Frappée par une attaque de drones d’une ampleur inédite le dimanche 20 septembre, Moscou s’est réveillée sous le choc en plein dernier jour des législatives. Dans la presse russe, entre promesses de riposte et crainte d’une nouvelle escalade, les réactions dessinent deux récits très différents de cette nuit sous tension.
Deux hommes observent les dégâts sur les façades supérieures d’un grand immeuble résidentiel à Kotelniki, dans la région de Moscou, à la suite d’une frappe de drones ukrainiens, le 20 septembre 2026.
Depuis le mois de juillet, et particulièrement ces dernières semaines, la capitale ukrainienne est bombardée sans relâche par la Russie, qui a changé de stratégie en frappant à toute heure, et plus seulement la nuit. Ce qui commence à entamer lentement la résilience des habitants de Kiev, raconte le quotidien italien “La Stampa”.
Toujours aux mains de Kiev, ces deux agglomérations dévastées du Donbass survivent comme elles peuvent entre la menace russe permanente et les ruines creusées par les bombardements, rapporte ce reportage de l’hebdomadaire hongrois “Magyar Hang”.
Des avions italiens et turcs ont neutralisé un drone au-dessus la Lettonie. Alors que Kiev menait des frappes sur l’oblast de Leningrad, dans le nord-ouest de la Russie, il pourrait s’agir d’un drone ukrainien dévié par les Russes.
Le président ukrainien a affirmé mardi que des documents des services de renseignement russes indiquaient que le Kremlin préparerait un renforcement de ses effectifs. Une nouvelle mobilisation pourrait toutefois s’avérer politiquement risquée pour Vladimir Poutine, estime la presse ukrainienne.
Les médias russes alignés sur le pouvoir alimentent une campagne de dénigrement visant les personnalités publiques qui, condamnant la guerre contre l’Ukraine, ont quitté le pays. La presse tabloïd se montre particulièrement véhémente, les accusant de déloyauté et d’ingratitude. Dans un article empreint de joie mauvaise, le journal “Komsomolskaïa Pravda” rapporte les déconvenues rencontrées par ces artistes à l’étranger.
La musicienne russe Zemfira (au centre), qui a émigré après l’invasion de l’Ukraine en 2022, assiste au tournoi de tennis de Roland-Garros, à Paris, le 4 juin 2023.