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Comment les agents IA bouleversent la cybersécurité, défensive et offensive

Mythos, va patcher
Comment les agents IA bouleversent la cybersécurité, défensive et offensive

Cela ne surprendra personne, mais les deux mots incontournables (ou presque) aux Assises de la cybersécurité de Monaco sont « IA » et « agent ». Entre l’attaque, la défense et l’analyse (avec une forte asymétrie entre les deux), ils sont partout, à toutes les sauces. Si la situation actuelle est compliquée, les élections à venir risquent d’être « un carnage ».

À Monaco, tout le monde semble s’entendre sur un point : « l’IA nous complique la tâche […] L’IA est un multiplicateur de force, mais elle ne va pas rendre possible des attaques impossibles », a déclaré Vincent Strubel, patron de l’ANSSI, pour résumer la situation.

Avec l’IA, des attaques plus massives et sophistiquées

« Les méthodes d’attaque avec des IA génératives ne sont pas nouvelles, mais elles sont plus rapides et autonomes », confirme Bertrand Le Piolot, directeur cybersécurité chez FDJ United (anciennement Française des Jeux). Le général Patrick Touak, en charge du ComCyber MI, se dit tout de même « étonné de la vitesse avec laquelle l’IA a démultiplié les attaques ».

Jérôme Renoux, vice-président d’Akamai France, nous donne sa vision globale en tant que CDN qui voit passer « 25 à 30 % » du trafic mondial : « il y a une forte augmentation du nombre et de la sophistication des attaques par IA ». L’entreprise voit passer des bots « de plus en plus sophistiqués » ; ils sont par exemple « plus intelligents et imitent davantage le comportement humain » pour passer sous le radar des détections automatiques.

Après une forte explosion au moment du covid et des confinements, le volume des données échangées ne progresse que de quelques pourcents par an depuis quelques années. L’intelligence artificielle et les agents/bots occupent de la bande passante, mais ils n’ont pas d’effet significatif sur le volume de trafic global.

En défense, l’IA coûte cher


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SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Le cloud est bleu comme une Orange
SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Bleu est en retard sur le calendrier de la qualification SecNumCloud d’une partie de ses services. Elle prévoyait le premier semestre 2026, mais il est désormais question de « la fin d’année ».

L’annonce des « clouds de confiance » basés sur des technologies américaines avait fait beaucoup parler. Nous avons d’un côté Thales avec Google pour former S3ns, de l’autre Capgemini, Orange et Microsoft pour Bleu. Le principe est de faire héberger les technologies de Microsoft ou Google par des prestataires français.

Les deux visent depuis le début la qualification SecNumCloud, le plus haut niveau d’exigence en cybersécurité de l’ANSSI. Elle assure notamment une étanchéité aux lois extraterritoriales, une robustesse des systèmes informatiques, des équipes, etc.

S3ns : 17 mois entre le jalon J0 et la qualification SecNumCloud

S3ns est arrivé au bout du chemin, il y a un peu moins d’un an : son offre PREMI3NS est qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI depuis décembre 2025, soit un processus de 17 mois pour être précis depuis la validation du jalon J0, « sans réserve » de l’ANSSI. La validation du jalon J1 avait ensuite pris cinq mois, puis 12 mois pour terminer la procédure.

Il y a, pour rappel, quatre niveaux dans la procédure de qualification SecNumCloud :

  • J0 : acceptation de la demande de qualification
  • J1 : acceptation de la stratégie d’évaluation
  • J2 : acceptation des travaux d’évaluation
  • J3 : décision de qualification

Si l’Agence émet des réserves, cela signifie que « l’ensemble des critères d’acceptation […] sont respectés, mais l’ANSSI estime qu’un jalon de la qualification ne peut a priori pas être franchi ou que les coûts et délais nécessaires pour atteindre la qualification sont très importants ». C’est une mise en garde, comme son nom l’indique, mais S3ns et Bleu n’y ont pas eu droit.

Bleu a validé le jalon J0 il y a 18 mois, la qualification prévue pour fin 2026

Bleu s’est lancé plus tard dans la procédure, avec une acceptation du jalon J0 en avril 2025. Le jalon J1 a pris un peu plus de temps – sept mois – que pour S3ns. Le calendrier était alors en phase avec ce que nous indiquait Bleu aux Assises de la cybersécurité de l’année dernière. La coentreprise de Capgemini et Orange ajoutait que la qualification SecNumCloud était attendue pour le premier semestre 2026, un calendrier déjà annoncé lors du passage du jalon J0. Nous avions aussi profité de l’occasion pour faire un rapide tour des enjeux de souveraineté et des relations avec Microsoft.

Un an plus tard, force est de constater que la qualification n’est toujours pas finalisée. Le stand de Bleu aux Assises de la cybersécurité 2026 n’affiche que le jalon J1. « Nous sommes toujours dans le process de qualification pour un très large catalogue de services IaaS, PaaS, et CaaS. Nous visons la qualification pour la fin d’année », nous explique le service presse.

Iaas (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service) et CaaS (Container as a Service) correspondent à ce que propose Microsoft avec Azure. Avec la partie SaaS (Software as a Service) de Microsoft 365, qui passera la qualification dans un second temps, cela représente selon Bleu une centaine de services.

Cette qualification de trois niveaux de services en même temps était déjà présente chez S3ns, qui affirmait d’ailleurs que c’était « la première fois que l’ANSSI accorde la qualification SecNumCloud en simultanée pour les périmètres IaaS, CaaS et PaaS, couvrant plus de vingt services ».

Si Bleu obtient bien la qualification en décembre comme prévu, cela donnerait environ 13 mois d’écart avec le J1. Au total, si le délai annoncé est cette fois-ci respecté, la qualification prendrait donc 21 mois.

Procédure de qualification SecNumCloud de S3ns (Thales et Google) :

  • J0 : juillet 2024
  • J1 : décembre 2024 (5 mois)
  • Qualification : décembre 2025 (17 mois au total)

Procédure de qualification SecNumCloud de Bleu (Capgemini, Orange et Microsoft) :

  • J0 : avril 2025
  • J1 : novembre 2025 (7 mois)
  • Qualification : attendue fin 2026 (estimation 20 mois)
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SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Le cloud est bleu comme une Orange
SecNumCloud : Bleu vise désormais une qualification pour la fin d’année

Bleu est en retard sur le calendrier de la qualification SecNumCloud d’une partie de ses services. Elle prévoyait le premier semestre 2026, mais il est désormais question de « la fin d’année ».

L’annonce des « clouds de confiance » basés sur des technologies américaines avait fait beaucoup parler. Nous avons d’un côté Thales avec Google pour former S3ns, de l’autre Capgemini, Orange et Microsoft pour Bleu. Le principe est de faire héberger les technologies de Microsoft ou Google par des prestataires français.

Les deux visent depuis le début la qualification SecNumCloud, le plus haut niveau d’exigence en cybersécurité de l’ANSSI. Elle assure notamment une étanchéité aux lois extraterritoriales, une robustesse des systèmes informatiques, des équipes, etc.

S3ns : 17 mois entre le jalon J0 et la qualification SecNumCloud

S3ns est arrivé au bout du chemin, il y a un peu moins d’un an : son offre PREMI3NS est qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI depuis décembre 2025, soit un processus de 17 mois pour être précis depuis la validation du jalon J0, « sans réserve » de l’ANSSI. La validation du jalon J1 avait ensuite pris cinq mois, puis 12 mois pour terminer la procédure.

Il y a, pour rappel, quatre niveaux dans la procédure de qualification SecNumCloud :

  • J0 : acceptation de la demande de qualification
  • J1 : acceptation de la stratégie d’évaluation
  • J2 : acceptation des travaux d’évaluation
  • J3 : décision de qualification

Si l’Agence émet des réserves, cela signifie que « l’ensemble des critères d’acceptation […] sont respectés, mais l’ANSSI estime qu’un jalon de la qualification ne peut a priori pas être franchi ou que les coûts et délais nécessaires pour atteindre la qualification sont très importants ». C’est une mise en garde, comme son nom l’indique, mais S3ns et Bleu n’y ont pas eu droit.

Bleu a validé le jalon J0 il y a 18 mois, la qualification prévue pour fin 2026

Bleu s’est lancé plus tard dans la procédure, avec une acceptation du jalon J0 en avril 2025. Le jalon J1 a pris un peu plus de temps – sept mois – que pour S3ns. Le calendrier était alors en phase avec ce que nous indiquait Bleu aux Assises de la cybersécurité de l’année dernière. La coentreprise de Capgemini et Orange ajoutait que la qualification SecNumCloud était attendue pour le premier semestre 2026, un calendrier déjà annoncé lors du passage du jalon J0. Nous avions aussi profité de l’occasion pour faire un rapide tour des enjeux de souveraineté et des relations avec Microsoft.

Un an plus tard, force est de constater que la qualification n’est toujours pas finalisée. Le stand de Bleu aux Assises de la cybersécurité 2026 n’affiche que le jalon J1. « Nous sommes toujours dans le process de qualification pour un très large catalogue de services IaaS, PaaS, et CaaS. Nous visons la qualification pour la fin d’année », nous explique le service presse.

Iaas (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service) et CaaS (Container as a Service) correspondent à ce que propose Microsoft avec Azure. Avec la partie SaaS (Software as a Service) de Microsoft 365, qui passera la qualification dans un second temps, cela représente selon Bleu une centaine de services.

Cette qualification de trois niveaux de services en même temps était déjà présente chez S3ns, qui affirmait d’ailleurs que c’était « la première fois que l’ANSSI accorde la qualification SecNumCloud en simultanée pour les périmètres IaaS, CaaS et PaaS, couvrant plus de vingt services ».

Si Bleu obtient bien la qualification en décembre comme prévu, cela donnerait environ 13 mois d’écart avec le J1. Au total, si le délai annoncé est cette fois-ci respecté, la qualification prendrait donc 21 mois.

Procédure de qualification SecNumCloud de S3ns (Thales et Google) :

  • J0 : juillet 2024
  • J1 : décembre 2024 (5 mois)
  • Qualification : décembre 2025 (17 mois au total)

Procédure de qualification SecNumCloud de Bleu (Capgemini, Orange et Microsoft) :

  • J0 : avril 2025
  • J1 : novembre 2025 (7 mois)
  • Qualification : attendue fin 2026 (estimation 20 mois)
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Dis Next, c’est quoi l’IA agentique et les harnais dont tout le monde parle ?

Sudo Machine
Dis Next, c’est quoi l’IA agentique et les harnais dont tout le monde parle ?

Des agents IA par-ci, des agents par là… les entreprises d’IA générative ont toutes ce mot à la bouche. On parle également de plus en plus de harnais. Mais de quoi s’agit-il ? Next vous explique !

L’intelligence artificielle existe depuis des décennies, elle remonte même aux années 1950. Après quelques « hivers » – des périodes durant lesquelles l’IA stagne et se fait oublier, elle a fait un bond avec l’arrivée des cartes graphiques modernes. En 2022, le grand public est entré de plein fouet dans l’ère de l’intelligence artificielle générative (ou GenAI), capable de produire du texte et des contenus multimédias et propulsée par ChatGPT.

De l’IA générative, nous voilà désormais dans l’ère de l’IA agentique. Pour la CNIL, il s’agit d’un « ensemble de systèmes qui reposent sur la coordination de plusieurs sous-systèmes appelés agents IA ». Ces agents sont bien plus qu’une IA générative, ils sont capables « d’agir sur un environnement défini […] et d’en modifier l’état […], avec des niveaux variables d’autonomie ».

Un agent IA, c’est un harnais avec un modèle d’IA générative

Si l’IA générative produit du texte et du contenu multimédia, un agent IA va en plus pouvoir exécuter des actions, en s’appuyant sur cette même IA. On touche du doigt la notion de harnais, qui est l’infrastructure logicielle. Le modèle d’IA générative et le harnais forment un agent IA. S’il se dégage un consensus sur le harnais, il n’existe pas (encore) de définition précise ; il faut dire que le terme est récent et n’est utilisé couramment que depuis le début de l’année.


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Clés USB, smartphones… les e-dogs flairent le tantale pendant des perquisitions 

L'île de la tantalation
Clés USB, smartphones… les e-dogs flairent le tantale pendant des perquisitions 

Vous connaissez certainement les chiens renifleurs capables de détecter de la drogue, des armes ou de l’argent. Mais il en existe aussi pour trouver du matériel électronique, notamment des clés USB et cartes mémoires. Ils sont appelés en renfort dans certaines perquisitions, particulièrement dans des affaires pédocriminelles.

Depuis des décennies, la gendarmerie nationale fait appel à des équipes cynophiles pour la recherche de personnes, de stupéfiants, de billets de banque, d’explosifs, etc. Le flair des chiens leur permet de détecter d’infimes traces d’odeur et d’en remonter la piste.

La gendarmerie développe une nouvelle compétence des chiens : détecter le tantale. Il s’agit d’un métal utilisé dans une large panoplie de composants électroniques, allant des smartphones aux ordinateurs en passant par les disques durs externes et des clés USB. Ils peuvent aussi trouver de petits produits comme des cartes mémoire microSD et des cartes SIM.

Une mini clé USB dans… un dentier

Détecter du tantale permet donc de détecter un appareil électronique, ce qui est particulièrement utile lors de perquisitions pour ne pas laisser de côté une carte mémoire, une clé USB ou un smartphone.

Lors des Assises de Monaco, le général Patrick Touak, patron du Comcyber Mi, donne un exemple dans une enquête récente. Un chien de la brigade cynophile marque un arrêt devant un meuble de salle de bain chez un suspect. Les enquêteurs fouillent, mais ne voient rien. Plus tard pendant la perquisition, le maître-chien revient dans la salle de bain et le malinois marque de nouveau exactement au même endroit.


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Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

Asseyez-vous, ça va piquer
Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

Pour renforcer la cybersécurité de manière globale, Vincent Strubel milite pour plus de transparence et de retour d’expérience. Le général Patrick Touak, en charge du Comcyber Mi, confirme et ajoute que cela passe aussi par un renforcement sans compromis de la cybersécurité, notamment la double authentification obligatoire.

Lors de la traditionnelle conférence d’ouverture des Assises de la sécurité, Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) est revenu sur les trop nombreuses fuites de données dont sont victimes les Français depuis des mois, voire des années. L’année dernière, il avait plombé l’ambiance en parlant de la « brutalisation du monde » et de la perspective d’une « guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».

Cette année, il affirme qu’il n’a « pas besoin de plomber l’ambiance, les attaquants l’ont déjà fait ». La DGFiP, victime d’une cyberattaque avec fuite de données, est l’éléphant dans la pièce. L’ANSSI a, pour rappel, publié récemment un billet détaillé sur les vecteurs d’attaque utilisés par les pirates.

Les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées »

L’attaque n’était pas sophistiquée, elle surfait sur une série de défaillances. Le général Patrick Touak, chef du commandement du ministère de l’Intérieur dans le Cyberespace, confirme et élargit le périmètre bien au-delà de la DGFiP : les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées ».

Cette fuite de la DGFiP est une parmi tant d’autres ; aussi bien des institutions publiques que des entreprises privées sont concernées, et ce quelle que soit leur taille. Vincent Strubel soulève toutefois la question de ce que « disent les attaques de nos vulnérabilités basiques et universelles ». C’est d’autant plus grave quand on les retrouve dans des institutions étatiques : « c’est particulièrement inacceptable ».

Pour le patron de l’ANSSI, ce « travail de transparence » – très récent, le rapport de la DGFiP est une exception à ce jour – de l’Agence est nécessaire, mais fait grincer des dents : « Ça pique, mais on va continuer car c’est vital ». Ce qui est arrivé à la DGFiP doit servir d’électrochoc : d’autres institutions traînent certainement le même genre de vulnérabilité : il faut « avoir le courage de le dire et de le répéter ; c’est un chantier colossal ».


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.agent, .fart, .omg… L’ICANN dévoile près de 1 000 extensions, certaines très convoitées

Ferd n’a même pas demandé le .next, pour faire ink.next :/
.agent, .fart, .omg… L’ICANN dévoile près de 1 000 extensions, certaines très convoitées

Sur Internet, de nouvelles extensions vont arriver (pas demain, il faudra attendre des mois voire des années) avec des domaines en .agent, .bit, .geek, .gram, .gpt… Mais aussi des extensions plus surprenantes avec .fart, .ufo et .omg pour ne citer qu’elles. Les demandes venant de France sont peu nombreuses : une dizaine seulement.

Comme prévu, l’ICANN a publié hier soir la liste des demandes du deuxième round de gTLD, c’est-à-dire les extensions de premier niveau. Le premier round s’était déroulé en 2012 et avait donné naissance aux .bzh, .paris, .ovh, .sncf, .leclerc, .xyz, etc. Plus de 1 600 demandes ont été formulées cette année. La liste est désormais publique. Vous pouvez la consulter et la télécharger ici. Pour les extensions, mettez Primary String dans Search by.

891 demandes centrées sur 263 extensions : fight !

Au total, les fichiers de l’ICANN indiquent 1615 candidatures pour des extensions, dont 987 extensions de premier niveau distinctes ; il y a donc plusieurs demandes pour certaines extensions.

724 candidatures seulement ne sont pas disputées par plusieurs entreprises, ce qui en laisse 891 (sur 263 extensions distinctes) impliquées dans un conflit, à savoir avec au moins deux sociétés qui demandent la même extension de premier niveau.


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Apple M1 à M6 : six ans de puces en un coup d’œil

M6, la petite puce qui monte
Apple M1 à M6 : six ans de puces en un coup d’œil

Avec ses nouvelles puces M6 et M5 Ultra, Apple inaugure plusieurs changements : trois types de cœur pour la partie CPU dans le premier cas, quatre dies par puce dans le second. Next en profite pour voyager un peu dans le temps, en remontant jusqu’aux caractéristiques techniques de la puce M1 en 2020.

Lancée fin 2020, la puce M1 d’Apple a rapidement séduit par ses performances. Six ans plus tard, Apple lance la sixième génération M6, avec toujours plus de cœurs pour la partie CPU et GPU, tout en mettant l’accent sur l’intelligence artificielle.

La mémoire unifiée des Mac fait d’ailleurs des ravages chez les amateurs d’IA générative qui peuvent profiter de jusqu’à 512 Go de mémoire pour charger de gros modèles.

Voici sans tarder notre grand tableau récapitulatif de la puce M1 en novembre 2020, aux M5 Ultra et M6 de cet été :


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7, 42, M, bleu… Le hasard très prévisible des IA génératives

Tourner sept fois son inférence avant de répondre
7, 42, M, bleu… Le hasard très prévisible des IA génératives

Régulièrement, sur les réseaux sociaux, on voit passer une phrase du genre : demandez à une IA de proposer un nombre entre 1 et 30, elle répondra 17. C’est vrai dans la grande majorité des cas, mais c’est bien plus large que cela… la suite pourrait bien vous surprendre.

Chez Next, on a évidemment tenté l’expérience, depuis des mois au moins ; effectivement, 17 revient quasiment tout le temps. Mais on prend aussi de la hauteur par rapport à cette expérience : que se passe-t-il avec une autre demande, entre 1 et 50 ou 1 et 100 ? Puis avec une lettre de l’alphabet ?

On ne se contente pas d’une poignée de requêtes, on a testé des dizaines de modèles avec des dizaines de demandes, pour des milliers de réponses. Surprise, il n’y a pas d’aléatoire… Étonnant pour un modèle statistique ? Pas vraiment non, et l’explication est assez simple.

Un point important : une IA générative n’est pas un générateur de nombres aléatoires. Quand on demande à une IA de donner un nombre, elle estime une réponse à partir de sa base de connaissance, c’est-à-dire ses données d’entraînement, et donc principalement des données provenant des humains.

17 « manque » à la roulette, mais pas dans les IA génératives

On pourrait dire que l’IA générative essaie de répondre à ce qui s’approche le plus, selon elle, d’une réponse humaine. Le cheminement est assez simple pour un nombre entre 1 et 30 : 17 est assez proche du milieu, impair et premier, il « attire » ; d’autant que nous allons voir que ce n’est pas la seule explication. Comme pour le reste, les IA génératives reproduisent donc les biais humains.

Nous avons testé plusieurs cas de figure. Pour commencer, nous reprenons l’exemple populaire d’un nombre entre 1 et 30, mais sur une large panoplie de modèles d’Anthropic, OpenAI et Google (GPT-5 à GPT-6, Sonnet 4.6 à Fable 5.1, Gemini 3.1 à 3.8) avec ou sans raisonnement. En tout, 171 requêtes sont envoyées à OpenAI, 48 à Anthropic et 55 à Gemini ; il ne s’agit pas de modèles différents à chaque fois, mais de configurations de version avec différents niveaux de raisonnement.


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☕️ Fuite de données à la région Hauts-de-France, avec « potentiellement des RIB »



Chaque jour ou presque sa fuite de données. C’est au tour de la région des Hauts-de-France de confirmer dans un communiqué avoir été victime d’une cyberattaque « ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles traitées pour son compte », comme le rapporte l’AFP avec Franceinfo. Plus précisément, selon la région, ce sont deux de ses prestataires qui ont été ciblés : Atexo et Docaposte.

La région précise qu’Atexo s’occupait des aides régionales. De son côté, Docaposte était en charge de la carte Génération#HDF, avec laquelle la région fournit une aide financière aux lycéens et apprentis. Les deux plateformes sont fermées pour le moment. « Les prestataires ont identifié les failles ainsi que le mode opératoire de l’attaquant et engagé les travaux de correction », affirme la région.

De qui parle-t-on ? La liste des données potentiellement récupérées par les pirates contient des informations personnelles comme « des noms, prénoms, adresses électroniques, ainsi que potentiellement des RIB et d’autres données d’identification figurent parmi les données susceptibles d’avoir été compromises ». La fuite d’un RIB (qui contient notamment votre IBAN) ne doit pas être prise à la légère, comme nous l’avons détaillé dans un article dédié.

La région n’a pas été en mesure de confirmer « le nombre exact de personnes concernées » pour le moment, mais des pirates revendiquent sur un forum avoir récupéré des données de plus de 700 000 personnes, à confirmer évidemment. Quoi qu’il en soit, les « usagers concernés ont commencé à être informés », précisent nos confrères.

La région précise enfin avoir « déposé plainte auprès des autorités compétentes ». Pour rappel, en octobre 2025 le parc informatique des lycées de la région Hauts-de-France avait été la cible d’une cyberattaque.

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☕️ Fuite de données à la région Hauts-de-France, avec « potentiellement des RIB »



Chaque jour ou presque sa fuite de données. C’est au tour de la région des Hauts-de-France de confirmer dans un communiqué avoir été victime d’une cyberattaque « ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles traitées pour son compte », comme le rapporte l’AFP avec Franceinfo. Plus précisément, selon la région, ce sont deux de ses prestataires qui ont été ciblés : Atexo et Docaposte.

La région précise qu’Atexo s’occupait des aides régionales. De son côté, Docaposte était en charge de la carte Génération#HDF, avec laquelle la région fournit une aide financière aux lycéens et apprentis. Les deux plateformes sont fermées pour le moment. « Les prestataires ont identifié les failles ainsi que le mode opératoire de l’attaquant et engagé les travaux de correction », affirme la région.

De qui parle-t-on ? La liste des données potentiellement récupérées par les pirates contient des informations personnelles comme « des noms, prénoms, adresses électroniques, ainsi que potentiellement des RIB et d’autres données d’identification figurent parmi les données susceptibles d’avoir été compromises ». La fuite d’un RIB (qui contient notamment votre IBAN) ne doit pas être prise à la légère, comme nous l’avons détaillé dans un article dédié.

La région n’a pas été en mesure de confirmer « le nombre exact de personnes concernées » pour le moment, mais des pirates revendiquent sur un forum avoir récupéré des données de plus de 700 000 personnes, à confirmer évidemment. Quoi qu’il en soit, les « usagers concernés ont commencé à être informés », précisent nos confrères.

La région précise enfin avoir « déposé plainte auprès des autorités compétentes ». Pour rappel, en octobre 2025 le parc informatique des lycées de la région Hauts-de-France avait été la cible d’une cyberattaque.

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Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

Payer plus pour avoir moins
Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

La crise de la mémoire est en très grande partie alimentée par NVIDIA qui a besoin de toujours plus de HBM pour ses GPU haut de gamme. Cette crise provoque des hausses de prix sur les composants (mémoire vive, SSD…), mais aussi sur des produits NVIDIA, dont le DGX Spark avec une hausse de 75 % depuis son lancement. Une version 64 Go vient d’être annoncée.

64 Go de LPDDR5x pour « davantage de possibilités »

En mars 2025, NVIDIA dévoilait son DGX Spark au format mini-PC, avec une puce GB10 Grace Blackwell Superchip aux commandes. La machine avait été présentée sous le nom Project DIGITS au CES début 2025. Elle comprend 20 cœurs CPU Arm, un GPU Blackwell et 128 Go de mémoire LPDDR5x. Ce n’est pas de la HBM comme sur les GPU pour les datacenters.

À partir du 23 octobre, cette station de travail sera aussi disponible en version 64 Go afin de proposer « aux développeurs davantage de possibilités pour créer et déployer une IA locale ». Davantage de possibilités avec moins de mémoire ? Une présentation pour le moins originale, quand on sait que la mémoire est l’élément central pour les gros modèles.

À son lancement, le DGX Spark de 128 Go était à… 3 999 dollars

Bien sûr, il s’agit de proposer un tarif « plus abordable » de… 4 999 dollars tout de même. Mais plus abordable que quoi ? Certainement pas que le DGX Spark 128 Go à son lancement puisque la machine était annoncée à 3 999 dollars, soit 1 000 dollars de moins pour le double de mémoire.

Le DGX Spark de 128 Go est passé à 4 699 dollars en février de cette année en raison des « contraintes d’approvisionnement en mémoire à l’échelle de l’industrie ». Il vient encore de subir une augmentation ces derniers jours pour désormais atteindre près de 7 000 dollars, selon The Register.

Aujourd’hui, le DGX Spark 64 Go est certes moins cher que le modèle 128 Go, mais on voit bien les effets de la crise de la mémoire vive. Une crise causée par les demandes de l’ogre du moment : l’intelligence artificielle. Elle nécessite toujours plus de mémoire et de GPU, NVIDIA étant l’acteur dominant.

Les principaux fabricants de mémoire (SK hynix, Samsung et Micron) réorientent aussi leur production sur la HBM, bien plus rentable que la DRAM classique (DDR4, DDR5…) dont le prix s’envole. Le DGX Spark de NVIDIA subit donc de plein fouet une crise alimentée par NVIDIA. Les joueurs aussi en font les frais. La dernière génération de carte graphique pour le grand public date de janvier 2025 avec les RTX 50.

Assemblez les DGX Spark par deux ou quatre, si vous avez les moyens

NVIDIA sort un atout de sa manche pour donner un avantage au DGX Spark de 64 Go : « en cas d’augmentation de la charge de travail, deux unités peuvent être regroupées en cluster via NVIDIA Sync Cluster Assistant sans aucune configuration supplémentaire ».

On passe alors à 128 Go de mémoire (2x 64 Go), mais on double aussi le nombre de cœurs CPU et surtout la partie GPU. NVIDIA annonce des performances en hausse de 1,7x avec deux DGX Spark sur Qwen3B-8-Flash-Next et DeepSeek v4 Flash. Avec quatre DGX Spark, les performances dans GLM 5.3 Flash font x3,1.

Le DGX Spark dispose d’une partie réseau ConnectX-7 à 200 Gb/s permettant de relier plusieurs machines entre elles. Ce n’est pas le cas du RTX Spark, une autre machine dédiée à l’intelligence artificielle de NVIDIA, avec Windows on Arm comme système d’exploitation. Mais sans ConnectX, ce ne sera pas aussi simple d’en assembler plusieurs.

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Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

Payer plus pour avoir moins
Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

La crise de la mémoire est en très grande partie alimentée par NVIDIA qui a besoin de toujours plus de HBM pour ses GPU haut de gamme. Cette crise provoque des hausses de prix sur les composants (mémoire vive, SSD…), mais aussi sur des produits NVIDIA, dont le DGX Spark avec une hausse de 75 % depuis son lancement. Une version 64 Go vient d’être annoncée.

64 Go de LPDDR5x pour « davantage de possibilités »

En mars 2025, NVIDIA dévoilait son DGX Spark au format mini-PC, avec une puce GB10 Grace Blackwell Superchip aux commandes. La machine avait été présentée sous le nom Project DIGITS au CES début 2025. Elle comprend 20 cœurs CPU Arm, un GPU Blackwell et 128 Go de mémoire LPDDR5x. Ce n’est pas de la HBM comme sur les GPU pour les datacenters.

À partir du 23 octobre, cette station de travail sera aussi disponible en version 64 Go afin de proposer « aux développeurs davantage de possibilités pour créer et déployer une IA locale ». Davantage de possibilités avec moins de mémoire ? Une présentation pour le moins originale, quand on sait que la mémoire est l’élément central pour les gros modèles.

À son lancement, le DGX Spark de 128 Go était à… 3 999 dollars

Bien sûr, il s’agit de proposer un tarif « plus abordable » de… 4 999 dollars tout de même. Mais plus abordable que quoi ? Certainement pas que le DGX Spark 128 Go à son lancement puisque la machine était annoncée à 3 999 dollars, soit 1 000 dollars de moins pour le double de mémoire.

Le DGX Spark de 128 Go est passé à 4 699 dollars en février de cette année en raison des « contraintes d’approvisionnement en mémoire à l’échelle de l’industrie ». Il vient encore de subir une augmentation ces derniers jours pour désormais atteindre près de 7 000 dollars, selon The Register.

Aujourd’hui, le DGX Spark 64 Go est certes moins cher que le modèle 128 Go, mais on voit bien les effets de la crise de la mémoire vive. Une crise causée par les demandes de l’ogre du moment : l’intelligence artificielle. Elle nécessite toujours plus de mémoire et de GPU, NVIDIA étant l’acteur dominant.

Les principaux fabricants de mémoire (SK hynix, Samsung et Micron) réorientent aussi leur production sur la HBM, bien plus rentable que la DRAM classique (DDR4, DDR5…) dont le prix s’envole. Le DGX Spark de NVIDIA subit donc de plein fouet une crise alimentée par NVIDIA. Les joueurs aussi en font les frais. La dernière génération de carte graphique pour le grand public date de janvier 2025 avec les RTX 50.

Assemblez les DGX Spark par deux ou quatre, si vous avez les moyens

NVIDIA sort un atout de sa manche pour donner un avantage au DGX Spark de 64 Go : « en cas d’augmentation de la charge de travail, deux unités peuvent être regroupées en cluster via NVIDIA Sync Cluster Assistant sans aucune configuration supplémentaire ».

On passe alors à 128 Go de mémoire (2x 64 Go), mais on double aussi le nombre de cœurs CPU et surtout la partie GPU. NVIDIA annonce des performances en hausse de 1,7x avec deux DGX Spark sur Qwen3B-8-Flash-Next et DeepSeek v4 Flash. Avec quatre DGX Spark, les performances dans GLM 5.3 Flash font x3,1.

Le DGX Spark dispose d’une partie réseau ConnectX-7 à 200 Gb/s permettant de relier plusieurs machines entre elles. Ce n’est pas le cas du RTX Spark, une autre machine dédiée à l’intelligence artificielle de NVIDIA, avec Windows on Arm comme système d’exploitation. Mais sans ConnectX, ce ne sera pas aussi simple d’en assembler plusieurs.

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☕️ #LIDD 56k.rip : Internet en 28/56k, comme il y a 30 ans



Vous avez la nostalgie informatique des années 90 ? C’était l’époque du bon vieux Windows 95, puis de Windows 98, mais surtout celle des modems permettant d’accéder à Internet par ligne commutée. Pour bien commencer la semaine (et prendre un coup de vieux pour les plus des 30 ans), 56k.rip vous propose de retourner à cette belle époque.

Le nom de domaine a été enregistré cet été, le site déployé en septembre et il a récemment fait la une de Hacker News. Ce n’est pas du Windows, mais du Cometlink 96 avec le démineur, la calculatrice et l’accès au modem… à lancer avec le son évidemment. Dans le Dial-Up Networking, vous avez le choix entre 28,8k et 56k.

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Datacenters : Google affirme prélever 72 % de son eau en zone peu stressée… vraiment ?

Les comptes sont bons Kevin ?
Datacenters : Google affirme prélever 72 % de son eau en zone peu stressée… vraiment ?

Cela fait maintenant trois ans que Google fait cavalier seul sur ses pourcentages d’eau douce prélevée dans des zones avec un niveau de stress hydrique faible, moyen ou élevé. Nous avons décidé de recalculer ses propres chiffres par rapport au standard du secteur, le WRI. Le référentiel de Google avantage Google, mais ce dernier affirme surtout qu’il est plus précis.

Google est l’un des plus gros consommateurs d’eau dans le monde des datacenters, avec plus de 50 millions de m³ prélevés en 2025. On ne parle que des prélèvements directs, pas de l’eau utilisée pour la production de l’électricité qu’il consomme (43,6 TWh en 2025, quasiment autant que le Portugal).

1 m³ reste dans tous les cas 1 m³. Le volume ne change pas, mais il peut avoir une influence suivant l’endroit dans le monde où il est prélevé. Dans les zones où l’accès à l’eau est facile, le niveau de stress est faible.

Cadre maison de Google vs WRI (et le reste du monde)

Le World Resources Institute (WRI), un organisme américain à but non lucratif qui se consacre aux questions environnementales, publie une carte des niveaux de stress hydrique dans le monde. Il s’agit de l’Aqueduct Water Risk Atlas, que nous avons intégré dans notre carte mondiale des datacenters. Les données en question ne sont pas celles de 2025, mais correspondent à la situation moyenne de 2019 (pas de mise à jour pour l’instant).

Le WRI est largement utilisé dans l’industrie pour estimer le pourcentage d’eau prélevé dans des zones avec un niveau de stress hydrique faible, moyen ou fort. En réalité il y a cinq niveaux : Low à moins de 10 %, Low-Medium à 10–20 %, Medium-High à 20–40 %, High à 40–80 % et Extremely High à plus de 80 %. Ils sont généralement (comme ici) regroupés en trois : faible (moins de 20 %), moyen (de 20 à 40 %) et élevé (plus de 40 %).

Google l’utilisait d’ailleurs jusqu’en 2023 (pour les données de 2022), avant de passer sur son propre « cadre d’évaluation des risques » (ou Water Risk Framework). C’est uniquement pour ses datacenters, le WRI reste de mise pour les prélèvements d’eau des bureaux de Google.

L’entreprise explique avoir utilisé des outils comme le WRI et reconnait qu’ils « sont précieux pour une évaluation préliminaire à l’échelle des régions et des bassins versants », mais ajoute qu’ils « ne sont pas destinés à saisir des détails plus granulaires ». De plus, Google rappelle à juste titre que « dans certains cas, l’approvisionnement en eau d’un site peut se situer dans un bassin géographique différent de celui où se trouve ce site », mais sans indiquer où se trouvent les approvisionnements de ses datacenters.

Son protocole est selon l’entreprise « évalué par des pairs », mais il n’est pas publié en détail… et donc non reproductible. Le rendre accessible aurait permis de mieux comprendre l’approche, de vérifier les chiffres et aurait permis à d’autres de l’utiliser.

Selon Google, 72 % des prélèvements sont dans des zones à faible risque

Voici les chiffres du rapport de 2026 (données de 2025) sur les prélèvements en eau douce, selon Google. Nous avons ajouté entre parenthèses la variation par rapport au rapport de 2025 (sur des données de 2024).

  • Risque faible : 72 % (stable)
  • Risque moyen : 15 % (+ 1 point)
  • Risque élevé : 13 % (- 1 point)

À l’aide de notre carte mondiale des datacenters, nous avons calculé les chiffres sur la base du WRI. Dans son rapport, Google donne les prélèvements et la consommation d’eau pour sa quarantaine de datacenters dans le monde, avec le cas échéant l’eau douce ou non. À Douglas County (États-Unis), Eemshaven (Pays-Bas) et Saint-Ghislain (Belgique), la différence est particulièrement notable : la grande majorité de l’eau prélevée est non potable.

Selon nos calculs sur le WRI, c’est bien moins


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Le harnais Pi passe en 1.0 : une alternative open source à Codex et Claude Code

À bas le modèlarcat
Le harnais Pi passe en 1.0 : une alternative open source à Codex et Claude Code

Pi est un harnais minimaliste open source, compatible avec plus de 1 500 modèles et variantes. C’est une alternative à Claude Code ou Codex, sans dépendre des modèles d’Anthropic ou d’OpenAI. Il vient de passer en version 1.0.0, signe de maturité selon ses développeurs. Pi Durable, capable de résister à des pannes « catastrophiques », est aussi présenté.

Dans le monde des intelligences artificielles, on parle souvent des chatbots : vous posez une question, ils répondent. Mais il y a beaucoup plus que cela : associées aux bons outils, les IA génératives peuvent générer du code, lire des fichiers, exécuter des commandes, etc.

Le harnais Pi est un agent IA minimaliste, mais extensible

On distingue alors souvent deux éléments : le modèle en lui-même (un peu le cœur du réacteur) et le harnais. Le modèle ne fait que générer du texte ou du contenu multimédia, tandis que le harnais regroupe tout ce qui tourne autour du modèle pour lui permettre d’accéder à des fichiers, de faire des recherches sur Internet, etc.

Vous connaissez certainement déjà des harnais, Claude Code par exemple, avec un moteur limité aux modèles d’Anthropic. Avec d’autres harnais, vous n’êtes pas limité sur les modèles (commerciaux ou à poids ouverts, en local) et pouvez ajouter celui que vous voulez, le remplacer en cours de route, etc. Pi est l’un de ces harnais ; il joue sur le côté minimaliste et vient de passer en version 1.0.0.


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☕️ Hausse de prix pour les Raspberry Pi 4 et 5 de 2 Go, qui passent à 66 et 76 euros



C’est déjà la troisième hausse cette année. La première remonte à février et quasiment tous les modèles étaient touchés, la seconde en avril. La fondation expliquait alors avoir pu maintenir le prix des Raspberry Pi 4 et 5 avec 1 Go et 2 Go de mémoire, entre 35 et 65 dollars : « Ce sont des ordinateurs Raspberry Pi modernes, performants et polyvalents, proposés à des prix abordables ».

Eben Upton annonce que, face aux hausses incessantes du prix de la mémoire, la situation est « désormais devenue insoutenable, et à partir d’aujourd’hui, nous augmentons le prix des variantes 2 Go de 12,50 dollars, à 67,50 dollars pour le Raspberry Pi 4 et à 77,50 dollars pour le Raspberry Pi 5 ». Les versions avec 1 Go des Raspberry Pi 4 et 5 ainsi que celles avec 2 Go des Compute Module 4 et 5 restent au même prix.

Voici les prix actuels chez Kubii, un revendeur officiel du micro-ordinateur (âme sensible, s’abstenir) :

  • Raspberry Pi 4 1 Go : 41,70 euros
  • Raspberry Pi 4 2 Go : 66,30 euros
  • Raspberry Pi 4 3 Go : 87,75 euros
  • Raspberry Pi 4 4 Go : 123 euros
  • Raspberry Pi 4 8 Go : 192 euros
  • Raspberry Pi 5 1 Go : 50,94 euros
  • Raspberry Pi 5 2 Go : 76,80 euros
  • Raspberry Pi 5 4 Go : 136,80 euros
  • Raspberry Pi 5 8 Go : 216 euros
  • Raspberry Pi 5 16 Go : 360 euros

La fondation en est même à conseiller, suivant les usages, « d’envisager un modèle moins récent, comme le très populaire Raspberry Pi 3B, 3A+ ou 3B+, qui pourrait offrir les performances nécessaires pour votre projet à un coût moindre ».

Pour rappel, les prix officiels du Raspberry Pi 4 à son lancement étaient de 35, 45 et 55 dollars pour respectivement 1, 2 et 4 Go de mémoire. Le Raspberry Pi 5 de 2 Go est arrivé presque un an après le lancement de la cinquième génération (à partir de 70 euros pour 4 Go), pour 57 euros.

Face à ces envolées de prix, la fondation a bloqué via le firmware le changement sauvage de puce afin d’éviter, selon ses dires, que des personnes peu scrupuleuses soudent des puces de plus grande capacité, mais de moindre qualité. Cette position stricte a largement fait réagir, surtout venant d’un fabricant prônant l’ouverture et la bidouille.

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☕️ Hausse de prix pour les Raspberry Pi 4 et 5 de 2 Go, qui passent à 66 et 76 euros



C’est déjà la troisième hausse cette année. La première remonte à février et quasiment tous les modèles étaient touchés, la seconde en avril. La fondation expliquait alors avoir pu maintenir le prix des Raspberry Pi 4 et 5 avec 1 Go et 2 Go de mémoire, entre 35 et 65 dollars : « Ce sont des ordinateurs Raspberry Pi modernes, performants et polyvalents, proposés à des prix abordables ».

Eben Upton annonce que, face aux hausses incessantes du prix de la mémoire, la situation est « désormais devenue insoutenable, et à partir d’aujourd’hui, nous augmentons le prix des variantes 2 Go de 12,50 dollars, à 67,50 dollars pour le Raspberry Pi 4 et à 77,50 dollars pour le Raspberry Pi 5 ». Les versions avec 1 Go des Raspberry Pi 4 et 5 ainsi que celles avec 2 Go des Compute Module 4 et 5 restent au même prix.

Voici les prix actuels chez Kubii, un revendeur officiel du micro-ordinateur (âme sensible, s’abstenir) :

  • Raspberry Pi 4 1 Go : 41,70 euros
  • Raspberry Pi 4 2 Go : 66,30 euros
  • Raspberry Pi 4 3 Go : 87,75 euros
  • Raspberry Pi 4 4 Go : 123 euros
  • Raspberry Pi 4 8 Go : 192 euros
  • Raspberry Pi 5 1 Go : 50,94 euros
  • Raspberry Pi 5 2 Go : 76,80 euros
  • Raspberry Pi 5 4 Go : 136,80 euros
  • Raspberry Pi 5 8 Go : 216 euros
  • Raspberry Pi 5 16 Go : 360 euros

La fondation en est même à conseiller, suivant les usages, « d’envisager un modèle moins récent, comme le très populaire Raspberry Pi 3B, 3A+ ou 3B+, qui pourrait offrir les performances nécessaires pour votre projet à un coût moindre ».

Pour rappel, les prix officiels du Raspberry Pi 4 à son lancement étaient de 35, 45 et 55 dollars pour respectivement 1, 2 et 4 Go de mémoire. Le Raspberry Pi 5 de 2 Go est arrivé presque un an après le lancement de la cinquième génération (à partir de 70 euros pour 4 Go), pour 57 euros.

Face à ces envolées de prix, la fondation a bloqué via le firmware le changement sauvage de puce afin d’éviter, selon ses dires, que des personnes peu scrupuleuses soudent des puces de plus grande capacité, mais de moindre qualité. Cette position stricte a largement fait réagir, surtout venant d’un fabricant prônant l’ouverture et la bidouille.

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Pour Octave Klaba, il est « trop risqué de ne pas investir » dans l’IA

On Voudrait de la Hype, pas de la dépendance
Pour Octave Klaba, il est « trop risqué de ne pas investir » dans l’IA

Hier, Octave Klaba – PDG d’OVHcloud – était auditionné par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Les questions tournaient autour de son entreprise, mais aussi des enjeux de souveraineté, des datacenters et de l’intelligence artificielle générative, en France et en Europe.

S’il fallait résumer la vision d’Octave Klaba, cela tiendrait en une phrase : « Aujourd’hui, les technologies sont principalement américaines ou chinoises ; les innovations viennent énormément de la Chine. En Europe, on n’a pas d’acteur technologique qui souhaite investir dans l’intelligence artificielle ».

Ce n’est pas qu’une question de logiciel, il donne durant son intervention un chiffre intéressant : « 3 % du volume des puces de RAM sont achetés en Europe ». Autre manière de le dire : « ce n’est pas là que ça se passe » ; c’est aux États-Unis ou en Asie, comme pour les modèles.

L’IA générative selon OVHcloud : cyberattaque et défense, coder et agents

« Bien sûr, vous avez des usages », c’est-à-dire l’utilisation de l’intelligence artificielle. Actuellement, ils reposent beaucoup sur l’open source, « à juste titre parce qu’elle est bonne, mais c’est chinois. On ne sait pas ce qui va se passer demain, ni la stratégie » des entreprises qui sont derrière. Est-ce temporaire le temps de nous rendre dépendants avant de couper le robinet ? La question mérite d’être posée.

OVHcloud est « arrivé à la conclusion que c’est trop risqué de ne pas investir dans l’intelligence artificielle ». Pour l’entreprise basée à Roubaix, cela signifie des acquisitions afin de renforcer ses équipes. Elle peut ainsi « entraîner des modèles from scratch et les enrichir » pour ses usages. Trois pistes : la cybersécurité (aussi bien offensive que défensive, le PDG cite bien les deux versants), coder et développer des logiciels et enfin l’agentique.

Sur la cybersécurité, il affirme que les enjeux autour de l’intelligence artificielle « sont devenus colossaux […] Les IA permettent de découvrir des failles de sécurité ou de pénétrer des systèmes à une vitesse qui n’a jamais été connue jusque-là ».

L’IA générative ne peut se faire sans GPU

La position n’est pas nouvelle, l’année dernière déjà le patron expliquait : « l’IA est systémique et irréversible. On ne peut pas arrêter cette révolution ». Enfin si, un grain de sable vient mettre un gros coup de frein : la disponibilité et le tarif des GPU. Essayez donc de louer une instance « Cloud GPU » chez OVHcloud avec un GPU NVIDIA. C’est une gageure à cause du manque de disponibilité, depuis des mois.

Octave Klaba était face à un dilemme l’année dernière : « La vraie question derrière les GPU, c’est le business model. La problématique aujourd’hui, c’est que tous ceux qui investissent ne savent pas encore s’ils vont les rentabiliser ». Il donne un exemple chiffré avec des H100 de NVIDIA, lancées il y a trois ans : « elles ne valent pratiquement plus rien […] vous avez quasiment perdu 80 % de la valeur ».

Ce n’est pas le seul problème, les technologies évoluent très vite : « Si vous investissez aujourd’hui dans un datacenter et vous vous dites « Ça y est, j’ai un datacenter pour l’intelligence artificielle », soyez sûr que dans 18 ou 12 mois, vous allez devoir faire du rétrofit pour l’adapter à des nouvelles technologies des GPU qui vont sortir dans deux ans parce que votre chaîne énergétique ou de refroidissement ne sera plus à jour ».

« Vous avez l’interdiction pendant deux ans de faire quoi que ce soit »


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