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Comment les agents IA bouleversent la cybersécurité, défensive et offensive

Mythos, va patcher
Comment les agents IA bouleversent la cybersécurité, défensive et offensive

Cela ne surprendra personne, mais les deux mots incontournables (ou presque) aux Assises de la cybersécurité de Monaco sont « IA » et « agent ». Entre l’attaque, la défense et l’analyse (avec une forte asymétrie entre les deux), ils sont partout, à toutes les sauces. Si la situation actuelle est compliquée, les élections à venir risquent d’être « un carnage ».

À Monaco, tout le monde semble s’entendre sur un point : « l’IA nous complique la tâche […] L’IA est un multiplicateur de force, mais elle ne va pas rendre possible des attaques impossibles », a déclaré Vincent Strubel, patron de l’ANSSI, pour résumer la situation.

Avec l’IA, des attaques plus massives et sophistiquées

« Les méthodes d’attaque avec des IA génératives ne sont pas nouvelles, mais elles sont plus rapides et autonomes », confirme Bertrand Le Piolot, directeur cybersécurité chez FDJ United (anciennement Française des Jeux). Le général Patrick Touak, en charge du ComCyber MI, se dit tout de même « étonné de la vitesse avec laquelle l’IA a démultiplié les attaques ».

Jérôme Renoux, vice-président d’Akamai France, nous donne sa vision globale en tant que CDN qui voit passer « 25 à 30 % » du trafic mondial : « il y a une forte augmentation du nombre et de la sophistication des attaques par IA ». L’entreprise voit passer des bots « de plus en plus sophistiqués » ; ils sont par exemple « plus intelligents et imitent davantage le comportement humain » pour passer sous le radar des détections automatiques.

Après une forte explosion au moment du covid et des confinements, le volume des données échangées ne progresse que de quelques pourcents par an depuis quelques années. L’intelligence artificielle et les agents/bots occupent de la bande passante, mais ils n’ont pas d’effet significatif sur le volume de trafic global.

En défense, l’IA coûte cher


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☕️ Attaque par déni de service sur la plateforme de vote pour la primaire de la gauche



La plateforme e-votez, où se déroule le vote pour la « primaire de la gauche socialiste et démocratique », fait l’objet d’une attaque par déni de service, qui ralentit mais ne compromet pas, à ce stade, son fonctionnement.

« La plateforme e-votez, prestataire du vote pour la primaire socialiste et démocratique, est victime d’une cyberattaque depuis son ouverture ce vendredi matin 8h00 », a signalé le compte X du Parti socialiste vers midi, reprenant un communiqué de la commission d’organisation de la primaire.

Communiqué de la commission d’organisation de la primaire de la gauche

« De fait, cet afflux massif et fictif de connexions entrave la capacité à voter d’une partie des électrices et électeurs. Toutefois, à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue et le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture. L’intégrité des votes enregistrés n’est pas compromise », rassure la commission.

« Dès l’identification de cette attaque, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la continuité du scrutin et permettre à chacune et chacun d’exercer son droit de vote », indique encore l’organisation, qui promet des poursuites :

« Les organisations politiques parties prenantes condamnent fermement cette tentative de perturbation et saisissent la justice de cette grave attaque d’un processus démocratique. »

Le premier tour de la primaire oppose Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Il se tient les vendredi 9 et samedi 10 octobre, avant un second tour programmé les 16 et 17 octobre.

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☕️ Attaque par déni de service sur la plateforme de vote pour la primaire de la gauche



La plateforme e-votez, où se déroule le vote pour la « primaire de la gauche socialiste et démocratique », fait l’objet d’une attaque par déni de service, qui ralentit mais ne compromet pas, à ce stade, son fonctionnement.

« La plateforme e-votez, prestataire du vote pour la primaire socialiste et démocratique, est victime d’une cyberattaque depuis son ouverture ce vendredi matin 8h00 », a signalé le compte X du Parti socialiste vers midi, reprenant un communiqué de la commission d’organisation de la primaire.

Communiqué de la commission d’organisation de la primaire de la gauche

« De fait, cet afflux massif et fictif de connexions entrave la capacité à voter d’une partie des électrices et électeurs. Toutefois, à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue et le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture. L’intégrité des votes enregistrés n’est pas compromise », rassure la commission.

« Dès l’identification de cette attaque, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la continuité du scrutin et permettre à chacune et chacun d’exercer son droit de vote », indique encore l’organisation, qui promet des poursuites :

« Les organisations politiques parties prenantes condamnent fermement cette tentative de perturbation et saisissent la justice de cette grave attaque d’un processus démocratique. »

Le premier tour de la primaire oppose Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Il se tient les vendredi 9 et samedi 10 octobre, avant un second tour programmé les 16 et 17 octobre.

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De la consultation illégale de fichiers policiers à l’ « ubérisation de la corruption »

Des « outils prédictifs et préventifs » de « détection précoce »
De la consultation illégale de fichiers policiers à l’ « ubérisation de la corruption »

Confrontées à une « ubérisation de la corruption » émanant notamment du narcobanditisme, les inspections générales de la police (IGPN) et de la gendarmerie (IGGN) ont musclé leurs dispositifs anti-corruption. Leurs nouveaux algorithmes de « surveillance et contrôle des accès aux fichiers de la Police nationale » (SCAF-PN) et de « contrôle interne des traces des applications et du réseau » (CITAR) ont presque doublé le nombre d’identifications de consultations illicites de fichiers policiers et de cas de corruption.

Dans son rapport 2025, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) relève que « l’année écoulée a connu une augmentation des affaires d’atteintes à la probité, en valeur absolue et en proportion ». Mais également que « pour la première fois, la détection interne, portée par l’ensemble du commandement, représente une part très significative de cette tendance ».

L’IGPN a en effet identifié 136 infractions pour détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel (consultations illicites de fichiers), contre 75 l’an passé (+ 81 %). À titre de comparaison, le nombre de cas de corruption est passé de 66 à 88 (+ 33 %), les violations du secret professionnel de 93 à 117 (+ 26 %), les faux en écriture de 98 à 65 (- 33 %), les vols de 65 à 56 (- 14 %).

+ 81 % de consultations illicites de fichiers en 2025 – IGPN

L’IGPN dénombre par ailleurs 16 manquements aux règles d’utilisation des fichiers de données à caractère personnel, dont un « par inobservation des règles de securité », 14 manquements « par détournement des finalités dans un but lucratif », et 14 autres « sans but lucratif ».

Les fichiers les plus fréquemment détournés sont constitués, par ordre décroissant, du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), du système d’immatriculation des véhicules (SIV) ainsi que du fichier des personnes recherchées (FPR), qualifiés de « vecteurs principaux de compromission ». La majorité de ces consultations illicites l’avaient été « à des fins lucratives », mais sans réel enrichissement, et sans commune mesure avec les risques encourus, souligne l’IGPN :

« Les contreparties ne sont jamais réellement ostentatoires, les enquêtes révélant des petits montants (en numéraire ou dématérialisé) ou des services divers, le tout inversement proportionnel au risque pénal et administratif encouru par l’agent indélicat. »

Une « menace pour l’heure non existentielle », et « marginale »

L’IGPN évoque également des consultations illicites de fichiers à des fins non lucratives, « dans lesquelles l’agent indélicat n’a pas vraiment conscience d’être auteur de faits répréhensibles ». Certains le font en effet pour rendre service à des amis, voisins, proches, pour vérifier la moralité de la personne censée garder les enfants, ou bien par jalousie pour « identifier et localiser » le nouveau conjoint de son ex’, voire même « au nom d’une juste cause ».

S’il n’y a bien évidemment pas de profil-type de l’agent corrompu, la majorité des agents mis en cause sont néanmoins des hommes âgés de moins de 40 ans, dans le premier tiers de leur carrière. Ils ne bénéficient pas de revenus élevés et certains se trouvent dans des situations personnelles très dégradées (situations familiales complexes, endettement, addictions), précise le rapport.

L’IGPN relève en outre que ces agents « commencent toujours de façon très modeste avant de rapidement effectuer des consultations massives ». Une « uberisation de la corruption » facilitée par l’accès quasi-instantané aux fichiers de police par leur terminal mobile NEO (comme l’avait notamment révélé l’enquête de Disclose consacrée aux contrôles d’identité « au faciès » recourant illégalement à la reconnaissance faciale), relève l’IGPN :

« L’ubérisation de la corruption distancie de fait les agents compromis de leur acte répréhensible, laissant ces derniers pantois lorsqu’ils apprennent à quelles fins ont été utilisés les fichiers qu’ils ont détournés. »


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SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Le cloud est bleu comme une Orange
SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Bleu est en retard sur le calendrier de la qualification SecNumCloud d’une partie de ses services. Elle prévoyait le premier semestre 2026, mais il est désormais question de « la fin d’année ».

L’annonce des « clouds de confiance » basés sur des technologies américaines avait fait beaucoup parler. Nous avons d’un côté Thales avec Google pour former S3ns, de l’autre Capgemini, Orange et Microsoft pour Bleu. Le principe est de faire héberger les technologies de Microsoft ou Google par des prestataires français.

Les deux visent depuis le début la qualification SecNumCloud, le plus haut niveau d’exigence en cybersécurité de l’ANSSI. Elle assure notamment une étanchéité aux lois extraterritoriales, une robustesse des systèmes informatiques, des équipes, etc.

S3ns : 17 mois entre le jalon J0 et la qualification SecNumCloud

S3ns est arrivé au bout du chemin, il y a un peu moins d’un an : son offre PREMI3NS est qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI depuis décembre 2025, soit un processus de 17 mois pour être précis depuis la validation du jalon J0, « sans réserve » de l’ANSSI. La validation du jalon J1 avait ensuite pris cinq mois, puis 12 mois pour terminer la procédure.

Il y a, pour rappel, quatre niveaux dans la procédure de qualification SecNumCloud :

  • J0 : acceptation de la demande de qualification
  • J1 : acceptation de la stratégie d’évaluation
  • J2 : acceptation des travaux d’évaluation
  • J3 : décision de qualification

Si l’Agence émet des réserves, cela signifie que « l’ensemble des critères d’acceptation […] sont respectés, mais l’ANSSI estime qu’un jalon de la qualification ne peut a priori pas être franchi ou que les coûts et délais nécessaires pour atteindre la qualification sont très importants ». C’est une mise en garde, comme son nom l’indique, mais S3ns et Bleu n’y ont pas eu droit.

Bleu a validé le jalon J0 il y a 18 mois, la qualification prévue pour fin 2026

Bleu s’est lancé plus tard dans la procédure, avec une acceptation du jalon J0 en avril 2025. Le jalon J1 a pris un peu plus de temps – sept mois – que pour S3ns. Le calendrier était alors en phase avec ce que nous indiquait Bleu aux Assises de la cybersécurité de l’année dernière. La coentreprise de Capgemini et Orange ajoutait que la qualification SecNumCloud était attendue pour le premier semestre 2026, un calendrier déjà annoncé lors du passage du jalon J0. Nous avions aussi profité de l’occasion pour faire un rapide tour des enjeux de souveraineté et des relations avec Microsoft.

Un an plus tard, force est de constater que la qualification n’est toujours pas finalisée. Le stand de Bleu aux Assises de la cybersécurité 2026 n’affiche que le jalon J1. « Nous sommes toujours dans le process de qualification pour un très large catalogue de services IaaS, PaaS, et CaaS. Nous visons la qualification pour la fin d’année », nous explique le service presse.

Iaas (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service) et CaaS (Container as a Service) correspondent à ce que propose Microsoft avec Azure. Avec la partie SaaS (Software as a Service) de Microsoft 365, qui passera la qualification dans un second temps, cela représente selon Bleu une centaine de services.

Cette qualification de trois niveaux de services en même temps était déjà présente chez S3ns, qui affirmait d’ailleurs que c’était « la première fois que l’ANSSI accorde la qualification SecNumCloud en simultanée pour les périmètres IaaS, CaaS et PaaS, couvrant plus de vingt services ».

Si Bleu obtient bien la qualification en décembre comme prévu, cela donnerait environ 13 mois d’écart avec le J1. Au total, si le délai annoncé est cette fois-ci respecté, la qualification prendrait donc 21 mois.

Procédure de qualification SecNumCloud de S3ns (Thales et Google) :

  • J0 : juillet 2024
  • J1 : décembre 2024 (5 mois)
  • Qualification : décembre 2025 (17 mois au total)

Procédure de qualification SecNumCloud de Bleu (Capgemini, Orange et Microsoft) :

  • J0 : avril 2025
  • J1 : novembre 2025 (7 mois)
  • Qualification : attendue fin 2026 (estimation 20 mois)
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SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Le cloud est bleu comme une Orange
SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Bleu est en retard sur le calendrier de la qualification SecNumCloud d’une partie de ses services. Elle prévoyait le premier semestre 2026, mais il est désormais question de « la fin d’année ».

L’annonce des « clouds de confiance » basés sur des technologies américaines avait fait beaucoup parler. Nous avons d’un côté Thales avec Google pour former S3ns, de l’autre Capgemini, Orange et Microsoft pour Bleu. Le principe est de faire héberger les technologies de Microsoft ou Google par des prestataires français.

Les deux visent depuis le début la qualification SecNumCloud, le plus haut niveau d’exigence en cybersécurité de l’ANSSI. Elle assure notamment une étanchéité aux lois extraterritoriales, une robustesse des systèmes informatiques, des équipes, etc.

S3ns : 17 mois entre le jalon J0 et la qualification SecNumCloud

S3ns est arrivé au bout du chemin, il y a un peu moins d’un an : son offre PREMI3NS est qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI depuis décembre 2025, soit un processus de 17 mois pour être précis depuis la validation du jalon J0, « sans réserve » de l’ANSSI. La validation du jalon J1 avait ensuite pris cinq mois, puis 12 mois pour terminer la procédure.

Il y a, pour rappel, quatre niveaux dans la procédure de qualification SecNumCloud :

  • J0 : acceptation de la demande de qualification
  • J1 : acceptation de la stratégie d’évaluation
  • J2 : acceptation des travaux d’évaluation
  • J3 : décision de qualification

Si l’Agence émet des réserves, cela signifie que « l’ensemble des critères d’acceptation […] sont respectés, mais l’ANSSI estime qu’un jalon de la qualification ne peut a priori pas être franchi ou que les coûts et délais nécessaires pour atteindre la qualification sont très importants ». C’est une mise en garde, comme son nom l’indique, mais S3ns et Bleu n’y ont pas eu droit.

Bleu a validé le jalon J0 il y a 18 mois, la qualification prévue pour fin 2026

Bleu s’est lancé plus tard dans la procédure, avec une acceptation du jalon J0 en avril 2025. Le jalon J1 a pris un peu plus de temps – sept mois – que pour S3ns. Le calendrier était alors en phase avec ce que nous indiquait Bleu aux Assises de la cybersécurité de l’année dernière. La coentreprise de Capgemini et Orange ajoutait que la qualification SecNumCloud était attendue pour le premier semestre 2026, un calendrier déjà annoncé lors du passage du jalon J0. Nous avions aussi profité de l’occasion pour faire un rapide tour des enjeux de souveraineté et des relations avec Microsoft.

Un an plus tard, force est de constater que la qualification n’est toujours pas finalisée. Le stand de Bleu aux Assises de la cybersécurité 2026 n’affiche que le jalon J1. « Nous sommes toujours dans le process de qualification pour un très large catalogue de services IaaS, PaaS, et CaaS. Nous visons la qualification pour la fin d’année », nous explique le service presse.

Iaas (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service) et CaaS (Container as a Service) correspondent à ce que propose Microsoft avec Azure. Avec la partie SaaS (Software as a Service) de Microsoft 365, qui passera la qualification dans un second temps, cela représente selon Bleu une centaine de services.

Cette qualification de trois niveaux de services en même temps était déjà présente chez S3ns, qui affirmait d’ailleurs que c’était « la première fois que l’ANSSI accorde la qualification SecNumCloud en simultanée pour les périmètres IaaS, CaaS et PaaS, couvrant plus de vingt services ».

Si Bleu obtient bien la qualification en décembre comme prévu, cela donnerait environ 13 mois d’écart avec le J1. Au total, si le délai annoncé est cette fois-ci respecté, la qualification prendrait donc 21 mois.

Procédure de qualification SecNumCloud de S3ns (Thales et Google) :

  • J0 : juillet 2024
  • J1 : décembre 2024 (5 mois)
  • Qualification : décembre 2025 (17 mois au total)

Procédure de qualification SecNumCloud de Bleu (Capgemini, Orange et Microsoft) :

  • J0 : avril 2025
  • J1 : novembre 2025 (7 mois)
  • Qualification : attendue fin 2026 (estimation 20 mois)
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Résultats des Big Brother Awards Allemagne 2026

Vendredi 25 septembre a eu lieu la cérémonie officielle de nomination des Big Brother Awards Allemagne 2026 à Bielefeld (Westphalie Est-Lippe).

Si 4 des 6 gagnants sont Allemands, tous concernent par leur (mauvais) exemple de près ou de loin l’ensemble des Européens.

Découvrons ensemble les heureux élus.

Pour rappel les Big Brother Awards ont été initiés au Royaume-Uni en 2008 puis se sont essaimés dans de nombreux pays avant de se réduire à 3 pays ces dernières années. En Allemagne, ils sont organisés depuis l’an 2000 par DigitalCourage, une association de sensibilisation de la protection des données personnelles et fournisseur de quelques services libres, qu’on pourrait donc situer à mi-chemin entre La Quadrature du Net et Framasoft.
Ils visent à alerter le grand-public de quelques cas emblématiques d’atteinte illégitime à nos données personnelles, dont un certain nombre de cas a pu se traduire en sanctions concrètes et finalement revenir à une situation acceptable.

La dernière dépêche sur LinuxFR rapportant des BBA datant de 2013 (dernière édition des BBA France), il semblait intéressant de rapporter l’évènement ici.

Ont été déclarés vainqueurs pour 2026 :

  • l’Église protestante du Nord de l’Allemagne dans la catégorie Société civile pour imposer l’usage de Microsoft pour l’ensemble de ses services informatiques à l’ensemble des paroisses de Hambourg, du Schleswig-Holstein (pourtant désormais célèbre pour sa politique publique de migration vers Linux et les logiciels libres en général, et du Mecklembourg Poméranie. Concerne donc près de 17 000 personnes. Dont des confessions dont les fidèles seront bien contents de savoir qu’elles peuvent se retrouver dans la nature.

  • les opticiens Apollo et Fielmann dans la catégorie Technologie pour faire la promotion des lunettes perverses de Meta. La fabrication et la vente de moyens d’enregistrer des personnes tierces à leur insu est considérée comme un délit dans la loi allemande. Et bien que la Commission de protection des données de Hambourg a confirmé l’insuffisance de la LED signalant certains enregistrements, l’Agence Fédérale des Télécommunications chargée de vérifier la conformité aux lois semble préférer fermer les yeux sur ce délit de lunette.

  • Deutsche Telekom dans la catégorie Préventif pour son plan de fusion avec sa propre filiale T-Mobile US. Cette fusion rendrait la Deutsche Telekom et donc l’infrastructure de télécommunications allemande soumise à la législation américaine (FISA Act 702, Cloud Act, Executive Order 12333, etc). Les communications allemandes seraient donc directement accessibles au FBI comme c’est déjà le cas pour T-Mobile US depuis leur accord en 2001.

  • la Commission européenne dans la catégorie Europe pour son Digital Omnibus, un groupement de lois visant à déréguler les services numériques européens, au profit de la « compétitivité » et aux dépens de la protection numérique des Européens.
    En redéfinissant la notion de donnée personnelle, ces textes doivent permettre aux sociétés marketing et databrokers d’exploiter sans limites vos informations de navigation, de considérer l’entraînement des IA comme d’« intérêt légitime » (et donc sans nécessiter votre consentement !), etc.

  • le Ministre de l’Intérieur fédéral Alexander Dobrindt dans la catégorie Administration pour pousser l’implémentation d’un identifiant personnel unique (via le N° fiscal) dans l’ensemble des bases de données gouvernementales. Au nom de la modernisation de l’administration, cette mesure ouvre la voie a des recoupements entre services gouvernementaux au-delà des besoins fonctionnels. Il est rappelé que cette approche avait été prévue par le gouvernement nazi de l’époque. Et désormais implémenté en Russie donnant entre autres l’exemple des services des armées pouvant faire couper les services bancaires d’une personne qui voudrait pas combattre au front (tout parallèle avec un juge d’une cour pénale internationale serait fortuit).

  • Enfin la dernière catégorie Jeunes et surveillés est choisie par les « jeunes », qui ont choisi de critiquer leur exclusion des réseaux sociaux, comme mauvaise solution ne protégeant au final personne tout en nécessitant la divulgation de données personnelles supplémentaires.

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Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

Asseyez-vous, ça va piquer
Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

Pour renforcer la cybersécurité de manière globale, Vincent Strubel milite pour plus de transparence et de retour d’expérience. Le général Patrick Touak, en charge du Comcyber Mi, confirme et ajoute que cela passe aussi par un renforcement sans compromis de la cybersécurité, notamment la double authentification obligatoire.

Lors de la traditionnelle conférence d’ouverture des Assises de la sécurité, Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) est revenu sur les trop nombreuses fuites de données dont sont victimes les Français depuis des mois, voire des années. L’année dernière, il avait plombé l’ambiance en parlant de la « brutalisation du monde » et de la perspective d’une « guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».

Cette année, il affirme qu’il n’a « pas besoin de plomber l’ambiance, les attaquants l’ont déjà fait ». La DGFiP, victime d’une cyberattaque avec fuite de données, est l’éléphant dans la pièce. L’ANSSI a, pour rappel, publié récemment un billet détaillé sur les vecteurs d’attaque utilisés par les pirates.

Les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées »

L’attaque n’était pas sophistiquée, elle surfait sur une série de défaillances. Le général Patrick Touak, chef du commandement du ministère de l’Intérieur dans le Cyberespace, confirme et élargit le périmètre bien au-delà de la DGFiP : les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées ».

Cette fuite de la DGFiP est une parmi tant d’autres ; aussi bien des institutions publiques que des entreprises privées sont concernées, et ce quelle que soit leur taille. Vincent Strubel soulève toutefois la question de ce que « disent les attaques de nos vulnérabilités basiques et universelles ». C’est d’autant plus grave quand on les retrouve dans des institutions étatiques : « c’est particulièrement inacceptable ».

Pour le patron de l’ANSSI, ce « travail de transparence » – très récent, le rapport de la DGFiP est une exception à ce jour – de l’Agence est nécessaire, mais fait grincer des dents : « Ça pique, mais on va continuer car c’est vital ». Ce qui est arrivé à la DGFiP doit servir d’électrochoc : d’autres institutions traînent certainement le même genre de vulnérabilité : il faut « avoir le courage de le dire et de le répéter ; c’est un chantier colossal ».


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Hackers hijack Google domains after breaching ccTLD registries

Voilà une attaque bien coordonnée: Pour créer un faux certificat TLS (https) pour un site connu, l'autorité de certification vous demande s'insérer un challenge (une valeur aléatoire) sur votre site web et vient faire une requête dessus pour vérifier que c'est bien vous.

Des attaquants ont piraté des serveurs DNS afin de faire pointer l'adresse IP de domaines connus vers des serveurs à eux, et ainsi générer de faux certificats pour des domaines en .gh (Ghana), .sl (Samoa) et .as (Sierra Leone).

EDIT: L'article chez S.B. : https://www.bortzmeyer.org/piratage-trois-cctld.html
(Permalink)
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☕️ Trump Mobile a des fuites



Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

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☕️ Trump Mobile a des fuites



Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

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☕️ Lookups : la ministre du Numérique signale un nouveau site de données volées au parquet



Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, a annoncé lundi 5 octobre avoir saisi la procureure de Paris, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, au sujet d’un moteur de recherche donnant accès à des données personnelles issues de fuites de cybersécurité. C’est la deuxième fois que la ministre recourt à cette procédure depuis le mois de juin.

Les sites en question, parfois déclinés sous forme de canaux Telegram ou Discord, permettent pour mémoire d’effectuer des recherches nominatives dans des bases de données agrégées à partir des fichiers issus de fuites de données.

Historiquement cantonnés au dark web et souvent qualifiés de « lookups », ils s’affichent désormais sur le web ouvert, et développent de véritables offres commerciales avec abonnement, accès via API, ou promesse d’effacement des données personnelles contre monnaie sonnante et trébuchante.

La portée d’une telle action parait toutefois limitée : elle restreint peut-être la visibilité sur le moteur de recherche en question, mais elle ne garantit absolument pas que les données concernées continuent de circuler via les fichiers d’origine. « Aux personnes concernées, ne payez jamais pour faire retirer vos données », appelle la ministre.

un portrait de la valeur des données biométriques pour un pirate
Illustration : Flock

L’avertissement est justifié. Confier des données personnelles à ces moteurs, pour s’inscrire ou pour souscrire leurs services payants, constitue en effet un risque supplémentaire, puisqu’elles peuvent servir à consolider les informations déjà présentes en base.

La déclaration d’Anne Le Hénanff intervient quelques jours après que le sujet des lookups est revenu sur le devant de la scène médiatique, notamment en raison d’articles de RTL, relayés par M6, illustrant comment ces outils permettent de mettre au jour les informations personnelles ou les coordonnées de personnalités publiques.

Le phénomène et son exposition n’ont pourtant rien de nouveau. En juin, une enquête de France Info avait mis en lumière une autre plateforme qui revendiquait l’accès à 1,2 milliard de données personnelles.

Comme nous le relations alors, la ministre du Numérique avait déjà annoncé à cette occasion saisir le parquet de Paris, déjà au travers de l’article 40. Le député Renaissance des Côtes-d’Armor, Éric Bothorel, avait lui aussi déclaré avoir saisi la justice « pour 3 sites qui compilent des fuites de données et les rendent publiques », tout en rappelant que « le recel de data volées est un crime ».

Si d’après France Info, aucune condamnation n’avait encore été prononcée dans une affaire de lookups au 21 août dernier, le parquet n’ignore pas le sujet et n’a d’ailleurs pas attendu la médiatisation du phénomène pour s’y intéresser. En mai dernier, on apprenait ainsi que l’administrateur présumé d’un de ces moteurs de recherche avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

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☕️ Lookups : la ministre du Numérique signale un nouveau site de données volées au parquet



Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, a annoncé lundi 5 octobre avoir saisi la procureure de Paris, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, au sujet d’un moteur de recherche donnant accès à des données personnelles issues de fuites de cybersécurité. C’est la deuxième fois que la ministre recourt à cette procédure depuis le mois de juin.

Les sites en question, parfois déclinés sous forme de canaux Telegram ou Discord, permettent pour mémoire d’effectuer des recherches nominatives dans des bases de données agrégées à partir des fichiers issus de fuites de données.

Historiquement cantonnés au dark web et souvent qualifiés de « lookups », ils s’affichent désormais sur le web ouvert, et développent de véritables offres commerciales avec abonnement, accès via API, ou promesse d’effacement des données personnelles contre monnaie sonnante et trébuchante.

La portée d’une telle action parait toutefois limitée : elle restreint peut-être la visibilité sur le moteur de recherche en question, mais elle ne garantit absolument pas que les données concernées continuent de circuler via les fichiers d’origine. « Aux personnes concernées, ne payez jamais pour faire retirer vos données », appelle la ministre.

un portrait de la valeur des données biométriques pour un pirate
Illustration : Flock

L’avertissement est justifié. Confier des données personnelles à ces moteurs, pour s’inscrire ou pour souscrire leurs services payants, constitue en effet un risque supplémentaire, puisqu’elles peuvent servir à consolider les informations déjà présentes en base.

La déclaration d’Anne Le Hénanff intervient quelques jours après que le sujet des lookups est revenu sur le devant de la scène médiatique, notamment en raison d’articles de RTL, relayés par M6, illustrant comment ces outils permettent de mettre au jour les informations personnelles ou les coordonnées de personnalités publiques.

Le phénomène et son exposition n’ont pourtant rien de nouveau. En juin, une enquête de France Info avait mis en lumière une autre plateforme qui revendiquait l’accès à 1,2 milliard de données personnelles.

Comme nous le relations alors, la ministre du Numérique avait déjà annoncé à cette occasion saisir le parquet de Paris, déjà au travers de l’article 40. Le député Renaissance des Côtes-d’Armor, Éric Bothorel, avait lui aussi déclaré avoir saisi la justice « pour 3 sites qui compilent des fuites de données et les rendent publiques », tout en rappelant que « le recel de data volées est un crime ».

Si d’après France Info, aucune condamnation n’avait encore été prononcée dans une affaire de lookups au 21 août dernier, le parquet n’ignore pas le sujet et n’a d’ailleurs pas attendu la médiatisation du phénomène pour s’y intéresser. En mai dernier, on apprenait ainsi que l’administrateur présumé d’un de ces moteurs de recherche avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

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Gigantesque fuite de données personnelles au Danemark, un incident “très grave”

Des données personnelles concernant 8,8 millions de personnes ont été récupérées de manière illégale au Danemark, a annoncé le gouvernement lundi 5 octobre. Il s’agit de la plus importante fuite du genre jamais observée dans ce pays scandinave. Une affaire qui incite certains à se demander si l’État doit conserver de telles bases de données.

© DESSIN D’AREND, PAYS-BAS

Gigantesque fuite de données personnelles au Danemark, un incident “très grave”.
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Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Quelque part en Pologne
Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Alors que l’obligation de facturation électronique est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre, une première plateforme agréée annonce une fuite de données. Elle n’a pas été directement attaquée, la brèche venant d’un prestataire polonais. Le problème a cependant été assez sérieux pour que l’administration coupe temporairement ses échanges avec la plateforme.

Une plateforme agréée par l’État, VosFactures, a vu une partie des données de ses utilisateurs consultée après le piratage de son prestataire polonais Fakturownia. L’intrusion a été détectée le 27 septembre et l’accès a été coupé le 28. Le lendemain, la plateforme VosFactures a été avertie. Les 500 000 clients que revendique la plateforme ont alors commencé à être contactés.

Dans le courrier envoyé, affiché par FuitesInfos, on apprend qu’une « personne non autorisée » est parvenue à exploiter une vulnérabilité dans un mécanisme de génération de fichiers PDF à partir de modèles de factures. Cette exploitation a ensuite permis au pirate d’accéder à certains fichiers de configuration sur des serveurs du prestataire, dont des clés applicatives et des identifiants. À partir de ces informations, le pirate a réussi à déclencher des commandes arbitraires sur plusieurs serveurs applicatifs et à accéder à une copie miroir de la base de données de production.

Dans le courrier, VosFactures insiste sur plusieurs points, dont le fait que ses serveurs n’ont pas été directement attaqués. « Toutefois, certaines données relatives aux utilisateurs de VosFactures étaient traitées par ce prestataire dans le cadre de la fourniture de services techniques à FACTUALI SAS [l’opérateur de VosFactures, ndlr]. Une personne non autorisée a ainsi pu accéder à certaines données relatives aux comptes VosFactures, au clients et fournisseurs de nos utilisateurs ainsi qu’à une partie des documents générés au moyen du service », indique la plateforme dans ses e-mails.

L’entreprise rappelle également que sa propre infrastructure bénéficie de la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, rappelant ses obligations en matière de protection des systèmes, de sécurité des données et de maitrise de leur hébergement. « À ce stade, aucun élément dont nous disposons ne révèle une compromission directe de l’environnement SecNumCloud propre à FACTUALI SAS », ajoute le courriel.

Une portée des risques encore floue

VosFactures prévient des risques habituels dans ce type de cas : les éternelles tentatives d’hameçonnage (phishing) par e-mail ou SMS, d’usurpation d’identité, de fraude au changement de coordonnées bancaires ou aux faux fournisseurs, d’accès non autorisé à d’autres services en cas de réutilisation du même mot de passe, ou encore de prise de contact frauduleuse en se faisant passer par VosFactures. Sans surprise, la plateforme recommande la plus grande prudence, avec les règles élémentaires d’hygiène numérique.

Selon FuitesInfos, l’entreprise a envoyé un deuxième e-mail pour avertir que l’ensemble des codes API fournis jusqu’à présent étaient invalidés au 1ᵉʳ octobre. Pour les clients concernés, cela signifie une rupture dans les intégrations, par exemple dans des logiciels de comptabilité. Il faut donc générer de nouveaux codes et mettre à jour les connexions concernées.

Fakturownia a également communiqué sur l’incident le 1ᵉʳ octobre, l’entreprise polonaise indiquant elle aussi avoir contacté ses clients, corrigé la faille et averti le Bureau de protection des données personnelles et le CERT polonais. Toutefois, les données dérobées sont beaucoup plus nombreuses chez le prestataire, avec notamment les mots de passe hachés, les numéros IBAN, le détail des factures ou encore les historiques des paiements. Les courriels de VosFactures étant peu précis sur ce point, nous avons contacté l’entreprise pour obtenir plus de détails et mettrons à jour cette actualité en cas de réponse.

Selon la presse polonaise, un pirate se faisant appeler Fingerprint a revendiqué l’attaque. Il dit être en possession d’une base de données de 6 To, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié.

Suspension temporaire des échanges avec l’AIFE

L’information a en tout cas fortement déplu à l’AIFE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État. Sur son portail Chorus Pro (service de réception des factures fournisseurs pour les administrations publiques), on peut voir encore à l’heure actuelle un bandeau rouge. Il a été mis en place le 1ᵉʳ octobre pour avertir d’une suspension provisoire des échanges entre la plateforme agréée concernée et l’AIFE.

« À l’issue de l’examen des éléments techniques communiqués par la PA concernant cet incident, il apparaît que la situation opérationnelle des services de la PA et les mesures de sécurité prises ne justifient pas le maintien de la suspension. Les échanges entre la PA et les services opérés par l’AIFE ont donc été rétablis et restent naturellement sous surveillance comme pour l’ensemble des partenaires », indique cependant le bandeau, mis à jour pendant le week-end.

L’information tombe mal quoi qu’il en soit. L’arrivée de la facturation électronique ne s’est pas faite en douceur, de nombreuses petites entreprises se sentant lésées par ce passage forcé. L’obligation augmente mécaniquement la pression sur la sécurité des données puisque toute entreprise doit passer par l’une des plateformes agréées, dont la liste est fournie par le ministère de l’Économie et des Finances.

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Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Quelque part en Pologne
Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Alors que l’obligation de facturation électronique est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre, une première plateforme agréée annonce une fuite de données. Elle n’a pas été directement attaquée, la brèche venant d’un prestataire polonais. Le problème a cependant été assez sérieux pour que l’administration coupe temporairement ses échanges avec la plateforme.

Une plateforme agréée par l’État, VosFactures, a vu une partie des données de ses utilisateurs consultée après le piratage de son prestataire polonais Fakturownia. L’intrusion a été détectée le 27 septembre et l’accès a été coupé le 28. Le lendemain, la plateforme VosFactures a été avertie. Les 500 000 clients que revendique la plateforme ont alors commencé à être contactés.

Dans le courrier envoyé, affiché par FuitesInfos, on apprend qu’une « personne non autorisée » est parvenue à exploiter une vulnérabilité dans un mécanisme de génération de fichiers PDF à partir de modèles de factures. Cette exploitation a ensuite permis au pirate d’accéder à certains fichiers de configuration sur des serveurs du prestataire, dont des clés applicatives et des identifiants. À partir de ces informations, le pirate a réussi à déclencher des commandes arbitraires sur plusieurs serveurs applicatifs et à accéder à une copie miroir de la base de données de production.

Dans le courrier, VosFactures insiste sur plusieurs points, dont le fait que ses serveurs n’ont pas été directement attaqués. « Toutefois, certaines données relatives aux utilisateurs de VosFactures étaient traitées par ce prestataire dans le cadre de la fourniture de services techniques à FACTUALI SAS [l’opérateur de VosFactures, ndlr]. Une personne non autorisée a ainsi pu accéder à certaines données relatives aux comptes VosFactures, au clients et fournisseurs de nos utilisateurs ainsi qu’à une partie des documents générés au moyen du service », indique la plateforme dans ses e-mails.

L’entreprise rappelle également que sa propre infrastructure bénéficie de la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, rappelant ses obligations en matière de protection des systèmes, de sécurité des données et de maitrise de leur hébergement. « À ce stade, aucun élément dont nous disposons ne révèle une compromission directe de l’environnement SecNumCloud propre à FACTUALI SAS », ajoute le courriel.

Une portée des risques encore floue

VosFactures prévient des risques habituels dans ce type de cas : les éternelles tentatives d’hameçonnage (phishing) par e-mail ou SMS, d’usurpation d’identité, de fraude au changement de coordonnées bancaires ou aux faux fournisseurs, d’accès non autorisé à d’autres services en cas de réutilisation du même mot de passe, ou encore de prise de contact frauduleuse en se faisant passer par VosFactures. Sans surprise, la plateforme recommande la plus grande prudence, avec les règles élémentaires d’hygiène numérique.

Selon FuitesInfos, l’entreprise a envoyé un deuxième e-mail pour avertir que l’ensemble des codes API fournis jusqu’à présent étaient invalidés au 1ᵉʳ octobre. Pour les clients concernés, cela signifie une rupture dans les intégrations, par exemple dans des logiciels de comptabilité. Il faut donc générer de nouveaux codes et mettre à jour les connexions concernées.

Fakturownia a également communiqué sur l’incident le 1ᵉʳ octobre, l’entreprise polonaise indiquant elle aussi avoir contacté ses clients, corrigé la faille et averti le Bureau de protection des données personnelles et le CERT polonais. Toutefois, les données dérobées sont beaucoup plus nombreuses chez le prestataire, avec notamment les mots de passe hachés, les numéros IBAN, le détail des factures ou encore les historiques des paiements. Les courriels de VosFactures étant peu précis sur ce point, nous avons contacté l’entreprise pour obtenir plus de détails et mettrons à jour cette actualité en cas de réponse.

Selon la presse polonaise, un pirate se faisant appeler Fingerprint a revendiqué l’attaque. Il dit être en possession d’une base de données de 6 To, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié.

Suspension temporaire des échanges avec l’AIFE

L’information a en tout cas fortement déplu à l’AIFE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État. Sur son portail Chorus Pro (service de réception des factures fournisseurs pour les administrations publiques), on peut voir encore à l’heure actuelle un bandeau rouge. Il a été mis en place le 1ᵉʳ octobre pour avertir d’une suspension provisoire des échanges entre la plateforme agréée concernée et l’AIFE.

« À l’issue de l’examen des éléments techniques communiqués par la PA concernant cet incident, il apparaît que la situation opérationnelle des services de la PA et les mesures de sécurité prises ne justifient pas le maintien de la suspension. Les échanges entre la PA et les services opérés par l’AIFE ont donc été rétablis et restent naturellement sous surveillance comme pour l’ensemble des partenaires », indique cependant le bandeau, mis à jour pendant le week-end.

L’information tombe mal quoi qu’il en soit. L’arrivée de la facturation électronique ne s’est pas faite en douceur, de nombreuses petites entreprises se sentant lésées par ce passage forcé. L’obligation augmente mécaniquement la pression sur la sécurité des données puisque toute entreprise doit passer par l’une des plateformes agréées, dont la liste est fournie par le ministère de l’Économie et des Finances.

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☕️ Fuite de données à la région Hauts-de-France, avec « potentiellement des RIB »



Chaque jour ou presque sa fuite de données. C’est au tour de la région des Hauts-de-France de confirmer dans un communiqué avoir été victime d’une cyberattaque « ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles traitées pour son compte », comme le rapporte l’AFP avec Franceinfo. Plus précisément, selon la région, ce sont deux de ses prestataires qui ont été ciblés : Atexo et Docaposte.

La région précise qu’Atexo s’occupait des aides régionales. De son côté, Docaposte était en charge de la carte Génération#HDF, avec laquelle la région fournit une aide financière aux lycéens et apprentis. Les deux plateformes sont fermées pour le moment. « Les prestataires ont identifié les failles ainsi que le mode opératoire de l’attaquant et engagé les travaux de correction », affirme la région.

De qui parle-t-on ? La liste des données potentiellement récupérées par les pirates contient des informations personnelles comme « des noms, prénoms, adresses électroniques, ainsi que potentiellement des RIB et d’autres données d’identification figurent parmi les données susceptibles d’avoir été compromises ». La fuite d’un RIB (qui contient notamment votre IBAN) ne doit pas être prise à la légère, comme nous l’avons détaillé dans un article dédié.

La région n’a pas été en mesure de confirmer « le nombre exact de personnes concernées » pour le moment, mais des pirates revendiquent sur un forum avoir récupéré des données de plus de 700 000 personnes, à confirmer évidemment. Quoi qu’il en soit, les « usagers concernés ont commencé à être informés », précisent nos confrères.

La région précise enfin avoir « déposé plainte auprès des autorités compétentes ». Pour rappel, en octobre 2025 le parc informatique des lycées de la région Hauts-de-France avait été la cible d’une cyberattaque.

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