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Open Printer : des nouvelles de l’imprimante Open Source

Mise à jour du 21/09/2026 : L’équipe d’Open Printer vient de publier une petite vidéo qui présente rapidement l’imprimante. D’une durée d’une grosse minute, elle montre notamment la machine en action en niveaux de gris et en couleurs. On y découvre une imprimante beaucoup plus rapide que ce que j’anticipais et la réalisation d’une page en rouleau qui ouvre des possibilités très intéressantes pour imprimer sur des formats A3 ou encore plus large.

La vidéo est accompagnée d’une mise à jour de sa page de financement participatif. Sur celle-ci, un sondage est réalisé pour prendre en compte l’avis des éventuels intéressés. La campagne devrait débuter cet automne.

Billet original du 30/09/2025 : Vous avez été très nombreux à m’envoyer le lien vers le financement participatif de l’Open Printer. Cette imprimante papier étant assez surprenante dans son approche comme dans son esthétique, elle a, semble-t-il, interrogé beaucoup d’entre vous.

Il faut dire que les deux mots sont historiquement assez antinomiques. « Open Printer » c’est un peu comme « gentil dictateur » ou « fantôme incarné », cela ne colle pas bien ensemble. Quand on parle d’imprimante classique sur Minimachines, c’est souvent pour parler des dérives des marques qui les fabriquent et qui les enferment toujours plus dans un système absolument étanche. L’exact inverse de tout ce qui est « Open » donc. On parle de DRM, d’incompatibilité, de composants et de consommables protégés et d’obsolescence programmée. Associer « Open » et « Printer » revêt presque un caractère sacrilège et pourtant, c’est bien ce qui est proposé ici en financement participatif. 

Open Printer

Le projet est simple, proposer au public une imprimante ouverte et libre, constructible, réparable et dont les consommables ne soient pas liés à une marque tierce. Cela parait évident mais c’est un vrai défi à relever. Sur le papier, cela ne semble avoir que des avantages. On retrouve une imprimante couleur capable de manger aussi bien des formats A4 que A3. Il sera également possible de lui donner à imprimer en longueur avec du papier en rouleau. La définition est plus que correcte avec du 600 PPP en noir et blanc et jusqu’à 1200 PPP en couleur. Pour parvenir à ce résultat, l’imprimante se base sur une tête d’impression HP 302 massivement disponible sur le marché. L’encre peut être de n’importe quel type adapté, il suffira de remplir une cartouche pensée pour être rechargée. Une solution qui permettra de changer facilement la tête  d’impression en cas de pépin et qui évitera d’acheter de l’encre coûtant au millilitre autant qu’un parfum de luxe.

Open Printer

La connexion à l’imprimante pourra se faire de manière classique via un port USB type-C qui se branchera à la carte Raspberry Pi Zero 2W qui servira de cerveau à l’Open Printer. L’appareil profitera de la connexion Wi-Fi de la carte pour recevoir des documents distants sans fil. Un port USB Type-A permettra également de lancer une impression en direct en connectant une clé USB et en contrôlant le tout avec un petit écran de 1.47 pouces en 320 x 172 pixels grâce à une molette de navigation. Un détail qui me fait d’ailleurs penser aux premières imprimantes 3D avant l’arrivée des petits écrans tactiles. Le tout mesurera 50 cm de large pour 10 cm de profondeur et 11 cm de hauteur. Un format qui permet d’accrocher l’Open Printer au mur pour gagner de l’espace.

Si on considère l’ensemble de ces éléments et le fait que l’objet soit documenté en format Open Source via un format Creative Commons 4.0, on a là un projet à l’étendue absolument considérable. Il faut se souvenir que les toutes premières imprimantes 3D accessibles du marché ont été fabriquées par des passionnés qui ont développé des logiciels open source et assemblé du matériel disponible à la vente pour tout un chacun. Soit exactement le schéma repris ici par ce projet Open Printer. Petit à petit, le foisonnement d’idées des internautes et la mise en commun des compétences de milliers d’ingénieurs et de programmeurs a fini par produire des imprimantes 3D, des protocoles et des développements de haut niveau. Un microprogramme comme Klipper est un développement libre, Open-Source qui anime le cœur de nombreux modèles d’imprimantes 3D aujourd’hui. 

Ma toute première imprimante 3D, une Anet A8, nécessitait un temps de montage et de calibration démentiel.

Aujourd’hui les imprimantes 3D sont Plug’n’Play dès la sortie du carton

La suite, on la connait. L’émulation du libre a conduit des entreprises à développer leurs propres modèles d’impression 3D en s’appuyant plus ou moins sur les développements libres. Créant un foisonnement d’idées et de solutions tel que des progrès incroyables ont été portés en quelques années. L’impression 3D qui était un loisir pour passionnés fortunés ayant beaucoup de temps libre il y a 10 ans est désormais une pratique accessible et facile aujourd’hui. 

Un projet comme Open Printer pose encore beaucoup de questions.

A la lecture de la fiche technique de l’Open Printer, un détail a retenu mon attention. Le fait que le projet ne présente aucune vidéo de fonctionnement ni aucun détail sur la vitesse d’impression proposée par l’imprimante. Je suppose que l’impression d’une page ne doit pas être des plus rapides. Le détail du tarif de l’engin n’est pas non plus spécifié. Cela me chiffonnait au départ et puis je me suis posé dans la perspective de l’impression 3D. Les prix du début ont fondu très rapidement. La vitesse d’impression a également explosé. Ce qui prenait 4 heures à imprimer à ma toute première imprimante ne prend plus que 15 minutes à la toute dernière arrivée au labo.

Si Open Printer crée le même genre de mouvement de fond. Si cette imprimante Open Source est le premier domino d’un long jeu de développement et d’améliorations techniques. Il y a fort à parier que dans quelques années des kits de construction d’imprimantes similaires soient disponibles sur le marché. Un constructeur tiers pourra très bien développer une tête d’impression sur mesure. Un autre des kits d’alimentation en encre ou un jeu de moteurs plus rapides. Des internautes pourront proposer des formats encore plus grands pour imprimer sur du A2, par exemple, ou pour imprimer des plans ou des affiches. On peut même imaginer que d’autres constructeurs se mettent à développer des modèles basés sur le même principe, comme cela a été fait dans le monde de l’impression 3D. Et tout cela serait une excellente nouvelle pour les consommateurs. Un peu moins pour les marques qui proposent depuis toujours des imprimantes à 50€ pour se rattraper ensuite sur la durée avec des kits d’encre à 35€…

Open Printer sur Crowd Supply

Open Printer : des nouvelles de l’imprimante Open Source © MiniMachines.net. 2026

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Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck

Un Cyberdeck est un appareil souvent parfaitement inutile mais ô combien satisfaisant. Il s’agit de réunir dans une formule mobile l’ensemble des pièces d’une machine informatique et de l’adapter à ses besoins. En ouvrant un peu les yeux sur la réalité des productions, il n’y a souvent pas grand-chose de mieux que ce que propose un ordinateur portable classique.

Les cyberdecks sont souvent peu puissants, lourdauds, encombrants et manquent d’autonomie. Il est très régulièrement plus intéressant économiquement d’acheter un ordinateur portable d’occasion que de s’enfermer pendant des heures à souder des composants en se grattant la tête tout en espérant que ça fonctionne au final. Le but avoué de ces engins n’est pas de concurrencer un ordinateur classique sur son terrain : comme souvent dans ce genre de construction électronique, l’important c’est plutôt l’apprentissage, le chemin. Et évidemment la satisfaction d’arriver à produire quelque chose de ses mains.

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le fait de fabriquer ce type d’appareil, de choisir ses composants, de les associer, de comprendre les différents mécanismes en jeu et bien entendu de faire tourner un système dessus n’a pas de pareil. C’est pour cela que les Cyberdecks sont populaires et qu’ils touchent de plus en plus les gens. Dernièrement la presse grand public a commencé à faire écho du phénomène. Découvrant un poil en retard des constructions qui datent depuis bien longtemps. Le Reddit Cyberdeck a vu le jour en… 2016. La première mention sur Minimachines date de 2020… Pas mal d’articles sont apparus ces derniers temps pour mettre en avant ces constructions et, aujourd’hui, c’est au tour de Raspberry Pi de sauter dans le train.

Les Raspberry Pi au cœur du mouvement Cyberdeck

Les cartes Raspberry Pi sont employées depuis des années pour fabriquer ces machines. Leur faible consommation, leur capacité à piloter des éléments externes grâce à leurs broches GPIO et la possibilité d’installer différentes solutions Linux en interne en ont fait un outil de choix pour ces solutions particulières. Il est donc assez logique de voir la société s’emparer du phénomène pour améliorer son marketing. Le guide proposé ici est un classique des projets du genre. Une malette type « Pelican » renforcée qui embarque un Pi 5, un petit clavier Bluetooth, un écran 7″ tactile, du stockage, des batteries LiPo et qui assemble tout cela du mieux possible. Vous trouverez exactement la même recette sur des dizaines de sites de « Makers » classiques.

Avec l’augmentation des prix des composants, certains redécouvrent de vieux Raspberry qui dorment dans leurs tiroirs. Ne sachant pas trop quoi en faire, la  tentation de fabriquer de nouvelles choses les titille. Un Cyberdeck pourrait sans doute être un projet intéressant à mener.

Un Cyberdeck d’un internaute en août 2025

Raspberry Pi : d’influenceur à suiveur

Une chose me parait claire dans cette publication, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’a proposé la fondation Raspberry Pi à sa grande époque. Fondation qui s’est plus que largement éclipsée après l’entrée en bourse de la marque en 2024. La priorité a très largement été donnée aux partenaires industriels du fabricant et, depuis les pénuries Covidiennes, l’aspect grand public a été mis de côté. L’envolée des tarifs matériels a enlevé, les stocks ont disparu des étals. Ce qui a enlevé beaucoup d’intérêt aux solutions.

D’ailleurs, le Cyberdeck proposé ici est totalement hors de prix. Entre le Raspberry Pi 5 16 Go à 325€, la clé USB 128 Go à 64€, l’écran 7″ à 45€, le clavier Bluetooth a 35€ et l’ensemble des autres composants qui, tous accumulés, rajoutent une bonne centaine d’euros, le projet est bien plus cher qu’un ordinateur portable complet en seconde main chez AFBshop.

Du reste, quand, il ya quelques années Raspberry Pi proposait des guides, c’était pour défricher de nouveaux sujets. Encourager les gens à créer des choses nouvelles : stations météo, appareils photo, solutions domotiques et autres. La Fondation, à son apogée, débordait de propositions originales et encourageantes. Les cartes ne coûtaient pas grand-chose et une vraie émulation existait autour de ce type de produits. Aujourd’hui, les propositions sont rares et surtout, ce ne sont que des versions réécrites de projets déjà maintes fois rabâchés.

Un autre Cyberdeck amateur datant de Novembre 2025

Alors je ne vais pas cracher dans la soupe et je trouve que l’apparition d’un numéro du magazine officiel de Raspberry Pi d’août 2026 dédié aux Cyberdecks est très positive. Le guide est également intéressant a suivre. Mais la marque arrive bien après que le train soit en marche et ne propose absolument rien de novateur. Il s’agit juste de glisser un maximum de produits avec son logo dans un projet pour améliorer ses ventes et son image. En transposant cela à un autre secteur, on a surout l’impression de lire la recette proposée au verso d’une plaque de chocolat pâtissier. On vous encourage a cuire le gâteau le plus riche possible en chocolat. avec une grosse idée derrière la tête.

Le mouvement Cyberdeck n’a depuis longtemps plus besoin de la fondation pour avancer. Pour preuve, les projets les plus récents dans le genre montrent des réalisations autrement plus complexes et impressionnantes que celle proposée. Bref, Raspberry Pi est ici fortement à la traîne.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5

Un magnifique Cyberdeck Handheld DIY sous Raspberry Pi 5

Pilet : un cyberdeck modulaire avec un écran 7″ et un RPi5

Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck © MiniMachines.net. 2026

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