ENTRETIEN EXCLUSIF - L’avocat du militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dont deux frères ont été tués, s’exprime pour la première fois à l’approche d’un procès qui s’annonce très tendu. Celui-ci porte sur l’assassinat de son frère aîné, Brahim Chabane, tué à Marseille en 2020 dans un possible narchomicide.
Il est soupçonné d’avoir entretenu des liens avec le tireur présumé de 14 ans qui avait ouvert le feu sur son principal et son enseignante à Aubagne lundi.
Le collégien, initialement auditionné à Marseille, avait été transféré à Paris pour être interrogé par la Sous-direction antiterroriste. Son acte aurait été mûri il y a plusieurs mois, mais il a contesté avoir voulu tuer les personnes ciblées.
Le suspect a aussi invoqué une «volonté de vengeance en raison d’un harcèlement des professeurs et ses camarades» non corroboré à ce stade des investigations, précise le Pnat dans son communiqué.
INFO LE FIGARO - Un bilan de la zone Sud porté à la connaissance du Figaro fait état des nombreuses interpellations réalisées en marge des mouvements lycéens. En majorité des primo-délinquants.
Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur l’attaque du collège Lakanal d’Aubagne, perpétrée lundi par un élève de 14 ans. Le principal et une enseignante de l’établissement avaient été blessés.
Les enquêteurs tentent de comprendre les motivations du tireur qui a fait deux blessés dans son collège. La découverte d’une possible adhésion avec une mouvance en ligne glorifiant les tueries de masse a conduit le Parquet national antiterroriste à se saisir de l’affaire.
REPORTAGE - Le mineur de 14 ans est entré dans son collège avec un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, ouvrant directement le feu sur plusieurs membres de l’Éducation nationale avant d’être maîtrisé. Ses deux parents ont été placés en garde à vue.
Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi matin dans son collège d’Aubagne, blessant le principal de l’établissement et une enseignante avant d’être désarmé par un membre du personnel. Une fusillade qui ne semble pas liée au mouvement de colère des lycéens.
Un policier a été blessé ce lundi par un tir de mortier alors qu’il assurait la sécurité lors d’une manifestation de lycéens devant le lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers nord.
Les deux fonctionnaires ont été touchés par des projectiles de calibre 12 alors qu’ils se trouvaient devant leur collège. Un élève de 14 ans, soupçonné d’avoir ouvert le feu à plusieurs reprises, a été interpellé dans la foulée.
Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, a décidé de suspendre cet agent, qui avait roulé à vive allure en direction de lycéens participant au mouvement de mobilisation en cours.
Le député RN des Bouches-du-Rhône et ancien candidat aux municipales de Marseille a annoncé mettre fin au contrat d’un proche collaborateur mis en cause par Libération pour des publications en ligne de «conseils de lecture collaborationnistes, blagues racistes et slogans fascistes».
Au moins cinq individus vêtus de noir ont été filmés en train de verser un liquide inflammable sur le portail de l’établissement. Des pétards ont également été jetés alors que des élèves s’y trouvaient. Les cours ont été annulés.
L’adolescent est aussi suspecté de lui avoir porté un coup de pied et d’avoir dégradé un véhicule de police. Deux de ses camarades mis en cause pour des dégradations comparaîtront à ses côtés.
Une centaine de personnes s’est réunie devant le lycée Marie-Curie pour bloquer son entrée. Des CRS ont été déployés sur place avant d’être visés par des tirs de mortiers. Un lycéen a été interpellé.
INFO LE FIGARO - Interpellé lundi, cet adolescent de 17 ans a reconnu avoir lancé une pierre en direction des forces de l’ordre. Le projectile a grièvement blessé une passante à l’œil.
REPORTAGE - Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées dans la cité phocéenne, ce mardi, pour afficher leur soutien à la cause lycéenne. Parmi eux, de nombreux partisans de l’ultragauche, véhéments à l’égard de la police.
TÉMOIGNAGE - Thierry Laurent a été aspergé d’hydrocarbure et frappé par un élève de son lycée, qui a depuis été interpellé. L’enseignant déplore la conduite « néfaste » de nombreux jeunes galvanisés par les blocus et en appelle à la responsabilisation de chacun.
Cet adolescent de 17 ans est soupçonné d’avoir lancé des pierres en direction des forces de l’ordre en marge du blocage d’un établissement aixois. L’une des pierres a atteint une passante qui a perdu une partie de la vue.