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☕️ arXiv annonce 17 millions de dollars de financement venant de fondations et de XTX Markets



En mars dernier, la plateforme de prépublication d’articles scientifiques arXiv avait annoncé devenir une « organisation indépendante à but non lucratif », avec son CEO et son propre budget. Elle vient d’officialiser un financement total de 17,2 millions de dollars par le secteur privé.

Le serveur pionnier de la prépublication scientifique créé en 1991 a voulu prendre son indépendance de l’université Cornell dont elle dépendait depuis 2001. Cette dernière avait pris sous son aile le projet quand son créateur, Paul Ginsparg, l’avait rejointe en quittant le laboratoire américain de Los Alamos au sein duquel il avait créé arXiv. Mais le projet, devenu structurant dans la recherche mondiale, commençait à peser lourd sur les finances de l’université, et avait besoin d’une infrastructure administrative et financière plus solide.

Le financement de 17,2 millions de dollars qu’arXiv vient d’annoncer, présenté comme « philantropique », est assuré par trois structures : la Fondation Simons, le Fonds de dotation de la famille Siegel et l’entreprise XTX Markets. Ce financement doit s’étaler sur 3 à 5 ans.

La Fondation Simons finançait déjà le projet et avait aussi aidé Cornell à collecter des fonds pour le lancement du projet en « organisation indépendante à but non lucratif », comme l’expliquait la revue Science. Elle est représentée dans le conseil d’administration d’arXiv par le journaliste scientifique Ivan Oransky (co-créateur de Retraction Watch). La deuxième structure est un fonds créé par l’informaticien David Siegel et co-créateur du hedge fund Two Sigma. XTX Markets, une entreprise de trading britannique créée par le mathématicien russe Alex Gerko, a de son côté récemment annoncé un bénéfice record de 1,7 milliard de livres sterling (environ 2 milliards d’euros).

La plateforme de prépublications scientifiques explique que ce financement doit permettre de soutenir :

  • « Le fonctionnement général et l’amélioration continue des services d’arXiv destinés à la communauté scientifique »,
  • « La poursuite du développement technique de la plateforme, notamment les travaux liés à la gestion des contenus générés par l’IA et aux autres défis émergents dans le domaine de la communication scientifique »,
  • « Le renforcement d’arXiv en tant qu’organisme indépendant à but non lucratif, notamment par des investissements dans la gouvernance et le fonctionnement organisationnel ».
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☕️ arXiv annonce 17 millions de dollars de financement venant de fondations et de XTX Markets



En mars dernier, la plateforme de prépublication d’articles scientifiques arXiv avait annoncé devenir une « organisation indépendante à but non lucratif », avec son CEO et son propre budget. Elle vient d’officialiser un financement total de 17,2 millions de dollars par le secteur privé.

Le serveur pionnier de la prépublication scientifique créé en 1991 a voulu prendre son indépendance de l’université Cornell dont elle dépendait depuis 2001. Cette dernière avait pris sous son aile le projet quand son créateur, Paul Ginsparg, l’avait rejointe en quittant le laboratoire américain de Los Alamos au sein duquel il avait créé arXiv. Mais le projet, devenu structurant dans la recherche mondiale, commençait à peser lourd sur les finances de l’université, et avait besoin d’une infrastructure administrative et financière plus solide.

Le financement de 17,2 millions de dollars qu’arXiv vient d’annoncer, présenté comme « philantropique », est assuré par trois structures : la Fondation Simons, le Fonds de dotation de la famille Siegel et l’entreprise XTX Markets. Ce financement doit s’étaler sur 3 à 5 ans.

La Fondation Simons finançait déjà le projet et avait aussi aidé Cornell à collecter des fonds pour le lancement du projet en « organisation indépendante à but non lucratif », comme l’expliquait la revue Science. Elle est représentée dans le conseil d’administration d’arXiv par le journaliste scientifique Ivan Oransky (co-créateur de Retraction Watch). La deuxième structure est un fonds créé par l’informaticien David Siegel et co-créateur du hedge fund Two Sigma. XTX Markets, une entreprise de trading britannique créée par le mathématicien russe Alex Gerko, a de son côté récemment annoncé un bénéfice record de 1,7 milliard de livres sterling (environ 2 milliards d’euros).

La plateforme de prépublications scientifiques explique que ce financement doit permettre de soutenir :

  • « Le fonctionnement général et l’amélioration continue des services d’arXiv destinés à la communauté scientifique »,
  • « La poursuite du développement technique de la plateforme, notamment les travaux liés à la gestion des contenus générés par l’IA et aux autres défis émergents dans le domaine de la communication scientifique »,
  • « Le renforcement d’arXiv en tant qu’organisme indépendant à but non lucratif, notamment par des investissements dans la gouvernance et le fonctionnement organisationnel ».
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☕️ Jacqueline Bloch : médaille d’or du CNRS pour ses travaux sur les polaritons



Jacqueline Bloch, directrice de recherche au Centre de nanosciences et de nanotechnologies, succède donc à Stéphane Mallat. En 2017, elle avait déjà obtenu la médaille d’argent du CNRS. « Elle est récompensée pour ses travaux pionniers consacrés aux polaritons, des particules hybrides résultant du couplage entre lumière et matière », explique le CNRS.

Ses travaux apportent la réponse à une question : « Qu’arrive-t-il lorsque la lumière et la matière interagissent fortement ? Cette interaction donne naissance, dans certaines structures semi-conductrices, à des polaritons, « quasi-particules hybrides » qui combinent à la fois des propriétés de la lumière et de la matière ».

« Ses travaux ouvrent par ailleurs des perspectives pour le développement de nouveaux types de lasers ou encore le traitement de l’information tout optique », ajoute le centre national pour la recherche scientifique. Le Journal du CNRS dresse le portrait de celle qu’il présente comme la « magicienne de la lumière ».

Elle y parle de ses recherches, qui « suscitent l’espoir de pouvoir par exemple traiter et transmettre l’information uniquement avec de la lumière (avec, à la clé, la possibilité de réduire fortement l’empreinte énergétique des technologies numériques, Ndlr). Nos recherches débouchent justement parfois sur des preuves de concept. Mais ce que j’aime surtout, conclut-elle dans l’un de ses lumineux sourires, c’est la recherche fondamentale ! Il y a encore tant à découvrir… ».

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☕️ Jacqueline Bloch : médaille d’or du CNRS pour ses travaux sur les polaritons



Jacqueline Bloch, directrice de recherche au Centre de nanosciences et de nanotechnologies, succède donc à Stéphane Mallat. En 2017, elle avait déjà obtenu la médaille d’argent du CNRS. « Elle est récompensée pour ses travaux pionniers consacrés aux polaritons, des particules hybrides résultant du couplage entre lumière et matière », explique le CNRS.

Ses travaux apportent la réponse à une question : « Qu’arrive-t-il lorsque la lumière et la matière interagissent fortement ? Cette interaction donne naissance, dans certaines structures semi-conductrices, à des polaritons, « quasi-particules hybrides » qui combinent à la fois des propriétés de la lumière et de la matière ».

« Ses travaux ouvrent par ailleurs des perspectives pour le développement de nouveaux types de lasers ou encore le traitement de l’information tout optique », ajoute le centre national pour la recherche scientifique. Le Journal du CNRS dresse le portrait de celle qu’il présente comme la « magicienne de la lumière ».

Elle y parle de ses recherches, qui « suscitent l’espoir de pouvoir par exemple traiter et transmettre l’information uniquement avec de la lumière (avec, à la clé, la possibilité de réduire fortement l’empreinte énergétique des technologies numériques, Ndlr). Nos recherches débouchent justement parfois sur des preuves de concept. Mais ce que j’aime surtout, conclut-elle dans l’un de ses lumineux sourires, c’est la recherche fondamentale ! Il y a encore tant à découvrir… ».

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L’IA menace la pratique scientifique, déplorent des milliers de mathématiciens

OpenAI, le boloss des maths
L’IA menace la pratique scientifique, déplorent des milliers de mathématiciens

25 médailles Fields dénoncent les problèmes de parasitisme et de déprédation scientifique que pose la série de « résolutions » de problèmes mathématiques par OpenAI. Plus de la moitié des membres de la nouvelle association pour les mathématiques humaines refusent d’utiliser l’IA. D’autres veulent explorer ce que pourrait en être une « utilisation responsable » en mathématiques.

La série d’annonces faites par OpenAI ces derniers mois au sujet des problèmes mathématiques que ses modèles internes auraient résolus, sur fond d’accusations de « mauvaises pratiques scientifiques » au sujet de la résolution des solutions des équations de Navier-Stokes (l’un des sept défis mathématiques des problèmes du prix du millénaire), suscite la bronca d’un nombre croissant de mathématiciens.

Le bureau de la Société Mathématique de France (SMF) vient ainsi de publier une prise de position sur les dernières annonces d’OpenAI afin d’« attirer l’attention sur les questions éthiques qu’elle pose : pillage bibliographique, coût énergétique et écologique, rumeurs de chantage…, et sur la description des mathématiques comme d’un tableau pour chasseurs de primes ».

Elle constate ce qu’elle qualifie d’« absence totale de stratégie collective pour l’avenir », et estime que « nous avons encore fort à faire, collectivement, pour contrer la menace que les LLM (Large Language Models) font peser sur notre discipline ; notamment celle de l’entrée dans une logique de course effrénée et de déprédation, qui met en danger la culture mathématique collective et à terme le savoir humain ».

La résolution de problèmes n’est qu’un moyen, pas l’objectif premier

Cette prise de position fait écho à une déclaration cosignée par 25 lauréats de la médaille Fields (une des deux plus prestigieuses récompenses en mathématiques avec le prix Abel, équivalents d’un prix Nobel), dont les Français Artur Avila, Hugo Duminil-Copin, Pierre-Louis Lions, Cédric Villani et Wendelin Werner.

Intitulée « Un grave défaut d’alignement de l’IA en mathématiques » (« A Severe Misalignment of AI in Mathematics » en VO) et rendue publique ce 11 septembre, elle estime elle aussi que « la volonté des entreprises d’IA de résoudre des problèmes mathématiques comme critère de référence dans leurs benchmarks nuit à la science des mathématiques et à la communauté mathématique » :

« Les objectifs des entreprises d’IA et ceux de la communauté mathématique sont profondément divergents. Nous considérons que ces divergences s’inscrivent dans le cadre de problèmes d’alignement plus larges qui touchent d’autres professions scientifiques et créatives, ainsi que la société dans son ensemble. »

Ils reconnaissent que les capacités mathématiques des grands modèles de langage (LLM) « sont désormais capables de résoudre des problèmes majeurs encore en suspens dans de nombreux domaines des mathématiques », mais déplorent néanmoins, non pas une forme de concurrence déloyale, mais un véritable dévoiement de la méthode scientifique, et de son « objectif premier » :

« La résolution de problèmes n’est qu’un outil et un moyen d’atteindre l’objectif premier : la compréhension conceptuelle et la réflexion. Oublier cela dans le monde de l’IA risque de retourner cet outil contre cet objectif premier. En effet, la production en masse, à un rythme toujours plus rapide, d’énoncés de type « vrai/faux » pourrait détruire un terrain fertile au lieu d’insuffler la vie à de nouvelles idées. »

Ils déplorent que ces résolutions technosolutionnistes de problèmes scientifiques soient souvent annoncées à la hâte, « sans laisser le temps de rédiger un article en bonne et due forme, d’isoler les nouvelles méthodes et idées », ni de citer les travaux antérieurs pertinents d’autres chercheurs.

Outre les « graves questions d’attribution et de plagiat » que cela pose, ils soulignent également que, faute de permettre aux mathématiciens chargés de prompter ces IA de pouvoir les intégrer « dans le canon mathématique », ces idées générées par IA n’intégreront jamais « la chaîne de transmission humaine essentielle entre mathématiciens ».

« Nous assistons à une menace généralisée envers le travail intellectuel »


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OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

Quick and dirty maths
OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

OpenAI prétend avoir résolu un problème mathématique avec une de ses IA sans qu’on en soit sûr. Mais cette annonce arrive en parallèle de celle de deux mathématiciens, Tristan Buckmaster et Levent Alpöge, qui auraient pavé la voie à l’entreprise de Sam Altman à leurs corps défendants, soit par la rumeur sur leur façon d’attaquer le problème, soit sur l’utilisation de leurs données par l’entreprise.

Comme Next en parlait déjà cet été, l’IA générative bouscule la recherche en mathématiques, mais pas forcément dans le bon sens. Dans son effort d’utiliser les maths comme « benchmark » de ses modèles alors que l’entreprise prépare toujours son entrée en bourse, OpenAI défraye la chronique à propos de ces méthodes.

Ce mardi 8 septembre, Tristan Buckmaster, mathématicien de l’université de New York, a annoncé avec Levent Alpöge (qui travaille pour Anthropic, mais pas sur ce sujet) avoir trouvé une voie pour résoudre un important problème non résolu des mathématiques théoriques, appelé « Navier-Stokes ». Ils ont mis en ligne leurs travaux sur le serveur de l’université de New York via trois PDF (1,2 et 3), ainsi qu’un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean non relus par les pairs.

Des équations introduites au XIXᵉ siècle dont on ignore si elles ont toujours des solutions uniques

Ce problème est celui de l’existence et de la régularité de solutions des équations de Navier-Stokes, équations utilisées très régulièrement en mécanique des fluides. Il fait partie de la liste des « problèmes du prix du Millénaire » établie par le Clay Mathematics Institute of Cambridge. Ce dernier a recensé les sept problèmes « les plus complexes auxquels les mathématiciens étaient confrontés au tournant du deuxième millénaire ». Les mathématiciens se demandent si ces équations, introduites au XIXᵉ siècle, ont des solutions uniques et régulières quelles que soient les variables utilisées.

Or, OpenAI a annoncé quelques heures après le partage d’un article décrivant une solution au problème Navier-Stokes, là aussi via un PDF sur son propre serveur et un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean et non relus par les pairs non plus.

Attendons le consensus de la communauté

Pas de précipitations sur les conclusions à tirer de ces articles. Next n’a pas les compétences en mathématiques pour les analyser. La communauté de chercheuses et chercheurs sur le sujet pourra juger et nous indiquer ce qu’il en est. Et elle prendra certainement son temps : selon les règles [PDF] du prix du Millénaire, une solution proposée doit d’abord avoir été publiée dans une revue mathématique à comité de lecture de renommée mondiale et doit également avoir été largement acceptée par la communauté mathématique deux ans après cette publication.

De plus, la rédaction de l’article d’OpenAI ne semble pas faciliter les choses : Thomas Rey, mathématicien à l’Université Côte d’Azur et spécialiste du domaine, a partagé avec Next sa difficulté à comprendre l’article mis en ligne par OpenAI : « Je ne suis pas capable de lire les détails du papier. […] C’est ultra mal écrit ». Il évoque un autre mathématicien, le chercheur Kazakhe Mukhtarbai Otelbaev, qui avait déjà clamé en 2013 avoir résolu ce problème en rendant public un article de « 120 pages illisibles ». Un effort international de plusieurs mois pour comprendre l’article avait permis finalement de trouver une erreur.

Des suspicions sur la manière dont OpenAI en est arrivée là

Si le temps donnera son verdict, un autre problème apparait. En effet, l’annonce de Tristan Buckmaster est accompagnée d’un texte [PDF] dans lequel il dénonce la manière dont OpenAI s’est emparé de la solution élaborée avec Levent Alpöge.


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Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

Le repli, meilleure défense ?
Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

Le nouveau PDG du CNRS, Thierry Dauxois, a affiché clairement sa volonté de réduire le nombre d’instituts dépendant du CNRS. En l’état actuel, le projet fusionnerait physique et ingénierie, maths et informatique et renverrait l’astronomie et l’astrophysique avec la physique nucléaire et la physique des particules. La volonté affichée est de protéger l’organisme avant l’échéance électorale de 2027 alors que le RN est aux portes du pouvoir et que la Cour des comptes propose de sabrer les organismes de recherche au profit des universités.

À peine nommé à la tête du CNRS, Thierry Dauxois veut aller vite pour réorganiser l’organisme. Il avait dès son audition au Sénat affiché sa volonté de réduire le nombre d’instituts, ces organes au sein du CNRS qui structurent l’organisation des moyens de recherche en fonction des disciplines. Mais il s’était gardé, avant son entrée en fonction, d’annoncer les disciplines qui seraient touchées.

Son projet vise la réorganisation des instituts en charge de l’ingénierie, des mathématiques, de l’informatique, de l’astronomie et de l’astrophysique. Il doit en plus prendre en compte la volonté tardive du gouvernement de fusionner l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) avec le CNRS.

Une réorganisation des disciplines scientifiques amorcée par la direction du CNRS

Cet été, la direction du CNRS a mis en place les premières pierres de son programme de réorganisation. Pendant le courant des mois de juin et juillet, Thierry Dauxois a présenté à différents conseils de l’organisme (dont le conseil scientifique) sa « proposition d’évolution du périmètre des instituts » qui, de fait, réduit le nombre d’instituts au sein de l’organisme de 10 à 7.

Pour rappel, voici la liste des 10 instituts actuels du CNRS :

Cette restructuration doit encore être détaillée et discutée au sein de l’organisme, mais le PDG veut avancer vite : dans un courrier adressé fin aout aux directeurs d’unités du CNRS que nous avons pu consulter, comme nos consœurs et confrères de l’AEF, il veut une validation de son projet avant la fin de l’année.

Ces instituts du CNRS sont structurants dans l’organisation de la recherche au sein des disciplines au CNRS mais ils ont souvent une importance au-delà de l’organisme. Leur réorganisation a donc des conséquences concrètes importantes pour le milieu de la recherche français.


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L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

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L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

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☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire



L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

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☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire



L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

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Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Roman, fais nous rêver !
Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Le Nancy-Grace-Roman de la NASA a été lancé avec succès ce dimanche 30 aout. Il doit poursuivre la mission de Hubble aux côtés du télescope James Webb pour scruter l’espace afin de mieux comprendre l’énergie sombre et recenser et étudier des exoplanètes.

Un nouveau télescope spatial vient d’entrer dans l’espace : le Nancy-Grace-Roman. Lancé par la fusée Falcon Heavy de SpaceX du Kennedy Space Center, le télescope s’est correctement séparé de la fusée, comme on peut le voir sur le live que diffusait dimanche la NASA :

Il a été renommé Nancy Grace Roman en hommage à l’astrophysicienne qui a joué un rôle majeur dans la création de Hubble. L’année dernière encore, le départ de Makenzie Lystrup de la direction du Goddard Space Flight Center (parmi des milliers d’autres) soulevait des questions sur le lancement du télescope dont l’assemblage était géré par son centre.

Mais, après plusieurs années de retard, le projet qui s’appelait initialement WFIRST (pour Wide Field Infrared Survey Telescope) et devait décoller en 2020, va pouvoir enfin se positionner au deuxième point de Lagrange Soleil-Terre (L2, situé à 1,5 million de kilomètres) et rejoindre l’autre télescope spatial de la NASA, James Webb, et celui de l’ESA, Euclid dans une centaine de jours.

Un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble

Le Nancy Grace Roman et Euclid ont le même objectif d’étudier l’énergie noire, mais ont des outils différents pour le réaliser. Euclid embarquait un imageur en lumière visible et un spectrocope-imageur infrarouge.

Le Nancy Grace Roman emmène de la même façon un spectroscope-imageur infrarouge. Couplé avec son miroir de 2,4 m de diamètre (équivalent à celui de Hubble), cet instrument permettra, « avec une résolution comparable, un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble », explique le CNES. « En une seule prise de vue, il peut regarder des millions de galaxies, là où Hubble n’en voyait que quelques milliers », ajoute le centre de recherche français.

« Pour vous donner une idée, ce que Roman peut accomplir en un mois prendrait un siècle au télescope Hubble. En une seule journée d’observation de notre univers, Roman transmettra 1,4 To de données », a expliqué Nicola Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques de la NASA pendant une conférence de presse menée juste avant le lancement.

Un coronographe pour détecter des planètes inaccessibles

Mais Nancy Grace Roman embarque aussi un coronographe, un système « composé de masques, de prismes, de détecteurs et même de miroirs auto-flexibles, conçu pour bloquer l’éblouissement provoqué par les étoiles lointaines et obtenir une image directe des planètes en orbite autour d’elles », comme l’explique la NASA. Le laboratoire d’astrophysique de Marseille (en coopération avec le CNES) a d’ailleurs fourni certains miroirs utilisés par ce coronographe. Cet outil permet de détecter des planètes jusque-là inaccessibles aux télescopes.

De l’exploration de galaxies actives et de trous noirs à la découverte d’exoplanètes, en passant par l’observation de leur formation ou l’étude de l’énergie sombre, 118 programmes scientifiques ont été sélectionnés.

« Roman sera une véritable machine à découvertes qui nous permettra de nous rapprocher plus que jamais des réponses aux questions les plus profondes que se pose l’humanité sur notre histoire cosmique », affirme Nicky Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques au siège de la NASA à Washington. « Grâce à son large champ de vision et à sa grande vitesse de balayage, Roman nous fera entrer dans une nouvelle ère de découvertes et rendra visible l’invisible, jetant ainsi les bases de la quête de l’humanité pour trouver la vie au-delà de notre système solaire ».

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Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Roman, fais nous rêver !
Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Le Nancy-Grace-Roman de la NASA a été lancé avec succès ce dimanche 30 aout. Il doit poursuivre la mission de Hubble aux côtés du télescope James Webb pour scruter l’espace afin de mieux comprendre l’énergie sombre et recenser et étudier des exoplanètes.

Un nouveau télescope spatial vient d’entrer dans l’espace : le Nancy-Grace-Roman. Lancé par la fusée Falcon Heavy de SpaceX du Kennedy Space Center, le télescope s’est correctement séparé de la fusée, comme on peut le voir sur le live que diffusait dimanche la NASA :

Il a été renommé Nancy Grace Roman en hommage à l’astrophysicienne qui a joué un rôle majeur dans la création de Hubble. L’année dernière encore, le départ de Makenzie Lystrup de la direction du Goddard Space Flight Center (parmi des milliers d’autres) soulevait des questions sur le lancement du télescope dont l’assemblage était géré par son centre.

Mais, après plusieurs années de retard, le projet qui s’appelait initialement WFIRST (pour Wide Field Infrared Survey Telescope) et devait décoller en 2020, va pouvoir enfin se positionner au deuxième point de Lagrange Soleil-Terre (L2, situé à 1,5 million de kilomètres) et rejoindre l’autre télescope spatial de la NASA, James Webb, et celui de l’ESA, Euclid dans une centaine de jours.

Un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble

Le Nancy Grace Roman et Euclid ont le même objectif d’étudier l’énergie noire, mais ont des outils différents pour le réaliser. Euclid embarquait un imageur en lumière visible et un spectrocope-imageur infrarouge.

Le Nancy Grace Roman emmène de la même façon un spectroscope-imageur infrarouge. Couplé avec son miroir de 2,4 m de diamètre (équivalent à celui de Hubble), cet instrument permettra, « avec une résolution comparable, un champ d’observation au moins 100 fois plus grand que celui d’Hubble », explique le CNES. « En une seule prise de vue, il peut regarder des millions de galaxies, là où Hubble n’en voyait que quelques milliers », ajoute le centre de recherche français.

« Pour vous donner une idée, ce que Roman peut accomplir en un mois prendrait un siècle au télescope Hubble. En une seule journée d’observation de notre univers, Roman transmettra 1,4 To de données », a expliqué Nicola Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques de la NASA pendant une conférence de presse menée juste avant le lancement.

Un coronographe pour détecter des planètes inaccessibles

Mais Nancy Grace Roman embarque aussi un coronographe, un système « composé de masques, de prismes, de détecteurs et même de miroirs auto-flexibles, conçu pour bloquer l’éblouissement provoqué par les étoiles lointaines et obtenir une image directe des planètes en orbite autour d’elles », comme l’explique la NASA. Le laboratoire d’astrophysique de Marseille (en coopération avec le CNES) a d’ailleurs fourni certains miroirs utilisés par ce coronographe. Cet outil permet de détecter des planètes jusque-là inaccessibles aux télescopes.

De l’exploration de galaxies actives et de trous noirs à la découverte d’exoplanètes, en passant par l’observation de leur formation ou l’étude de l’énergie sombre, 118 programmes scientifiques ont été sélectionnés.

« Roman sera une véritable machine à découvertes qui nous permettra de nous rapprocher plus que jamais des réponses aux questions les plus profondes que se pose l’humanité sur notre histoire cosmique », affirme Nicky Fox, administratrice adjointe de la Direction des missions scientifiques au siège de la NASA à Washington. « Grâce à son large champ de vision et à sa grande vitesse de balayage, Roman nous fera entrer dans une nouvelle ère de découvertes et rendra visible l’invisible, jetant ainsi les bases de la quête de l’humanité pour trouver la vie au-delà de notre système solaire ».

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☕️ Ariane 6 réussit son premier lancement géostationnaire



Ariane 6 a lancé avec succès le satellite MTG-I2, ce jeudi 27 août au soir depuis le port spatial européen de Guyane.

Partie à 17h11 heure locale, la fusée européenne entamait son premier lancement géostationnaire pour déployer le 2ème satellite imageur Meteosat Troisième Génération. Celui-ci doit notamment fournir des images « pour la détection précoce d’orages à développement rapide, les prévisions météorologiques et la surveillance climatique », explique le communiqué d’Arianespace. Son prédécesseur, MTG-I1, avait été lancé en 2022 par Ariane 5.

2026 ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup\Optique Video de CSG–S. Martin, licence ESA Standard

Ariane 6, en configuration à 2 boosters (Ariane 62, donc), a correctement placé MTG-I2 en orbite de transfert géostationnaire (GTO) à 2 778 km d’altitude au-dessus de l’équateur après 36 minutes de vol. Après séparation, le satellite a pu poursuivre sans incident sa trajectoire vers son orbite géostationnaire (GEO) opérationnelle à 36 000 km.

« Avec sa première mission vers l’orbite géostationnaire, Ariane 6 poursuit la démonstration de sa polyvalence et de sa précision », affirme Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup. « Ce nouveau succès illustre sa capacité à répondre aux exigences des programmes spatiaux européens les plus stratégiques. Après l’introduction de la version à 4 boosters, puis des boosters améliorés P160C cette année, c’est une nouvelle étape dans la montée en cadence d’Ariane 6, la plus rapide de l’histoire pour un lanceur lourd ».

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☕️ Ariane 6 réussit son premier lancement géostationnaire



Ariane 6 a lancé avec succès le satellite MTG-I2, ce jeudi 27 août au soir depuis le port spatial européen de Guyane.

Partie à 17h11 heure locale, la fusée européenne entamait son premier lancement géostationnaire pour déployer le 2ème satellite imageur Meteosat Troisième Génération. Celui-ci doit notamment fournir des images « pour la détection précoce d’orages à développement rapide, les prévisions météorologiques et la surveillance climatique », explique le communiqué d’Arianespace. Son prédécesseur, MTG-I1, avait été lancé en 2022 par Ariane 5.

2026 ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup\Optique Video de CSG–S. Martin, licence ESA Standard

Ariane 6, en configuration à 2 boosters (Ariane 62, donc), a correctement placé MTG-I2 en orbite de transfert géostationnaire (GTO) à 2 778 km d’altitude au-dessus de l’équateur après 36 minutes de vol. Après séparation, le satellite a pu poursuivre sans incident sa trajectoire vers son orbite géostationnaire (GEO) opérationnelle à 36 000 km.

« Avec sa première mission vers l’orbite géostationnaire, Ariane 6 poursuit la démonstration de sa polyvalence et de sa précision », affirme Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup. « Ce nouveau succès illustre sa capacité à répondre aux exigences des programmes spatiaux européens les plus stratégiques. Après l’introduction de la version à 4 boosters, puis des boosters améliorés P160C cette année, c’est une nouvelle étape dans la montée en cadence d’Ariane 6, la plus rapide de l’histoire pour un lanceur lourd ».

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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

Toujours plus
SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

Toujours plus
SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

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Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

Sans collecte, pas de problème de fuite
Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

375 jeux de données ont été touchés par les décisions de l’administration Trump depuis son retour. La collecte de certains a été arrêtée, d’autres ont été altérés ou même tout simplement supprimés. Des chercheurs essayent de recenser les jeux de données concernés.

Un an et demi après le retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, l’altération, la suppression de données ou l’arrêt de leur collecte par son administration n’est plus seulement une menace, mais bien une réalité.

Dès sa nouvelle prise de fonction, les chercheuses et chercheurs du pays lançaient l’alarme à propos des données sur le climat mais aussi à propos de sites web d’information dédiés à la contraception et à l’avortement. Il est, de fait, difficile de suivre toutes les décisions de l’administration de Donald Trump. Ainsi, Next vous annonçait en juin dernier qu’elle avait décidé de démanteler le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé au monde. Mais 10 jours après, elle revenait en arrière.

Des données invisibles… jusqu’à ce que nous en ayons besoin

Des chercheuses, chercheurs et ingénieurs ont lancé le projet dataindex.us qui répertorie toutes ces modifications depuis le début de l’année 2025. Menés par Denice Ross, ancienne responsable des data scientifiques à la Maison-Blanche sous Joe Biden, ils essayent de donner le plus d’informations possible sur ce qui est arrivé aux données.

« Comme ces données sont pour la plupart invisibles, leur disparition passe également inaperçue — jusqu’à ce que nous en ayons besoin et qu’elles ne soient plus là », expliquent l’ingénieur Chris Dick et Denice Ross, qui est aussi responsable de l’ONG Federation of American Scientists.

À la question « Quelle quantité de données l’administration actuelle a-t-elle supprimée ? », ils expliquent avoir du mal à répondre : « cela dépend de ce que l’on considère comme des « données » ET de ce que l’on considère comme une suppression ».

Et, en effet, cette petite équipe d’une dizaine de personnes a, jusqu’à maintenant, recensé 375 jeux de données touchés par les décisions de l’administration de Donald Trump. Sur ces 375 jeux de données, 38 ont été purement et simplement arrêtés. Mais, pour le reste, les agences, sur lesquelles Donald Trump a mis énormément de pression depuis le début de son mandat, ont « seulement » supprimé certains éléments des bases de données.

On pourrait penser que ce n’est pas très grave puisque les bases sont toujours actives, mais cela veut dire que certaines des données, souvent précieuses pour l’analyse d’un phénomène, ne sont plus collectées. Très souvent, le dataindex indique : « les éléments relatifs à l’identité de genre ont été supprimés ».

Tous les champs sont touchés, mais l’éducation et la santé particulièrement

Lorsqu’on navigue dans cette base de données, on peut se rendre compte que tous les champs sont touchés, de l’énergie à la justice en passant par l’agriculture ou même les vétérans. Mais l’éducation et la santé restent les sujets sur lesquels l’administration Trump a arrêté le plus de projets : respectivement 10 et 4 jeux de données ne sont plus maintenus par l’administration fédérale états-unienne.

Ainsi, par exemple, les États-Unis ont décidé de ne plus participer à l’enquête du Programme international de recherche en lecture scolaire qui évalue l’apprentissage de la lecture dans laquelle ils figuraient depuis ses débuts en 2001.

Du côté de la santé, c’est le système de suivi et d’évaluation des risques liés à la grossesse que l’administration Trump a abandonné. « La collecte de données se poursuit dans la mesure où les États la financent, mais la pondération normalisée et la publication au niveau national ont cessé », précise le dataindex.

« Notre pays se trouve actuellement dans une situation très vulnérable », déplore Denice Ross au Guardian. « Nous sommes confrontés à un avenir où nous ne disposerons pas des informations nécessaires pour prendre les décisions qui permettront de sauver des vies et de servir les intérêts des communautés américaines ».

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Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

Sans collecte, pas de problème de fuite
Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

375 jeux de données ont été touchés par les décisions de l’administration Trump depuis son retour. La collecte de certains a été arrêtée, d’autres ont été altérés ou même tout simplement supprimés. Des chercheurs essayent de recenser les jeux de données concernés.

Un an et demi après le retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, l’altération, la suppression de données ou l’arrêt de leur collecte par son administration n’est plus seulement une menace, mais bien une réalité.

Dès sa nouvelle prise de fonction, les chercheuses et chercheurs du pays lançaient l’alarme à propos des données sur le climat mais aussi à propos de sites web d’information dédiés à la contraception et à l’avortement. Il est, de fait, difficile de suivre toutes les décisions de l’administration de Donald Trump. Ainsi, Next vous annonçait en juin dernier qu’elle avait décidé de démanteler le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé au monde. Mais 10 jours après, elle revenait en arrière.

Des données invisibles… jusqu’à ce que nous en ayons besoin

Des chercheuses, chercheurs et ingénieurs ont lancé le projet dataindex.us qui répertorie toutes ces modifications depuis le début de l’année 2025. Menés par Denice Ross, ancienne responsable des data scientifiques à la Maison-Blanche sous Joe Biden, ils essayent de donner le plus d’informations possible sur ce qui est arrivé aux données.

« Comme ces données sont pour la plupart invisibles, leur disparition passe également inaperçue — jusqu’à ce que nous en ayons besoin et qu’elles ne soient plus là », expliquent l’ingénieur Chris Dick et Denice Ross, qui est aussi responsable de l’ONG Federation of American Scientists.

À la question « Quelle quantité de données l’administration actuelle a-t-elle supprimée ? », ils expliquent avoir du mal à répondre : « cela dépend de ce que l’on considère comme des « données » ET de ce que l’on considère comme une suppression ».

Et, en effet, cette petite équipe d’une dizaine de personnes a, jusqu’à maintenant, recensé 375 jeux de données touchés par les décisions de l’administration de Donald Trump. Sur ces 375 jeux de données, 38 ont été purement et simplement arrêtés. Mais, pour le reste, les agences, sur lesquelles Donald Trump a mis énormément de pression depuis le début de son mandat, ont « seulement » supprimé certains éléments des bases de données.

On pourrait penser que ce n’est pas très grave puisque les bases sont toujours actives, mais cela veut dire que certaines des données, souvent précieuses pour l’analyse d’un phénomène, ne sont plus collectées. Très souvent, le dataindex indique : « les éléments relatifs à l’identité de genre ont été supprimés ».

Tous les champs sont touchés, mais l’éducation et la santé particulièrement

Lorsqu’on navigue dans cette base de données, on peut se rendre compte que tous les champs sont touchés, de l’énergie à la justice en passant par l’agriculture ou même les vétérans. Mais l’éducation et la santé restent les sujets sur lesquels l’administration Trump a arrêté le plus de projets : respectivement 10 et 4 jeux de données ne sont plus maintenus par l’administration fédérale états-unienne.

Ainsi, par exemple, les États-Unis ont décidé de ne plus participer à l’enquête du Programme international de recherche en lecture scolaire qui évalue l’apprentissage de la lecture dans laquelle ils figuraient depuis ses débuts en 2001.

Du côté de la santé, c’est le système de suivi et d’évaluation des risques liés à la grossesse que l’administration Trump a abandonné. « La collecte de données se poursuit dans la mesure où les États la financent, mais la pondération normalisée et la publication au niveau national ont cessé », précise le dataindex.

« Notre pays se trouve actuellement dans une situation très vulnérable », déplore Denice Ross au Guardian. « Nous sommes confrontés à un avenir où nous ne disposerons pas des informations nécessaires pour prendre les décisions qui permettront de sauver des vies et de servir les intérêts des communautés américaines ».

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La FCC a approuvé le premier satellite d’une constellation pour éclairer sur Terre la nuit

Pollution lumineuse as a Service
La FCC a approuvé le premier satellite d’une constellation pour éclairer sur Terre la nuit

L’agence de régulation américaine a autorisé la startup Reflect Orbital à lancer son premier satellite. L’entreprise projette de lancer des milliers de satellites capables d’éclairer des parcelles de Terre pour rendre possibles la nuit des activités qui sont normalement diurnes. Des associations et l’European Southern Observatory alertent sur la pollution lumineuse que ce projet engendrera.

Cet été, la Federal Communications Commission, l’agence américaine qui régule les telecommunications, a autorisé Reflect Orbital à « construire, lancer et exploiter » un satellite miroir en orbite terrestre basse.

Reflect Orbital est une startup créée par deux Américains, Ben Nowack (CEO) et Tristan Semmelhack, en 2021 pour mettre en place ce projet. Elle n’a donc pour l’instant pas grand-chose à mettre à son actif mais elle a le soutien financier de plusieurs entreprises de capital risque connues dans la Silicon Valley comme Sequoia, lui permettant des levées de 6,5 puis 20 millions de dollars en 2024 et 2025.

Le projet d’éclairer des parcelles de Terre pendant la nuit

Quel est le projet de Reflect Orbital ? Ce satellite doit être le premier d’une constellation qui prévoir d’en réunir 50 000 à horizon 2035 pour éclairer, la nuit, des parcelles de terre en réfléchissant la lumière du soleil. Ce genre de projets n’est pas inédit. Ainsi, dans les années 90, les Russes ont lancé le projet Znamia, prévu notamment pour éclairer des villes de l’Arctique russe l’hiver, saison pendant laquelle le Soleil ne les éclaire jamais.


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