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Situation critique pour la recherche, le budget de l’ANR « insoutenable » d’ici 2028

Une ambition affichée qui fait pshitt
Situation critique pour la recherche, le budget de l’ANR « insoutenable » d’ici 2028

L’Agence nationale de la recherche, pilier de la politique de financement scientifique de la France sous la présidence d’Emmanuel Macron, « se situe à un point critique », selon la Cour des comptes. Son budget décroche depuis la loi de programmation de la recherche votée en 2020. L’institution prévoit qu’il devienne « insoutenable » entre 2028 et 2029 sans mesure corrective.

Le rôle de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui a maintenant 20 ans, a été boosté par la loi de programmation de la recherche (LPR) en 2020. Mais la Cour des comptes constate que son budget ne suit pas les prévisions. La juridiction administrative constate que « son budget sera insoutenable d’ici la fin de l’année 2028 » si rien n’est fait. Le projet de loi 2027 présenté par le gouvernement ne va pas dans ce sens puisqu’il prévoit même une petite baisse du budget de l’ANR.

La loi de 2020 avait notamment été soutenue par le PDG du CNRS de l’époque, Antoine Petit, qui voulait une loi « ambitieuse, inégalitaire – oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne ». De son côté, le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), lui, préconisait le financement récurrent des laboratoires. En consacrant le financement par projets via l’ANR, cette loi a poussé la recherche française vers une sélection des « meilleurs » projets digne du spencérisme (autre nom du « darwinisme social »). Mais l’ambition demandée par l’ancien PDG et affichée dans la loi n’est finalement pas au rendez-vous.

« Une trajectoire budgétaire devenue insoutenable »

C’est dans un rapport publié sur son site le 8 octobre dernier que la Cour des comptes tire le signal d’alarme. Titré « L’ANR, une trajectoire budgétaire devenue insoutenable, une réponse indispensable de l’État », ce document met le gouvernement devant un constat implacable. Alors que le budget de l’ANR devait être l’outil financier central d’une augmentation du financement de la recherche de la loi votée en 2020, sa trajectoire « décroche » par rapport à celle prévue par cette loi. Et ce depuis deux ans : « la croissance des engagements de l’ANR portée depuis 2021 par la LPR a connu un arrêt à partir de 2024 », constate la Cour.


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SpaceX s’apprête à tenter une récupération complète du Starship, une première dans l’histoire des fusées orbitales

fusée starship

Elon Musk espère un quinzième vol du Starship dans quatre à six semaines. SpaceX tenterait alors, pour la première fois, de rattraper les deux étages de la fusée avec la tour de lancement. Le vol précédent, le 28 septembre, avait été le premier à atteindre l'orbite.

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Les astronomes ont détecté un signal émis il y a bien longtemps dans une galaxie très lointaine

L’intense impulsion d’ondes électromagnétiques captée par les télescopes aurait été émise il y a 11 milliards d’années. C’est le “sursaut radio rapide” le plus lointain jamais détecté à ce jour.

© photo ALEXANDER JOE/AFP

Des antennes du radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud. Il a permis de détecter un sursaut radio rapide. L’association avec le télescope spatial James-Webb a permis de déterminer l’origine de ce signal.
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Ce signal a traversé 10 milliards d’années-lumière, et on a retrouvé son origine

Vue d'artiste de la découverte du signal

Un sursaut radio rapide extrêmement lointain a pu être étudié en détail à l'aide de plusieurs télescopes. Grâce à l'observatoire spatial James Webb, les scientifiques ont pu remonter à sa source, une petite galaxie observée telle qu'elle était trois milliards d'années seulement après le Big Bang. L'occasion d'en apprendre plus sur ces mystérieux signaux.

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Sur Mars, cet étrange nuage est dû à un phénomène physique unique dans le Système Solaire

AMEC sur Mars

Un nuage qui peut s'étirer sur 1 800 kilomètres apparaît régulièrement sur Mars, avant de disparaître. Depuis des années, les scientifiques cherchent à comprendre pourquoi, et une étude parue dans Nature Geoscience avance une explication inédite, fondée sur un mode de formation des nuages jamais observé jusqu'ici dans l'atmosphère d'une planète.

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La sortie de l’immersive sim RetroSpace fait des heureux

Après plus de trois ans de développement, l’immersive sim indépendant RetroSpace est sorti le 1er octobre. On avait testé la démo pendant le Steam Néo Fest de juin, et la rédac’ était plutôt divisée : du bon travail pour certains, une difficulté mal dosée pour d’autres. À en croire les retours sur Steam, très positifs, il semble que l’on penche plutôt vers une excellente release. Et s’il restait quelques points rugueux, les développeurs restent sur la brèche, puisqu’ils ont déjà publié un premier patch, moins d’une semaine après la sortie.

Pour un petit jeu indépendant, la fréquentation est assez notable : plus de 650 joueurs simultanés à la sortie, et encore 200 au moment où l’on écrit ces lignes. On aurait aimé en faire partie, mais comme pour d’autres jeux dont on nous a envoyé des clefs, impossible de se dégager assez de temps. On va tenter de le trouver tout de même dans les prochaines semaines, car RetroSpace ne cache pas son inspiration dans System Shock 2 ou Prey 2017, ce qui n’est franchement pas pour nous déplaire. Et son esthétique rétro, mêlant ambiance seventies et vaisseaux spatiaux, semble toujours sympa.

A priori, si vous aimez les immersive sims, RetroSpace a de bonnes chances de vous plaire. Vous pouvez le retrouver sur Steam pour 20 €.

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OpenAI inonde la recherche avec 722 « prépublications » de mathématiques générées par IA

Démerdez-vous avec ça
OpenAI inonde la recherche avec 722 « prépublications » de mathématiques générées par IA

Tout à son idée de montrer la puissance de ses outils, OpenAI a mis en ligne 722 prépublications de mathématiques générées par IA. L’entreprise met en ligne des « résultats » se trouvant pourtant à « différents stades de vérification », en s’appuyant sur l’avis d’un groupe de chercheurs pour « mettre en place les meilleures pratiques » concernant leur partage. L’un de ses membres, le mathématicien François Charles, explique à Next que ce groupe veut être « un canal de communication » entre les entreprises et la communauté.

OpenAI a publié la nuit dernière 772 documents PDF de mathématiques dans un dépôt GitHub. Alors que l’entreprise affichait récemment une volonté de dialogue avec les mathématiciens, elle intensifie la mise en ligne d’articles qu’elle appelle « prépublications » (preprints, en anglais). Elle affirme s’appuyer sur le travail d’un groupe de chercheurs indépendants qui a publié des recommandations concernant l’ « utilisation responsable des résultats mathématiques générés par l’IA ».

Alors que des milliers de mathématiciens déploraient récemment que l’IA menace la pratique scientifique et qu’OpenAI a été accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths, l’entreprise présente sur son dépôt GitHub ces fichiers comme des « des manuscrits mathématiques et des éléments justificatifs de démonstration générés par un modèle interne d’OpenAI ». Mais ceux-ci n’ont que l’apparence d’articles de mathématiques travaillés par des chercheurs : aucune signature de chercheurs n’apparait sous leur titre, ils ne sont signés que par le nom de l’entreprise dirigée par Sam Altman.

« Des résultats se trouvant à différents stades de vérification »

Dans son fichier Readme, OpenAI explique que le dépôt « regroupe des résultats se trouvant à différents stades de vérification. Tous ne sont pas accompagnés de formalisations Lean [langage d’assistant de preuve, ndlr]. Nous continuerons à mettre à jour ce référentiel avec des formalisations Lean au fur et à mesure que nous les obtiendrons ».

Ainsi, si l’entreprise regroupe tous ces PDF dans un dossier intitulé « preprints », ils ne sont pas du tout prêts à la publication comme sont censés l’être les articles désignés comme tels et mis en ligne sur les serveurs comme arXiv. Même si ces serveurs autorisent les chercheurs à modifier avec un système de gestion de versions, le terme de « prépublications » implique que les chercheurs assument que ces articles pourraient être présentés dans une revue scientifique.


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33 jours en mer et 20 000 km plus tard, le sauvetage du tout premier Starship rescapé s’achève enfin

starship fusée

Le Forte, un cargo semi-submersible qui transporte l'étage supérieur du 13e vol de Starship, est entré dans le golfe du Mexique, dernière étape avant le Texas, où il est attendu ce mercredi 7 octobre. Il a quitté l'île Christmas, dans l'océan Indien, le 28 août, puis a contourné l'Afrique par le sud.

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Non, Anthropic n’a pas découvert un système biologique comparable à CRISPR

Une hypothèse crédible n'est pas une découverte
Non, Anthropic n’a pas découvert un système biologique comparable à CRISPR

Il y a un peu plus d’une semaine, Anthropic annonçait que Claude avait découvert un nouveau système enzymatique, « dont la structure rappelle celle du système CRISPR ». Mais « tout le travail reste à faire », nous explique Alexis Verger, biologiste au CNRS.

En parallèle des maths, les entreprises d’IA générative utilisent maintenant la recherche en biologie pour assurer la promotion de leurs outils alors qu’elles préparent leurs entrées en bourse, quitte à crier à une découverte qui n’en est encore qu’à l’étape d’hypothèse.

Ainsi, Anthropic a annoncé le 23 septembre 2026 que son IA Claude a « découvert un nouveau système enzymatique » que l’entreprise compare à CRISPR. La découverte de cette méthode d’édition du génome en 2012 avait permis à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna d’obtenir le prix Nobel de chimie en 2020.

Mais Anthropic est encore loin d’avoir prouvé la découverte d’un système comparable à CRISPR en n’ayant pas vérifié son hypothèse. « Tout le travail [en laboratoire de paillasse] reste à faire », nous explique Alexis Verger, biologiste au CNRS.

Anthropic a mis en ligne, au moment de l’annonce, un billet de blog et un « rapport technique » [PDF] rédigé par une équipe de chercheurs récemment embauchés par l’entreprise. Ce document n’a pas été publié dans une revue scientifique ni mis en ligne sur un serveur de prépublication habituellement utilisé par des chercheurs de la discipline.

Une campagne d’agents IA pour mettre en place une hypothèse crédible


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As 'Falcon Heavy' Launches, SpaceX Plans Dragon and Falcon 9 Phase Out As Starship Ramps Up

Spaceflight Now reports: "A SpaceX Falcon Heavy rocket launched from Florida Thursday night on a classified mission for the National Reconnaissance Office, America's spy satellite agency... The NRO has previously flown payloads on 22 Falcon 9 rockets but this is the first time it has used the heavy-lift Falcon Heavy, which consists of three Falcon 9 boosters and an upper stage, topped by a payload fairing. The powerful rocket, which lifts off under the power of 27 Merlin 1D engines, was introduced to great fanfare in 2018 and made its 14th flight Thursday night... NROL-97 was SpaceX's third Falcon launch of the day. In addition to the Crew 13 mission, the company launched 130 payloads on the Transporter 13 rideshare mission from its West Coast pad at Vandenberg Space Force Base in California. It was the first time the company has landed four boosters in a single day. CNN reports: As Starship flights ramp up, SpaceX has made clear that the company will phase out the use of two of its most iconic creations: the Dragon spacecraft, which ferries astronauts and cargo to and from the International Space Station, and the Falcon 9 rocket, which for a decade has dominated the global launch market. These vehicles not only revolutionized the space industry in their own way, they're also still very much essential to ongoing work in Earth orbit, without clear backup options in place. The prospect of this loss is already spurring panic among some satellite operators, said Caleb Henry, director of research at analytics firm Quilty Space... Henry said he expects that most of the remaining space on board Falcon 9 rockets has already been sold and — beyond early 2029 — such flights may be reserved solely for the US government. Even NASA, which currently counts the Dragon capsule as the only US-made spacecraft capable of getting its astronauts to and from the ISS, has also acknowledged the looming retirement of SpaceX's workhorse vehicles.... Despite the success of Falcon and Dragon, a peek at SpaceX's business book may hint at financial reasons for retiring the vehicles. In its first quarterly earnings report, SpaceX revealed its space segment — which includes Falcon, Dragon and Starship — lost $542 million. By comparison, its Starlink internet and connectivity business made nearly $1.7 billion. Starship is expected to continue to cost SpaceX untold millions as it moves out of the prototyping phase. But one reason SpaceX is willing to bet big on Starship is that it's simply "much better" for achieving the company's own long-term goals, said SpaceX president Gwynne Shotwell at a recent conference. So it makes sense to shift resources toward the megarocket's future.... This rocket supply crunch has been looming since 2022, when Russia invaded Ukraine — which immediately removed Russia's Soyuz and Proton rockets from the commercial market, Henry noted. On top of that, Amazon — which is deploying a space-based internet constellation to rival SpaceX's Starlink — stepped in to buy more than 100 launches from various rocket makers.... Though some satellite manufacturers are hopeful that space onboard future Starship launches will be offered to satellite operators, it's not clear when or if that will happen.... It is possible that a launch supply crunch could be averted, noted Micah Walter-Range, a space analyst and contributor to the VettaFi Space Index. But satellite operators may be wary because newer rockets that have for years promised to step up to compete with the Falcon 9 have not yet begun flying with any regularity. "The space industry hates uncertainty, particularly when it comes to planning of launches," Walter-Range said. The article notes that Rocket Lab, Firefly Aerospace, United Launch Alliance, and the Jeff Bezos-founded Blue Origin "have not yet reached the scale or launch cadence that the industry is demanding."

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