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HP OmniDesk Mini : des MiniPC félins pour l’autre

Quatre modèles de HP OmniDesk Mini sont visibles chez HP. Deux sont équipés de puces Panther Lake, deux autres de solutions Wildcat Lake. Des engins qui composent avec les problématiques actuelles de prix de la mémoire et du stockage en prenant quelques raccourcis.

La façade du HP OmniDesk Mini est également percée de deux microphones.

La façade du HP OmniDesk Mini est également percée de deux microphones.

Les deux versions Panther Lake sont équipées de puces différentes. Le premier propose une solution assez haut de gamme avec un Core Ultra 9 386H, 24 Go de mémoire vive LPDDR5-8533 soudée à la carte mère et 2 To de stockage au format M.2 NVM PCIe Gen5. Autrement dit, vous pourrez faire évoluer le stockage mais mais pas la mémoire vive. Le second HP OmniDesk Mini Panther Lake fonctionne avec un Core Ultra 5 325, 16 Go de mémoire LPDDR5-8533 et 512 Go de stockage en PCIe Gen4. 

HP OmniDesk Mini

Les deux proposent un châssis en aluminium sablé de 13 cm de large comme de profondeur pour 4.8 cm d’épaisseur. Leur face avant est percée de deux ports USB Type-C, le premier au format Thunderbolt 4  et le second en USB 3.2 Gen2 avec DisplayPort 2.1. À l’arrière on retrouve deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un Ethernet 2.5 Gigabit sous puce Realtek RTL8125BGH-CG, une sortie HDMI et un second Thunderbolt 4 qui servira également de sortie vidéo DisplayPort 2.1. Le bouton de démarrage est situé sur cette face et l’évacuation d’air chaud est visible, au-dessus des connecteurs.

HP OmniDesk Mini

L’alimentation se fera via un autre port, situé sous l’engin, et qui passe par un sillon pratiqué dans le châssis. Le chargeur est de type GaN et fournit jusqu’à 140 watts. La connexion sans fil se fera au moyen d’une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 Realtek non détaillée mais montée sur un port M.2. À noter qu’un second port de stockage M.2, là encore non détaillé, est disponible dans la machine.

Les prix annoncés sont piquants. Comptez 999€ pour le Core Ultra 5 16/512 Go et 2499€ pour le modèle Core Ultra 9 386H 24Go/2To. Gloups.

HP OmniDesk Mini "Wildcat Lake"

HP OmniDesk Mini « Wildcat Lake »

Des HP OmniDesk Mini en version Wildcat Lake plus « accessibles »

Deux modèles Wildcat Lake sont également proposés à des tarifs plus doux mais pas forcément très encourageants. Car au-delà des prix, il y a les composants embarqués qui peuvent poser problème. Si le châssis de ces modèles ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent d’un point de vue format, la couleur du châssis change… et certains postes « évoluent ».

HP OmniDesk Mini "Wildcat Lake"

On oublie le Thunderbolt 4 par exemple, les ports avant sont en USB 3.2 Gen2 Type-C dont l’un seulement propose une sortie DisplayPort 2.1. Même topo à l’arrière avec une autre rétrogradation en USB3.2 Gen 1. Le port Ethernet devient Gigabit et si la carte sans fil reste en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 sur port M.2, le second port de stockage interne disparait. Le HP OmniDesk Mini Core 5 315 ne propose plus que 12 Go de mémoire vive non évolutive en LPDDR5-8533 et 512 Go de stockage au format M.2 NVMe PCIe Gen4. Ce modèle est annoncé à 849€ sous Windows 11 Famille.

HP OmniDesk Mini "Wildcat Lake"

Mais le ponpon revient au HP OmniDesk Mini Core 3 304, la puce la plus entrée de gamme sur le segment Wildcat Lake. Ce MiniPC est construit autour de 8 Go de mémoire non évolutive, ce qui sera un vrai souci pour exploiter le Windows 11 préinstallé. Sans compter que HP ne badine pas avec les logiciels préinstallés par défaut. Toutes les machines reçoivent une pelletée d’applications qui vont venir grignoter la mémoire dès le démarrage.

On parle ici des outils d’assistance HP pour les mises à jour, du logiciel d’optimisation de,connexion de la marque, du HP OMEN Gaming Hub même si celui-ci ne sera pas forcément utile sur cette configuration. Des outils tiers comme une offre d’essai McAfee seront également préinstallés…

Avec le duo 8/256 Go et un prix de 599€, cette version risque de faire grincer des dents. Je suppose que l’acheteur lambda qui essaiera ce genre de configuration en se basant sur le prix des PC de 2025 risque de faire une drôle de tête en essayant la machine chez lui. On sera loin, très loin des performances attendues pour ce type d’engin l’année dernière. Le Core 3 304 n’est pas du tout un mauvais processeur, mais avec 8 Go de mémoire grignotés par Windows et ses services, sa puce graphique et ses cœurs ne pourront franchement pas donner le meilleur d’eux-mêmes.

HP OmniDesk Mini : des MiniPC félins pour l’autre © MiniMachines.net. 2026

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Akasa Newton N16 : un châssis fanless pour Asus NUC 16 Pro

Le Newton N15 d’Akasa poursuit le travail mené depuis des années pour proposer des boîtiers capables de s’intégrer dans des situations difficiles ou nécessitant un fonctionnement particulièrement silencieux.

Akasa Newton N16

Le nouvel Akasa Newton N16 débarque ainsi avec la recette traditionnelle du constructeur. Il se base sur la carte mère de l’Asus NUC 16 Pro et lui construit un sarcophage d’aluminium pour refroidir ses puces passivement. Attention cependant, si la gamme d’Asus embarque des puces Panther Lake Core Ultra Series 3, le boitier ne pourra pas assumer plus de 28 watts de TDP. Autrement dit, les boîtiers ne pourront pas permettre de déployer les puces à leurs capacités maximales, il faudra les brider d’une manière ou d’une autre dans le BIOS. Sachant qu’un Core Ultra 5 325 par exemple, a un TDP normal de 45 watts, seul le fonctionnement minimal de ces puces sera possible.

Comme d’habitude avec Akasa, l’objectif n’est pas de tirer jusqu’à la dernière goutte de performances de chaque puce mais bien de leur fournir un environnement spécifique. Sans ventilation active, la minimachine pourra fonctionner, par exemple, dans des espaces poussiéreux, sans difficultés.

Le Akasa Newton N16 est proposé dans deux combinaisons différentes. Le A-NUC109-M1B propose ainsi deux ports HDMI tandis que le A-NUC109-M2B est équipé de deux sorties DisplayPort. Le reste de l’équipement est identique. On retrouve une connectique frontale composée d’un USB 3.2 Gen2 Type-C et deux USB 3.2 Gen2 Type-A. A l’arrière, la connectique native des cartes Asus est visible avec des ouvertures pour des ports antenne Wi-Fi et Bluetooth, un double Ethernet 2.5 Gigabit, une extension possible pour un port série et un Antivol type Kensington Lock. L’espace interne permettra de glisser deux SSD M.2 et de les refroidir tout aussi passivement que le processeur.

Le Newton N16 pourra être monté en mode VESA comme glissé dans une baie 10″ classique avec les accessoires fournis par la marque. Cet engin vise des postes assez classiques : affichage numérique, industrie, distributeurs automatiques et autres solutions nécessitant une machine pouvant tourner 24H/24 sans risque de panne mécanique liée à un ventilateur ou un disque mécanique. Le châssis mesurant 18.86 cm de large pour 20.4 cm de profondeur et 5.36 cm d’épaisseur, il peut facilement se glisser dans différents scénarios.

Le constructeur insiste un peu sur les capacités IA de ce type de solution, probablement parce que c’est la mode, mais également parce que les puces employées proposent un NPU 50 TOPS qui sera exploitable pour des usages de reconnaissance d’objet ou de personnes. 

 

AKASA NEWTON N16 SPECIFICATIONS

Material Aluminium with black anodisation
Panel Material Aluminium with black anodisation
Thermal Module CPU: aluminium heatsink with thermal compound for CPU
M.2 SSD: aluminium heatsink with thermal pad for dual M.2 SSD
Motherboard Type 5″ X 4″
Motherboard Support ASUS NUC 16 Pro (Grand Canyon) Mini-PC/Board/Kit – DP
NUC16GDK, NUC16GDB, NUC16GDK-B
Maximum TDP Support 28W
Dimensions 188.6 x 204 x 53.6 mm (W x D x H)
Volume 2.1L
Drive Bays Only suitable with M.2 SSDs
Front I/O Interfaces Power button with status LED opening, USB 3.2 Type-A port x2, USB 3.2 Type-C port
Rear I/O Interfaces DC-IN opening, USB Type-C opening x2, DP opening x2, USB Type-A opening x2, Ethernet opening x2, Antenna fitting hole x2, Serial port opening, Kensington lock hole
Antenna Fitting Holes 2
Security Kensington lock
VESA Mounting Supported
Wall Mounting Optional wall mount bracket kit available (Product Code: A-NUC109-KT01)
Rack Mounting (10 Inch) Optional 10-inch rackmount front panel available (Product Code: A-NUC109-FP02)
Optional External Power Adapter 120W, 19V (Optional Akasa model: AK-PD120-04M)
Product Code A-NUC109-M1B

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Intel en passe d’abandonner les « small core » ?

Cela n’est qu’une rumeur et il faut donc prendre tout cela avec mouffles et pincettes. Mais un abandon des Small Core serait, semble-t-il, envisagé par Intel. 

Les Small Core ce sont les cœurs « E » ou cœurs « Efficients » des microprocesseurs actuels de la marque. Une solution identique au système big.LITTLE d’ARM qui consiste à mélanger des cœurs très performants mais gourmands en énergie et des cœurs plus ascétiques mais également moins puissants. Le tout, piloté en temps réel par la puce ajustant son déclenchement et sa fréquence pour répondre le plus parfaitement possible à différents besoins.

Lorsque vous demandez énormément de ressources, tous les cœurs entrent en action. La facture énergétique est salée, la puce chauffe mais les performances sont au rendez-vous. Mais pour une tâche minimale, sachant que les Small Core sont aussi puissants que des cœurs rapides d’il y a quelques années, ceux-ci peuvent tout à fait suffire. Réveiller un cœur performant pour lire un MP3 est inutile. Un Small core avec une fréquence minimale saura exécuter la tâche. Et si votre machine doit trouver des ressources légères supplémentaires pendant un certain temps pour aller vérifier vos e-mails et détecter la présence éventuelle d’un virus dans une pièce jointe, alors elle en réveillera un second. Cette solution a permis aux puces ARM de fonctionner de manière très économe et AMD comme Intel se sont emparés de cette solution pour proposer la même approche.

Les contradicteurs de cette méthode comprennent souvent assez mal le fonctionnement global de ces puces. Jugeant qu’elles ne délivrent pas assez de performances par rapport à leur nombre de cœurs. S’il y a eu des ratés au lancement de ces puces parce que certains logiciels ne savaient pas forcément les exploiter correctement, et notamment sous Windows 11. Le désaccord est souvent également plus lié à un souci de marketing et de compréhension technique qu’autre chose. Certains PC vendus comme des 8 cœurs ou des 16 cœurs étant en plus précisément proposés comme une alliance entre Small Core et cœurs plus Performants. Ce qui a entraîné quelques déconvenues dans le public…

small core

La fin des « small core »

Intel aurait donc décidé de supprimer les Small Core de processeurs de bureau ?

C’est en tout cas ce qu’un internaute chinois explique. Autoproclamé ingénieur chez Intel – on n’a pas de preuve que cela est vrai et un ingénieur chez Intel n’est pas censé crier sur tous les toits d’internet la stratégie de la marque pour les années à venir – il explique que les processeurs Desktop verraient leur architecture unifiée dès 2028 avec la génération de cœurs « Titan Lake ».

Intel continuerait de développer ses Small Core sur Razer Lake en 2027 comme elle l’a fait sur Nova Lake en 2026 sous la forme d’une optimisation technique plutôt qu’une nouvelle architecture. Ces entités disparaissant ensuite en 2028 avec la réapparition d’un système unifié uniquement formé de cœurs « Performants ». On peut facilement imaginer plusieurs scénarios en action pour expliquer cette évolution. D’abord une maitrise plus complète par Intel de ses propres technologies comme PowerVia ou le Backside Power Delivery. Son alimentation processeur plus souple, une finesse de gravure mieux maîtrisée et encore plus aboutie. Et surtout la possibilité pour ces cœurs, tout aussi puissants qu’ils soient, de fonctionner à des fréquences et dans une contrainte énergétique de plus en plus faible. Peut-être pas pour tous, mais au moins pour certains d’entre eux.

Enfin, il y a l’évidence même d’une solution qui ne serait plus équipée de « small Core » mais qui fonctionnerait de la même manière. Intel additionnant des cœurs d’architecture unique mais de capacités différentes au sein d’un même processeur. Ce qui reviendrait au même qu’une architecture mixte mais coûterait bien moins cher à produire. Si Intel réussit à proposer un ou deux cœurs P qui soient capables de fonctionner à très bas régime et à rejoindre les capacités du reste du cheptel, alors il n’y a plus de raison de continuer à proposer des Small Core dans ses puces. Un cœur performant ascétique serait plus utile.

Une puce Panther Lake avec 20 cœurs : 8 "Big Core" et 12 "Small Core"

Une puce Panther Lake avec 20 cœurs : 8 « Big Core » et 12 « Small Core »

Quel impact pour les puces mobiles ?

Reste une grande question. Quel impact aurait cet éventuel abandon pour le secteur portable ? Les puces qui nous intéressent en majorité sur Minimachines sont des puces mobiles. Qu’elles soient sur des MiniPC ou des portables, ces processeurs sont équipés de Small Core car c’est une excellente solution en termes de mobilité… et de tarif.

Si Intel fait disparaitre les Small Core de ses puces Desktop, alors leur développement aura un plus grand impact au global. Quand des millions de puces vendues payent ce développement chaque mois, la note est divisée par cet ensemble. Chaque processeur de PC de bureau participe à sa manière à financer la R&D de ces Small Core. Si, d’un coup, cette intégration dans les processeurs de bureau disparait en 2028, ce sont des millions de processeurs qui ne feront plus partie de l’équation. Développer de nouvelles architectures pour ces cœurs reposera donc uniquement sur les puces mobiles et cela aura évidemment un impact sur les prix.

À moins que les puces mobiles profitent également des avancées techniques d’un cœur capable d’une très large amplitude de performances et de consommation, auquel cas Intel pourrait au contraire proposer des processeurs mobiles à la fois économes et puissants en limitant leur nombre de cœurs pour être tout aussi efficaces mais moins chers à construire.

 

Panther Lake, mieux comprendre le futur mobile d’Intel

Intel Foveros, une nouvelle manière de concevoir des processeurs

Intel en passe d’abandonner les « small core » ? © MiniMachines.net. 2026

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