juillet par le ministre des Transports pour refuser le FSD tenaient pourtant la route, si l’on ose dire. Il reprochait au système de « conduite autonome supervisée » – ce qui n’est pas la même chose qu’une conduite totalement autonome – que dans certains cas, les véhicules peuvent aller jusqu’à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée. Il pointait aussi du doigt les mécanismes de Tesla pour garantir que le conducteur soit toujours parfaitement attentif durant la conduite.
Philippe Tabarot a eu un « échange constructif » avec le milliardaire le 2 septembre dernier autour du FSD. Il explique que « depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines. »
Les premiers essais sur route sont la prochaine étape, avec ces deux véhicules équipés du FSD. Ce sera l’occasion de tester en conditions réelles la fierté des routes françaises : les ronds-points !
En réalité, le ministre n’a rien contre ces technologies ; comme il l’expliquait en juillet, « la France soutient ces technologies et leur déploiement doit se faire dans un cadre de confiance qui permet d’évaluer les systèmes et de déterminer les ajustements du FSD nécessaires pour garantir un haut niveau de sécurité. » Il souhaite que les premiers véhicules homologués puissent rouler sur les routes de l’Hexagone dès l’année prochaine.
Tesla veut une approbation à l’échelle européenne
Non content d’échanger avec le ministre français en visio, Tesla travaille de son côté sa communication et ses chiffres avec une échéance stratégique en vue. D’après le constructeur, c’est en effet aux alentours du 6 octobre prochain que doit intervenir le vote du comité technique européen (TCMV) pour l’approbation élargie du système « FSD Supervised » à l’échelle de l’Union européenne.
Rappelons que l’entreprise ne dispose pour l’instant que d’autorisations données à l’échelle nationale dans cinq pays (Pays-Bas, Danemark, Belgique, Estonie, Lituanie). Pour déployer plus largement le FSD, elle demande une dérogation au règlement européen UNECE R171.01 qui encadre la mise en œuvre des fonctions de conduite assistée de niveau 2.
À cette fin, Tesla a publié le 1er septembre un plaidoyer qui demande cinq dérogations (dont la possibilité de temporairement dépasser la vitesse maximale en fonction des conditions de trafic). À l’appui de cette demande, le constructeur avance une longue liste de chiffres présentés comme autant de preuves de l’efficacité de sa technologie.
Issues de trajets réalisés en Europe ou aux États-Unis, ces statistiques démontrent, selon Tesla, une diminution significative des événements inopportuns (freinages d’urgence, accélérations brusques) par rapport aux aides à la conduite déjà autorisées. Elles révèleraient également « des taux de collision majeurs inférieurs de 40 à 69% (IRR 0,31 - 0,60) et 48 à 59% de taux de collision mineurs inférieurs (IRR 0,41 - 0,52) dans toutes les classes de route ». L’IRR désigne pour mémoire le rapport des taux d’incidence (incident rate ratio) entre deux groupes distincts, ici les véhicules équipés du FSD et ceux qui disposent d’ADAS homologuées.
Le Cybercab force le passage
Pendant ce temps, le forcing de Tesla pour faire rouler le Cybercab a payé : le véhicule sans volant ni pédale tourne en effet sur les routes d’Austin, au Texas, depuis jeudi dernier. La voiture deux places, présentée en grande pompe en octobre 2024, rongeait son frein depuis, en attendant d’obtenir les autorisations nécessaires.
Le constructeur avait lancé l’an dernier une app Robotaxi qui permettait certes de commander une course dans une voiture autonome, mais il s’agissait jusqu’à présent de Model Y, avec un volant et des pédales donc, et parfois accompagnées d’un chauffeur de sécurité. 45 Cybercab renforcent une flotte qui comprend désormais 420 véhicules à Austin. Attention, il s’agit de voitures enregistrées, pas nécessairement de robotaxis réellement en exploitation.
Selon le décompte d’AP, Tesla aurait en circulation environ 200 robotaxis sans chauffeur dans six villes au Texas et en Floride. En comparaison, Waymo fait rouler plus de 4 000 véhicules dans 14 villes.
Quoi qu’il en soit, la fête s’est terminée en gueule de bois. Vendredi, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) ouvrait une enquête pour déterminer si Tesla avait vraiment le droit de dire que le Cybercab respectait les normes fédérales actuelles, les Federal Motor Vehicle Safety Standards (FMVSS). L’entreprise a probablement estimé que certaines obligations pensées pour un conducteur humain ne valent pas pour un véhicule complètement autonome.
Aux États-Unis, les constructeurs peuvent auto-certifier leurs véhicules. Ils n’ont pas toujours besoin d’une autorisation préalable détaillée ; en revanche, l’administration en charge de la sécurité routière peut toujours contrôler et imposer des mesures si la déclaration ne correspond pas à la réalité ou ne respecte pas les standards.
Image : Tesla
Le nœud du problème ici, c’est que le Cybercab ne possède aucune commande qui permettrait à un humain de prendre la main. La NHTSA demande donc à Tesla de détailler le raisonnement technique de l’entreprise ; il ne s’agit pas d’une interdiction, ni de la conclusion que le Cybercab est illégal. Mais l’agence fédérale peut exiger des documents, contester la conformité ou obliger le constructeur à modifier le véhicule.
Il parait cependant peu probable que la NHTSA fasse preuve du plus grand zèle dans son enquête puisqu’elle est en train de moderniser les règles pour les véhicules autonomes, notamment sur les pédales de frein, essuie-glaces, éclairage et rétroviseurs. Mais tant que ces nouvelles règles ne sont pas finalisées, les anciennes restent applicables. Tesla est donc allée plus vite que la musique et ne peut pas agir comme si la réforme était déjà faite.
Comme le rappelle TechCrunch, Tesla aurait pu emprunter la même voie réglementaire que Zoox. La filiale d’Amazon avait elle aussi auto-certifié son véhicule, une sorte de cube sur roues sans volant ni pédales, en 2022. La NHTSA avait alors ouvert le même type d’enquête. Chemin faisant, Zoox a fini par décrocher le feu vert final en juillet dernier pour lancer un service commercial payant à Las Vegas.
Microsoft veut catalyser le marché des développeurs travaillant avec l’IA. L’éditeur a dévoilé le « projet Zenith », un Windows 11 spécialement configuré pour répondre aux besoins de cette clientèle, sur des PC ultra-gonflés. Était-ce bien nécessaire ?
Microsoft veut faire de Windows « la meilleure plateforme pour les développeurs » – il est vrai que sans trop forcer, Apple s’est taillée une réputation enviable dans ce domaine, avec ses Mac à puce Mx et leur mémoire unifiée. À tel point que le constructeur en fait désormais un argument central.
Le projet Zenith est une « expérience » Windows 11 optimisée pour les développeurs. Il s’agit de Windows 11 « sans distraction » destiné à des machines équipées de 64 Go de mémoire unifiée (ou plus si on veut vraiment casser la tirelire) et d’une bande passante de 250 Go/s minimum.
Les premiers modèles compatibles Zenith fonctionneront sur des puces Ryzen AI Halo d’AMD. Il est aussi plus que probable que les futurs PC avec puce RTX Spark de NVIDIA seront pris en charge. Ces machines peuvent faire tourner en local des modèles IA de 30 milliards de paramètres.
Image : Lenovo
À l’occasion de l’IFA, Lenovo a présenté son ThinkCentre X Ultra, l’un des premiers ordinateurs de bureau répondant aux critères du projet Zenith. Il intègre une puce AI Max+ PRO 495, prend en charge jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, et on peut les connecter en cluster (jusqu’à 4 unités).
Prêt-à-coder très encadré
Microsoft en fait des caisses, mais en réalité ce projet n’est rien d’autre qu’un Windows 11 qui vient avec des réglages prédéfinis et des logiciels déjà installés. Le Terminal de Windows et Visual Studio Code seront ainsi épinglés par défaut à la barre des tâches ; l’Explorateur de fichiers présentera les extensions de fichiers, les fichiers masqués, le chemin complet dans la barre de titre et le volet des détails, avec la prise en charge des chemins longs activés.
La recherche, le menu Démarrer et la barre des tâches seront également configurés « pour le développement » : la Palette de commandes des PowerToys est activée dans les deux premiers ; les conseils du menu Démarrer et les notifications de compte sont désactivés pour limiter les distractions. L’espace de travail est annoncé comme « plus épuré » sans les fichiers et dossiers récemment utilisés.
Image : Microsoft
Au chapitre des logiciels préinstallés, les PC du projet Zenith seront livrés avec Visual Studio Code bien évidemment, GitHub Copilot, des terminaux, des interfaces en ligne de commande, divers langages, .NET 10, Windows Subsystem for Linux (WSL) 2…
« Ces choix créent un point de départ calme et pertinent pour le développement », affirme Microsoft. Fort heureusement, tous ces réglages peuvent être modifiés et désactivés en fonction de ses besoins. « Vous pouvez continuer à configurer, étendre et personnaliser votre environnement autour des outils, langages et frameworks que vous préférez. » Ouf ! Selon l’éditeur, il s’agit simplement de partir d’une « meilleure base ».
Tout cela représente un gain de temps assez marginal, et même un intérêt finalement assez modeste. Chaque développeur a ses petites habitudes, et par ailleurs la configuration aux petits oignons d’un PC ne nécessite plus une gymnastique de tous les instants. Une fois qu’une config’ est calée, en règle générale, le sujet n’est pas censé revenir sur le tapis tous les quatre matins.
Microsoft veut catalyser le marché des développeurs travaillant avec l’IA. L’éditeur a dévoilé le « projet Zenith », un Windows 11 spécialement configuré pour répondre aux besoins de cette clientèle, sur des PC ultra-gonflés. Était-ce bien nécessaire ?
Microsoft veut faire de Windows « la meilleure plateforme pour les développeurs » – il est vrai que sans trop forcer, Apple s’est taillée une réputation enviable dans ce domaine, avec ses Mac à puce Mx et leur mémoire unifiée. À tel point que le constructeur en fait désormais un argument central.
Le projet Zenith est une « expérience » Windows 11 optimisée pour les développeurs. Il s’agit de Windows 11 « sans distraction » destiné à des machines équipées de 64 Go de mémoire unifiée (ou plus si on veut vraiment casser la tirelire) et d’une bande passante de 250 Go/s minimum.
Les premiers modèles compatibles Zenith fonctionneront sur des puces Ryzen AI Halo d’AMD. Il est aussi plus que probable que les futurs PC avec puce RTX Spark de NVIDIA seront pris en charge. Ces machines peuvent faire tourner en local des modèles IA de 30 milliards de paramètres.
Image : Lenovo
À l’occasion de l’IFA, Lenovo a présenté son ThinkCentre X Ultra, l’un des premiers ordinateurs de bureau répondant aux critères du projet Zenith. Il intègre une puce AI Max+ PRO 495, prend en charge jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, et on peut les connecter en cluster (jusqu’à 4 unités).
Prêt-à-coder très encadré
Microsoft en fait des caisses, mais en réalité ce projet n’est rien d’autre qu’un Windows 11 qui vient avec des réglages prédéfinis et des logiciels déjà installés. Le Terminal de Windows et Visual Studio Code seront ainsi épinglés par défaut à la barre des tâches ; l’Explorateur de fichiers présentera les extensions de fichiers, les fichiers masqués, le chemin complet dans la barre de titre et le volet des détails, avec la prise en charge des chemins longs activés.
La recherche, le menu Démarrer et la barre des tâches seront également configurés « pour le développement » : la Palette de commandes des PowerToys est activée dans les deux premiers ; les conseils du menu Démarrer et les notifications de compte sont désactivés pour limiter les distractions. L’espace de travail est annoncé comme « plus épuré » sans les fichiers et dossiers récemment utilisés.
Image : Microsoft
Au chapitre des logiciels préinstallés, les PC du projet Zenith seront livrés avec Visual Studio Code bien évidemment, GitHub Copilot, des terminaux, des interfaces en ligne de commande, divers langages, .NET 10, Windows Subsystem for Linux (WSL) 2…
« Ces choix créent un point de départ calme et pertinent pour le développement », affirme Microsoft. Fort heureusement, tous ces réglages peuvent être modifiés et désactivés en fonction de ses besoins. « Vous pouvez continuer à configurer, étendre et personnaliser votre environnement autour des outils, langages et frameworks que vous préférez. » Ouf ! Selon l’éditeur, il s’agit simplement de partir d’une « meilleure base ».
Tout cela représente un gain de temps assez marginal, et même un intérêt finalement assez modeste. Chaque développeur a ses petites habitudes, et par ailleurs la configuration aux petits oignons d’un PC ne nécessite plus une gymnastique de tous les instants. Une fois qu’une config’ est calée, en règle générale, le sujet n’est pas censé revenir sur le tapis tous les quatre matins.
L’enquête lancée par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l’office anti-cybercriminalité (Ofac) suite au piratage de la plateforme cet été de la Direction générale des finances publiques a débouché sur l’interpellation de deux suspects, rapporte Franceinfo.
Illustration : Flock
Suite à son interpellation le 18 août, un homme de 18 ans a été mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire. Un second suspect âgé de 16 ans, interpellé le 26 août, a été libéré après sa garde à vue. Son matériel sera cependant utilisé par les enquêteurs. Le premier suspect, domicilié en région parisienne, ferait partie du groupe de pirates ZeroBytes bien connu des services. Outre la DGFiP, il serait derrière les piratages ces derniers mois de l’Éducation nationale, France Travail, ou encore SFR.
Le suspect n’est pas un perdreau de l’année : il avait en effet été mis en examen en juin 2024 et janvier 2025 dans deux dossiers concernant des attaques informatiques, et placé sous contrôle judiciaire dans ces deux cas.
Il a été mis en examen pour les chefs d’accusation d’« accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel en bande organisée », pour « modification frauduleuse, extraction, transmission, reproduction et détention de données contenues dans un STAD à caractère personnel en bande organisée », ainsi que pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement ».
L’enquête se poursuit pour interpeller les autres personnes mises en cause dans le piratage du fisc.