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Iran : les Gardiens de la Révolution ont frappé un nouveau navire dans le détroit d'Ormuz

Alors que Téhéran revendique le contrôle du détroit, les Gardiens de la Révolution ont visé un navire qui tentait de franchir la zone «en désactivant son système de navigation». 

© Amirhosein Khorgooi/ISNA/via WAN / REUTERS

Navires dans le détroit d’Ormuz, près de la plage de Bandar Abbas (Iran), le 28 septembre 2026.
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12% de réduction sur les miniliseuses Xteink ?

Les Xteink sont en promo. Ces liseuses à encre numérique de très petites diagonales sont pensées pour tenir dans une poche ou s’aimanter au dos d’un smartphone. Elles vous accompagnent partout et permettent d’afficher instantanément vos livres numériques pour lire simplement.

Ma Xteink X4 sous Crosspoint

Ma Xteink X4 sous Crosspoint

Plus petites que les liseuses classiques avec des écrans de 3.7 à 4.3 pouces, ces modèles compensent leur diagonale par la présence de boutons physiques pour tourner facilement les pages. On tient la liseuse à une main et on navigue de page en page du bout des doigts. Avec ces dispositifs, on manipule plus souvent qu’avec une grande liseuse, mais en échange on se retrouve avec un appareil qui n’occupe que très peu de place, est très réactif et qui peut prendre en charge tout type de livre numérique.

Tous les modèles sont compatibles avec un développement alternatif baptisé Crosspoint qui permet de transférer très simplement des livres en Wi-Fi, propose une interface en français de bonne qualité et beaucoup d’avantages techniques. Le passage vers Crosspoint se fait très simplement en quelques clics directement en connectant sa liseuse à son PC et en naviguant vers ce lien. Crosspoint est Xteink sont désormais associés pour développer ce logiciel.

Les trois modèles sont en promotion. La Xteink X3 est la plus ancienne du lot mais aussi la plus compacte. Avec 3.7″ de diagonale et des boutons de commande, elle est très légère et peut vraiment vous accompagner partout. On transférera des livres via sa carte MicroSD ou en utilisant une liaison Wi-Fi.

La Xteink X4 Classic est une version améliorée de la X4 de base, elle fonctionne comme la X3 mais est plus grande avec une diagonale de 4.3″ et pèse 68 grammes. Elle se recharge grâce à un accessoire permettant de connecter ses ports POGO au dos à un câble USB Type-C.

La Xteink X4 Pro est la seule à embarquer un éclairage frontal et un port USB Type-C qui servira également pour transférer des données. C’est la plus lourde des trois avec 72 grammes. Elle propose des boutons de contrôle et une surface tactile.

 

Les trois modèles sont en promotion sur le site du fabricant avec le code AFF12 à entrer dans votre panier pour en profiter. Les frais de port sont offerts et la marque a ajouté un service de garantie de livraison offert pour éviter tout déboire pendant le transport.

Les Xteink en promo

Cela donne les prix suivants :

Personnellement, j’ai acheté la Xteink X4 il y a quelques mois et c’est devenu un vrai compagnon du quotidien. C’est vraiment un outil sympa pour tous ceux qui ont parfois quelques minutes à occuper entre deux rendez-vous, pour la lecture dans les transports ou tout simplement pour tous ceux qui ne veulent pas s’encombrer avec une liseuse de format classique ou qui n’aiment pas lire sur smartphone.

Un guide complet sur les Xteink est en cours de rédaction.

12% de réduction sur les miniliseuses Xteink 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Amazon Alexa Tablets, un retour dans le giron de Google

Trois Alexa Tablets ont été annoncées par Amazon et il n’est pas si difficile de voir ce qui a motivé la nouvelle politique de la marque pour l’abandon de tout un pan de son écosystème.

Amazon Alexa Tablet 8

Amazon Alexa Tablet 8

Trois, ou plutôt presque quatre modèles sont annoncés avec une nette montée en gamme des prestations. Fini le plastique, place à l’aluminium, aux enceintes stéréo et aux puces un peu plus musclées. Les Alexa Tablets se déclinent désormais en trois diagonales.

La première est la Amazon Alexa Tablet 8 de 8.7 pouces. Il s’agit d’une solution à 229$ HT avec une dalle IPS en 1340 x 800 pixels, soit 180 ppp seulement. La tablette propose pour son prix de base un SoC MediaTek 8189 8 cœurs composé de 2 cœurs Cortex-A78, 6 cœurs Cortex-A55 et un Mali-G57 MC2. À cela sont associés 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage. C’est maigre. Des versions 8 Go de mémoire et 128 Go de stockage seront disponibles, mais aucune n’aura droit à un lecteur de cartes pour étendre ses capacités.

L’autonomie annoncée fait état de 14 heures de lecture vidéo avec une charge via USB Type-C en 35 watts. A noter que ce port est à la norme USB 2.0 pour des débits pas franchement élevés. La solution sans fil installée proposera du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Deux webcams sont installées. une 5 mégapixels en frontal et une 8 mégapixels au dos. Les deux capables de piloter de la vidéo FullHD. Vidéo qu’on ne regardera qu’en 720P à l’écran.

Amazon Alexa Tablet 11

Amazon Alexa Tablet 11

Le modèle 11 pouces est un peu plus séduisant. L’Amazon Alexa Tablet 11 dispose d’une dalle beaucoup mieux définie avec un écran en 2560 x 1600 pixels et donc 276 ppp. Sa dalle garantit également un rafraichissement de 90 Hz. La puce embarquée est identique, c’est le même SoC MediaTek Kompanio 540 pensé au départ pour les Chromebooks. La mémoire grimpe ici au minimum à 8 Go, mais le stockage démarre toujours à 64 Go pour grimper là encore à 128 Go. L’autonomie en lecture vidéo gagne une heure et la connectique est identique : USB 2.0 Type-C et Wi-Fi non détaillé. La caméra frontale grimpe à 8 mégapixels. Cette version est attendue à 329.99$ HT.

Amazon Alexa Tablet 12 Pro

Amazon Alexa Tablet 12 Pro

La version Amazon Alexa Tablet 12 Pro passe à un écran de 12 pouces en 2800 x 1840 pixels avec un rafraichissement 120 Hz. La puce change avec MediaTek Dimensity 8400 plus rapide. Il s’agit d’une combinaison toujours sur 8 cœurs mais distribuée différemment. La puce propose un cœur Cortex-A725, trois Cortex-A725 et un ensemble de 4 Cortex-A725. Le tout assaisonné d’un circuit graphique Arm Mali-G720 MC7. La mémoire vive reste sur du 8 Go et le stockage bn’est disponible qu’en 128 Go. L’autonomie grimpe à 16 heures en lecture vidéo. 

Amazon Alexa Tablet 12 Pro

Amazon Alexa Tablet 12 Pro

Pas radin, Amazon propulse le port Type-C en USB 3.2… Les webcams restent en 1080P mais sont respectivement en 8 et 13 mégapixels. La solution Mediatek proposera une compatibilité Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4. Prix de cette machine, 499.99$ HT. Une variante de ce modèle 12″ sera également proposée avec une dalle antireflet. Pour 549.99$ HT elle affichera un traitement de surface et pourra accueillir jusqu’à 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Le reste ne change pas et donc l’augmentation de 50$ HT ne concernera que l’ajout du traitement du verre capacitif. Ces deux derniers modèles offriront, en plus d’une housse de protection et d’un clavier optionnels, la possibilité d’utiliser la tablette avec un stylet actif. 

Des Alexa Tablets comme pourvoyeuses d’assistance IA

Les Alexa Tablets effacent donc les Kindle Fire qui existaient depuis de nombreuses années mais n’ont pas été renouvelées. Des modèles qui avaient la particularité de s’être éloignés de Google et de son PlayStore en développant Fire OS. Une alternative logicielle qui s’expliquait par la volonté de dégager des marges non pas avec le matériel mais avec les ventes logicielles. Un modèle proche de l’offre Kindle des liseuses de la marque et de sa bibliothèque numérique.

Amazon Alexa Tablet 8

Les Alexa Tablet permettront la vidéoconférence.

Ce changement peut probablement s’expliquer par plusieurs choses, à commencer par la hausse des prix des composants. Il est assez simple de vendre des tablettes sous Fire OS quand les prix sont bas. Des tablettes pas chères, capables de lire des vidéos, de surfer, de lire des documents, de discuter avec ses amis et de faire des petits jeux disponibles chez Amazon. Pas de problème, tout cela est possible avec une Amazon Fire même si ce ne sera pas forcément une expérience d’une fluidité extraordinaire. Mais ce qui est tolérable pour un engin à 85$ HT n’est pas vraiment acceptable si la même tablette change de tarif. Or avec l’évolution actuelle des prix, la proposition low-cost devient difficile à tenir. 

Faire d'une IA son ami imaginaire sera surement très bénéfique pour la santé mentale de l'humanité.

Faire d’une IA son ami imaginaire sera surement très bénéfique pour la santé mentale de l’humanité.

Il devient beaucoup plus difficile pour Amazon de ne plus offrir les services du Play Store si le prix de ses machines évolue. Fabriquer aujourd’hui une Fire Tablet n’est plus possible au même prix qu’en 2025. La décision de basculer ces outils vers le Play Store, ce qui leur ouvrira beaucoup plus d’usages, devient donc évidente. C’est un retournement pragmatique face à la situation actuelle.

Fire OS n’a jamais vraiment eu la cote auprès des utilisateurs. Et comme Amazon se bat depuis des années avec des développeurs tiers qui proposent des moyens de modifier simplement leurs tablettes pour les transformer en solutions Android classiques avec un accès vers le PlayStore. Ruinant par là tout espoir de gagner de l’argent avec leur propre magasin d’applications.

Si c'est gratuit...

Si c’est gratuit…

Enfin, cela va permettre à ces engins de glisser le système Alexa+ plus facilement dans tous les foyers. La partie logicielle est en effet compatible avec le nouvel assistant virtuel. On retrouve la même vision que Google avec Gemini sous Android. On pourra poser des questions ou demander à l’IA d’analyser son environnement en prenant des photos ou en sélectionnant du contenu. Il sera possible également de discuter avec sa tablette en continu en passant par son IA. « Elle » ne manquera pas votre anniversaire, vous dira bonjour le matin, vous souhaitera bonne nuit le soir et écoutera vos confidences sans broncher.

Sur ce dernier poste, celui de l’assistant IA, les ambitions des différents acteurs sont sans limites et un des points capitaux actuellement est de gagner des parts de marché. Développer pour Android et donc les smartphones est beaucoup plus rapide avec un impact plus large que de le faire pour Fire OS. Le système indépendant d’Amazon apparaît donc comme un poids mort dans cette nouvelle stratégie. Peu importe les efforts passés, pour que Google et les autres ne s’emparent pas de la totalité des clients potentiels, il faut qu’Amazon propose Alexa+ sur un maximum d’appareils. Les assistants classiques mais aussi les tablettes. Et cela passe par l’emploi de puces et de matériels plus performants, plus chers et qui demandent, pour rester cohérent, de rebasculer sous Android.

Les nouvelles Alexa Tablets sont des outils calibrés pour venir percer sur ce marché de l’assistance boostée à l’IA. 

Amazon Alexa Tablets, un retour dans le giron de Google © MiniMachines.net. 2026

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MINIX ER947-IA : un passage vers le Ryzen AI 9 HX470

Le MINIX ER947-IA est un MiniPC assez classique qui reprend dans les grandes lignes le modèle de la marque annoncé sous Strix Point en juillet 2025. On passe du HX370 au HX470 et, évidemment, on gonfle la facture.

MINIX ER947-IA

Les caractéristiques principales ne changent pas énormément. Le MINIX ER947-IA  emploie une puce légèrement plus performante et vise toujours des usages IA en plus des capacités classiques de ce genre d’engin. On pourra compter sur un processeur solide épaulé par un circuit graphique performant et un matériel évolutif.

La machine est livrée avec 32 Go de DDR5 sur deux slots SODIMM et 1 To de stockage confié à un SSD M.2 2280 NVMe PCIe 4.0. L’engin proposant par ailleurs un second port M.2 identique pour évoluer facilement. Minix propose d’ailleurs un système de fixation du bas du châssis magnétique pour accéder simplement aux composants.

MINIX ER947-IA

La connectique est très complète avec en façade un bouton Copilot… Deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un USB4 et un bouton de démarrage avec LED et fonction de lecteur d’empreintes intégrée. A l’arrière, on retrouve sous les ailettes de refroidissement de l’ensemble un groupe de deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie DisplayPort 1.4, un HDMI 2.1, un second port USB4 et un Antivol type Kensington Lock.

L’engin pourra piloter quatre écrans en parallèle grâce aux capacités DisplayPort des USB4. Un module sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 complète cet équipement, il s’agit d’un module MTK7925B22M monté sur un port M.2 2230..

MINIX ER947-IA

La ventilation semble avoir été très travaillée par la marque et le MINIX ER947-IA propose un ensemble composé d’une « vapor chamber », de caloducs, d’ailettes et d’une ventilation processeur en plus d’un second ventilateur destiné à refroidir le stockage et la mémoire. Le MiniPC est un peu plus imposant que la moyenne, il mesure 14 cm de large pour 13.9 cm de profondeur et tout de même 6 cm d’épaisseur. Il pèse 930 grammes.

Le MINIX ER947-IA a plus de 1700€

Le prix de l’engin est évidemment élevé. Annoncé directement chez Minix à 1705.99€, il est stocké en Europe et bénéficie de deux années de garantie. Cela permet de faire un point sur l’évolution du prix du modèle antérieur, le MINIX ER937-AI sous HX370. Celui-ci était lancé en juillet 2025, avant l’explosion réelle des tarifs de la mémoire et des autres composants. Avec 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage, le précédent modèle était présenté à 1000€. Il est aujourd’hui vendu sur Amazon par la marque à 1540€ et à 1575.99€ directement chez Minix… Une augmentation « sympathique ».

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

MINIX ER947-IA : un passage vers le Ryzen AI 9 HX470 © MiniMachines.net. 2026

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Vaucluse : un clandestin jugé pour viol et tentative de viol sous la menace d’une arme

Les deux agressions avaient eu lieu en décembre 2023 à Avignon. Ziab Marouf, un Algérien de 33 ans, risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Son procès s’ouvre lundi.

© Saiko3p / ADOBE STOCK.

Un clandestin algérien est jugé pour un viol et une tentative de viol sous la menace d’une arme à Avignon en décembre 2023. Ici, une vue aérienne de la ville d’Avignon (photo d’illustration). 
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Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an

Les livraisons de PC sont en baisse. On pouvait s’en douter, tant l’impact des prix des composants et la difficulté à les obtenir ont été compliqués ces derniers mois. Les chiffres relevés par IDC établissent l’évolution du marché PC, et ils font peur.

Une baisse historique des expéditions

Une baisse historique des expéditions

Les livraisons de PC ont, au global, chuté de -20.1% en moyenne au troisième trimestre 2026. Un trimestre habituellement positif puisqu’il s’agit de livrer les machines qui serviront à équiper la rentrée. Le fameux « Back to school » de la saison : les ordinateurs des collégiens, lycéens et étudiants, mais aussi les changements de parcs en entreprise et souvent la création de nouveaux postes. Passer d’un trimestre habituellement positif à un -20% d’expéditions au global traduit bien l’envergure du problème. 

Il y a évidemment de nombreux facteurs qui expliquent cela. L’inflation en général et la disparition d’emplois liés à l’arrivée de l’IA sur des postes habituellement pourvus d’un PC classique. Mais la principale problématique vient du fait que les fabricants de PC n’ont pas assez de composants disponibles pour livrer les machines habituelles. Au vu du prix des composants mémoire, des processeurs et des circuits graphiques dont la hausse des prix est quasi continue depuis 14 mois, on se doute que certaines intégrations n’ont plus été effectuées.

Les PC de la rentrée, en général des ordinateurs entrée de gamme distribués par tombereaux à des prix abordables en grande surface, n’ont simplement pas été au rendez-vous cette année. Des entreprises n’arrivent pas à passer commande des matériels dont elles ont besoin parce que l’enveloppe budgétaire prévue ne correspond plus aux prix du marché. Des PME se sont tout simplement résolues à repousser d’une année au minimum le changement de leur parc et vont plutôt privilégier des remplacements poste par poste et des réparations. Tout le monde fait le gros dos.

D’un trimestre à l’autre, la chute est tout aussi spectaculaire avec une baisse de 9.1% du second au troisième trimestre. Signe que le marché poursuit son déclin d’expéditions et que la situation ne s’arrange pas spécialement. La tendance reste inchangée. L’ensemble des fabricants de mémoire vive ont indiqué avoir déjà vendu toute leur production de l’année prochaine à différents acteurs et en particulier aux géants de l’intelligence artificielle pour leurs data centers. AMD comme Intel ont annoncé plusieurs hausses des tarifs de leurs processeurs.

Les composants de stockage sont également plus chers et toute la chaîne impacte à la fois en prix et en disponibilité les capacités de production des fabricants. Difficile de mettre un PC dans un carton sans mémoire vive. Difficile de vendre ces machines quand leur prix a fait un bond de 50, 70 ou 100% par rapport à l’année précédente. Ou que leurs composants en fondu en qualité ou en quantité pour le même tarif.

Du stock sur les bras et la différence entre expéditions et ventes

IDC indique un problème important d’écoulement des stocks de PC acquis en début d’année. En anticipation de la hausse des composants, la chaine logistique classique s’est quelque peu engorgée. Les fournisseurs, grossistes et distributeurs ont pris des mesures dès janvier et ont décidé de stocker plus de machines que d’habitude. Cette décision s’explique assez facilement. Non seulement tous les indices montraient que les prix allaient continuer à monter en flèche, mais en plus qu’il allait devenir plus difficile d’obtenir des machines. Le réflexe a donc été de garnir ses stocks du mieux possible. Cela explique le léger bond de 3% du premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025. 

Problème, ces machines ont été payées au prix fort. Face à une demande en hausse, les marques n’ont pas spécialement essayé de baisser leurs tarifs. Et depuis les marchands peinent à les écouler. On voit ici la différence entre la mesure des expéditions et celles des ventes réalisées sur le terrain. IDC mesure les sorties de produits des usines des grands constructeurs. Pas les ventes des marques aux acheteurs. Si les différents acteurs ont commandé des PC pour assurer leurs stocks au maximum, les prix avaient déjà suffisamment enflé pour ralentir les acheteurs.

Pendant que les uns augmentaient leurs stocks, les autres repoussaient leurs achats en regardant les tarifs. C’est d’ailleurs assez clair en ligne quand on lit les témoignages et les commentaires. Beaucoup de gens expliquent avoir refusé l’obstacle d’un prix en légère hausse en début 2026 pour regretter aujourd’hui de ne pas avoir sauté le pas face aux propositions actuelles.

La demande étant en berne, les engins sont restés sur les étagères et les différents acteurs n’ont pas pu retrouver leur trésorerie ni de l’espace dans leurs stocks pour commander de nouveaux modèles. L’impact de la baisse s’explique donc assez facilement. Si le marché atteint -20% par rapport au troisième trimestre 2025 c’est aussi parce qu’il y a eu plus d’expéditions au premier et surtout au second trimestre 2026 et que celles-ci n’ont déjà pas trouvé d’acheteurs.

La baisse en détail

Des chiffres qui font très peur

Le détail de ces éléments montre un tableau assez catastrophique pour le marché et si on n’a pas d’analyse détaillée du secteur des pièces détachées, il ne me semble pas inimaginable de penser qu’il est impacté au moins dans la même mesure. Les fabricants de cartes mères, d’écrans, de cartes graphiques et autres composants de PC alertent de baisses spectaculaires de leurs ventes. Sur le haut du classement des plus gros fabricants de machines, on lit clairement l’impact massif de la situation aujourd’hui.

Les chiffres font mal : -22.6% d’expéditions pour le numéro un mondial Lenovo. Pire pour le second avec -30.9%, soit presque 31% de baisse, pour HP ! Dell souffre d’un -25% sur ses sorties de produits. Apple fond de 11.3% de son côté, ce qui semble presque raisonnable par rapport aux trois premiers acteurs. Asus est également moins impacté avec une baisse de 8.6% « seulement ». Le reste du marché est dans la même posture de chute puisqu’au total IDC estime une diminution de 14% de leurs expéditions. Au total c’est donc bien -20.1% de PC expédiés, soit 15,8 millions d’unités en moins qui ont été comptabilisées par l’analyste. 15.8 millions ce n’est pas une perturbation, c’est un gouffre.

Une baisse qui se soldera par une nouvelle hausse des prix

L’impact de cette baisse est difficile à entrevoir pour ces entreprises. Imaginez-vous avec entre 10 et 30% de produits en moins sortant de vos entrepôts. La situation est forcément intenable sans ajustements. Comment réagir pour ces marques si ce n’est en baissant leur propre production ? Vous ne pouvez pas commander de composants ou alors ils ne sont pas livrés. Leurs prix flambent et on vous explique que la situation va perdurer pour au moins encore une année. Vous ne pouvez pas continuer à fonctionner sur les mesures quand une production a baissé dans de telles proportions.

La chute des expéditions va se traduire très concrètement par la mise au chômage d’une partie des salariés employés à l’assemblage. Personne ne va payer pour qu’ils restent les bras ballants toute la journée faute de pièces détachées à assembler et de commandes à honorer. Cela va se traduire également par la diminution de taille des usines d’assemblage et des stocks nécessaires à la bonne marche des opérations classiques. 15.8 millions de PC en moins, c’est autant de commandes de pièces détachées qui disparaissent du marché. Les fabricants de dalles, de batteries, les usines qui produisent les châssis, les claviers, les pavés tactiles et autres composants annexes, tous vont subir un retour de bâton.

Toute la chaine va être impactée et toute la chaine va devoir augmenter ses tarifs pour y faire face. Pour tous les fabricants, la situation n’est tout simplement pas tenable. Si votre production d’écrans diminue dans de fortes proportions, vous devez augmenter le prix de ceux qui se vendent encore pour absorber vos frais de fonctionnement. Quelques dollars de plus au mieux, plus si nécessaire. Idem pour les fabricants des autres composants. Pour les marques de PC, cette hausse du prix des pièces détachées s’additionne.

Sur un PC portable par exemple, les quelques dollars de l’écran se multiplient avec ceux des enceintes, du clavier, de la batterie, de la webcam… Et, cerise sur le gâteau, à ceux des mémoires, du stockage et des processeurs qui grimpent en flèche. Le prix de fabrication de l’engin s’envole.

Si on additionne cela avec une baisse de volume de production, si vos usines qui expédiaient 15 millions de machines au troisième trimestre 2025 n’en ont plus fabriqué que 10.3 en 2026, comme c’est le cas pour HP, la situation est encore pire. Le prix de vente de chaque PC ne permet plus de payer la production globale dans la même proportion. On comprend bien que les salaires, les machines, les locaux, les assurances mais aussi le marketing, la distribution et tous les postes de fonctionnement de l’ensemble sont payés par la vente de chaque PC en prélevant une marge. Si les expéditions reculent de presque 31%, cette marge ne peut plus être la même. 

Les prix vont donc très certainement repartir de plus belle à la hausse. Non seulement parce que le tarif de tous les éléments va suivre ce chemin, mais aussi parce que les marques n’ont pas d’autre choix que de continuer à fonctionner. Les différents constructeurs vont mécaniquement devoir faire plus de marges dans moins de machines. Et cela va se traduire – en réalité cela se traduit déjà – par des coupes franches dans les effectifs des différents acteurs. Coupes sur le personnel, sur le marketing et sur les capacités de production.

En illustration, une capture du film « Chute libre » avec Michael Douglas.

Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an © MiniMachines.net. 2026

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Guerre en Ukraine : la France condamne les «attaques barbares» de Moscou contre des civils

«La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes de la Russie contre les civils et les infrastructures ukrainiennes au cours des derniers jours», a cinglé le ministère des Affaires étrangères français dans un communiqué.

© Stringer / REUTERS

Les secouristes travaillent sur le site d’un immeuble appartement endommagé lors d’une frappe aérienne russe, à Zaporizhzhia, Ukraine, le 9 octobre 2026.
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Mexique : trois personnes accusées du meurtre de deux surfeurs australiens et de leur ami américain en 2024 reconnus coupables

Le juge a estimé que les suspects, tous trois Mexicains, avaient agi avec une intention criminelle. Le parquet a requis 210 ans de prison contre chacun d’entre eux.

© Enrique Botello / REUTERS

Le palais de Justice de Baja Californie, où les autorités tiennent le procès de trois hommes accusés d’avoir tué les frères australiens Callum et Jake Robinson et leur ami américain, Jack Carter Rhoad.
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Le secrétaire d’État britannique à l’Irlande du Nord dit qu’un défilé contesté «ne peut pas» avoir lieu

«J’appelle à l’annulation de toutes les protestations, rassemblements et manifestations. Il n’y a aucune excuse pour continuer à faire monter les tensions», a déclaré Chris Bryant dans un communiqué.

© Temilade Adelaja / REUTERS

Le secrétaire nord-irlandais Chris Bryant s’exprime lors de la conférence annuelle du Parti travailliste à Liverpool, au Royaume-Uni, le 29 septembre 2026.
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Navi Pillay récompensée du prix Nobel de la paix : la diplomatie française salue son «engagement» pour la justice pénale internationale

Le ministère des Affaires étrangères français a également félicité dans un communiqué une «figure de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud» qui «s’est illustrée comme avocate des défenseurs des droits de l’Homme».

© Denis Balibouse / REUTERS

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay sourit lors d’une conférence de presse au siège européen des Nations Unies à Genève, en Suisse, le 18 octobre 2012.
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États-Unis : JD Vance assure qu'il ne regardera pas l’exécution de l’auteur d’une tuerie sur une base militaire si elle est diffusée en direct

«Si c’est diffusé en direct, je ne regarderai pas», a-t-il répondu à un journaliste de l’AFP pendant un déplacement de campagne dans l’Ohio.

© Samuel Corum / REUTERS

Le vice-président américain JD Vance à l’aéroport international de Cincinnati/Northern Kentucky, le 9 octobre 2026.
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Après Ceuta, le roi du Maroc défend le «partenariat» avec l'Espagne, «un choix souverain et un engagement volontaire»

Ce choix «ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage», a déclaré le monarque devant le Parlement à l’occasion de la nouvelle session parlementaire.

© Royal Palace / REUTERS

Le roi Mohammed VI du Maroc reçoit Fatima Ezzahra El Mansouri, qui a été nommée chef du gouvernement du Maroc, au Palais royal de Rabat, le 29 septembre 2026.
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