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Petit Le Mans 2026 : les trois clés de la course

Petit Le Mans 2026 : les enjeux

Petit Le Mans 2026 : dernier rendez-vous et des titres en jeu. Comme toujours, la classique automnale de l’IMSA, disputée ce week-end sur 10 heures en Géorgie, distribuera les couronnes aux pilotes, équipages et constructeurs. 

Dans la catégorie reine GTP, les jeux sont quasiment faits. Sauf grosse surprise – par exemple un forfait – le Britannique Jack Aitken (Cadillac n°31) devrait remporter la distinction la plus importante de sa carrière. 

Son seul adversaire mathématique, l’inattendu Laurin Heinrich (Porsche) compte 151 points de retard après les qualifications. Cadillac est parallèlement tout près de s’attribuer son premier titre constructeur depuis 2023.

Toutefois, Aitken l’a promis : « on arrive ! ». L’Anglo-Coréen ne mènera donc pas une course d’attente avec ses équipiers Frederik Vesti et Earl Bamber à bord de la Cadillac Action Express n°31. Ses débuts parfois brouillons en endurance ne sont qu’un souvenir : il est devenu l’une des vedettes de la discipline. 

Les intrigues de ce Petit Le Mans 2026 sont également nombreuses au sein du plateau de 11 voitures. Acura stoppera son programme avec l’ARX-06 après le damier. Tom Blomqvist (Acura n°60) a réalisé la pole position vendredi. Un dernier triomphe, avec une livrée de circonstance, aurait la saveur d’une consolation. 

Photo : Acura

L’usine Porsche-Penske n’a rien gagné depuis les 12 Heures de Sebring. Et l’équipage de la n°6 composé de Kévin Estre, Laurens Vanthoor et Matt Campbell ambitionne sans doute effacer l’inquiétant spectre d’une année sans victoire. 

Fort de sa victoire récente à Indianapolis, l’alliance germano-belge BMW-WRT veut triompher pour la première fois dans une manche de la Michelin Endurance Cup, regroupant les courses de longue durée. 

Luttes passionnantes en LMP2 et GTD

Dans la catégorie LMP2, la lutte pour le titre demeure très ouverte. Le Français Tom Dillmann (Oreca Inter Europol n°43) pourrait gagner sa deuxième couronne après 2024. Associé à Jeremy Clarke, il compte dix points d’avance sur le tandem George Kurtz/Alex Quinn.

La lutte promet aussi d’être passionnante en GTD Pro. La Corvette n°4 de Tommy Milner et Nicky Catsburg est en tête des tableaux avec 42 points d’avance sur la BMW M4 pilotée par Connor De Phillippi et Neil Verhagen après les qualifications. Une victoire rapporte 350 points.

La Lamborghini Temerario d’Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell reste dans la course au titre avec un écart de 60 unités à combler. Les deux pilotes du Taureau seront accompagnés ce week-end par le Français Franck Perera. 

Petit Le Mans 2026 : les pneus

Road Atlanta clôture la saison d’IMSA. Or, c’est au coup d’envoi de la campagne, en janvier, à Daytona, que Michelin avait lancé sa nouvelle gamme pneumatique Pilot Sport Endurance. Ces gommes incorporent notamment 50 % de matériaux renouvelables ou naturels. 

Le manufacturier avait notamment pour ambition de faciliter la mise en température. Cet exercice difficile – les couvertures chauffantes étant proscrites – rendait le pilotage pointu dans les premiers tours. La nouvelle gamme améliore la situation. 

« La montée en température est fantastique, se satisfait Matthieu Bonardel, directeur de Michelin Motorsport. Nous n’avons plus de remarques de la part des pilotes, ce n’est même plus un sujet. Ils peuvent attaquer dès le début de leur relais. Nous voulions progresser, mais je pense que nous sommes allés au-delà de ce que nous envisagions ».

Ce week-end, la dotation pneumatique s’élève à neuf trains de Pilot Sport Endurance de mélange medium. « C’est un circuit très thermique, explique l’ingénieur. Il n’est pas très usant, mais le revêtement est très lisse en termes de macrotexture et très rugueux, un peu comme du papier de verre. Cela génère beaucoup de grip, mais aussi beaucoup de température parce que, quand on n’use pas, la chaleur perdure. »

La plupart des concurrents tenteront ainsi de doubler leurs relais pendant la journée afin de conserver un maximum de pneus frais pour la fin de l’épreuve, disputée de nuit. 

Petit Le Mans : le terrain

Road Atlanta est un circuit court (4,088 km). Et 54 équipages s’élanceront ce samedi soir. Ce qui revient à une moyenne d’une voiture tous les 76 mètres de piste. 

Une densité unique en endurance : le rapport est par exemple d’une voiture tous les 220 mètres au Mans. On comprend alors que le nombre d’altercations ou de rixes entre les concurrents soit plus élevé sur le tracé géorgien qu’ailleurs. 

Ajoutons le fait que la piste est sinueuse, avec surtout une série de « esses » rendant plus périlleux les dépassements entre les voitures des quatre catégories. Si l’on rajoute encore la nervosité liée aux enjeux sportifs, on obtient un cocktail détonnant. 

La direction de course ordonna 6 neutralisations l’an passé. 5 en 2024. Et 13 en 2023. L’irruption de la voiture de sécurité (ou full course yellow) regroupe le peloton et peut donc redistribuer les cartes. 

Petit Le Mans est donc habituellement une course hachée, où les concurrents tentent de rester dans le même tour que les leaders. Puis donnent tout dans les dernières heures… 

La cadence de ces neutralisations peut d’ailleurs avoir un impact sur le sprint final. Ce fut le cas en 2025. Si les quatre dernières heures se déroulèrent sous régime de drapeau vert, toutes les voitures eurent besoin d’un ultime ravitaillement dans les dernières minutes. 

Ceci ouvrit le jeu stratégique, permettant à des outsiders de se glisser dans la lutte pour le podium. La Lamborghini n°63 de Romain Grosjean ou l’Aston Martin n°23 de Roman De Angelis animèrent ainsi les derniers tours de nuit. 

Il y aura du suspense jusqu’au bout.

Petit Le Mans 2026

  • Départ samedi à 18h10 (heure française)
  • Diffusion TV : IMSA-TV et Automoto La Chaîne

A lire :

Le grand bloc notes des 12 Heures de Sebring

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WEC 6H de Fuji : Alpine avait course gagnée avant de tout perdre

Les 6 Heures de Fuji ont été une course à rebondissements. Après la dernière voiture de sécurité, Toyota et BMW ont montré leur talent en stratégie. La Toyota #8 s’impose et prive Alpine pourtant plus rapide ce weekend.

La pluie a considérablement perturbé le weekend

Ces 6 Heures de Fuji ont été très particulières. En effet la pluie tombe abondamment le samedi et les conditions de piste ne sont pas sures. En conséquence, les qualifications sont annulées. Et pour établir la grille, on prend les meilleurs temps réalisés lors des trois séances d’essais libres.

A ce petit jeu, c’est Alpine avec la #36 et Victor Martins qui partira en pole. Elle devait devancer l’Aston Martin #007 mais elle a pris deux places de pénalité pour un accrochage. C’est donc la deuxième Alpine #35 qui l’accompagne en première ligne. Du tout bon pour Alpine pour l’une des dernières courses (on y reviendra). La Genesis GMR-001 sera 3e.

Derrière, on sent que le weekend sera long pour Toyota et BMW qui se battent pour le titre constructeur et pilotes. Les Toyota sont 8 et 13e ! Chez BMW on est 14 et 17e ! Les Peugeot sont 9 et 15e.

Bref, tout semblait au beau fixe pour Alpine. Mais en endurance, il faut savoir s’adapter aux faits de course. Et ces faits de course ont été nombreux. Pendant les 3 premières heures, les Alpine ont déroulé leur programme respectif (différent). L’Aston Martin est 3e et la Toyota #8 est remontée à la 4e place. Chez Toyota on a la science de la course.

Dans les péripéties, la Toyota #7 avec De Vries revenait sur l’Alpine #35 en début de course. Les deux voitures frottent et la Toyota part en tête-à-queue. Chez Peugeot c’est la soupe à la grimace avec des soucis de boîte apparus très tôt sur la #93 qui abandonne. Evidemment, le circuit de Fuji est « petit » est donc les contacts entre hypercars et LMGT3 sont nombreux. BMW y perdra un pneu pour la #20 lors d’un contact avec la Ferrari #51. La Peugeot #94 a frotté avec une Aston Martin GT3 (qui a fini hors piste).

Les LMGT3 ont connu un accrochage « massif » en début de course. Bref, c’était animé.

Alpine privée d’un doublé qui lui tendait les bras

Mais le rebondissement ultime arrive dans la dernière heure. Alors que les deux Alpine sont en tête devant l’Aston Martin 009, l’Aston Martin #27 de Drudi touche la McLaren #58 en bout de ligne droite. La McLaren part dans le rail. Le pilote va bien, mais le rail est touché. C’est une voiture de sécurité qui sort à 56 minutes environ de la fin de course.

En endurance, la pit lane est fermée. Il faut donc attendre que tout le monde soit regroupé pour qu’elle ouvre. Autant dire que la moindre seconde dans les stands se paie en piste. Et c’est justement là que Toyota et BMW ont usé de leur science de la course.

En effet, Toyota et BMW n’ont pas remis le plein d’énergie, pariant sur un safety car long, le temps de réparer le rail. Chez Alpine, on a mis plus d’énergie, et surtout sur la 36 on a mis deux pneus tendres neufs. Ce décalage de tactique fait reculer les Alpine une fois revenues en piste.

La pluie semblait se renforcer, histoire de jeter un peu plus d’incertitude. Certains tentent le pari des intermédiaires. Mais la pluie ne tombera pas plus que cela finalement. Et comme prévu par Toyota et BMW, la réparation du rail dure. 36 minutes de voiture de sécurité, il ne reste que 19 minutes de course.

Devant, Martins double rapidement Milesi avec les pneus neufs d’un côté. Il faut aller rapidement attaquer la BMW. Il mettra plusieurs tours car Vanthoor se défend avec toute son expérience. Martins a 2 secondes de retard sur Toyota…il rattrape très vite Hirakawa qui a gardé un peu d’énergie pour pouvoir se défendre. 3 petits tours pour tenter de passer…cela ne le fera pas.

Les Ferrari ont été « absentes » de ce weekend. Jamais en rythme elles ont dû batailler en piste avec les problèmes que cela apporte.

Classement Hypercar des 6 Heures de Fuji 2026 WEC

Au final, Toyota remporte une victoire totalement inespérée. Mais l’écurie Toyota est sans doute l’une des meilleure en exécution de course, et surtout ils savent s’adapter aux faits de course instantanément. En décidant de changer les pneus, et de mettre plus d’énergie, Alpine a sans doute perdu un doublé qui s’offrait à eux. Mais c’est facile à dire depuis son canapé.

Pour revenir sur la remarque du début de l’article, Alpine a décidé d’arrêter le WEC. C’est acté. Mais, Alpine chercherait à continuer d’engager les voitures, sous un autre nom. Et ce nom pourrait être son partenaire chinois Geely ! Les A424 seraient alors rebadgées et l’écurie resterait avec Sinault. Mais, pour le moment aucune confirmation.

A noter qu’Alpine a décidé d’écarter Fred Makowiecki et Antonio Felix da Costa pourtant les plus expérimentés et qui auraient pu parler d’une tactique différentes. Mais, cela pourrait montrer ce que donnerait Alpine avec les deux fois deux pilotes, pour convaincre Geely. Mouais.

Pos.N°TeamLaps
1#8TOYOTA RACING203
2#36ALPINE ENDURANCE TEAM203
3#15BMW M TEAM WRT203
4#35ALPINE ENDURANCE TEAM203
5#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTA203
6#94PEUGEOT TOTALENERGIES203
7#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTA203
8#7TOYOTA RACING203
9#009ASTON MARTIN THOR TEAM203
10#51FERRARI AF CORSE203
11#19GENESIS MAGMA RACING203
12#83AF CORSE202
13#20BMW M TEAM WRT202
14#007ASTON MARTIN THOR TEAM202
15#17GENESIS MAGMA RACING202
16#50FERRARI AF CORSE145
17#93PEUGEOT TOTALENERGIES67

En LMGT3, les Corvette en tête lors du dernier drapeau vert n’ont pu résister à la BMW #32 et l’Aston Martin #27. 3e place pour la #34 tout de même.

Pos.N°TeamLaps
1#32TEAM WRT187
2#27HEART OF RACING TEAM187
3#34RACING TEAM TURKEY BY TF187
4#54VISTA AF CORSE187
5#33TF SPORT187
6#69TEAM WRT187
7#91MANTHEY DK ENGINEERING187
8#10GARAGE 59187
9#77PROTON COMPETITION187
10#78AKKODIS ASP TEAM187
11#87AKKODIS ASP TEAM185
12#92THE BEND MANTHEY181
13#79IRON LYNX178
14#21VISTA AF CORSE184
15#58GARAGE 59160
16#23HEART OF RACING TEAM37
17#88PROTON COMPETITION1
18#61IRON LYNX1

Les classements WEC 2026

Au championnat du monde WEC, Toyota étend sa domination sur BMW avec 23 points d’avance. Il reste deux courses et les japonais peuvent remporter un titre alors que la voiture n’est pas la plus rapide en piste (merci les Bop et autres). Sauf que la science de la course et savoir chopper les points là où ils sont font la différence.

Ferrari a pris un gros coup de bambou à Fuji et ne marque qu’un petit point ! Résultat Alpine revient à 19 points, à égalité avec Cadillac. Et dire que le programme pourrait être jeté aux orties.

Au championnat pilotes, les pilotes de la Toyota #8 dépassent leurs concurrents et coéquipiers de la #7. Ils prennent les commandes du championnat avec 10 points d’avance. Les ex-numéro 1 de la BMW #20 marque 0 point et reculent en 3e position.

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WEC : la FIA envisage-t-elle de se passer de l’ACO et des 24 Heures du Mans pour 2027 ?

La FIA et l’ACO restent sans accord pour la WEC 2027. Un autre promoteur pourrait être choisi pour organiser le championnat à l’avenir.
Cela jette une zone d’ombre sur l’intégration des 24 Heures du Mans au calendrier FIA WEC 2027. Mais qui voudra d’un championnat sans ce monument du sport automobile d’endurance ?

Les contrats entre la FIA et l’ACO auraient expiré en juin

C’est le média allemand Auto Motor und Sport qui sort l’information. Le désaccord entre la FIA et l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) porte notamment sur les nouveaux contrats encadrant leur collaboration. Ceux-ci ont en effet expiré en juin 2026 et le renouvellement achope.

Le premier contrat confie à Le Mans Endurance Mangement (LMEM), une filiale de l’ACO, l’organisation du championnat du monde d’endurance. Le second prévoit que les 24 Heures de Le Mans figurent au calendrier de la WEC.

Ces accords définissent également plusieurs éléments de leur coopération, dont les contributions financières versées à la FIA pour les titres mondiaux, les droits de participation aux décisions, ainsi que les responsabilités de chaque partie.

La FIA réclamerait davantage de moyens et de pouvoir

Réélu – sans concurrence – en décembre 2025, le président de la FIA Mohammed ben Sulayem avait engagé une renégociation des contrats liés aux différents championnats du monde automobiles.

Selon des sources internes citées dans le communiqué, la FIA souhaite notamment obtenir davantage de moyens financiers, de pouvoir et de participation aux décisions techniques. Elle demande également une visibilité accrue sur les circuits.

Des accords récents ont déjà été conclus avec les promoteurs de la Formule 1 et de la Formule E, ainsi que dans le cadre de la commercialisation du championnat du monde des rallyes. La WEC reste, selon le communiqué, le dernier dossier non réglé. Il faut dire que la FIA semble gourmande sur le montant et surtout désireuse d’évincer l’Automobile Club de l’Ouest qui a la main mise sur le règlement et les 24 Heures du Mans.

Un changement de promoteur à l’étude ?

Les négociations avec l’ACO n’ayant pas abouti, la FIA étudierait désormais la possibilité de confier l’organisation de la WEC à un autre promoteur.

Une procédure d’appel d’offres publique pourrait même être lancée pour désigner cet éventuel nouveau promoteur. Une façon de mettre la pression sur l’ACO et Pierre Fillon ? Ouh là ! La pression n’est peut-être pas dans ce camp.

Quel avenir pour les 24 Heures de Le Mans ?

Si la FIA et l’ACO se séparaient, les 24 Heures de Le Mans pourraient ne plus faire partie du championnat du monde d’endurance.

Auto Motor und Sport évoque également des conséquences possibles sur les décisions concernant le règlement technique de la catégorie Hypercar à partir de 2030. Ces choix sont actuellement liés à l’ACO et à son partenaire américain IMSA.

La coopération entre l’ACO, la FIA et l’IMSA pourrait elle aussi être affectée par une rupture entre les deux premières organisations. En gros, scission pure et simple, ou accord boiteux.

Qui voudra d’un championnat sans les 24 Heures du Mans ?

Pour le moment, ce sont des rumeurs, mais le média est souvent assez bien informé. Si le clash devait aller au bout, ce ne serait pas une première. En 1990, l’ACO entre en bras de fer avec Jean-Marie Balestre alors « triple-président » (FIA, FISA et FFSA). Balestre veut (déjà) que l’ACO paie beaucoup plus pour que les 24 Heures du Mans soient au calendrier du Championnat du Monde des Voitures de Sport (WSC).

Pour contraindre l’ACO, la FIA refuse d’homologuer tout circuit ayant une ligne droite de plus de 2 km. Les Hunaudières, symbole du grand circuit du Mans doivent être coupées. Ce sera la création des chicanes et la fin des 400 km/h de pointe. L’édition 1990 est hors championnat.

Mais, le temps a changé. Désormais, le WEC dépend totalement des 24 Heures du Mans. Aucun constructeur ne s’engagerait à plusieurs dizaines de millions d’euros de budget si c’est pour que les 24 Heures ne soient pas au calendrier.

Et si le règlement interdit les voitures du WEC de s’aligner, ou alors avec une pénalité « subtile », il n’y aura aucun intérêt à y aller. Sauf que les 24 Heures existeront toujours, avec ou sans le WEC ! « MBS » veut jouer, mais il n’est pas certain qu’il ait toutes les cartes en main cette fois-ci.

Un peu de dystopie : ACO contre WEC

Imaginons que la FIA (enfin son Président) s’entête et qu’il y a scission avec l’ACO. Rien n’empêcherait les 24 Heures du Mans de se tenir, hors FIA (la rancune…). Et rien n’empêcherait l’ACO d’organiser un mini-championnat en prenant quelques circuits mythiques prêts à affronter l’ire de MBS. Le Mans, Le Castellet, Spa-Francorchamps, Monza et pourquoi pas une virée Outra-Atlantique avec l’IMSA ?

Ironiquement, après le bras de fer FISA-ACO, le WSC a sombré. Devenus trop puissants, les moteurs pouvaient aller briller en Formule 1, plus attractive. Un désengagement qui a sonné le glas du WSC. Le titre de « World Sportscar » est alors récupéré par…l’IMSA (International Motor Sports Association). Bis repetita avec la querelle WEC ACO ?

A trop vouloir être omni-président, le Président de la FIA pourrait bien se brûler les ailes.

Mise à jour : La FIA n’a pas tardé à réagir et confirme qu’un accord est déjà là pour 2027, ce que l’ACO avait annoncé à Ouest-France. Cependant, rien n’est dit sur l’après 2027.

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WEC Lone Star Le Mans 2026 : Hold-up de Ferrari au Texas, premier podium pour Alpine !

Le circuit des Amériques (COTA) a offert un final absolument dantesque pour la cinquième manche du championnat FIA WEC. Alors que Toyota semblait foncer vers une victoire incontestée, un coup de théâtre mécanique dans les ultimes minutes a offert la victoire à la Ferrari n°50. Derrière ce duel de géants, Alpine signe son tout premier podium de la saison.

Le coup de tonnerre Toyota, l’offrande pour Ferrari

La course semblait pourtant pliée. Le départ fut un peu chaotique avec une pluie soudaine sur la partie « du fond » du circuit. Mais elle était séchante et cela a contraint les écuries à débuter en pneus slicks sur une piste piégeuse. On pensait que cela allait être le chaos, mais les pilotes se sont bien tenus, enfin sur les premiers tours. La nature est revenue au galop et les manoeuvres « délicates » ont commencé.

La hiérarchie s’est progressivement stabilisée et les écuries ont commencé à dérouler leurs tactiques et leurs programmes. Partie depuis la pole position, la Ferrari 499P n°51 a dominé les deux premières heures avant de reculer drastiquement dans le trafic.

C’est alors la Toyota GR010 Hybrid n°7, emmenée par Nyck de Vries, Kamui Kobayashi et Mike Conway, qui a dicté son rythme. Maîtrisant parfaitement les débats et résistant à une relance tardive derrière la Safety Car, le prototype nippon s’envolait vers un succès mérité.

Comme une répétition des 24 Heures du Mans 2016

Mais à seulement 12 minutes du drapeau à damier, le destin a basculé : une panne hydraulique soudaine a privé Nyck de Vries de direction, le contraignant à immobiliser sa monture dans le garage. Cette fois, ce n’est pas le turbo, mais on ne peut s’empêcher de songer qu’en juin, il y a 10 ans, Toyota remportait les 23h56 du Mans mais perdait l’édition des 24 Heures du Mans.

À l’affût, la Ferrari n°50 d’Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen n’en demandait pas tant. En embuscade après avoir chipé la deuxième place quelques boucles plus tôt, Nielsen a hérité des commandes pour filer vers le premier succès de la saison de la firme de Maranello, relançant totalement la course au titre mondial.

Alpine au bout du suspense, Cadillac en dauphin

Sous le drapeau à damier, la Ferrari devance de quatre secondes la très régulière Cadillac V-Series.R n°38 de l’équipe Jota / Hertz Team JOTA, qui s’empare d’une superbe deuxième place. Pas sûr que Aitken, Bamber et surtout Bourdais n’auraient pas préféré la victoire à cette belle 2e place.

Le grand motif de satisfaction côté français vient d’Alpine. Auteure d’une superbe prestation d’ensemble, l’Alpine A424 n°35, notamment pilotée par un Charles Milesi très incisif en fin de course, s’offre la troisième marche du podium. Malgré une pénalité que d’aucuns jugent sévère de cinq secondes infligée dans le sprint final, la marque au A fléché débloque son compteur de podiums cette année, complétant le tir groupé tricolore par la 5e place de la voiture sœur n°36.

A noter la belle 4e place pour l’Aston Martin Valkyrie #007. La Toyota #8 ne fait pas mieux que 6e, devant des BMW moins en verve désormais. La première Peugeot est 10e, la deuxième 16e et dernière hypercar en course.

La fête pour Ian James et The Heart of Racing

En LMGT3, la fête est totale pour l’écurie américaine The Heart of Racing (THOR) qui impose son Aston Martin Vantage n°27 à domicile. Surtout que la deuxième voiture est 3e de la course derrière la Porsche #91 du Manthey DK Engineering. La 27 est la voiture du patron Ian James qui engage les deux Vantage AMR LMGT3 mais également les deux Valkyries (d’où le THOR Team).

Au classement constructeur, Toyota avait l’occasion de creuser l’écart sur BMW. Finalement le constructeur nippon ne prend que 4 points aux Allemands. Ferrari recolle au duo, mais compte encore 26 points de retard.

Au championnat pilotes, on a un regroupé avec ce rebondissement. Les trois premiers équipages signent un zéro pointé ! De même que l’équipage de la 51.

Prochain rendez-vous le 27 septembre pour les 6 Heures de Fuji, où Toyota aura à cœur de prendre sa revanche à la maison. Ensuite, il restera les 6 heures de Barcelone en octobre et les 6 heures de Monza début novembre. L’Europe à la rescousse vu que le Moyen-Orient est dangereux en ce moment.

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