Le chiffre d’affaires d’OpenAI se révèle inférieur de 20 milliards de dollars aux projections
© Photo Carlos Barria/REUTERS
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ArtCraft vous connaissez ? Si vous avez fait un peu de veille technologique ces dernières semaines, vous avez sans doute entendu parler de cette suite open source censée concurrencer Adobe sur ses logiciels les plus célèbres : PhotoCraft devant remplacer Photoshop, FilmCraft qui serait l’équivalent de Première et VectorCraft comme solution pour abandonner Illustrator.

David contre Goliath
L’histoire est évidemment savoureuse, ce qui explique le pourquoi du battage médiatique. Un ingénieur logiciel du nom de Brandon Thomas serait parti en guerre contre Adobe dont il juge le prix des licences et les frais de désabonnement insupportables. Il aurait donc décidé de prendre le problème à bras le corps et de contrer les produits de l’éditeur avec sa propre suite : ArtCraft. En quelques mois, grâce à l’aide d’une IA, il serait parvenu à proposer une suite logicielle aussi performante que celle du géant logiciel.
On a ici un scénario type du David contre Goliath. Le petit développeur, armé de sa simple fronde, qui tient tête et abat le géant d’une armée colossale. Mieux encore, le spectre d’une arme quasi magique qu’est l’intelligence artificielle vient en renfort de l’histoire. David, simple berger, encore adolescent, parvient à terrasser une montagne de muscles et un guerrier accompli non pas avec plus de force mais parce qu’il est malin. Il se sert d’un outil disponible pour tous, une fronde, qui décuple sa force, lui permet de réaliser l’exploit. Dans les différents textes sacrés, David est secondé par Dieu.

Les similitudes sont évidentes. Brandon ne s’empare pas d’une fronde mais d’une IA, Claude Opus 5.5, pour tenter d’abattre Adobe. On aurait voulu romancer une histoire publicitaire pour le LLM, on n’aurait pas trouvé meilleur scénario. Le développeur n’est pas à son coup d’essai et dispose d’une solide expérience en terme de code. Même si son domaine d’expertise n’est pas dans l’image ni la vidéo, il a quinze années de programmation dans les pattes et a conçu des applications de robotique et d’autres travaux d’ingénierie logicielle lourds.

Avec l’aide de Claude Opus 5.5, il décide donc de rebâtir totalement les applications d’Adobe en employant le langage de programmation RUST. Le résultat, encore en Alpha, est proposé gratuitement pour différentes plateformes. Vous pouvez le télécharger pour MacOS, Windows et Linux pour les essayer. Il est même possible de l’utiliser directement en ligne et aucun abonnement ne vous sera demandé. Le travail de développement est toujours en cours et des mises à jour sont prévues. Proposé sous licences Apache et MIT, l’ensemble est open source, totalement gratuit et donc potentiellement suffisant pour de nombreux utilisateurs de produits Adobe.

Développer ces logiciels demande de nombreuses ressources, à commencer par les frais liés à une utilisation massive de Claude Opus. Sur la page du site, on peut donc apercevoir des tarifs allant de 8$ à 48 $ par mois, une approche étonnante pour un produit pensé en réaction aux frais abusifs d’Adobe. Cela s’explique par le modèle économique du logiciel. Si la suite est gratuite, son usage encourage énormément la génération de contenus par IA. Et le logiciel compte vous les facturer mensuellement.
L’idée est simple, passer de Photoshop à PhotoCraft est gratuit. Mais si vous voulez utiliser de l’IA dans le logiciel de retouche d’image, il faudra passer à la caisse. S’ensuit une liste de capacités d’usage de crédits suivant votre abonnement : combien d’images l’outil pourra vous générer dans telle ou telle définition. Combien de secondes vous pourrez employer une IA pour créer des vidéos.

Évidemment, si vous voulez interagir par vous-même, sans recours à l’IA, la suite ArtCraft ne vous coûtera rien. Mais on comprend ici beaucoup mieux pourquoi l’histoire de Brandon est mise en avant. Le mythe du développeur solo qui, grâce à l’IA, fait aussi bien qu’une armée d’ingénieurs est destiné à déteindre sur l’utilisateur. Qui ne rêve pas de pouvoir mettre en forme ses idées de manière simple et fluide au travers d’un logiciel qui ferait le travail à votre place ?
Ce que propose ArtCraft avec cette approche, c’est exactement cela. Vous n’avez aucune expérience en retouche d’image mais, grâce au logiciel et à l’exploitation intensive d’une IA, vous voilà capable de rivaliser avec des photographes de renom. À enterrer des réalisateurs épaulés par une équipe de professionnels. À remplacer de coûteux acteurs par une armée d’avatars générés par une machine. À sortir un disque qui tournera sur toutes les radios. Vous serez, comme Brandon/David, un génie.

Artcraft se pose en outil de remplacement technique mais surtout comme une sorte d’entonnoir permettant d’introduire facilement de l’IA dans votre travail créatif. Et on sait déjà ce que produit l’IA dans ces travaux. Quand elle est pilotée par quelqu’un d’exigeant et de talentueux, cela amène parfois à des choses intéressantes, mais le plus souvent c’est intégré de manière paresseuse par des gens qui ne veulent pas « se prendre la tête » avec le travail créatif. Et cela donne ce que nous voyons autour de nous partout en ce moment, du Slop.

ArtCraft slop
Les exemples mis en scène par ArtCraft sont vraiment dans cette veine avec une approche parfois très utilitaire comme la séparation du sujet de son fond pour une inclusion plus facile. Mais le principal point mis en avant est vraiment dans la génération d’éléments nativement grâce à une IA. Dès l’ouverture des outils, en bas de chaque fenêtre, on peut voir apparaitre un prompt qui incite à l’utiliser pour tout et n’importe quoi. « Décrivez ce que vous voulez dans l’image » incite PhotoCraft.

FilmCraft
La suite n’est pas une agglomération d’outils particulièrement révolutionnaire, c’est juste un filtre pour vous faire consommer des tokens de manière différente. En soi, le seul avantage du produit par rapport à la suite Affinity pour un photographe ou un illustrateur n’est pas évident. Même chose pour le montage vidéo de FilmCraft par rapport à DaVinci Resolve, seule la génération d’éléments par IA directement dans l’interface et leur mise en scène plus rapide est proposée comme un avantage. En bref, ArtCraft est gratuit comme d’autres mais devient payant dès qu’il s’agit de proposer la moindre originalité. Si tant est qu’on puisse parler d’originalité dans la production graphique avec une IA.

La suite ArtCraft
ArtCraft a-t-il la moindre chance de détrôner Adobe ? Non. Croire le contraire est surtout signe d’une méconnaissance profonde du sujet. Singer le comportement d’un logiciel comme Illustrator ou Photoshop est une chose, le remplacer en est une autre. Les outils Adobe ne sont pas parfaits, loin de là, leur évolution permanente est un casse-tête quotidien pour des millions d’utilisateurs qui ne peuvent plus compter sur des programmes vraiment stables.
Mais ils ont pour eux une intégration profonde dans une chaine de métiers et d’outils avec des dizaines d’années, de brevets et d’expérience. Sortir de PhotoCraft une image composée de pixels à destination d’un réseau social, aucun problème. Mais proposer la même image pour le monde de l’édition est une autre paire de manches. Un film ne sortira pas de sitôt d’un outil comme FilmCraft s’il doit être projeté sur un grand écran. Les brevets de gestion de formats, de normes de couleurs et autres éléments invisibles à l’image quand on clique sur un fichier, sont aussi importants que l’image elle-même dans une chaîne professionnelle.
Et cela, un outil comme PhotoCraft ne peut pas les « singer ». Ils sont soumis à des brevets lourds et importants autant qu’à un code parfaitement invisible dans l’interface. On ne peut pas décider de proposer une image compatible en demandant simplement à une IA sans enfreindre des brevets d’une manière ou d’une autre. Cela, la communauté du libre qui travaille à la création d’outils de ce type depuis des dizaines d’années, le sait pertinemment.
Comme souvent avec ces développements, le résultat est la partie émergée d’un iceberg technique. Ce que l’on voit à l’écran correspond à l’idée que se fait un utilisateur non expert d’un logiciel. Mais cela ne correspond pas du tout aux éléments qui se déroulent réellement derrière ce qui est affiché. Toutes les opérations de gestion de couleur, de typographie ou de mise en page ne sont pas prises en compte par ArtCraft. Il ne faut surtout pas y regarder à la loupe.
Autre souci, la pérennité du code. Quasiment entièrement généré par un LLM, sa révision et son maintien seront délicats. S’il faut reformer une fonction, mettre à jour un élément ou en ajouter de nouveaux, il faudra très certainement faire confiance à Claude Opus. Ce qui peut amener à des coûts importants pour le développeur. Chaque étape qui demandera de reprendre le code de base sera potentiellement plus coûteuse que la précédente. Une opération qui aurait demandé quelques heures à un développeur junior sera pilotée par une IA avec un résultat coûteux et plus ou moins aléatoire suivant la pertinence du prompt et de sa compréhension.
Bâtir un modèle économique basé sur des abonnements avec un logiciel construit de cette manière ressemble fort à la construction d’un gratte-ciel sans fondations solides.
Une vidéo générée par les outils ArtCraft…
Cette suite d’outils fait faire de grands sauts à certains internautes déjà convaincus par l’IA. Ce sont eux les premiers visés. Il est parfaitement vrai que des outils comme Claude Opus vont permettre à de plus en plus de personnes, développeuses ou non, de générer des programmes adaptés à leurs besoins. J’ai autour de moi des utilisateurs qui parviennent à mener des projets avec des langages qu’ils ne maitrisent pas.
D’autres qui développent des outils alors qu’ils n’avaient pas ou plus le temps de le faire. Entre un développement domotique pour l’un, la création d’un site pour un autre et un outil d’aide à la gestion de sa comptabilité pour un troisième, le potentiel est là. L’IA est parfaite pour aider à compléter ce type de projet solo et de petite envergure. Mais la mise à l’échelle avec un logiciel comme ceux que proposent Adobe est un tout autre débat.
Je vois ici, avec ArtCraft, une manière de faire sa publicité en jetant des paillettes devant les yeux d’utilisateurs déjà éblouis par l’intelligence artificielle. Bien plus qu’une véritable révolution. L’histoire de cette suite, celle de David contre Goliath, n’est que du marketing. Le mythe est là pour persuader un utilisateur lambda que ces nouveaux outils enrichis d’algorithmes vont lui apporter la flamme créatrice qui lui manque. Mais la réalité est bien différente.

ArtCraft génère du Slop
Si un utilisateur de la suite Affinity, tout aussi gratuite, ne propose pas de créations intéressantes, il ne fera pas mieux avec PhotoCraft. En réalité il fera probablement pire. Tout le logiciel est pensé pour produire du Slop. Et rien de ce qui sortira de ces outils ne pourra passer à l’étape d’une impression professionnelle s’il n’est pas auparavant intégré et régurgité par des outils signés par un des géants actuels du logiciel graphique, comme Adobe.
D’autres outils logiciels de ce type sont déjà en cours de développement et on devrait voir débarquer des milliers d’entre eux dans les années a venir. Si Claude Code a pu produire ArtCraft il pourra en cloner d’autres versions sous d’autres noms dans les mois a venir. Idem pour les copies de logiciels de traitement de texte, de 3D, de montage audio ou vidéo. Reste a savoir ce que tout cela donnera en pratique pour l’utilisateur final. Si demain n’importe qui peut demander à une IA de lui constuire une application de calculatrice, il n’en reste pas moins que les opérations a executer seront toujours les mêmes.

Développer ses photos ou dépenser des crédits pour les coloriser ?
L’outil importe peu au fond, je comprends que l’on veuille sortir du système de rente d’Adobe ou de Microsoft. Mais la multiplication des outils n’est pas forcément une excellente idée.
C’est d’abord le risque de voir un programme sorti de nulle part devenir votre solution préférée avant de disparaitre parce que l’IA qui sert à le faire vivre vient d’augmenter ses coûts. ArtCraft vit en revendant à des utilisateurs des crédits d’usage d’IA, si pour une raison ou une autre, le coût de génération de ces crédits venait à augmenter, la mécanique s’écroulerait. Autrement dit, si le prix de l’électricité augmente, la structure tout entière du fonctionnement de la suite logicielle s’écroule.
Mais ce qui m’inquiète le plus dans cette aventure, c’est l’impact de ces outils sur les projets existants. ArtCraft ne s’en cache pas, son inspiration est largement basée sur la suite Adobe. Les outils, icônes, placements, gestion de fenêtres et autres sont littéralement copiés-collés. L’objectif est de proposer les mêmes usages et les mêmes réflexes pour les utilisateurs. La suite en elle-même n’invente rien, elle agglomère les idées des autres.
Si demain un développeur libriste propose une nouvelle idée pour le logiciel de création 3D Blender, une idée originale et intéressante qui offre un nouvel usage. Et que deux jours plus tard son idée est singée par un algorithme dans un outil différent. Aura t-il encore envie de développer de nouvelles idées ? En copiant simplement le travail des autres, ce type d’outil risque surtout d’assécher toute création originale. Personne n’a envie de voir le fruit d’un travail de plusieurs années être repris en deux prompts par une entreprise à la recherche de nouveaux moyens de vendre des crédits.
Autre sujet d’inquiétude face à ce raz de marée à venir d’outils identiques, la perte de nombreuses capacités au sein d’une équipe travaillant en commun. Les projets open source gagnent énormément à travailler en groupe. Les travaux des uns sont épaulés par d’autres et les outils se construisent brique par brique dans un objectif unique. Si l’open source se transforme en un champ de bataille de compétiteurs proposant chacun la copie du travail des autres, avec des centaines de logiciels jumeaux, cette émulation va mourir.
Certains ont l’air de penser que l’arrivée d’une foule de développeurs « augmentés » par l’IA est une bonne nouvelle. J’ai pour ma part plus peur de voir le marché du logiciel se transformer en une sorte de magasin d’applications de smartphone. Avec 250 éditeurs de photo aux noms différents mais en réalité absolument identiques techniquement parlant, sans aucune proposition originale. Et souvent aucun d’entre eux n’est capable de faire réellement ce que me permet de faire un Photohop, un Gimp ou un Affinity Photo.
Tout cela risque fort de devenir une nuisance plus qu’une solution.
ArtCraft, une suite logicielle concurrente d’Adobe développée avec une IA © MiniMachines.net. 2026

Le moteur de recherche berlinois Ecosia, vitrine de la « tech verte et européenne », remplace le champion français Mistral par des modèles chinois. Parmi ses griefs : la qualité, la souveraineté… et l'atome. Quand on voit la tête du mix énergétique allemand, il fallait oser.

Le MSI Prestige N16 Flip AI+ fait partie de cette nouvelle génération de portables sous SoC Nvidia N1X. À la différence du Surface Laptop Ultra, il mise sur la souplesse de son design pour se déployer en tablette.

Annoncé dans trois configurations, cet hybride de 16 pouces de diagonale peut en effet replier son écran au dos de son clavier pour se déployer dans un format tactile grand format. MSI a fait le choix de ne proposer que des puces NVIDIA RTX Spark N1X en 20 cœurs épaulées par la version 6144 cœurs du circuit graphique Blackwell. Ce qui va changer dans les différentes déclinaisons, ce sera le choix des autres composants et en particulier de la mémoire vive. Élément important du dispositif pour ses usages IA mais surtout élément non évolutif puisqu’il s’agit de mémoire LPDDR5x soudée à la carte mère.
Ainsi le modèle 32 Go avec un écran 2880 x 1800 pixels OLED et 1 To de stockage PCIe Gen4 est lancé à 3899.90€. Le Prestige N16 Flip AI+ 64 Go avec le même écran et le même stockage grimpe à 5099.90€. Enfin la version la plus haut de gamme en 128 Go avec un affichage 3840 x 2400 pixels OLED et 2 To de SSD NVMe PCIE Gen4 explose les compteurs à 7999.90€.

Toutes ces versions prennent en charge un écran tactile multipoints et un stylet actif MSI Nano Pen. Leur châssis mesure 35.77 cm de large pour 25.43 cm de profondeur et de 13.9 à 16.9 mm d’épaisseur. Le poids du 16″ atteint les 1,9 kg, ce qui en fera une machine assez pesante en mode tablette.
Tous les Prestige N16 Flip AI+ emploieront une dalle OLED avec rafraichissement variable allant de 30 à 120 Hz. Cet affichage répondra aux normes de couleurs DCI-P3 à 100 % ainsi qu’au DisplayHDR True Black 1000. Un large pavé tactile est proposé selon la norme Action Touchpad. Il s’agit d’un modèle qui propose des zones personnalisables qui réagiront à un geste précis. On pourra donc le programmer pour qu’il effectue une action spécifique en fonction de vos ordres tactiles. Deux paires d’enceintes sont proposées pour gérer séparément les basses d’un côté et les mediums et aigus de l’autre dans un son DTS Virtual:X.

On retrouvera également une webcam FullHD avec prise en charge biométrique via infrarouge en plus d’un lecteur d’empreintes digitales. Le clavier proposera un rétroéclairage sur quatre zones qui se désactivera lorsque vous dépasserez un certain angle d’ouverture de la charnière. Parmi les autres éléments techniques intégrés, on note la présence d’un gyroscope et d’un accéléromètre qui sont logiques dans une tablette, mais également d’un capteur de luminosité et de couleur ambiantes.

La connectique est assez large avec deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, deux USB4 prenant en charge DisplayPort Power Delivery. Une sortie HDMI 2.1, un lecteur de cartes SDXC et un jack audio combo 3.5 mm. Une solution sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégrée. L’appareil propose une batterie 4 cellules en 99.9 Whrs et se rechargera avec un bloc secteur Power Delivery de 140 watts minimum. Par défaut, la machine en sera dépourvue et il faudra donc ajouter quelques dizaines d’euros de plus à la facture.

Livré sous Windows 11 Pro, ces engins sont mis en avant comme des partenaires classiques de l’écosystème Windows mais également pour des usages d’IA locale. MSI met en avant les programmes classiques de retouche d’image, de montage vidéo et autres, mais n’hésite pas non plus à suggérer un usage agentique. Dans sa communication, la marque intègre une pince de crustacé, symbole des agents IA depuis que le nom d’OpenClaw est apparu au début de l’année pour désigner un modèle d’IA de ce type. Le suffixe « Claw » est depuis devenu une manière de nommer ce type d’outil IA.
Les Prestige N16 Flip AI+ sont en précommande à la FNAC au tarif public avec une livraison annoncée pour le 16 octobre.
RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11
MSI Prestige N16 Flip AI+ : l’étincelle convertible © MiniMachines.net. 2026

Le Microsoft Surface Laptop Ultra a été officialisé hier et on connait désormais son tarif et ses capacités. L’engin sera proposé dès ce 16 octobre à un prix de base de 2899€.

Surface Laptop Ultra
Les précommandes sont ouvertes, Microsoft a lancé la commercialisation de ces appareils qui visent clairement un segment haut de gamme. Sans filet, la marque fait totalement confiance à Nvidia et son RTX Spark pour séduire. Les machines sont en effet absolument inconnues du grand public comme des professionnels et on n’a qu’une très vague idée de leurs capacités réelles pour un usage classique. Cela n’empêche pas Microsoft de les proposer à des tarifs que l’on qualifiera de compliqués.
En ce moment, tous les tarifs sont compliqués et le positionnement de la gamme Surface Laptop Ultra n’est donc de toutes manières pas aisé. Il n’empêche que la personne voulant tester un de ces engins devra débourser au minimum presque 2900€ pour voir ce que la machine a dans le ventre.

Pour ce prix, vous aurez en effet le modèle de base de la gamme. Une solution construite autour du Nvidia RTX Spark N1X en version 18 cœurs. Il sera accompagné par 24 Go de LPDDR5x et 512 Go de stockage PCIe Gen 4. Il faudra donc vraiment que la puce déploie des capacités impressionnantes pour se démarquer car on est loin d’un équivalent tarifaire d’une solution plus classique du marché. Microsoft y croit, fort. Cela se traduit par une gamme qui s’envole beaucoup plus haut quand on cherche un Surface Laptop Ultra équipé du SoC haut de gamme de Nvidia. Le Spark N1X 20 cœurs est annoncé à partir de 4239€.

L’emballage autour de cette base est évidemment très travaillé. L’écran 15 pouces HDR en format 3:2 propose une définition de 3270 x 2180 pixels, soit 262 ppp. Cet écran 120 Hz proposera une excellente colorimétrie PixelSense avec 100% de la gamme DCI-P3 et un calibrage individuel en usine. Avec une capacité d’ajustement colorimétrique automatique suivant vos programmes et vos profils, mais également par rapport à l’ambiance autour de vous. Un capteur de couleur permet d’analyser votre environnement et de le réguler. On imagine qu’il s’agira de proposer une dalle au point blanc adapté suivant l’ambiance.
Un blanc très neutre en matinée ou quelque chose pour compenser l’atmosphère dans une soirée tirant sur l’orange. Pour ne pas affecter votre appréciation des couleurs. Pas certain néanmoins que cela colle avec tous les profils d’utilisateurs. L’accent a vraiment été mis sur l’aspect créatif de l’ensemble. La dalle propose un support tactile avancé avec 10 points de contrôle simultané et l’écran emploie une technologie Mini-LED qui offrira une luminosité en pic de 2000 nits en HDR. De quoi se décoller les rétines.

Le châssis est réalisé dans un bloc d’aluminium anodisé. Cela permet de glisser les composants dans un bloc de 32.88 cm de large pour 23.87 cm de profondeur et 18 mm d’épaisseur. Le tout étant contenu dans une enveloppe de poids de 2 kilos. La connectique est complète avec à gauche une sortie HDMI 2.1b, deux USB4 Type-C, et un jack audio combo 3.5 mm.
À droite on retrouve un lecteur de cartes SDXC, un USB 3.1 Type-A et un USB4 Type-C supplémentaire qui cache une petite surprise. Microsoft propose en effet un port magnétique qui, couplé à des aimants néodymes, peut attirer automatiquement le port USB Type-C de son chargeur. Tous les ports USB4 sont compatibles DiisplayPort 2.1 et supportent une alimentation.

Ce port sera compatible avec tout type de câble USB Type-C mais il faudra un chargeur spécifique de la marque pour que le magnétisme opère. Des aimants doivent en effet être proposés du côté du port USB mâle pour que l’opération réussisse. Petit détail important à prendre en compte, aucun chargeur n’est livré avec l’engin. Ce gadget magnétique demandera donc d’acheter un chargeur Microsoft 140W propriétaire à 134.99€. Sinon vous devrez vous rabattre sur un chargeur classique avec une plage de puissance entre 115 watts minimum et 140 watts maximum.
À noter que la machine devrait offrir une autonomie de 15 heures d’après Microsoft. En épluchant les spécifications de l’engin, on peut lire le détail de cette annonce. Les 15 heures seraient obtenues comme d’habitude en lecture d’une vidéo 1080P locale avec la luminosité à 150 nits. Une simple navigation web ferait descendre l’autonomie de trois bonnes heures. On imagine que l’usage en performances élevées, soit en montage vidéo, en calcul lourd d’IA ou en création graphique, emputerait également plus profondément cette autonomie.

Surface Laptop Ultra
Le clavier est de type chiclets, très classique, rétroéclairé et sans pavé numérique. Détail amusant, la touche Copilot est toujours là, contrairement aux annonces de Microsoft incitant à la faire disparaître. On conserve évidemment la touche Windows. Le pavé tactile est gigantesque et il proposera un retour haptique pour une meilleure interaction avec le système.
Pour le reste des accessoires, on note la présence d’une webcam frontale FullHD avec prise en charge de Windows Hello pour une reconnaissance biométrique mais sans œilleton de confidentialité. D’un double micro avec correction d’ambiance sonore, de l’ajout de quatre haut-parleurs avec une gestion spatiale Dolby Atmos. Des capteurs plus classiques comme un gyroscope et un accéléromètre sont également de la partie.

Le modèle de base 24 Go / 512 Go est déjà listé à 2899€ chez Amazon. Le modèle 32 Go / 1 To est à 3759€ quant à la solution N1X 20 cœurs 32 Go / 1 To elle est présentée à 4239€. Microsoft a vraiment confiance dans son poulain.
Pour rappel, le détail des puces RTX Spark N1X des Surface Laptop Ultra
| NVIDIA N1X | NVIDIA N1X | |
|---|---|---|
| Cœurs CPU BIG | 10 × Cortex-X925 | 9 × Cortex-X925 |
| Cœurs CPU LITTLE | 10 × Cortex-A725 | 9 × Cortex-A725 |
| GPU Streaming Multiprocesseurs | 48 SM | 40 SM |
| Cœurs CUDA | 6 144 | 5 120 |
| Mémoire | 16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
| PCI Express | 12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
| TDP | 45 à 80 W | 45 à 80 W |
Le Surface Laptop Ultra propose un SoC RTX Spark à partir de 2899€ © MiniMachines.net. 2026

L'Association for Human Mathematics, un collectif de mathématiciens fondé en septembre 2026, appelle ses pairs à cesser toute collaboration avec OpenAI, au lendemain de la publication par l'entreprise de 722 manuscrits produits par son IA. Terence Tao, médaillé Fields, a republié le texte sur son blog.

Le 12 octobre 2026, Netflix diffusera AI Gone Wild, un épisode de sa collection Instadocs consacré à l'attaque menée en juillet par des agents d'OpenAI contre Hugging Face.

Orange a dévoilé le 7 octobre son Décodeur Home Cinema, un boîtier TV doté de quatre haut-parleurs Bang & Olufsen et compatible Dolby Atmos. Avec deux enceintes arrière en option, l'opérateur promet un vrai home cinéma sans barre de son et mise sur ce pari pour redonner de l'élan aux décodeurs physiques.


Google DeepMind ouvre au grand public SynthID Detector, son outil capable de repérer le filigrane invisible caché dans les images, vidéos et fichiers audio générés par IA. SynthID était initialement utilisé seulement par Google, mais OpenAI, de NVIDIA, Kakao et Apple l'adoptent progressivement. Google veut en faire le standard de l'industrie.

Promis par Xavier Niel lors du lancement de la Freebox Ultra en janvier 2024, le nouveau Freebox Player est désormais prévu pour début 2027. L'opérateur ne dévoile rien, mais certains imaginent déjà une sorte de « Super Player ».

© ANGELA WEISS/AFP

Alors que les détracteurs de Mistral l'annoncent distancé par les modèles open source chinois et par les géants américains depuis de longs mois, Mistral fait son grand retour. Le champion français de l'intelligence artificielle dévoile Mistral Large 4 (surnommé Le Chonk), un modèle de 1 000 milliards de paramètres entraîné dans ses propres data centers en Europe. Mistral affirme qu'il se hisse au niveau des meilleurs modèles ouverts du monde et qu'il rebat les cartes pour l'IA européenne. Sa sortie est prévue le 27 octobre.
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À partir de ce jeudi 9 octobre, les utilisateurs gratuits de Gemini seront obligés d'utiliser le modèle Gemini 3.5 Flash-Lite qui est beaucoup moins performant que Gemini 3.8 Flash ou Gemini 3.1 Pro. Autre décision étrange : les abonnés à Google AI Plus (4,99 euros par mois, offert un an aux étudiants), n'auront plus accès au modèle Pro.


À la une sur Vroom cette semaine : Renault nous explique comment son patrimoine automobile l'aide face à la concurrence chinoise, Dacia va produire une petite voiture électrique à 11 000 € et nos impressions à bord de la nouvelle BMW i3.

Une IA surpuissante pourrait poursuivre ses objectifs au mépris de la survie humaine. Elle pourrait aussi faciliter la création d’armes biologiques ou contribuer au déclenchement d’une guerre nucléaire. Le danger le plus crédible tient peut-être à ses effets sur nos sociétés : chômage, désinformation et divisions politiques.

La Nvidia Shield TV Pro va finir par redevenir un investissement super rentable… A ce rythme, elle pourrait se revendre en 2026 plus cher que le prix payé en 2020. L’appareil a été lancé il y a plus de 7 ans maintenant et s’est toujours maintenu à des tarifs autour de 220€. En basculant à 299€, la console Android avec 16 Go de stockage revient donc au prix du modèle de 2017, lorsqu’elle avait un stockage mécanique interne de 500 Go.

La Shield TV Pro 16 Go à 299€
Je me doute que Nvidia se fiche un peu désormais de sa console Shield TV Pro en termes de ventes. Ce n’est plus un produit majeur pour la marque depuis longtemps. Et s’il faut rappeler l’excellence de son suivi logiciel toujours maintenu depuis toutes ces années, le chiffre d’affaires généré par cette increvable console ne doit pas épaissir le trait de la plus petite virgule dans le bilan de la marque. Il semble tout de même difficile d’imaginer le public accepter une hausse de 50% du prix de cet objet dont la technologie date d’il y a 10 ans aujourd’hui. Malheureusement il s’agit là d’un énième effet lié à la crise de la mémoire vive et du stockage. La hausse se généralise et si les plus impactés pour le moment sont situés dans trois catégories, l’ensemble du marché devrait à nouveau suivre à moyen et long terme.

Les vendeurs de machines basiques, ceux qui n’ont pas de quoi jouer sur les composants externes à la mémoire et au stockage, comme Raspberry Pi par exemple. Quand vous vendez un ordinateur portable ou un smartphone, la liste des éléments qui composent la machine permet d’encaisser des variations de prix. On tire un peu sur l’écran, quitte à le déclasser légèrement. On rabote un peu sur la capacité de la batterie. On diminue le marketing ou autre chose pour faire bonne mesure. Et cela permet de tenir un peu de temps avant une évitable hausse.
Sur une carte de développement où les composants sont clairement à nu, sans rien autour, la moindre variation de tarif des fournisseurs se ressent immédiatement et oblige à bouger les prix. Pas ou peu de stockage qui est confié à un lecteur de cartes par exemple. Des modèles livrés avec parfois très peu de mémoire vive. Des éléments externes en option comme le chargeur ou le boitier qui ne participent pas à la construction du prix.

On l’a vu au tout début de cette crise et pendant les mois qui s’en sont suivis. Des constructeurs comme Framework se sont manifestés en expliquant que les grandes marques y allaient fort sur l’augmentation de leurs tarifs. Mais pour un HP, un Dell ou un Lenovo, les négociations de volume de mémoire sont différentes d’un Framework par exemple. Et si leur production a nécessité d’être plus généreux avec leurs fournisseurs pour obtenir le volume souhaité, Framework a dû mettre à jour ses tarifs régulièrement pour finir par rattraper la hausse des prix qu’ils critiquaient. Pour un Lenovo, la hausse a été très importante d’un seul coup, pour Framework cela s’est fait par étapes, au fur et à mesure que leurs stocks fondaient et qu’il fallait les renouveler.
Nvidia se retrouve un peu dans cette situation. Sa dernière fabrication de consoles Shield TV doit commencer à dater et les volumes de ventes ne sont plus aussi importants qu’il y a quelques années. La concurrence des produits comme les Fire TV Stick et autres solutions du même genre a dû faire mal à leur offre, il y a un an encore, il était moins cher d’acheter un MiniPC bien équipé qu’une TV Shield. Aujourd’hui la TV Box est indisponible et j’imagine que la marque n’est pas pressée de remettre la production en route.
Augmenter son prix de 50% permet à la fois de ne pas inciter les gens à l’achat et donc d’éloigner la pression d’un éventuel revendeur réclamant des stocks. Tout en couvrant le coût de production en cas de demande. La marque ne va pas lancer la fabrication d’une nouvelle série de consoles pour n’en construire qu’un faible volume chez un prestataire. Pour que l’opération soit rentable pour Nvidia, il vaut mieux en produire en masse en une seule fois et livrer leurs revendeurs. Et dans la situation actuelle du marché, produire en masse n’est clairement pas une bonne idée.

Avec des contrats importants concernant des dizaines et des dizaines de milliers de composants par trimestre, ces acteurs se retrouvent dans une situation complexe. Ce sont eux dont l’image souffre le plus aujourd’hui. À chaque nouvelle gamme de produits, la différence de prix avec la précédente est énorme.
Alors que ce sont les acteurs ayant la plus grande capacité de négociation habituellement, les voilà face à une problématique inversée. L’obligation qu’ils ont de se fournir en d’énormes quantités les oblige à accepter les prix qu’imposent leurs fournisseurs en mémoire et en stockage. Refuser serait suicidaire, cela voudrait dire ne plus avoir de machines à vendre avec un nombre de salariés énorme à payer en fin de mois.
Résultat, leurs tarifs à chaque lancement de nouveau modèle sont perçus comme très élevés. Ils ont accepté des prix de composants établis à la hausse pour un volume étalé sur une plus longue période. Cela fait qu’au début de celle-ci, les prix apparaissent trop élevés et ne seront finalement que potentiellement intéressants qu’à la fin de la production si le prix du marché de la mémoire rattrape ou dépasse le prix qu’on leur a proposé. Et, s’il est possible pour eux de jouer avec des éléments supplémentaires, cela n’offre pas forcément de possibilités de compenser les hausses. Il sera possible de basculer le milieu de gamme de l’OLED vers l’IPS, de proposer une batterie plus faible ou même, comme on l’a vu lors des présentations de l’IFA 2026, de réduire drastiquement la voilure en mémoire et en stockage. C’est comme cela que nous retrouvons en 2026 des engins que l’on n’aurait pas touchés avec un bâton en 2025 : 8 Go de mémoire vive soudée et 256 Go de SSD sur un portable sous Windows 11 par exemple.

Le prix moyen d’un PC assemblé a grimpé en flèche ces derniers trimestres.
Tout le marché va mal, et de plus en plus mal. La production de boîtiers PC s’est effondrée puisque les stocks ne partent pas. Les cartes mères, les alimentations, le stockage, la mémoire et même les éléments externes comme les écrans, tout est dans le rouge. Et c’est compréhensible, avec une mémoire qui s’est satellisée à des tarifs délirants et des cartes graphiques dont les prix sont sortis de notre galaxie, le public n’a pas envie d’investir. Il ronge son frein mais tient bon d’autant qu’il y a d’autres sujets problématiques autour du marché PC. Quand le prix de la botte de poireaux augmente et que le carburant s’envole, le choix de se faire plaisir avec un nouvel ordinateur passe derrière. Surtout si l’ancien dure encore. Seules les personnes contraintes et forcées d’investir à cause d’une panne ou de l’obligation de créer un poste se retrouvent en magasin.

Et le prix des cartes graphiques a fait de même
Cette situation, sauf inversion totale des tendances avec un relâchement de la pression de l’IA sur le secteur, est bien prévue pour durer encore une bonne année. Petit à petit, l’ensemble des acteurs s’enfonce dans la crise et, avec eux, les grossistes et les revendeurs. Ces derniers peuvent trouver une solution à la crise en proposant du service puisqu’il faut « faire durer » les parcs de machines. Celles qui étaient auparavant changées régulièrement doivent tenir le coup pendant encore au moins un an. Et cela passe par de l’expertise qu’ils peuvent monnayer.
Petit à petit le secteur de l’informatique grand public s’enfonce dans une crise importante et cela laisse déjà des traces assez nettes. Licenciements, marques qui disparaissent et petits magasins qui ferment. Savoir que le bout du tunnel est dans un an n’est guère rassurant.
Le prix de la Nvidia Shield TV Pro apparait finalement assez secondaire au regard de tout cela.
La Nvidia Shield TV Pro passe à 299€ : une bonne idée de l’état du marché PC © MiniMachines.net. 2026

De la TNT Minecraft qui explose dans GTA, des armes et des zombies de Call of Duty dans Skyrim, des séquences relayées sur les réseaux sociaux montrent des jeux qui fusionnent parfaitement. Plusieurs de ces vidéos ont été réalisées avec des agents IA, qui écrivent désormais une bonne partie du code des mods sur PC.