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Huawei confie le contrôle de Aito à Seres

AITO M6

Première marque créée par Huawei, Aito passe à présent sous le contrôle complet de Seres. Prélude à une diffusion étendue de ses SUV électriques ?

En 2019, Huawei lance sa division automobile. Depuis, le géant chinois de l’électronique est devenu omniprésent dans le secteur. Il a en particulier commencé à lancer ses propres produits sur le marché via la création de marques avec des constructeurs installés. La première d’entre elles fut Aito, née en 2021 en association avec Seres.

Le contrat est alors simple : Huawei contrôle la planification des produits, le design, le marketing et la vente. Seres est chargé de la conception, avec des composants Huawei, et de la production. Les voitures sont vendues directement dans les boutiques de téléphonie Huawei. Et, dernièrement, dans les concessions de HIMA (Harmony Intelligent Mobility Alliance). Car Huawei a créé quatre autres marques, sur le même modèle : Luxeed avec Chery, Stelato avec BAIC, Maextro avec JAC et SAIC avec SAIC. Rapidement, cet ensemble s’est imposé dans le paysage automobile chinois, avec plus de 500 000 voitures vendues en 2025.

Il y a quelques mois, Huawei avait déjà cédé les droits sur l’appellation Aito à Seres. Il va à présent un peu plus loin face à un partenaire qui cherche à retrouver un peu d’autonomie. Seres est donc à présent en charge de la totalité des activités de la marque, de la planification à la vente. Les deux partenaires insistent sur le fait que cela ne change rien aux services proposés aux actuels propriétaires et qu’Aito fait toujours partie de HIMA. Mais dans les faits, c’est un changement majeur. Seres va créer un réseau Aito indépendant et les boutiques HIMA / Huawei se concentreront sur les quatre autres marques. Ce qui devenait nécessaire avec un recouvrement de plus en plus prononcé entre elles.

Ce changement pourrait également avoir son importance pour le marché européen. Furtivement lancée en France, Seres voudrait bien faire son retour sur notre continent pour suivre l’exemple de ses compatriotes. Mais l’implication trop importante de Huawei restait un frein. La voie est désormais ouverte. Aito sera d’ailleurs présent, comme en 2024, au Mondial de l’Automobile en octobre prochain. Peut-être en saura-t-on un peu plus sur sa possible arrivée en Europe.

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Volvo fait durer la triplette XC40/EX40/EC40 au-delà des 10 ans

De nos jours, les carrières des voitures sont courtes. La famille 40 chez Volvo fait figure d’exception puisque le XC40 a 9 ans. Toute la famille, EX40 et EC40 compris, a droit à un nouveau restylage qui permet de les raccrocher un peu plus à la gamme actuelle du constructeur suédois.

Souvent un facelift » se contente de modification sur l’intérieur des feux, et le bouclier avant. On évite de toucher au capot par exemple. Ici, Volvo le fait. La calandre ne déborde plus sur celui-ci et il intègre un décroché au niveau du feux avant.

Les feux changent en devenant plus grands. La signature lumineuse évolue elle aussi mais reste la même : un clou (ou un T couché). Sur le modèle thermique XC40, la calandre est encore une grille, mais sur EC40 et Volvo EX40 elle reste une « fausse calandre » comme actuellement. Sa forme évolue un peu.

Pas de changement de motorisations

Ce n’est évidemment pas révolutionnaire mais cela donne un petit coup de frais au dessin. A l’arrière aussi il y a pas mal de changements. Le hayon est plus droit dans sa découpe et les feux sont modernisés vers des bandes de LED. Le reste est toujours aussi sobre.

Sinon à l’intérieur, on passe à un écran 11,2 pouces à la place de 9. Il est plus réactif promet Volvo et intègre la dernière version de Volvo Car UX basée sur Google avec Gemini comme agent d’IA conversationnelle. Dans les détails, on a droit à quelques nouvelles selleries, de nouvelles finitions (frêne sombre par exemple).

Ce qui ne se voit pas maintenant, ce sont de nouveaux radars avant et latéraux. Il y a également une nouvelle caméra et une palanquées de radars ultrasoniques ou non. Volvo en profite pour remettre à jour les équipements de sécurité ainsi que son « Pilot Assist » (option).

Une version électrique moins chère que la thermique

En revanche, ce qui ne change pas : les motorisations. Le XC40 est toujours en micro-hybride à 163 et 197 chevaux quand l’EX40 et EC40 sont en 238, 252 ou 442 chevaux (AWD). Niveau batterie, deux niveaux permettent d’aller de 477 à 572 km pour l’EX40 et jusqu’à 581 km pour l’EC40 en P5 grande autonomie. Si vous voulez plus d’autonomie, il faudra passer au Volvo EX60 et ses 800 km.

La grande nouveauté c’est le prix de départ du Volvo EX40. Il est désormais à 46 950 € en P5 (477 km WLTP) alors que l’XC40 thermique débute à 45 400 €. Sauf que l’XC40 émet plus de 150 g de CO2/km et prend donc un malus CO2 de 4 279 € en 2026…oui, la version électrique débute sous celle thermique, et en plus bénéficie du bonus (prime coup de pouce) dans la seule version d’entrée de gamme.

Les commandes sont déjà ouvertes et on pourra voir les nouveautés Volvo au Mondial de l’automobile 2026 de Paris Porte de Versailles.

XC40 = SUV thermique, EX40 = SUV électrique, EC40 = SUV « coupé » électrique

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Chine : exportations auto solides, marché en berne

Les exportations chinoises de voitures ont bondi de 77,5 % en août, portées par BYD et Geely, tandis que les ventes domestiques chutent pour le 11e mois consécutif.

L’industrie automobile chinoise affiche un contraste saisissant en ce mois d’août : alors que les exportations de véhicules continuent de battre des records, le marché intérieur poursuit sa dégradation, marquant onze mois consécutifs de baisse des ventes domestiques.

Des exportations en plein essor malgré un ralentissement

Selon les données publiées mardi par l’Association chinoise des voitures particulières (CPCA), les exportations de véhicules de tourisme ont progressé de 77,5 % sur un an pour atteindre 894 000 unités en août. Cette croissance, bien que toujours soutenue, marque un léger ralentissement par rapport à la hausse de 88,2 % enregistrée en juillet. Des constructeurs automobiles comme BYD et Geely Auto ont établi de nouveaux records d’exportation le mois dernier, confirmant la stratégie d’expansion internationale engagée par les principaux groupes chinois du secteur.

Le segment des véhicules électriques et hybrides rechargeables se distingue particulièrement à l’export, avec une croissance accélérée à 154,7 %, contre 147,8 % en juillet. Cette dynamique intervient alors que les restrictions commerciales imposées par plusieurs marchés se resserrent, sans pour autant freiner la progression des constructeurs automobiles chinois, qui continuent d’élargir leur présence commerciale en Europe et séduisent une clientèle croissante sur les marchés émergents grâce à des modèles combinant prix compétitifs et équipements technologiques avancés.

Un marché intérieur chinois en difficulté persistante

À l’inverse, les ventes domestiques de véhicules ont reculé de 23,7 % en août pour s’établir à 1,55 million d’unités, aggravant la baisse de 21,1 % déjà observée en juillet. Cette tendance négative touche particulièrement le segment des véhicules électriques et hybrides rechargeables, qui représente pourtant 64,7 % des ventes domestiques totales : ces motorisations ont vu leurs ventes chuter de 10,1 % sur un an en août, contre un recul de 3,9 % le mois précédent, confirmant l’essoufflement de la demande intérieure sur le plus grand marché automobile mondial.

Cette faiblesse du marché domestique pousse les constructeurs automobiles chinois à intensifier leurs efforts de développement à l’international. Parmi les acteurs qui misent sur l’exportation figure Xiaomi, nouvel entrant dans le secteur des véhicules électriques, qui cherche à atteindre ses objectifs de ventes annuelles et a signé des accords avec des concessionnaires automobiles allemands en vue d’un lancement européen prévu l’an prochain. À l’opposé, Seres, qui codéveloppe les véhicules électriques Aito avec Huawei, illustre les difficultés liées à un positionnement tardif à l’international : confronté à une concurrence intense sur le segment haut de gamme en Chine et pénalisé par son retard à l’export, le constructeur a vu ses ventes totales chuter de 44 % le mois dernier.

Des perspectives de croissance encadrées par de nouvelles règles

Selon Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, les exportations chinoises de véhicules devraient atteindre 12 millions d’unités sur l’ensemble de l’année, avec une projection à plus long terme comprise entre 18 et 20 millions d’unités d’ici 2030. Cette montée en puissance des exportations automobiles chinoises suscite toutefois des inquiétudes réglementaires, les autorités craignant que la concurrence acharnée observée sur le marché intérieur, touchant fabricants, fournisseurs et concessionnaires, ne se propage sur les marchés étrangers.

Face à ce risque, les régulateurs chinois ont publié la semaine dernière de nouvelles directives encadrant les opérations des constructeurs automobiles à l’étranger. Ces recommandations mettent en garde contre les réductions de prix fréquentes ou trop importantes, ainsi que contre d’autres pratiques commerciales non conformes susceptibles de nuire aux consommateurs ou d’entacher la réputation des marques automobiles chinoises. Les principaux groupes du secteur, dont BYD, Chery et Geely Holding, se sont engagés à respecter ces nouvelles règles, bien que les autorités n’aient pas encore précisé les sanctions applicables en cas de manquement.

Notre avis, par leblogauto.com

Le contraste entre un marché intérieur chinois en berne depuis onze mois consécutifs et des exportations toujours en forte croissance illustre une réorientation stratégique assumée par les constructeurs automobiles chinois. La progression spectaculaire des exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables, à plus de 150 % sur un an, confirme que l’international devient un relais de croissance incontournable face à l’essoufflement de la demande domestique. Le cas de Seres, avec une chute de 44 % de ses ventes, rappelle toutefois que tous les constructeurs ne bénéficient pas également de cette dynamique, la rapidité d’entrée sur les marchés étrangers devenant un facteur déterminant. L’intervention des régulateurs chinois pour encadrer les pratiques commerciales à l’export témoigne enfin d’une volonté de préserver la réputation des marques, alors que la guerre des prix qui fragilise le marché intérieur pourrait, sans garde-fous, se propager à l’international.

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Ferrari libère la 296 GT3 de ses chaînes avec la version Modificata

Après la 499M, qui permet à des clients triés sur le volet et très fortunés de goûter aux joies d’une hypercar débridée, Ferrari applique la même philosophie à la 296 GT3 avec cette Modificata, qui a été présentée le 13 septembre 2026 lors des Ferrari Racing Days de Budapest.

La 296 GT Modificata reprend la base de la 296 GT3 Evo, mais en lui enlevant les contraintes des règlementations techniques des championnats officiels pour débrider son potentiel. Elle est conçue pour les journées circuit et le programme Club Competizioni GT de Ferrari, qui s’ajoute au programme Prototipi Clienti et à F1 Clienti. Le programme accueille certaines GT produites depuis 1989 dont les F40 Competizione, 458 Italia GT3, 488 GT3 et bien évidemment les dernières 296 GT3 et 296 GT Modificata 

De la 296 GT3 Evo à la Modificata 

La 296 GT Modificata est directement issue de la 296 GT3 Evo, elle-même apparue pour la saison 2026 après le développement de la première 296 GT3.  Cette dernière avait déjà été conçue dès l’origine autour du V6 120° de la 296 de route, mais sans l’hybridation, retirée pour la compéétition. L’architecture à grand angle permet notamment de placer les deux turbocompresseurs à l’intérieur du V, une solution qui facilite l’intégration du groupe motopropulseur dans le châssis de compétition. 

La GT3 Evo conserve pour sa part le moteur de la 296 GT3, dont la puissance est réglementairement limitée autour de 600 ch selon les conditions de BoP.   Puisqu’elle ne doit plus respecter le règlement GT3, Ferrari peut intervenir sur le moteur et l’aérodynamique beaucoup plus librement. Le résultat est spectaculaire : 730 ch à 7 500 tr/min, soit environ 130 ch de plus que la 296 GT3 Evo, avec une puissance spécifique de 244 ch/l. Le couple maximal atteint 800 Nm à 5 000 tr/min. Les modifications ne s’arrêtent pas là, loin s’en faut !

Un V6 profondément retravaillé 

Le moteur conserve son architecture fondamentale mais Ferrari a modifié le vilebrequin, les arbres à cames, l’admission, les échangeurs et les turbocompresseurs. Le système d’alimentation a également été adapté à l’augmentation des débits, avec l’ajout d’une pompe basse pression.  La géométrie des turbos reste apparentée à celle de la 296 GT3 Evo, mais leurs composants internes sont spécifiques à la Modificata.

La transformation se poursuit jusqu’à l’échappement, dont les sorties sont spécifiques. Avec 730 ch provenant de seulement trois litres, le V6 atteint donc une puissance spécifique particulièrement élevée pour un moteur de compétition destiné à être utilisé par des clients. Ferrari a dû parallèlement revoir la gestion thermique afin que cette puissance puisse être exploitée pendant des sessions prolongées. 

Refroidissement, transmission : tout y passe

Le refroidissement est justement l’un des domaines dans lesquels les modifications sont les plus visibles. Le capot avant reçoit une ouverture principale plus importante. Ferrari lui associe une petite ailette destinée à organiser le flux d’air chaud sortant du radiateur central, pour empêcher cet air réchauffé de perturber le fonctionnement des échangeurs latéraux.  L’ouverture située à proximité de la base du pare-brise a elle aussi été redessinée afin d’améliorer la gestion thermique des différents éléments situés dans la partie avant de la voiture. 

La Modificata conserve une architecture de compétition avec une boîte séquentielle transversale à six rapports, associée à un embrayage en carbone. Les rapports de transmission ont été adaptés à la nouvelle courbe de puissance du moteur, pour extirper le maximum des 730 ch et des 800 Nm tout en conservant une utilisation efficace sur circuit. 

Une aérodynamique qui n’a plus besoin de composer avec la BoP 

À l’avant, Ferrari adopte un nouveau splitter comportant des ouvertures permettant de mieux contrôler le flux qui passe sous la voiture, d’augmenter le travail aérodynamique du soubassement et donc le niveau d’appui.

À l’arrière, l’aileron adopte une nouvelle architecture avec un support central unique, des dérives redessinées et un Gurney flap de 5 mm. Les plaques latérales s’inspirent directement de celles développées pour la 499P. Elles ont à la fois une fonction structurelle et aérodynamique, notamment pour contrôler les vortex générés par l’aileron. 

Le résultat annoncé par Maranello est particulièrement impressionnant : la 296 GT Modificata serait capable de boucler Fiorano environ trois secondes plus rapidement que la 296 GT3 Evo. Il s’agit d’une estimation annoncée par Ferrari.

Freins et pneus : le grip nécessaire pour exploiter les 730 ch 

Ferrari part du système développé pour la 296 GT3 Evo et la 296 GT3 Biposto, mais adopte de nouveaux disques avant en acier bénéficiant d’une ventilation améliorée. Une prise d’air supplémentaire apparaît dans la partie inférieure du bouclier avant et les conduits de refroidissement sont optimisés pour augmenter l’efficacité du flux.  Les dimensions sont imposantes : 400 × 26 mm à l’avant et 332 × 32 mm à l’arrière. 

La voiture dispose également d’un ABS spécialement calibré afin de conserver un comportement exploitable par des conducteurs ayant des niveaux d’expérience différents, tout en permettant de maintenir les performances lors de longues sessions sur des circuits particulièrement exigeants pour les freins. La Ferrari reçoit des pneus de 325/680 R18 à l’avant et 325/705 R18 à l’arrière.

Une nouvelle génération de laboratoire client 

Le poids à sec est annoncé à 1 330 kg. Avec 730 ch, cela représente environ 549 ch par tonne. La voiture reçoit également un affichage DDU spécifique, le contrôle de traction et un équipement de communication intégré. Ferrari propose même en option un radar arrière capable d’avertir le pilote de l’arrivée rapide d’une autre voiture. Allo, Lewis ?

L’habitacle évolue, car la 296 GT Modificata a été pensée dès le départ comme une biplace. Ferrari a modifié l’arceau pour intégrer un deuxième siège avec harnais et repose-pieds. La marque parle d’une expérience à bord riche en sensations pour un passager ou d’une configuration idéale pour des sessions avec coaching de pilotage, d’où le système d’intercom dédié qui relie les deux occupants.   

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Renault Trafic électrique : 470 km d’autonomie et 280 km récupérés en 20 minutes

Renault dévoile au salon IAA Transportation 2026 de Hanovre le nouveau Trafic Van E-Tech electric, son nouveau fourgon 100 % électrique destiné aux professionnels. Avec plus de 470 km d’autonomie annoncée et une recharge rapide capable de récupérer jusqu’à 280 km en 20 minutes, le modèle vise notamment les usages professionnels nécessitant une forte disponibilité du véhicule.

Et Renault d’annoncer un coût total de possession jusqu’à 10 % inférieur à celui d’une version thermique équivalente.

Plus de 470 km d’autonomie pour les professionnels

L’autonomie constitue l’un des principaux enjeux des véhicules utilitaires électriques. Renault annonce plus de 470 km d’autonomie pour le nouveau Trafic Van E-Tech electric, selon le cycle WLTP (homologation en cours). L’an dernier lors de la présentation virtuelle du Trafic, Renault parlait de 450 km.

En usage urbain, l’autonomie annoncée peut atteindre près de 690 km. Selon Renault, cette capacité peut permettre jusqu’à cinq jours de travail sans recharge. Evidemment, cela dépend du travail mais des tournées régulières deviennent très largement faisable sans recharge durant la pause méridienne. La première génération de Trafic électrique plafonnait à 240 km WLTP. Sacré bond en avant, non ?

Le fourgon reçoit une batterie de 81 kWh de capacité. Renault indique avoir recherché un compromis entre autonomie, capacité de batterie et masse du véhicule afin de limiter la consommation énergétique mais aussi la charge utile, tellement importante pour les pros. Une plus petite batterie arrivera ultérieurement.

Jusqu’à 280 km récupérés en 20 minutes

Le nouveau Trafic Van E-Tech electric adopte une architecture électrique de 800 volts. Pour rappel, cette architecture permet d’accélérer les recharges rapide. Ainsi, Renault annonce qu’une recharge rapide de 20 minutes peut permettre de récupérer jusqu’à 280 km d’autonomie.

En usage urbain, le gain annoncé atteint jusqu’à 380 km. Le rayon de braquage de 10,3 m est celui de beaucoup de citadines…merci la fée électricité qui permet de braquer plus fort les roues avant.

La capacité de recharge vise à limiter les temps d’arrêt et à faciliter l’utilisation du fourgon sur des journées de travail comprenant des trajets plus longs. Evidemment, il faut encore voir l’autonomie réelle, chargé à la charge utile, en hiver et à allure rapide (au moins 110 km/h) pour juger pleinement ce nouveau Trafic Van E-Tech electric.

Un coût total de possession annoncé en baisse

Pour les entreprises et les professionnels, Renault met également en avant les coûts d’utilisation. Le constructeur annonce un coût total de possession jusqu’à 10 % inférieur à celui d’une version thermique équivalente comme on l’a dit précédemment.

Evidemment, c’est un tout pour les professionnels : autonomie et recharge rapide, disponibilité du véhicule et coût total de possession. Tous sont des éléments ayant un impact sur la productivité et donc importants pour les pros intéressés par un passage au 100 % électrique.

Un fourgon qui conserve ses capacités utilitaires

Malgré son passage à l’électrique, le Trafic conserve plusieurs caractéristiques attendues d’un véhicule utilitaire. Il propose jusqu’à 5,8 m³ de volume utile, 1,3 tonne de charge utile et 2 tonnes de capacité de remorquage.

Il peut également accueillir trois europalettes et dispose d’une hauteur de chargement à 53 cm.

La gamme comprendra d’abord une version fourgon, disponible d’ici la fin de l’année. Un châssis cabine et une cabine approfondie compléteront l’offre en 2027.

Un nouveau système logiciel pour le Trafic électrique

Le nouveau Trafic Van E-Tech electric inaugure également une architecture logicielle centralisée baptisée « Software-Defined Van » (SDV). Elle repose sur deux supercalculateurs, contre 80 calculateurs électroniques auparavant, et utilise CAR OS, un système d’exploitation basé sur Android et développé en partenariat avec Google.

Cette architecture doit permettre des mises à jour régulières et l’ajout de nouvelles fonctionnalités au cours de la vie du véhicule. Renault évoque également la maintenance prédictive et l’utilisation des données du véhicule pour développer de nouveaux services destinés aux professionnels.

Même les utilitaires vivent leur révolution électrique finalement.

Une production française

Le nouveau Trafic Van E-Tech electric est conçu et produit en Europe, dans l’usine Renault de Sandouville, en France. Le prix est encore inconnu à ce stade.

Notre avis, par leblogauto.com

Lorsque l’on essayait des véhicules comme le Nissan e-NV200, le Kangoo Z.E. ou autres, nous étions déjà convaincu que beaucoup de professionnels pouvaient passer au VULe (véhicule utilitaire léger électrique). Evidemment, la flotte ne se renouvelle pas du jour au lendemain et il faut du temps.

Ce temps permet aux constructeurs d’afficher désormais plus de 470 km WLTP sur ce trafic. Comptez 3% de d’autonomie en moins par tranche de 100 kg de charge environ. Largement de quoi remplir bien des tournées, surtout en zone urbaine ou les fourgons rejettent pas mal de cochonneries.

Mais est-ce que ce Renault Trafic E-Tech electric va convaincre du monde ? Si les ventes de VE particuliers explosent, celles des utilitaires restent faiblardes et souvent cantonnées à des 208/R5 « commerciales », des fourgonnettes ou de petits utilitaires Goupil et compagnie.

C’est écolo un utilitaire électrique ?

Ah et pour ceux qui se disent qu’un tel véhicule électrique utilitaire cela doit émettre beaucoup d’équivalent CO2 à la construction, Renault indique avoir réduit l’empreinte carbone de plus de 45 % par rapport à un fourgon diesel de même taille sur l’ensemble de son cycle de vie.

Et ce, en prenant 200 000 km et le mix énergétique moyen européen…alors imaginez en France avec son mix nucléaire (merci l’atome). Le constructeur annonce 33 tCO₂e pour le nouveau Trafic, contre environ 63 tCO₂ pour les équivalents diesel.

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La Slovénie valide le FSD de Tesla avant l’UE

La Slovénie devient le sixième pays européen à approuver le système d’assistance à la conduite FSD de Tesla, alors qu’un vote d’approbation à l’échelle de l’Union européenne pourrait intervenir début octobre.

Le constructeur automobile américain Tesla a annoncé lundi que la Slovénie avait autorisé l’utilisation de son système d’assistance à la conduite FSD sur ses routes, faisant de ce pays d’Europe centrale le sixième État du continent à valider cette technologie avant un éventuel vote réglementaire à l’échelle de l’Union européenne.

Un déploiement progressif à travers l’Europe

Sur le réseau social X, Tesla a indiqué que le système FSD Supervised était désormais approuvé en Slovénie et que son déploiement débuterait prochainement, un message repris par le PDG du constructeur automobile, Elon Musk. Le ministre slovène de l’Énergie et des Infrastructures, Jernej Vrtovec, a lui aussi salué cette annonce sur les réseaux sociaux, évoquant la volonté de faire progresser le pays sur le plan technologique.

Cette autorisation slovène s’inscrit dans un mouvement plus large d’homologation progressive du logiciel de conduite assistée à travers plusieurs marchés automobiles européens. Les Pays-Bas avaient ouvert la voie début avril, en accordant une approbation provisoire à l’utilisation du FSD sur leurs routes, devenant ainsi le premier pays de l’Union européenne à franchir ce cap réglementaire. Depuis, quatre autres pays européens ont également donné leur feu vert au système d’assistance à la conduite, tandis que la Finlande et la Grèce ont fait savoir qu’elles étudiaient actuellement la possibilité d’une homologation similaire pour cette technologie d’aide à la conduite.

Le rôle de l’Agence slovène de sécurité routière

Contactée par Reuters, l’Agence slovène de la sécurité routière a confirmé avoir validé le système FSD, tout en rappelant que l’introduction de nouvelles technologies automobiles devait s’accompagner de garanties de sécurité appropriées. L’organisme a précisé que la reconnaissance de cette homologation temporaire pour le système FSD Supervised illustrait la manière dont des innovations technologiques pouvaient être progressivement intégrées au système de transport routier, sous une supervision réglementaire et sécuritaire adaptée. La Slovénie affirme ainsi vouloir concilier ouverture à l’innovation automobile et exigences de sécurité routière pour les conducteurs et les autres usagers de la route.

Il convient de rappeler que le système FSD, bien qu’il puisse assurer certaines fonctions de conduite autonome supervisée, nécessite que le conducteur reste attentif et prêt à reprendre le contrôle du véhicule à tout moment, une caractéristique centrale de la technologie d’aide à la conduite développée par Tesla.

Vers un vote décisif à l’échelle de l’Union européenne

La semaine dernière, Tesla a publié un ensemble de données issues de ses propres tests menés en Europe et en Amérique du Nord, dans l’optique d’appuyer sa demande d’homologation généralisée. Le constructeur automobile a indiqué qu’un vote d’approbation à l’échelle de l’Union européenne pourrait avoir lieu dès le 6 octobre prochain, une échéance qui pourrait marquer un tournant pour le déploiement du FSD sur l’ensemble du marché automobile européen.

La France, qui avait exprimé des réserves en juillet concernant une éventuelle homologation du système en raison de préoccupations liées à la sécurité routière, a fait évoluer sa position. Le pays a annoncé la semaine dernière avoir engagé des tests sur deux véhicules équipés du FSD, à la suite de ce que le ministre français des Transports a qualifié d’échange constructif avec Elon Musk. Cette évolution témoigne des discussions en cours entre Tesla et les autorités nationales européennes, alors que le constructeur cherche à généraliser l’usage de son logiciel de conduite assistée sur le continent.

Notre avis, par leblogauto.com

L’approbation slovène confirme l’accélération du calendrier réglementaire européen autour du FSD, avec désormais six pays ayant validé la technologie en l’espace de quelques mois seulement. Le changement de position de la France, passée de la prudence à une phase de test concrète, apparaît comme un signal significatif à l’approche du vote européen prévu début octobre. Cette dynamique multi-pays place Tesla en position favorable pour obtenir une homologation généralisée à l’échelle de l’Union, même si la vigilance des régulateurs nationaux, rappelée par l’Agence slovène de sécurité routière, montre que l’intégration de cette technologie reste conditionnée à un encadrement strict.

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Porsche cède Bugatti Rimac et relève sa prévision 2026

Porsche a finalisé la cession de ses participations dans Bugatti Rimac et Rimac Group, une opération à environ 1 milliard d’euros qui lui permet de relever sa prévision de marge de trésorerie automobile pour 2026.

Le constructeur automobile allemand Porsche a annoncé mercredi avoir finalisé la vente de ses participations dans le fabricant croate d’hypercars électriques Bugatti Rimac, ainsi que dans Rimac Group, après avoir obtenu l’ensemble des approbations réglementaires nécessaires. Cette cession met un terme à l’implication du groupe de Stuttgart dans ces deux entités, entretenue depuis la création de la coentreprise en 2021.

Une transaction évaluée à un milliard d’euros

Selon les informations communiquées par Porsche, la transaction devrait générer des recettes d’environ 1 milliard d’euros, soit approximativement 1,2 milliard de dollars, pour le constructeur automobile. Cette rentrée de trésorerie s’inscrit dans une stratégie plus large de recentrage sur l’activité automobile historique de la marque, alors que le secteur européen du luxe automobile traverse une période de turbulences. Porsche détenait jusqu’ici une participation de 45 % dans la coentreprise Bugatti Rimac et une participation de 20,6 % dans Rimac Group, deux structures nées du rapprochement entre le constructeur de voitures de sport français Bugatti et l’entreprise croate spécialisée dans les véhicules électriques à hautes performances, fondée par l’ingénieur Mate Rimac.

Des prévisions de trésorerie automobile revues à la hausse

Grâce au produit de cette cession, Porsche a relevé sa prévision de marge de flux de trésorerie net automobile pour 2026, désormais attendue entre 5,5 % et 7,5 %, contre une fourchette de 3 % à 5 % annoncée précédemment. Le constructeur a par ailleurs précisé qu’il prévoyait d’allouer 250 millions d’euros issus de cette opération au financement supplémentaire de ses obligations de retraite. Cette amélioration des perspectives financières intervient dans un contexte difficile pour l’ensemble de l’industrie automobile européenne, confrontée à un ralentissement marqué de la demande sur le marché chinois ainsi qu’à une transition vers l’électrification plus lente qu’anticipé, deux facteurs qui pèsent sur la rentabilité des constructeurs de véhicules haut de gamme et de voitures de luxe.

Un nouveau chapitre pour Bugatti et Rimac Group

Ce désengagement de Porsche s’accompagne d’un remaniement à la tête de Bugatti Automobiles. Le fondateur Mate Rimac prendra désormais la présidence de la marque de voitures de sport de luxe, tandis que Marko Brkljačić, ancien cadre de Rimac Technology, devrait rejoindre l’entreprise au poste de directeur des opérations. À l’issue de cette transaction, Rimac Group est en position de prendre le contrôle total de la coentreprise Bugatti Rimac, aux côtés de nouveaux investisseurs appelés à accompagner le développement futur de la marque d’hypercars électriques et thermiques. Cette réorganisation capitalistique illustre la volonté de Porsche de concentrer ses ressources sur son cœur de métier, à savoir la production de véhicules sportifs et de SUV de luxe, plutôt que de continuer à porter des participations minoritaires dans des projets de niche à forte intensité capitalistique, comme le développement d’hypercars électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette sortie de capital confirme le recentrage stratégique engagé par Porsche face à un marché automobile européen sous tension, marqué par le ralentissement chinois et une électrification plus lente que prévu. L’apport d’environ 1 milliard d’euros offre au constructeur une marge de manœuvre financière bienvenue, comme en témoigne le relèvement de sa prévision de trésorerie automobile pour 2026. Le retour de Mate Rimac à la présidence de Bugatti Automobiles marque symboliquement la fin de l’ère Porsche au capital de la marque française, au profit d’une gouvernance désormais pilotée par Rimac Group et ses nouveaux investisseurs.

Crédit illustration : Porsche.

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Volkswagen en discussions avec JSW pour l’Inde

Volkswagen explore un partenariat stratégique avec le conglomérat indien JSW Group afin de renforcer sa compétitivité sur le marché automobile indien, où sa part de marché stagne autour de 2 %.

Le constructeur automobile allemand Volkswagen a confirmé mercredi être en discussions avec le conglomérat indien JSW Group en vue d’un partenariat stratégique destiné à améliorer sa position sur le troisième plus grand marché automobile mondial. Cette annonce intervient alors que le groupe allemand peine depuis plusieurs années à développer sa présence commerciale en Inde, un marché pourtant identifié comme central dans sa stratégie d’expansion hors d’Europe.

Un partenariat pour élargir le portefeuille et la production locale

Selon un porte-parole de Volkswagen, l’objectif de cette collaboration est d’élargir le portefeuille de véhicules du constructeur en Inde, d’approfondir l’approvisionnement local en composants et pièces automobiles, et de renforcer les capacités de fabrication sur place. Les deux groupes envisageraient de structurer leur collaboration sous la forme d’un partenariat à deux parties, avec un contrôle conjoint, des rôles opérationnels clairement définis et des mécanismes de gouvernance pensés pour accélérer la prise de décision. Les discussions porteraient également sur le partage de plateformes de véhicules, un levier industriel courant dans le secteur automobile pour mutualiser les coûts de développement, ainsi que sur l’augmentation de la capacité de production et le renforcement de l’approvisionnement local en pièces détachées.

JSW Group, conglomérat indien positionné historiquement dans l’acier et l’énergie, avait fait son entrée sur le marché indien des véhicules particuliers en 2023 via la coentreprise JSW MG Motor India, constituée avec le constructeur chinois SAIC Motor, propriétaire de la marque automobile MG. Ce rapprochement avec Volkswagen marquerait une nouvelle étape dans la diversification industrielle de JSW dans le secteur automobile indien.

Une présence encore marginale malgré deux décennies sur le marché

Bien que Volkswagen soit implanté en Inde depuis plus de vingt ans, sa part de marché y demeure limitée, autour de 2 % seulement, un chiffre qui souligne les difficultés persistantes du groupe à s’imposer face à la concurrence locale et internationale sur ce marché automobile à forte croissance. En Inde, les opérations du groupe Volkswagen sont pilotées par sa filiale Skoda Auto, qui coordonne les activités commerciales et industrielles de l’ensemble des marques du groupe dans le pays.

Le constructeur automobile allemand doit par ailleurs composer avec un contentieux fiscal significatif : en 2024, les autorités indiennes lui ont adressé une demande fiscale de 1,4 milliard de dollars, l’accusant d’avoir contourné le paiement de taxes d’importation. Volkswagen conteste cette accusation, affirmant se conformer pleinement aux lois et réglementations indiennes en vigueur. Le tribunal saisi de ce dossier n’a pour l’instant rendu aucune décision.

Une stratégie sous pression face à la concurrence chinoise

Ce projet de partenariat avec JSW Group s’inscrit dans un contexte plus large de pression exercée par les investisseurs sur Volkswagen, appelé à accélérer ses réductions de coûts et à améliorer sa compétitivité industrielle. Cette pression s’explique notamment par l’expansion des constructeurs automobiles chinois sur le marché européen, qui bouscule les positions traditionnelles des groupes automobiles occidentaux. Volkswagen fait également face à des tensions tarifaires internationales ainsi qu’à un ralentissement prolongé de la demande sur le marché chinois, longtemps considéré comme l’un des relais de croissance majeurs du groupe. Dans ce contexte, l’Inde apparaît comme un marché stratégique où Volkswagen cherche à rattraper son retard face à des concurrents mieux implantés.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rapprochement avec JSW Group traduit la nécessité pour Volkswagen de revoir sa stratégie indienne après plus de vingt ans de présence sans réelle percée commerciale, sa part de marché plafonnant à 2 %. L’enjeu du partage de plateformes et du renforcement de l’approvisionnement local semble indiquer une volonté de réduire les coûts de production pour proposer des véhicules plus compétitifs face aux acteurs locaux et chinois. Ce projet s’inscrit dans un contexte de double pression pour le groupe allemand, entre ralentissement en Chine et contentieux fiscal non résolu en Inde, ce qui accentue l’urgence de sécuriser de nouveaux relais de croissance. Reste à savoir si la gouvernance conjointe envisagée avec JSW permettra réellement d’accélérer les décisions industrielles, un point souvent critique dans ce type d’alliance capitalistique.

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Honda Civic Type R HRC : la sportive arrive en 2027

La Honda Civic Type R HRC pourrait arriver en 2027 avec plus de performances, une aérodynamique revue et des composants HRC.

La Honda Civic Type R HRC pourrait voir le jour en 2027. Alors que la génération FL5 de la Civic Type R semble approcher de la fin de son parcours, Honda préparerait une ultime évolution de sa compacte sportive avec le projet HRC. Dévoilé au Salon de l’Auto de Tokyo en janvier 2026, le concept Civic Type R HRC n’est pas présenté comme un simple exercice de style. Honda l’a développé en s’appuyant sur les technologies et l’expertise de sa branche compétition, la Honda Racing Corporation, avec l’objectif de pousser encore plus loin la philosophie de performance de la marque japonaise.

Le concept Civic Type R HRC s’inscrit dans une future gamme de modèles Sport Line, aux côtés du concept Prelude HRC. Cette famille doit être complétée par une Trail Line davantage orientée vers la route. Dans le cadre de cette future Sport Line, la Civic Type R développée avec HRC devrait donner naissance à un modèle destiné à la circulation routière. Honda n’a pas encore officiellement fixé de date de lancement ou de production pour cette version, mais des informations en provenance du Japon évoquent désormais 2027 comme année d’arrivée de la déclinaison HRC.

Une Civic Type R revue sur le plan aérodynamique

Selon la publication japonaise Response, qui cite des sources internes, une commercialisation en 2027 aurait été confirmée. Si cette échéance reste à considérer avec prudence tant que Honda n’a pas communiqué officiellement, la direction technique du projet apparaît plus clairement. La Civic Type R HRC doit notamment bénéficier d’un traitement aérodynamique nettement plus agressif à l’avant.

Le travail sur l’aérodynamique ne devrait toutefois pas se limiter à la face avant. Le projet prévoit également un diffuseur de plus grande taille ainsi que des plaques terminales plus imposantes pour l’aileron arrière. L’objectif est d’améliorer la gestion des flux d’air autour de la carrosserie et d’optimiser le comportement de la voiture à haute vitesse.

Le refroidissement constitue également un axe important du développement. Un radiateur portant le logo HRC est visible derrière la grille inférieure du pare-chocs avant sur le concept. Cette évolution laisse envisager une version plus performante du moteur quatre cylindres en ligne 2,0 litres turbo équipant la Civic Type R.

Les modifications pourraient également concerner le châssis et les organes mécaniques. La suspension, le système de freinage et le transaxe font partie des éléments susceptibles d’évoluer sur cette version HRC. Un système d’échappement moins restrictif développé avec Akrapovic est également évoqué.

Un moteur 2.0 turbo qui pourrait gagner en puissance

La Civic Type R actuelle dispose d’un quatre cylindres turbo de 2,0 litres développant 315 chevaux sur le marché américain et 326 chevaux au Japon. La déclinaison HRC devrait aller plus loin, mais Honda n’a pas encore communiqué le niveau de puissance définitif de cette future sportive.

L’une des possibilités les plus intéressantes évoquées autour du projet concerne l’utilisation de composants issus du moteur de compétition HRC-K20C. Ce bloc est employé dans le programme Super Taikyu de Honda et a été développé spécifiquement pour la compétition.

Une telle évolution donnerait à la Civic Type R HRC une portée plus importante qu’une simple optimisation électronique ou qu’une modification du système d’échappement. Le texte source évoque notamment la possibilité d’améliorations significatives de l’admission et d’un logiciel de gestion moteur optimisé. Ces pistes restent toutefois à considérer comme des possibilités, et non comme des caractéristiques officiellement annoncées par Honda.

Le développement de cette Civic Type R doit par ailleurs respecter la philosophie défendue par Hideki Kakinuma, responsable du développement de la Type R. Celui-ci a souligné l’importance de rechercher des gains de performance équilibrés plutôt que de concentrer les efforts sur un seul domaine. Le projet HRC ne serait donc pas nécessairement destiné à devenir une série spéciale radicale conçue exclusivement pour établir des chronos sur des circuits réputés.

Cette approche pourrait conduire à une évolution globale du comportement de la compacte sportive. Une Civic Type R HRC plus aboutie pourrait notamment recevoir des freins plus performants, des jantes plus légères et différents éléments en matériaux composites afin de réduire le poids et d’améliorer encore le comportement dynamique.

Une évolution basée sur la Civic Type R 2027

Le calendrier du projet est également lié à l’évolution de la Civic Type R. Honda doit révéler une Civic Type R mise à jour d’ici la fin de l’année 2026. La future déclinaison HRC devrait donc s’appuyer sur cette évolution et devenir un modèle de l’année 2027.

Le projet apparaît ainsi comme une nouvelle étape pour la génération FL5. L’objectif ne serait pas uniquement d’augmenter la puissance du moteur quatre cylindres turbo, mais de travailler sur l’ensemble du véhicule : aérodynamique, refroidissement, suspension, freinage, transmission, échappement et masse.

Cette philosophie correspond à l’approche globale mise en avant par Honda pour le développement des modèles Type R. L’amélioration des performances devrait ainsi passer par plusieurs domaines complémentaires plutôt que par une seule augmentation de la puissance maximale.

La question du prix pourrait cependant constituer un point sensible. Response évoque un tarif de 7 millions de yens, soit environ 45 600 dollars aux taux de change indiqués dans la source. À titre de comparaison, la Civic Type R actuelle est affichée à 6 178 800 yens sur son marché.

La différence de prix serait donc significative entre la Civic Type R actuelle et cette potentielle version HRC. Elle s’expliquerait par les évolutions envisagées sur le moteur, le refroidissement, le châssis, les freins, l’aérodynamique et les composants allégés.

Dans l’ensemble, le concept Civic Type R HRC apparaît comme une évolution particulièrement ambitieuse de la FL5. Son développement bénéficie de l’expertise de Honda Racing Corporation et pourrait donner naissance à une version routière plus performante et plus aboutie de la compacte sportive japonaise. Si le calendrier évoqué se confirme, 2027 pourrait ainsi marquer l’arrivée de cette déclinaison HRC, qui deviendrait la version FL5 d’usine la plus sérieuse produite à ce jour.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet Civic Type R HRC s’inscrit dans une logique d’amélioration globale plutôt que dans une simple course à la puissance. Les évolutions annoncées ou évoquées concernent notamment l’aérodynamique, le refroidissement, le freinage, la suspension, l’échappement et certains composants mécaniques. Le niveau de puissance et le recours éventuel à des éléments du moteur de compétition HRC-K20C restent toutefois à confirmer. Le prix évoqué de 7 millions de yens placerait cette version nettement au-dessus de la Civic Type R actuellement affichée à 6 178 800 yens au Japon.

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Le dernier Ford Escape a enfin trouvé preneur

Le dernier Ford Escape vient d’être vendu après huit mois en concession, alors que Ford prépare un crossover électrique pour 2029.

Ford a enfin vendu le dernier exemplaire de l’Escape, plusieurs mois après son arrivée sur le parking d’un concessionnaire. Le constructeur automobile américain avait produit l’ultime Escape en décembre dernier, avant de mettre officiellement fin à la production de ce SUV. Après une carrière de 25 ans et quatre générations, le modèle disparaît ainsi de la gamme Ford, sans qu’un successeur immédiat équipé d’un moteur à combustion interne soit prévu.

Le dernier Ford Escape était un modèle ST-Line 2026 sorti de la chaîne de production de l’usine d’assemblage de Louisville, dans le Kentucky, le 17 décembre 2025. Cette usine fait désormais l’objet d’un important rééquipement afin de préparer la production des futurs véhicules électriques abordables de Ford. Le pickup Fathom doit notamment y voir le jour.

Les exemplaires restants de l’Escape millésime 2026 se sont progressivement écoulés dans les concessions jusqu’à la mi-2026. L’ultime véhicule produit a cependant connu un destin différent, puisqu’il est resté plusieurs mois en stock avant de trouver finalement un acheteur.

Huit mois d’attente pour le dernier Escape

Le dernier Ford Escape jamais construit a été retrouvé dans l’inventaire de Van Horn Ford de Sheboygan, dans le Wisconsin. Selon Ford Authority, le véhicule y a passé environ huit mois. Il n’est désormais plus présent sur le parking de la concession, ce qui indique qu’il a finalement trouvé un propriétaire.

Les conditions financières précises de la transaction ne sont pas connues. Le véhicule était toutefois affiché à 42 037 dollars en juillet, après une remise de 5 983 dollars. Il est ensuite apparu avec une réduction supérieure à 7 000 dollars, pour atteindre un prix final de 30 999 dollars.

Le dernier Escape vendu est un modèle ST-Line doté d’une peinture Star White Metallic Tri-Coat et d’un intérieur Ébène. Il reçoit également le toit panoramique Vista et le pack météo. Cette dotation comprend notamment des sièges chauffants, des rétroviseurs chauffants et un volant chauffant.

Sous le capot, cet ultime SUV Ford embarque le moteur trois cylindres turbo EcoBoost de 1,5 litre. Ce bloc développe 180 chevaux et 199 livres-pieds de couple. Il est associé à une transmission automatique à huit rapports qui transmet la puissance aux quatre roues.

L’acheteur repart donc avec l’un des derniers représentants d’une gamme qui aura accompagné Ford pendant un quart de siècle. Le modèle a été produit durant quatre générations avant que le constructeur décide d’arrêter définitivement sa fabrication.

Pourquoi Ford arrête la production de l’Escape

La décision de Ford intervient notamment après une baisse des ventes annuelles de l’Escape sous le seuil de 150 000 unités. Le modèle ne parvenait plus à rivaliser avec plusieurs concurrents importants du segment des SUV et crossovers, notamment le Toyota RAV4 et le Honda CR-V.

Les chiffres cités dans la source illustrent cet écart. Ford a vendu 129 396 Escape l’année dernière, tandis que Toyota a livré 239 451 RAV4 et Honda 212 561 CR-V.

Les performances commerciales ne constituent toutefois pas la seule raison de l’arrêt du modèle. Ford devait également libérer la chaîne de montage de son usine de Louisville afin de permettre la production de véhicules électriques abordables. Le Fathom doit être le premier de ces modèles à sortir de cette installation réorganisée.

Cette évolution industrielle entraîne la disparition de l’Escape à moteur thermique sans remplacement direct immédiat. Ford n’a pas de projet à court terme visant à proposer un nouveau modèle équipé d’un moteur à combustion interne pour prendre sa place.

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Volkswagen Mission Efficiency : Cx de 0,158 et une consommation record

Volkswagen présente Mission Efficiency, un concept-car électrique « proche de la série » qui revendique trois records mondiaux. Son principal atout repose sur une aérodynamique poussée, avec un Cx de 0,158 et une consommation mesurée à 7,51 kWh/100 km sur un long trajet.
C’est le successeur du VW XL1 de 2013, thermique, qui n’avait que deux places, lui.

Trois records pour un véhicule électrique

Mission Efficiency établit trois références selon la classification communiquée par Volkswagen. Son coefficient de traînée de 0,158 constitue le premier record, présenté comme la meilleure performance aérodynamique atteinte par un véhicule homologué pour la circulation routière.

Le deuxième record concerne un parcours réalisé dans des conditions optimisées. À vitesse constante, à 68 km/h, sans dénivelé positif et avec certains consommateurs auxiliaires désactivés, le véhicule a affiché une consommation de 6,48 kWh/100 km. Evidemment, c’est comme réaliser 936 km avec un Skoda Peaq en choisissant le parcourse.

Le troisième record porte sur son efficience lors d’un trajet réel. Mission Efficiency a parcouru 1 278,36 km entre Wolfsburg et Vienne, en passant par Poznań et Olomouc. La consommation moyenne s’est établie à 7,51 kWh/100 km, pertes de recharge comprises, soit 6,89 kWh/100 km hors pertes.

Le trajet a été effectué à 67,72 km/h de moyenne, avec une vitesse maximale de 138 km/h. La batterie de 54,9 kWh nets n’a été rechargée qu’une seule fois. À l’arrivée, 164 km d’autonomie restaient disponibles. Là déjà c’est plus intéressant comme record.

Une base technique issue de l’ID. Polo

Mission Efficiency repose sur la plateforme MEB+ à traction avant et reprend plusieurs éléments de l’ID. Polo. Le concept utilise notamment son moteur électrique de 99 kW, soit 135 ch, ainsi que sa batterie haute tension. Pour VW l’idée est de communiquer sur l’efficience de l’ID.Polo à travers ce véhicule.

Le véhicule dispose d’une batterie de 54,9 kWh nets et accepte une puissance de recharge en courant continu allant jusqu’à 105 kW. Sa consommation WLTP annoncée est de 8,4 kWh/100 km. On remarquera que le record est plus bas que le WLTP niveau consommation. Le trajet a dû comporter moins de portions à haute vitesse que le cycle d’homologation.

Une carrosserie conçue autour de l’aérodynamique

L’efficience de Mission Efficiency repose notamment sur son Cx de 0,158 associé à une surface frontale de 2,08 m². Bizarrement, VW n’a pas décidé de faire un gros SUV pour ses records…

Volkswagen a aussi travaillé sur plusieurs éléments pour limiter la résistance à l’air.

À l’avant, trois volets actifs de refroidissement peuvent s’ouvrir selon les besoins. En se refermant, ils améliorent la pénétration dans l’air. La carrosserie adopte ensuite une silhouette qui se resserre vers l’arrière, avec des roues arrière carénées et un soubassement entièrement caréné.

Le toit particulièrement étiré et les poignées de portes affleurantes participent également à cette recherche aérodynamique. Les rétroviseurs restent conventionnels, les essais ayant montré que leur remplacement par des caméras n’apportait qu’un gain marginal en efficacité globale.

A l’arrière, on est sur une forme tronquée. Cela permet de faire décoller précisément le flux d’air et limiter la création de vortex néfaste à l’efficience (cela génère de la traînée). Le toit rejoint un diffuseur qui participe également à limiter les vortex.

Un coupé 2+2 de près de 4,8 mètres

Mission Efficiency mesure 4 775 mm de long, 1 744 mm de large et 1 392 mm de haut. Son empattement atteint 2 700 mm. Sa vitesse maximale est donnée pour 160 km/h et le 0 à 100 km/h est annoncé en 9 secondes.

Le concept adopte une carrosserie de coach (et non coupé !) deux portes avec un large hayon. L’habitacle est configuré en 2+2 places et le coffre offre 481 litres. Les places arrière sont destinées à des passagers mesurant jusqu’à environ 1,60 mètre…

La carrosserie associe la structure de l’ID. Polo à une architecture autoporteuse en aluminium. Plusieurs éléments extérieurs, dont les portes, le capot, le hayon et les ailes, utilisent un composite aramide renforcé de fibres de carbone. VW ne communique pas sur le poids, mais un effort particulier a dû aussi être fait de ce côté là.

Le prototype bénéficie par ailleurs d’une homologation routière européenne et répond aux exigences mentionnées en matière de sécurité, de résistance structurelle et de protection en cas de collision.

Un frein arrière électromécanique

Mission Efficiency inaugure un système de freinage semi-sec. Le freinage hydraulique de l’ID. Polo est conservé à l’avant, tandis qu’un frein électromécanique inédit est installé à l’arrière.

Cette solution vise à réduire les pertes par frottement sur l’essieu arrière. Elle supprime également les conduites hydrauliques et le liquide de frein à cet endroit.

Le système permet une répartition variable de la force de freinage entre les roues. Volkswagen indique que cette gestion contribue à la récupération d’énergie au freinage et à la stabilité en virage. VW a développé le dispositif avec AUMOVIO.

Des panneaux solaires sur le toit et le hayon

Pour réduire la sollicitation de la batterie haute tension, Volkswagen a intégré un système photovoltaïque de 370 W au toit vitré et au hayon arrière.

Les panneaux alimentent différents consommateurs électriques du véhicule. Selon la saison, la région et les conditions météorologiques, Volkswagen indique que le dispositif peut apporter jusqu’à 30 km d’autonomie supplémentaire par jour. Du gadget !

Un écran remplacé par le smartphone

L’habitacle adopte également une approche différente de celle de l’ID. Polo. Mission Efficiency ne possède pas d’écran d’infodivertissement intégré de façon permanente.

Le concept « Bring Your Own Device » utilise à la place le smartphone ou la tablette du conducteur, sous Android ou Apple. L’appareil est maintenu par un système de fixation et connecté sans fil au véhicule. L’écran du téléphone affiche alors directement les fonctions d’infodivertissement. Comme dans un Citroën AMI en fait…

Notre avis, par leblogauto.com

Avec son moteur de 99 kW, sa batterie de 54,9 kWh nets et son aérodynamique travaillée, Mission Efficiency affiche une consommation de 6,89 kWh/100 km hors pertes de recharge lors du trajet record.

Mais, au final, à quoi sert ce genre de démonstrateur qui tient plus du concept qu’autre chose ? Eh bien, cela introduit plusieurs notions qui seront sans doute en série « prochainement » ou que l’on trouve déjà. C’est le cas des panneaux en aramide (*) renforcé de carbone. Ou bien cet intéressant remplacement des freins hydrauliques arrière par le système de récupération d’énergie.

Pas une nouveauté en soit d’avoir déjà ce genre de récupération, mais de carrément remplacer le freinage arrière est intéressant puisqu’il supprime le circuit arrière mais aussi de la masse non suspendue.

Pour le reste, sous la volonté du Président de VW, le XL1 avait été produit à 250 exemplaires. Est-ce que sans Piëch ce « Mission Efficiency » sera produit ? VW indique un peu partout que tout est homologué pour la route…

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Hyundai veut des voitures autonomes à essence

Hyundai veut étendre la conduite autonome aux voitures hybrides et à essence après un premier modèle électrique prévu en 2028.

Hyundai envisage d’étendre sa technologie de conduite autonome au-delà des véhicules électriques. Le constructeur automobile coréen prévoit d’utiliser à terme ses systèmes d’aide à la conduite et de conduite autonome sur des modèles hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne. Une orientation qui tranche avec la tendance actuelle du secteur, puisque les véhicules autonomes et les robotaxis fonctionnant aux États-Unis sont aujourd’hui presque exclusivement électriques à batterie. Hyundai estime néanmoins que les technologies anciennes et nouvelles peuvent fonctionner ensemble sans entraîner de pénalité d’efficacité significative.

Depuis le retrait de la flotte de Chrysler Pacifica de Waymo en 2023, les robotaxis opérant aux États-Unis sont à batterie électrique. Cette situation s’explique notamment par les caractéristiques des véhicules électriques, qui se prêtent particulièrement bien à l’intégration de systèmes de conduite pilotés par logiciel. La conduite autonome repose en effet sur une architecture logicielle avancée, ainsi que sur de nombreux capteurs, ordinateurs et dispositifs capables d’agir directement sur les commandes du véhicule.

Hyundai ne considère toutefois pas que la motorisation thermique constitue un obstacle à l’autonomie. Le constructeur souhaite développer sa propre pile logicielle de conduite autonome destinée aux véhicules de ses clients et envisage donc plusieurs types de motorisations.

Pourquoi les voitures électriques dominent l’autonomie

Les véhicules autonomes sont actuellement presque exclusivement associés à la propulsion électrique. Cette domination tient notamment à la conception des véhicules électriques, développés dès l’origine autour d’une architecture fortement pilotée par logiciel. Il est ainsi plus simple d’y intégrer les systèmes nécessaires à la conduite autonome.

Les constructeurs automobiles traditionnels ont par ailleurs rencontré des difficultés pour développer des logiciels suffisamment performants dans ce domaine. La conduite autonome nécessite une combinaison complexe de logiciels, de capteurs, d’ordinateurs et de commandes du véhicule. Les voitures électriques ont donc bénéficié d’un avantage lié à leur architecture et à leur intégration électronique.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un véhicule à moteur thermique soit incapable de fonctionner de manière autonome. Waymo en a fourni un exemple avec ses Chrysler Pacifica. Avant leur retrait en 2023, ces monospaces étaient largement utilisés dans les rues américaines dans le cadre des activités de conduite autonome de Waymo.

La technologie avait été installée sur ces véhicules de manière comparable à celle utilisée sur les Jaguar I-Pace électriques. Les équipements comprenaient notamment les capteurs, les ordinateurs et les commandes nécessaires à la conduite autonome.

Le choix d’un véhicule électrique pour un robotaxi présente néanmoins d’autres avantages que la seule question logicielle. Les coûts d’exploitation d’une voiture à moteur à combustion sont nettement plus élevés que ceux d’un véhicule électrique. Or, la technologie de conduite autonome représente elle-même un investissement considérable. Le coût d’un système destiné à un robotaxi Waymo est ainsi estimé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

L’association de coûts d’exploitation élevés et d’une technologie autonome très coûteuse peut donc rapidement rendre un service de robotaxi à essence non rentable.

Hyundai veut proposer l’autonomie sur plusieurs motorisations

Hyundai ne souhaite cependant pas nécessairement limiter la conduite autonome aux services de covoiturage ou aux robotaxis. Le constructeur fait partie des entreprises automobiles qui développent leur propre pile de conduite autonome pour les véhicules destinés aux particuliers.

La technologie doit naturellement être déployée en premier lieu sur les véhicules électriques de la marque. Hyundai n’exclut toutefois pas son utilisation sur des modèles à essence ou hybrides. Le constructeur estime que la même technologie pourrait fonctionner sur des véhicules électriques, hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne.

Hyundai prévoit de lancer un véhicule entièrement électrique et autonome en 2028. Dans un second temps, la technologie doit être utilisée sur des véhicules autonomes disposant de motorisations hybrides ou à essence.

Le constructeur coréen estime que son expérience dans le développement et la fabrication de moteurs à combustion interne pourrait permettre d’intégrer ces technologies sans pénalité d’efficacité significative. L’objectif serait ainsi de proposer des fonctions de conduite autonome sans contraindre les clients à passer immédiatement à un choix unique.

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Tesla Cybercab : la promesse à 30 000 $ a un piège

Le Tesla Cybercab n’aura pas de chargeur AC embarqué, compliquant son achat par les particuliers malgré les promesses de Tesla.

Présenté par Elon Musk en 2024 comme le futur robotaxi du constructeur américain, le Tesla Cybercab devait, selon les déclarations initiales, être accessible à tous les acheteurs privés pour moins de 30 000 dollars d’ici la fin de 2026. Un nouveau détail technique vient toutefois rappeler que ce véhicule n’a jamais été pensé comme une voiture particulière classique : l’absence de chargeur AC embarqué, qui complique sérieusement toute recharge à domicile.

Une promesse réaffirmée mais des conditions floues

Le Cybercab a été dévoilé le 10 octobre 2024, après que des informations relayées par Reuters eurent indiqué que Tesla avait abandonné le projet de compacte électrique Gen 3. Lors de la présentation officielle, organisée dans les studios Warner, Elon Musk avait annoncé un tarif inférieur à 30 000 dollars pour ce véhicule autonome dépourvu de volant et de pédales. Deux semaines plus tard, lors de la publication des résultats financiers du troisième trimestre 2024, le dirigeant de Tesla avait revu ce chiffre à la baisse, évoquant un prix d’environ 25 000 dollars, tout en confirmant la possibilité d’un achat individuel.

En février dernier, sur le réseau social X, Musk a de nouveau confirmé qu’un Cybercab serait vendu à un client privé pour 30 000 dollars ou moins avant 2027. Cette déclaration fait écho à un pari conclu avec le YouTuber Marques Brownlee lors du lancement du véhicule : si Tesla ne tient pas parole, Brownlee s’est engagé à se raser la tête. Rien n’indique cependant que la livraison annoncée concernera un particulier plutôt qu’un client professionnel exploitant une flotte de robotaxis.

Un véhicule pensé pour l’exploitation en flotte, pas pour la possession privée

Plusieurs éléments confirment que le Cybercab n’a pas été conçu comme une voiture personnelle traditionnelle. L’absence totale de commandes de conduite, la configuration à deux places seulement, et désormais l’absence de chargeur AC embarqué, en sont les principaux indices. Concrètement, recharger un Cybercab sur une prise domestique classique ou une borne murale standard n’est pour l’instant pas envisageable sans matériel additionnel.

Deux alternatives existent : la recharge DC rapide ou la recharge par induction, technologie que Tesla avait démontrée en 2024 avec un système capable de délivrer jusqu’à 25 kW à un rendement supérieur à 90 %. Aucun modèle de borne inductive n’est toutefois commercialisé à ce jour, et rien n’indique que les Cybercabs actuellement en service à Austin, dans le cadre du programme Robotaxi de Tesla, soient équipés de cette technologie. Le fait que ces véhicules soient rechargés directement sur les stations Superchargeur publiques laisse même penser que l’option inductive n’est pas activée.

Tesla a par ailleurs mis en ligne une page dédiée à la collecte des demandes d’achat, individuelles ou en flotte. Selon des communications récentes de dirigeants du constructeur, plusieurs dizaines de milliers de demandes auraient déjà été enregistrées.

Posséder un Cybercab ou simplement l’utiliser via l’application Robotaxi

Rien n’exclut définitivement qu’un Cybercab puisse un jour être rechargé à domicile, ni que Tesla fasse évoluer sa configuration matérielle pour intégrer un chargeur AC si la commercialisation aux particuliers se concrétise. La vraie limite ne serait donc pas tant technique qu’opérationnelle : un Cybercab reste aujourd’hui cantonné à la zone géofencée de service autour d’Austin, ce qui réduit fortement son intérêt en tant que véhicule personnel, sauf usage strictement local. Pour un simple déplacement urbain, l’application Tesla Robotaxi permettant de héler un trajet reste, pour l’instant, l’option la plus réaliste. Un achat en vue d’une exploitation commerciale, en revanche, impliquerait d’autres investissements en infrastructure de recharge avant même de se heurter aux limites actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Tesla Cybercab illustre une nouvelle fois l’écart entre la communication d’Elon Musk et la réalité industrielle du produit. L’absence de chargeur AC embarqué n’est pas un simple oubli technique : elle confirme que le véhicule a été conçu dès l’origine pour une exploitation en flotte de robotaxis, et non pour une clientèle privée. La promesse d’un Cybercab vendu sous les 30 000 dollars pourrait techniquement être tenue via un client professionnel, sans pour autant répondre à l’attente initiale d’une voiture accessible au grand public. Tant que le véhicule ne sera pas homologué pour une conduite autonome de niveau 5 à l’échelle des États-Unis, la possession individuelle d’un Cybercab restera, dans les faits, largement symbolique.

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Lithium : les producteurs chinois réclament plus de rigueur

Tianqi et Ganfeng réclament des données plus fiables sur le lithium après une chute de 14 % des contrats de carbonate en Chine.

Les principaux producteurs chinois de lithium demandent davantage de rigueur aux fournisseurs de données tiers après une vive réaction du marché à une révision des stocks. Tianqi Lithium Corp. et Ganfeng Lithium Group Co. souhaitent notamment des normes plus élevées et une plus grande cohérence dans les méthodes utilisées pour établir les données relatives au marché du lithium.

Le débat intervient après une importante révision des stocks publiée par un fournisseur de données tiers. Cette modification a suscité de fortes réactions dans l’industrie et contribué à une chute de 14 % en trois jours des contrats de carbonate de lithium les plus actifs. Pour les producteurs chinois, cet épisode illustre les conséquences que peuvent avoir des changements méthodologiques importants sur les prix et sur les décisions des entreprises de la chaîne de valeur des batteries.

Le sujet est particulièrement sensible pour le marché du lithium, dont les acteurs utilisent les données disponibles pour tenter d’évaluer l’équilibre entre l’offre et la demande. Les informations concernant les stocks, la production et les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement sont ainsi suivies pour anticiper les évolutions du marché.

Tianqi alerte sur la volatilité des prix

Tianqi Lithium estime que les fournisseurs de données doivent apporter davantage de stabilité et de prévisibilité lorsqu’ils modifient leurs méthodes. Szetoo Yuway, directeur commercial senior de Tianqi, estime que des ajustements significatifs des méthodes d’échantillonnage ou de la méthodologie des données, lorsqu’ils sont effectués sans laisser suffisamment de temps au marché pour les assimiler, peuvent provoquer une volatilité importante des prix.

Selon lui, de telles variations peuvent avoir des conséquences concrètes sur la gestion des entreprises du secteur du lithium. Elles peuvent notamment perturber la planification de la production, mais aussi les décisions concernant les contrats à long terme et les stratégies de couverture.

Pour Tianqi, la stabilité des méthodes de collecte et d’analyse des données constitue donc un élément important pour le développement du marché. L’entreprise appelle les agences spécialisées à maintenir une plus grande stabilité et une meilleure prévisibilité lors des ajustements apportés à leurs données.

Cette demande intervient dans un contexte où les informations fournies par des organismes tiers jouent un rôle important dans les marchés des matières premières. Les entreprises métallurgiques s’appuient généralement sur ces données pour tenter d’anticiper les évolutions de l’offre, de la demande et des prix.

Dans le cas du lithium, cette dépendance aux informations disponibles est particulièrement visible. Le secteur est en croissance et couvre de nombreux acteurs intervenant à différents niveaux de la chaîne de production des batteries. Tout indicateur susceptible d’apporter des informations sur les volumes disponibles ou sur la demande est donc particulièrement surveillé par les professionnels.

Ganfeng met en garde sur les estimations

Ganfeng Lithium partage plusieurs des préoccupations exprimées par Tianqi. He Jiayan, vice-président de Ganfeng, a déclaré dans un podcast avec le Futures Daily lié à l’État que son entreprise privilégiait les sources d’information de haute qualité lorsqu’elle prenait ses décisions opérationnelles.

Le dirigeant souligne toutefois une difficulté particulière pour les fournisseurs de données tiers. Selon lui, les entreprises les plus importantes de la chaîne d’approvisionnement du lithium ne communiquent généralement pas leurs données à des tiers pour des raisons de conformité.

Les plateformes spécialisées doivent donc établir leurs estimations à partir de modèles et de communications régulières avec les acteurs du marché. Pour Ganfeng, ces méthodes peuvent conduire à des écarts entre les estimations publiées et la situation réelle du marché.

Cette situation contribue à expliquer les interrogations actuelles des producteurs de lithium chinois. Lorsque les données disponibles reposent en partie sur des modèles et sur des informations communiquées régulièrement par les entreprises, toute modification de l’échantillonnage ou de la méthodologie peut avoir une influence importante sur la perception du marché.

Le problème dépasse ainsi la seule question du niveau des stocks. La fiabilité des indicateurs utilisés par les producteurs, les négociants et les autres acteurs du marché devient un enjeu pour les décisions relatives à la production, aux contrats et à la couverture des risques.

Pour Tianqi comme pour Ganfeng, les données doivent donc permettre aux entreprises d’évaluer les conditions du marché avec suffisamment de stabilité pour prendre leurs décisions opérationnelles.

Des données essentielles pour la chaîne des batteries

Les données des fournisseurs tiers occupent une place particulière dans l’analyse des marchés métallurgiques. Elles sont utilisées pour tenter d’anticiper la direction des prix et d’évaluer les conditions d’offre et de demande.

Cette fonction est particulièrement importante dans l’industrie du lithium, où les informations disponibles à chaque étape de la chaîne de batteries peuvent être utilisées pour établir une vision de l’état du marché. Les stocks constituent notamment un indicateur susceptible d’influencer les anticipations des acteurs et, par conséquent, les prix des contrats de carbonate de lithium.

La récente révision des données a illustré cette sensibilité. Après l’augmentation des stocks communiquée par un fournisseur tiers, les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu 14 % en trois jours. Cette réaction a contribué à intensifier le débat sur les méthodes utilisées pour mesurer les stocks et sur la manière dont les changements méthodologiques doivent être communiqués au marché.

Tianqi considère que les modifications importantes devraient être accompagnées d’une plus grande stabilité et d’une meilleure prévisibilité. L’entreprise estime que les acteurs du marché doivent disposer du temps nécessaire pour assimiler les changements.

Crédit illustration : Elevra.

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BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine

BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine pour des défauts de démarreur et un problème logiciel lié au système de freinage.

BMW fait face à une nouvelle campagne de rappel d’envergure en Chine. Au total, 151 076 voitures et SUV sont concernés par cinq actions de sécurité déposées auprès de l’Administration d’État chinoise pour la régulation du marché. La grande majorité de ces véhicules présente un problème lié au moteur de démarrage, avec deux défauts distincts susceptibles de provoquer une surchauffe et d’augmenter le risque d’incendie. Une seconde série de campagnes, beaucoup plus limitée, concerne quant à elle le logiciel chargé de surveiller le système d’assistance au freinage intégré.

Les trois campagnes portant sur le moteur de démarrage représentent à elles seules 150 858 véhicules. Elles concernent aussi bien des modèles importés que des véhicules assemblés localement en Chine. La liste comprend notamment les BMW Série 2, Série 4, Série 5, Série 6 et Série 7, mais également les SUV X1, X2, X4, X5, X6 et X7, ainsi que le Z4 et la MINI JCW Countryman pour l’une des opérations consacrées au freinage.

Trois des cinq actions de sécurité doivent commencer le 20 octobre 2026, tandis que les deux autres entrent en vigueur immédiatement. Pour les véhicules concernés par les problèmes de démarreur, BMW prévoit un remplacement gratuit des composants par des unités redessinées ou améliorées. Les deux campagnes relatives au système de freinage nécessitent, elles, une nouvelle mise à jour logicielle.

Plus de 93 000 BMW importées touchées

La campagne la plus importante porte la référence S2026M0091V. Elle concerne 93 071 BMW importées produites entre le 22 février 2021 et le 29 avril 2025. Les modèles concernés sont les Série 2, Série 4, Série 5, Série 6, X4, X5, X6 et Z4.

Ces véhicules à répartition arrière ont été équipés de démarreurs susceptibles de présenter une usure interne prématurée anormale. Cette dégradation est associée aux démarrages répétés du moteur. Avec le temps, elle peut entraîner un court-circuit interne du moteur de démarrage.

Le problème dépasse donc le simple risque de panne lors de la mise en route du véhicule. Dans les cas extrêmes décrits dans le texte source, le court-circuit peut provoquer une surchauffe localisée. Cette situation augmente alors le risque d’incendie.

BMW a demandé à son réseau de concessionnaires chinois de remplacer gratuitement les démarreurs concernés par des unités redessinées. Le constructeur allemand précise que cette campagne constitue une extension d’un rappel annoncé précédemment, le 11 mars 2026.

Le volume de véhicules concernés donne une ampleur importante à cette opération. La campagne touche plusieurs générations et catégories de modèles, avec des berlines, des coupés, des SUV et le roadster Z4 présents dans la liste. Elle concerne uniquement des véhicules importés dans le cadre de cette première action.

Le moteur de démarrage constitue ainsi le principal point de vigilance de cette nouvelle série de rappels BMW en Chine. Deux autres campagnes viennent compléter le dispositif, avec un défaut différent mais un risque également lié à une surchauffe.

Le relais du démarreur peut laisser entrer l’eau

Les rappels S2026M0092V et S2026M0093V concernent ensemble 57 787 véhicules supplémentaires. Le premier porte sur des berlines BMW Série 5 assemblées localement et produites entre le 11 décembre 2017 et le 28 août 2020. Le second concerne 364 BMW Série 7 importées, produites entre le 29 juin 2016 et le 18 janvier 2028 selon les informations fournies dans le texte source.

Dans ces véhicules, le problème ne vient pas d’une usure prématurée du démarreur. Le relais du moteur de démarrage peut en revanche présenter une étanchéité insuffisante. De l’eau peut alors pénétrer dans le relais et provoquer une surchauffe du moteur de démarrage.

Comme pour la première campagne, le risque identifié est celui d’un incendie. BMW prévoit donc également le remplacement gratuit des ensembles concernés par des unités améliorées auprès de ses concessionnaires chinois.

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Essai Porsche Cayenne Turbo de 1 156 ch

Une fois n’est pas coutume, on va commencer par la fin… Le nouveau Porsche Cayenne Turbo s’invite tout en haut du classement des gros SUV 100% électriques. Peu importe le concurrent que vous mettez en face, peu de chances de voir l’Allemand se faire détrôner. Nous sommes allés par la route, au « PEC » (Porsche Experience Center) sur le circuit des 24 Heures du Mans, pour le mettre à l’épreuve.

Plus d’1,5 million d’exemplaires depuis 2002

Avec ces jantes et ce coloris noir, on dirait un Cayenne Turbo Gangster Edition!

L’histoire du Cayenne commence en 2002, quand Porsche avait besoin d’un véhicule à gros volumes pour sécuriser et diversifier ses revenus. Entre un monospace et un SUV, le choix, bien influencé par les distributeurs américains, s’est donc porté sur qui vous savez. Pour l’anecdote, il est intéressant de noter que le constructeur a discuté avec Mercedes et Audi pour ce projet, avant de finalement opter pour la voie que l’on connaît. Depuis, plus de 1,5 million d’exemplaires sont sortis des chaînes du constructeur. Même si l’on ne jurait que par la 911 pendant très longtemps, on n’imagine plus le catalogue sans son vaisseau amiral aujourd’hui.

En termes de design, le Cayenne a connu beaucoup d’évolutions, pour peut-être aujourd’hui faire un peu moins débat. Il a désormais ses codes de style, qui l’apparentent à une Porsche, bien sûr, mais pas à une 911 aux traits hypertrophiés comme ça a pu être le cas au début de sa carrière. Il apparaît comme un SUV résolument moderne, avec une forte présence. Cet engin, qui a quelque chose de spatial, en impose également en version Coupé. On y reviendra, mais en Turbo, on a droit à une aérodynamique active, avec des blades mobiles dans le bouclier et un aileron qui se déploient à partir d’une certaine vitesse… mais pas seulement.

Un habitacle spacieux, luxueux et technologique

Ça fait beaucoup d’écrans… Non? L’imprimé est repris des selleries « Pepita ».

On a parfois le sentiment, quand on monte dans les voitures premium du moment, d’une certaine régression en termes de qualité des matériaux à bord. Cela n’existe absolument pas chez Porsche. Dans notre version au coloris certes un poil austère, on ne peut que saluer la qualité de fabrication. Évidemment, notre œil est immédiatement attiré par l’écran incurvé, devant un repose-main très ergonomique. Du bout des doigts, on accède ainsi aux commandes physiques de la climatisation. Sur la partie inclinée, on commande les différentes options des menus que l’on affiche. Il y en a également sur le reste de la dalle si nécessaire, mais l’on peut notamment réaliser des manipulations tout en gardant la carte affichée en grand.

On trouve un mélange de ce qui existe actuellement dans la gamme Porsche, avec un volant de 911 et une instrumentation proche de celle du Taycan. Parmi les quelques astuces que l’on peut trouver à bord, on distingue, dans le vide-poches central, une connexion de type « MagSafe », aimantée, pour garder bien en place un smartphone compatible. En fait, on peut à peu près tout faire dans l’habitacle du Cayenne, par ailleurs particulièrement spacieux à toutes les places. L’écran passager apparaît lui plutôt superflu, tant personne au final ne l’utilise vraiment. Même un ado préfére son téléphone. Notez aussi, en option, tous les accoudoirs chauffants, histoire de n’avoir froid nulle part l’hiver.

Roi du confort

Nous sommes tombés amoureux du logo « turbonite » monochrome.

Quand on se lance sur la route, en mode Confort ou Normal, on ne peut qu’être impressionné par le confort et la quiétude qui règnent à bord. On se surprend même à doubler tout le monde, pensant vraiment rouler à 130 km/h, alors que depuis le premier péage nous « cruisions » autour de 160 km/h, tellement nous ne ressentons pas vraiment la vitesse à son volant. Et ce, même en activant la conduite semi-automatique de niveau 2. Le temps perturbé n’y change vraiment pas grand-chose. À l’exception de l’activation des essuie-glaces, on garde une sérénité proche de celle d’une météo sèche. Il s’agit clairement d’un très bon compagnon de voyage.

On vous passe les performances stratosphériques. Avec une réserve de puissance d’un peu plus de 850 chevaux en roulage normal (on vous parlera du Launch Control plus tard), il n’y a absolument aucune situation de conduite qui pose problème à ce grand engin. Les caméras lui rendent d’ailleurs au passage, la vie moins compliquée au moment de se garer, si toutefois on désire prendre la main sur la manœuvre. Au moment de recharger la batterie de 113 kWh, on peut s’occuper à jouer avec un joystick de PS5 sur l’écran central, mais il ne faut que 16 minutes pour passer de 10 à 80% sur une borne compatible, compte tenu des quasi 400 kW de puissance admissible, même si la plupart des bornes ne dépassent pas les 350 kW chez nous.

A l’aise en off-road et très impressionnant sur piste

On n’en menait pas large à ce moment-là…

Avec ses deux moteurs surpuissants, on ne touche finalement sur la route qu’à une fraction de son potentiel. Notre Cayenne Turbo allait ainsi se révéler au PEC du circuit des 24 Heures du Mans, l’installation maison qui offre aux clients une expérience unique des voitures de la gamme. Histoire de nous mettre dans l’ambiance, une GT3 RS Manthey Racing stationnait dans la pit lane. Des ateliers sur circuit et sur piste off-road nous attendaient après un déjeuner au restaurant du bâtiment. On a démarré par un exercice facile, comme un pont basculant. Pas de quoi impressionner. Et puis il y a une montée très pentue pour grimper et démontrer sa capacité de motricité dans cette situation. Le plus impressionnant fut de rouler sur un dévers de 45 degrés pavé de rondins, où l’on manque de se renverser à tout instant. En fait, le Cayenne passe l’examen aisément, mais il faut reconnaître que cela s’est avéré effrayant.

On avait hâte de tester le Launch Control sur une piste dédiée. La procédure est simple : en mode Sport Plus (activable sur le bouton rotatif du volant), on presse le frein, puis l’accélérateur au plancher, avant de relâcher la pédale de gauche et de décoller. Cela paraît plus « show-off » qu’autre chose, mais pendant la procédure, les blades du bouclier arrière sortent et l’aileron se déploie. Le Cayenne Turbo arrache littéralement le bitume sans jamais perdre une once de motricité. Il faut vraiment le vivre pour comprendre à quel point c’est éprouvant. L’autre performance, c’est que, grâce à une batterie refroidie activement par un système sophistiqué et une mécanique si l’on peut dire « bien huilée », on a pu répéter l’action des dizaines de fois de manière consécutive pendant une heure, sans jamais que la voiture n’émette une alerte. Elle a tenu systématiquement le chrono de 2,5 s pour atteindre les 100 km/h. Merci le pic de 1 156 ch ! Il s’agissait d’ailleurs d’un exemplaire avec lequel nous avions fait la route.

Oui, il coûte cher!

Le luxe est dans les détails…

Après s’être bien abîmé les cervicales, nous nous sommes adonnés à un petit gymkhana pour voir l’influence de l’action de l’ESC Sport et quand il est off. Il faut bien admettre que ce bébé de plus de 2,5 tonnes s’en sort particulièrement bien. On ne va pas dire qu’il a l’agilité d’une 911, mais croyez-moi, on sous-estime très largement la capacité de cette voiture à se mouvoir lors de changements de direction brutaux. En outre, on a aussi expérimenté le Porsche Active Ride, qui pilote la suspension pneumatique pour compenser notamment le tangage et le roulis, en inversant carrément le mouvement. Pour faire simple, on avance un peu comme un hélicoptère, si vous voyez l’image. Effectivement, on est moins bousculés à bord, alors que cela sert aussi le comportement.

Il faut noter que le Cayenne va continuer d’exister aussi en hybride sur une plateforme différente, alors que le 100% électrique repose sur la même que celle du Macan. Notre exemplaire Turbo, avec sa batterie de 113 kWh, les packs d’aides et tous les équipements qui vont bien… dépasse les 215 000 €. Rassurez-vous (ou pas…), la gamme démarre à 107 800 € avec 442 ch. Il sort toujours des chaînes de Bratislava, à quelques kilomètres de l’usine assemblant les cellules LG pour lui.

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646 ch, 310 km/h : cette Mercedes-AMG CLE 646 est limitée à seulement 30 exemplaires

Mercedes-AMG dévoile la CLE 646 Spezialanfertigung, un coupé de 646 ch conçu autour de la recherche de performance. Allégée d’environ 170 kg et passée à la seule propulsion arrière, cette série très limitée atteint 310 km/h.

Un CLE profondément transformé

La Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung repose sur la Mercedes-AMG CLE Coupé. Elle a toutefois fait l’objet d’une reconstruction complète à Affalterbach, avec des modifications importantes de la carrosserie, du châssis, de la transmission et de l’équipement.

Le poids a été réduit d’environ 170 kg par rapport au modèle d’origine. Il reste tout de même au-dessus de 1 900 kg ! La carrosserie gagne également 60 mm en largeur à l’avant comme à l’arrière. Des renforts supplémentaires et une barre anti-retournement augmentent sa rigidité.

La fibre de carbone est évidemment largement utilisée. Elle concerne notamment les ailes avant, le tablier avant, les bas de caisse, le capot, le toit, l’élément arrière avec diffuseur et l’aileron arrière réglable. Les vitres latérales et arrière sont en polycarbonate. Une vraie voiture de course.

Lire également : [VIDEO] Essai Mercedes CLE 300 4Matic de 258 ch

Un V8 biturbo de 646 ch

Le coupé reçoit le V8 biturbo AMG M177 EVO de 4,0 litres. Il développe ici 646 ch (475 kW) de puissance et 850 Nm de couple, disponibles entre 2 500 et 4 500 tr/min.

Le moteur dispose notamment d’un vilebrequin à plan plat (*). Son système de refroidissement repose sur trois circuits distincts, avec des adaptations destinées à répondre à une utilisation intensive sur circuit et à des températures ambiantes élevées.

L’échappement haute performance spécifique utilise notamment du titane. La partie froide a été développée avec le spécialiste Akrapovič. La ligne et le vilebrequin doivent donner une sonorité échappée des circuits !

La transmission intégrale disparaît

La CLE 646 Spezialanfertigung (à vos souhaits) abandonne le système AMG Performance 4MATIC+ de la CLE d’origine. La puissance est désormais transmise exclusivement aux roues arrière pour plus de fun, mais également plus de difficulté à l’emmener.

Toutefois, un différentiel arrière à glissement limité à commande électronique gère la répartition du couple entre les deux roues. La boîte AMG SPEEDSHIFT TCT 9G à neuf rapports est conservée.

Le système de launch control a été adapté à cette configuration. Mercedes-AMG annonce un passage de 0 à 200 km/h en 11,4 secondes et une vitesse maximale de 310 km/h.

Des combinés filetés réglables

Le châssis adopte une suspension à combinés filetés en acier développée avec KW Automotive. Les amortisseurs disposent de quatre réglages indépendants pour la détente et la compression, à basse et haute vitesse.

La configuration peut ainsi être adaptée au style de conduite, au circuit et aux conditions d’utilisation. Le système de freinage est lui aussi spécifique, avec des disques céramique de 420 x 40 mm à l’avant et de 360 x 32 mm à l’arrière. 420 mm c’est 16,5 pouces !

À l’avant, les disques sont associés à des étriers fixes à six pistons. À l’arrière, le dispositif utilise des étriers flottants à piston unique.

Une aérodynamique pensée pour le circuit

La CLE 646 Spezialanfertigung reçoit un ensemble aérodynamique spécifique comprenant un diffuseur avant, des éléments intégrés aux ailes, un soubassement retravaillé et un aileron arrière réglable. Esthétiquement, certains trouveront sans doute un petit côté rasso de tuning sur parking…

Le diffuseur avant peut être positionné manuellement selon deux configurations, « Street » ou « Race ». Cette dernière est réservée à l’utilisation sur circuit. L’aileron arrière peut également être ajusté manuellement.

Selon Mercedes-AMG, l’ensemble génère plus de 250 kg d’appui aérodynamique à pleine vitesse.

Un habitacle allégé

La recherche de réduction du poids se poursuit à bord. Les sièges arrière et les matériaux d’isolation acoustique ont été supprimés. Le système audio a également été simplifié et plusieurs équipements de confort et d’assistance ont disparu. A la demande, on doit pouvoir faire sauter tout cela aussi.

Le coupé reçoit des sièges baquets ultralégers, des panneaux de porte en fibre de carbone et un volant AMG Performance en microfibre DINAMICA. Des harnais à six points sont proposés dans le pack Performance optionnel.

Seulement 30 exemplaires de cette Mercedes-AMG CLE 646

Chaque Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung est construite à la main à Affalterbach sur une plateforme de CLE 53.

Le modèle constitue le deuxième véhicule de la série Mercedes-Benz Mythos. Après la Mercedes-AMG PureSpeed, produite à 250 exemplaires, cette CLE est limitée à seulement 30 unités.

Le communiqué précise que les 30 exemplaires étaient déjà vendus avant la première mondiale. C’est assez commun chez les constructeurs d’exclusivité. Ils ont un carnet d’adresse avec des profils très poussés et savent à qui proposer les véhicules avant même de lancer la production.

Mercedes-AMG CLE 646 le détail jusque dans les broderies

Notre avis, par leblogauto.com

Par rapport à un Mercedes-AMG CLE 53, ce CLE 646 Spezialanfertigung fait très Mansory ou Project Kahn. C’est peut-être un peu exagéré et on ne doute pas que chaque modification, appendice ou autres à une très bonne justification sur les performances. Mais cela fait « trop ».

Surtout qu’on reste sur un véhicule « road legal » qui n’est donc pas 100 % track et fait forcément des compromis malgré ce qu’en dit Mercedes-AMG.

Pour ceux qui veulent encore plus de radicalité sans compromis (et éviter les 2 tonnes sur la balance), il faudra se ruer sur l’AMG GT Black Series, dérivée de l’AMG GT GT3 et qui devrait rester sur les 1600 à 1650 kg.

Note :

(*) Un vilebrequin à plan plat (flat-plane) demande moins de contrepoids qu’un cross-plane ce qui diminue la masse totale, donc l’inertie et favorise les montées en régime. Cela permet également un allumage plus régulier sur un V8 et une sonorité plus aigüe.

« Spezialanfertigung » est un terme allemand qui signifie littéralement « fabrication spéciale », « réalisation sur mesure ».

Mercedes-AMG CLE 646 – données techniques

Mercedes‑AMG CLE 646 Spezialanfertigung

Moteur

 

Moteur V8 avec biturbo et générateur de démarreur intégré (ISG)

Cylindrée

CM3

3,982

Puissance nominale

kW/PS

475/646

à

1/min

6,000-6,250

Couple nominal

Nm

850

à

1/min

2,500-4,500

Puissance nominale

kW/PS

17 kW/23 PS

Couple nominal ISG

Nm

205

Motricité

 

Propulsion

Transmission

 

AMG SPEEDSHIFT TCT 9G

Longueur / Largeur / Hauteur

mm

4,949/1,987/1,420

Empattement

mm

2,875

Poids à vide (DIN)

kg

1,895

Poids brut autorisé du véhicule

kg

2,130

Répartition du poids avant / arrière

%

56/44

Coefficient de drag (Cd) Rue / Course

 

0.402/0.417

Pneus avant / arrière

 

305/30 ZR 20 / 335/30 ZR 20

Roues avant / arrière

 

11,0 J x 20 / 12,0 J x 20

Vitesse de pointe

km/h

310

Accélération 0-100 km/h

s

3.9

Accélération 0-200 km/h

s

11.4

Accélération 0-300 km/h

s

36,8/36,2 (Voie / Rue)

Consommation combinée de carburant1

1/100 km

15.8

Émissions combinées de CO21

g/km

359

CO2-Classe 1

 

G

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Chine : les constructeurs pressés de payer leurs fournisseurs

La Chine durcit les délais de paiement des constructeurs automobiles pour protéger les fournisseurs face à la guerre des prix.

La Chine durcit les règles de paiement imposées aux constructeurs automobiles afin de réduire les délais de règlement envers leurs fournisseurs. Pékin encourage désormais des paiements pouvant intervenir en seulement 30 jours et fixe surtout un plafond de 60 jours après l’acceptation des marchandises. Cette mesure vise à protéger l’ensemble de l’industrie automobile des conséquences d’une guerre des prix prolongée, qui pèse depuis plusieurs mois sur la rentabilité du secteur.

Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a publié lundi de nouvelles directives destinées à encadrer plus strictement les relations financières entre constructeurs et équipementiers. Le dispositif prévoit notamment de privilégier les paiements en « espèces », comme les virements bancaires instantanés, plutôt que certains instruments permettant de repousser davantage le règlement des factures.

La question des délais de paiement est devenue particulièrement sensible dans l’industrie automobile chinoise. Malgré une précédente demande des autorités, formulée en 2025, visant à ramener les délais à 60 jours, certaines entreprises ont continué à régler leurs fournisseurs beaucoup plus tard. Selon des données compilées par Bloomberg, Li Auto Inc. et Zhejiang Leapmotor Technology Co. ont ainsi mis jusqu’à 184 jours au cours du dernier semestre pour régler leurs factures.

Pékin veut limiter les effets de la guerre des prix

Les nouvelles exigences s’inscrivent dans une politique engagée depuis environ un an par Pékin pour tenter de contenir les conséquences d’une politique de remises jugée excessive. Cette guerre des prix a réduit la rentabilité de l’industrie automobile dans son ensemble et fait peser une pression supplémentaire sur les différents acteurs de la chaîne de production.

Les fournisseurs automobiles sont directement concernés par ces tensions. Des délais de règlement particulièrement longs peuvent en effet peser sur leur situation financière, alors même qu’ils doivent continuer à produire et livrer les pièces et composants nécessaires aux constructeurs. Le texte source indique également que certains analystes estiment que le recours au financement de la chaîne d’approvisionnement a pu masquer l’augmentation des niveaux d’endettement chez certains constructeurs automobiles.

Dans ce contexte, les autorités chinoises cherchent à réduire les pratiques permettant de repousser le moment où les fournisseurs perçoivent effectivement les sommes qui leur sont dues. Les nouvelles directives fixent ainsi des règles précises concernant le début du délai de paiement et la validation des marchandises.

Le principe retenu est celui d’un délai maximal de 60 jours pour régler les fournisseurs après que les marchandises ont passé l’inspection d’acceptation. La directive précise également que le compte à rebours doit commencer à partir du jour où les pièces et composants sont reçus par le constructeur.

La réception des pièces devient un point clé

Cette précision vise notamment à combler une lacune susceptible de permettre aux constructeurs automobiles de retarder le règlement. Le dispositif prévoit que les pièces et composants sont considérés comme reçus sans problème si le constructeur n’a pas validé les produits dans les trois jours suivant leur arrivée.

L’objectif est donc de limiter la possibilité de repousser le début du délai de paiement en différant la validation administrative ou technique des livraisons. Pour les équipementiers et autres fournisseurs de l’industrie automobile, la date de réception devient ainsi un élément déterminant dans le calcul du délai de règlement.

Les autorités n’interdisent toutefois pas totalement les mécanismes de paiement différé. Une certaine somme pourra continuer à être réglée de manière différée, notamment au moyen de billets à ordre garantis par une banque. Cette possibilité est néanmoins conditionnée à un accord entre le constructeur automobile et son fournisseur sur la manière de répartir le coût du financement nécessaire à un rachat anticipé.

Le ministère cherche parallèlement à favoriser les moyens de paiement permettant un règlement plus direct. Les constructeurs automobiles sont invités à privilégier les paiements en « espèces », notamment les virements bancaires instantanés, plutôt que les billets de banque.

Crédit illustration : BYD.

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Stocks de lithium : le marché chinois sous pression

La révision des stocks de lithium en Chine fait chuter les cours et soulève des questions sur la fiabilité des données du marché.

Une révision de la méthodologie utilisée pour mesurer les stocks de lithium en Chine a provoqué un important mouvement de marché. Les nouvelles données publiées par SMM Information & Technology Co. font apparaître un niveau d’inventaire nettement supérieur à celui communiqué précédemment, alimentant la confusion parmi les acteurs de l’industrie et pesant fortement sur les cours du carbonate de lithium.

Les stocks annoncés la semaine dernière atteignent désormais 175 000 tonnes, contre 78 800 tonnes auparavant. Cette différence considérable intervient après l’élargissement de l’échantillon utilisé pour établir les estimations. La publication de ces nouvelles données a immédiatement eu des conséquences sur le marché chinois des matières premières : les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu plus de 14 % en seulement trois jours.

Cette évolution intervient dans un marché déjà marqué par de fortes turbulences ces dernières années. Le lithium constitue une matière première importante pour l’industrie des batteries, et les niveaux de stocks constituent un indicateur suivi par les producteurs, les fabricants de matériaux de cathodes, les industriels de la batterie, les commerçants et les analystes. Dans ce contexte, une modification aussi importante des données disponibles peut compliquer l’évaluation de l’offre, de la demande et de l’évolution future des prix.

Une nouvelle méthode qui change fortement les stocks publiés

SMM a expliqué que l’écart provenait d’une nouvelle méthodologie destinée à améliorer son suivi des inventaires. Cette méthode repose notamment sur un échantillonnage réalisé auprès d’un nombre plus important de fabricants. Elle prend désormais en compte des stocks détenus dans les usines de matériaux de cathodes en aval de la chaîne de production.

Dans le même temps, les fonderies et les usines de batteries situées en amont ont fait apparaître des activités de désapprovisionnement. La nouvelle photographie du marché ne traduit donc pas simplement une accumulation généralisée de lithium à tous les niveaux de la chaîne industrielle. Elle met en évidence des évolutions différentes selon les maillons concernés.

SMM précise également que sa méthode révisée entraînera des modifications de certaines données précédemment publiées. Les estimations utilisées par l’entreprise sont établies à partir d’informations publiques, de communications provenant du marché et de modèles de données internes.

Pour les professionnels du secteur, cette révision méthodologique soulève toutefois des questions sur la lecture des statistiques disponibles. Une douzaine de responsables d’entreprise, de commerçants et d’analystes ont fait part de leur incompréhension face à l’ampleur de la hausse annoncée. Tous ont demandé à ne pas être identifiés en raison du caractère sensible des sujets évoqués.

Le marché du carbonate de lithium réagit brutalement

La publication des nouveaux chiffres a été suivie d’une forte baisse des prix des contrats de carbonate de lithium en Chine. Les contrats les plus actifs ont reculé de plus de 14 % sur trois jours, illustrant la sensibilité du marché aux informations concernant les niveaux d’inventaire.

Le lien entre les stocks disponibles, la demande industrielle et les cours constitue un élément central pour les acteurs du marché du lithium. Une hausse importante des inventaires peut notamment modifier la perception de l’équilibre entre l’offre et la demande. Dans le cas présent, l’ampleur de la révision a ajouté une incertitude supplémentaire à un marché déjà décrit comme opaque et encore en développement.

Les professionnels interrogés s’inquiètent ainsi de la fiabilité des données utilisées pour analyser le secteur et anticiper les prochaines évolutions. Une pétition circulerait en ligne afin de demander aux agences concernées d’enquêter sur la situation. Le texte source ne précise toutefois ni l’identité des initiateurs de cette pétition ni l’éventuelle ouverture d’une enquête.

De son côté, SMM a reconnu que l’entreprise avait peut-être sous-estimé l’impact de la modification de sa méthode de calcul des stocks. Un responsable de la société a indiqué que des vérifications internes de conformité avaient commencé afin d’examiner les problèmes soulevés par cette évolution des données. SMM n’a toutefois pas répondu aux demandes de commentaire mentionnées dans le texte source.

Les industriels demandent des données de marché plus fiables

La controverse autour des stocks intervient alors que les acteurs du lithium cherchent à disposer d’indicateurs suffisamment fiables pour évaluer les conditions du marché. La différence entre les 78 800 tonnes précédemment annoncées et les 175 000 tonnes issues de la nouvelle méthodologie modifie sensiblement la perception des inventaires disponibles.

Cette situation met également en lumière le rôle des plateformes de données et de tarification dans le fonctionnement du marché des matières premières. Les informations relatives aux stocks, aux prix et aux flux industriels peuvent influencer les décisions des producteurs, des fabricants de batteries, des négociants et des investisseurs.

Ganfeng Lithium a d’ailleurs été interrogé par un investisseur sur une plateforme boursière au sujet des données et des prix fournis par certaines plateformes de tarification tierces. En réponse, l’entreprise a indiqué que, si ces données ne reflétaient pas objectivement les niveaux réels du marché, elle adopterait des méthodes de tarification davantage orientées vers le marché et diversifiées afin de garantir des prix de produits « justes et raisonnables ».

Crédit illustration : m-mines.

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WRC Chili 2026 : Solberg devance Ogier et Fourmaux

Depuis le rallye d’Estonie 2025, quelque chose c’est débloqué chez Oliver Solberg. Au Chili, il signe sa troisième victoire en carrière et empêche Sébastien Ogier d’aligner une 70e victoire.

Le rallye du Chili a vu beaucoup d’accidents comme Katsuta, Neuville (sacrés tonneaux) ou Armstrong. Pour Neuville, pas de retour en piste, contrairement aux deux autres. Devant, Solberg a rapidement pris la tête du rallye et obligé les autres à lui courir après. Parmi ceux-ci, Elfyn Evans lui a mis la pression pratiquement jusqu’au bout.

Neuville's crash 💔#WRC #RallyChileBiobío pic.twitter.com/Db32RjdixF

— SplitTime Rally (@SplitTimeRally) September 12, 2026

Samedi soir, il n’y avait que 19 secondes entre les deux pilotes Toyota. Derrière, Ogier avait passé Fourmaux. Mais ce dimanche, alors qu’Evans n’avait que 14 secondes de retard quand une crevaison lui a coûté cher dans l’avant-dernière spéciale. De la 2de place, Evans a dégringolé 5e, derrière Pajari son dauphin au championnat.

Solberg n’a pas pour autant levé le pied dans la dernière spéciale et la remporte, avec les 5 points de bonus. Il devance Evans, Pajari, Katsuta et Ogier dans cette « Power Stage ».

Résultats du rallye WRC du Chili 2026

Au final, Solberg l’emporte avec 16,6 secondes sur Ogier et 33,3 secondes sur Fourmaux. Nouveau podium pour Fourmaux. Pajari n’en demandait pas tant et termine 4e devant Evans, Lappi et McErlean. Ensuite, ce sont des WRC2 avec le retour au premier plan de Yohan Rossel sur Lancia Ypsilon, Virves sur Skoda Fabia et Greensmith sur GR Yaris WRC2.

POSDRIVERCO-DRIVERCAR
1Oliver SOLBERGElliott EDMONDSONGR Yaris Rally1
2Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1
3Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1
4Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1
5Elfyn EVANSScott MARTINGR Yaris Rally1
6Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNENi20 N Rally1
7Joshua MCERLEANEoin TREACYPuma Rally1
8Yohan ROSSELArnaud DUNANDYpsilon HF
9Robert VIRVESJakko VIILOFabia RS
10Gus GREENSMITHJonas ANDERSSONGR Yaris

Championnat pilote 2026

Au championnat, Evans marque 14 points, contre 17 à Pajari. Résultat, Evans compte encore 17 points d’avance. Si en Italie Evans termine le rallye, ce sera quasiment impossible pour Pajari de remporter le titre. Evans sait ce qu’il lui reste à faire.

Solberg peut encore penser au titre avec 21 points de retard. Ce weekend, il a marqué 34 points sur 35 possibles !

Pour le moment, le rallye d’Arabie Saoudite est toujours prévu du 11 au 14 novembre. Mais vu les tensions internationales, le rallye sera sans doute annulé et remplacé par le Portugal ou autre. En tous cas, les équipes ont signé une déclaration commune indiquant qu’ils ne pourraient pas aller en Arabie Saoudite vu le contexte.

POSDRIVERTOTAL
1Elfyn EVANS230
2Sami PAJARI213
3Oliver SOLBERG209
4Sébastien OGIER171
5Adrien FOURMAUX167
6Takamoto KATSUTA163
7Thierry NEUVILLE129
8Hayden PADDON38
9Joshua MCERLEAN35
10Esapekka LAPPI33

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