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Starship : SpaceX réussit le décollage de la fusée géante et le retour en mer du booster, et vise sa première mise en orbite

spacex starship

Le Starship de SpaceX a décollé du Texas ce lundi 28 septembre 2026 pour son 14e vol d'essai, et son propulseur Super Heavy a réussi son retour en mer dans le golfe du Mexique. Pour la première fois, l'étage supérieur de la fusée géante vise ensuite une vraie orbite autour de la Terre.

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Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Slop or perish?
Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Depuis le début de l’année, un statisticien de l’université de Chicago, Nicholas Polson, a mis en ligne plus de 200 prépublications. Assumant d’utiliser l’IA générative pour augmenter sa productivité, il soulève l’indignation de ses consœurs et confrères.

La course à la publication coûte que coûte dans le milieu de la recherche s’intensifie encore avec l’utilisation généralisée de l’IA générative. Pour nombre de chercheuses et chercheurs, le travail consiste à mettre en ligne quelques articles issus de leurs travaux de recherche par an au maximum. Mais on peut voir sur le profil Google Scholar de Nicholas Polson, statisticien bayésien de l’école de commerce Booth de l’université de Chicago, que celui-ci en a signé plus de 200 depuis le début de l’année, comme le soulignait sur X déjà mi-aout Auyon Siddiq, chercheur à l’université de Californie (UCLA), .

La plupart des articles listés sur son profil ont été mis en ligne sur la plateforme de prépublications scientifiques SSRN. Cette plateforme a été lancée en 1994, quelques années après la pionnière du genre, arXiv, et a été rachetée en 2016 par Elsevier.

258 working papers en 8 mois

« D’après mes calculs, basés sur sa page SSRN, Nicholas Polson a déjà rédigé 258 working papers rien qu’en 2026. Il a déjà rédigé (ou du moins publié sur SSRN) six articles aujourd’hui, le 26 août 2026. Au cours du mois d’août 2026, il a rédigé et publié sur SSRN un total de 104 documents – et ce n’est pas fini, puisque le mois n’est pas encore tout à fait terminé », expliquait l’économiste de l’université de Central Arkansas, Jeremy Horpedahl, dans un billet de blog.

« Il s’agit probablement, à des degrés divers, de slops générés par IA, mais contrairement à beaucoup de ce genre de contenu, celui-ci recèle sans doute une réelle valeur. Ce que je n’ai pas encore pu vérifier, c’est si une partie de ce contenu a fait l’objet d’une vérification, d’une analyse ou d’une sélection rigoureuse de la part de l’auteur », ajoutait Michael Makowsky, économiste à l’université de Clemson.

Interrogé par le Washington Post, Nicholas Polson assume utiliser l’IA générative pour plus de productivité : « il est évident que l’IA rend un chercheur productif encore plus productif ». Il ajoute qu’ « une grande partie du travail fastidieux est grandement simplifiée ». Et il a, selon nos confrères, laissé entendre que ces plaintes étaient motivées par « la jalousie et l’envie de s’approprier ma méthode. Mais qui sait ? ».

Suppression des articles sur SSRN

Depuis que plusieurs de ses confrères ont pointé du doigt ce nombre prolifique, plus aucun article récent de Nicholas Polson n’est accessible sur SSRN. Par exemple, la page de l’article titré « Over-parameterization in Statistical Genomics » et listé sur son profil Google Scholar affiche maintenant : « Cet article est en cours d’évaluation ou a été retiré de SSRN à la demande de l’auteur, de SSRN ou du titulaire des droits ». Son profil sur la plateforme ne liste plus que des articles mis en ligne avant octobre 2018.

Plusieurs chercheurs ont souligné que les articles de Nicholas Polson ne faisaient pas mention d’utilisation de l’IA. Mais la plateforme souligne que « s’il est vrai que bon nombre de ces articles ne comportaient pas de mention relative à l’IA, ce n’est pas notre principale préoccupation. […] Le problème le plus important résidait dans l’activité inhabituelle en matière de soumission d’articles ». Elle indique que le statisticien s’était aventuré dans des champs dont il n’est pas spécialiste, bien que la plupart des articles y restaient.

« Ce n’est pas seulement une question de volume, mais aussi de diversité des thèmes abordés et de la manière dont ils se distinguent de ses œuvres précédentes », insiste Auyon Siddiq interrogé par nos confrères.

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Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Slop or perish?
Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Depuis le début de l’année, un statisticien de l’université de Chicago, Nicholas Polson, a mis en ligne plus de 200 prépublications. Assumant d’utiliser l’IA générative pour augmenter sa productivité, il soulève l’indignation de ses consœurs et confrères.

La course à la publication coûte que coûte dans le milieu de la recherche s’intensifie encore avec l’utilisation généralisée de l’IA générative. Pour nombre de chercheuses et chercheurs, le travail consiste à mettre en ligne quelques articles issus de leurs travaux de recherche par an au maximum. Mais on peut voir sur le profil Google Scholar de Nicholas Polson, statisticien bayésien de l’école de commerce Booth de l’université de Chicago, que celui-ci en a signé plus de 200 depuis le début de l’année, comme le soulignait sur X déjà mi-aout Auyon Siddiq, chercheur à l’université de Californie (UCLA), .

La plupart des articles listés sur son profil ont été mis en ligne sur la plateforme de prépublications scientifiques SSRN. Cette plateforme a été lancée en 1994, quelques années après la pionnière du genre, arXiv, et a été rachetée en 2016 par Elsevier.

258 working papers en 8 mois

« D’après mes calculs, basés sur sa page SSRN, Nicholas Polson a déjà rédigé 258 working papers rien qu’en 2026. Il a déjà rédigé (ou du moins publié sur SSRN) six articles aujourd’hui, le 26 août 2026. Au cours du mois d’août 2026, il a rédigé et publié sur SSRN un total de 104 documents – et ce n’est pas fini, puisque le mois n’est pas encore tout à fait terminé », expliquait l’économiste de l’université de Central Arkansas, Jeremy Horpedahl, dans un billet de blog.

« Il s’agit probablement, à des degrés divers, de slops générés par IA, mais contrairement à beaucoup de ce genre de contenu, celui-ci recèle sans doute une réelle valeur. Ce que je n’ai pas encore pu vérifier, c’est si une partie de ce contenu a fait l’objet d’une vérification, d’une analyse ou d’une sélection rigoureuse de la part de l’auteur », ajoutait Michael Makowsky, économiste à l’université de Clemson.

Interrogé par le Washington Post, Nicholas Polson assume utiliser l’IA générative pour plus de productivité : « il est évident que l’IA rend un chercheur productif encore plus productif ». Il ajoute qu’ « une grande partie du travail fastidieux est grandement simplifiée ». Et il a, selon nos confrères, laissé entendre que ces plaintes étaient motivées par « la jalousie et l’envie de s’approprier ma méthode. Mais qui sait ? ».

Suppression des articles sur SSRN

Depuis que plusieurs de ses confrères ont pointé du doigt ce nombre prolifique, plus aucun article récent de Nicholas Polson n’est accessible sur SSRN. Par exemple, la page de l’article titré « Over-parameterization in Statistical Genomics » et listé sur son profil Google Scholar affiche maintenant : « Cet article est en cours d’évaluation ou a été retiré de SSRN à la demande de l’auteur, de SSRN ou du titulaire des droits ». Son profil sur la plateforme ne liste plus que des articles mis en ligne avant octobre 2018.

Plusieurs chercheurs ont souligné que les articles de Nicholas Polson ne faisaient pas mention d’utilisation de l’IA. Mais la plateforme souligne que « s’il est vrai que bon nombre de ces articles ne comportaient pas de mention relative à l’IA, ce n’est pas notre principale préoccupation. […] Le problème le plus important résidait dans l’activité inhabituelle en matière de soumission d’articles ». Elle indique que le statisticien s’était aventuré dans des champs dont il n’est pas spécialiste, bien que la plupart des articles y restaient.

« Ce n’est pas seulement une question de volume, mais aussi de diversité des thèmes abordés et de la manière dont ils se distinguent de ses œuvres précédentes », insiste Auyon Siddiq interrogé par nos confrères.

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Le prix de la mémoire complique vraiment l’achat de matériel informatique dans les labos

L'IA genérative ralentit la recherche française
Le prix de la mémoire complique vraiment l’achat de matériel informatique dans les labos

La course à l’IA générative a créé une pénurie de mémoire RAM et de stockage SSD et leurs prix se sont envolés. Conséquence : en respectant le code des marchés publics, l’enseignement supérieur et la recherche français peinent à acheter de nouveaux matériels informatiques.

La croissance du nombre de data centers a entraîné une forte augmentation de la demande en mémoire et en stockage et mécaniquement une hausse des prix. Celle-ci a des effets importants sur la recherche française : Matinfo, le groupement d’achat de matériel informatique pour l’enseignement et la recherche (ESR), explique au personnel : « on en arrive à des situations de blocage ».

Ce groupement permet aux établissements français d’enseignement supérieur et de la recherche (universités mais aussi CNRS et autres institutions de recherche) de faire leurs achats de « matériel informatique, postes de travail, pilotage d’expérience ou serveurs » via un accord-cadre. Avec 250 établissements membres, en temps normal, celui-ci leur permet de bénéficier de tarifs « très avantageux » tout en respectant le code des marchés publics.

L’augmentation des prix de la mémoire crée un goulot d’étranglement

Le comité de suivi Matinfo a envoyé à ses membres un document rédigé le 18 septembre dernier, qu’a pu consulter Next, destiné à « toute personne faisant partie d’un établissement de l’enseignement supérieur et de la recherche français » qui explique les difficultés.


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☕️ arXiv annonce 17 millions de dollars de financement venant de fondations et de XTX Markets



En mars dernier, la plateforme de prépublication d’articles scientifiques arXiv avait annoncé devenir une « organisation indépendante à but non lucratif », avec son CEO et son propre budget. Elle vient d’officialiser un financement total de 17,2 millions de dollars par le secteur privé.

Le serveur pionnier de la prépublication scientifique créé en 1991 a voulu prendre son indépendance de l’université Cornell dont elle dépendait depuis 2001. Cette dernière avait pris sous son aile le projet quand son créateur, Paul Ginsparg, l’avait rejointe en quittant le laboratoire américain de Los Alamos au sein duquel il avait créé arXiv. Mais le projet, devenu structurant dans la recherche mondiale, commençait à peser lourd sur les finances de l’université, et avait besoin d’une infrastructure administrative et financière plus solide.

Le financement de 17,2 millions de dollars qu’arXiv vient d’annoncer, présenté comme « philantropique », est assuré par trois structures : la Fondation Simons, le Fonds de dotation de la famille Siegel et l’entreprise XTX Markets. Ce financement doit s’étaler sur 3 à 5 ans.

La Fondation Simons finançait déjà le projet et avait aussi aidé Cornell à collecter des fonds pour le lancement du projet en « organisation indépendante à but non lucratif », comme l’expliquait la revue Science. Elle est représentée dans le conseil d’administration d’arXiv par le journaliste scientifique Ivan Oransky (co-créateur de Retraction Watch). La deuxième structure est un fonds créé par l’informaticien David Siegel et co-créateur du hedge fund Two Sigma. XTX Markets, une entreprise de trading britannique créée par le mathématicien russe Alex Gerko, a de son côté récemment annoncé un bénéfice record de 1,7 milliard de livres sterling (environ 2 milliards d’euros).

La plateforme de prépublications scientifiques explique que ce financement doit permettre de soutenir :

  • « Le fonctionnement général et l’amélioration continue des services d’arXiv destinés à la communauté scientifique »,
  • « La poursuite du développement technique de la plateforme, notamment les travaux liés à la gestion des contenus générés par l’IA et aux autres défis émergents dans le domaine de la communication scientifique »,
  • « Le renforcement d’arXiv en tant qu’organisme indépendant à but non lucratif, notamment par des investissements dans la gouvernance et le fonctionnement organisationnel ».
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☕️ arXiv annonce 17 millions de dollars de financement venant de fondations et de XTX Markets



En mars dernier, la plateforme de prépublication d’articles scientifiques arXiv avait annoncé devenir une « organisation indépendante à but non lucratif », avec son CEO et son propre budget. Elle vient d’officialiser un financement total de 17,2 millions de dollars par le secteur privé.

Le serveur pionnier de la prépublication scientifique créé en 1991 a voulu prendre son indépendance de l’université Cornell dont elle dépendait depuis 2001. Cette dernière avait pris sous son aile le projet quand son créateur, Paul Ginsparg, l’avait rejointe en quittant le laboratoire américain de Los Alamos au sein duquel il avait créé arXiv. Mais le projet, devenu structurant dans la recherche mondiale, commençait à peser lourd sur les finances de l’université, et avait besoin d’une infrastructure administrative et financière plus solide.

Le financement de 17,2 millions de dollars qu’arXiv vient d’annoncer, présenté comme « philantropique », est assuré par trois structures : la Fondation Simons, le Fonds de dotation de la famille Siegel et l’entreprise XTX Markets. Ce financement doit s’étaler sur 3 à 5 ans.

La Fondation Simons finançait déjà le projet et avait aussi aidé Cornell à collecter des fonds pour le lancement du projet en « organisation indépendante à but non lucratif », comme l’expliquait la revue Science. Elle est représentée dans le conseil d’administration d’arXiv par le journaliste scientifique Ivan Oransky (co-créateur de Retraction Watch). La deuxième structure est un fonds créé par l’informaticien David Siegel et co-créateur du hedge fund Two Sigma. XTX Markets, une entreprise de trading britannique créée par le mathématicien russe Alex Gerko, a de son côté récemment annoncé un bénéfice record de 1,7 milliard de livres sterling (environ 2 milliards d’euros).

La plateforme de prépublications scientifiques explique que ce financement doit permettre de soutenir :

  • « Le fonctionnement général et l’amélioration continue des services d’arXiv destinés à la communauté scientifique »,
  • « La poursuite du développement technique de la plateforme, notamment les travaux liés à la gestion des contenus générés par l’IA et aux autres défis émergents dans le domaine de la communication scientifique »,
  • « Le renforcement d’arXiv en tant qu’organisme indépendant à but non lucratif, notamment par des investissements dans la gouvernance et le fonctionnement organisationnel ».
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Bientôt une catastrophe en orbite ? L’Europe est très pessimiste car l’espace se remplit trop vite de satellites

Alors que les projets de constellations de satellites se multiplient et se concrétisent, le rapport annuel de l'Agence spatiale européenne, publié le 14 septembre, s'inquiète de l'explosion du nombre d'objets en orbite. La surpopulation orbitale pourrait entraver les activités spatiales dans un futur proche.

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Sophie Adenot bientôt de retour sur Terre : pourquoi la gravité sera alors son plus grand défi

L'astronaute française Sophie Adenot s'apprête à bientôt quitter la Station spatiale internationale (ISS), où elle vit depuis février 2026. Le plus difficile est-il pour autant derrière elle ? À son retour, un grand défi l'attendra, lorsque son corps devra se réhabituer à la gravité terrestre.

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