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Menace russe : l’Europe à l’épreuve du feu

Quelle menace représente vraiment la Russie ? Jusqu’où peut-elle aller ? Et l’Europe peut-elle répondre ? Le géopolitologue Bruno Tertrais et le spécialiste des questions militaires Xavier Tytelman nous livrent une analyse sans concession de la situation et de nos capacités de riposte.L’article Menace russe : l’Europe à l’épreuve du feu est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Non, un datacenter ne fait pas exploser votre facture d’électricité

Gourmands en électricité, les datacenters vont-ils faire grimper un peu plus nos factures ? L’analyse des données des États américains sur les trois dernières années ne montre pourtant aucune relation statistiquement détectable.L’article Non, un datacenter ne fait pas exploser votre facture d’électricité est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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La Chine est à 145 dollars de devenir un pays riche

Un Chinois dispose encore en moyenne d'un revenu plus de trois fois inférieur à celui d'un Français, et six fois à celui d'un Américain. À quelques dollars près, la Chine aurait pourtant pu rejoindre cette année, pour la première fois, le club des « pays à haut revenu ».L’article La Chine est à 145 dollars de devenir un pays riche est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
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Quand l’IA locale sort le marteau-pilon pour écraser une mouche

Plus intelligentes, mais pas toujours plus malignes. Les IA locales peuvent résoudre des problèmes complexes, mais perdre beaucoup de temps et d'énergie sur des questions toutes simples. Le défi n'est plus de faire réfléchir les modèles… Mais de les empêcher de trop en faire.L’article Quand l’IA locale sort le marteau-pilon pour écraser une mouche est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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IA et éducation : la nouvelle panique morale

« L'IA détruit le cerveau de nos enfants ! » Dans ce climat de panique morale, que dit vraiment la science ? Loin d'être une simple machine à tricher, l'intelligence artificielle pourrait bien être le tuteur personnalisé dont notre école a tant besoin.L’article IA et éducation : la nouvelle panique morale est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Complément d’enquête : la paille, la poutre et l’éléphant

Jeudi soir, France 2 a consacré son émission Complément d’enquête à la « guerre de l’info » autour de l’acétamipride. L’émission promettait de débusquer les intox des deux camps. Malheureusement, le fact-checking s'est mué en règlement de comptes.L’article Complément d’enquête : la paille, la poutre et l’éléphant est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Automatisation industrielle : pourquoi le coût du travail reste décisif

Non, le coût du travail français n'est pas une incitation à la robotisation, au contraire. Car automatiser ne fait pas disparaître la masse salariale, il la déplace vers des emplois beaucoup plus qualifiés et mieux rémunérés.L’article Automatisation industrielle : pourquoi le coût du travail reste décisif est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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La Chine vit sa révolution robotique — mais loin des humanoïdes

200 000 robots vendus en une seule année. Pendant que le monde entier a les yeux tournés vers des machines à corps et à visage humain, la Chine travaille sur des modèles moins photogéniques, mais beaucoup plus efficaces. Et c'est avec eux qu'elle est en train de gagner son pari.L’article La Chine vit sa révolution robotique — mais loin des humanoïdes est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Cash Investigation, Envoyé spécial : l’écran de la peur

Musique anxiogène, traque à la caméra, traces infimes transformées en poison : d'Envoyé spécial à Cash Investigation, les mêmes ficelles transforment l'investigation en procès à charge. Et la peur en programme de service public. L’article Cash Investigation, Envoyé spécial : l’écran de la peur est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Générations Futures : la machine à marronniers médiatiques

Prix de l'essence, régimes minceur, pesticides : chaque été, les mêmes marronniers médiatiques refleurissent. L'ONG Générations Futures en est devenue l'un des principaux fournisseurs, malgré des méthodes contestables et des intérêts trop souvent passés sous silence.L’article Générations Futures : la machine à marronniers médiatiques est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Carlo Leifert, une carrière à science unique sous le signe du bio

Superviseur de la méta-analyse de 2014, Carlo Leifert a une spécialité : trouver des vertus au bio là où les autres n'en voient pas. De son premier coup d'éclat en 2007 à son récent virage épidémiologique, plongée dans un parcours jalonné de vives controverses.L’article Carlo Leifert, une carrière à science unique sous le signe du bio est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Glyphosate : requiem en sol majeur

Et si l'un des produits les plus décriés de l'agriculture était en réalité l'un de nos meilleurs atouts agroécologiques ? En permettant de ranger la charrue, le glyphosate est la clé de voûte d'une pratique qui régénère les sols et stocke le carbone : l'agriculture de conservation.L’article Glyphosate : requiem en sol majeur est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Cancer du sein chez les hôtesses de l’air : le coupable est-il à bord ?

40 % de cancers du sein supplémentaires chez les hôtesses de l’air. Un chiffre spectaculaire qui a participé à la première reconnaissance de cette pathologie comme maladie professionnelle. Mais travailler à bord d’un avion augmente-t-il réellement le risque ?L’article Cancer du sein chez les hôtesses de l’air : le coupable est-il à bord ? est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Cadmium : la méta-analyse pipée qui a fait basculer l’opinion

« Manger bio permet de réduire de 48 % son exposition au cadmium. » Depuis des mois, médias et politiques répètent ce chiffre avec aplomb. Pourtant, entre manipulation statistique et soupçons de conflits d'intérêts, son histoire est proprement sidérante.L’article Cadmium : la méta-analyse pipée qui a fait basculer l’opinion est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Dessaler l’eau de mer, l’angle mort de la « guerre de l’eau »

À Mayotte, l'eau est partout… Sauf au robinet. Une usine de dessalement pourrait mettre fin à la pénurie, mais son chantier est aujourd'hui suspendu, après l'action en justice d'associations environnementales. Prudence légitime, ou dogmatisme ?L’article Dessaler l’eau de mer, l’angle mort de la « guerre de l’eau » est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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Prolétaires de tous les pays, capitalisez !

Faire fructifier nos cotisations plutôt que les engloutir ? La retraite par capitalisation est une nécessité, tant notre système par répartition est au bord du gouffre. La transition est possible. Refuser de la faire, c’est laisser les plus précaires au bord du chemin.

Dans le débat présidentiel qui s’amorce, les candidats sont (enfin) frappés d’une même épiphanie : notre système de retraite est à bout de souffle et il est temps d’en réformer le financement. L’ancien haut fonctionnaire Jean-Pascal Beaufret en a chiffré le déficit réel à 81 milliards d’euros par an, contributions de l’État comprises. Et la démographie censée le supporter est en berne. Même Marine Le Pen, pourtant rétive au libéralisme, s’y est mise, en plaidant désormais pour une capitalisation « volontaire », « pour ceux qui le peuvent ». La précision est savoureuse, car la France reste (heureusement) un pays libre où chacun peut (encore) placer son épargne comme il l’entend. Le mécanisme proposé existe déjà et a été renforcé en 2019, via la création du Plan d’épargne retraite (PER), ayant déjà séduit près de treize millions de souscripteurs et franchi les 150 milliards d’euros d’encours. Avec le ralliement du Rassemblement national, presque toutes les principales forces politiques – hormis certains partis de gauche, La France insoumise en tête – se disent désormais ouvertes à une dose de capitalisation. Le moment est idéal pour regarder de près ce mécanisme, et ce qu’il peut vraiment apporter.

Comment ça marche ?

À la différence du système par répartition régissant actuellement nos retraites, la capitalisation mise sur le temps pour générer ses ressources. Dans la répartition, les cotisations des actifs sont transférées chaque mois vers les retraités pour payer leurs pensions. Dans la capitalisation, elles sont investies, puis reviennent à l’actif sous forme de dividendes le jour où il cesse de travailler. L’économiste Patrick Artus avait illustré l’apport concret de la capitalisation sur le long terme. Selon ses calculs, un euro placé en 1982 valait deux euros quarante ans plus tard dans la répartition, quand il aurait pu en valoir vingt-deux dans la capitalisation. Une dose de capitalisation permet donc de générer des pensions plus généreuses ou d’amoindrir le poids des cotisations dans le salaire net.

La capitalisation au Krach-test !

J’approfondis
Un mannequin en combinaison orange pilote un kart tout en brandissant de l'argent sur un paysage surréaliste de graphiques boursiers.

Où cela marche déjà ?

Nul besoin de chercher bien loin des exemples de réussites. Les Pays-Bas ont adossé leur système à un puissant pilier de capitalisation, quasi universel. Le résultat est éloquent. Ils profitent d’un taux de remplacement (ratio de la pension par rapport au dernier salaire versé) parmi les plus élevés de l’OCDE, supérieur à 90 %, contre 60 % en moyenne en France. Une performance obtenue avec un poids des retraites dans le PIB deux fois inférieur au nôtre (7 % contre plus de 14 % chez nous) et qui permet à leurs fonds de pension de peser désormais une fois et demie la richesse de leur pays.

En France, il n’y a pas que les titulaires d’un PER qui profitent de la capitalisation. Depuis 2005, les fonctionnaires cotisent à un régime par capitalisation obligatoire, le RAFP, quand d’autres professions (les pharmaciens en tête, devant les agents de la Banque de France et les élus) disposent du leur, créé pour faire face à une démographie déclinante. Solides et bien provisionnés, ces régimes traversent les crises sans dommage. Ce qui fonctionne pour eux pourrait fonctionner pour tous.

Le rendez-vous manqué de 1999

La France a failli généraliser ce procédé à tous les salariés. En 1999, le gouvernement Jospin crée le Fonds de réserve pour les retraites, précisément pour amortir le choc du papy-boom à venir grâce à de l’épargne collective. Si l’intuition était bonne, la réalisation n’a pas suivi. Ce fonds n’a jamais vraiment capitalisé pour nos vieux jours. Dès 2010, les ressources qui l’alimentaient et les dividendes qu’il générait ont été redirigées vers la CADES pour éponger la dette sociale. Notre seule réserve de long terme a fini en tirelire pour boucher les trous du passé. Le rendez-vous était pris, mais nous l’avons manqué.

Combien faudrait-il, et comment y parvenir ?

Posons un ordre de grandeur. Pour verser 350 euros de plus chaque mois à 18 millions de retraités (chiffre projeté en 2045), il faudrait disposer d’un fonds d’environ 1 500 milliards d’euros qui, placé à 5 % net (soit légèrement moins que la performance annuelle moyenne des bourses mondiales depuis 1900), dégagerait 75 milliards de revenus par an. On peut l’amorcer en transférant les réserves déjà constituées – environ deux cents milliards entre l’Agirc-Arrco, le reliquat du Fonds de réserve et les encours du PER –, puis l’alimenter de 25 à 30 milliards par an, correspondant à 10 % des cotisations retraites versées actuellement par les salariés (qui imposera donc en parallèle une baisse des pensions du même montant). À 5 %, la mécanique des intérêts composés permet d’atteindre la cible en vingt ans. La transition a un coût, qui pèsera d’abord sur les pensions d’aujourd’hui (les salariés ne pourront être mis à contribution dans le cadre d’un double versement, leur pouvoir d’achat étant déjà bien amputé par les cotisations actuelles). Mais c’est le prix pour cesser de cotiser à perte et offrir aux suivants une retraite digne de ce nom.

Comment financer notre économie ?

À l’inverse de la répartition qui ne produit aucun capital, la capitalisation constitue un trésor de guerre patient, investi sur des décennies. Or la France en manque cruellement. Faute de fonds de pension nationaux, la moitié du capital du CAC 40 est aujourd’hui aux mains d’investisseurs étrangers, selon la Banque de France. Nos fleurons sont financés par les fonds de pension néerlandais, canadiens ou américains, qui empochent les dividendes que nous ne savons pas capter. Un fonds collectif à la française inverserait la donne. Il orienterait l’épargne des Français vers les entreprises françaises, les start-up et les infrastructures, et garderait chez nous les fruits de cette croissance. Le PER montre déjà la voie, avec plus de 80 % de ses actifs placés en France et en Europe. Il suffirait de changer d’échelle.

Le vrai débat : obligatoire, collective ou volontaire ?

C’est sur cette modalité que tout se joue. La capitalisation volontaire, chacun la pratique déjà s’il en a les moyens, à coups de plan d’épargne retraite, d’assurance-vie ou d’achats immobiliers. Mais qui peut réellement épargner ?

Prenons un salarié payé 1 600 euros net par mois. Chaque mois, environ 565 euros quittent son salaire brut pour financer la retraite par répartition, quand l’INSEE évalue sa capacité d’épargne personnelle à 80 euros. Il épargne donc sept fois moins que ce qu’il cotise. Et pour récupérer les quelque 290 000 euros qu’il aura versés sur sa carrière, il lui faudrait vivre jusqu’à quatre-vingt-neuf ans. Dans le cadre d’une capitalisation financée par 10 % de ses cotisations, il récupérerait 103 000 € à la retraite (31 000 € de versements et 72 000 € d’intérêts). En plaçant à 3 %, il pourrait se verser un complément de revenu de 300 € par mois sans toucher au capital qu’il pourra léguer à ses enfants.

Seule une capitalisation à la fois obligatoire et collective renverse la table. Obligatoire, elle embarque tout le monde et élargit l’assiette des cotisants. Collective, elle mutualise les risques, comprime les frais de gestion et profite d’abord aux plus modestes. C’est la seule forme permettant à tous les salariés les plus précaires de toucher, eux aussi, un dividende le jour de leur retraite.

Choisir la capitalisation collective et obligatoire, c’est faire œuvre de justice sociale, en relevant les petites pensions au lieu de réserver l’épargne aux plus aisés. C’est aussi cesser de voir nos fleurons passer sous pavillon étranger en dirigeant l’épargne des Français vers leurs propres entreprises. Non, la capitalisation n’est pas l’ennemie de notre modèle social. Elle pourrait même en devenir l’alliée la plus solide.

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