La visite de Xi Jinping à Washington du 23 au 25 septembre, quatre mois seulement après celle de Donald Trump à Pékin, est vue par la presse sinophone comme une rencontre où chacun prend ce dont il a besoin. L’accueil en grande pompe réservé au dirigeant chinois montre que la Chine est désormais sur un pied d’égalité avec les États-Unis.
La victoire éclair des houthistes et le contrôle du détroit de Bab El-Mandeb auront indéniablement des conséquences sur le Yémen et sur la guerre contre l’Iran. La situation pourrait même engendrer un nouveau conflit d’une ampleur inédite au Moyen-Orient, s’inquiète “Arab Digest”. Entre-temps, c’est l’économie mondiale qui trinque, avec l’effondrement des exportations de brut saoudien.
Alors que Téhéran tirait jusque-là profit de la fragmentation du camp occidental et arabe, la pression exercée sur l’économie mondiale depuis la conquête éclair par les houthistes du détroit de Bab El-Mandeb pourrait susciter la formation d’un front uni, voire d’une coalition internationale, contre ces rebelles alliés de Téhéran, argue ce journaliste du quotidien libanais “L’Orient-Le Jour”.
Alors que les élections législatives de ce mercredi 23 septembre ont été marquées par la participation la plus faible depuis 2011, “The Economist” décrit un royaume qui allie réussites indéniables et inégalités sociales persistantes, récemment mises en lumière par la crise de Ceuta. En creux, l’hebdomadaire britannique fait aussi le portrait du pouvoir de Mohammed VI, dans une ambiance de fin de règne propice aux troubles et règlements de comptes.
L’Union européenne a retiré mardi 22 septembre deux oligarques russes de sa liste de personnes physiques et d’entités visées par des sanctions. Ce traitement de faveur a été accordé à Alicher Ousmanov à la demande de la France et de la Slovaquie, tandis que Mikhaïl Fridman a bénéficié du soutien du Luxembourg. La presse russophone évoque une possible pression de l’Azerbaïdjan, qui a aussitôt annoncé la grâce d’un prisonnier français.
Face à la frénésie qui s’est emparée du monde de l’intelligence artificielle, nombre d’experts rappellent les bonnes raisons de ne pas céder au catastrophisme. Sans pour autant prétendre que cette technologie est inoffensive. Tour d’horizon par “El País”.
Obsédé par le désir de s’emparer de ce territoire autonome danois, le président des États-Unis a obtenu un nouvel accord de sécurité, mais sans avancée majeure, souligne “The New York Times”. Du côté du Groenland, on se réjouit d’un fait nouveau : le territoire est signataire à part entière, aux côtés du Danemark, du texte paraphé à New York le 22 septembre.
Le président des États-Unis, Donald Trump, avec le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, pour la signature de l’accord sur la défense du Groenland, le 22 septembre 2026 à New York.
Parlement, monarchie, BBC : en une quinzaine d’années, l’attachement des habitants du Royaume-Uni à leurs institutions s’est effondré, signe d’un morcellement social couplé à une poussée de défiance politique. Mais tout n’est pas perdu : la cohésion se reconstruit au coin de la rue, comme le raconte “The Sunday Times”.
La guerre a toujours existé, et sa disparition maintes fois annoncée n’a pas eu lieu, observe ce chroniqueur de “Foreign Policy” et professeur de relations internationales à Harvard. Mais il suffit de se pencher sur l’histoire récente, en Iran, en Ukraine, en Afghanistan, à Gaza ou au Yémen, pour se rendre compte que la guerre est de plus en plus inutile.
Battue par la gauche radicale à Berlin, la CDU, parti du chancelier Friedrich Merz, a aussi essuyé une cuisante défaite face à l’extrême droite en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, deux semaines après un lourd revers en Saxe-Anhalt. Pour la “Süddeutsche Zeitung”, les chrétiens-conservateurs n’ont pas su faire émerger de figure charismatique, alors que les campagnes électorales se jouent désormais beaucoup sur la personnalité.
Une méthode moderne d’entraînement implique-t-elle forcément suivi individuel et analyse de données ? Les coureurs de fond et de demi-fond occidentaux en sont persuadés. Mais ils se font régulièrement distancer par leurs alter ego d’Afrique de l’Est. Alors, auraient-ils tout faux ? Deux universitaires posent la question, sur le site “Aeon”.
Les législatives du 27 octobre en Israël sont sans doute les plus déterminantes de son existence. Les élections de mi-mandat, le 3 novembre aux États-Unis, détermineront la capacité de l’administration Trump à poursuivre son calendrier politique. Dans “The New York Times”, l’éditorialiste Thomas Friedman observe qu’avec ces deux échéances, “c’est l’avenir de la démocratie dans ces deux nations qui est en jeu”.
La prise de contrôle par le groupe rebelle yéménite du détroit de Bab El-Mandeb lui confère une capacité d’influence sur le transport maritime mondial, mais aussi sur les économies de la région, déjà touchées par la fermeture du détroit d’Ormuz. Les tensions et les conflits moyen-orientaux risquent désormais de s’étendre vers la Corne de l’Afrique.
Alliés du régime iranien, les houthistes ont annoncé, le 11 septembre, s’être emparés du détroit de Bab El-Mandeb, goulet stratégique à l’entrée de la mer Rouge. Ils offrent ainsi un levier supplémentaire à l’Iran face aux États-Unis, tout en menaçant les exportations pétrolières de l’Arabie saoudite.
Dans une économie numérique dominée par la Silicon Valley, la promesse du président français de faire de la France une “start-up nation” a fait long feu, constate “UnHerd”. Certes, il y a bien eu l’investissement de SoftBank dans les data centers, mais ce n’est qu’une question de temps avant que ces projets ne provoquent une levée de boucliers.
Qu’il s’agisse de la Turquie, de la Syrie ou d’autres pays du Moyen-Orient, les Kurdes semblent abandonner la logique de lutte armée au profit d’un processus garantissant leurs droits politiques et culturels. S’agit-il d’une stratégie coordonnée ou d’un concours de circonstances, s’interroge “Raseef 22”.
Des combattants kurdes iraniens du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) participent à une séance d’entraînement dans une base située en périphérie d’Erbil, en Irak, le 12 février 2026.
La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, celle menée à Gaza et l’instabilité politique en Somalie ont déclenché une recrudescence de la piraterie somalienne au large de la Corne de l’Afrique. En déployant des navires militaires, la Chine et la Turquie tentent de se positionner en tant que gendarmes maritimes de la région.
La cuisante défaite enregistrée le 6 septembre par la CDU lors du scrutin régional de Saxe-Anhalt pousse les conservateurs au pouvoir à se remettre en question. D’après la presse d’outre-Rhin, le départ du chancelier, le chrétien-démocrate Friedrich Merz, serait même envisagé au sein de son parti.
Le chancelier, le chrétien-démocrate Friedrich Merz, donne une conférence de presse après la défaite de son parti aux élections régionales de Saxe-Anhalt, le 7 septembre 2026.
La victoire de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) aux élections en Saxe-Anhalt n’a rien d’étonnant, estime la “Mitteldeutsche Zeitung”, à Halle. La formation d’extrême droite a “mené une campagne comme on n’en avait jamais vu ici” et surfé sur le mécontentement contre le gouvernement fédéral tout en se donnant une image de parti populaire et apprécié, selon le quotidien régional.
La coprésidente de l’AfD Alice Weidel, aux côtés d’Ulric Siegmund, tête de liste en Saxe-Anhalt du parti d’extrême droite, lors d’un meeting organisé le 18 juillet 2026.
Le franc succès de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans le Land de Saxe-Anhalt, dans l’est de la République fédérale, pousse les journaux d’outre-Rhin à s’interroger : à l’avenir, sera-t-il possible de gouverner sans s’allier avec le parti d’extrême droite ?