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Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau

Les Raspberry Pi 4 et 5 en version 2 Go voient leur prix grimper de 12.5 dollars. Les modules achetés par la marque ayant grimpé dernièrement, l’annonce d’une augmentation des tarifs n’est pas surprenante. Les dernières négociations tarifaires de l’entreprise datent d’avril.

Les nouveaux contrats fournisseur reflètent la hausse globale des tarifs. Les modules de plus faibles capacités commencent également à être touchés. Ainsi les puces de 2 Go de mémoire poussent la marque à augmenter de 12.5$. Bousculant le prix des Pi4 2 Go vers 67.5$ et des Pi5 2 Go à 77.5$. Des prix HT qui devraient se refléter rapidement chez tous les distributeurs. Les modèles 1 Go ne sont pour le moment pas affectés. Les stocks alloués aux versions 2 Go des Compute Module 4 et 5 ne sont pas plus concernés.

Le module mémoire des Pi 5

Le module mémoire des Pi 5

Tout cela force Eben Upton à rappeler que les précédents modèles de carte peuvent « suffire » pour des projets variés et que les cartes les plus récentes et les plus riches en mémoire ne sont pas forcément adaptées à tous les usages. Le dernier numéro du magazine officiel se penche d’ailleurs sur le problème et détaille les diverses méthodes pour tirer le meilleur parti de la mémoire embarquée.

Raspberry Pi est un bon témoin de la situation actuelle

Je ne veux pas jouer les Cassandre et prédire de mauvaises nouvelles, mais si certains tentent d’apaiser les esprits en pariant sur une baisse des tarifs des composants pour 2027, je penche plutôt pour le contraire. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, mais les indices et contacts qui me parlent de l’évolution des prix tendent tous vers une hausse généralisée, des stocks déjà tous vendus et des trimestres très difficiles qui vont s’enchaîner.

Et cela pourrait commencer à salement amocher la chaîne qui se trouve entre les producteurs de ces composants et les consommateurs. Raspberry Pi en est un bon exemple avec une baisse plus que notable de l’intérêt du grand public pour leurs produits. Mais d’autres vont commencer a voir du rouge s’aligner mois après mois dans leurs livres de compte : fabricants de composants PC, d’écrans, d’accessoires variés. Éditeurs de logiciels, fournisseurs de services. Certains commencent déjà à tirer la langue. Les entreprises de revente de matériel d’entreprise sont de moins en moins sollicitées.

L’impact de cette crise qui semble vouloir – au moins – se prolonger encore sur toute l’année 2027 n’a pas fini d’impacter le marché. Et on revient aux annonces de ralentissement de développement de la gamme avec un report au minimum pour 2028 de tout nouveau modèle de Pi.

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau © MiniMachines.net. 2026

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Raspberry ne veut plus de modification de mémoire sur ses cartes

La modification de mémoire est devenue un vrai sujet en ligne. Si la pratique est fort peu répandue dans le grand public, plusieurs vidéastes ont fait des contenus à ce sujet. Raspberry Pi a décidé de couper court à la pratique. Je ne suis plus un très grand fan de Raspberry Pi depuis que le concept de base a été perdu et la part de fondation a largement été étouffée par l’entrée en bourse de la société. Du projet de partage d’une machine simple et économique pour tous, il ne reste surtout que des débris. L’industrie a largement capté tout l’intérêt des dirigeants de la firme anglaise qui ne semble se préoccuper de sa fan base que par autojustification marketing.

Mais malgré mon désamour et malgré l’aspect négatif de cette annonce, je pense être en bonne partie en accord avec Raspberry Pi sur cette décision de bloquer la modification de mémoire vive de leurs cartes.

Aujourd’hui, si vous achetez une carte de développement récente de la marque et que vous dessoudez un composant de 2 Go pour le remplacer par un module de 8 Go identique, la carte refusera de fonctionner. Le firmware lie le matériel embarqué au système et, même si techniquement les deux éléments peuvent fonctionner ensemble, la partie logicielle empêchera toute exploitation du Pi. 

Cette restriction semble faire hurler certains utilisateurs qui y voient une manière de les empêcher de profiter « totalement » de leur matériel comme bon leur semble. C’est assez vrai de leur point de vue, ils perdent cette possibilité de pouvoir faire évoluer matériellement leur carte. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que le nombre de particuliers qui auraient les compétences et le matériel nécessaires pour effectuer ce changement ne représente qu’une toute petite fraction des utilisateurs de Raspberry Pi. Dessouder une puce mémoire et la remplacer par une autre ne se fait pas forcément sur un coin de table. Si certaines vidéos montrent cette opération dans des formats courts laissant croire à une tâche de routine, un néophyte a pourtant les plus grandes chances de foutre en l’air sa carte plutôt que de sortir victorieux de l’opération.

La logique de cette décision d’empêcher toute modification de mémoire est donc assez simple. Raspberry Pi veut éviter que des mafias s’emparent de cette faille. Des acheteurs de cartes Raspberry Pi de base qui utiliseraient cette possibilité d’une modification de mémoire pour en tirer profit. Ils dessouderaient les composants de base pour les remplacer par d’autres de plus grande capacité avant de revendre le tout avec une confortable marge. Ce problème est vraiment important pour Raspberry Pi.

 Raspberry Pi 5

Raspberry Pi 5

Il s’agit d’abord d’une simple précaution d’image consistant à préserver la qualité de leurs produits. La lutte contre la contrefaçon est un vrai challenge. Il existe des grades de mémoire vive et certains modules sont vendus jusqu’à 10 fois moins chers que d’autres parce que ces derniers sont d’une fiabilité beaucoup plus douteuse. Moins rapides, plus gourmands en énergie, moins durables et dégageant plus de chaleur, ces composants de grade inférieur, s’ils étaient soudés sur les cartes, ne fourniraient pas le même service. Raspberry Pi le sait et ne veut donc pas qu’un marché parallèle se mette en place. Pour une mafia quelconque, l’opération est évidemment très rentable : vous achetez des modules noname de faible qualité de 8 Go, remplacez les modules de mémoire de 2 Go des Raspberry Pi et revendez les cartes une fortune d’un côté et les modules de qualité de l’autre.

Pour un client final, qui croit acheter une carte neuve en 8 Go alors qu’il a une 2 Go à la mémoire échangée, il y a un gros souci. D’abord son montage n’aura pas la même fiabilité. S’il s’agit d’un particulier, ce n’est pas encore trop grave. Si c’est un professionnel qui a intégré sa carte dans un produit industriel certifié, c’est catastrophique. Votre montage Raspberry Pi plante en boucle ? Il chauffe trop, commence à générer des erreurs au bout de quelques heures d’utilisation ou produit un flux vidéo plein d’artefacts, vous allez passer des heures à chercher d’où vient le problème. Et cela d’autant plus que vous aurez reçu une carte dans un emballage original, avec un circuit imprimé parfait et un composant mémoire maquillé pour ressembler comme deux gouttes d’eau à l’original. Difficile de se dire que le problème vient de la carte Raspberry Pi dans ces conditions.

Une modification de mémoire n'est pas une opération aisée

Une modification de mémoire n’est pas une opération aisée.

Dernier point à prendre en compte, votre matériel n’aura absolument aucune garantie. Qu’il ait subi une modification de mémoire ou soit simplement contrefait, il ne sera pas pris en charge. Et cela même si vous l’achetez dans un circuit « officiel ». Certaines places de marché, par exemple, mutualisent le stockage de produits identiques en provenance de différents fournisseurs. Acheter une carte Raspberry Pi sur ces places ne vous offrira donc aucune garantie de provenance. Pire, les marchands pourraient se retourner contre vous en expliquant que leur matériel est officiel et que la carte que vous avez en main ne vient pas de chez eux. En l’absence d’un numéro de série sur la facture, vous n’auriez pas beaucoup de moyens de faire valoir vos droits.

Je comprends l’amertume des internautes qui espéraient pouvoir faire cette manipulation et ainsi obtenir une carte moins chère face à l’augmentation du prix de la mémoire vive. Mais, en étant réaliste, cette opération est limitée à quelle population ? Quelle fraction d’utilisateurs serait réellement apte à dessouder/ressouder un composant mémoire de ce type ? Qui a déjà le matériel pour le faire sachant que celui-ci coûte plus cher qu’une carte Raspberry Pi 8 Go ? Où trouver le composant 8 Go à souder sur la carte à un tarif viable, à la pièce, pour un particulier ? Passer par un tiers expert pour réaliser l’opération est également hors de propos, le prix de ce genre de service n’est franchement pas donné et il faut en plus toujours trouver le module de 8 Go de mémoire vive a implanter.

Si je comprends l’amertume de certains, pas mal semblent se bercer d’illusions sur le côté réaliste de l’opération. En bloquant la pratique, Raspberry Pi ne fait pas dans la dentelle, mais je pense que la marque cherche tout autant à se protéger qu’à protéger les utilisateurs finaux. Il y a mille fois plus de chances de voir le marché se faire totalement inonder de cartes Raspberry Pi 1 Go maquillées en 8 Go avec des composants bas de gamme que d’internautes réalisant réellement l’opération eux-mêmes. Ici Raspberry Pi tranche donc dans le vif.

Une alternative plus diplomatique à toute modification de mémoire est possible

On pourra néanmoins regretter que la fondation ait décidé de bloquer la possibilité de réparer un éventuel défaut de mémoire en empêchant d’échanger un module pour un autre de même capacité, tout à fait officiel, en provenance d’une autre carte de la marque. Je ne peux que supposer qu’il y a des limitations techniques à cette volonté de blocage.

Une alternative sage à ce blocage aurait pu être trouvée. Celle d’un avertissement au démarrage indiquant au client final la modification de mémoire de la carte. Précisant qu’aucune garantie ne pourra être réclamée et s’affichant à chaque démarrage avec un temps d’attente de quelques secondes avant de poursuivre. Cela empêcherait le commerce de ce type de cartes contrefaites. Si le risque de voir des malandrins faire disparaitre cet avertissement existe, il aurait pu alors être circonvenu. Il est sans doute possible de le conditionner au fonctionnement de l’ensemble. En cas de disparition de cet affichage d’alerte, Raspberry aurait alors pu entraîner le blocage complet de la carte, comme c’est le cas ici.

Peut-être que Raspberry Pi prendra ces remarques en compte et changera de politique, encore que je n’y crois pas trop. 

Raspberry Pi 5 : une nouvelle carte plus performante et plus chère

Raspberry ne veut plus de modification de mémoire sur ses cartes © MiniMachines.net. 2026

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Un autre microserveur HP sauvé de l’obsolescence, grâce à un Raspberry Pi

Un microserveur HP, on en a déjà recroisé un au début de l’année 2025. À l’époque, il avait été sauvé de l’obsolescence en intégrant simplement un MiniPC Intel N100 dans ses entrailles. Accompagné par une solution de contrôle SATA, ce MiniPC permettait de remplacer totalement le système original du constructeur qui date de… 2012.

microserveur HP

Car si le microserveur HP N40L en question fonctionne toujours bien, du moins son alimentation, ses caddies et sa ventilation, son cerveau commence à vraiment pas mal dater. Aussi bien d’un point de vue de ses performances que de sa consommation électrique et de ses connecteurs. En cas de panne, il est improbable que l’on puisse trouver des pièces de rechange, aussi, au lieu de jeter l’appareil, il est plus intelligent de transformer son électronique de base.

Ce même constat a été fait par le vidéaste EastMakes qui propose toutefois une approche différente. Il ne glisse pas un MiniPC avec un processeur à basse consommation dans le châssis, il a simplement décidé de concevoir une carte mère pour remplacer l’ancienne. Pour simplifier ce travail et baisser la note, la solution retenue est toutefois de ne pas développer la totalité des composants mais plutôt de créer un support pour abriter un Raspberry Pi Compute Module 5.

microserveur HP

Cela permet de retrouver un SoC plus rapide et moins gourmand tout en ouvrant la voie à des connectiques plus récentes. Exit l’USB 2.0 du HP N40L par exemple, bienvenue à l’USB 3.0. Au HDMI 2.0, au PCIe x1 Gen2 pour du NVMe et à l’Ethernet Gigabit.

La nouvelle carte mère parait surdimensionnée face à un Compute Module 5, mais elle est pensée pour venir se positionner dans les mêmes emplacements que celle du microserveur HP. Ce qui permet de positionner sa connectique aux emplacements d’origine. Cette solution permet également d’alimenter la nouvelle solution avec les éléments internes du HP N40L. Ce qui permet d’éviter de connecter deux prises pour un seul appareil et propose également de démarrer l’engin simplement avec le même bouton de façade qu’auparavant. La carte mère peut également se glisser dans le caddie prévu à cet effet dans le microserveur HP pour une utilisation plus pratique.

Ce n’est pas encore une solution pour votre Microserveur HP

Si vous avez fait partie des nombreux internautes à avoir craqué pour ce type de serveur à l’époque, les N40L et N54L se sont extrêmement bien vendus car ils étaient fort peu chers et performants, vous vous demandez si ce type de carte d’extension va être proposé d’une manière ou d’une autre.

Pour le moment la carte n’est pas connectée aux baies 3.5″ du serveur d’origine, ce qui enlève un peu d’intérêt à la solution… Mais évidemment, il suffit de remplacer le SSD NVMe intégré pour les tests par une carte d’extension M.2 SATA multi connecteurs comme pour le précédent modèle afin de connecter les quatre baies à l’ensemble. Je ne sais pas si ces manipulations techniques particulières seront nécessaires sous Rasperry Pi mais Linux saura très bien piloter ce type d’intégration. Il ne manque plus qu’à compléter le projet avec la prise en charge des connecteurs de façade pour retrouver une alternative complète et parfaite à la carte mère de ces increvables microserveur HP. 

Pour le moment rien n’indique que les plans et les informations nécessaires à la création de ces cartes ne soient proposés. Aucune piste pour leur mise en vente n’est non plus évoquée. La solution la plus simple reste donc de glisser un MiniPC dans le châssis à la place de la baie supérieure de l’engin. Cela n’a pas que des avantages, mais c’est une approche beaucoup plus facile pour un néophyte qui ne voudrait pas mettre les mains dans autant de cambouis.

Merci à Luz pour l’info !

Le HP Proliant N54L zombifié au N100

Un autre microserveur HP sauvé de l’obsolescence, grâce à un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

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Open Printer : des nouvelles de l’imprimante Open Source

Mise à jour du 21/09/2026 : L’équipe d’Open Printer vient de publier une petite vidéo qui présente rapidement l’imprimante. D’une durée d’une grosse minute, elle montre notamment la machine en action en niveaux de gris et en couleurs. On y découvre une imprimante beaucoup plus rapide que ce que j’anticipais et la réalisation d’une page en rouleau qui ouvre des possibilités très intéressantes pour imprimer sur des formats A3 ou encore plus large.

La vidéo est accompagnée d’une mise à jour de sa page de financement participatif. Sur celle-ci, un sondage est réalisé pour prendre en compte l’avis des éventuels intéressés. La campagne devrait débuter cet automne.

Billet original du 30/09/2025 : Vous avez été très nombreux à m’envoyer le lien vers le financement participatif de l’Open Printer. Cette imprimante papier étant assez surprenante dans son approche comme dans son esthétique, elle a, semble-t-il, interrogé beaucoup d’entre vous.

Il faut dire que les deux mots sont historiquement assez antinomiques. « Open Printer » c’est un peu comme « gentil dictateur » ou « fantôme incarné », cela ne colle pas bien ensemble. Quand on parle d’imprimante classique sur Minimachines, c’est souvent pour parler des dérives des marques qui les fabriquent et qui les enferment toujours plus dans un système absolument étanche. L’exact inverse de tout ce qui est « Open » donc. On parle de DRM, d’incompatibilité, de composants et de consommables protégés et d’obsolescence programmée. Associer « Open » et « Printer » revêt presque un caractère sacrilège et pourtant, c’est bien ce qui est proposé ici en financement participatif. 

Open Printer

Le projet est simple, proposer au public une imprimante ouverte et libre, constructible, réparable et dont les consommables ne soient pas liés à une marque tierce. Cela parait évident mais c’est un vrai défi à relever. Sur le papier, cela ne semble avoir que des avantages. On retrouve une imprimante couleur capable de manger aussi bien des formats A4 que A3. Il sera également possible de lui donner à imprimer en longueur avec du papier en rouleau. La définition est plus que correcte avec du 600 PPP en noir et blanc et jusqu’à 1200 PPP en couleur. Pour parvenir à ce résultat, l’imprimante se base sur une tête d’impression HP 302 massivement disponible sur le marché. L’encre peut être de n’importe quel type adapté, il suffira de remplir une cartouche pensée pour être rechargée. Une solution qui permettra de changer facilement la tête  d’impression en cas de pépin et qui évitera d’acheter de l’encre coûtant au millilitre autant qu’un parfum de luxe.

Open Printer

La connexion à l’imprimante pourra se faire de manière classique via un port USB type-C qui se branchera à la carte Raspberry Pi Zero 2W qui servira de cerveau à l’Open Printer. L’appareil profitera de la connexion Wi-Fi de la carte pour recevoir des documents distants sans fil. Un port USB Type-A permettra également de lancer une impression en direct en connectant une clé USB et en contrôlant le tout avec un petit écran de 1.47 pouces en 320 x 172 pixels grâce à une molette de navigation. Un détail qui me fait d’ailleurs penser aux premières imprimantes 3D avant l’arrivée des petits écrans tactiles. Le tout mesurera 50 cm de large pour 10 cm de profondeur et 11 cm de hauteur. Un format qui permet d’accrocher l’Open Printer au mur pour gagner de l’espace.

Si on considère l’ensemble de ces éléments et le fait que l’objet soit documenté en format Open Source via un format Creative Commons 4.0, on a là un projet à l’étendue absolument considérable. Il faut se souvenir que les toutes premières imprimantes 3D accessibles du marché ont été fabriquées par des passionnés qui ont développé des logiciels open source et assemblé du matériel disponible à la vente pour tout un chacun. Soit exactement le schéma repris ici par ce projet Open Printer. Petit à petit, le foisonnement d’idées des internautes et la mise en commun des compétences de milliers d’ingénieurs et de programmeurs a fini par produire des imprimantes 3D, des protocoles et des développements de haut niveau. Un microprogramme comme Klipper est un développement libre, Open-Source qui anime le cœur de nombreux modèles d’imprimantes 3D aujourd’hui. 

Ma toute première imprimante 3D, une Anet A8, nécessitait un temps de montage et de calibration démentiel.

Aujourd’hui les imprimantes 3D sont Plug’n’Play dès la sortie du carton

La suite, on la connait. L’émulation du libre a conduit des entreprises à développer leurs propres modèles d’impression 3D en s’appuyant plus ou moins sur les développements libres. Créant un foisonnement d’idées et de solutions tel que des progrès incroyables ont été portés en quelques années. L’impression 3D qui était un loisir pour passionnés fortunés ayant beaucoup de temps libre il y a 10 ans est désormais une pratique accessible et facile aujourd’hui. 

Un projet comme Open Printer pose encore beaucoup de questions.

A la lecture de la fiche technique de l’Open Printer, un détail a retenu mon attention. Le fait que le projet ne présente aucune vidéo de fonctionnement ni aucun détail sur la vitesse d’impression proposée par l’imprimante. Je suppose que l’impression d’une page ne doit pas être des plus rapides. Le détail du tarif de l’engin n’est pas non plus spécifié. Cela me chiffonnait au départ et puis je me suis posé dans la perspective de l’impression 3D. Les prix du début ont fondu très rapidement. La vitesse d’impression a également explosé. Ce qui prenait 4 heures à imprimer à ma toute première imprimante ne prend plus que 15 minutes à la toute dernière arrivée au labo.

Si Open Printer crée le même genre de mouvement de fond. Si cette imprimante Open Source est le premier domino d’un long jeu de développement et d’améliorations techniques. Il y a fort à parier que dans quelques années des kits de construction d’imprimantes similaires soient disponibles sur le marché. Un constructeur tiers pourra très bien développer une tête d’impression sur mesure. Un autre des kits d’alimentation en encre ou un jeu de moteurs plus rapides. Des internautes pourront proposer des formats encore plus grands pour imprimer sur du A2, par exemple, ou pour imprimer des plans ou des affiches. On peut même imaginer que d’autres constructeurs se mettent à développer des modèles basés sur le même principe, comme cela a été fait dans le monde de l’impression 3D. Et tout cela serait une excellente nouvelle pour les consommateurs. Un peu moins pour les marques qui proposent depuis toujours des imprimantes à 50€ pour se rattraper ensuite sur la durée avec des kits d’encre à 35€…

Open Printer sur Crowd Supply

Open Printer : des nouvelles de l’imprimante Open Source © MiniMachines.net. 2026

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Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck

Un Cyberdeck est un appareil souvent parfaitement inutile mais ô combien satisfaisant. Il s’agit de réunir dans une formule mobile l’ensemble des pièces d’une machine informatique et de l’adapter à ses besoins. En ouvrant un peu les yeux sur la réalité des productions, il n’y a souvent pas grand-chose de mieux que ce que propose un ordinateur portable classique.

Les cyberdecks sont souvent peu puissants, lourdauds, encombrants et manquent d’autonomie. Il est très régulièrement plus intéressant économiquement d’acheter un ordinateur portable d’occasion que de s’enfermer pendant des heures à souder des composants en se grattant la tête tout en espérant que ça fonctionne au final. Le but avoué de ces engins n’est pas de concurrencer un ordinateur classique sur son terrain : comme souvent dans ce genre de construction électronique, l’important c’est plutôt l’apprentissage, le chemin. Et évidemment la satisfaction d’arriver à produire quelque chose de ses mains.

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le fait de fabriquer ce type d’appareil, de choisir ses composants, de les associer, de comprendre les différents mécanismes en jeu et bien entendu de faire tourner un système dessus n’a pas de pareil. C’est pour cela que les Cyberdecks sont populaires et qu’ils touchent de plus en plus les gens. Dernièrement la presse grand public a commencé à faire écho du phénomène. Découvrant un poil en retard des constructions qui datent depuis bien longtemps. Le Reddit Cyberdeck a vu le jour en… 2016. La première mention sur Minimachines date de 2020… Pas mal d’articles sont apparus ces derniers temps pour mettre en avant ces constructions et, aujourd’hui, c’est au tour de Raspberry Pi de sauter dans le train.

Les Raspberry Pi au cœur du mouvement Cyberdeck

Les cartes Raspberry Pi sont employées depuis des années pour fabriquer ces machines. Leur faible consommation, leur capacité à piloter des éléments externes grâce à leurs broches GPIO et la possibilité d’installer différentes solutions Linux en interne en ont fait un outil de choix pour ces solutions particulières. Il est donc assez logique de voir la société s’emparer du phénomène pour améliorer son marketing. Le guide proposé ici est un classique des projets du genre. Une malette type « Pelican » renforcée qui embarque un Pi 5, un petit clavier Bluetooth, un écran 7″ tactile, du stockage, des batteries LiPo et qui assemble tout cela du mieux possible. Vous trouverez exactement la même recette sur des dizaines de sites de « Makers » classiques.

Avec l’augmentation des prix des composants, certains redécouvrent de vieux Raspberry qui dorment dans leurs tiroirs. Ne sachant pas trop quoi en faire, la  tentation de fabriquer de nouvelles choses les titille. Un Cyberdeck pourrait sans doute être un projet intéressant à mener.

Un Cyberdeck d’un internaute en août 2025

Raspberry Pi : d’influenceur à suiveur

Une chose me parait claire dans cette publication, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’a proposé la fondation Raspberry Pi à sa grande époque. Fondation qui s’est plus que largement éclipsée après l’entrée en bourse de la marque en 2024. La priorité a très largement été donnée aux partenaires industriels du fabricant et, depuis les pénuries Covidiennes, l’aspect grand public a été mis de côté. L’envolée des tarifs matériels a enlevé, les stocks ont disparu des étals. Ce qui a enlevé beaucoup d’intérêt aux solutions.

D’ailleurs, le Cyberdeck proposé ici est totalement hors de prix. Entre le Raspberry Pi 5 16 Go à 325€, la clé USB 128 Go à 64€, l’écran 7″ à 45€, le clavier Bluetooth a 35€ et l’ensemble des autres composants qui, tous accumulés, rajoutent une bonne centaine d’euros, le projet est bien plus cher qu’un ordinateur portable complet en seconde main chez AFBshop.

Du reste, quand, il ya quelques années Raspberry Pi proposait des guides, c’était pour défricher de nouveaux sujets. Encourager les gens à créer des choses nouvelles : stations météo, appareils photo, solutions domotiques et autres. La Fondation, à son apogée, débordait de propositions originales et encourageantes. Les cartes ne coûtaient pas grand-chose et une vraie émulation existait autour de ce type de produits. Aujourd’hui, les propositions sont rares et surtout, ce ne sont que des versions réécrites de projets déjà maintes fois rabâchés.

Un autre Cyberdeck amateur datant de Novembre 2025

Alors je ne vais pas cracher dans la soupe et je trouve que l’apparition d’un numéro du magazine officiel de Raspberry Pi d’août 2026 dédié aux Cyberdecks est très positive. Le guide est également intéressant a suivre. Mais la marque arrive bien après que le train soit en marche et ne propose absolument rien de novateur. Il s’agit juste de glisser un maximum de produits avec son logo dans un projet pour améliorer ses ventes et son image. En transposant cela à un autre secteur, on a surout l’impression de lire la recette proposée au verso d’une plaque de chocolat pâtissier. On vous encourage a cuire le gâteau le plus riche possible en chocolat. avec une grosse idée derrière la tête.

Le mouvement Cyberdeck n’a depuis longtemps plus besoin de la fondation pour avancer. Pour preuve, les projets les plus récents dans le genre montrent des réalisations autrement plus complexes et impressionnantes que celle proposée. Bref, Raspberry Pi est ici fortement à la traîne.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5

Un magnifique Cyberdeck Handheld DIY sous Raspberry Pi 5

Pilet : un cyberdeck modulaire avec un écran 7″ et un RPi5

Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck © MiniMachines.net. 2026

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