REPORTAGE - Le mineur de 14 ans est entré dans son collège avec un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, ouvrant directement le feu sur plusieurs membres de l’Éducation nationale avant d’être maîtrisé. Ses deux parents ont été placés en garde à vue.
Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi matin dans son collège d’Aubagne, blessant le principal de l’établissement et une enseignante avant d’être désarmé par un membre du personnel. Une fusillade qui ne semble pas liée au mouvement de colère des lycéens.
Un policier a été blessé ce lundi par un tir de mortier alors qu’il assurait la sécurité lors d’une manifestation de lycéens devant le lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers nord.
Les deux fonctionnaires ont été touchés par des projectiles de calibre 12 alors qu’ils se trouvaient devant leur collège. Un élève de 14 ans, soupçonné d’avoir ouvert le feu à plusieurs reprises, a été interpellé dans la foulée.
Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, a décidé de suspendre cet agent, qui avait roulé à vive allure en direction de lycéens participant au mouvement de mobilisation en cours.
Le député RN des Bouches-du-Rhône et ancien candidat aux municipales de Marseille a annoncé mettre fin au contrat d’un proche collaborateur mis en cause par Libération pour des publications en ligne de «conseils de lecture collaborationnistes, blagues racistes et slogans fascistes».
Au moins cinq individus vêtus de noir ont été filmés en train de verser un liquide inflammable sur le portail de l’établissement. Des pétards ont également été jetés alors que des élèves s’y trouvaient. Les cours ont été annulés.
L’adolescent est aussi suspecté de lui avoir porté un coup de pied et d’avoir dégradé un véhicule de police. Deux de ses camarades mis en cause pour des dégradations comparaîtront à ses côtés.
Une centaine de personnes s’est réunie devant le lycée Marie-Curie pour bloquer son entrée. Des CRS ont été déployés sur place avant d’être visés par des tirs de mortiers. Un lycéen a été interpellé.
INFO LE FIGARO - Interpellé lundi, cet adolescent de 17 ans a reconnu avoir lancé une pierre en direction des forces de l’ordre. Le projectile a grièvement blessé une passante à l’œil.
REPORTAGE - Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées dans la cité phocéenne, ce mardi, pour afficher leur soutien à la cause lycéenne. Parmi eux, de nombreux partisans de l’ultragauche, véhéments à l’égard de la police.
TÉMOIGNAGE - Thierry Laurent a été aspergé d’hydrocarbure et frappé par un élève de son lycée, qui a depuis été interpellé. L’enseignant déplore la conduite « néfaste » de nombreux jeunes galvanisés par les blocus et en appelle à la responsabilisation de chacun.
Cet adolescent de 17 ans est soupçonné d’avoir lancé des pierres en direction des forces de l’ordre en marge du blocage d’un établissement aixois. L’une des pierres a atteint une passante qui a perdu une partie de la vue.
INFO LE FIGARO - L’adolescent, qui vit avec sa famille dans les quartiers nord, ne s’était pas fait connaître des autorités avant l’affaire. Son avocate souligne le décalage «saisissant» entre la nature des faits qui lui sont reprochés et son profil.
Le jeune homme, ancien élève au sein d’un collège privé où exerce la victime, avait fait circuler ces menaces sur les réseaux sociaux, invitant à commettre le meurtre de son ancien professeur. Il a été placé en garde à vue ce jeudi.
RÉCIT - Après avoir annoncé sa démission de Marseille Habitat, sur fond de désaccord avec le maire, Amine Kessaci s’est entretenu avec l’édile, qui a refusé son départ.
RÉCIT - La deuxième ville de France, où plus de 2 000 personnes ont manifesté, a subi de plein fouet le mouvement de contestation lycéen qui enflamme le pays depuis plusieurs jours. Incendies et agressions ont émaillé la journée, tandis que les transports en commun ont été interrompus.
Selon le bataillon des marins-pompiers de Marseille et des vidéos transmises au Figaro, des dizaines de jeunes qui formaient un blocus devant un lycée des quartiers nord ont pris à partie un camion avant de l’incendier. Un marin-pompier engagé sur place a été légèrement blessé.
ENTRETIEN - Le Parquet national antiterroriste se rend ce mercredi à Marseille pour annoncer la reconnaissance de cette rafle, menée par les nazis avec le concours de l’État français en janvier 1943, comme un crime contre l’humanité. Une victoire pour Me Luongo, descendant de victime, qui en avait fait le combat de sa vie.
ENQUÊTE - 16 Français ont été arrêtés dans l’est du pays début septembre, aux côtés d’autres malfrats étrangers. L’opération, ratée, visait un trafiquant de cocaïne local.