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☕️ Schneider Electric lance une OPA sur Shelly et ses capteurs connectés



L’entreprise bulgare Shelly, bien connue des amateurs de domotique pour ses capteurs et interrupteurs connectés, devrait passer sous pavillon français.

L’industriel Schneider Electric vient en effet d’annoncer (PDF) une offre publique d’achat (OPA) portant sur au moins 95 % du capital de Shelly Group. Une fois réussie, l’opération permettra à l’acquéreur de procéder au retrait obligatoire des dernières actions cotées, conduisant à une prise de contrôle totale.

Schneider Electric a proposé 70 euros par action pour l’ensemble des titres qu’il ne détient pas déjà. L’opération représente une plus-value relativement modeste par rapport au cours actuel de l’action Shelly Group (cotée à Francfort et à Sofia), qui s’affichait à 64,40 euros le 23 septembre au soir. Elle valorise tout de même l’entreprise bulgare à plus de 1,2 milliard d’euros, et bénéficie du soutien des deux fondateurs de Shelly.

D’après Schneider Electric, ces derniers se sont en effet engagés à apporter les 57 % qu’ils détiennent à eux deux dans l’opération, puis à réinvestir une partie du produit de la cession dans l’entreprise pour au moins trois ans. Comme toujours en pareille circonstance, la transaction reste toutefois subordonnée à l’approbation des autorités bulgares.

Un relais Shelly Pro 4PM – crédit Next

Bien que Shelly dispose d’une activité tournée vers le grand public (interrupteurs Shelly Gen4, modules pour tableau électrique de type Shelly Pro 1PM), c’est principalement le volet entreprises (BtoB) qui semble intéresser Schneider. L’acquéreur indique ainsi :

« L’acquisition permettrait d’associer la plateforme logicielle de gestion de l’énergie domestique de Shelly au leadership technologique de Schneider Electric dans les bâtiments résidentiels, les projets de rénovation et les petits bâtiments commerciaux ».

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☕️ Schneider Electric lance une OPA sur Shelly et ses capteurs connectés



L’entreprise bulgare Shelly, bien connue des amateurs de domotique pour ses capteurs et interrupteurs connectés, devrait passer sous pavillon français.

L’industriel Schneider Electric vient en effet d’annoncer (PDF) une offre publique d’achat (OPA) portant sur au moins 95 % du capital de Shelly Group. Une fois réussie, l’opération permettra à l’acquéreur de procéder au retrait obligatoire des dernières actions cotées, conduisant à une prise de contrôle totale.

Schneider Electric a proposé 70 euros par action pour l’ensemble des titres qu’il ne détient pas déjà. L’opération représente une plus-value relativement modeste par rapport au cours actuel de l’action Shelly Group (cotée à Francfort et à Sofia), qui s’affichait à 64,40 euros le 23 septembre au soir. Elle valorise tout de même l’entreprise bulgare à plus de 1,2 milliard d’euros, et bénéficie du soutien des deux fondateurs de Shelly.

D’après Schneider Electric, ces derniers se sont en effet engagés à apporter les 57 % qu’ils détiennent à eux deux dans l’opération, puis à réinvestir une partie du produit de la cession dans l’entreprise pour au moins trois ans. Comme toujours en pareille circonstance, la transaction reste toutefois subordonnée à l’approbation des autorités bulgares.

Un relais Shelly Pro 4PM – crédit Next

Bien que Shelly dispose d’une activité tournée vers le grand public (interrupteurs Shelly Gen4, modules pour tableau électrique de type Shelly Pro 1PM), c’est principalement le volet entreprises (BtoB) qui semble intéresser Schneider. L’acquéreur indique ainsi :

« L’acquisition permettrait d’associer la plateforme logicielle de gestion de l’énergie domestique de Shelly au leadership technologique de Schneider Electric dans les bâtiments résidentiels, les projets de rénovation et les petits bâtiments commerciaux ».

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Discord déploie finalement sa vérification d’âge basée sur des « groupes d’âge »

Âge déraison
Discord déploie finalement sa vérification d’âge basée sur des « groupes d’âge »

Discord a commencé le déploiement mondial de ses outils de contrôle de l’âge. La plateforme affirme que 90 % des utilisateurs ne seront pas concernés, et promet à ceux qu’elle ne peut pas cataloguer automatiquement comme des adultes plusieurs options de vérification.

Alors que la France et l’Europe affichent publiquement leur intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes publics mineurs, Discord prend les devants. La plateforme vient en effet d’annoncer le début du déploiement de sa propre solution de contrôle de l’âge. La décision avait été annoncée en début d’année, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse Discord à temporiser de quelques mois.

« Les législateurs d’innombrables pays et États se font entendre et nous disent qu’ils veulent des protections plus solides pour les adolescents, de l’Union européenne à l’Indonésie. À mes yeux, cela rend plus forte que jamais la nécessité de montrer que cela peut être fait dans un cadre qui préserve la confidentialité », justifie Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de Discord.

Les utilisateurs classés en trois groupes

Chez Discord, la mesure poursuit officiellement deux objectifs : limiter l’accès aux moins de 13 ans, et protéger les mineurs de 13 à 17 ans de l’exposition à des contenus sensibles ou de sollicitations inappropriées. Pour ce faire, la plateforme indique avoir élaboré un dispositif qui devrait permettre à 90 % de ses utilisateurs de ne pas avoir à justifier de leur âge.

Celui-ci prend la forme d’un outil chargé de catégoriser les utilisateurs en trois groupes : les adultes confirmés, pour qui rien ne change par rapport à l’existant, les adolescents de 13 à 17 ans, et les profils non confirmés, pour lesquels la plateforme n’a pas réussi à trancher. Les internautes placés dans les deux derniers groupes devront montrer patte blanche pour activer ou réactiver l’affichage des contenus protégés sur leur profil et accepter de recevoir des demandes d’inconnus.

Comment s’opère cette classification ? Discord évoque des signaux liés au compte : « depuis quand celui-ci existe, à quels types de serveurs vous appartenez, etc. », tout en assurant qu’aucun serveur individuel ne détermine le groupe d’âge. Elle promet par ailleurs n’examiner ni les messages, ni les appels, « ni aucun autre contenu ».

Une classification confiée à un modèle d’apprentissage automatique

Un billet plus technique décrit la méthode mise en œuvre : basée sur un modèle d’apprentissage automatique, elle étudie plusieurs critères tels que la façon dont le compte s’inscrit dans le graphe social global de Discord, les métadonnées liées au compte, des indicateurs d’engagement, et des signaux relatifs aux communautés avec lesquels l’utilisateur interagit le plus.

Discord invite à vérifier dans quel groupe vous avez été placé via l’entrée « Statut du compte » des paramètres utilisateur. Le déploiement est cependant censé s’étaler sur plusieurs jours, ce qui signifie que l’entrée Groupe d’âge n’est pas encore affichée chez tout le monde.

Quid de la vérification ? En février, Discord avait d’abord évoqué un contrôle basé sur une pièce d’identité et une reconnaissance faciale, opéré par un prestataire tiers de type Persona. La plateforme a depuis fait marche arrière, et promet désormais un éventail d’options plus varié.

« Nous avons examiné minutieusement chaque méthode avant de l’approuver, et les données que vous fournissez à Discord et à nos fournisseurs sont utilisées uniquement pour déterminer votre groupe d’âge ; il ne vous reste donc plus qu’à choisir l’option avec laquelle vous êtes le plus à l’aise. »

Plusieurs méthodes de vérification d’âge

Les méthodes proposées sont les suivantes : validation par carte de crédit au travers d’un micro paiement via Stripe et d’une vérification de l’âge du détenteur opérée par le service tiers k-ID ; autorisation du partage de la tranche d’âge via l’App Store d’Apple ou via le Google Play Store, contrôle d’un passe d’identité déjà enregistré dans Google Wallet (non disponible en France) ; ou vérification d’un justificatif d’âge AgeKey.

« En lançant une approche globale avec des options non biométriques, nous prenons de l’avance sur des lois qui pourraient nous imposer de mettre en œuvre une solution moins axée sur la protection de la vie privée. Les décisions que les législateurs et politiques prennent actuellement définiront la manière dont les plateformes avanceront en matière de sécurité des adolescents et de confidentialité pour les années à venir, et j’encourage les gens à faire entendre leur point de vue là où ils vivent », conclut Stanislav Vishnevskiy.

La FAQ qui suit son annonce se veut rassurante pour les utilisateurs allergiques au principe même de vérification d’âge. Pour les comptes classés comme adolescents ou non confirmés, les mesures de protection s’appliquent, mais « l’expérience Discord centrale (envoyer des messages à des amis, rejoindre des appels vocaux ou des serveurs qui ne font pas l’objet d’une restriction d’âge) reste la même ».

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Discord déploie finalement sa vérification d’âge basée sur des « groupes d’âge »

Âge déraison
Discord déploie finalement sa vérification d’âge basée sur des « groupes d’âge »

Discord a commencé le déploiement mondial de ses outils de contrôle de l’âge. La plateforme affirme que 90 % des utilisateurs ne seront pas concernés, et promet à ceux qu’elle ne peut pas cataloguer automatiquement comme des adultes plusieurs options de vérification.

Alors que la France et l’Europe affichent publiquement leur intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes publics mineurs, Discord prend les devants. La plateforme vient en effet d’annoncer le début du déploiement de sa propre solution de contrôle de l’âge. La décision avait été annoncée en début d’année, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse Discord à temporiser de quelques mois.

« Les législateurs d’innombrables pays et États se font entendre et nous disent qu’ils veulent des protections plus solides pour les adolescents, de l’Union européenne à l’Indonésie. À mes yeux, cela rend plus forte que jamais la nécessité de montrer que cela peut être fait dans un cadre qui préserve la confidentialité », justifie Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de Discord.

Les utilisateurs classés en trois groupes

Chez Discord, la mesure poursuit officiellement deux objectifs : limiter l’accès aux moins de 13 ans, et protéger les mineurs de 13 à 17 ans de l’exposition à des contenus sensibles ou de sollicitations inappropriées. Pour ce faire, la plateforme indique avoir élaboré un dispositif qui devrait permettre à 90 % de ses utilisateurs de ne pas avoir à justifier de leur âge.

Celui-ci prend la forme d’un outil chargé de catégoriser les utilisateurs en trois groupes : les adultes confirmés, pour qui rien ne change par rapport à l’existant, les adolescents de 13 à 17 ans, et les profils non confirmés, pour lesquels la plateforme n’a pas réussi à trancher. Les internautes placés dans les deux derniers groupes devront montrer patte blanche pour activer ou réactiver l’affichage des contenus protégés sur leur profil et accepter de recevoir des demandes d’inconnus.

Comment s’opère cette classification ? Discord évoque des signaux liés au compte : « depuis quand celui-ci existe, à quels types de serveurs vous appartenez, etc. », tout en assurant qu’aucun serveur individuel ne détermine le groupe d’âge. Elle promet par ailleurs n’examiner ni les messages, ni les appels, « ni aucun autre contenu ».

Une classification confiée à un modèle d’apprentissage automatique

Un billet plus technique décrit la méthode mise en œuvre : basée sur un modèle d’apprentissage automatique, elle étudie plusieurs critères tels que la façon dont le compte s’inscrit dans le graphe social global de Discord, les métadonnées liées au compte, des indicateurs d’engagement, et des signaux relatifs aux communautés avec lesquels l’utilisateur interagit le plus.

Discord invite à vérifier dans quel groupe vous avez été placé via l’entrée « Statut du compte » des paramètres utilisateur. Le déploiement est cependant censé s’étaler sur plusieurs jours, ce qui signifie que l’entrée Groupe d’âge n’est pas encore affichée chez tout le monde.

Quid de la vérification ? En février, Discord avait d’abord évoqué un contrôle basé sur une pièce d’identité et une reconnaissance faciale, opéré par un prestataire tiers de type Persona. La plateforme a depuis fait marche arrière, et promet désormais un éventail d’options plus varié.

« Nous avons examiné minutieusement chaque méthode avant de l’approuver, et les données que vous fournissez à Discord et à nos fournisseurs sont utilisées uniquement pour déterminer votre groupe d’âge ; il ne vous reste donc plus qu’à choisir l’option avec laquelle vous êtes le plus à l’aise. »

Plusieurs méthodes de vérification d’âge

Les méthodes proposées sont les suivantes : validation par carte de crédit au travers d’un micro paiement via Stripe et d’une vérification de l’âge du détenteur opérée par le service tiers k-ID ; autorisation du partage de la tranche d’âge via l’App Store d’Apple ou via le Google Play Store, contrôle d’un passe d’identité déjà enregistré dans Google Wallet (non disponible en France) ; ou vérification d’un justificatif d’âge AgeKey.

« En lançant une approche globale avec des options non biométriques, nous prenons de l’avance sur des lois qui pourraient nous imposer de mettre en œuvre une solution moins axée sur la protection de la vie privée. Les décisions que les législateurs et politiques prennent actuellement définiront la manière dont les plateformes avanceront en matière de sécurité des adolescents et de confidentialité pour les années à venir, et j’encourage les gens à faire entendre leur point de vue là où ils vivent », conclut Stanislav Vishnevskiy.

La FAQ qui suit son annonce se veut rassurante pour les utilisateurs allergiques au principe même de vérification d’âge. Pour les comptes classés comme adolescents ou non confirmés, les mesures de protection s’appliquent, mais « l’expérience Discord centrale (envoyer des messages à des amis, rejoindre des appels vocaux ou des serveurs qui ne font pas l’objet d’une restriction d’âge) reste la même ».

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Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »


Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »

Lycos.fr reprend du service. Racheté aux enchères pour 35 300 euros, le vénérable nom de domaine accueille un nouveau projet de portail porté par l’acquéreur. Il ambitionne d’y proposer page personnelle, moteur de recherche et agrégateur de médias, sans lien avec la société historique du même nom.

Comme souvent dans ce genre de cas, les enchères se sont jouées dans la dernière ligne droite : proposé à la vente sur le site spécialisé WebExpire, le nom de domaine lycos.fr a trouvé preneur lundi 21 septembre pour 35 300 euros.

Cette fois, hors de question de laisser le nom de domaine dormir en mode parking. Quelques heures plus tard, une nouvelle page d’accueil s’affiche aux yeux des internautes curieux. Elle propose de réserver une adresse en lycos.fr/votrenom en échange d’une adresse email pour obtenir, au lancement, « votre page personnelle sur l’une des adresses les plus connues du Web français ».

À ce service, baptisé Lycos ID, le nouvel acquéreur promet d’ajouter un agrégateur de médias, avec une actualité « rangée et mise à jour en continu », ainsi qu’un moteur réunissant « actualités, articles et profils Lycos ID dans une seule barre de recherche ».

La page d’accueil du site Lycos.fr au mardi 22 septembre – capture d’écran Next

Le retour d’une vedette d’antan

L’ambition dessinée ici rappellera certainement des souvenirs à ceux qui, parmi les lecteurs de Next, surfaient déjà en ligne au tournant du nouveau millénaire. Lycos.fr, édité par la société Lycos Europe gmbh, est en effet l’un des plus célèbres représentants de la génération des grands portails Web qui mêlaient messagerie, pages perso et surtout recherche en ligne entre la fin des années 90 et le début des années 2000.

Né en 1994 sous la forme d’un projet de recherche et installé en tant que société commerciale un an plus tard, Lycos a d’abord connu une ascension fulgurante et un développement mondial (en 2000, Lycos vantait son célèbre slogan « va chercher » à la télévision française), avant de lentement péricliter, balloté entre une succession d’actionnaires.

Le portail, identifiable à son logo en forme de retriever noir, a officiellement disparu du Web européen le 15 février 2009, même si le moteur de recherche américain est longtemps resté accessible par le biais des différentes extensions nationales du nom de domaine lycos, dont le .fr.

Un départ sur les chapeaux de roue

Jusqu’à ce que ce dernier soit finalement libéré, proposé aux enchères, et donc racheté, avec mise en place de cette page d’inscription en forme d’apéritif pour un lancement à venir. La conclusion des enchères a toutefois suscité plusieurs commentaires publics, sur les réseaux sociaux, de spécialistes des noms de domaine et du référencement, contribuant à braquer les projecteurs sur le nouveau lycos.fr.

« On a récupéré le domaine hier, on n’a encore rien annoncé, et il y a déjà des milliers d’inscriptions. On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite, ce sont les gens qui ont décidé pour nous, et ça confirme que ce nom réveille quelque chose de bien réel », confie à Next Benjamin Romei, fondateur d’ADN Contents, la société qui a remporté les enchères (par ailleurs éditrice de médias thématiques). Qui entend bien donner une seconde vie à cette vénérable adresse : « L’idée tient en une phrase : refaire de Lycos une porte d’entrée simple du web français ».

D’où cette triple ambition affichée, avec un moteur de recherche constitué sur un index en propre et un agrégateur de médias attendu dans les prochains jours, tous deux en bêta, et le futur service de page personnelle pour lequel les plus impatients ont déjà réservé une adresse à leur nom (vanity URL). « Lycos ID est une carte de visite en ligne, à une adresse que tout le monde connaît », résume Benjamin Romei.

À défaut d’avoir Next.fr, nous aussi on veut notre vanity URL – capture d’écran Next

L’entrepreneur indique envisager un modèle économique hybride, basé pour partie sur la publicité, et sur des options premium associées aux pages personnelles. Il précise ne pas vouloir se limiter aux nostalgiques. « Le premier cercle, c’est ceux qui ont grandi avec Lycos, Caramail et Multimania. Pour eux, ce nom réveille quelque chose. Mais on espère bien toucher d’autres générations : on ne veut pas faire un musée ».

L’épée de Damoclès du recours d’un ayant-droit

Reste une inconnue de taille. L’entrepreneur ne prend-il pas un risque à racheter et à exploiter un nom de domaine associé à une marque à la notoriété certes ternie, mais historiquement bien établie ?

Outre l’éventualité d’une action en contrefaçon, le fait que le domaine concerné soit en .fr signifie que le nouveau propriétaire s’expose à la possibilité d’une réclamation extra judiciaire formulée directement auprès de l’Afnic, l’office d’enregistrement des extensions nationales, notamment via la procédure Syreli.

Encore faut-il qu’il subsiste un ayant droit. À l’échelle française, une recherche dans les bases de données de l’INPI confirme que les différents enregistrements de marque liés à des activités numériques (édition de site, publicité en ligne) sont expirés de longue date. D’après les données disponibles auprès du bureau américain des brevets (USPTO), la marque Lycos en tant qu’activité Web semble également avoir été abandonnée depuis 2020. Le site lycos.com a par ailleurs pris des airs de coquille vide, avec un index de recherche limité à la portion congrue, et des mentions légales qui ne mentionnent plus grand chose.

Le nouvel acquéreur n’ignore pas la question, mais se dit confiant : « On a fait ce travail sérieusement, en amont, avant même de se lancer. La situation de ce nom n’est pas la même selon les territoires, et notre projet est français : pensé ici, pour le public d’ici, sur un .fr laissé à l’abandon depuis des années. On est accompagnés sur le juridique, on suit la situation de près et des démarches sont en cours. »

À ce stade, la page lycos.fr ne pousse toutefois pas la filiation jusqu’à reprendre la silhouette du célèbre retriever.

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Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »


Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »

Lycos.fr reprend du service. Racheté aux enchères pour 35 300 euros, le vénérable nom de domaine accueille un nouveau projet de portail porté par l’acquéreur. Il ambitionne d’y proposer page personnelle, moteur de recherche et agrégateur de médias, sans lien avec la société historique du même nom.

Comme souvent dans ce genre de cas, les enchères se sont jouées dans la dernière ligne droite : proposé à la vente sur le site spécialisé WebExpire, le nom de domaine lycos.fr a trouvé preneur lundi 21 septembre pour 35 300 euros.

Cette fois, hors de question de laisser le nom de domaine dormir en mode parking. Quelques heures plus tard, une nouvelle page d’accueil s’affiche aux yeux des internautes curieux. Elle propose de réserver une adresse en lycos.fr/votrenom en échange d’une adresse email pour obtenir, au lancement, « votre page personnelle sur l’une des adresses les plus connues du Web français ».

À ce service, baptisé Lycos ID, le nouvel acquéreur promet d’ajouter un agrégateur de médias, avec une actualité « rangée et mise à jour en continu », ainsi qu’un moteur réunissant « actualités, articles et profils Lycos ID dans une seule barre de recherche ».

La page d’accueil du site Lycos.fr au mardi 22 septembre – capture d’écran Next

Le retour d’une vedette d’antan

L’ambition dessinée ici rappellera certainement des souvenirs à ceux qui, parmi les lecteurs de Next, surfaient déjà en ligne au tournant du nouveau millénaire. Lycos.fr, édité par la société Lycos Europe gmbh, est en effet l’un des plus célèbres représentants de la génération des grands portails Web qui mêlaient messagerie, pages perso et surtout recherche en ligne entre la fin des années 90 et le début des années 2000.

Né en 1994 sous la forme d’un projet de recherche et installé en tant que société commerciale un an plus tard, Lycos a d’abord connu une ascension fulgurante et un développement mondial (en 2000, Lycos vantait son célèbre slogan « va chercher » à la télévision française), avant de lentement péricliter, balloté entre une succession d’actionnaires.

Le portail, identifiable à son logo en forme de retriever noir, a officiellement disparu du Web européen le 15 février 2009, même si le moteur de recherche américain est longtemps resté accessible par le biais des différentes extensions nationales du nom de domaine lycos, dont le .fr.

Un départ sur les chapeaux de roue

Jusqu’à ce que ce dernier soit finalement libéré, proposé aux enchères, et donc racheté, avec mise en place de cette page d’inscription en forme d’apéritif pour un lancement à venir. La conclusion des enchères a toutefois suscité plusieurs commentaires publics, sur les réseaux sociaux, de spécialistes des noms de domaine et du référencement, contribuant à braquer les projecteurs sur le nouveau lycos.fr.

« On a récupéré le domaine hier, on n’a encore rien annoncé, et il y a déjà des milliers d’inscriptions. On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite, ce sont les gens qui ont décidé pour nous, et ça confirme que ce nom réveille quelque chose de bien réel », confie à Next Benjamin Romei, fondateur d’ADN Contents, la société qui a remporté les enchères (par ailleurs éditrice de médias thématiques). Qui entend bien donner une seconde vie à cette vénérable adresse : « L’idée tient en une phrase : refaire de Lycos une porte d’entrée simple du web français ».

D’où cette triple ambition affichée, avec un moteur de recherche constitué sur un index en propre et un agrégateur de médias attendu dans les prochains jours, tous deux en bêta, et le futur service de page personnelle pour lequel les plus impatients ont déjà réservé une adresse à leur nom (vanity URL). « Lycos ID est une carte de visite en ligne, à une adresse que tout le monde connaît », résume Benjamin Romei.

À défaut d’avoir Next.fr, nous aussi on veut notre vanity URL – capture d’écran Next

L’entrepreneur indique envisager un modèle économique hybride, basé pour partie sur la publicité, et sur des options premium associées aux pages personnelles. Il précise ne pas vouloir se limiter aux nostalgiques. « Le premier cercle, c’est ceux qui ont grandi avec Lycos, Caramail et Multimania. Pour eux, ce nom réveille quelque chose. Mais on espère bien toucher d’autres générations : on ne veut pas faire un musée ».

L’épée de Damoclès du recours d’un ayant-droit

Reste une inconnue de taille. L’entrepreneur ne prend-il pas un risque à racheter et à exploiter un nom de domaine associé à une marque à la notoriété certes ternie, mais historiquement bien établie ?

Outre l’éventualité d’une action en contrefaçon, le fait que le domaine concerné soit en .fr signifie que le nouveau propriétaire s’expose à la possibilité d’une réclamation extra judiciaire formulée directement auprès de l’Afnic, l’office d’enregistrement des extensions nationales, notamment via la procédure Syreli.

Encore faut-il qu’il subsiste un ayant droit. À l’échelle française, une recherche dans les bases de données de l’INPI confirme que les différents enregistrements de marque liés à des activités numériques (édition de site, publicité en ligne) sont expirés de longue date. D’après les données disponibles auprès du bureau américain des brevets (USPTO), la marque Lycos en tant qu’activité Web semble également avoir été abandonnée depuis 2020. Le site lycos.com a par ailleurs pris des airs de coquille vide, avec un index de recherche limité à la portion congrue, et des mentions légales qui ne mentionnent plus grand chose.

Le nouvel acquéreur n’ignore pas la question, mais se dit confiant : « On a fait ce travail sérieusement, en amont, avant même de se lancer. La situation de ce nom n’est pas la même selon les territoires, et notre projet est français : pensé ici, pour le public d’ici, sur un .fr laissé à l’abandon depuis des années. On est accompagnés sur le juridique, on suit la situation de près et des démarches sont en cours. »

À ce stade, la page lycos.fr ne pousse toutefois pas la filiation jusqu’à reprendre la silhouette du célèbre retriever.

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Macky Sall échoue à faire bloquer un site qui milite contre sa candidature à l’ONU

Inapte, inepte ?
Macky Sall échoue à faire bloquer un site qui milite contre sa candidature à l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall a tenté de faire bloquer, en France, un site opposé à sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté sa demande, estimant qu’il n’y avait ni diffamation caractérisée, en dépit d’accusations graves, ni atteinte au droit à l’image.

Accessible à l’adresse nonamacky.org et décliné en neuf langues, le site en question affirme que les douze années de présidence de Macky Sall se sont traduites par de nombreuses entorses aux droits de l’homme, des excès inconstitutionnels, un recul de la liberté de la presse au Sénégal, et de nombreux scandales de corruption doublés d’une dette cachée.

Se présentant comme une plateforme citoyenne portée par une « coalition » de défenseurs des droits de l’homme, d’experts juridiques et de citoyens, le site s’appuie sur de nombreux articles de presse et rapports d’ONG pour étayer ce qu’il considère comme des « preuves » des manquements de l’ancien président. Il exhorte ses visiteurs à contacter les délégués du Conseil de sécurité de l’ONU.

Demande de blocage sous 48 heures

Entre le 31 mars et le 2 avril, Macky Sall a ainsi assigné Cloudflare (et sa filiale française), Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom sur le fondement de l’article 6 - 3 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN), pour demander le blocage du site sous 48 heures, au motif que ce dernier contient « des accusations particulièrement graves et diffamatoires à son encontre ». Il y ajoute une accusation d’atteinte au droit à l’image en raison de la photo de Une du site : un portrait barré de la mention « Unfit » (inapte).

Régulièrement invoqué dans les procédures de blocage, l’article en question permet pour mémoire au président du tribunal judiciaire de « prescrire à toute personne susceptible d’y contribuer toutes les mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne ».

La démarche n’est pas ordinaire.


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☕️ Amazon met fin à la livraison gratuite des livres en consignes automatiques



Amazon vient de faire une petite concession à ses adversaires dans la bataille qui l’oppose depuis deux ans aux acteurs de la vente de livres, librairies et grandes surfaces spécialisées. Un porte-parole de la branche française de l’entreprise a en effet déclaré au Figaro qu’elle allait mettre un terme à la livraison gratuite de livres quand ces derniers sont récupérés en consigne automatique (locker).

« Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer la remise de 5% et la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin – et d’exclure les casiers automatiques », annonce l’intéressé. En pratique, Amazon France va donc continuer à combiner gratuité des frais de port et remise de 5 % sur le prix des livres neufs, mais uniquement lorsque le retrait s’opère au niveau de l’accueil d’un magasin.

Rappelons que depuis 2023, la loi Darcos impose des frais de port de 3 euros pour toute commande en ligne de moins de 35 euros intégrant un ou plusieurs livres neufs. Dans le prolongement de la loi Lang sur le prix unique du livre (1981), elle prévoit toutefois une possibilité de livraison gratuite quand « le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres ».

Amazon s’est appuyé sur cette subtilité pour proposer la livraison gratuite dans ses consignes à partir de 2024, arguant du fait que seuls les casiers « situés dans les magasins français vendant des livres » (par exemple, un supermarché) sont éligibles.

livre dématerialisé
Illustration : Flock

Saisi par le ministère de la Culture à la demande du Syndicat de la librairie, le médiateur du livre avait conclu quelques mois plus tard que les pratiques d’Amazon constituaient « un réel défi à la mise en œuvre de la loi ». Loin de s’en émouvoir, le géant du e-commerce a remis le couvert en octobre 2025, en ajoutant à la livraison gratuite en casiers la réduction de 5 % sur les livres neufs. En décembre de la même année, son DG France Frédéric Duval (depuis remplacé par Jean-Baptiste Thomas) s’était fendu d’une tribune pour dénoncer la « taxe sur la lecture » que représentent, selon lui, les frais de port obligatoire sur le livre.

Dix mois plus tard, Amazon a donc décidé de lâcher du lest. Il faut dire qu’entre temps, l’entreprise a vu son recours visant à faire annuler l’arrêté de mise en œuvre de la loi Darcos rejeté par le Conseil d’Etat le 15 avril dernier.

« Adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement, cette loi protège la diversité culturelle, soutient un réseau unique au monde de plus de 4 700 librairies et commerces physiques du livre sur l’ensemble du territoire, et contribue à faciliter l’accès à la lecture et à un conseil de qualité », s’était félicité (PDF) à cette occasion le syndicat de la librairie.

Un autre facteur a peut-être motivé cette décision. D’après le Figaro, le Syndicat de la librairie française, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels et la Fnac se préparaient en effet à assigner Amazon devant le tribunal des affaires économiques de Paris.

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☕️ Amazon met fin à la livraison gratuite des livres en consignes automatiques



Amazon vient de faire une petite concession à ses adversaires dans la bataille qui l’oppose depuis deux ans aux acteurs de la vente de livres, librairies et grandes surfaces spécialisées. Un porte-parole de la branche française de l’entreprise a en effet déclaré au Figaro qu’elle allait mettre un terme à la livraison gratuite de livres quand ces derniers sont récupérés en consigne automatique (locker).

« Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer la remise de 5% et la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin – et d’exclure les casiers automatiques », annonce l’intéressé. En pratique, Amazon France va donc continuer à combiner gratuité des frais de port et remise de 5 % sur le prix des livres neufs, mais uniquement lorsque le retrait s’opère au niveau de l’accueil d’un magasin.

Rappelons que depuis 2023, la loi Darcos impose des frais de port de 3 euros pour toute commande en ligne de moins de 35 euros intégrant un ou plusieurs livres neufs. Dans le prolongement de la loi Lang sur le prix unique du livre (1981), elle prévoit toutefois une possibilité de livraison gratuite quand « le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres ».

Amazon s’est appuyé sur cette subtilité pour proposer la livraison gratuite dans ses consignes à partir de 2024, arguant du fait que seuls les casiers « situés dans les magasins français vendant des livres » (par exemple, un supermarché) sont éligibles.

livre dématerialisé
Illustration : Flock

Saisi par le ministère de la Culture à la demande du Syndicat de la librairie, le médiateur du livre avait conclu quelques mois plus tard que les pratiques d’Amazon constituaient « un réel défi à la mise en œuvre de la loi ». Loin de s’en émouvoir, le géant du e-commerce a remis le couvert en octobre 2025, en ajoutant à la livraison gratuite en casiers la réduction de 5 % sur les livres neufs. En décembre de la même année, son DG France Frédéric Duval (depuis remplacé par Jean-Baptiste Thomas) s’était fendu d’une tribune pour dénoncer la « taxe sur la lecture » que représentent, selon lui, les frais de port obligatoire sur le livre.

Dix mois plus tard, Amazon a donc décidé de lâcher du lest. Il faut dire qu’entre temps, l’entreprise a vu son recours visant à faire annuler l’arrêté de mise en œuvre de la loi Darcos rejeté par le Conseil d’Etat le 15 avril dernier.

« Adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement, cette loi protège la diversité culturelle, soutient un réseau unique au monde de plus de 4 700 librairies et commerces physiques du livre sur l’ensemble du territoire, et contribue à faciliter l’accès à la lecture et à un conseil de qualité », s’était félicité (PDF) à cette occasion le syndicat de la librairie.

Un autre facteur a peut-être motivé cette décision. D’après le Figaro, le Syndicat de la librairie française, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels et la Fnac se préparaient en effet à assigner Amazon devant le tribunal des affaires économiques de Paris.

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☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités



La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

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☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités



La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

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☕️ Un réglage d’iOS 27 compromet l’efficacité des bloqueurs de pubs par DNS



Plusieurs utilisateurs d’iPhone ont remarqué qu’après avoir installé iOS 27, leur téléphone contournait les solutions domestiques de blocages de publicités basées sur le DNS telles que Pi-hole ou AdGuard.

Un rapide tour dans les réglages dans l’appareil a permis d’identifier la source du problème. De façon empirique, elle semble liée à la fonction Assistance connectivité (Connectivity Assist) proposée par iOS au niveau des paramètres de la connexion Wi-Fi. Désactiver cette dernière rétablit le blocage des publicités, comme en témoignent plusieurs utilisateurs de Reddit.

Une fiche du support Apple datée du 15 septembre confirme que le phénomène est lié à l’Assistance connectivité. « Si vous souhaitez rester connecté en permanence au Wi-Fi pour une configuration de routeur spécifique (par exemple, votre bloqueur de publicités), vous pouvez désactiver l’assistance à la connectivité pour ce réseau particulier. », indique explicitement cette dernière.

La fonction Assistance connectivité, désormais logée dans le menu Wi-Fi des réglages, permet à iOS de basculer automatiquement vers la connexion cellulaire de l’appareil lorsque le réseau sans fil local est trop lent. Quand elle est activée, le système interprète le blocage des contenus publicitaires comme une défaillance du Wi-Fi, et va donc emprunter le réseau cellulaire pour appeler les données correspondantes.

Cette fonctionnalité n’est pas apparue avec iOS 27. Jusqu’à iOS 27, cette fonctionnalité était intégrée au menu Données cellulaires des réglages, sous le nom Assistant Wi-Fi. Le problème vient en réalité d’un changement de paramétrage lors de la mise à jour, qui avait d’ailleurs déjà été constaté par certains utilisateurs des versions bêta d’iOS 27.

Nous l’avons expérimenté directement mercredi matin en mettant à jour un iPhone de iOS 26.6 vers iOS 27. La fonction Assistant Wi-Fi, désactivée avant la mise à jour, était effectivement activée une fois la migration achevée.

Bref, si vous utilisez Pi-hole, AdGuard ou une solution équivalente avec un iPhone, contrôlez simplement les réglages de votre Wi-Fi.

Réglage de l’Assistance connectivité d’iOS 27 – capture d’écran Next
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☕️ Un réglage d’iOS 27 compromet l’efficacité des bloqueurs de pubs par DNS



Plusieurs utilisateurs d’iPhone ont remarqué qu’après avoir installé iOS 27, leur téléphone contournait les solutions domestiques de blocages de publicités basées sur le DNS telles que Pi-hole ou AdGuard.

Un rapide tour dans les réglages dans l’appareil a permis d’identifier la source du problème. De façon empirique, elle semble liée à la fonction Assistance connectivité (Connectivity Assist) proposée par iOS au niveau des paramètres de la connexion Wi-Fi. Désactiver cette dernière rétablit le blocage des publicités, comme en témoignent plusieurs utilisateurs de Reddit.

Une fiche du support Apple datée du 15 septembre confirme que le phénomène est lié à l’Assistance connectivité. « Si vous souhaitez rester connecté en permanence au Wi-Fi pour une configuration de routeur spécifique (par exemple, votre bloqueur de publicités), vous pouvez désactiver l’assistance à la connectivité pour ce réseau particulier. », indique explicitement cette dernière.

La fonction Assistance connectivité, désormais logée dans le menu Wi-Fi des réglages, permet à iOS de basculer automatiquement vers la connexion cellulaire de l’appareil lorsque le réseau sans fil local est trop lent. Quand elle est activée, le système interprète le blocage des contenus publicitaires comme une défaillance du Wi-Fi, et va donc emprunter le réseau cellulaire pour appeler les données correspondantes.

Cette fonctionnalité n’est pas apparue avec iOS 27. Jusqu’à iOS 27, cette fonctionnalité était intégrée au menu Données cellulaires des réglages, sous le nom Assistant Wi-Fi. Le problème vient en réalité d’un changement de paramétrage lors de la mise à jour, qui avait d’ailleurs déjà été constaté par certains utilisateurs des versions bêta d’iOS 27.

Nous l’avons expérimenté directement mercredi matin en mettant à jour un iPhone de iOS 26.6 vers iOS 27. La fonction Assistant Wi-Fi, désactivée avant la mise à jour, était effectivement activée une fois la migration achevée.

Bref, si vous utilisez Pi-hole, AdGuard ou une solution équivalente avec un iPhone, contrôlez simplement les réglages de votre Wi-Fi.

Réglage de l’Assistance connectivité d’iOS 27 – capture d’écran Next
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☕️ Firefox 156 : suggestions sponsorisées et optimisations de performances



Mozilla tient son rythme de mises à jour bimensuelles. La fondation a publié Firefox 156 mardi 15 septembre, une nouvelle mouture qui sur le plan fonctionnel introduit deux nouveautés : la possibilité de lancer automatiquement Firefox au démarrage de macOS, et l’arrivée des « suggestions sponsorisées » au niveau de la barre d’adresses.

Ces dernières s’intègrent à « Firefox suggère », l’outil qui, habituellement, explore l’historique de navigation pour conseiller des adresses susceptibles d’anticiper les besoins de l’internaute. Ces dernières peuvent maintenant afficher des propositions émanant soit de l’édition locale de Wikipédia et, de temps à autres, des « suggestions sponsorisées occasionnelles », dont la consultation est donc censée générer du chiffre d’affaires pour Mozilla.

Ces suggestions sponsorisées existent depuis longtemps, mais jusqu’ici, elles n’étaient pas encore déployées en France, Allemagne et Italie, les trois pays concernés par cette mise à jour. La suggestion sponsorisée prend place en bas du champ qui s’ouvre lorsqu’on commence la saisie dans la barre d’adresses.

Aux suggestions standard de la barre d’adresses, émanant soit du moteur de recherche, soit de l’historique, Firefox 156 ajoute maintenant une ligne « Recommandé » en dernière position – capture d’écran Next

Ces suggestions sponsorisées peuvent tout à fait être désactivées, comme l’ensemble des propositions liées à Firefox suggère. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans les réglages, ligne Recherche, et de cocher ou décocher les différentes propositions.

Les réglages permettent de sélectionner une à une les différentes options de Firefox suggère – capture d’écran Next

En coulisses, Firefox 156 introduit également quelques améliorations de performances. Mozilla annonce ainsi que la visionneuse PDF intégrée s’ouvre désormais 45 % plus vite qu’avec la version précédente. L’empreinte mémoire vive / CPU devrait également être améliorée lorsque le navigateur doit afficher des images JPEG mises à l’échelle. Sur les machines Windows on ARM, la nouvelle mouture sait désormais faire appel au décodage matériel H264 lors des appels vidéo via WebRTC, ce qui devrait là aussi améliorer les performances, puisque les versions précédentes passaient par un décodage logiciel.

La prochaine mise à jour de Firefox devrait intervenir le 29 septembre prochain. Cette version 157 est censée s’accompagner de la nouvelle interface Nova, aux contours très arrondis déjà présentés sur Next. Activée par défaut depuis quelques semaines sur le canal Nightly (préversions très en avance de phase), celle-ci est maintenant distribuée via la bêta de Firefox 157.

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☕️ Firefox 156 : suggestions sponsorisées et optimisations de performances



Mozilla tient son rythme de mises à jour bimensuelles. La fondation a publié Firefox 156 mardi 15 septembre, une nouvelle mouture qui sur le plan fonctionnel introduit deux nouveautés : la possibilité de lancer automatiquement Firefox au démarrage de macOS, et l’arrivée des « suggestions sponsorisées » au niveau de la barre d’adresses.

Ces dernières s’intègrent à « Firefox suggère », l’outil qui, habituellement, explore l’historique de navigation pour conseiller des adresses susceptibles d’anticiper les besoins de l’internaute. Ces dernières peuvent maintenant afficher des propositions émanant soit de l’édition locale de Wikipédia et, de temps à autres, des « suggestions sponsorisées occasionnelles », dont la consultation est donc censée générer du chiffre d’affaires pour Mozilla.

Ces suggestions sponsorisées existent depuis longtemps, mais jusqu’ici, elles n’étaient pas encore déployées en France, Allemagne et Italie, les trois pays concernés par cette mise à jour. La suggestion sponsorisée prend place en bas du champ qui s’ouvre lorsqu’on commence la saisie dans la barre d’adresses.

Aux suggestions standard de la barre d’adresses, émanant soit du moteur de recherche, soit de l’historique, Firefox 156 ajoute maintenant une ligne « Recommandé » en dernière position – capture d’écran Next

Ces suggestions sponsorisées peuvent tout à fait être désactivées, comme l’ensemble des propositions liées à Firefox suggère. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans les réglages, ligne Recherche, et de cocher ou décocher les différentes propositions.

Les réglages permettent de sélectionner une à une les différentes options de Firefox suggère – capture d’écran Next

En coulisses, Firefox 156 introduit également quelques améliorations de performances. Mozilla annonce ainsi que la visionneuse PDF intégrée s’ouvre désormais 45 % plus vite qu’avec la version précédente. L’empreinte mémoire vive / CPU devrait également être améliorée lorsque le navigateur doit afficher des images JPEG mises à l’échelle. Sur les machines Windows on ARM, la nouvelle mouture sait désormais faire appel au décodage matériel H264 lors des appels vidéo via WebRTC, ce qui devrait là aussi améliorer les performances, puisque les versions précédentes passaient par un décodage logiciel.

La prochaine mise à jour de Firefox devrait intervenir le 29 septembre prochain. Cette version 157 est censée s’accompagner de la nouvelle interface Nova, aux contours très arrondis déjà présentés sur Next. Activée par défaut depuis quelques semaines sur le canal Nightly (préversions très en avance de phase), celle-ci est maintenant distribuée via la bêta de Firefox 157.

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Les patrons de l’IA appellent à lever le pied, leurs dépenses disent l’inverse

It's the edge of the world in all of western civilization
Les patrons de l’IA appellent à lever le pied, leurs dépenses disent l’inverse

L’appel de Dario Amodei à ralentir le rythme de développement des modèles de pointe en l’absence d’une réglementation ne peut pas être décorrélé de la course aux investissements dans laquelle se sont lancées toutes les entreprises du secteur, à commencer par celles dont les CEO ont relayé son propos. À quelques semaines de l’introduction en bourse programmée d’Anthropic, il souligne non pas une contradiction, mais un décalage susceptible d’aggraver les craintes liées à une explosion de la bulle de l’IA générative.

Dernier épisode d’une actualité décidément frénétique quant aux enjeux de long terme liés aux développements de l’intelligence artificielle générative : Dario Amodei, patron d’Anthropic, a publié samedi 12 septembre un article intitulé « We Must Pace the Frontier », dans lequel il argue que l’industrie doit ralentir le rythme auquel elle améliore les capacités des modèles de pointe. Il prend bien soin de souligner qu’il ne s’agit pas d’arrêter l’entraînement de nouveaux modèles ou leur déploiement commercial, mais de prendre le temps nécessaire pour vérifier leur sécurité et leur alignement.

Pour ce faire, il propose de faire confirmer ces vérifications par des évaluateurs tiers disposant d’un droit d’accès complet aux travaux des entreprises concernées. Il suggère dans le même temps que ces dernières harmonisent leurs travaux de vérification, et qu’une coordination internationale planche sur une réglementation adaptée, intégrant les enjeux de compétition avec les régimes non démocratiques.

L’appel d’Amodei a rapidement reçu le soutien public d’Elon Musk, de Sam Altman, de Demis Hassabis (Google DeepMind) puis de Satya Nadella (Microsoft). Un discours dont l’unisson interroge : les cinq entreprises dirigées par ces cosignataires sont financièrement engagées dans la course à l’IA et mobilisent littéralement des centaines de milliards de dollars pour construire ou faire construire les infrastructures nécessaires à l’entraînement et à l’inférence de leurs modèles. Comment, dans ce contexte, peuvent-elles prôner un ralentissement du secteur, et quelle est la valeur réelle de cette prise de position d’un point de vue économique ?

Des paroles, mais peu ou pas d’engagements concrets

La lettre de Dario Amodei ouvre de nombreuses pistes de réflexion (« we should consider… »), mais elle se limite à une seule promesse concrète, qu’Anthropic présente d’ailleurs comme un « engagement unilatéral » : l’ouverture d’un accès « niveau salarié » à des évaluateurs indépendants qui seraient par la suite libres de publier leurs conclusions. L’entreprise se réserverait tout de même le droit de caviarder un certain nombre d’informations, dont celles « commercialement sensibles ». Amodei cite nommément l’institut METR comme l’un de ces auditeurs potentiels, en dépit des critiques formulées à l’encontre de ce dernier suite à la publication de son rapport sur l’incident de cybersécurité survenu entre OpenAI et Hugging Face.

Anthropic n’annonce en revanche aucun engagement concret sur le rythme de publication de nouveaux modèles, ou le ralentissement du déploiement de l’IA générative. Satya Nadella confirme dans sa propre réaction que la réflexion en cours ne remet pas en cause l’orientation stratégique globale : « Il nous faut également accélérer et étendre les avantages de l’IA, afin qu’ils profitent largement aux pays, aux communautés et aux entreprises. Cela nécessite un écosystème novateur où les modèles propriétaires et open source peuvent prospérer ».

Un prétexte utile pour retarder l’IPO d’OpenAI ?

De toutes les prises de position formulées suite à la publication d’Amodei, une seule semble avoir une conséquence économique immédiate. Il s’agit du soutien affiché par Sam Altman. Le patron d’OpenAI a en effet confirmé à Fortune, dans un entretien réalisé le 11 septembre et publié le 12 (voir la vidéo intégrale de l’échange), que les conditions n’étaient pas actuellement réunies pour que l’entreprise procède à son introduction en bourse. « Je pense sincèrement que, compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité, ce serait malvenu de nous introduire en bourse maintenant, et nous ne ressentons aucune pression à ce sujet », déclare Sam Altman, selon qui l’IPO ne devrait finalement pas intervenir en 2026.

Est-ce vraiment la controverse autour des risques soulevés par les modèles de pointe qui motive ce report ? Fortune rappelle à juste titre que le New York Times s’était déjà fait l’écho, en juin dernier, d’un glissement de calendrier décidé en interne. À l’époque, il n’était pas question d’alignement ou de modèles capables d’échapper à la supervision interne. Le report était motivé par des conditions de marché jugées peu favorables à la gigantesque levée de fonds souhaitée par OpenAI.

Sarah Friar, directrice financière d’OpenAI, avait également confirmé mi-août, en interne, cette lecture plus pragmatique qu’éthique. Dans un message adressé aux collaborateurs, elle expliquait que l’entreprise disposait des ressources nécessaires à son développement grâce à sa dernière levée de fonds, et que ce n’était pas grave si Anthropic partait en bourse avant OpenAI.

La décision n’était donc pas nouvelle, mais la façon de la justifier a changé. La combinaison du passage de Sam Altman au micro de Fortune et de la publication de Dario Amodei semble avoir eu quelques répercussions sur les marchés. Corrélation n’est pas causalité dans un environnement aussi complexe, mais l’annonce a notamment fait des vagues au Japon. Le conglomérat Softbank, qui s’est engagé à hauteur de 30 milliards de dollars supplémentaires au capital d’OpenAI cet hiver, a ainsi perdu plus de 10 % à la bourse de Tokyo lundi. Il semble avoir entraîné dans son sillage les valeurs asiatiques de la mémoire vive, dont Samsung, SK hynix et Kioxia.

L’effet s’est ensuite propagé dans le reste du monde : l’indice PHLX Semiconductor Sector, qui réunit 30 des plus grandes sociétés cotées du secteur des semi-conducteurs, a ainsi reculé de 5,86 % sur la seule journée de lundi.

L’indice PHLX Semiconductor Sector a décroché de près de 6 % sur la journée du lundi 14 septembre – capture d’écran du site TradingView

La correction n’est pas exceptionnelle, à plus forte raison quand les tensions sur le pétrole mettent les marchés sous pression. Elle souligne cependant que les entreprises dont les perspectives de croissance reposent sur le développement de l’IA accusent le coup, avec des valorisations en berne par rapport à leurs plus hauts historiques du mois de juin.

Anthropic aurait-elle intérêt à ralentir ?

Hormis le report confirmé par OpenAI, la variable économique n’a pourtant pas fondamentalement changé. Les quatre grands hyperscalers (Amazon, Microsoft, Google, Meta) ont ainsi tous confirmé la révision à la hausse de leurs dépenses d’investissement prévisionnelles lors de la publication de leurs résultats trimestriels début août. Ces dernières dépassent donc désormais les 700 milliards de dollars envisagés à la fin du premier trimestre.

En parallèle des essais et autres lettres de têtes pensantes d’Anthropic, l’éditeur des modèles Claude poursuit d’ailleurs sa propre route vers la bourse. Pour ce faire, il cherche à envoyer des messages rassurants en direction des investisseurs. Or ces messages éclairent d’un jour particulier l’intention de ralentir le développement des modèles de pointe…

D’après le Financial Times, Anthropic a déclaré à un petit groupe de ses actionnaires qu’elle envisageait de réaliser son deuxième trimestre consécutif rentable sur la période en cours. L’entreprise aurait notamment affirmé atteindre une marge brute supérieure à 80 % avant règlement des frais liés à la location d’infrastructures chez ses partenaires et à l’entraînement de ses modèles. Pour tenir le rythme effréné des sorties de nouveaux modèles, Anthropic va maintenant jusqu’à louer des datacenters entiers chez certains de ses concurrents, et ses trajectoires de dépenses se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

Toujours d’après le Financial Times, Anthropic aurait revendiqué un chiffre d’affaires de 11,5 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, ce qui porterait son revenu annualisé, c’est-à-dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, à 65 milliards de dollars, contre 47 milliards de dollars estimés à fin mai 2026.

La croissance est donc réelle, mais en l’état, Anthropic communique un indicateur qui exclut ses principaux coûts, à quelques semaines d’une supposée tournée des investisseurs pour préparer son IPO. Il est bien sûr impossible, sans accès direct aux comptes d’Anthropic, de vérifier où se situe réellement le curseur. Convaincre le secteur de ralentir le développement des modèles de pointe, et donc des coûts d’entraînement associés, permettrait certainement à l’entreprise d’assainir son bilan et d’allouer plus de ressources à son développement commercial.

L’introduction en bourse comme juge de paix ?

L’analyse de la situation est d’autant plus complexe que pour l’instant, tout le monde navigue à vue, précisément parce que les bilans financiers en question restent dans l’ombre. Cette incertitude participe d’ailleurs à l’emballement médiatique du moment, ainsi qu’à l’anxiété grandissante du public vis-à-vis de l’IA et de ses datacenters. Les discours mi-complaisants, mi-frénétiques, sur la guerre à venir entre la Chine et les États-Unis ou sur les modèles échappant à tout contrôle, y trouvent un terreau fertile.

Les marchés, eux, attendent surtout de mesurer la solidité réelle des entreprises de l’IA. Dans ce contexte, la décision d’OpenAI de rester une entreprise privée peut d’ailleurs être interprétée comme une volonté de garder le secret sur la réalité de ses comptes.

L’exemple de l’introduction en bourse de SpaceX est à ce titre éclairant.


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☕️ Capgemini vend sa filiale états-unienne prestataire de la police de l’immigration



Capgemini a finalement coupé les ponts avec l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration des États-Unis. Le groupe français a en effet annoncé le 12 septembre dernier la signature d’un accord de vente définitif de sa filiale états-unienne spécialisée dans les contrats gouvernementaux, Capgemini Government Solutions. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines.

« Capgemini annonce aujourd’hui avoir conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain. »

caméra de vidéosurveillance par Flock
Illustration : Flock

Capgemini avait lancé ce processus de vente en début d’année, après que la presse a révélé les différents contrats gagnés par sa filiale CGS auprès de l’ICE. Parmi les différents appels d’offre remportés figurait une prestation d’identification et de localisation des personnes recherchées par l’ICE, en croisant l’ensemble des informations publiques ou privées susceptibles d’être recueillies en ligne à leur sujet.

Plusieurs syndicats représentants du personnel de Capgemini s’étaient insurgés contre ces missions, jugées incompatibles avec les valeurs éthiques prônées par le groupe et sa gouvernance.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Capgemini a rappelé samedi que CGS « représentait 0,4% du chiffre d’affaires du Groupe en 2025 et moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis ».

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☕️ Capgemini vend sa filiale états-unienne prestataire de la police de l’immigration



Capgemini a finalement coupé les ponts avec l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration des États-Unis. Le groupe français a en effet annoncé le 12 septembre dernier la signature d’un accord de vente définitif de sa filiale états-unienne spécialisée dans les contrats gouvernementaux, Capgemini Government Solutions. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines.

« Capgemini annonce aujourd’hui avoir conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain. »

caméra de vidéosurveillance par Flock
Illustration : Flock

Capgemini avait lancé ce processus de vente en début d’année, après que la presse a révélé les différents contrats gagnés par sa filiale CGS auprès de l’ICE. Parmi les différents appels d’offre remportés figurait une prestation d’identification et de localisation des personnes recherchées par l’ICE, en croisant l’ensemble des informations publiques ou privées susceptibles d’être recueillies en ligne à leur sujet.

Plusieurs syndicats représentants du personnel de Capgemini s’étaient insurgés contre ces missions, jugées incompatibles avec les valeurs éthiques prônées par le groupe et sa gouvernance.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Capgemini a rappelé samedi que CGS « représentait 0,4% du chiffre d’affaires du Groupe en 2025 et moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis ».

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☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta



Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

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☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta



Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

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