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Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

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Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

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Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

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Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

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Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Les patrons à la caisse
Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Qui paie les pots cassés quand les agents IA deviennent incontrôlables ? La question se pose chez les assureurs, qui pourraient se tourner vers les patrons d’OpenAI, Anthropic et consorts pour leur présenter la facture.

Le courtier en assurances Aon a analysé plus de 300 affaires judiciaires liées à l’IA : il arrive à la conclusion que les assureurs seront amenés à indemniser les victimes des agents IA dans les contrats couvrant la cybersécurité, les erreurs et omissions technologiques, ou encore la propriété intellectuelle.

D’après plusieurs responsables du secteur interrogés par le Financial Times, les assureurs pourraient demander des comptes aux patrons des entreprises IA quand leurs agents brisent leurs chaînes et s’attaquent à tout ce qui bouge en ligne. Tim Rayner, responsable de la souscription et des sinistres au Royaume-Uni chez Verisk, estime qu’en l’absence de contrôle de l’activité de son entreprise, Sam Altman est responsable de l’incident impliquant Hugging Face. « Du point de vue de la responsabilité des dirigeants et administrateurs, c’est donc vers lui que l’on se retournerait. »

OpenAI, Anthropic et d’autres ont depuis révélé que leurs agents étaient à l’origine de plusieurs intrusions et attaques, provoquant un branle-bas de combat d’une ampleur inédite – jusqu’au conseil de sécurité de l’ONU. La question de la responsabilité se pose donc très clairement, et les assureurs sont en première ligne, car ce sont eux qui remboursent les dégâts causés par les agents.

Patrons responsables

« Il incombe à chaque PDG de s’assurer que son entreprise est correctement gouvernée et contrôlée », ajoute Tim Rayner, « L’IA ne change rien à cela. » Les entreprises de l’IA peuvent toujours souscrire des assurances responsabilité pour couvrir les pertes éventuelles liées à des poursuites contre les dirigeants, mais gare au coût de la prime.

Il n’existe cependant aucun précédent, la question n’ayant pas été tranchée par la justice. Les actionnaires ont aussi leur mot à dire, certains pourraient lancer des poursuites contre des dirigeants n’ayant pas géré correctement ces risques.

Dans son prospectus S-1 d’introduction en Bourse, Anthropic a identifié les risques « catastrophiques » posés par l’IA générative s’ils ne sont pas correctement maîtrisés. La technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité », reconnaissait aussi l’entreprise, fidèle à sa stratégie du marketing de la peur. Le document indiquait aussi que les modèles pouvaient développer des comportements d’« auto-préservation » en résistant à leur arrêt, en dissimulant ou en manipulant des informations, ou même adopter des comportements proches du chantage.

Un vide juridique à combler

Dans le compte-rendu officiel de l’incident Hugging Face posté fin août, OpenAI avait de son côté décrit des agents IA capables de contourner des contrôles techniques, de travailler ensemble au sein de canaux non approuvés et d’« entreprendre des actions dangereuses qu’aucun humain n’a ordonnées ».

Il y a là de quoi nourrir des plaintes contre ces entreprises. Mais les victimes des agents IA pourraient cependant avoir des difficultés à trouver un fondement juridique pour leurs plaintes. « Il n’existe pas encore de régime de responsabilité civile régissant l’utilisation de l’espace en ligne », rappelle Aaron Le Marquer, du cabinet d’avocats Stewarts.

Il indique que le secteur pourrait s’inspirer de l’accord à 18 milliards de dollars entre Meta et des États américains sur la nocivité des plateformes du géant des réseaux sociaux. Un tel modèle pourrait servir à définir les obligations dans l’espace en ligne, estime-t-il encore.

Cela pourrait même aller plus loin : « Je m’attends à voir apparaître des poursuites contre les entreprises d’IA pour d’éventuelles pertes sur le modèle des contentieux environnementaux du passé, mais aussi de ceux concernant le tabac ou l’industrie pharmaceutique », conclut Aaron Le Marquer.

En juillet, la justice américaine validait la proposition d’Anthropic de règlement d’une plainte menée par des autrices et auteurs qui accusaient la société d’avoir entraîné ses modèles avec leurs œuvres, sans autorisation. Les plaignants devraient récupérer 1,5 milliard de dollars. Les assureurs se préparent à des actions en justice qui concernent la responsabilité des entreprises IA pour leurs produits, les biais dans leurs modèles, les atteintes à la vie privée ou encore des décès imputés à leurs technologies.

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Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Les patrons à la caisse
Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Qui paie les pots cassés quand les agents IA deviennent incontrôlables ? La question se pose chez les assureurs, qui pourraient se tourner vers les patrons d’OpenAI, Anthropic et consorts pour leur présenter la facture.

Le courtier en assurances Aon a analysé plus de 300 affaires judiciaires liées à l’IA : il arrive à la conclusion que les assureurs seront amenés à indemniser les victimes des agents IA dans les contrats couvrant la cybersécurité, les erreurs et omissions technologiques, ou encore la propriété intellectuelle.

D’après plusieurs responsables du secteur interrogés par le Financial Times, les assureurs pourraient demander des comptes aux patrons des entreprises IA quand leurs agents brisent leurs chaînes et s’attaquent à tout ce qui bouge en ligne. Tim Rayner, responsable de la souscription et des sinistres au Royaume-Uni chez Verisk, estime qu’en l’absence de contrôle de l’activité de son entreprise, Sam Altman est responsable de l’incident impliquant Hugging Face. « Du point de vue de la responsabilité des dirigeants et administrateurs, c’est donc vers lui que l’on se retournerait. »

OpenAI, Anthropic et d’autres ont depuis révélé que leurs agents étaient à l’origine de plusieurs intrusions et attaques, provoquant un branle-bas de combat d’une ampleur inédite – jusqu’au conseil de sécurité de l’ONU. La question de la responsabilité se pose donc très clairement, et les assureurs sont en première ligne, car ce sont eux qui remboursent les dégâts causés par les agents.

Patrons responsables

« Il incombe à chaque PDG de s’assurer que son entreprise est correctement gouvernée et contrôlée », ajoute Tim Rayner, « L’IA ne change rien à cela. » Les entreprises de l’IA peuvent toujours souscrire des assurances responsabilité pour couvrir les pertes éventuelles liées à des poursuites contre les dirigeants, mais gare au coût de la prime.

Il n’existe cependant aucun précédent, la question n’ayant pas été tranchée par la justice. Les actionnaires ont aussi leur mot à dire, certains pourraient lancer des poursuites contre des dirigeants n’ayant pas géré correctement ces risques.

Dans son prospectus S-1 d’introduction en Bourse, Anthropic a identifié les risques « catastrophiques » posés par l’IA générative s’ils ne sont pas correctement maîtrisés. La technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité », reconnaissait aussi l’entreprise, fidèle à sa stratégie du marketing de la peur. Le document indiquait aussi que les modèles pouvaient développer des comportements d’« auto-préservation » en résistant à leur arrêt, en dissimulant ou en manipulant des informations, ou même adopter des comportements proches du chantage.

Un vide juridique à combler

Dans le compte-rendu officiel de l’incident Hugging Face posté fin août, OpenAI avait de son côté décrit des agents IA capables de contourner des contrôles techniques, de travailler ensemble au sein de canaux non approuvés et d’« entreprendre des actions dangereuses qu’aucun humain n’a ordonnées ».

Il y a là de quoi nourrir des plaintes contre ces entreprises. Mais les victimes des agents IA pourraient cependant avoir des difficultés à trouver un fondement juridique pour leurs plaintes. « Il n’existe pas encore de régime de responsabilité civile régissant l’utilisation de l’espace en ligne », rappelle Aaron Le Marquer, du cabinet d’avocats Stewarts.

Il indique que le secteur pourrait s’inspirer de l’accord à 18 milliards de dollars entre Meta et des États américains sur la nocivité des plateformes du géant des réseaux sociaux. Un tel modèle pourrait servir à définir les obligations dans l’espace en ligne, estime-t-il encore.

Cela pourrait même aller plus loin : « Je m’attends à voir apparaître des poursuites contre les entreprises d’IA pour d’éventuelles pertes sur le modèle des contentieux environnementaux du passé, mais aussi de ceux concernant le tabac ou l’industrie pharmaceutique », conclut Aaron Le Marquer.

En juillet, la justice américaine validait la proposition d’Anthropic de règlement d’une plainte menée par des autrices et auteurs qui accusaient la société d’avoir entraîné ses modèles avec leurs œuvres, sans autorisation. Les plaignants devraient récupérer 1,5 milliard de dollars. Les assureurs se préparent à des actions en justice qui concernent la responsabilité des entreprises IA pour leurs produits, les biais dans leurs modèles, les atteintes à la vie privée ou encore des décès imputés à leurs technologies.

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☕️ Trump Mobile a des fuites



Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

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☕️ Trump Mobile a des fuites



Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

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Apple Intelligence prend trop de place ? Un outil open source permet de faire le ménage

L'IA d'Apple au pain sec et à l'eau
Apple Intelligence prend trop de place ? Un outil open source permet de faire le ménage

Au prix du Go actuel, les utilisateurs de PC au budget serré ont tout intérêt à surveiller de très près le SSD de leur machine et son embonpoint. En particulier chez Apple, qui s’obstine toujours à vendre des Mac chichement dotés en la matière. Le Mac mini d’entrée de gamme se contente ainsi de 256 Go, malgré un tarif rondelet de 1 049 euros. Tout est donc bon à prendre pour faire des économies de stockage, et les données qui ne servent à rien ont vocation à dégager.

Ceux qui n’ont aucun intérêt dans Apple Intelligence pourront gagner une dizaine de Go, voire plus. Ce qui était possible avec macOS 26 Tahoe ne l’est malheureusement plus avec macOS 27 Golden Gate : Apple a retiré le bouton permettant de désactiver ces fonctions, qui s’installent donc automatiquement et prennent de la place inutilement. Seul Siri AI peut être désactivé (le Mac est la seule plateforme où la version du nouvel assistant est disponible dans l’UE).

Le régime forcé d’Apple Intelligence

Un développeur a toutefois trouvé une solution : Om Lahore a mis au point un outil en ligne de commande, RemoveMacAI, disponible sur GitHub sous licence MIT. Une fois installé, il supprime les données occupées par Apple Intelligence : 9,4 Go dans le cas de votre serviteur, mais le gain peut être encore plus substantiel (plus de 30 Go chez The Verge, par exemple). Pour connaître le poids d’Apple Intelligence, cliquez sur le petit « i » en face de l’entrée macOS, dans les Réglages système > Général > Stockage. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas négligeable.

Capture d’écran : Next

Il est possible d’installer RemoveMacAI directement depuis le terminal, via une ligne de commande, en passant par Homebrew, ou en installant le binaire depuis GitHub. Attention toutefois à cette dernière méthode : lorsqu’un fichier non notarisé est téléchargé avec un navigateur, macOS le bloque tant que son attribut de quarantaine n’a pas été retiré. Il faudra le retirer avant de lancer le binaire, comme l’explique Om Lahore en fournissant les lignes de commande nécessaires (c’est bien plus simple de passer par le terminal).

Privé de Siri AI ! Capture d’écran : Next

Peu importe la méthode d’installation, il n’est pas nécessaire de désactiver SIP (System Integrity Protection), le mécanisme de protection qui empêche même un compte administrateur de modifier certains fichiers et processus sensibles de macOS. Aucun fichier système n’est modifié directement.

Un profil macOS plutôt qu’une bidouille système

RemoveMacAI installe un profil dans les réglages de macOS et désactive toute une série de fonctions liées à Apple Intelligence : Siri et « Dis Siri », l’extension ChatGPT, les outils d’aide à l’écriture, Genmoji et Image Playground, les résumés de courriels et les réponses intelligentes dans Mail, les résumés de notifications et d’articles dans Safari, la complétion de code dans Xcode, la fonction de nettoyage dans Photos et les photos spatiales. L’outil retire aussi les modèles locaux d’Apple Intelligence.

Après l’opération, macOS ne cherchera pas à télécharger à nouveau les données nécessaires à Apple Intelligence. Les utilisateurs qui ont besoin d’une fonction spécifique peuvent indiquer à RemoveMacAI, toujours en ligne de commande, de ne pas la retirer. Et bien sûr, il est possible de restaurer l’ensemble du paquet Apple Intelligence, ce qui supprime le profil. L’outil ne réalise aucun appel réseau, il ne collecte aucune donnée, assure le développeur.

Il faut évidemment utiliser l’utilitaire en connaissance de cause : RemoveMacAI n’a rien d’officiel, et une future mise à jour de macOS pourrait modifier le comportement de ces réglages ou des modèles concernés.

On peut comprendre Apple qui tient absolument à imposer sa solution IA dans les Mac. Mais l’absence d’un bouton de désactivation dans Golden Gate peut poser problème dans les organisations et les entreprises qui ne veulent pas ou ne peuvent pas utiliser de l’IA. Dans ce cas, elles n’ont guère le choix : rester sous Tahoe, administrer les restrictions via leurs propres outils de gestion… ou s’intéresser à cette solution non officielle.

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Apple Intelligence prend trop de place ? Un outil open source permet de faire le ménage

L'IA d'Apple au pain sec et à l'eau
Apple Intelligence prend trop de place ? Un outil open source permet de faire le ménage

Au prix du Go actuel, les utilisateurs de PC au budget serré ont tout intérêt à surveiller de très près le SSD de leur machine et son embonpoint. En particulier chez Apple, qui s’obstine toujours à vendre des Mac chichement dotés en la matière. Le Mac mini d’entrée de gamme se contente ainsi de 256 Go, malgré un tarif rondelet de 1 049 euros. Tout est donc bon à prendre pour faire des économies de stockage, et les données qui ne servent à rien ont vocation à dégager.

Ceux qui n’ont aucun intérêt dans Apple Intelligence pourront gagner une dizaine de Go, voire plus. Ce qui était possible avec macOS 26 Tahoe ne l’est malheureusement plus avec macOS 27 Golden Gate : Apple a retiré le bouton permettant de désactiver ces fonctions, qui s’installent donc automatiquement et prennent de la place inutilement. Seul Siri AI peut être désactivé (le Mac est la seule plateforme où la version du nouvel assistant est disponible dans l’UE).

Le régime forcé d’Apple Intelligence

Un développeur a toutefois trouvé une solution : Om Lahore a mis au point un outil en ligne de commande, RemoveMacAI, disponible sur GitHub sous licence MIT. Une fois installé, il supprime les données occupées par Apple Intelligence : 9,4 Go dans le cas de votre serviteur, mais le gain peut être encore plus substantiel (plus de 30 Go chez The Verge, par exemple). Pour connaître le poids d’Apple Intelligence, cliquez sur le petit « i » en face de l’entrée macOS, dans les Réglages système > Général > Stockage. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas négligeable.

Capture d’écran : Next

Il est possible d’installer RemoveMacAI directement depuis le terminal, via une ligne de commande, en passant par Homebrew, ou en installant le binaire depuis GitHub. Attention toutefois à cette dernière méthode : lorsqu’un fichier non notarisé est téléchargé avec un navigateur, macOS le bloque tant que son attribut de quarantaine n’a pas été retiré. Il faudra le retirer avant de lancer le binaire, comme l’explique Om Lahore en fournissant les lignes de commande nécessaires (c’est bien plus simple de passer par le terminal).

Privé de Siri AI ! Capture d’écran : Next

Peu importe la méthode d’installation, il n’est pas nécessaire de désactiver SIP (System Integrity Protection), le mécanisme de protection qui empêche même un compte administrateur de modifier certains fichiers et processus sensibles de macOS. Aucun fichier système n’est modifié directement.

Un profil macOS plutôt qu’une bidouille système

RemoveMacAI installe un profil dans les réglages de macOS et désactive toute une série de fonctions liées à Apple Intelligence : Siri et « Dis Siri », l’extension ChatGPT, les outils d’aide à l’écriture, Genmoji et Image Playground, les résumés de courriels et les réponses intelligentes dans Mail, les résumés de notifications et d’articles dans Safari, la complétion de code dans Xcode, la fonction de nettoyage dans Photos et les photos spatiales. L’outil retire aussi les modèles locaux d’Apple Intelligence.

Après l’opération, macOS ne cherchera pas à télécharger à nouveau les données nécessaires à Apple Intelligence. Les utilisateurs qui ont besoin d’une fonction spécifique peuvent indiquer à RemoveMacAI, toujours en ligne de commande, de ne pas la retirer. Et bien sûr, il est possible de restaurer l’ensemble du paquet Apple Intelligence, ce qui supprime le profil. L’outil ne réalise aucun appel réseau, il ne collecte aucune donnée, assure le développeur.

Il faut évidemment utiliser l’utilitaire en connaissance de cause : RemoveMacAI n’a rien d’officiel, et une future mise à jour de macOS pourrait modifier le comportement de ces réglages ou des modèles concernés.

On peut comprendre Apple qui tient absolument à imposer sa solution IA dans les Mac. Mais l’absence d’un bouton de désactivation dans Golden Gate peut poser problème dans les organisations et les entreprises qui ne veulent pas ou ne peuvent pas utiliser de l’IA. Dans ce cas, elles n’ont guère le choix : rester sous Tahoe, administrer les restrictions via leurs propres outils de gestion… ou s’intéresser à cette solution non officielle.

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☕️ Skydance, un géant hollywoodien à peine né et déjà perclus de dettes



Après bien des rebondissements, Paramount Skydance a officialisé l’acquisition à grands frais (110 milliards de dollars) de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison, fils du mogul Larry (cofondateur d’Oracle), a mis beaucoup d’engagements sur la table pour remporter le morceau.

Le nouveau groupe, baptisé Skydance tout simplement, combine deux des grands studios hollywoodiens, Paramount et Warner (qui conserveront leurs noms), ainsi que les services de streaming Paramount+, HBO Max et Discovery+ qui vont officiellement fusionner. Skydance revendique plus de 200 millions d’abonnés.

Le château d’eau de Warner Bros, par Silas Lundquist, Licence Unsplash

La corbeille comprend également CNN, CBS, HBO, les studios DC, des licences de diffusion de compétitions sportives, un énorme catalogue de films, de séries télé et de documentaires, des franchises aussi connues que Harry Potter, Star Trek, Top Gun, Mission Impossible, Bob l’Éponge (ne l’oublions pas).

Larry Ellison a promis aux exploitants des salles de cinéma « au moins » 30 films par an avec une fenêtre de diffusion exclusive d’un minimum de 45 jours pour les salles obscures américaines. Sans oublier des studios de jeux vidéo (Rocksteady, WB Games…) dont l’avenir s’écrit en pointillés : il n’en a jamais été question durant les négociations de l’opération.

Le pari géant de David Ellison

« Aujourd’hui est un jour historique, non seulement pour Skydance, mais pour l’ensemble de notre industrie », a déclaré Ellison. « Notre attention se tourne maintenant vers l’avenir : bâtir une entreprise qui donne les moyens d’agir aux créateurs, divertit les publics et récompense les actionnaires. Nous sommes plus impatients que jamais de nous mettre au travail. »

Du travail, il va y en avoir car le plus dur reste à faire : accomplir les promesses et satisfaire le locataire de la Maison-Blanche qui voit cette acquisition d’un très bon œil. Donald Trump a déjà dit sa volonté de mater CNN.

En décembre dernier, le président américain a déclaré qu’il était « impératif » que la chaîne tout-info soit vendue, l’accusant de diffuser du « poison » et des « mensonges ». Larry Ellison est un proche de Trump, ce qui a certainement facilité les négociations avec les régulateurs. Skydance va créer un « conseil indépendant éditorial » pour CNN et CBS News, dont les membres seront choisis par… Skydance.

Sur le plan des finances, Skydance affiche un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards de dollars, et la direction entend réaliser 6 milliards de dollars de synergies (des économies) annuelles d’ici trois ans. Autre objectif : générer un flux de trésorerie de plus de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Une trajectoire ambitieuse, soumise à la mise en œuvre d’une feuille de route qui l’est tout autant, entre intégration opérationnelle, discipline dans les dépenses de contenu, réalisation des synergies et réduction de l’endettement. Celui-ci est colossal : 80 milliards de dollars. Il faudra donc faire croître les revenus tirés du streaming et relancer les films en salles, tout en protégeant les revenus de chaînes câblées qui déclinent.

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☕️ Skydance, un géant hollywoodien à peine né et déjà perclus de dettes



Après bien des rebondissements, Paramount Skydance a officialisé l’acquisition à grands frais (110 milliards de dollars) de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison, fils du mogul Larry (cofondateur d’Oracle), a mis beaucoup d’engagements sur la table pour remporter le morceau.

Le nouveau groupe, baptisé Skydance tout simplement, combine deux des grands studios hollywoodiens, Paramount et Warner (qui conserveront leurs noms), ainsi que les services de streaming Paramount+, HBO Max et Discovery+ qui vont officiellement fusionner. Skydance revendique plus de 200 millions d’abonnés.

Le château d’eau de Warner Bros, par Silas Lundquist, Licence Unsplash

La corbeille comprend également CNN, CBS, HBO, les studios DC, des licences de diffusion de compétitions sportives, un énorme catalogue de films, de séries télé et de documentaires, des franchises aussi connues que Harry Potter, Star Trek, Top Gun, Mission Impossible, Bob l’Éponge (ne l’oublions pas).

Larry Ellison a promis aux exploitants des salles de cinéma « au moins » 30 films par an avec une fenêtre de diffusion exclusive d’un minimum de 45 jours pour les salles obscures américaines. Sans oublier des studios de jeux vidéo (Rocksteady, WB Games…) dont l’avenir s’écrit en pointillés : il n’en a jamais été question durant les négociations de l’opération.

Le pari géant de David Ellison

« Aujourd’hui est un jour historique, non seulement pour Skydance, mais pour l’ensemble de notre industrie », a déclaré Ellison. « Notre attention se tourne maintenant vers l’avenir : bâtir une entreprise qui donne les moyens d’agir aux créateurs, divertit les publics et récompense les actionnaires. Nous sommes plus impatients que jamais de nous mettre au travail. »

Du travail, il va y en avoir car le plus dur reste à faire : accomplir les promesses et satisfaire le locataire de la Maison-Blanche qui voit cette acquisition d’un très bon œil. Donald Trump a déjà dit sa volonté de mater CNN.

En décembre dernier, le président américain a déclaré qu’il était « impératif » que la chaîne tout-info soit vendue, l’accusant de diffuser du « poison » et des « mensonges ». Larry Ellison est un proche de Trump, ce qui a certainement facilité les négociations avec les régulateurs. Skydance va créer un « conseil indépendant éditorial » pour CNN et CBS News, dont les membres seront choisis par… Skydance.

Sur le plan des finances, Skydance affiche un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards de dollars, et la direction entend réaliser 6 milliards de dollars de synergies (des économies) annuelles d’ici trois ans. Autre objectif : générer un flux de trésorerie de plus de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Une trajectoire ambitieuse, soumise à la mise en œuvre d’une feuille de route qui l’est tout autant, entre intégration opérationnelle, discipline dans les dépenses de contenu, réalisation des synergies et réduction de l’endettement. Celui-ci est colossal : 80 milliards de dollars. Il faudra donc faire croître les revenus tirés du streaming et relancer les films en salles, tout en protégeant les revenus de chaînes câblées qui déclinent.

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☕️ Apple veut savoir combien de fois Google fait la pub de Chrome dans Safari



Google ne manque jamais une occasion de faire la promotion de Chrome ou de sa propre application de recherche dans Safari, tout particulièrement sur iPhone. Apple voudrait en avoir le cœur net et mesurer précisément le volume et la fréquence de ces bannières et de ces panneaux souvent envahissants.

Illustration : Flock

La bêta 2 d’iOS 27.2 contient en tout cas des outils de télémétrie pour relever l’usage que fait Google de ces promotions dans Safari, d’après le code découvert par le site 9to5Mac. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils seront présents dans la version finale d’iOS 27.2, mais leur présence dans la bêta confirme l’expérimentation par Apple de cette fonction.

Safari injecte un script JavaScript dans certaines pages du site de Google : accueil et résultats de recherche. Il cherche les bannières et les éléments visuels qui incitent les utilisateurs à lancer Chrome ou l’app Google. Lorsqu’une de ces promotions est détectée, le navigateur peut enregistrer plusieurs informations : si elle a été affichée, si l’utilisateur a interagi avec elle, ou encore s’il semble connecté à un compte Google.

Apple est ainsi en mesure de déterminer si l’utilisateur a accepté ou ignoré les sollicitations de Google. Reste à savoir pour quoi faire. 9to5Mac avance l’idée que ces outils pourraient être indispensables dans un cadre réglementaire. Dans l’UE, le règlement sur les marchés numériques oblige Apple à proposer aux internautes le choix du navigateur et du moteur de recherche. Mais pourquoi dans ce cas se limiter à Chrome ?

Le constructeur informatique n’a en tout cas rien officialisé ni documenté la fonction.

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☕️ Apple veut savoir combien de fois Google fait la pub de Chrome dans Safari



Google ne manque jamais une occasion de faire la promotion de Chrome ou de sa propre application de recherche dans Safari, tout particulièrement sur iPhone. Apple voudrait en avoir le cœur net et mesurer précisément le volume et la fréquence de ces bannières et de ces panneaux souvent envahissants.

Illustration : Flock

La bêta 2 d’iOS 27.2 contient en tout cas des outils de télémétrie pour relever l’usage que fait Google de ces promotions dans Safari, d’après le code découvert par le site 9to5Mac. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils seront présents dans la version finale d’iOS 27.2, mais leur présence dans la bêta confirme l’expérimentation par Apple de cette fonction.

Safari injecte un script JavaScript dans certaines pages du site de Google : accueil et résultats de recherche. Il cherche les bannières et les éléments visuels qui incitent les utilisateurs à lancer Chrome ou l’app Google. Lorsqu’une de ces promotions est détectée, le navigateur peut enregistrer plusieurs informations : si elle a été affichée, si l’utilisateur a interagi avec elle, ou encore s’il semble connecté à un compte Google.

Apple est ainsi en mesure de déterminer si l’utilisateur a accepté ou ignoré les sollicitations de Google. Reste à savoir pour quoi faire. 9to5Mac avance l’idée que ces outils pourraient être indispensables dans un cadre réglementaire. Dans l’UE, le règlement sur les marchés numériques oblige Apple à proposer aux internautes le choix du navigateur et du moteur de recherche. Mais pourquoi dans ce cas se limiter à Chrome ?

Le constructeur informatique n’a en tout cas rien officialisé ni documenté la fonction.

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Google commencerait à payer les sites web pour les contenus utilisés dans les Aperçus IA

Un prix à la tête du contenu
Google commencerait à payer les sites web pour les contenus utilisés dans les Aperçus IA

Les « aperçus IA » qui s’affichent en tête des résultats d’une recherche Google sont générés à partir de contenus produits par des sites web. Après avoir capté une partie de leur trafic grâce à ces résumés, Google aurait commencé à rémunérer des éditeurs pour leurs contenus.

Avec les AI Overviews (Aperçus IA en France), Google prive les sites web d’une partie de leur trafic et donc, de leurs revenus publicitaires. Les internautes ne sont plus incités à se rendre sur ces sites, se contentant bien souvent des résumés générés par IA. C’est la double peine pour les éditeurs, qui se font voler à la fois leurs contenus et leurs lecteurs. Et cela explique aussi la méfiance de plus en plus grande de plusieurs d’entre eux, qui envisagent tout simplement de couper les ponts avec le moteur de recherche dominant.

Fin 2025, la Commission européenne ouvrait une enquête sur Google, accusé de fausser la concurrence en imposant des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu qui désavantagent les développeurs d’IA concurrents.

Poussé par les régulateurs, Google a dû mettre en place cet été un réglage permettant aux éditeurs d’interdire la collecte de leurs articles pour entraîner les modèles IA de l’entreprise. Tout en autorisant tout de même l’indexation de ces mêmes articles, pour les intégrer dans les résultats de recherche classiques.

Le baiser de la mort

Mais avant de générer des aperçus IA, faut-il encore avoir la matière première : les contenus. Et Google a toujours besoin des sites web. Le site The Information rapporte l’existence d’un programme pilote lancé il y a moins d’un an ; il rémunère une centaine d’éditeurs de sites web. Les sommes varient en fonction de la contribution de leurs contenus aux réponses générées par l’IA dans son moteur de recherche, ainsi que dans le mode IA et dans le chatbot Gemini.

Un éditeur anonyme aurait, depuis son inscription au programme, touché entre 50 000 et 60 000 dollars, ce qui ne représente qu’une petite partie de son activité. Un autre perçoit plus d’un million de dollars par an, ce qui est une part plus significative de son chiffre d’affaires. Les sommes peuvent sembler importantes, mais tout dépend de la taille des éditeurs et de leurs rédactions. Certains sites doivent se contenter de moins de 1 000 dollars sur plusieurs mois.

Pour les petits sites qui participent à ces tests, les sommes versées par Google pèseraient pour moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires, d’après les sources de The Information. La petitesse de ces enveloppes auraient même dissuadé des éditeurs plus importants de se lancer. Ce faisant, ils espèrent pousser Google à mieux valoriser les contenus utilisés pour l’entraînement des IA.

Un modèle pour le secteur de la presse en ligne ?

Plus pragmatiques, d’autres éditeurs espèrent comprendre le type de contenus favorisés par Google et son IA, afin d’optimiser leurs articles et profiter de la manne. Un dirigeant d’un éditeur indique que Google décide seule de la valeur des contenus afin de garder le mystère sur la boîte noire de son système de génération IA.

Des participants au programme n’auraient aucune idée de la manière dont Google calcule les rémunérations, ni ce que Google considère comme une contribution significative à un aperçu IA. Des contenus consacrés à des sujets niches (comme les anime ou les jeux vidéo) mais suscitant un fort intérêt de la part des internautes, semblent toutefois rapporter davantage.

Beaucoup des participants espèrent que ce programme fera figure de modèle à suivre pour les autres acteurs de l’IA qui ont tendance à jeter par dessus bord le copyright au nom d’un « usage légitime » qui a parfois bon dos. Il faudra au préalable que Google officialise l’initiative et que davantage d’éditeurs y participent.

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Google commencerait à payer les sites web pour les contenus utilisés dans les Aperçus IA

Un prix à la tête du contenu
Google commencerait à payer les sites web pour les contenus utilisés dans les Aperçus IA

Les « aperçus IA » qui s’affichent en tête des résultats d’une recherche Google sont générés à partir de contenus produits par des sites web. Après avoir capté une partie de leur trafic grâce à ces résumés, Google aurait commencé à rémunérer des éditeurs pour leurs contenus.

Avec les AI Overviews (Aperçus IA en France), Google prive les sites web d’une partie de leur trafic et donc, de leurs revenus publicitaires. Les internautes ne sont plus incités à se rendre sur ces sites, se contentant bien souvent des résumés générés par IA. C’est la double peine pour les éditeurs, qui se font voler à la fois leurs contenus et leurs lecteurs. Et cela explique aussi la méfiance de plus en plus grande de plusieurs d’entre eux, qui envisagent tout simplement de couper les ponts avec le moteur de recherche dominant.

Fin 2025, la Commission européenne ouvrait une enquête sur Google, accusé de fausser la concurrence en imposant des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu qui désavantagent les développeurs d’IA concurrents.

Poussé par les régulateurs, Google a dû mettre en place cet été un réglage permettant aux éditeurs d’interdire la collecte de leurs articles pour entraîner les modèles IA de l’entreprise. Tout en autorisant tout de même l’indexation de ces mêmes articles, pour les intégrer dans les résultats de recherche classiques.

Le baiser de la mort

Mais avant de générer des aperçus IA, faut-il encore avoir la matière première : les contenus. Et Google a toujours besoin des sites web. Le site The Information rapporte l’existence d’un programme pilote lancé il y a moins d’un an ; il rémunère une centaine d’éditeurs de sites web. Les sommes varient en fonction de la contribution de leurs contenus aux réponses générées par l’IA dans son moteur de recherche, ainsi que dans le mode IA et dans le chatbot Gemini.

Un éditeur anonyme aurait, depuis son inscription au programme, touché entre 50 000 et 60 000 dollars, ce qui ne représente qu’une petite partie de son activité. Un autre perçoit plus d’un million de dollars par an, ce qui est une part plus significative de son chiffre d’affaires. Les sommes peuvent sembler importantes, mais tout dépend de la taille des éditeurs et de leurs rédactions. Certains sites doivent se contenter de moins de 1 000 dollars sur plusieurs mois.

Pour les petits sites qui participent à ces tests, les sommes versées par Google pèseraient pour moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires, d’après les sources de The Information. La petitesse de ces enveloppes auraient même dissuadé des éditeurs plus importants de se lancer. Ce faisant, ils espèrent pousser Google à mieux valoriser les contenus utilisés pour l’entraînement des IA.

Un modèle pour le secteur de la presse en ligne ?

Plus pragmatiques, d’autres éditeurs espèrent comprendre le type de contenus favorisés par Google et son IA, afin d’optimiser leurs articles et profiter de la manne. Un dirigeant d’un éditeur indique que Google décide seule de la valeur des contenus afin de garder le mystère sur la boîte noire de son système de génération IA.

Des participants au programme n’auraient aucune idée de la manière dont Google calcule les rémunérations, ni ce que Google considère comme une contribution significative à un aperçu IA. Des contenus consacrés à des sujets niches (comme les anime ou les jeux vidéo) mais suscitant un fort intérêt de la part des internautes, semblent toutefois rapporter davantage.

Beaucoup des participants espèrent que ce programme fera figure de modèle à suivre pour les autres acteurs de l’IA qui ont tendance à jeter par dessus bord le copyright au nom d’un « usage légitime » qui a parfois bon dos. Il faudra au préalable que Google officialise l’initiative et que davantage d’éditeurs y participent.

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En Europe, OpenAI tatoue les textes de ChatGPT pour se conformer à l’AI Act

Si c'est tatoué, c'est pas à toi
En Europe, OpenAI tatoue les textes de ChatGPT pour se conformer à l’AI Act

OpenAI déploie son outil de filigrane sur le texte généré par ChatGPT. Cette fonctionnalité, réservée au Vieux continent en vertu de l’AI Act, demeure une solution imparfaite à un problème complexe.

Après Anthropic qui a intégré une fonction de filigrane dans le texte généré par Claude (depuis Fable 5.1 plus précisément), c’est au tour d’OpenAI de respecter l’obligation européenne de permettre l’identification d’un texte généré par ChatGPT. Cette mesure, inscrite dans l’AI Act, est en vigueur depuis début août – les systèmes d’IA présents sur le marché ont jusqu’au 2 décembre pour respecter les obligations de marquage technique.

Le filigrane est dans les mots

OpenAI a donc dévoilé sa feuille de route pour le tatouage des textes. La technologie, baptisée textGrain, ajoute un « signal statistique invisible » sur les choix des mots. Autrement dit, c’est une technique qui « modifie subtilement la manière dont le modèle choisit de façon aléatoire entre plusieurs mots ou fragments de mots possibles au fil de la génération [du texte] », explicite l’entreprise dans une fiche technique.

« Sur l’ensemble d’un passage, ces choix créent un motif qu’un détecteur peut repérer, même après certaines modifications du texte. » Le résultat est censé être invisible aux yeux du lecteur, la technique n’ajoutant « aucun caractère caché, espace invisible ou signe de ponctuation inhabituel ». Anthropic a choisi une solution similaire.

Pangram, qui a beaucoup fait parler ces dernières semaines suite à l’affaire Thélyson Orélien, analyse les textes après leur génération, en se basant sur des caractéristiques comme le choix des mots. Il ne détecte pas les signaux intégrés à même les textes, comme c’est le cas des filigranes.

Toutes les langues ne se valent pas

Le code des bonnes pratiques sur la transparence des contenus de l’AI Act n’impose pas de watermark sur les textes de moins de 200 tokens, ce qui représente environ 150 mots en anglais. De toute manière, les techniques de filigrane ne sont pas efficaces sur les textes courts, comme le rappelle OpenAI.

Image : OpenAI

Le taux de détection varie en fonction de la langue, certaines d’entre elles se montrant « plus faciles à détecter que d’autres ». Sur les tests réalisés par l’entreprise – 500 prompts générés en anglais, puis traduits –, l’espagnol obtient le meilleur taux de détection (69 %), le roumain affichant le taux le plus faible (42,2 %). Avec un taux qui dépasse 60 %, le français est plus proche de l’espagnol.

OpenAI ajoute à textGrain un paramètre d’ajustement de l’intensité pour renforcer ou réduire le signal du filigrane en fonction des domaines. Le taux de détection de certaines langues, qui se situe normalement sous le seuil des 60 %, s’améliore grâce à ce paramètre. L’entreprise a l’intention de proposer sa technologie en open source.

Image : OpenAI

OpenAI explique que les détecteurs peuvent commettre deux types d’erreurs de détection : faux positifs (signaler la présence d’un filigrane qui n’existe pas) et faux négatifs (ne pas repérer la présence d’un filigrane existant). Sur des passages de 400 tokens, avec un taux de faux positifs cible de 1 %, le détecteur a identifié un filigrane dans 95 % des cas – mais tout dépend du contenu. Sur les textes portant sur la psychologie, le taux de détection est particulièrement élevé ; il l’est beaucoup moins quand il s’agit de mathématiques, où le choix des mots est plus limité.

Brouiller les pistes

Autre limite : modifier les textes générés par IA a un impact sur le taux de détection. Un taux de détection à 92 % peut tomber à 66 % si 10 % des mots ont été remplacés par des synonymes. Remplacer 25 % des mots fait chuter le taux à 17 %. Ce qui est logique, au vu du fonctionnement du filigrane.

L’entreprise prévient aussi que les filigranes sur le texte ne sont pas la panacée. Un watermark ne mesure pas la contribution d’un humain, il se contente de dire qu’un modèle a généré ou modifié un texte. Il ne détermine pas non plus à qui appartient le texte ou qui en est le responsable. Il n’identifie pas non plus l’utilisateur et ne mesure pas la fiabilité du texte. Enfin, l’absence d’un filigrane ne prouve pas qu’un texte a été écrit par un humain.

textGrain est disponible dès aujourd’hui dans l’API, où la fonction peut être activée via les réglages (uniquement dans l’UE). Il se déploiera au sein de ChatGPT et Codex dans les prochaines semaines. En revanche, l’accès à l’outil de détection demeure encore la chasse gardée des chercheurs et des organisations sélectionnés qui travaillent à l’amélioration de la fiabilité de l’outil.

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En Europe, OpenAI tatoue les textes de ChatGPT pour se conformer à l’AI Act

Si c'est tatoué, c'est pas à toi
En Europe, OpenAI tatoue les textes de ChatGPT pour se conformer à l’AI Act

OpenAI déploie son outil de filigrane sur le texte généré par ChatGPT. Cette fonctionnalité, réservée au Vieux continent en vertu de l’AI Act, demeure une solution imparfaite à un problème complexe.

Après Anthropic qui a intégré une fonction de filigrane dans le texte généré par Claude (depuis Fable 5.1 plus précisément), c’est au tour d’OpenAI de respecter l’obligation européenne de permettre l’identification d’un texte généré par ChatGPT. Cette mesure, inscrite dans l’AI Act, est en vigueur depuis début août – les systèmes d’IA présents sur le marché ont jusqu’au 2 décembre pour respecter les obligations de marquage technique.

Le filigrane est dans les mots

OpenAI a donc dévoilé sa feuille de route pour le tatouage des textes. La technologie, baptisée textGrain, ajoute un « signal statistique invisible » sur les choix des mots. Autrement dit, c’est une technique qui « modifie subtilement la manière dont le modèle choisit de façon aléatoire entre plusieurs mots ou fragments de mots possibles au fil de la génération [du texte] », explicite l’entreprise dans une fiche technique.

« Sur l’ensemble d’un passage, ces choix créent un motif qu’un détecteur peut repérer, même après certaines modifications du texte. » Le résultat est censé être invisible aux yeux du lecteur, la technique n’ajoutant « aucun caractère caché, espace invisible ou signe de ponctuation inhabituel ». Anthropic a choisi une solution similaire.

Pangram, qui a beaucoup fait parler ces dernières semaines suite à l’affaire Thélyson Orélien, analyse les textes après leur génération, en se basant sur des caractéristiques comme le choix des mots. Il ne détecte pas les signaux intégrés à même les textes, comme c’est le cas des filigranes.

Toutes les langues ne se valent pas

Le code des bonnes pratiques sur la transparence des contenus de l’AI Act n’impose pas de watermark sur les textes de moins de 200 tokens, ce qui représente environ 150 mots en anglais. De toute manière, les techniques de filigrane ne sont pas efficaces sur les textes courts, comme le rappelle OpenAI.

Image : OpenAI

Le taux de détection varie en fonction de la langue, certaines d’entre elles se montrant « plus faciles à détecter que d’autres ». Sur les tests réalisés par l’entreprise – 500 prompts générés en anglais, puis traduits –, l’espagnol obtient le meilleur taux de détection (69 %), le roumain affichant le taux le plus faible (42,2 %). Avec un taux qui dépasse 60 %, le français est plus proche de l’espagnol.

OpenAI ajoute à textGrain un paramètre d’ajustement de l’intensité pour renforcer ou réduire le signal du filigrane en fonction des domaines. Le taux de détection de certaines langues, qui se situe normalement sous le seuil des 60 %, s’améliore grâce à ce paramètre. L’entreprise a l’intention de proposer sa technologie en open source.

Image : OpenAI

OpenAI explique que les détecteurs peuvent commettre deux types d’erreurs de détection : faux positifs (signaler la présence d’un filigrane qui n’existe pas) et faux négatifs (ne pas repérer la présence d’un filigrane existant). Sur des passages de 400 tokens, avec un taux de faux positifs cible de 1 %, le détecteur a identifié un filigrane dans 95 % des cas – mais tout dépend du contenu. Sur les textes portant sur la psychologie, le taux de détection est particulièrement élevé ; il l’est beaucoup moins quand il s’agit de mathématiques, où le choix des mots est plus limité.

Brouiller les pistes

Autre limite : modifier les textes générés par IA a un impact sur le taux de détection. Un taux de détection à 92 % peut tomber à 66 % si 10 % des mots ont été remplacés par des synonymes. Remplacer 25 % des mots fait chuter le taux à 17 %. Ce qui est logique, au vu du fonctionnement du filigrane.

L’entreprise prévient aussi que les filigranes sur le texte ne sont pas la panacée. Un watermark ne mesure pas la contribution d’un humain, il se contente de dire qu’un modèle a généré ou modifié un texte. Il ne détermine pas non plus à qui appartient le texte ou qui en est le responsable. Il n’identifie pas non plus l’utilisateur et ne mesure pas la fiabilité du texte. Enfin, l’absence d’un filigrane ne prouve pas qu’un texte a été écrit par un humain.

textGrain est disponible dès aujourd’hui dans l’API, où la fonction peut être activée via les réglages (uniquement dans l’UE). Il se déploiera au sein de ChatGPT et Codex dans les prochaines semaines. En revanche, l’accès à l’outil de détection demeure encore la chasse gardée des chercheurs et des organisations sélectionnés qui travaillent à l’amélioration de la fiabilité de l’outil.

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Meta : Muse se souvient de beaucoup de choses sur l’utilisateur, mais aussi ses proches

Tous fichés
Meta : Muse se souvient de beaucoup de choses sur l’utilisateur, mais aussi ses proches

ChatGPT, Claude ou Gemini ont une mémoire qui leur permettent d’enregistrer certaines informations importantes sur leurs utilisateurs, afin de se « souvenir » d’un détail, d’un nom, d’un événement ou d’une date utile à une réponse. C’est le cas aussi de Muse, mais le nouvel agent de Meta pousse le principe beaucoup plus loin.

Avec Muse, Meta semble enfin avoir trouvé sa voie dans la course à l’IA. L’agent, lancé le 6 septembre mais toujours indisponible dans l’Union européenne, va bien plus loin qu’un « simple » chatbot : il peut chasser des informations sur internet en permanence et agir au nom de l’utilisateur, par exemple pour réserver un restau ou faire des courses (ce qui déplaît beaucoup à Amazon). Le succès de Muse ne tombe pas du ciel : Meta s’est fortement inspirée d’OpenClaw pour développer son propre agent. Et l’entreprise peut aussi compter sur l’immense surface de ses réseaux sociaux pour se donner une confortable longueur d’avance.

Le Charm dévoilé par Mark Zuckerberg durant la dernière conférence Meta Connect.

Le succès de Muse n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : OpenAI a présenté pas plus tard que la semaine dernière son propre agent IA, Dots. Et Meta compte bien battre le fer tant qu’il est chaud. Muse est mis à toutes les sauces dans les autres produits et services du groupe, qu’il s’agisse de lunettes connectées… ou de Tamagotchi.

Les petites fiches de Muse

Mais Meta traîne derrière elle suffisamment de casseroles sur la vie privée pour que le fonctionnement de Muse mérite qu’on y regarde de plus près. Karan Joshi, chercheur en sécurité indépendant, a pu extraire un grand volume d’instructions et de prompts de l’agent, simplement en utilisant astucieusement l’interface de discussion. Il en a partagé une copie avec Wired, ce qui permet de jeter un œil dans les cuisines.

Il se trouve que Muse crée une page pour chaque personne importante dans la vie de l’utilisateur. Il s’agit de compiler des informations sur la famille, les intimes, les amis, les collègues, les personnes suivies par l’utilisateur. Cette mémoire, en fait des fichiers de texte structuré, se remplit au fur et à mesure des événements et des interactions ; ces données permettent à l’agent de construire une « représentation » des relations, avec le degré de proximité, l’historique, et même des pistes pour les renforcer.

D’après la documentation fournie par Karan Joshi, une « page » s’enrichit progressivement avec des sections : « Faits », « Historique », « Relation », « Points communs », « Sujets en suspens » et « Renforcement ». Muse doit uniquement utiliser les éléments qu’il a sous la main, et ne pas inventer des informations même si la page est vide.

Selon les instructions de Meta, Muse doit conserver « les sujets qui reviennent régulièrement (le déménagement, l’objectif commun d’épargne) », où vivent les relations de l’utilisateur, ce qu’elles font dans la vie. Le modèle peut également enregistrer les dates importantes comme les anniversaires, et des éléments de contexte comme une dispute terminée (certains parlent de beaucoup de choses très personnelles avec leur bot), une réunion importante la semaine dernière, un voyage…

L’enregistrement de l’état des relations est aussi manifestement important pour Muse : degré de proximité, sur quoi repose telle relation, ce dont cette relation peut avoir besoin… La section « Renforcements » peut d’ailleurs suggérer des moyens d’améliorer une relation : rappeler une date à ne pas oublier, une raison d’appeler…

Le plombier n’a rien demandé

« Pour qu’un agent soit utile et puisse réellement vous aider à atteindre vos objectifs, il doit disposer d’un certain contexte sur vous et sur les personnes avec lesquelles vous interagissez », explique un porte-parole de Meta. « Muse rassemble ces informations à partir de données publiques et de ce que vous avez choisi de partager. C’est ainsi qu’il peut se souvenir que la personne qui vous a envoyé une facture est en fait le plombier que vous aviez précédemment engagé pour effectuer des travaux dans votre salle de bains, ou encore l’envoi à votre conjoint de ses fleurs préférées. »

Une déclaration apparemment de bon sens, à laquelle on peut ajouter l’infrastructure de Muse. Il s’agit d’une machine virtuelle dans laquelle sont stockés les données de l’utilisateur et le contexte. Les agents tiers n’y ont pas accès sans autorisation, et l’utilisateur peut déconnecter les services tiers connectés à Muse, ou tout simplement en effacer la mémoire.

Muse va néanmoins plus loin que d’autres bots IA dans le stockage d’informations sur les personnes connues de l’utilisateur. ChatGPT possède une mémoire structurée, mais OpenAI la présente comme une synthèse évolutive du contexte entourant l’utilisateur. L’IA sélectionne les infos jugées pertinentes et la synthèse se met à jour et s’enrichit au fil du temps.

Le système de Meta organise les informations sur la relation qu’entretient un utilisateur avec une personne, leur historique, le degré de proximité, les sujets en suspens et peut même proposer des moyens de renforcer cette relation. Le problème ici, c’est la réputation exécrable de Meta quand il s’agit de manipuler les données personnelles, comme on l’a vu encore très récemment avec… Muse :

Enfin, le conjoint, les collègues, ou ce fameux plombier n’ont rien demandé, et surtout pas à être intégrés dans les petites fiches de Muse. Mais il suffit que l’utilisateur ait évoqué ces relations pour que ces personnes se retrouvent dans la mémoire de l’agent. L’utilisateur a certes accepté de partager des données publiques, mais pas nécessairement de ficher son entourage.

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Meta : Muse se souvient de beaucoup de choses sur l’utilisateur, mais aussi ses proches

Tous fichés
Meta : Muse se souvient de beaucoup de choses sur l’utilisateur, mais aussi ses proches

ChatGPT, Claude ou Gemini ont une mémoire qui leur permettent d’enregistrer certaines informations importantes sur leurs utilisateurs, afin de se « souvenir » d’un détail, d’un nom, d’un événement ou d’une date utile à une réponse. C’est le cas aussi de Muse, mais le nouvel agent de Meta pousse le principe beaucoup plus loin.

Avec Muse, Meta semble enfin avoir trouvé sa voie dans la course à l’IA. L’agent, lancé le 6 septembre mais toujours indisponible dans l’Union européenne, va bien plus loin qu’un « simple » chatbot : il peut chasser des informations sur internet en permanence et agir au nom de l’utilisateur, par exemple pour réserver un restau ou faire des courses (ce qui déplaît beaucoup à Amazon). Le succès de Muse ne tombe pas du ciel : Meta s’est fortement inspirée d’OpenClaw pour développer son propre agent. Et l’entreprise peut aussi compter sur l’immense surface de ses réseaux sociaux pour se donner une confortable longueur d’avance.

Le Charm dévoilé par Mark Zuckerberg durant la dernière conférence Meta Connect.

Le succès de Muse n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : OpenAI a présenté pas plus tard que la semaine dernière son propre agent IA, Dots. Et Meta compte bien battre le fer tant qu’il est chaud. Muse est mis à toutes les sauces dans les autres produits et services du groupe, qu’il s’agisse de lunettes connectées… ou de Tamagotchi.

Les petites fiches de Muse

Mais Meta traîne derrière elle suffisamment de casseroles sur la vie privée pour que le fonctionnement de Muse mérite qu’on y regarde de plus près. Karan Joshi, chercheur en sécurité indépendant, a pu extraire un grand volume d’instructions et de prompts de l’agent, simplement en utilisant astucieusement l’interface de discussion. Il en a partagé une copie avec Wired, ce qui permet de jeter un œil dans les cuisines.

Il se trouve que Muse crée une page pour chaque personne importante dans la vie de l’utilisateur. Il s’agit de compiler des informations sur la famille, les intimes, les amis, les collègues, les personnes suivies par l’utilisateur. Cette mémoire, en fait des fichiers de texte structuré, se remplit au fur et à mesure des événements et des interactions ; ces données permettent à l’agent de construire une « représentation » des relations, avec le degré de proximité, l’historique, et même des pistes pour les renforcer.

D’après la documentation fournie par Karan Joshi, une « page » s’enrichit progressivement avec des sections : « Faits », « Historique », « Relation », « Points communs », « Sujets en suspens » et « Renforcement ». Muse doit uniquement utiliser les éléments qu’il a sous la main, et ne pas inventer des informations même si la page est vide.

Selon les instructions de Meta, Muse doit conserver « les sujets qui reviennent régulièrement (le déménagement, l’objectif commun d’épargne) », où vivent les relations de l’utilisateur, ce qu’elles font dans la vie. Le modèle peut également enregistrer les dates importantes comme les anniversaires, et des éléments de contexte comme une dispute terminée (certains parlent de beaucoup de choses très personnelles avec leur bot), une réunion importante la semaine dernière, un voyage…

L’enregistrement de l’état des relations est aussi manifestement important pour Muse : degré de proximité, sur quoi repose telle relation, ce dont cette relation peut avoir besoin… La section « Renforcements » peut d’ailleurs suggérer des moyens d’améliorer une relation : rappeler une date à ne pas oublier, une raison d’appeler…

Le plombier n’a rien demandé

« Pour qu’un agent soit utile et puisse réellement vous aider à atteindre vos objectifs, il doit disposer d’un certain contexte sur vous et sur les personnes avec lesquelles vous interagissez », explique un porte-parole de Meta. « Muse rassemble ces informations à partir de données publiques et de ce que vous avez choisi de partager. C’est ainsi qu’il peut se souvenir que la personne qui vous a envoyé une facture est en fait le plombier que vous aviez précédemment engagé pour effectuer des travaux dans votre salle de bains, ou encore l’envoi à votre conjoint de ses fleurs préférées. »

Une déclaration apparemment de bon sens, à laquelle on peut ajouter l’infrastructure de Muse. Il s’agit d’une machine virtuelle dans laquelle sont stockés les données de l’utilisateur et le contexte. Les agents tiers n’y ont pas accès sans autorisation, et l’utilisateur peut déconnecter les services tiers connectés à Muse, ou tout simplement en effacer la mémoire.

Muse va néanmoins plus loin que d’autres bots IA dans le stockage d’informations sur les personnes connues de l’utilisateur. ChatGPT possède une mémoire structurée, mais OpenAI la présente comme une synthèse évolutive du contexte entourant l’utilisateur. L’IA sélectionne les infos jugées pertinentes et la synthèse se met à jour et s’enrichit au fil du temps.

Le système de Meta organise les informations sur la relation qu’entretient un utilisateur avec une personne, leur historique, le degré de proximité, les sujets en suspens et peut même proposer des moyens de renforcer cette relation. Le problème ici, c’est la réputation exécrable de Meta quand il s’agit de manipuler les données personnelles, comme on l’a vu encore très récemment avec… Muse :

Enfin, le conjoint, les collègues, ou ce fameux plombier n’ont rien demandé, et surtout pas à être intégrés dans les petites fiches de Muse. Mais il suffit que l’utilisateur ait évoqué ces relations pour que ces personnes se retrouvent dans la mémoire de l’agent. L’utilisateur a certes accepté de partager des données publiques, mais pas nécessairement de ficher son entourage.

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