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☕️ #LIDD : Diablo II rencontre Vampire Survivors, adieu productivité



Ça tombe bien que vous ayez cinq minutes (ou le reste de la semaine) devant vous, voici une découverte qui pourrait bien anéantir toute velléité de productivité : Diablo II Survivors est, comme son nom le laisse assez aisément deviner, un clone du hit intemporel de Blizzard combiné au gameplay de Vampire Survivors. Autrement dit : de la dopamine enrobée dans du sucre.

Have you seen this?! I’m addicted. Might be the definitive version of Diablo 2. pic.twitter.com/JjnhhSEWdP

— Paco (@framara) October 14, 2026

Après avoir choisi son héros dans la galerie de Diablo II, il se retrouve assailli de vagues de plus en plus imposantes de créatures redoutables. Pas besoin d’appuyer sur mille boutons pour lancer une attaque, le combattant tire tout seul, il suffit de se déplacer pour éviter les ennemis.

Contrairement à Vampire Survivors, le jeu est malheureusement assez mal équilibré : les monstres envahissent très rapidement l’écran avant même qu’on ait eu le temps de muscler les différentes capacités de son héros. Il est cependant possible de s’équiper avec des armes, armures et potions achetés avec l’or gagné pendant les runs qui ont tendance à se multiplier, le charme old school de Diablo II aidant (ne dites pas ça à mon patron).

D2 Survivors se joue dans un navigateur web, il est aussi possible de télécharger une version Mac et Windows (encore en bêta dans ce dernier cas). Il faudra cependant apporter sa propre version de Diablo II, l’application n’hébergeant pas les assets du jeu original – Blizzard n’ayant rien à voir avec ce projet.

Framara, le développeur du jeu, prend bien soin de déclarer que D2 Survivors n’est pas affilié à Blizzard, mais peut-être que ça ne suffira pas pour garantir la pérennité de son projet. C’est pourquoi mieux vaut en profiter tout de suite !

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☕️ #LIDD : Diablo II rencontre Vampire Survivors, adieu productivité



Ça tombe bien que vous ayez cinq minutes (ou le reste de la semaine) devant vous, voici une découverte qui pourrait bien anéantir toute velléité de productivité : Diablo II Survivors est, comme son nom le laisse assez aisément deviner, un clone du hit intemporel de Blizzard combiné au gameplay de Vampire Survivors. Autrement dit : de la dopamine enrobée dans du sucre.

Have you seen this?! I’m addicted. Might be the definitive version of Diablo 2. pic.twitter.com/JjnhhSEWdP

— Paco (@framara) October 14, 2026

Après avoir choisi son héros dans la galerie de Diablo II, il se retrouve assailli de vagues de plus en plus imposantes de créatures redoutables. Pas besoin d’appuyer sur mille boutons pour lancer une attaque, le combattant tire tout seul, il suffit de se déplacer pour éviter les ennemis.

Contrairement à Vampire Survivors, le jeu est malheureusement assez mal équilibré : les monstres envahissent très rapidement l’écran avant même qu’on ait eu le temps de muscler les différentes capacités de son héros. Il est cependant possible de s’équiper avec des armes, armures et potions achetés avec l’or gagné pendant les runs qui ont tendance à se multiplier, le charme old school de Diablo II aidant (ne dites pas ça à mon patron).

D2 Survivors se joue dans un navigateur web, il est aussi possible de télécharger une version Mac et Windows (encore en bêta dans ce dernier cas). Il faudra cependant apporter sa propre version de Diablo II, l’application n’hébergeant pas les assets du jeu original – Blizzard n’ayant rien à voir avec ce projet.

Framara, le développeur du jeu, prend bien soin de déclarer que D2 Survivors n’est pas affilié à Blizzard, mais peut-être que ça ne suffira pas pour garantir la pérennité de son projet. C’est pourquoi mieux vaut en profiter tout de suite !

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Sony tente de refermer les vannes du piratage après le jailbreak de la PS5

Le nouveau rafiot des bourlingueurs des sept mers
Sony tente de refermer les vannes du piratage après le jailbreak de la PS5

Depuis son apparition fin septembre, Relapse, un outil permettant le jailbreak de la PS5, a ouvert les vannes : de nombreuses bidouilles, émulateurs et bien sûr jeux piratés sont désormais disponibles pour la console de salon. Sony a lancé la contre-attaque.

Sony prend le problème Relapse à bras le corps. Disponible depuis le 29 septembre, cette solution de jailbreak exploite des vulnérabilités dans le noyau et dans WebKit, le moteur de rendu du navigateur web intégré à la console. Le jailbreak est temporaire : il doit être réactivé après chaque redémarrage, ou après un arrêt complet de la console.

L’installation de Relapse nécessite quelques manipulations, à commencer par l’accès au navigateur en lui-même ; celui-ci n’a pas d’icône permettant de le lancer directement, il faut en passer par le guide d’utilisateur de la PS5. Il est aussi nécessaire de configurer une redirection DNS qui va renvoyer l’utilisateur vers la page du jailbreak.

Il est ensuite nécessaire d’installer un outil comme etaHEN pour pouvoir profiter des fonctions homebrew, ouvrant la console à des logiciels et à des fonctionnalités qui ne sont pas proposées par Sony. PSBox Cloud Gaming permet ainsi d’accéder au service de streaming de jeux de Xbox, XPSemu ouvre la porte de la PS5 à l’émulation de jeux Xbox (via Xemu), Nuvio-PS5 est une interface multimédia avec lecteur vidéo natif…

La PS5 échappe au contrôle de Sony

Bien entendu, le jailbreak est aussi une opportunité en or pour les bourlingueurs des sept mers. Overdrive, une bibliothèque de jeux piratés, a été lancée le 9 octobre. On y retrouve plus de 1 600 jeux PS4 et PS5, tous proposés au téléchargement gratuitement. Évidemment, c’est aussi très très illégal.

This is Unbelievable: Play Has No Limits pic.twitter.com/dfh9grLyxZ

— Edigax (@AmithEdigax) October 11, 2026

Il a cependant fallu attendre le 12 octobre et le relais d’Edigax, un compte X d’aide à l’installation du jailbreak, pour que la popularité d’Overdrive explose… et attire l’attention de Sony. Dès le lendemain, le dépôt GitHub de la bibliothèque disparaissait : ça n’a pas été confirmé officiellement, mais Sony aurait envoyé une mise en demeure aux responsables.

Qu’à cela ne tienne, deux dépôts sont apparus dans la foulée : un fork d’Overdrive et un clone, rapporte Tom’s Hardware. C’est un jeu du chat et de la souris qui s’est lancé, peu importe les efforts de Sony pour couper les têtes de l’hydre, elles réapparaitront presque immédiatement.

L’entreprise a toutefois d’autres moyens pour lutter contre ce jailbreak. Relapse fonctionne sur les PS5 et PS5 Pro équipées des firmwares 7.00 à 13.60, ce qui signifie que les consoles passées à la version 14.00 sont exclues ; ce firmware remonte au 16 septembre.

Et pour pouvoir accéder au PSN, l’installation de la version 14.10 (26.06 - 14.10.00) du firmware, mise en ligne le 2 octobre, est obligatoire. Cet accès est indispensable pour les fonctions en ligne (le multijoueur par exemple), mais aussi pour acheter des jeux sur le PS Store depuis la console. Ça n’empêchera pas les pirates aguerris de continuer à utiliser leur PS5 jailbreakée (ils évitent en général de connecter leur console à internet).

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Sony tente de refermer les vannes du piratage après le jailbreak de la PS5

Le nouveau rafiot des bourlingueurs des sept mers
Sony tente de refermer les vannes du piratage après le jailbreak de la PS5

Depuis son apparition fin septembre, Relapse, un outil permettant le jailbreak de la PS5, a ouvert les vannes : de nombreuses bidouilles, émulateurs et bien sûr jeux piratés sont désormais disponibles pour la console de salon. Sony a lancé la contre-attaque.

Sony prend le problème Relapse à bras le corps. Disponible depuis le 29 septembre, cette solution de jailbreak exploite des vulnérabilités dans le noyau et dans WebKit, le moteur de rendu du navigateur web intégré à la console. Le jailbreak est temporaire : il doit être réactivé après chaque redémarrage, ou après un arrêt complet de la console.

L’installation de Relapse nécessite quelques manipulations, à commencer par l’accès au navigateur en lui-même ; celui-ci n’a pas d’icône permettant de le lancer directement, il faut en passer par le guide d’utilisateur de la PS5. Il est aussi nécessaire de configurer une redirection DNS qui va renvoyer l’utilisateur vers la page du jailbreak.

Il est ensuite nécessaire d’installer un outil comme etaHEN pour pouvoir profiter des fonctions homebrew, ouvrant la console à des logiciels et à des fonctionnalités qui ne sont pas proposées par Sony. PSBox Cloud Gaming permet ainsi d’accéder au service de streaming de jeux de Xbox, XPSemu ouvre la porte de la PS5 à l’émulation de jeux Xbox (via Xemu), Nuvio-PS5 est une interface multimédia avec lecteur vidéo natif…

La PS5 échappe au contrôle de Sony

Bien entendu, le jailbreak est aussi une opportunité en or pour les bourlingueurs des sept mers. Overdrive, une bibliothèque de jeux piratés, a été lancée le 9 octobre. On y retrouve plus de 1 600 jeux PS4 et PS5, tous proposés au téléchargement gratuitement. Évidemment, c’est aussi très très illégal.

This is Unbelievable: Play Has No Limits pic.twitter.com/dfh9grLyxZ

— Edigax (@AmithEdigax) October 11, 2026

Il a cependant fallu attendre le 12 octobre et le relais d’Edigax, un compte X d’aide à l’installation du jailbreak, pour que la popularité d’Overdrive explose… et attire l’attention de Sony. Dès le lendemain, le dépôt GitHub de la bibliothèque disparaissait : ça n’a pas été confirmé officiellement, mais Sony aurait envoyé une mise en demeure aux responsables.

Qu’à cela ne tienne, deux dépôts sont apparus dans la foulée : un fork d’Overdrive et un clone, rapporte Tom’s Hardware. C’est un jeu du chat et de la souris qui s’est lancé, peu importe les efforts de Sony pour couper les têtes de l’hydre, elles réapparaitront presque immédiatement.

L’entreprise a toutefois d’autres moyens pour lutter contre ce jailbreak. Relapse fonctionne sur les PS5 et PS5 Pro équipées des firmwares 7.00 à 13.60, ce qui signifie que les consoles passées à la version 14.00 sont exclues ; ce firmware remonte au 16 septembre.

Et pour pouvoir accéder au PSN, l’installation de la version 14.10 (26.06 - 14.10.00) du firmware, mise en ligne le 2 octobre, est obligatoire. Cet accès est indispensable pour les fonctions en ligne (le multijoueur par exemple), mais aussi pour acheter des jeux sur le PS Store depuis la console. Ça n’empêchera pas les pirates aguerris de continuer à utiliser leur PS5 jailbreakée (ils évitent en général de connecter leur console à internet).

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☕️ Une seconde jeunesse pour les vieux iPod, avec Bluetooth, USB-C et Spotify



Le 11 mai 2022 est une date bien triste pour des millions d’aficionados des MP3 en balade. Apple annonçait en effet l’arrêt de la commercialisation de l’iPod touch, mettant ainsi un terme définitif à la saga de l’iPod débutée en 2001. Mais cela ne signifie pas pour autant la mort des baladeurs d’Apple ! Bien au contraire : toute une communauté de nostalgiques et de bricoleurs multiplie les exploits techniques pour redonner un coup de jeune aux iPod.

Jusqu’à présent cependant, cela passait surtout par le changement du disque interne par un modèle flash plus généreux, et une plus grosse batterie. Sprout propose une bidouille bien plus radicale : la transplantation d’une carte mère équipée d’un micro-contrôleur Raspberry Pi. On conserve le boîtier du baladeur (iPod mini 1er et 2e génération, iPod de 2e et 3e génération), son écran monochrome, sa molette, ses boutons, mais tout le reste change à l’intérieur.

Les appareils gagnent ainsi le support du Bluetooth, du Wi-Fi, un DAC hi-fi, la recharge par USB-C, ainsi qu’un slot microSD pour stocker jusqu’à 2 To de morceaux ! Tout ce qu’Apple ne nous offrira jamais, en somme. L’installation de la carte nécessite d’ouvrir l’iPod, ce qui n’est jamais une partie de plaisir. En revanche, pas besoin de soudure, quelques vis suffisent.

Deux versions du Sprout sont proposées : une avec un RP2350 pour lire la musique (ouf !) ainsi que les podcasts, récupérer des chansons par Wi-Fi, utiliser AirPlay et Google Cast, écouter avec un casque ou des écouteurs Bluetooth, recharger par USB-C et profiter du DAC (Cirrus Logic CS43131) branché sur le port jack original. Le deuxième modèle est équipé d’un Compute Module Zero pour le streaming avec Spotify et Apple Music (une fonction encore expérimentale).

Le tout en respectant l’interface classique des baladeurs, mais évidemment avec des ajouts pour prendre en charge les nouvelles fonctions. Les plus capés reconnaitront la navigation Cover Flow des jaquettes. Le projet matériel et logiciel sera placé en open source (sous licence CERN-OHL-S v2 et MPL-2.0, respectivement) et publié dans ce dépôt GitHub avant la fin de la campagne.

Les seules inconnues, et elles sont de taille, sont le prix des cartes et la date de disponibilité. Ça laisse le temps de remettre la main sur ce vieil iPod qui traîne dans un tiroir.

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☕️ Une seconde jeunesse pour les vieux iPod, avec Bluetooth, USB-C et Spotify



Le 11 mai 2022 est une date bien triste pour des millions d’aficionados des MP3 en balade. Apple annonçait en effet l’arrêt de la commercialisation de l’iPod touch, mettant ainsi un terme définitif à la saga de l’iPod débutée en 2001. Mais cela ne signifie pas pour autant la mort des baladeurs d’Apple ! Bien au contraire : toute une communauté de nostalgiques et de bricoleurs multiplie les exploits techniques pour redonner un coup de jeune aux iPod.

Jusqu’à présent cependant, cela passait surtout par le changement du disque interne par un modèle flash plus généreux, et une plus grosse batterie. Sprout propose une bidouille bien plus radicale : la transplantation d’une carte mère équipée d’un micro-contrôleur Raspberry Pi. On conserve le boîtier du baladeur (iPod mini 1er et 2e génération, iPod de 2e et 3e génération), son écran monochrome, sa molette, ses boutons, mais tout le reste change à l’intérieur.

Les appareils gagnent ainsi le support du Bluetooth, du Wi-Fi, un DAC hi-fi, la recharge par USB-C, ainsi qu’un slot microSD pour stocker jusqu’à 2 To de morceaux ! Tout ce qu’Apple ne nous offrira jamais, en somme. L’installation de la carte nécessite d’ouvrir l’iPod, ce qui n’est jamais une partie de plaisir. En revanche, pas besoin de soudure, quelques vis suffisent.

Deux versions du Sprout sont proposées : une avec un RP2350 pour lire la musique (ouf !) ainsi que les podcasts, récupérer des chansons par Wi-Fi, utiliser AirPlay et Google Cast, écouter avec un casque ou des écouteurs Bluetooth, recharger par USB-C et profiter du DAC (Cirrus Logic CS43131) branché sur le port jack original. Le deuxième modèle est équipé d’un Compute Module Zero pour le streaming avec Spotify et Apple Music (une fonction encore expérimentale).

Le tout en respectant l’interface classique des baladeurs, mais évidemment avec des ajouts pour prendre en charge les nouvelles fonctions. Les plus capés reconnaitront la navigation Cover Flow des jaquettes. Le projet matériel et logiciel sera placé en open source (sous licence CERN-OHL-S v2 et MPL-2.0, respectivement) et publié dans ce dépôt GitHub avant la fin de la campagne.

Les seules inconnues, et elles sont de taille, sont le prix des cartes et la date de disponibilité. Ça laisse le temps de remettre la main sur ce vieil iPod qui traîne dans un tiroir.

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☕️ YouTube Music étiquète à son tour les chansons générées par IA



Les étiquettes « AI » vont fleurir dans YouTube Music. Google rejoint le train des plateformes de streaming qui signalent les contenus générés par IA, à l’instar de Spotify et Deezer. Apple Music aussi a lancé les grandes manœuvres récemment.

« L’IA générative offre aux artistes de nouvelles possibilités pour créer, expérimenter et partager leur musique », explique le géant du web. « À mesure que ces outils évoluent, nos auditeurs nous ont fait savoir qu’ils souhaitent être informés lorsqu’ils écoutent un morceau généré par l’IA. » C’est la raison pour laquelle le badge « AI » va commencer à faire son apparition dans l’application YouTube Music.

Une chanson dans laquelle l’IA a joué « un rôle important » héritera donc du badge. En touchant ce bouton, l’auditeur pourra consulter des informations supplémentaires sur l’usage de l’IA. Par exemple : « Ce contenu audio a été modifié ou entièrement généré à l’aide de l’IA. » Tout cela sera familier aux utilisateurs de YouTube, qui étiquète déjà les contenus générés par IA de la sorte.

Sur YouTube, les créateurs doivent indiquer leur utilisation de l’IA dans leurs contenus. Il peut aussi arriver que la plateforme applique le badge de sa propre initiative, « afin de réduire les risques pour les spectateurs ». Les partenaires de la filière musicale sont aussi invités à signaler leur usage de l’IA générative dans les vidéos qu’ils téléversent sur YouTube, selon deux paliers (« Fully Gen AI » et « Partly Gen AI »).

En parallèle, Deezer a annoncé un nouveau réglage qui permettra aux abonnés de supprimer complètement la musique entièrement générée par IA. « Nous avons constaté une demande claire de la part de nos utilisateurs pour pouvoir filtrer la musique générée par l’IA », explique Alexis Lanternier, directeur général du service de streaming. « Il est de notre responsabilité de contribuer à façonner un avenir fondé sur la transparence et le libre choix, dans le respect des artistes, des auteurs-compositeurs et des fans de musique. »

Plus de la moitié du volume total de contenus téléversés chaque jour sur les serveurs de Deezer sont des titres générés par IA, soit près de 90 000 morceaux.

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☕️ YouTube Music étiquète à son tour les chansons générées par IA



Les étiquettes « AI » vont fleurir dans YouTube Music. Google rejoint le train des plateformes de streaming qui signalent les contenus générés par IA, à l’instar de Spotify et Deezer. Apple Music aussi a lancé les grandes manœuvres récemment.

« L’IA générative offre aux artistes de nouvelles possibilités pour créer, expérimenter et partager leur musique », explique le géant du web. « À mesure que ces outils évoluent, nos auditeurs nous ont fait savoir qu’ils souhaitent être informés lorsqu’ils écoutent un morceau généré par l’IA. » C’est la raison pour laquelle le badge « AI » va commencer à faire son apparition dans l’application YouTube Music.

Une chanson dans laquelle l’IA a joué « un rôle important » héritera donc du badge. En touchant ce bouton, l’auditeur pourra consulter des informations supplémentaires sur l’usage de l’IA. Par exemple : « Ce contenu audio a été modifié ou entièrement généré à l’aide de l’IA. » Tout cela sera familier aux utilisateurs de YouTube, qui étiquète déjà les contenus générés par IA de la sorte.

Sur YouTube, les créateurs doivent indiquer leur utilisation de l’IA dans leurs contenus. Il peut aussi arriver que la plateforme applique le badge de sa propre initiative, « afin de réduire les risques pour les spectateurs ». Les partenaires de la filière musicale sont aussi invités à signaler leur usage de l’IA générative dans les vidéos qu’ils téléversent sur YouTube, selon deux paliers (« Fully Gen AI » et « Partly Gen AI »).

En parallèle, Deezer a annoncé un nouveau réglage qui permettra aux abonnés de supprimer complètement la musique entièrement générée par IA. « Nous avons constaté une demande claire de la part de nos utilisateurs pour pouvoir filtrer la musique générée par l’IA », explique Alexis Lanternier, directeur général du service de streaming. « Il est de notre responsabilité de contribuer à façonner un avenir fondé sur la transparence et le libre choix, dans le respect des artistes, des auteurs-compositeurs et des fans de musique. »

Plus de la moitié du volume total de contenus téléversés chaque jour sur les serveurs de Deezer sont des titres générés par IA, soit près de 90 000 morceaux.

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☕️ Netflix supprime 1 000 postes sur fond d’essoufflement de l’engagement



C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.

Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

Image : afra32 (Pixabay)

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.

Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».

Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.

Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.

Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.

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☕️ Netflix supprime 1 000 postes sur fond d’essoufflement de l’engagement



C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.

Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

Image : afra32 (Pixabay)

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.

Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».

Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.

Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.

Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.

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☕️ L’IA fait tourner ASML à plein régime



Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Le Twinscan EXE:5000, premier scanner lithographique High-NA d’ASML.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.

Des commandes jusqu’en 2030

À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».

Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.

ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.

Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.

Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.

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☕️ L’IA fait tourner ASML à plein régime



Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Le Twinscan EXE:5000, premier scanner lithographique High-NA d’ASML.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.

Des commandes jusqu’en 2030

À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».

Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.

ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.

Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.

Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.

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Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Le poison X
Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Les « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk » ont été dénoncées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un discours offensif contre les tentatives d’ingérence étrangère dans le débat démocratique en Europe.

La démocratie est « contagieuse » et les régimes autoritaires la redoutent « comme un virus mortel », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot durant le discours de clôture d’un forum organisé par l’OCDE. Rien n’inquiète plus les régimes autoritaires que la propagation de la démocratie chez eux, assure le ministre. « C’est pourquoi ils font tout pour l’empêcher par la force, le chantage, la désinformation, la manipulation des élections. »

Sur ce dernier front, celui de la désinformation et la manipulation des médias, Jean-Noël Barrot avait plusieurs cartouches à tirer contre « les adversaires de la démocratie » qui « exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions ».

Le soutien assumé de Musk à l’extrême droite

Parmi ces adversaires identifiés : Elon Musk. Le ministre dénonce des « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social ». Le soutien de Donald Trump a déjà fait connaitre sa préférence pour l’élection présidentielle de 2027 : Marine Le Pen. La candidate du RN est qualifiée de « dernier espoir pour la France ».

Ce n’est pas la première fois que Musk offre publiquement son soutien à l’extrême droite et aux mouvements de déstabilisation de la démocratie. L’AfD allemand en bénéficie aussi, ainsi que les mouvements séparatistes au Canada. Il s’est ainsi prononcé en faveur de l’indépendance des provinces du Québec, de l’Alberta (un référendum sur le sujet sera justement organisé le 19 octobre) et du Saskatchewan.

Pour le journaliste canadien Paris Marx, il ne faut pas nécessairement prendre ce que raconte Elon Musk au pied de la lettre : « [c’est un] troll de droite ayant un problème avec les pays qu’il perçoit comme plus progressistes ou plus à gauche que ses propres opinions politiques », explique-t-il à la CBC. Cela n’empêche pas son réseau social de diffuser très largement la parole extrémiste et la désinformation, ce qui pèse sur les débats nationaux.

Riposte diplomatique contre la désinformation

Jean-Noël Barrot prend aussi pour cible « une entreprise israélienne qui crée de faux comptes français pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne », un « groupe azerbaïdjanais qui organise des congrès à Nouméa pour lancer des appels à la révolte en outre-mer et faire circuler des projets de constitution provocants », ou encore « des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée ».

Il prend l’exemple de la « communauté MAGA » qui instrumentalise le mouvement lycéen battant le pavé en ce moment. Donald Trump lui-même a mené cette bataille de la désinformation en affirmant sur son réseau social que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle », amplifiant ainsi le discours de l’extrême droite française sur le sujet.

Le ministre entend dénoncer « tous les acteurs qui nous attaquent, quels qu’ils soient, que l’on soit compétiteur ou partenaire, pas d’immunité pour ceux qui s’en prennent à la France, à son image, à ses intérêts. » Parmi les dispositifs mis en place par l’État, il cite Viginum, les comptes French Response sur les réseaux sociaux, ou encore l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de la chaîne russe RT France et chroniqueuse pro-Poutine chez Cnews.

Face aux acteurs de la déstabilisation qui « ont recours à des influenceurs rémunérés ou mandatés qui exploitent la viralité offerte par les plateformes numériques », le quai d’Orsay oppose « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ». Il y a également Canal France International qui forme chaque année « des milliers de journalistes à faire leur métier de manière autonome ».

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Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Le poison X
Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Les « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk » ont été dénoncées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un discours offensif contre les tentatives d’ingérence étrangère dans le débat démocratique en Europe.

La démocratie est « contagieuse » et les régimes autoritaires la redoutent « comme un virus mortel », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot durant le discours de clôture d’un forum organisé par l’OCDE. Rien n’inquiète plus les régimes autoritaires que la propagation de la démocratie chez eux, assure le ministre. « C’est pourquoi ils font tout pour l’empêcher par la force, le chantage, la désinformation, la manipulation des élections. »

Sur ce dernier front, celui de la désinformation et la manipulation des médias, Jean-Noël Barrot avait plusieurs cartouches à tirer contre « les adversaires de la démocratie » qui « exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions ».

Le soutien assumé de Musk à l’extrême droite

Parmi ces adversaires identifiés : Elon Musk. Le ministre dénonce des « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social ». Le soutien de Donald Trump a déjà fait connaitre sa préférence pour l’élection présidentielle de 2027 : Marine Le Pen. La candidate du RN est qualifiée de « dernier espoir pour la France ».

Ce n’est pas la première fois que Musk offre publiquement son soutien à l’extrême droite et aux mouvements de déstabilisation de la démocratie. L’AfD allemand en bénéficie aussi, ainsi que les mouvements séparatistes au Canada. Il s’est ainsi prononcé en faveur de l’indépendance des provinces du Québec, de l’Alberta (un référendum sur le sujet sera justement organisé le 19 octobre) et du Saskatchewan.

Pour le journaliste canadien Paris Marx, il ne faut pas nécessairement prendre ce que raconte Elon Musk au pied de la lettre : « [c’est un] troll de droite ayant un problème avec les pays qu’il perçoit comme plus progressistes ou plus à gauche que ses propres opinions politiques », explique-t-il à la CBC. Cela n’empêche pas son réseau social de diffuser très largement la parole extrémiste et la désinformation, ce qui pèse sur les débats nationaux.

Riposte diplomatique contre la désinformation

Jean-Noël Barrot prend aussi pour cible « une entreprise israélienne qui crée de faux comptes français pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne », un « groupe azerbaïdjanais qui organise des congrès à Nouméa pour lancer des appels à la révolte en outre-mer et faire circuler des projets de constitution provocants », ou encore « des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée ».

Il prend l’exemple de la « communauté MAGA » qui instrumentalise le mouvement lycéen battant le pavé en ce moment. Donald Trump lui-même a mené cette bataille de la désinformation en affirmant sur son réseau social que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle », amplifiant ainsi le discours de l’extrême droite française sur le sujet.

Le ministre entend dénoncer « tous les acteurs qui nous attaquent, quels qu’ils soient, que l’on soit compétiteur ou partenaire, pas d’immunité pour ceux qui s’en prennent à la France, à son image, à ses intérêts. » Parmi les dispositifs mis en place par l’État, il cite Viginum, les comptes French Response sur les réseaux sociaux, ou encore l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de la chaîne russe RT France et chroniqueuse pro-Poutine chez Cnews.

Face aux acteurs de la déstabilisation qui « ont recours à des influenceurs rémunérés ou mandatés qui exploitent la viralité offerte par les plateformes numériques », le quai d’Orsay oppose « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ». Il y a également Canal France International qui forme chaque année « des milliers de journalistes à faire leur métier de manière autonome ».

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Les banques sommées par les régulateurs de se préparer aux cyberattaques IA

Branle-bas bancaire
Les banques sommées par les régulateurs de se préparer aux cyberattaques IA

Les banques centrales s’inquiètent du rôle de plus en plus important joué par l’IA et les agents dans la gestion des établissements financiers. Des cyberattaques dopées à l’IA pourraient faire tanguer des services bancaires critiques et fragiliser les marchés financiers.

Branle-bas de combat chez les plus grands régulateurs financiers de la planète. La Banque centrale européenne (BCE) a ainsi donné jusqu’à la fin du mois aux banques du vieux continent pour produire des plans de résistance aux cyberattaques rendues possibles (ou amplifiées) par l’IA, selon des informations de Reuters.

La BCE exige des plans de crise

Les banques européennes doivent être en mesure de désactiver puis de redémarrer leurs systèmes de manière contrôlée, d’améliorer leurs dispositifs de sauvegarde et de reprise de l’activité après un incident, et de cartographier les prestataires tiers pour identifier les dépendances stratégiques. Francfort veut également que les banques européennes renforcent leur préparation face à des attaques menées par l’IA – l’idée étant que la reprise rapide est aussi importante que la prévention.

Les inquiétudes sont similaires de l’autre côté de la Manche. La Banque d’Angleterre a demandé aux grands représentants du secteur d’examiner leurs plans de reprise, de prévoir des systèmes de secours indépendants capables de redémarrer en cas de compromission des systèmes principaux, et d’utiliser l’IA de frontière pour repérer les vulnérabilités et d’accélérer le développement et la mise en œuvre des correctifs. Dans l’immédiat, le régulateur britannique ne veut pas produire de nouvelles exigences techniques, il préfère favoriser la collaboration.

Enfin, l’agence de presse rapporte qu’aux États-Unis, la Fed a demandé aux banques du pays de remonter leur usage des modèles d’IA, leur recours éventuel à des modèles chinois, leur utilisation d’agents IA dans la sécurité des systèmes et les limites imposées à ces mêmes agents, et leur capacité à surveiller des systèmes de plus en plus autonomes. Le régulateur américain réclame surtout de l’information, sans dire quoi faire aux banques pour le moment.

La prévention ne suffit plus

Les banques centrales craignent que l’IA rende les attaques informatiques contre le système financier plus rapides et plus difficiles à contenir. Par ailleurs, comme beaucoup d’autres entreprises, les banques adoptent cette technologie, parfois plus vite qu’elles ne mettent en place les contrôles et les garde-fous indispensables. Des agents IA peu ou pas supervisés, ou agissant de manière autonome, pourraient mettre un sacré souk dans l’édifice sécuritaire autour de l’IA dans le secteur bancaire.

Toutes ces précautions représentent un coût certain pour la maintenance des systèmes, mais elles n’en sont pas moins nécessaires pour éviter une catastrophe. Et, si cela devait malgré tout arriver, les banques doivent tenir le choc et pouvoir relancer les services essentiels.

Ces craintes ne sont pas que des vues de l’esprit. Depuis des mois, OpenAI et Anthropic tirent la sonnette d’alarme sur la dangerosité de leurs propres agents. Un discours de peur bien pratique pour faire mousser leurs futures valorisations boursières, mais qui repose aussi sur de vraies attaques d’agents contre des infrastructures et des sites web.

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Les banques sommées par les régulateurs de se préparer aux cyberattaques IA

Branle-bas bancaire
Les banques sommées par les régulateurs de se préparer aux cyberattaques IA

Les banques centrales s’inquiètent du rôle de plus en plus important joué par l’IA et les agents dans la gestion des établissements financiers. Des cyberattaques dopées à l’IA pourraient faire tanguer des services bancaires critiques et fragiliser les marchés financiers.

Branle-bas de combat chez les plus grands régulateurs financiers de la planète. La Banque centrale européenne (BCE) a ainsi donné jusqu’à la fin du mois aux banques du vieux continent pour produire des plans de résistance aux cyberattaques rendues possibles (ou amplifiées) par l’IA, selon des informations de Reuters.

La BCE exige des plans de crise

Les banques européennes doivent être en mesure de désactiver puis de redémarrer leurs systèmes de manière contrôlée, d’améliorer leurs dispositifs de sauvegarde et de reprise de l’activité après un incident, et de cartographier les prestataires tiers pour identifier les dépendances stratégiques. Francfort veut également que les banques européennes renforcent leur préparation face à des attaques menées par l’IA – l’idée étant que la reprise rapide est aussi importante que la prévention.

Les inquiétudes sont similaires de l’autre côté de la Manche. La Banque d’Angleterre a demandé aux grands représentants du secteur d’examiner leurs plans de reprise, de prévoir des systèmes de secours indépendants capables de redémarrer en cas de compromission des systèmes principaux, et d’utiliser l’IA de frontière pour repérer les vulnérabilités et d’accélérer le développement et la mise en œuvre des correctifs. Dans l’immédiat, le régulateur britannique ne veut pas produire de nouvelles exigences techniques, il préfère favoriser la collaboration.

Enfin, l’agence de presse rapporte qu’aux États-Unis, la Fed a demandé aux banques du pays de remonter leur usage des modèles d’IA, leur recours éventuel à des modèles chinois, leur utilisation d’agents IA dans la sécurité des systèmes et les limites imposées à ces mêmes agents, et leur capacité à surveiller des systèmes de plus en plus autonomes. Le régulateur américain réclame surtout de l’information, sans dire quoi faire aux banques pour le moment.

La prévention ne suffit plus

Les banques centrales craignent que l’IA rende les attaques informatiques contre le système financier plus rapides et plus difficiles à contenir. Par ailleurs, comme beaucoup d’autres entreprises, les banques adoptent cette technologie, parfois plus vite qu’elles ne mettent en place les contrôles et les garde-fous indispensables. Des agents IA peu ou pas supervisés, ou agissant de manière autonome, pourraient mettre un sacré souk dans l’édifice sécuritaire autour de l’IA dans le secteur bancaire.

Toutes ces précautions représentent un coût certain pour la maintenance des systèmes, mais elles n’en sont pas moins nécessaires pour éviter une catastrophe. Et, si cela devait malgré tout arriver, les banques doivent tenir le choc et pouvoir relancer les services essentiels.

Ces craintes ne sont pas que des vues de l’esprit. Depuis des mois, OpenAI et Anthropic tirent la sonnette d’alarme sur la dangerosité de leurs propres agents. Un discours de peur bien pratique pour faire mousser leurs futures valorisations boursières, mais qui repose aussi sur de vraies attaques d’agents contre des infrastructures et des sites web.

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L’Europe veut rendre les lunettes connectées beaucoup moins discrètes

Souriez, vous êtes filmés à votre insu
L’Europe veut rendre les lunettes connectées beaucoup moins discrètes

Ne pas interdire les lunettes connectées mais en encadrer très fermement les usages : c’est en substance la déclaration adoptée par le Comité européen de la protection des données. Le régulateur veut imposer davantage de transparence à ces appareils qui se fondent dans le décor, mais rappelle aussi que leurs porteurs engagent leur responsabilité.

Le Comité européen de la protection des données (EDPB) a adopté une déclaration sur les lunettes connectées de type Meta Ray-Ban. Ces appareils font couler beaucoup d’encre en raison des menaces qu’ils font peser sur la vie privée et de leur utilisation malveillante (les fameuses « pervert glasses »). Le régulateur liste un certain nombre de recommandations pour les constructeurs, mais aussi pour les utilisateurs qui doivent prendre leur responsabilité.

Lorsque l’usage dépasse le cadre strictement personnel, ils peuvent eux-mêmes être soumis aux obligations du RGPD. Ce qui signifie informer clairement et explicitement les personnes alentour lors de l’utilisation de leurs montures, en particulier quand elles enregistrent de la vidéo et du son.

« Les utilisateurs de lunettes connectées devraient toujours veiller à respecter la vie privée et la dignité des autres personnes, et à ne pas entreprendre avec leurs lunettes connectées d’actions susceptibles de leur porter préjudice. Informer explicitement les autres personnes de l’utilisation de lunettes connectées est pertinent à cet égard. »

C’est d’autant plus nécessaire dans « certains contextes », comme dans des établissements de santé, des vestiaires, des piscines, des plages, des toilettes, ou encore là où se trouvent des mineurs. L’EDPB relève aussi que l’utilisation de lunettes connectées sur le lieu de travail peut « soulever des préoccupations concernant la surveillance des employés et la confidentialité des informations de l’organisation, y compris les secrets d’affaires et la propriété intellectuelle. »

Des voyants pas si visibles

Tout traitement de données personnelles entrant dans le champ du RGPD doit reposer sur une base légale valable. Le consentement en fait partie, en particulier quand le droit à l’image est en jeu (l’usage strictement personnel reste, lui, en principe hors du champ du RGPD). Recueillir ce consentement est plus facile à dire qu’à faire, surtout avec des appareils qui savent se fondre dans le décor. C’est pourquoi l’EDPB insiste aussi sur la responsabilité des constructeurs et des fournisseurs de services associés et ce, dès la conception de leurs produits.

« [Les fabricants] devraient envisager de combiner un large éventail de mécanismes de transparence lors de la conception et du développement de lunettes connectées, y compris des mesures qui assurent par défaut une transparence immédiate, au moment même où le traitement a lieu, ainsi que la fourniture des informations requises par le RGPD. »

Concrètement, le Comité évoque des indicateurs visuels et sonores. On connait la diode LED des lunettes Meta qui s’active lors de l’enregistrement vidéo, cela pourrait être un signal audio au moment d’une prise de photo ou des notifications de proximité sur les smartphones. Mais attention : « il est nécessaire de s’assurer [que ces mesures techniques] soient efficaces, impossibles ou difficiles à contourner, et mises à jour chaque fois que nécessaire. »

L’EDPB relève aussi le peu d’efficacité de la loupiote, qui peut être « difficile, voire impossible » à percevoir pour les personnes malvoyantes. Elle peut aussi être confondue avec un reflet ou un éclat de soleil.

Une simple LED ne suffit pas pour la transparence

Alors que les technologies de plus en plus miniaturisées permettent de créer des lunettes connectées ressemblant comme deux gouttes d’eau à des montures classiques, le Comité européen plaide pour l’inverse. « D’autres éléments dans la conception des lunettes pourraient être envisagés afin d’aider les non-utilisateurs à distinguer les lunettes connectées des lunettes ordinaires », explique-t-il.

Parmi les autres mesures que les constructeurs devraient mettre en œuvre, l’EDPB suggère une limitation de l’enregistrement en continu, la réduction des durées de conservation, le floutage ou l’anonymisation des personnes alentour, le traitement direct sur l’appareil quand c’est possible, la désactivation par défaut du stockage persistant quand il n’est pas nécessaire, voire des restrictions géographiques dans les lieux sensibles.

Enfin, l’EDPB appelle au développement de standards communs à l’industrie et à des campagnes de sensibilisation, afin que le grand public puisse identifier ces appareils et « comprendre quel type de traitement de données peut avoir lieu dans différentes situations. »

L’EDPB est un organisme indépendant créé en 2018 qui regroupe les autorités nationales de protection des données des pays de l’Espace économique européen. Il veille à l’application cohérente du RGPD dans les pays de l’EEE. Ses recommandations n’ont pas force de loi, mais elles orientent l’interprétation du règlement par les autorités de protection des données et peuvent aussi éclairer la Commission européenne. La problématique des lunettes connectées a provoqué pas mal de remous en Europe ces derniers mois, d’une interdiction temporaire en Norvège à une campagne de publicité négative très agressive au Royaume-Uni.

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L’Europe veut rendre les lunettes connectées beaucoup moins discrètes

Souriez, vous êtes filmés à votre insu
L’Europe veut rendre les lunettes connectées beaucoup moins discrètes

Ne pas interdire les lunettes connectées mais en encadrer très fermement les usages : c’est en substance la déclaration adoptée par le Comité européen de la protection des données. Le régulateur veut imposer davantage de transparence à ces appareils qui se fondent dans le décor, mais rappelle aussi que leurs porteurs engagent leur responsabilité.

Le Comité européen de la protection des données (EDPB) a adopté une déclaration sur les lunettes connectées de type Meta Ray-Ban. Ces appareils font couler beaucoup d’encre en raison des menaces qu’ils font peser sur la vie privée et de leur utilisation malveillante (les fameuses « pervert glasses »). Le régulateur liste un certain nombre de recommandations pour les constructeurs, mais aussi pour les utilisateurs qui doivent prendre leur responsabilité.

Lorsque l’usage dépasse le cadre strictement personnel, ils peuvent eux-mêmes être soumis aux obligations du RGPD. Ce qui signifie informer clairement et explicitement les personnes alentour lors de l’utilisation de leurs montures, en particulier quand elles enregistrent de la vidéo et du son.

« Les utilisateurs de lunettes connectées devraient toujours veiller à respecter la vie privée et la dignité des autres personnes, et à ne pas entreprendre avec leurs lunettes connectées d’actions susceptibles de leur porter préjudice. Informer explicitement les autres personnes de l’utilisation de lunettes connectées est pertinent à cet égard. »

C’est d’autant plus nécessaire dans « certains contextes », comme dans des établissements de santé, des vestiaires, des piscines, des plages, des toilettes, ou encore là où se trouvent des mineurs. L’EDPB relève aussi que l’utilisation de lunettes connectées sur le lieu de travail peut « soulever des préoccupations concernant la surveillance des employés et la confidentialité des informations de l’organisation, y compris les secrets d’affaires et la propriété intellectuelle. »

Des voyants pas si visibles

Tout traitement de données personnelles entrant dans le champ du RGPD doit reposer sur une base légale valable. Le consentement en fait partie, en particulier quand le droit à l’image est en jeu (l’usage strictement personnel reste, lui, en principe hors du champ du RGPD). Recueillir ce consentement est plus facile à dire qu’à faire, surtout avec des appareils qui savent se fondre dans le décor. C’est pourquoi l’EDPB insiste aussi sur la responsabilité des constructeurs et des fournisseurs de services associés et ce, dès la conception de leurs produits.

« [Les fabricants] devraient envisager de combiner un large éventail de mécanismes de transparence lors de la conception et du développement de lunettes connectées, y compris des mesures qui assurent par défaut une transparence immédiate, au moment même où le traitement a lieu, ainsi que la fourniture des informations requises par le RGPD. »

Concrètement, le Comité évoque des indicateurs visuels et sonores. On connait la diode LED des lunettes Meta qui s’active lors de l’enregistrement vidéo, cela pourrait être un signal audio au moment d’une prise de photo ou des notifications de proximité sur les smartphones. Mais attention : « il est nécessaire de s’assurer [que ces mesures techniques] soient efficaces, impossibles ou difficiles à contourner, et mises à jour chaque fois que nécessaire. »

L’EDPB relève aussi le peu d’efficacité de la loupiote, qui peut être « difficile, voire impossible » à percevoir pour les personnes malvoyantes. Elle peut aussi être confondue avec un reflet ou un éclat de soleil.

Une simple LED ne suffit pas pour la transparence

Alors que les technologies de plus en plus miniaturisées permettent de créer des lunettes connectées ressemblant comme deux gouttes d’eau à des montures classiques, le Comité européen plaide pour l’inverse. « D’autres éléments dans la conception des lunettes pourraient être envisagés afin d’aider les non-utilisateurs à distinguer les lunettes connectées des lunettes ordinaires », explique-t-il.

Parmi les autres mesures que les constructeurs devraient mettre en œuvre, l’EDPB suggère une limitation de l’enregistrement en continu, la réduction des durées de conservation, le floutage ou l’anonymisation des personnes alentour, le traitement direct sur l’appareil quand c’est possible, la désactivation par défaut du stockage persistant quand il n’est pas nécessaire, voire des restrictions géographiques dans les lieux sensibles.

Enfin, l’EDPB appelle au développement de standards communs à l’industrie et à des campagnes de sensibilisation, afin que le grand public puisse identifier ces appareils et « comprendre quel type de traitement de données peut avoir lieu dans différentes situations. »

L’EDPB est un organisme indépendant créé en 2018 qui regroupe les autorités nationales de protection des données des pays de l’Espace économique européen. Il veille à l’application cohérente du RGPD dans les pays de l’EEE. Ses recommandations n’ont pas force de loi, mais elles orientent l’interprétation du règlement par les autorités de protection des données et peuvent aussi éclairer la Commission européenne. La problématique des lunettes connectées a provoqué pas mal de remous en Europe ces derniers mois, d’une interdiction temporaire en Norvège à une campagne de publicité négative très agressive au Royaume-Uni.

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Microsoft lance Xbox Labs pour accompagner les bricolages de jeux par IA

L'anarchie devient laboratoire
Microsoft lance Xbox Labs pour accompagner les bricolages de jeux par IA

Xbox prend la vague des portages de jeux infusés à l’IA en lançant un nouveau labo chargé d’explorer ces technologies qui bousculent déjà l’industrie du jeu vidéo.

L’émergence des nouvelles techniques de décompilation, de recompilation et de mash-ups de jeux rendus possibles par l’IA générative n’a pas laissé Xbox indifférent. Le consolier voit ici non pas une menace, mais une opportunité d’expérimenter des technologies qui font exploser les limites des jeux vidéo, en faisant tourner des titres nativement sur des systèmes normalement incompatibles, ou en combinant des univers qui n’auraient jamais dû se rencontrer.

Au-delà de la question épineuse de la propriété intellectuelle, tout cela demeure très anarchique avec des résultats parfois bizarres qui font enrager les historiques de la scène du modding et du rétro-gaming, assez légitimement d’ailleurs. Eux qui ont passé des années à suer sang et eau pour comprendre les moindres détails du code source des jeux, l’IA y parvient sans broncher et en claquant des doigts ou presque. La décompilation de code par IA est d’ailleurs une problématique que l’on retrouve pour tous les logiciels.

Observer le chaos de près

Xbox ne veut pas laisser passer le train, et vient donc de lancer une nouvelle structure, Xbox Labs, qui regroupe « un petit groupe de créateurs de jeux, d’ingénieurs et de scientifiques dont le rôle est de transformer les idées émergentes en expériences concrètes pour nos joueurs et nos développeurs », explique Asha Sharma, la directrice générale de la division de Microsoft.

« Ces dernières semaines, nous avons vu des jeux rapidement décompilés puis reconstruits pour fonctionner sur du matériel pour lequel ils n’avaient jamais été conçus à l’origine », explique-t-elle. « Des versions Windows PC ont été traduites pour tourner sur Apple Silicon », comme par exemple ce portage natif de la version Windows (x86) d’Alan Wake 2 sur un Mac M3 Ultra (Arm) réalisé par Gemini 4 Argon. On voit aussi des jeux tourner dans des navigateurs web, à l’image du premier Halo. « Plus surprenant peut-être, nous avons vu nombre des plus grands jeux au monde être remixés dans le code source d’un autre. »

Pour Asha Sharma, cette effervescence et ces expérimentations sauvages « remettent en cause des idées longtemps tenues pour acquises dans notre industrie : le lien entre logiciel et matériel, la frontière entre création et jeu, et la façon dont les gens découvrent et vivent les jeux. »

Le diagnostic est correct, mais le rôle des Xbox Labs dans tout ça reste très flou pour le moment, et le site web ne permet que de s’enregistrer dans la mailing list. « Nous construirons ouvertement, apprendrons de ce que les gens font, et mesurerons notre réussite à l’aune du nombre croissant de personnes qui jouent et créent », indique-t-elle.

On pourrait imaginer que Xbox ferme les yeux sur l’exploitation sauvage de ses franchises, et pourquoi pas facilite la vie des « créateurs » en fournissant du code source. Pour la dirigeante, il est facile d’entrevoir « tout le potentiel qu’il y a à rendre les grands jeux plus accessibles, à donner une nouvelle vie aux anciens titres et à permettre à davantage de joueurs de devenir créateurs et cocréateurs. » Tout cela, ce sont « indéniablement » de bonnes nouvelles, même si elles remettent en question les modèles économiques existants « et parfois précisément parce qu’elles le font. »

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Microsoft lance Xbox Labs pour accompagner les bricolages de jeux par IA

L'anarchie devient laboratoire
Microsoft lance Xbox Labs pour accompagner les bricolages de jeux par IA

Xbox prend la vague des portages de jeux infusés à l’IA en lançant un nouveau labo chargé d’explorer ces technologies qui bousculent déjà l’industrie du jeu vidéo.

L’émergence des nouvelles techniques de décompilation, de recompilation et de mash-ups de jeux rendus possibles par l’IA générative n’a pas laissé Xbox indifférent. Le consolier voit ici non pas une menace, mais une opportunité d’expérimenter des technologies qui font exploser les limites des jeux vidéo, en faisant tourner des titres nativement sur des systèmes normalement incompatibles, ou en combinant des univers qui n’auraient jamais dû se rencontrer.

Au-delà de la question épineuse de la propriété intellectuelle, tout cela demeure très anarchique avec des résultats parfois bizarres qui font enrager les historiques de la scène du modding et du rétro-gaming, assez légitimement d’ailleurs. Eux qui ont passé des années à suer sang et eau pour comprendre les moindres détails du code source des jeux, l’IA y parvient sans broncher et en claquant des doigts ou presque. La décompilation de code par IA est d’ailleurs une problématique que l’on retrouve pour tous les logiciels.

Observer le chaos de près

Xbox ne veut pas laisser passer le train, et vient donc de lancer une nouvelle structure, Xbox Labs, qui regroupe « un petit groupe de créateurs de jeux, d’ingénieurs et de scientifiques dont le rôle est de transformer les idées émergentes en expériences concrètes pour nos joueurs et nos développeurs », explique Asha Sharma, la directrice générale de la division de Microsoft.

« Ces dernières semaines, nous avons vu des jeux rapidement décompilés puis reconstruits pour fonctionner sur du matériel pour lequel ils n’avaient jamais été conçus à l’origine », explique-t-elle. « Des versions Windows PC ont été traduites pour tourner sur Apple Silicon », comme par exemple ce portage natif de la version Windows (x86) d’Alan Wake 2 sur un Mac M3 Ultra (Arm) réalisé par Gemini 4 Argon. On voit aussi des jeux tourner dans des navigateurs web, à l’image du premier Halo. « Plus surprenant peut-être, nous avons vu nombre des plus grands jeux au monde être remixés dans le code source d’un autre. »

Pour Asha Sharma, cette effervescence et ces expérimentations sauvages « remettent en cause des idées longtemps tenues pour acquises dans notre industrie : le lien entre logiciel et matériel, la frontière entre création et jeu, et la façon dont les gens découvrent et vivent les jeux. »

Le diagnostic est correct, mais le rôle des Xbox Labs dans tout ça reste très flou pour le moment, et le site web ne permet que de s’enregistrer dans la mailing list. « Nous construirons ouvertement, apprendrons de ce que les gens font, et mesurerons notre réussite à l’aune du nombre croissant de personnes qui jouent et créent », indique-t-elle.

On pourrait imaginer que Xbox ferme les yeux sur l’exploitation sauvage de ses franchises, et pourquoi pas facilite la vie des « créateurs » en fournissant du code source. Pour la dirigeante, il est facile d’entrevoir « tout le potentiel qu’il y a à rendre les grands jeux plus accessibles, à donner une nouvelle vie aux anciens titres et à permettre à davantage de joueurs de devenir créateurs et cocréateurs. » Tout cela, ce sont « indéniablement » de bonnes nouvelles, même si elles remettent en question les modèles économiques existants « et parfois précisément parce qu’elles le font. »

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