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Mondial de l’auto 2026 live: NSX Tensei, Restomod d’exception

JAS NSX Tensei

La Tensei est une réinterprétation de la première NSX signée Pininfarina et JAS Motorsport. Nous l’avons découverte au Mondial de l’automobile 2026 en compagnie de Mads Fischer Henrichsen, COO & Business développement Manager chez JAS.

 La NSX Tensei, c’est une auto de 35 ans repensée, un peu comme ce qui se pratique chez Tuthill ou chez Singer. Mais JAS, qui développe des Honda de compétition depuis 29 ans, est allé très loin dans la démarche. Le préparateur italien conserve un tiers des éléments originaux seulement, il s’agit essentiellement de la structure et de la base mécanique.
Le V6 atmosphérique de la NSX, porté à 3,5 litres, est entièrement repensé par JUDD Power et promet 414 cv. Son échappement en Inconel est conçu pour lui donner un son « Mc Laren- Honda » des années 1980. Côté boite de vitesses, manuelle et à 6 rapports, JAS ne conserve que le carter. Le châssis d’origine est renforcé et tous les éléments de suspension sont fait maison. Les freins proviennent de chez Brembo.
Enfin Pininfarina signe le dessin d’un carrosserie dont les panneaux de carrosserie sont en fibre de carbone, afin de ramener le poids à sec à 1 250 kg. Voilà pour la fiche technique. Et côté tarif ? 880 000€, une somme à laquelle il faut ajouter la NSX donneuse.

4 questions à Mads Fischer Henrichsen COO et Businees development manager JAS Motorsport

LBA: Pourquoi cette NSX Tensei?
MFH: JAS Motorsport a 30 ans et nous travaillons sur le développement de Honda pour la compétition depuis 1998. Notre collaboration a débuté avec les Accord de la Super Tourenwagen Cup. D’autres ont suivi. Ce projet est une suite logique, qui donne aussi une visibilité à nos compétences.

LBA: Quelles sont vos relations avec Honda ?
MFH: Nous entretenons des relations étroites avec le constructeur et notamment le HRC. Ce projet a été mené avec leur assentiment, mais nous avons travaillé toutes les évolutions en interne. La voiture est badgé JAS

LBA: Quels sont les points clés de ce projet?
MFH: C’est un projet important qui fait intervenir un designer d’envergure Pininfarina et le meilleur de notre savoir faire en compétition. Il était essentiel de ne pas dénaturer le modèle original. Les coloris par exemple sont ceux d’origine, proposé au « Customer Order Plan » 

LBA: La production se limite à 35 exemplaires réalisés sur mesure. D’autres Honda revisités par JAS sont-elles au programme?
MFH: 25 Tensei étaient vendues avant le lancement officiel la semaine dernière. Les dix dernières l’ont été ce jour là. également. Les clients nous fournissent la base, pour d’autres nous nous en occupons. C’est évidemment un projet qui donne envie de continuer. Il y aura d’autres JAS. Mais pas d’autres NSX Tensei!

JAS Motorsport

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Essai Honda Civic S+: un parfum de Prelude

Honda Civic e-HEV

La Civic hybride, que nous avons eu l’occasion d’essayer par le passé, fait l’objet de subtiles évolutions. Au premier rang desquels un mode S+ qui donne à la berline Honda un parfum de Prelude. Direction les routes du sud-Charente pour en prendre le volant.

Une Civic universelle

Polyvalente, accueillante et spacieuse, la Civic répond a tous les besoins ou presque. Et ce même si ses dimensions généreuses, 4m56 de long, sont taillées pour les grands espaces. Avec pas moins de 270 000 exemplaires vendus l’an dernier aux États Unis et au Canada, elle est y incontournable. Mais le best seller de Honda n’est plus comparable à une Golf… qui n’est plus vendue aux États Unis!
Alors même si on se plait à imaginer la même Civic dans un format plus compact, force est de reconnaitre que cette onzième génération est réussie sur bien des aspects. Pratique et sûre, la berline n’oublie jamais d’être confortable même en voyageant à plusieurs. Spacieuse elle dispose d’un coffre modulaire et ds rangements astucieux. Bien suspendue, elle se joue des mauvaises chaussées et des ralentisseurs d’entrées de ville. Son sens « Civique » se traduit aussi par un appétit d’oiseau, grâce a un système hybride efficace et bien pensé, le e-HEV. Qui se voit enrichi d’un mode S+.

En amélioration continue

A priori rien ne distingue cette évolution, à part l’arrivée d’un nouveau coloris Gris Météore Métallisé, hérité de la…Prelude. Une invitation discrète à découvrir ce qui change. A l’intérieur, on retrouve la même sobriété, ou l’écran central ne capte pas toute l’attention. Sur les version Sport, des surpiqûres rouges sur la sellerie, les garnitures de portes et le volant font leur apparition. Un liseret rouge entoure dorénavant les grilles d’aération. Pas de bouleversement, donc, mais voilà qui rehausse discrètement l’ambiance. Ce rouge distingue la version Sport du premier modèle de la gamme, l’Exécutive et de la finition haute Advance. Cette dernière, riche d’une sellerie tout cuir et d’un toit ouvrant panoramique partage dorénavant son système audio à 12 haut-parleurs avec la version Sport. Advance et Sport disposent toutes deux du mode S+ qui n’est pas proposé sur l’Exécutive. 

Au parfum de Prelude

Que l’on ne s’y trompe pas. La Civic n’est pas devenue une Prelude à 4 portes. Au cas ou nous l’aurions oublié, Honda nous a confié le volant du coupé durant les essais. Le châssis affuté, la direction ciselée et les freins Brembo restent l’apanage de la Prelude. Tout comme l’ambiance à bord, les excellents sièges ou la position de conduite plus basse.
Mais la Civic sait donner plus de plaisir que par le passé. Au moins pour ceux qui gardent une appétence pour le moteur thermique, ses bruits ou ses changement de rythme. Comme c’était déjà le cas, la direction, les suspensions et la gestion moteur sont orientés vers la performance en mode Sport. En appuyant sur la touche S+, le son du moteur thermique est amplifié et amélioré. En jouant avec les palettes du volant, on simule des passages de rapports à la montée et on augmente la régénération et donc le frein moteur à la descente. On pourra reprocher au système sa virtualité, mais ce n’est qu’en partie vrai. Dans la pratique cela fonctionne plutôt bien et apporte une touche de « fun » à la conduite de la Civic. 

Pour conclure

Les tarifs de la Civic restent inchangés. Notre version Sport proposée à 38 170€ entre en concurrence avec un Golf R-Line Hybrid 170cv vendue 44 900€ ou à une Corolla GR Sport 2.0l 177cv affichée 39 850€. La Prelude réclame elle près de 50 000€, ce qui rend l’alternative Civic d’autant plus séduisante. On peut même retrouver un toit ouvrant en finition Advance, auquel n’a pas droit la Prelude. Un plus pour une berline dynamique à conduire, qui donne un réel plaisir à l’usage. Ce n’est pas si courant d’avoir ce sentiment derrière un volant.

Via Honda

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Après la fusion avortée, Nissan et Honda continuent de rapprocher leurs technologies

Quelques mois après l’abandon de leur projet de rapprochement, Nissan et Honda poursuivent leur coopération sur un terrain stratégique : celui des logiciels et de l’architecture électronique des voitures. Les deux constructeurs vont désormais développer et standardiser ensemble plusieurs calculateurs et briques logicielles pour leurs futurs véhicules.

Nissan et Honda resserrent leurs liens sans fusionner

Le projet de rapprochement entre Nissan et Honda n’a finalement pas abouti, pour des raisons d’égo chez Nissan principalement. Les deux constructeurs japonais continuent pourtant de renforcer leur coopération, avec un nouvel accord consacré aux technologies qui équiperont leurs prochaines générations de véhicules. Une Alliance bis (ou ter).

Nissan et Honda ont conclu un accord de développement conjoint portant sur plusieurs calculateurs électroniques, le système d’exploitation embarqué et différentes briques logicielles destinées aux véhicules définis par logiciel, ou SDV.

Cette coopération doit déboucher sur une architecture électronique et électrique commune aux deux constructeurs. Son utilisation est prévue à partir de l’exercice fiscal 2029. Pour rappel, au Japon l’exercice fiscale va du 1er avril au 31 mars de l’année suivante.

Des calculateurs et des logiciels développés en commun

L’accord prévoit de définir des spécifications communes pour plusieurs calculateurs au cœur de l’architecture électronique des futurs SDV.

Sont notamment concernés les calculateurs haute performance utilisant des systèmes sur puce, ainsi que les calculateurs de zone chargés de superviser différentes parties du véhicule.

Nissan et Honda vont également travailler ensemble sur le logiciel. Le système d’exploitation embarqué, certains éléments du middleware et les logiciels de contrôle du véhicule font partie des technologies concernées par la standardisation ou mutualisation.

Une coopération centrée sur les coûts et les développements

Pour les deux constructeurs, cette mise en commun doit permettre de partager une partie des ressources et des compétences nécessaires au développement de ces technologies.

Nissan et Honda cherchent notamment à améliorer l’efficacité des développements, à accélérer les cycles de mise au point et à aussi (surtout ?) réduire les coûts. La standardisation doit également permettre de bénéficier d’économies d’échelle.

Le logiciel constitue désormais un axe important de leur partenariat stratégique. Les deux groupes le considèrent comme un élément central pour l’intelligence embarquée et l’électrification de leurs futurs véhicules.

Pas de voiture commune annoncée

L’accord ne porte pas sur la conception d’un modèle commun. Nissan et Honda vont partager certaines technologies fondamentales, tout en continuant à développer leurs propres véhicules.

Les deux constructeurs prévoient par ailleurs de poursuivre leurs recherches de nouvelles possibilités de collaboration dans différents domaines.

Notre avis, par leblogauto.com

Après l’échec du projet de rapprochement plus large, cette coopération permet donc à Nissan et Honda de continuer à mutualiser certains développements, sans aller jusqu’à une fusion. Ne nous trompons pas, dans l’histoire c’est Nissan qui ne supporterait pas une fusion, même présentée d’égal à égal.

C’est sans doute un grand gâchis car avec Renault et une fusion voulue par Carlos Ghosn à son époque, Nissan n’aurait pas été qu’une simple filiale mais un membre plein et entier d’un groupe mondial. Là, il doit se contenter de nouer des alliances techniques, faute de mieux. Des alliances qui se défont plus vite qu’elles prennent du temps à se nouer.

D’ici quelques années, Honda et Nissan auront peut-être tisser des liens si étroits qu’une fusion sera inévitable ? Mais que de temps perdu.

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