L’écurie américaine Haas F1 Team a officialisé l’arrivée de Rafael Câmara en Formule 1 pour la saison 2027. Le jeune Brésilien, membre de la filière de jeunes pilotes de Ferrari et leader du championnat de Formule 2, a signé un contrat pluriannuel. Il remplacera Esteban Ocon, qui quitte l’équipe à la fin de la saison 2026.
Un parcours éclair et brillant, du karting à la Formule 1
Né au Brésil en 2005, Rafael Câmara s’est construit une solide réputation dans les catégories de promotion. Son arrivée dans la filière de jeunes pilotes de la Scuderia Ferrari en 2021 constitue une étape décisive. Dès lors, sa progression prend une nouvelle dimension en 2024, lorsqu’il remporte le championnat d’Europe de Formule Régionale.
L’étape suivante est celle de la Formule 3, en 2025. Engagé chez Trident, Câmara réalise une saison remarquable et décroche le titre dès sa première année dans la discipline. Cette performance le place parmi les candidats naturels à une promotion en Formule 2 et renforce son statut au sein de l’académie Ferrari.
En 2026, le Brésilien rejoint Invicta Racing pour ses débuts en Formule 2. Câmara parvient néanmoins à s’adapter rapidement. Au moment de l’annonce de son recrutement par Haas, il occupe la tête du classement avec 207 points, à deux manches de la fin de la saison. Il compte trois victoires en courses principales, obtenues en Espagne, en Belgique et en Azerbaïdjan, six podiums au total et cinq pole positions. Son avance sur son poursuivant, le pilote soutenu par Red Bull Nikola Tsolov, est de sept points.
Une victoire lui permettrait de rejoindre le cercle des pilotes ayant remporté consécutivement les championnats de Formule 3 et de Formule 2, un parcours récemment emprunté par des pilotes comme Charles Leclerc et Oscar Piastri. Cela peut donner une belle carte de visite.
Le Brésil revient
L’arrivée de Câmara chez Haas représente également une réussite pour la filière de formation de Ferrari. Câmara a d’ailleurs expliqué que son passage chez Ferrari lui avait permis de progresser non seulement en tant que pilote, mais aussi sur le plan personnel, notamment dans sa communication avec les équipes. Son intégration chez Haas constituera la prochaine étape de cette évolution.
Avec cette promotion, Rafael Câmara devient l’un des nouveaux espoirs du sport automobile brésilien. Il rejoindra notamment Gabriel Bortoleto sur la grille de 2027, offrant au pays une nouvelle génération de pilotes à suivre. Deux pilotes auriverde, cela n’était plus arrivé depuis 2016 (avec Massa et Nasr). En ajoutant Colapinto pour l’Argentine et Checo Perez pour le Mexique, l’Amérique latine retrouve peu à peu sa place dans le peloton, après une période de vaches maigres. D’ailleurs, la promotion de Câmara répond aussi à un intérêt marketing et stratégique indéniable envers l’Amérique du Sud.
Le plus dur reste à faire : se mettre au niveau d’Ollie Bearman et faire son trou dans le milieu hyper exigeant de la F1, ce qu’une belle carte de visite en formules de promotion ne garantit pas automatiquement.
Lewis Hamilton doit être content. Lui qui milite depuis longtemps pour le retour de La Formule 1 sur le continent Africain voit son vœu bientôt exaucé : la F1 vient de confirmer un accord “historique” de 10 ans pour ramener ce sport sur le continent africain, avec le Grand Prix d’Afrique de Formule 1, présenté par Visit Rwanda, attendu au calendrier pour le début des années 2030.
Un circuit avec des collines autour ?
Cet accord à long terme prévoit une course sur un nouveau circuit construit à Bugesera. Surprise, il ne s’agit pas d’un circuit urbain, mais d’un vrai circuit “en milieu naturel”, construit selon les normes FIA Grade 1 dans le cadre d’un projet de développement plus vaste, axé sur le sport, le tourisme, les infrastructures et le commerce, mené par le Rwanda Development Board. Un peu dans la même veine que le projet de Qiddiya.
Situé à environ 40 kilomètres au sud de la capitale Kigali, et adjacent au nouvel aéroport international de Kigali, le circuit doit “s’intégrer harmonieusement au paysage naturel, en utilisant les dénivelés de la région pour créer une expérience de course unique et stimulante tout en offrant des opportunités de visionnage exceptionnelles aux fans.” Le nouveau Charade ?
La F1 émergente
Cette annonce confirme la stratégie de mondialisation menée par la F1 pour toucher de nouveaux publics. Après l’extension en Asie et Moyen-Orient, l’Afrique demeure la nouvelle terre de conquête. Le Rwanda s’éloigne des années sombres du génocide de 1994 et connaît une forte croissance (+9.5 % en 2025), en tous cas d’un point de vue statistique. C’est aussi un îlot de stabilité politique bienvenu, alors que d’autres parties du continent sont en proie à de graves troubles. Le marché automobile est en plein essor, porté par une implantation massive des marques chinoises, qui représentent 70% des importations de véhicules.
Selon Stefano Domenicali, l’Afrique représente l’une des opportunités de croissance les plus prometteuses pour ce sport, avec « déjà plus de 100 millions de fans qui suivent la F1 sur le continent », et près de 60 % des fans sur les principaux marchés d’Afrique subsaharienne ayant moins de 35 ans.
Le Rwanda ajoute donc la F1 à son plan de “soft power” basé sur les grands évènements sportifs. Le pays a déjà été l’hôte des Championnats du monde de cyclisme sur route UCI, le Trophée Challenge féminin de l’ICC, le Congrès de la FIFA 2023, la Ligue africaine de basketball, les Assemblées générales de la FIA 2024 et la cérémonie des prix de la FIA.
Un contexte bien différent
La F1 avait déjà pris ses quartiers en Afrique entre la fin des années 60 et le milieu des années 80 en Afrique du Sud, sur le circuit de Kyalami, mais les polémiques avaient été nombreuses en raison du contexte de l’Apartheid. La course de 1985 avait même été boycottée par plusieurs sponsors et les écuries françaises, sur ordre venu d’en-haut (Renault et Ligier étaient liés au gouvernement).
La F1 fit un bref retour en 1992 et 1993, une fois la page de l’Apartheid tournée, mais la course n’avait pas pu se pérenniser. D’ailleurs, Kyalami est aussi sur les rangs et semble vouloir devancer le rival rwandais. Cela fait quelques années que l’on parle aussi d’un retour sur le célèbre tracé qui avait vu le triomphe d’Alain Prost en 1993, pour son retour avec Williams.
Un autre grand prix menacé ?
L’autre question est : qui va céder sa place ? Le calendrier devant rester limité, à priori, à 24 courses, cela met en ballotage forcément une autre épreuve. L’Europe a été, en général, la grande perdante de ces dernières années (au revoir France, au revoir Allemagne, Barcelone et Spa en alternance) même si la dégradation de la situation géopolitique au Moyen-Orient peut lui permettre de récupérer la mise. N’oublions pas que d’autres pays frappent à la porte du calendrier, comme l’Argentine et la Corée. A moins que Liberty media ne fasse sauter le verrou…comme pour les sprints !
Quant à Lewis Hamilton, prolongera-t-il sa carrière au moins jusqu’en 2030, pour enfin courir sur le sol africain et exaucer son vœu ?
Max Verstappen enchaîne avec une nouvelle victoire. C’est sa première en carrière à Singapour. Il devance Leclerc et Antonelli qui a 9 doigts sur le trophée de champion du monde 2026 ! Ferrari a foiré la stratégie d’Hamilton et lui coûte le podium.
Avant-course
Les voitures de Hadjar, Stroll et Alonso ont été modifiées sous régime de parc fermé. Il partiront depuis la pitlane avec Alonso, Stroll et Hadjar dans cet ordre. Russell a encore dû changer des morceaux de sa motorisation suite à son crash en Sprint et prend 60 places (!) de pénalité au total. Il part 19e.
Devant, Verstappen semble le plus en rythme ici, mais en course ce n’est pas la qualification. Il aura deux Ferrari et Antonelli à contenir. Les McLaren devront ne pas se toucher après la boulette de Norris.
La piste est sèche et on part pour une course d’attente des voitures de sécurité. Hamilton, Hülkenberg t Gasly partent en mediums, les autres en tendres pour ceux de devant. A l’arrière, c’est principalement du medium.
Départ – 62 tours
Verstappen rate un peu son départ, Antonelli aussi. Mais ils sont du bon côté et Max vire en tête, Antonelli résiste à Norris. Gasly parti en mediums a reculé de deux places. Linblad a perdu 4 places ! Sainz en a gagné 3 et Ocon a dépassé Bearman. Bearman tente de repasser et on se croise et décroise chez les Haas. Sur un freinage très tardif il finit par le passer pour la 11e place.
Du côté d’Hadjar on suit Alonso. Isack a dépassé Bottas et Stroll. Leclerc reste dans la seconde derrière Verstappen. Russell est remonté à la 16e place et chasse Albon son ami. Bearman a dépassé Sainz et est derrière Gasly. Hamilton se fait décrocher et est à 1,7 secondes. Il faut faire attention aux pneus visiblement, ils surchauffent vite. Leclerc aussi doit « ralentir » et compte 1,2 seconde sur Verstappen. Ocon dépasse aussi Sainz.
L’Audi de Bortoleto est en panne de boîte de vitesse. Il s’arrête juste à la fin de la ligne droite. Il va pouvoir être repoussé dans les stands. Voiture de sécurité virtuelle C’est trop tôt pour s’arrêter tout de suite, on est au début du 9e tour.
Tour 10 / 62
Après la VSC, Leclerc a fait un rapproché sur Verstappen quand Hamilton a perdu du temps. La voie des stands est fermée à cause de la voiture de Bortoleto reculée dans la pitlane mais réouvre en quelques dizaines de secondes. Antonelli est revenu dans la seconde derrière Hamilton. Mais il est loin de pouvoir le doubler. Surtout à Singapour…
Russell a dépassé Colapinto et devrait s’attaquer à Sainz. C’est fait. Il est 12e. A la régulière, difficile de voir les points pour le moment, mais la 8 ou 7e place est possible. Avec une voiture de sécurité, qui sait ? Hadjar a dépassé Alonso, Perez, Albon. Il est 16e.
Lawson est le pilot « bouchon » du haut de classement. Il a 15 secondes de retard sur Piastri quand les autres sont entre 0,5 et 3 secondes d’écart. C’est lui qui va créer le trafic qu’il faut éviter en changeant de pneus. Hamilton a du mal. Les mediums fonctionnent moins bien que les tendres ! Dingue.
Fin du 18e tour, Hamilton plonge dans les stands. Il repart en tendre mais sera englué dans le trafic. Il repart devant Hülkenberg et derrière Lawson. Cela aurait pu être pire. Il laisse Antonelli et Norris seuls en piste.
Tour 20 / 62
Hamilton dépasse Lawson qui ne défend pas « pour rien ». Leclerc aussi a du mal avec ses pneus arrière. Il perd du temps sur Verstappen et se fait doucement reprendre par Antonelli. Si Ferrari voulait « protéger » Leclerc, ils l’auraient fait rentrer. Là c’est sans doute trop tard, il ressortirait derrière Hamilton. Russell s’attaque à Ocon désormais. Freinage osé et tardif pour Russell qui devient 11e. Hadjar juste derrière Colapinto en 15e place. Hamilton a piste libre et aligne les records du tour. On se demande s’il attaque et fera un deuxième arrêt ou pas.
Albon et Perez passent par les stands. Antonelli rentre aussi. Pneus médiums neufs pour le pilote Mercedes. Il repart 3 secondes derrière Hamilton qui a sans doute fait la très bonne opération en anticipant son changement de pneus. Leclerc rentre aussi. Leclerc repart juste devant Hamilton. Mais va-t-on envoyer un message radio ? Leclerc est en mediums, Hamilton en tendres.
Devant on a Verstappen avec 17 secondes sur Norris et 20 sur Piastri. Chez McLaren on vise « target + 15 » c’est à dire 15 tours de plus que la rentrée aux stands prévue.
Tour 30 / 62
Gasly est passé par les stands et ressort devant Ocon. Colapinto dans l’échappatoire ! Il s’enlève de l’échappatoire par ses propres moyens et on évite la VSC. Hülkenberg a changé les gommes et repart devant Sainz. C’est une bonne course pour le moment pour le pilote Audi qui peut viser 8 ou 7 si tout se passe bien. A la fin du 32e tour, on rappelle Verstappen aux stands. Il repart en médiums. Norris rentre et résultat Verstappen est reparti en tête du GP devant Piastri. Norris repart derrière Antonelli à une dizaine de secondes.
Gasly plonge à l’intérieur du virage 5 et passe Hadjar avec des pneus usées. Piastri rentre un tour après Norris. Très long arrêt 4,2 secondes. Ca ne change pas la position de sortie, mais il a plus de retard sur Norris désormais. Bearman rentre aussi. Voilà Russell 7e, mais il ne s’est pas arrêté. Hadjar s’arrête. C’est un peu la valse et on verra dans quelques tours ce que cela donnera. Isack repart 15e juste devant Linblad.
On a Verstappen, Leclerc, Hamilton (mais qui pourrait s’arrêter une fois de plus et perdre gros), Antonelli, Norris, Piastri, Russell (qui doit encore s’arrêter), Lawson, Hülkenberg et Gasly qui accroche 1 point pour le moment. Hadjar a maille à partir avec Sainz (qui bouge au freinage) mais finit par le passer. Alonso rentre et laisse donc sa 13e place à Hadjar. Antonelli a encore fait une limite de piste et est sous les Fourches Caudines de la FIA. Au prochain coup : pénalité.
Souci pour Stroll qui provoque une voiture de sécurité virtuelle ! Embrayage à priori. Russell devrait en profiter. Et si Hamilton en profitait aussi ? L’Aston Martin est dans un endroit pratique et devrait être rapidement évacuée. Et c’est Leclerc qui passe aux stands ! Antonelli aux stands. On remet les tendres. Pour Hamilton qui est 2d, il ne faut plus s’arrêter. Antonelli repart derrière Norris.
Tour 40 / 62
Pas de bol pour Russell, la VSC se termine quand il est dans les stands. Résultat, il repart 10e derrière Gasly. Gasly essaie d’ailleurs de dépasser Hülkenberg et qui sait d’aller chercher Lawson pour la 7e place. Piastri repasse par les stands pour un deuxième arrêt à cause d’une crevaison lente à l’avant. Il reprend la piste en tendres à 25 secondes d’un Antonelli qui se plaint des freins.
Russell est revenu sur Gasly qui butte toujours sur l’Audi d’Hülkenberg. Tiens Hamiton se plaint aussi des freins. Antonelli doit serrer les dents pour engranger les points tandis que Russell bute sur Gasly. Leclerc est revenu sur Hamilton. On a du mal à comprendre pourquoi on n’a pas profité de la VSC quitte à faire un double arrêt avec Leclerc. Leclerc passe Hamilton (après avoir fait un petit appel radio au passage).
Hadjar dépasse Ocon tandis que Russell a failli harponner Gasly. Pierre est décroché de Hülkenberg désormais. Allez, cela passe au virage #5 pour Russell et il faut se concentrer sur sa course. Antonelli nouvelle limite de piste et donc pénalité. Mais bon il a 25 secondes sur Piastri. Il ne faut juste pas les empiler.
Norris remonte sur Hamilton…
Tour 50 / 62
Hamilton qui voit Norris revenir sur lui le « bouchonne » aussi un peu et Antonelli revient donc. Russell ne trouve pas l’ouverture sur le vieux briscard d’Hülkenberg. Comme Verstappen a sa radio (enfin son micro) qui ne fonctionne plus, on lui demande de répondre s’il veut dire oui, ou ne rien dire s’il c’est non. Ingénieux !
Norris tente d’attaquer Hamilton qui élargit et passe par l’échappatoire ! Norris voit Antonelli le passer à la réaccélération. Et voilà Antonelli qui peut faire un hold-up ! Et il passe Hamilton au virage 16. Norris passe Hamilton lui aussi. Ferrari a foiré la course d’Hamilton qui aurait du viser la 2e ou au pire la 3e place. Antonelli 3e tandis que Russell est 9e…
Hadjar est dans l’aileront de Gasly. On se bat pour le dernier point. Hadjar décroise derrière Gasly qui glisse avec son Alpine. Il peut lui planter le freinage au virage d’après et prend la 10e place. Norris a proposé de retarder Hamilton pour aider Piastri, mais comme Antonelli est à la limite des limites de piste (pas encore de pénalité), autant rester proche de la Merecdes.
Allez, encore 3 tours et Verstappen est « coude à la portière ». Ce serait sa toute première victoire à Singapour. Un circuit qui manque à son immense palmarès. Piastri pourrait s’attaquer à Hamilton. Magnifique défense d’Hamilton mais après 2 tours il abdique. Potentiel 2/3 et finalement 6e.
Arrivée
Verstappen remporte – enfin – le Grand Prix de Saingapour. Il est sur une très bonne dynamique avec la pole et la victoire en Malaisie, et la pole et la victoire à Singapour. 27e circuit différent sur lequel Verstappen s’est imposé. 73e victoire pour Verstappen en carrière.
Classement du Grand Prix de Singapour 2026
Course impeccable de Verstappen qui n’a finalement été menacé qu’au départ par Leclerc. Mais ensuite ce fut un récital malgré une radio récalcitrante. Leclerc a déroulé sa course, et tant pis pour Hamilton. Course d’équipe chez Ferrari ? A noter qu’Hamilton est corporate et indique que c’est lui qui a refusé de rentrer sous la VSC. Le « box box » à la radio n’a pas été passé, ni le refus ? Etrange.
Antonelli a la chance des champions du monde. Il était 5e jusqu’à ce que Norris face une petite erreur en attaquant Hamilton. L’Italien passe les deux d’un coup et prend 7 points de plus. Il engrange 15 points quand Russell n’a pu faire mieux que 9e. Il pourra être titré à Austin ! Balle de match.
Norris et Piastri font une bonne course. Lawson a marqué de gros points pour Racing Bulls qui décroche définitivement Alpine qui ne marque pas ce weekend. Hülkenberg aussi marque de bons points pour Audi qui peut espérer passer Haas à la fin de la saison.
102 points d’avance pour Antonelli alors qu’il reste officiellement encore 6 Grand Prix : USA, Mexique, Brésil, Las Vegas, Qatar et Abu Dhabi. Et donc 150 points au total.
Oui bon, officiellement…car il n’est pas certain que la F1 aille à Abu Dhabi (et au Qatar ?). Mais ces courses pourraient avoir lieu ailleurs (on parle d’Imola pour le GP d’Abu Dhabi, mais vu la météo habituelle début décembre ce sera dur). Bref, Antonelli EST champion du monde.
D’ailleurs, si Ferrari avait « pité » Hamilton sous la VSC comme Leclerc, il aurait sans doute la 3e place ce soir et il serait à 2 points de Russell. Bon, à part Antonelli, la bataille pour la 2de place est serrée de Norris à Russell.
Max Verstappen avait signé la pole pour la course Sprint. Il signe aussi la pole position du Grand Prix de Singapour. Il devance Leclerc et Hamilton. Hadjar termine dernier à cause de sa boîte de vitesse.
Q1 – La poisse pour Isack Hadjar
La Q1 commence à peine, sur le sec, qu’Ocon touche les barrières au virage 13. Perte de freins. Il n’a pas touché au final mais a eu du mal à s’arrêter. Les motorisations hybrides actuelles ont pas mal de « bugs » avec des moteurs qui continuent de pousser alors que le pilote demande de freiner. Si les pilotes multiplient ces épisodes, cela risque de donner des drapeaux jaunes et compliquer les qualifs.
Hamilton pousse le meilleur temps à 1:33.311 à 9 dixièmes devant Norris. Hadjar est à l’arrêt sur la piste ! Moteur coupé. Mais visiblement il arrive à relancer la voiture. Décidément il y a un fantôme dans sa voiture depuis quelques temps. C’est un ancien moteur qui a été mis dans sa voiture après sa panne durant le Sprint. Plusieurs « gros » noms font des temps lents. Verstappen dépasse Hamilton en 1:33.241 tandis que Russell sent le brûlé, sans doute les freins. La boîte et l’arrière ont été changé après son crash en course Sprint. Trop neufs ?
Norris et Piastri ont dépassé Verstappen. Hadjar est reparti mais cette fois ce sont les vitesses qui ont du mal à passer. Gasly se hisse au 7e rang. Les choses se précipitent un peu et Hamilton reprend le meilleur temps devant Leclerc.
Alonso améliore mais reste dans la zone d’élimination. Hadjar ne peut signer de temps. Les Mercedes sont en danger si la piste s’améliore en fin de séance. Mais au final, pas assez. Alonso (pour 54 millièmes), Albon, Stroll, Perez, Bottas et Hadjar sont éliminés. Ocon et Gasly passent en Q2.
Q2 – Hamilton en route vers la pole position ?
1:32.323 pour Russell ! Il met plus d’une seconde à son temps de Q1. Antonelli fait mieux en 1:32.165. Russell peut être rassuré, la voiture fonctionne. Cherchera-t-il à aller en Q3 vu sa pénalité moteur ? WOW Hamilton signe un 1:31.766 et passe sous la minute trente-deux. L’Alpine n’est pas à l’aise dans les rues de Singapour et Gasly est 11e, Colapinto 12e. Pour Gasly cela pourrait se jouer à quelques millièmes.
Tiens, on apprend qu’Alonso va changer son moteur et partir de l’arrière. Bon il était 17e. Norris s’est rapproché d’Hamilton qui est reparti en piste après avoir fait mettre un cran d’aileron avant seulement à droite. Leclerc de son côté est frustré par une voiture « sans grip ». Hamilton allume en violet le 1er et le 2e secteur. Il a trouvé un truc sur sa Ferrari ?
A deux doigts d’un drapeau rouge
Les pilotes sont vraiment à la limite. Bortoleto a failli perdre son Audi, Piastri touche le mur à l’accélération. C’est le seul intérêt d’un circuit urbain car en course c’est souvent le petit train. Hamilton a amélioré en 1:31.529. Verstappen améliore le meilleur temps du 1er secteur. Mais il est en retard sur le second. 110 millièmes derrière Hamilton. Les 8 derniers pilotes actuels sont repartis. Ils cherchent tous à passer en Q2. Russell devrait être « sûr » à 8 dixièmes d’Hamilton.
Antonelli en termine à la 4e place. Ce sera compliqué en Q3. Norris n’améliore pas. Colapinto a touché fortement le mur et reste dernier. Hülkenberg reste 11e, Bearman 12e. Leclerc améliore un peu. Linblad va passer, Lawson améliore et pousse Gasly sur la corde raide ! Russell 6e. Bon, il ne reste que Sainz pour éliminer Gasly.
Sont éliminés : Hülkenberg, Bearman, Ocon, Sainz, Bortoleto et Colapinto. Hamilton semble avoir la bonne voiture pour la pole. Mais attention au poker menteur d’un Verstappen ou des pilotes McLaren juste derrière.
Q3 – Verstappen comme un diable hors de sa boîte
Verstappen veut marquer les esprits. Il allume en violet les deux premiers secteurs. 1:31.373 ! Meilleur temps de la soirée. 1:31.661 pour Leclerc. Lawson est à 1 seconde derrière Verstappen. Norris est à 339 millièmes. Reste à voir Hamilton. Derrière ! 1:31.496. Russell signe le 5e temps provisoire. Ah non, 6e car Antonelli fait le 3e temps.
On a donc après cette première salve de chrono : Verstappen, Hamilton, Antonelli, Leclerc, Norris, Russell, Piastri, Lawson, Gasly et Linblad. Hamilton a connu une grosse correction dans la chicane et a sans doute perdu suffisamment pour ne pas avoir le meilleur temps provisoire.
Les Mercedes ont décidé de repartir avant les autres en piste. Visiblement il faut deux tours de préparation pour un tour chrono chez Mercedes. Légère faute de Norris qui peut lui coûter cher sur la ligne. Norris est en retard, même sur son propre temps. Il n’améliore pas.
Verstappen non plus n’améliore pas pour le moment. Gasly améliore et grimpe au 8e rang. Leclerc grimpe au 2e rang ! Hamilton n’améliore pas et sera 3e à côté d’Antonelli 4e. 1:31.6 pour Verstappen, ce n’est pas mieux mais il avait déjà la pole.
Résultats de la qualification du grand prix de Singapour 2026
50e pole position en carrière pour Max Verstappen. Il devance Leclerc, Hamilton et Antonelli. Russell 6e reculera en fin de grille et à la régulière, il aura du mal à remonter et empêcher Antonelli de prendre un peu plus le large au championnat. Mais la course avec des murs aussi proche peut connaître plein de rebondissements.
Gasly montre une nouvelle fois qu’il est largement au-dessus du lot pour « les autres ». Dommage pour Alpine de ne pas avoir deux Pierre pour contrer Racing Bulls qui a encore mis deux voitures en Q3.
Derrière, on espèrera des incidents pour le GP de demain…avec une ou deux voitures de sécurité, ou une averse, pourquoi pas un classement chamboulé ?
Max Verstappen a remporté la course Sprint de Singapour en F1 devant Hamilton et Leclerc. Russell perd gros en tapant le mur dès le début de la course. Antonelli marque un peu plus de points et s’éloigne au championnat.
Avant-course
Evidemment, vu la saison, et que l’on est à Singapour, la pluie arrive en fin d’après-midi. La piste est détrempée, et vous savez quoi ? On ne roule pas… Départ de la Sprint retardé, et on ne sait même pas si on aura un départ arrêté ou lancé.
Hier, Verstappen a dépassé Hamilton sous drapeau jaune. Mais, les commissaires ont considéré qu’il avait suffisamment ralenti et qu’étant dans un tour lancé quand Hamilton était dans un tour de décélération, il n’y avait pas matière à pénaliser. Encore une décision clientéliste car d’autres pilotes ont été pénalisé autrefois dans la même configuration.
Sinon la FIA continue de faire parler (en mal) d’elle. Durant la SQ1, il y a bien eu 27 secondes durant lesquelles certaines voitures ont pu activer le mode dépassement, donnant plus de puissance et donc un avantage. Néanmoins, une erreur humaine officiellement et circulez il n’y a rien à voir, on n’annule pas la qualification. Les râleurs sont priés de se la fermer (sinon quoi ?).
Ah tiens, tour de formation à 17h30. Soit 30 minutes de retard… Va-t-on y aller « doucement » devant ou pas ? Tout le monde part en intermédiaires. A voir si la piste va sécher et obliger à un changement de pneus ou si la course est suffisamment courte pour ne pas avoir à changer. Certaines parties du circuit sont bien sèches quand d’autres sont détrempées. Sainz partira de la voie des stands.
The Marshals are on it!
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Excellent départ de Russell qui dépasse déjà Verstappen ! Hamilton aussi qui vire en 3e position. Cela semble être passé pour tout le monde. Gasly est 8e devant Bearman et Hadjar. 2 places de gagnées.
George Russell dans le mur ! Il a perdu l’arrière à la réaccélération dans le dernier virage. Vu où est placée la voiture, c’est la voiture de sécurité. Il va y avoir du boulot pour les mécanos pour remettre la Mercedes en ordre pour la qualification tout à l’heure. Surtout, l’arrière a touché et il faut voir la boîte de vitesse. Stroll a aussi abandonné, avant, visiblement touché par Perez. Enfin cela ressemble à une connerie de Stroll.
Isack Hadjar hors course ? On le voit dans un échappatoire. On a donc perdu Stroll, Perez, Russell et Hadjar. Et Colapinto maintenant ? Le tout sous voiture de sécurité. On est au 5e tour et on se demande pourquoi on n’a pas mis un rouge Linblad a fait un tête-à-queue ? Eh beh ce boxon.
Bon, on va repartir avec Verstappen, Hamilton, Leclerc, Piastri, Norris, Antonelli, Lawson, Gasly, Bearman, Hülkenberg pour le top 10. Pour rappel seuls les 8 premiers marquent. Bearman dépasse Gasly après une bataille sur plusieurs virages. Bottas et Bortoleto dans les stands. Albon est à 1 minute, il a du avoir un souci avec Bortoleto. Il est repassé par les stands aussi.
Tour 8/20
La piste commence à sécher à certains endroits et les pilotes vont chercher la pluie. Ils ne sont plus que 15 en course ! Hülkenberg a-t-il poussé Gasly hors piste ? Ce n’est pas sûr. Les batailles à la radio vont bon train. Gasly est 11e et abandonne toute chance à la régulière de marquer des points.
La piste est toujours humide à plein d’endroits. Difficile d’envisager les slicks. Mais si personne ne tente le pari (un Alonso 12e ?) on va aller tranquillement jusqu’à l’arrivée comme cela. Chacun va se satisfaire de sa petite situation. Peut-être avec 25 points à la clé il y aurait eu des paris…mais pour 1 point de plus hein. Comme quoi, Stéphane Dimanche, les courses Sprints ne sont pas si géniales que tu le prétends !
Tour 16/20
Albon rentre aux stands. Le pilote Williams a fait une session de tests et va abandonner. On en est à 8 abandons. Il n’y a plus vraiment de sculptures à l’avant et juste un peu à l’arrière. Attention aux patchs humides.
On a bien Piastri et Norris qui rattrapent Leclerc, mais difficile de dépasser ici. Antonelli 6e regarde cela de loin. Il augmente son avance sur Russell qui a abandonné. Hamilton revient un peu sur Verstappen, il est revenu à 3,4 secondes. Mais il reste 2 tours à parcourir.
Les deux McLaren se touchent et partent en toupie ! Norris a profité d’un Piastri ralenti par Leclerc pour tenter l’intérieur, il est en retard et cela touche. Antonelli ramasse la mise ! Piastri abandonne, Norris reprend la piste.
Résultat du Sprint de Singapour 2026
Première victoire sprint pour Max, 4e de sa carrière. Il devance Hamilton et Leclerc. Derrière, Antonelli n’en demandait pas temps. Merci Lando. Cela valait le coup pour un point de plus ? Antonelli en met 2 de plus dans la besace.
Cela arrange aussi Lawson, Beraman et Hülkenberg. Merci le champion du monde en titre ! Gasly a passé Ocon à la fin, sans que la réalisation (encore foireuse) ne le montre. Globalement, la réalisation participe à la mauvaise image des courses de F1 en ne montrant pas tous les dépassements.
Déception pour Antonelli qui n’est que 7e de la qualification pour la course Sprint à Singapour. La pole est signée par Max Verstappen devant George Rusell et Charles Leclerc.
SQ1 – Perez comme un chien dans un jeu de quilles
Pour rappel, pour la qualif sprint, on doit mettre les pneus médiums en SQ1 et SQ2 avant de prendre les tendres en SQ3. Cette SQ1 démarre doucement. Il est compliqué de trouver un créneau libre. Certains vont sans doute décaler leur sortie et voir si la piste accélère.
En pleine SQ1, Perez fait une erreur et finit dans les barrières. Il a pu repartir après une marche arrière, mais la séance est interrompue. Cela fait couper l’élan à plein de pilotes et non des moindres. Cela va créer un peu de panique.
Perez has bumped the barriers at Turn 5
Checo’s reversed out and got going again but with damage to his front wing
#F1Sprint #SingaporeGP https://t.co/e6mqe2DOmz
La séance reprend avec 6 minutes, mais il faut plusieurs tours pour bien monter les pneus dans la fenêtre de fonctionnement. Résultat à 1 minute de la fin de cette SQ1, on trouve les deux McLaren et les deux Red Bull dans la zone rouge, sans chrono ! Hallucinant. Quelle pression vont avoir les pilotes. Norris est le premier à s’en sortir avec le 3e temps.
Pendant ce temps, Lawson s’en sort. Albon monte en 15e place. Piastri 4e temps passe. Sainz est éliminé. Verstappen 1:33.477 meilleur temps ! Ocon sort du bottom 6. Hadjar 4e. Russell remonte au 2e rang.
Au final, on retrouve les habituels éliminés (ou presque) : Linblad, Stroll, Albon, Perez, Bottas et Sainz. La FIA cafouille encore avec des chronos officiels qui ont mis du temps à être affichés et un début de SQ2 retardé pour un souci de chronomètre. En plus, il semble qu’il y a eu des messages bugués suite au drapeau rouge. A suivre. Verstappen est sous enquête pour avoir supposément doublé Hamilton sous drapeau jaune.
SQ2 – Russell a eu chaud !
Cette fois on a les Red Bull et les Mercedes dans la ligne des stands pour partir en piste. Chez Ferrari ou McLaren on garde encore les couvertures chauffantes et les voitures dans le garage. 1:32.724 pour Verstappen qui n’a pas amusé la galerie pour son premier tour. Les Haas sont à 1,7 seconde par exemple, Antonelli à 3 dixièmes, Russell à 7. Derrière il y a de la place pour passer.
Mais au final, cela va encore plus vite ! Leclerc s’installe en tête provisoire avec 1:32.457, 1 dixième devant Hamiltn ou Norris. Verstappen est à presque 3 dixièmes. Et pourtant Hamilton se plaint d’un arrière qui décroche. Pour le moment, les deux Haas sont éliminées, tout comme Colapinto, Alonso, Bortoleto et Hadjar. Pour le Français cela devrait passer sauf grosse erreur. Erreur comme Russell qui flingue son train de pneus médiums avec un gros blocage. Il n’est que 8e pour le moment et à risque.
Verstappen améliore à peine mais reste 4e. Hadjar grimpe au 5e rang et devrait passer. Antonelli 6e. Lawson 8e repousse Gasly en 9e position. Russell n’est plus que 10e ! Alonso 12e, ah non 13e car Bearman signe le 12e temps. Ocon 15e. Leclerc repousse son meilleur temps. Colapinto 10e. Cela met Russell 11e ! Hülkenberg éliminé, Bortoleto aussi. Russell 4e !
Sont éliminés : Colapinto, Hülkenberg, Bearman, Bortoleto, Alonso et Ocon.
SQ3 –
Red Bull travaille encore sur l’arrière de la voiture de Verstappen quand les premières voitures prennent la piste. Evidemment, avec des pneus tendres, les temps descendent. Norris allume en violet le premier secteur. La piste est toujours bosselée et il faut faire attention aux freinages. Violet pour le deuxième secteur. 1:31.587 pour son temps ! Même Russell passe sous la minute trente-deux. Piastri est à 189 millièmes de Norris, Russell à 250 et Antonelli à 518. Décevant ce temps pour le pilote en tête du championnat, non ?
Leclerc en pole provisoire pour 19 millisecondes ! 1:31.568. Verstappen sort enfin, tout comme Hadjar. On est à 3 minutes de la fin et ils n’auront qu’un seul tour. Très risqué. On aime se faire peur chez Red Bull.
Pendant ce temps Hamilton fait le meilleur premier secteur. Il se bat avec sa voiture qui glisse encore pas mal. Il semble avoir perdu dans le second secteur. 3e temps à 134 millièmes de Leclerc. Pour Hamilton ce sera le dernier tour lancé.
Verstappen est en avance sur le premier secteur de Leclerc quand Hadjar est quelques millièmes derrière. Leclerc améliore en ce moment. 1:31.399 ! Mais Verstappen éclate ce temps en 1:31.156 à 243 millièmes devant Leclerc.
Hadjar a été trop loin dans le dernier virage et devrait voir son 7e temps annulé. Norris reste P3. Il reste Piastri…et il bat Norris ! Russell 2e à 120 millièmes. Antonelli seulement 7e ? WOW.
Résultats de la qualification sprint de Singapour 2026
Visiblement, Hadjar recule au 9e rang. On aurait cru 10e car Gasly a un temps. Mais bon. Première pole de course sprint en 2026 pour Verstappen. Est-ce que la Red Bull a une mise à jour qui va lui permettre de jouer les premiers rôles sur la fin de saison et à Verstappen de jouer les arbitres entre les pilotes Mercedes ?
Russell est 2d et n’aura pas à observer sa pénalité pour le Sprint, mais bien pour le Grand Prix (changement de moteur suite à son abandon en Malaisie). La Ferrari semble dans le rythme. Mais ici ce n’est pas simple de doubler. On verra.
La course Sprint est à 11h heure de Paris, 17h heure locale, c’est à dire une course au coucher de soleil.
Une victoire de plus pour la Porsche 963. Mais le succès de la marque allemande à l’occasion de Petit Le Mans 2026, dernière manche du championnat nord-américain d’endurance IMSA, avait une saveur toute particulière.
Ce triomphe est le premier d’une 963 sur le tracé de Road Atlanta (Etats-Unis). Si l’attelage Porsche-Penske y avait remporté des titres, Petit Le Mans ne figurait pas encore à son palmarès. La classique en fait désormais partie.
« Je ne sais vraiment pas comment on a réussi, réagissait Laurens Vanthoor, pilote de la Porsche victorieuse, peu après avoir franchi le damier après dix heures d’épreuve sur le circuit de Road Atlanta. Une saison difficile se conclut donc sur un haut fait. Après cette course à suspense, je suis épuisé, mais très heureux. »
Il y avait de quoi. Traditionnellement ardue en raison d’un trafic digne du périphérique parisien, l’épreuve automnale a aussi été perturbée par la météo. En dix heures, la course a été neutralisée à 16 reprises. L’impact d’éclairs à quelques encablures du tracé a même poussé les organisateurs à interrompre la ronde par un drapeau rouge pendant quelques minutes.
Petit Le Mans 2026 : Vanthoor remarquable
Le succès de la Porsche n°6 de Kévin Estre, Laurens Vanthoor et Matt Campbell a aussi été long à se dessiner. Lancée sur le mouillé, la course a d’abord été dominée par les véloces Acura, effectuant en Géorgie leur ultime sortie avant la mise en pause du programme.
En revanche, une série d’impromptus comme l’accrochage entre la BMW n°25 et l’Acura n°93 ou encore une rixe entre la Cadillac n°31 – sacrée championne le week-end dernier – et l’Aston Martin n°23 a redistribué les cartes. Tout comme les neutralisations et relances, qui n’ont cessé de regrouper le peloton.
Les stratèges de l’équipe « usine » Porsche-Penske ont notamment géré avec brio les difficiles choix stratégiques imposés par ce Petit Le Mans 2026. D’abord en choisissant les bons pneus Michelin Pilot Sport Endurance dans des conditions météo changeantes. Ensuite en parvenant à placer la n°6 en tête de la course en fin d’épreuve.
Au volant, Laurens Vanthoor a brillé. Le Belge a dépassé la Cadillac n°10 à un peu plus d’une heure de l’arrivée. Et dans les derniers instants, après une ultime période de neutralisation, il a résisté au retour de la BMW n°24. Sur la ligne d’arrivée, la Porsche n°6 comptait à peine plus d’une seconde d’avance sur sa rivale.
Photo : Porsche
« Ce qu’a fait Laurens Vanthoor en fin de course est simplement impressionnant, s’enthousiasmait Urs Kuratle, patron du programme usine LMDh. Il devait notamment conduire de manière conservatrice pour s’assurer que la quantité de carburant serait suffisante pour rejoindre l’arrivée ».
Kévin Estre, vainqueur, abondait : « Quelle belle soirée ! Dans la numéro 6, nous avons connu tellement de malchance cette saison. Nous avons enfin décroché une grande victoire. Un très grand merci à Laurens Vanthoor, qui s’est battu comme un lion dans le dernier relais. Pour moi, il est l’homme de la course ».
Petit Le Mans 2026 : des changements en vue
Star de l’endurance, le Français Kévin Estre n’avait pour sa part jamais triomphé en IMSA. Et comme l’indique son propos, ce succès à Petit Le Mans apparaît aussi comme le dénouement d’une campagne frustrante. Porsche a notamment perdu son titre de champion IMSA au bénéfice de Cadillac et de Jack Aitken.
Au-delà, l’atmosphère entre les deux équipages Porsche-Penske n’avait pas été au beau fixe, en mars, après une dispute sur les consignes d’équipes à l’arrivée des 12 Heures de Sebring. Puis Porsche a connu un passage à vide sur les manches printanières et estivales. « C’est une bonne manière de conclure une saison qui n’a pas été facile », admettait Urs Kuratle.
De plus, l’équipe Porsche-Penske va connaître des changements dans les prochains mois. Kévin Estre et Laurens Vanthoor ne seront probablement plus 100 % Porsche en 2027. Leur première association remontait aux 24 Heures du Mans 2015, à bord d’une Ligier JSP2-Honda de la catégorie LMP2.
Mais c’est surtout sous les couleurs de Porsche qu’ils ont connu ensemble le plus grand nombre de succès. Par exemple, le Français et le Belge avaient remporté la catégorie GTE Pro dans la Sarthe à bord d’une 911 RSR à la livrée « cochon rose » en 2018 (avec Michael Christensen).
Promus au sein du projet 963 pour les catégories GTP/Hypercar, les deux hommes ont aussi remporté la couronne de champions du monde d’endurance 2024. Ils étaient alors associés à André Lotterer.
Photo : Porsche
L’an prochain, Laurens Vanthoor ira piloter chez McLaren en championnat du monde (WEC), tout en gardant un pied chez Porsche pour les manches les plus longues de l’IMSA. La suite de l’histoire pour Kévin Estre n’a pas encore été confirmée.
Leur partenaire de cette année, Matt Campbell ira pour sa part chez Ford. L’Australien avait été champion IMSA en 2025 avec Porsche-Penske. Thomas Laudenbach, le patron du programme, devra réorganiser son équipe l’an prochain.
Porsche remporte la Michelin Endurance Cup
La voiture sœur a connu un destin plus fâcheux. A 1h30 de l’arrivée, la n°7, alors pilotée par Felipe Nasr, s’est accrochée avec une autre voiture. En l’occurrence, la Porsche 911 GT3-R de l’équipe AO Racing. Le Brésilien s’est extrait du cockpit heureusement indemne.
Une péripétie qui n’empêche pas Felipe Nasr, le Français Julien Andlauer et l’Allemand Laurin Heinrich de s’adjuger la palme en Michelin Endurance Cup, regroupant les cinq épreuves les plus longues de l’IMSA (Daytona, Sebring, Watkins Glen, Road America, Petit Le Mans). Un résultat logique, sachant que la marque allemande a remporté trois de ces épreuves cette année.
Ce trophée est lié au manufacturier français depuis maintenant plusieurs années. Michelin sera d’ailleurs le fournisseur officiel de l’IMSA jusqu’en 2035. L’industriel a également remporté l’appel d’offres lancé par l’ACO et de la FIA concernant le championnat du monde d’endurance (WEC). Bib’ équipera les Hypercars jusqu’en 2032.
Elfyn Evans a bien cru qu’il avait tout perdu en Sardaigne jusqu’à deux virages de la fin. Après un scénario digne d’Hollywood, le Gallois coiffe, enfin, sa première couronne mondiale en WRC.
Evans avait pourtant toutes les cartes en main en arrivant en Italie. Arrivé avec 21 points en plus sur Solberg et 17 sur Pajari, Evans pouvait contrôler. Sauf qu’en Sardaigne, il a rapidement été mis en difficulté avec la 6e place à plus d’une minute dès le vendredi soir. Devant Neuville et Fourmaux se disputaient la tête du rallye devant Solberg.
Sauf que ce samedi, Solberg a mis la surmultipliée et pris la tête du rallye. Il devançait un Ogier rajeuni et Sami Pajari. Evans de son côté perdait la 4e place dans la dernière spéciale du jour. Résultat, avec les points du samedi, Solberg reprenait 15 points à Evans et n’avait plus que 6 points sur Evans, avec 5+5 à distribuer.
Elfyn Evans allait tout perdre lorsque…
On sentait le Gallois fébrile ! Encore plus quand Solberg éclatait tout sur son passage ce dimanche, récoltant potentiellement les 5 points du « super sunday » quand Evans éclatait…une roue ! Si cela ne lui coûtait pas de place au général, cela l’empêchait de marquer au « super sunday ». Avec un petit point de retard, Solberg devait battre Evans dans la Power Stage et terminer à l’une des cinq première place !
Facile ! Surtout quand on a vu qu’il était largement en avance à quelques hectomètres de l’arrivée. Evans allait encore terminer vice-champion et tout perdre dans le dernier rallye comme en 2020. Sauf que…
Solberg fait une erreur qui va lui coûter le championnat du monde ! Il termine le rallye en tête, mais ne marque pas de points en power stage. Pire, Pajari remporte le super sunday et les 5 points. Bon cela ne change que l’écart final.
INCROYABLE FIN DE SAISON EN WRC
Elfyn Evans est champion après cette erreur d’Oliver Solberg dans les derniers virages du dernier Rallye https://t.co/BeeXnhiySc
Evans décroche enfin la timbale à 37 ans et après 5 « titres » de vice-champion. Il termine avec 5 points d’avance sur Solberg et 6 sur Pajari. Deux jeunes aux dents longues. Par sûr qu’il puisse réitérer cet exploit les prochaines saisons. Ogier dépasse Fourmaux avec sa deuxième place en Sardaigne. 4 Toyota au 4 premières places.
POS
DRIVER
TEAM
TOTAL
1
Elfyn EVANS
toyota
243
2
Oliver SOLBERG
toyota
238
3
Sami PAJARI
toyota
237
4
Sébastien OGIER
toyota
189
5
Adrien FOURMAUX
hyundai
183
6
Takamoto KATSUTA
toyota
175
7
Thierry NEUVILLE
hyundai
134
8
Hayden PADDON
hyundai
38
9
Joshua MCERLEAN
ford
35
10
Esapekka LAPPI
hyundai
33
Au championnat constructeur, Toyota était déjà titré depuis quelques rallyes.
Le résultat semble presque normal, mais quand on sait par quoi on est passé sur ce grand prix, c’est un ordre inattendu ! Verstappen remporte la course devant Antonelli et Hamiton. Russell a dû abandonner dit presque adieu au titre mondial.
Avant-course
Il pleut sur le circuit de Sepang. Ce n’est pas étrange vu la saison (d’ici peu la saison des pluies). L’avantage de ce circuit est qu’il sèche vite avec le climat. L’inconvénient c’est qu’il n’y a pas de grip du tout. Déjà sur le sec les F1 patinent (ce qui fait surchauffer les pneus en même temps) alors là. Résultat le départ est décalé. Une éclaircie arrive. Mais on devrait partir sur piste humide, séchante.
Sur la grille, Hadjar a reculé de 5 places sur pénalité moteur, Colapinto observe sa pénalité pour son énorme boulette à Baku et Linblad recule avec lui sur pénalités moteur. Sinon on retrouve pour la première fois depuis longtemps Verstappen et Hamilton en première ligne.
Antonelli et Leclerc sont en embuscade. Pour Antonelli, le but est de se sortir du départ sans bobo puis de résister (la Mercedes n’a pas été à son avantage en qualification) sachant que Russell est 7e et perdrait des points au championnat.
A priori on devrait faire 2 tours de formation derrière la voiture de sécurité avant un départ arrêté. On enlèvera un tour au GP.
Faux départ – 55 tours
Durant les tours de formation, Hadjar fait de l’aquaplanning, Max Verstappen a eu des coupures sur sa voiture, Leclerc et Hamilton sont en panne, ou presque. C’est n’importe quoi en piste. Et on n’a pas pris le départ. La procédure de départ est suspendue. Plein de voitures se sont arrêtées dans la ligne droite pour redémarrer ou un truc du genre. Hamilton a pu repartir et rejoint les stands.
Avec ce retard, certains seront sans doute tentés de partir en slicks. La piste est séchante. Les motorisations ne sont pas faites pour rouler doucement. Sinon le turbo se décharge. A la réaccélération, la motorisation sollicite la batterie qui se vide. Une fois vide, il ne reste plus que le moteur thermique (ICE) qui doit en plus recharger la batterie (clipping). Il n’arrive pas à prendre des tours et ne relance pas le turbo, ou se met carrément en sécurité. Ici en plus il y aurait un bug dans un logiciel de contrôle de la FIA…
Ce turbo qui se décharge a failli coûter la victoire à Baku à Russell ! Les moteurs précédents avaient de quoi garder le turbo lancé. Mais ils pouvaient aussi avoir des soucis d’anti-calage à basse vitesse, tout comme les V8 avant.
Départ – 55 tours
Les voitures partent avec des pneus différents ! Red Bull part en intermédiaires, Mercedes aussi ? Les autres sont majoritairement en slicks, tendres ou mediums. C’est la grande loterie visiblement. La piste est encore humide à certains endroit et il va falloir chauffer les pneus. Les pneus slicks sont dangereux visiblement. On voit des figures de style. Perez rentre pour mettre les intermédiaires. Après tout ils sont à l’arrière déjà. La course a débuté et on a déjà fait 2 tours avant le vrai départ arrêté. Et Piastri et Bortoleto rentrent pour mettre les intermédiaires. Ils ressortiront derniers.
Quel départ des Mercedes ! Antonelli prend la tête, devant Russell. Mercedes leur demande de travailler ensemble. Derrière, Verstappen doit se battre avec Lawson qui a pris un départ canon. Suivent Hadjar, Sainz, Albon, Ocon, Linblad et Piastri. Ceux en slicks sont à la rue pour le moment. Leclerc rentre aux stands.
Ca y est, la Red Bull fonctionne enfin et Max suit les Mercedes. Et Verstappen attaque Russell on est au 6e tour et Verstappen le passe. Hadjar passe enfin Lawson pendant qu’Ocon a passé Sainz pour la 6e place. Certains espèrent que la piste ne sèche pas du tout… Et Verstappen rattrape Antonelli.
Bottas est dans les graviers ! Les leaders rentrent aux stands. Voiture de sécurité, pile au bon moment.
Tour 10/55
On fait rentrer Norris qui était en slicks. Mais autant profiter d’un arrêt « gratuit ». Leclerc idem. Hamilton ne s’est pas arrêté. Mais il est 15e. Les Alpine sont dernières en course. On a Antonelli en medium, Verstappen en tendres, Russell en mediums, Hadjar en tendres, Lawson en durs. Ocon, Linblad, Sainz, Bortoleto et Piastri complètent le top 10.
Bon, cette voiture de sécurité va avoir le mérite de regrouper tout le monde, même ceux qui ont tenté les slicks au départ. Enfin presque car la voiture va rentrer et Hamilton a du mal à rattraper Perez en 14e place faute de grip.
Drapeau vert ! Superbe relance de Verstappen qui n’est pas surprise par Antonelli ! Il lui fait l’extérieur, puis l’intérieur et le passe. Russell en profite et ne se fait pas prier pour passer Antonelli. On a Verstappen Russell Antonelli. Derrière il y a eu un souci pour Sainz 18e visiblement avec Bortoleto. Hamilton est remonté 11e. Norris passe aussi Stroll pour la 12e place. Le mode dépassement (ex-DRS) est activable.
Bortoleto plonge dans les stands pour changer son aileron abîmé dans la collision avec Sainz. Et Hamilton efface Hükenberg pour la 9e place. Linblad retient Piastri et Hamilton. Tant mieux pour Ocon toujours 6e mais qui aura du mal à garder cette place. Hamilton dépasse Piastri à la réaccélération. Le voilà 8e. Et même 7e après avoir dépassé Linblad. Belle course depuis que c’est sec.
Tour 20/55
Allez, Ocon se fait passer par Hamilton alors qu’Antonelli dépasse Russell. Bortoleto est pénalisé de 10 secondes pour son accrochage avec Sainz. Hamilton est réellement rapide en ce moment, il rattrape et passe Lawson. Le voilà 5e derrière Hadjar. Piastri passe Linblad qui tente de répliquer mais la McLaren reste derrière et est sous la menace de Leclerc qui le passe aussi.
Ah il pourrait y avoir un peu de pluie bientôt ? Histoire de bordéliser un peu plus la course ? On a failli perdre Antonelli qui a freiné très long, a commencé à prendre la pitlane et a tapé la quille. Pas de dommage et on ne devrait pas considéré qu’il a coupé la pitlane.
Gasly passe aux stands. Ce serait dommage s’il pleut dans 3 ou 6 tours… Piastri passe Ocon qui glisse à la 8e place. Il a Leclerc et Norris et peut espérer accrocher la 10e place. C’est fait. Mais peu après Leclerc passe aux stands. Hamilton a des pneus de 26 tours et continue… Leclerc repart 13e en tendres, avec 25 tours à couvrir.
Piastri plonge dans le dernier virage et passe Lawson qui décroise et repasse. Mais dans la ligne droite Piastri va plus vite et le passe définitivement. Ocon plonge dans les stands.
Tour 30/55
Leclerc a eu maille à partir avec Colapinto mais le passe. Ocon est reparti 14e en pneus durs. Lawson aux stands, pour des durs. Ocon avait passé Linblad en piste mais se trouve derrière maintenant. On appelle Hadjar et Hamilton. Hadjar repart 6e derrière les McLaren, en tendres. Hamilton est derrière, en mediums.
On appelle Russell pour tenter l’undercut sur Antonelli. Il faudrait récupérer 5 secondes… Russell repart en tendres. Au 33e tour, on a Verstappen, Antonelli, Russell, Piastri, Norris, Hadjar, Hamilton, Leclerc, Lawson et Linblad (sous la pression d’Ocon). Antonelli passe aux stands, et repart à 3 secondes devant Russell. Piastri change de pneus et repart 9e. Norris plonge dans les stands et libère Hadjar qui doit défendre sur Hamiton. Norris ressort derrière Piastri. Verstappen est passé tranquillement aux stands et conserve la tête de la course.
Alonso passe Ocon pour la 11e place. L’Aston Martin dans les points, ce serait un espoir… Hülkenberg en vieux briscard de la F1 attaque Stroll et profite pour passer Ocon juste devant. WOW !
Tour 40/55
Hamilton est revenu sur Hadjar et le presse. Alonso attaque Linblad, cela se croise, décroise et cela passe fin ! Mais le « vieux » a dépassé le « jeune ». Devant, Verstappen a 11 secondes sur Antonelli et 16 sur Russell. Hamilton continue de harceler Isack qui semble soit avoir quelques soucis de pneus, soit les ménager.
Albon se gare dans l’herbe ! Voiture de sécurité virtuelle. La voiture est près d’une ouverture et cela ne devrait pas durer longtemps, sauf que la boîte de vitesses est cassée est cela va durer, le temps de soulever la voiture. Verstappen change de pneus et repart derrière Antonelli ! Hamilton passe aux stands et repart en tendres. Leclerc rentre aussi. La tactique est d’avoir des pneus plus frais pour finir plus fort. Mais cela coûte des places.
Mercedes se ravise et fait rentrer les pilotes. Hadjar aussi. Verstappen a repris la tête de la course. WOW Hadjar ressort juste devant Piastri et Hamilton. Tendu. Faisons le point : Verstappen, Antonelli, Russell, Hadjar, Piastri, Hamilton, Norris, Lawson, Leclerc et Alonso.
Voiture de sécurité ! Visiblement, c’est plus compliqué que cela de retirer la Willams et on sort la vraie voiture de sécurité. Piastri passe aux stands et Norris aussi. Lawson aussi. Leclerc est passé, Piastri repart derrière. Alonso a changé les pneus aussi. Bon, on a VER, ANT, RUS, HAD, HAM, LEC, PIA, NOR, LAW et ALO. Perez se dédouble, on devrait repartir vers le 51e tour, pour 5 tours de folie.
RUSSELL ABANDONNE ! Et Norris est au large mais revient en piste. George la poisse frappe encore. Et on ne peut pas relancer la course comme cela. Norris est passé 11e avec son excursion hors piste. Il a dû éviter les autres pilotes qui étaient au ralenti à cause de Russell.
Tour 50/55
Finalement on a un drapeau vert au 52e tour. Verstappen a surpris son monde. Derrière Lawson et Piastri s’expliquent. C’est beau. Piastri conserve finalement sa 6e place. Hamilton est dans l’aileron d’Hadjar pour lui chiper le podium. Norris remonte 10e. Et Hamilton est sur le podium sous les vivas de la foule. De l’ombre à la lumière sur ce GP !
Norris est 9e, juste derrière Alonso. Et Leclerc passe Hadjar dont la Red Bull semble avoir perdu du rythme. Isack se plaint du train avant et va se faire passer par Piastri. Pas maintenant.
Victoire de Verstappen devant Antonelli et Hamilton ! C’est le record entre deux victoires consécutives sur un même circuit : 9ans. C’est également la première victoire de Red bull – Ford.
Résultats du Grand Prix de Bahreïn 2026 en Malaisie
72e victoire de Max Verstappen. Antonelli fait la très bonne opération du jour avec l’abandon de Russell. +18 points au championnat. Quant à Hamilton, quel retournement de situation après avoir choisi les mauvais pneus au début.
Hadjar qui entrevoyait le podium finit 5e après avoir eu du mal avec son train avant dans les derniers tours. Très belle place pour Lawson, et aussi pour Alonso : 8e. Coup double pour Racing Bulls avec Linblad 10e.
Norris est sous enquête pour sa « boulette » en chauffant les pneus.
Pos
Driver
1
Max Verstappen Red Bull Racing
2
Kimi Antonelli Mercedes
3
Lewis Hamilton Ferrari
4
Charles Leclerc Ferrari
5
Isack Hadjar Red Bull Racing
6
Oscar Piastri McLaren
7
Liam Lawson Racing Bulls
8
Fernando Alonso Aston Martin
9
Lando Norris McLaren
10
Arvid Lindblad Racing Bulls
11
Nico Hulkenberg Audi
12
Lance Stroll Aston Martin
13
Franco Colapinto Alpine
14
Oliver Bearman Haas F1 Team
15
Esteban Ocon Haas F1 Team
16
Pierre Gasly Alpine
17
Carlos Sainz Williams
18
Gabriel Bortoleto Audi
19
Sergio Perez Cadillac
20
George Russell Mercedes
21
Alexander Albon Williams
22
Valtteri Bottas Cadillac
Championnat du monde pilotes 2026
84 points d’avance pour Antonelli sur Russell. Il reste 7 courses et mathématiquement jusqu’à Norris ils peuvent être titrés. Mais on a du mal à imaginer ce qui pourrait empêcher Antonelli d’être champion du monde 2026 et battre le record de Vettel.
Verstappen revient dans la course pour le podium final, voire la deuxième place. Prochain GP à Singapour.
C’est une première ligne qui rappelle quelques saisons en arrière. Max Verstappen signe une pole position qui ne souffre aucune critique. Il devance Lewis Hamilton et Isack Hadjar. Malheureusement le Français reculera de 5 places demain.
Avant-qualifications
Nous sommes en Malaisie à Sepang pour le Grand Prix de Bahreïn. Oui, devant l’impossibilité de faire sa course dans son pays à cause des menaces dans la région, Bahreïn délocalise. C’est l’occasion de revenir sur ce superbe circuit qui offre en théorie de belles possibilités de doubler.
Les dernières nouvelles de la F1 c’est Ocon qui quitte Haas (secret de Polichinelle) et qui cherche un baquet. Sauf qu’il en reste de moins en moins puisque Aston Martin a renouvelé Stroll et Alonso. Bottas est dit sur un siège éjectable chez Cadillac. Mais avec les affaires judiciaires qui trainent autour de l’écurie, ne serait-ce pas une planche pourrie ? Certains l’envoient en WEC chez Toyota (partenaire de Haas) quand d’autres le mettent dans une Indycar… A suivre.
Q1 – Les Aston Martin qualifiées !
La difficulté de Sepang est l’abrasion élevée de la piste. Les pneus chauffent vite et en course il faudra les préserver. Etrangement il n’y a que les Haas en piste. 1:38.879 pour Ocon, devant Bearman 1:38.994. Ah ben voilà, tout le monde sort en même temps. Les Mercedes descendent le temps à 1:37 mais c’est Verstappen qui le descend véritablement ! 1:36.477 ! Depuis le début du weekend, la Red Bull est rapide et Hadjar est juste après son chef de file. Leclerc se glisse entre les deux. Hadjar devra reculer de 5 places sur la grille pour un changement de pièce au-delà du quota.
Les Ferrari sont les seules voitures avec les Audi en pneus mediums. Chaufferaient-elles trop les tendres ? En tout cas, Hamilton est proche de Verstappen, tout comme Leclerc.
Après une première vraie salve de tours, on retrouve donc les Red Bull et les Ferrari devant. Les McLaren et les Mercedes sont un peu en retrait (mais attention on peut cacher son jeu). Gasly se mêle à ce petit monde en 8e position. Derrière, on a les Cadillac et les Aston Martin. Et la qualification devrait se jouer entre les Haas, les Williams et les Audi.
Dans les 9 premiers, seul Gasly repart en piste pour aider Colapinto. Les autres ont l’air confiants… En revanche à l’arrière tout le monde ressort pour tenter de passer. WOW Stroll 11e ? Perez out, Ocon aussi, Bottas aussi. Bearman passe. Sainz et Alonso aussi. Hülkenberg passe en top 16 et vire Bearman. Mais Bortoleto en signant le 8e temps élimine son coéquipier.
Sont éliminés : Hülkenberg, Bearman, Ocon, Albon, Bottas et Perez. Cela se joue à quelques centièmes et on est surpris de la tactique Haas d’avoir envoyé ses pilotes en premier alors que la piste semblait s’améliorer avec le temps.
Q2 – La boulette d’Antonelli lui coûte cher
1:36.192 pour Hadjar qui ouvre le bal de cette Q2. Verstappen le bat peu de temps après en 1:35.696. Décidément très en verve le Batave ! Leclerc et Hamilton se mettent une nouvelle fois juste derrière lui à 3 dixièmes. Les McLaren aussi se hissent à ce niveau.
Grosse erreur pour Antonelli qui perd son temps pour avoir dépassé les limites de piste. Dommage il était très rapide. Il va devoir repasser aux stands et utiliser un nouveau train de pneus qui lui manquera en Q3. Mais il faut passer en Q3, donc pas le choix. Russell est en retrait, 7e devant Gasly 8e. Certains pilotes n’ont pas encore signé de temps et attendent. Ils n’auront qu’une tentative : Linblad, Colapinto et Alonso.
Antonelli se montre prudent. Il veut éviter une élimination embarrassante. P2 quand même ! Il a sacrifié le premier secteur pour mieux performer dans le dernier. Intéressant. Linblad semble avoir abandonner son tour rapide. Va-t-il repartir ? Même pas…il sert juste à faire l’aspiration à Lawson ! Il passe 10e. Mais Bortoleto peut le battre. Et il le fait ! Bravo Bortoleto qui épate décidément au volant de l’Audi.
Sont éliminés : Lawson, Alonso, Sainz, Stroll, Colapinto et Linblad. Pour Alonso c’est la meilleure qualification de 2026.
Q3 – Hamilton s’invite à la fête
Plusieurs pilotes ont pris des avertissements pour avoir roulé insuffisamment vite durant le tour de sortie des stands. Pourquoi ? Car ils veulent éviter de surchauffer les pneus. Un jeu risqué mais qui en vaut à priori la chandelle puisque Verstappen comme Hamilton l’ont fait.
Hadjar signe 1;35.558 et voit Hamilton et Leclerc échouer à le battre. Norris aussi, Piasstri se met au 2e rang. Mais voilà Verstappen qui va priver Hadjar de la pole provisoire. 1:35.350 pour Verstappen, relégant Hadjar à 3 dixièmes. Russell est 7e à 8 dixièmes. Dur dur.
Antonelli sort en décalé des autres pour son unique tour à priori. Il a la pression. Gasly n’a pas encore signé de temps. Allez c’est parti pour Antonelli ! 4 dixièmes en retard sur le premier secteur. Idem en secteur deux. 3e temps à 381 millièmes. Il n’a pas autant gagné sur le 3e secteur qu’en Q2.
Red Bull va tenter le doublé et Hadjar repart. Mais il aura une pénalité et reculera sur la grille. Il est en retard sur son meilleur temps. Verstappen aussi tiens. Hamilton est en violet sur le 2e secteur. Hadjar n’améliore pas. Verstappen améliore en 1:35.130.
Leclerc 5e temps ! Hamilton le bat et échoue pour la pole. Russell se manque, tout comme Piastri. Norris améliore et dépasse Piastri.
Résultats des qualifications du Grand Prix de Bahreïn 2026
N’oubliez pas qu’il y a des pénalités qui seront appliquées et donc la grille sera légèrement différente de ces résultats.
Verstappen-Hamilton en première ligne d’un grand prix de F1. Cela rappelle quelques saisons en arrière ! Russell a connu un mauvais samedi. Antonelli a les cartes en main pour faire encore un peu plus le trou. Mais la course est un autre monde.
Les McLaren sont comme les Mercedes, un peu en retrait. Gasly a une bonne qualification. A voir en course. Bortoleto surnage encore avec son Audi. C’est forcément remarqué par les top teams. Pas comme Cadillac qui est toujours empêtré en fin de grille.
Petit Le Mans 2026 : dernier rendez-vous et des titres en jeu. Comme toujours, la classique automnale de l’IMSA, disputée ce week-end sur 10 heures en Géorgie, distribuera les couronnes aux pilotes, équipages et constructeurs.
Dans la catégorie reine GTP, les jeux sont quasiment faits. Sauf grosse surprise – par exemple un forfait – le Britannique Jack Aitken (Cadillac n°31) devrait remporter la distinction la plus importante de sa carrière.
Son seul adversaire mathématique, l’inattendu Laurin Heinrich (Porsche) compte 151 points de retard après les qualifications. Cadillac est parallèlement tout près de s’attribuer son premier titre constructeur depuis 2023.
Toutefois, Aitken l’a promis : « on arrive ! ». L’Anglo-Coréen ne mènera donc pas une course d’attente avec ses équipiers Frederik Vesti et Earl Bamber à bord de la Cadillac Action Express n°31. Ses débuts parfois brouillons en endurance ne sont qu’un souvenir : il est devenu l’une des vedettes de la discipline.
Les intrigues de ce Petit Le Mans 2026 sont également nombreuses au sein du plateau de 11 voitures. Acura stoppera son programme avec l’ARX-06 après le damier. Tom Blomqvist (Acura n°60) a réalisé la pole position vendredi. Un dernier triomphe, avec une livrée de circonstance, aurait la saveur d’une consolation.
Photo : Acura
L’usine Porsche-Penske n’a rien gagné depuis les 12 Heures de Sebring. Et l’équipage de la n°6 composé de Kévin Estre, Laurens Vanthoor et Matt Campbell ambitionne sans doute effacer l’inquiétant spectre d’une année sans victoire.
Fort de sa victoire récente à Indianapolis, l’alliance germano-belge BMW-WRT veut triompher pour la première fois dans une manche de la Michelin Endurance Cup, regroupant les courses de longue durée.
Luttes passionnantes en LMP2 et GTD
Dans la catégorie LMP2, la lutte pour le titre demeure très ouverte. Le Français Tom Dillmann (Oreca Inter Europol n°43) pourrait gagner sa deuxième couronne après 2024. Associé à Jeremy Clarke, il compte dix points d’avance sur le tandem George Kurtz/Alex Quinn.
La lutte promet aussi d’être passionnante en GTD Pro. La Corvette n°4 de Tommy Milner et Nicky Catsburg est en tête des tableaux avec 42 points d’avance sur la BMW M4 pilotée par Connor De Phillippi et Neil Verhagen après les qualifications. Une victoire rapporte 350 points.
La Lamborghini Temerario d’Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell reste dans la course au titre avec un écart de 60 unités à combler. Les deux pilotes du Taureau seront accompagnés ce week-end par le Français Franck Perera.
Petit Le Mans 2026 : les pneus
Road Atlanta clôture la saison d’IMSA. Or, c’est au coup d’envoi de la campagne, en janvier, à Daytona, que Michelin avait lancé sa nouvelle gamme pneumatique Pilot Sport Endurance. Ces gommes incorporent notamment 50 % de matériaux renouvelables ou naturels.
Le manufacturier avait notamment pour ambition de faciliter la mise en température. Cet exercice difficile – les couvertures chauffantes étant proscrites – rendait le pilotage pointu dans les premiers tours. La nouvelle gamme améliore la situation.
« La montée en température est fantastique, se satisfait Matthieu Bonardel, directeur de Michelin Motorsport. Nous n’avons plus de remarques de la part des pilotes, ce n’est même plus un sujet. Ils peuvent attaquer dès le début de leur relais. Nous voulions progresser, mais je pense que nous sommes allés au-delà de ce que nous envisagions ».
Ce week-end, la dotation pneumatique s’élève à neuf trains de Pilot Sport Endurance de mélange medium. « C’est un circuit très thermique, explique l’ingénieur. Il n’est pas très usant, mais le revêtement est très lisse en termes de macrotexture et très rugueux, un peu comme du papier de verre. Cela génère beaucoup de grip, mais aussi beaucoup de température parce que, quand on n’use pas, la chaleur perdure. »
La plupart des concurrents tenteront ainsi de doubler leurs relais pendant la journée afin de conserver un maximum de pneus frais pour la fin de l’épreuve, disputée de nuit.
Petit Le Mans : le terrain
Road Atlanta est un circuit court (4,088 km). Et 54 équipages s’élanceront ce samedi soir. Ce qui revient à une moyenne d’une voiture tous les 76 mètres de piste.
Une densité unique en endurance : le rapport est par exemple d’une voiture tous les 220 mètres au Mans. On comprend alors que le nombre d’altercations ou de rixes entre les concurrents soit plus élevé sur le tracé géorgien qu’ailleurs.
Ajoutons le fait que la piste est sinueuse, avec surtout une série de « esses » rendant plus périlleux les dépassements entre les voitures des quatre catégories. Si l’on rajoute encore la nervosité liée aux enjeux sportifs, on obtient un cocktail détonnant.
La direction de course ordonna 6 neutralisations l’an passé. 5 en 2024. Et 13 en 2023. L’irruption de la voiture de sécurité (ou full course yellow) regroupe le peloton et peut donc redistribuer les cartes.
Petit Le Mans est donc habituellement une course hachée, où les concurrents tentent de rester dans le même tour que les leaders. Puis donnent tout dans les dernières heures…
La cadence de ces neutralisations peut d’ailleurs avoir un impact sur le sprint final. Ce fut le cas en 2025. Si les quatre dernières heures se déroulèrent sous régime de drapeau vert, toutes les voitures eurent besoin d’un ultime ravitaillement dans les dernières minutes.
Ceci ouvrit le jeu stratégique, permettant à des outsiders de se glisser dans la lutte pour le podium. La Lamborghini n°63 de Romain Grosjean ou l’Aston Martin n°23 de Roman De Angelis animèrent ainsi les derniers tours de nuit.
« Je vais prendre ma retraite de la F1… mais pas encore. » c’est par le biais d’une vidéo que l’espagnol a mis fin aux spéculations sur son avenir. Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines, le doute s’était installé, mais c’est désormais acté : Fernando Alonso sera sur la grille de départ du championnat du monde de F1 en 2027 ! Il ne doit en rester qu’un ! Aston Martin a confirmé également la prolongation de Lance Stroll, sans surprise.
Réussir son départ
« Tout d’abord, c’est ma vie. J’ai cela dans le sang »
Cette phrase, qui n’est pas sans rappeler une célèbre citation d’Ayrton Senna, semble prouver, une fois de plus, que l’Espagnol ne peut raccrocher et n’en a pas envie, malgré la frustration des résultats actuels. Il espère partir en beauté, en tous cas sur une meilleure note que la saison 2027. L’annonce sous-entend même que c’est du long terme, donc plusieurs saisons.
« Je suis très heureux de signer un nouveau contrat avec l’écurie Aston Martin. J’ai pris le temps de réfléchir avant de prendre cette décision, mais la course automobile, c’est ma vie, ma passion, et je sais que j’ai encore la vitesse et la détermination nécessaires pour concourir au plus haut niveau. Je m’engage sur le long terme auprès de cette écurie et je suis déterminé à contribuer à notre succès. Je crois sincèrement en ce que nous sommes en train de construire : nous disposons d’une direction solide, de collaborateurs exceptionnels, de partenaires et d’installations de premier ordre. J’ai hâte de créer de nouveaux souvenirs sur les circuits, devant des supporters passionnés. Leur énergie crée une ambiance qui m’inspire et qui rend notre sport si particulier. »
« Lance et Fernando ont joué un rôle essentiel dans notre parcours et nous sommes très heureux de confirmer qu’ils resteront à nos côtés pour le prochain chapitre de l’histoire de l’équipe », explique de son côté Lawrence Stroll, le propriétaire de l’écurie. « Le fait de compter deux pilotes dotés d’un tel niveau d’expérience, d’engagement et de savoir-faire apporte une valeur inestimable à l’ensemble de l’organisation. Nous sommes là pour gagner, et même si notre priorité à court terme reste l’amélioration de nos performances, je suis convaincu que nous disposons du talent de classe mondiale dont nous avons besoin pour atteindre nos objectifs à long terme. »
C’était bien parti
Arrivé en 2023 chez Aston Martin après une expérience amère chez Alpine, Alonso avait commencé idéalement sa collaboration, obtenant une 4e place au championnat et 8 podiums. Mais depuis, Aston Martin a reculé dans la hiérarchie. Cette saison, c’est la cata avec un moteur Honda totalement largué. Alonso demeure plus performant que Stroll et fait ce qu’il peut, ayant même décroché trois points à Monaco et en Hongrie, mais la saison 2027 est un long calvaire, fait de qualifications en fond de grille, d’abandons et performances à la ramasse.
Alonso croit malgré tout au projet et a beaucoup misé sur l’arrivée d’Adrian Newey, le nouveau directeur technique de l’écurie. Si le châssis a visiblement progressé depuis le début de la saison, c’est le moteur qui demeure le principal problème, comme l’a prouvé le dernier GP de Bakou, où les Aston étaient plus lentes en ligne droite que les F2…
Le Highlander de la F1
Fernando Alonso continue de battre des records. L’an prochain, il entamera une 23e saison en F1, 26 ans après ses débuts. Il dépassera les 460 grands prix disputés, soit quasiment 40% des courses F1 dans l’Histoire. Quand il débutait, Mika Hakkinen et Jean Alesi étaient encore dans le peloton. Il côtoie désormais Antonelli, qui est né l’année de son second titre mondial avec Renault… Alonso va-t-il rester jusqu’à 50 ans ? Il se rapproche des références de Graham Hill (45 ans 11 mois), Fangio (47 ans) et Farina (48 ans), mais Louis Chiron, 55 ans, semble indétrônable. Sait-on jamais, avec les progrès de la biologie !
Alonso est pourtant très critique sur la nouvelle règlementation F1 2026 et les nouveaux moteurs. Il n’a pas mâché ses mots, estimant que certains tracés ont été “assassinés” par la règlementation et qu’on ne peut pas attendre 2030 pour réagir afin de restaurer une vraie Formule 1.
Néanmoins, Aston a eu les arguments pour le garder. La F1 est sans doute soulagée, puisque Stefano Domenicali, son directeur, et Mohamed Ben Sulayem, le président de la FIA, n’avaient pas caché leur désir de le voir rester. Figure tutélaire de ce sport et personnalité charismatique, Alonso apporte, il est vrai, une certaine valeur ajoutée au paddock.
En revanche, cette prolongation assombrit un peu plus l’avenir d’Esteban Ocon, dont la seule option restante pour continuer l’aventure en F1 est une place potentielle chez Cadillac. A priori, Sergio Perez et Valtteri Bottas ont des contrats pluriannuels, mais rien n’est jamais gravé dans le marbre…
Les 6 Heures de Fuji ont été une course à rebondissements. Après la dernière voiture de sécurité, Toyota et BMW ont montré leur talent en stratégie. La Toyota #8 s’impose et prive Alpine pourtant plus rapide ce weekend.
La pluie a considérablement perturbé le weekend
Ces 6 Heures de Fuji ont été très particulières. En effet la pluie tombe abondamment le samedi et les conditions de piste ne sont pas sures. En conséquence, les qualifications sont annulées. Et pour établir la grille, on prend les meilleurs temps réalisés lors des trois séances d’essais libres.
A ce petit jeu, c’est Alpine avec la #36 et Victor Martins qui partira en pole. Elle devait devancer l’Aston Martin #007 mais elle a pris deux places de pénalité pour un accrochage. C’est donc la deuxième Alpine #35 qui l’accompagne en première ligne. Du tout bon pour Alpine pour l’une des dernières courses (on y reviendra). La Genesis GMR-001 sera 3e.
Derrière, on sent que le weekend sera long pour Toyota et BMW qui se battent pour le titre constructeur et pilotes. Les Toyota sont 8 et 13e ! Chez BMW on est 14 et 17e ! Les Peugeot sont 9 et 15e.
Bref, tout semblait au beau fixe pour Alpine. Mais en endurance, il faut savoir s’adapter aux faits de course. Et ces faits de course ont été nombreux. Pendant les 3 premières heures, les Alpine ont déroulé leur programme respectif (différent). L’Aston Martin est 3e et la Toyota #8 est remontée à la 4e place. Chez Toyota on a la science de la course.
Dans les péripéties, la Toyota #7 avec De Vries revenait sur l’Alpine #35 en début de course. Les deux voitures frottent et la Toyota part en tête-à-queue. Chez Peugeot c’est la soupe à la grimace avec des soucis de boîte apparus très tôt sur la #93 qui abandonne. Evidemment, le circuit de Fuji est « petit » est donc les contacts entre hypercars et LMGT3 sont nombreux. BMW y perdra un pneu pour la #20 lors d’un contact avec la Ferrari #51. La Peugeot #94 a frotté avec une Aston Martin GT3 (qui a fini hors piste).
Les LMGT3 ont connu un accrochage « massif » en début de course. Bref, c’était animé.
Alpine privée d’un doublé qui lui tendait les bras
Mais le rebondissement ultime arrive dans la dernière heure. Alors que les deux Alpine sont en tête devant l’Aston Martin 009, l’Aston Martin #27 de Drudi touche la McLaren #58 en bout de ligne droite. La McLaren part dans le rail. Le pilote va bien, mais le rail est touché. C’est une voiture de sécurité qui sort à 56 minutes environ de la fin de course.
En endurance, la pit lane est fermée. Il faut donc attendre que tout le monde soit regroupé pour qu’elle ouvre. Autant dire que la moindre seconde dans les stands se paie en piste. Et c’est justement là que Toyota et BMW ont usé de leur science de la course.
En effet, Toyota et BMW n’ont pas remis le plein d’énergie, pariant sur un safety car long, le temps de réparer le rail. Chez Alpine, on a mis plus d’énergie, et surtout sur la 36 on a mis deux pneus tendres neufs. Ce décalage de tactique fait reculer les Alpine une fois revenues en piste.
La pluie semblait se renforcer, histoire de jeter un peu plus d’incertitude. Certains tentent le pari des intermédiaires. Mais la pluie ne tombera pas plus que cela finalement. Et comme prévu par Toyota et BMW, la réparation du rail dure. 36 minutes de voiture de sécurité, il ne reste que 19 minutes de course.
Devant, Martins double rapidement Milesi avec les pneus neufs d’un côté. Il faut aller rapidement attaquer la BMW. Il mettra plusieurs tours car Vanthoor se défend avec toute son expérience. Martins a 2 secondes de retard sur Toyota…il rattrape très vite Hirakawa qui a gardé un peu d’énergie pour pouvoir se défendre. 3 petits tours pour tenter de passer…cela ne le fera pas.
Les Ferrari ont été « absentes » de ce weekend. Jamais en rythme elles ont dû batailler en piste avec les problèmes que cela apporte.
Classement Hypercar des 6 Heures de Fuji 2026 WEC
Au final, Toyota remporte une victoire totalement inespérée. Mais l’écurie Toyota est sans doute l’une des meilleure en exécution de course, et surtout ils savent s’adapter aux faits de course instantanément. En décidant de changer les pneus, et de mettre plus d’énergie, Alpine a sans doute perdu un doublé qui s’offrait à eux. Mais c’est facile à dire depuis son canapé.
Pour revenir sur la remarque du début de l’article, Alpine a décidé d’arrêter le WEC. C’est acté. Mais, Alpine chercherait à continuer d’engager les voitures, sous un autre nom. Et ce nom pourrait être son partenaire chinois Geely ! Les A424 seraient alors rebadgées et l’écurie resterait avec Sinault. Mais, pour le moment aucune confirmation.
A noter qu’Alpine a décidé d’écarter Fred Makowiecki et Antonio Felix da Costa pourtant les plus expérimentés et qui auraient pu parler d’une tactique différentes. Mais, cela pourrait montrer ce que donnerait Alpine avec les deux fois deux pilotes, pour convaincre Geely. Mouais.
Pos.
N°
Team
Laps
1
#8
TOYOTA RACING
203
2
#36
ALPINE ENDURANCE TEAM
203
3
#15
BMW M TEAM WRT
203
4
#35
ALPINE ENDURANCE TEAM
203
5
#38
CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
203
6
#94
PEUGEOT TOTALENERGIES
203
7
#12
CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
203
8
#7
TOYOTA RACING
203
9
#009
ASTON MARTIN THOR TEAM
203
10
#51
FERRARI AF CORSE
203
11
#19
GENESIS MAGMA RACING
203
12
#83
AF CORSE
202
13
#20
BMW M TEAM WRT
202
14
#007
ASTON MARTIN THOR TEAM
202
15
#17
GENESIS MAGMA RACING
202
16
#50
FERRARI AF CORSE
145
17
#93
PEUGEOT TOTALENERGIES
67
En LMGT3, les Corvette en tête lors du dernier drapeau vert n’ont pu résister à la BMW #32 et l’Aston Martin #27. 3e place pour la #34 tout de même.
Pos.
N°
Team
Laps
1
#32
TEAM WRT
187
2
#27
HEART OF RACING TEAM
187
3
#34
RACING TEAM TURKEY BY TF
187
4
#54
VISTA AF CORSE
187
5
#33
TF SPORT
187
6
#69
TEAM WRT
187
7
#91
MANTHEY DK ENGINEERING
187
8
#10
GARAGE 59
187
9
#77
PROTON COMPETITION
187
10
#78
AKKODIS ASP TEAM
187
11
#87
AKKODIS ASP TEAM
185
12
#92
THE BEND MANTHEY
181
13
#79
IRON LYNX
178
14
#21
VISTA AF CORSE
184
15
#58
GARAGE 59
160
16
#23
HEART OF RACING TEAM
37
17
#88
PROTON COMPETITION
1
18
#61
IRON LYNX
1
Les classements WEC 2026
Au championnat du monde WEC, Toyota étend sa domination sur BMW avec 23 points d’avance. Il reste deux courses et les japonais peuvent remporter un titre alors que la voiture n’est pas la plus rapide en piste (merci les Bop et autres). Sauf que la science de la course et savoir chopper les points là où ils sont font la différence.
Ferrari a pris un gros coup de bambou à Fuji et ne marque qu’un petit point ! Résultat Alpine revient à 19 points, à égalité avec Cadillac. Et dire que le programme pourrait être jeté aux orties.
Au championnat pilotes, les pilotes de la Toyota #8 dépassent leurs concurrents et coéquipiers de la #7. Ils prennent les commandes du championnat avec 10 points d’avance. Les ex-numéro 1 de la BMW #20 marque 0 point et reculent en 3e position.
Au terme d’un grand-prix à rebondissement (et sept abandons), George Russell remporte le grand prix de Baku en Azerbaïdjan. Il devance de 0,2 seconde Verstappen. Hadjar est sur le podium.
Avant-course
Le départ sera un gros morceau pour ceux qui sont devant, mais surtout au milieu du peloton. Il est facile de se faire percuter ou de percuter une voiture qui freine devant, surtout au virage 2 ou 3. Surtout avec les pneus avant qui ont du mal à monter en température.
Résultat, Antonelli devra faire super attention sous peine de ruiner son grand prix dès le premier tour. Ensuite, il aura le loisir de doubler une bonne dizaine de personne avant de réintégrer le top 6. La longue ligne droite et la façon dont Mercedes déploie l’énergie devraient aider.
Derrière, on devrait avoir une course d’attente, avec des pneus médiums, pour attendre une voiture de sécurité, réelle ou virtuelle. Ce serait très étonnant que l’on en ait pas.
Le vent va, encore une fois, jouer un rôle important, provoquant sans doute quelques erreurs de freinage. Ici elles se paient cash la plupart du temps avec un tour contre le mur ou dans un échappatoire. Pour autant, il est un peu tombé par rapport à hier et la température grimpe.
Sainz a pris 5 places pour avoir gêné un concurrent. Il est 14e. Russell est en médiums, Leclerc, Piastri et Hadjar en tendres. Puis Norris en jaunes, Hamilton en rouges. Gasly, Verstappen et Colapinto en jaunes. Visiblement on ne sait pas trop quels pneus choisir. Pas de « durs » pour ce GP (ce sont des tendres dans la gammes mais les plus durs du weekend).
Départ – 51 tours
Superbes départs pour Piastri qui passe Leclerc, Norris qui passe Hadjar et Verstappen qui a dépassé Gasly. Antonelli a sans doute été prudent, il a perdu une place. Russell a déjà pris le large. Verstappen attaque Hamilton et le passe. Hadjar repasse Norris « facilement » dans la ligne droite. Et Verstappen se glisse dans un trou de souris pour passer Norris un peu plus loin. En trois tours, on a déjà eu de l’action en piste.
En revanche, que fait Antonelli ? Toujours 17e ! Hadjar est déchaîné. Il passe Leclerc. Est-ce qu’il y a une possibilité pour la gagne ici ? Verstappen est dans sa foulée et passe Leclerc dans l’immense ligne droite. Antonelli doit avoir enfin les pneus à température…le voilà 15e. 14e le tour d’après (le début du 6e).
Hadjar ouvre la porte à Verstappen. Max devrait aller harceler Piastri. Surtout que l’Australien commence à avoir les pneus tendres arrière qui « ont du mal » par rapport aux mediums. Pourtant, la fenêtre prévue pour les changements c’est 16-24e tour soit dans 8 à 16 tours ! La McLaren a plus d’appui et est donc plus rapide dans la partie sinueuse, mais souffre dans la ligne droite. Stroll s’est arrêté après le virage 15 ! Visiblement un souci moteur…encore.
Antonelli plonge à l’intérieur d’Ocon au virage 1. Le voilà 13e. C’est plus compliqué qu’attendu sans doute.
Tour 10 / 51
Antonelli se trouve derrière Lawson et Albon qui se disputent la 11e place. Le peloton est encore très compact. Donc on ne peut pas changer les pneus sans se retrouver avec Perez ou Bottas, à l’arrière. Il va falloir durer. Antonelli passe Albon. Puis il efface Lawson et grimpe au 11e rang. Il va avoir le tracé pour lui car Bearman est à 4 secondes devant.
Pendant ce temps, Russell est plus de 7 secondes devant Piastri qui contient toujours Verstappen et Hadjar. En 3 tours, Antonelli est revenu sur Bearman. Norris qui se loupe un peu et se met un peu plus sous la pression d’Hamilton ! Hamilton blotti dans l’aileron de Norris le dépasse à la fin du 16e tour. Tout comme Antonelli le fait sur Bearman. Antonelli est de retour dans les points.
Tour 20 / 51
Sainz est le premier à changer les pneus. Cela devrait ouvrir la première valse de changements. Il glisse au 19e rang. Alonso aussi change. Hadjar commence à s’impatienter. Red Bull devrait tenter le swap. Ah non Alonso abandonne. Allez, double abandon. Antonelli dépasse Colapinto au début du 23e tour.
Russell a brossé le mur. Attention ! On a connu des courses gagnées qui se perdent bêtement. On est passé dans une course ch…. d’attente. Hadjar qui a obéi et ouvert la porte quand on lui a demandé se retrouve bloqué par Verstappen qui lui n’ouvre pas la porte. Pourtant Hadjar est plus rapide sur les softs.
Tour 30 / 51
La boulette pour Norris ! Il bloque les roues à la fin de la ligne droite et file dans l’échappatoire. Norris glisse en 9e place derrière Antonelli.
31e tour Albon est dans les barrières ! Voiture de sécurité ! Voilà un rebondissement. Mais cela pourrait même être drapeau rouge. Gasly et Antonelli dans les stands, repartent en rouges. Norris aussi, comme Bearman. Il n’y a que les 6 premiers qui ne sont pas passés aux stands. Allez, un tour après tout le monde va changer de pneus. Hadjar a dû attendre derrière Verstappen ! Mais il est reparti devant Leclerc.
Au final, cela ne change rien. On a Russell, Piastri, Verstappen, Hadjar, Leclerc, Hamilton, Gasly, Antonelli, Norris, Colapinto pour le top 10. Hülkenberg n’avait pas changé de pneus dans un premier temps, espérant sans doute un drapeau rouge. Mais il finit par le faire et recule au 15e rang.
C’est proprement hallucinant. On a eu un engin de chantier et des commissaires sur la piste dans un virage assez étroit. La mort de Bianchi n’a donc pas suffi en F1 visiblement… pas de rouge.
Verstappen surprend Piastri au redémarrage et derrière les deux Alpine s’accrochent et embarquent Norris dans leur crash. Nouvelle voiture de sécurité ! Abandon de Norris. Gasly abandonne aussi. Colapinto a posé le cerveau et a ruiné la course de Gasly qui attaquait Hamilton. Ocon a été très oppotuniste et est 8e ! « Crashapinto » abandonne. Joli !
On va repartir. Russell est sous la pression de Verstappen. Russell a un peu surpris son monde en repartant plus tôt. C’est plus sage qu’au dernier carnage. Et Piastri bloque les roues sous la pression d’Hadjar ! En défendant, le pilote McLaren bloque et perd tout. Le voilà 15e. Et Hadjar est de retour sur le podium.
Tour 40 / 51
Antonelli n’en demandait pas tant. Le voilà 6e derrière Hamilton, avec des pneus tendres contre des médiums. Pour Haas, Ocon est 7e, Bearman 8e. Hamilton doit défendre sur Antonelli. Bien exécuté. Mais le tour suivant Antonelli passe Hamilton sans souci. Direction Leclerc désormais. Verstappen met toujours la pression sur Russell.
Verstappen se rapproche de Russell dans le sinueux mais ce dernier reprend un peu d’air ensuite. Suffisamment pour que Max ne puisse pas tenter une attaque au 1er freinage. Hadjar est décroché et voit Leclerc le menacer pour le podium.
Verstappen fait une petite erreur en entrant dans un virage et touche le mur. La course peut encore rebondir ! Linblad dépasse Bearman en étant audacieux ! Très beau dépassement. Russell a un peu décroché Verstappen qui n’a plus le mode dépassement désormais. Russell file vers une victoire.
Bottas s’est planté au 15e virage. Russell va apprécier. Mais Russell semble avoir un souci et Verstappen le rattrape. 0,196 seconde sur la ligne ! En fait en levant le pied pour passer au niveau de Bottas, il a déchargé son turbo.
Arrivée du Grand Prix de Baku 2026
Grand Chelem de Russell ! Il signe la pole, remporte le grand prix, a mené de bout en bout et signe le meilleur tour en course. Il est le 29e pilote à réaliser cet exploit, mais Antonelli l’a fait avant lui… Surtout, il se rapproche de Antonelli avec 15 points de plus.
Verstappen a failli faire le hold up parfait. Hadjar pour son retour signe un nouveau podium. Il a montré qu’il pouvait suivre Verstappen. Les Ferrari n’ont pas démérité mais sont un cran derrière.
Linblad a dépassé Ocon sur la ligne. Mais c’est une double arrivée dans les points pour les Haas.
Pos
Driver
1
George Russell Mercedes
2
Max Verstappen Red Bull Racing
3
Isack Hadjar Red Bull Racing
4
Charles Leclerc Ferrari
5
Kimi Antonelli Mercedes
6
Lewis Hamilton Ferrari
7
Arvid Lindblad Racing Bulls
8
Esteban Ocon Haas F1 Team
9
Oliver Bearman Haas F1 Team
10
Carlos Sainz Williams
11
Nico Hulkenberg Audi
12
Liam Lawson Racing Bulls
13
Gabriel Bortoleto Audi
14
Oscar Piastri McLaren
15
Sergio Perez Cadillac
16
Valtteri Bottas Cadillac
17
Franco Colapinto Alpine
18
Pierre Gasly Alpine
19
Lando Norris McLaren
20
Alexander Albon Williams
21
Fernando Alonso Aston Martin
22
Lance Stroll Aston Martin
Classement constructeurs 2026
La grosse erreur de Colapinto coûte cher à Alpine. Potentiellement ils pouvaient marquer 6+4 points, au final Racing Bull en marque 6… Alpine a désormais 15 points de retard sur Racing Bulls. Ce sont 10 millions de dollars environ de différence entre la 6 et la 5e place.
Devant, Mercedes est intouchable pour le moment avec 160 points d’avance sur Ferrari. Red Bull Racing fait un rapproché sur McLaren mais reste à 43 points. L’objectif de la 3e place est possible, mais sera compliqué.
Haas a marqué 6 points inespérés et s’éloigne d’Audi qui patine en peu en ce moment. Prochaine GP : Bahreïn. Mais, attention ! La course aura lieu en Malaisie et pas au Bahreïn vu les événements en Iran et dans la région. Rendez-vous dès le weekend prochain.
Si Antonelli a tapé le mur à Baku et ne finit que 16e, George Russell a montré tout son talent et signe une pole position d’autorité devant Leclerc et Piastri. Les deux Alpine sont passées en Q3.
Avant-qualifications
Le circuit de Baku est difficile cette année pour les monoplaces. Il y a toujours ce vent qui s’engouffre dans les rues étroites de la vieille ville et peuvent pousser les voitures de l’arrière, ou de côté. Mais il y a surtout une interminable ligne droite sur laquelle les motorisations 2026 s’épuisent, faute d’énergie électrique.
Le secret ici sera sans doute de jouer le jeu de l’aspiration entre coéquipiers. Russell a montré que l’aspiration vaut environ 4 dixièmes durant les essais libres.
Attention, une partie du tracé a été resurfacé en urgence, des bosses sont présentes avant le 15e virage, et évidemment, les murs ne pardonnent rien. En Formule 2, il y a eu une voiture de sécurité et un drapeau rouge. Et ici ?
Q1 – La bourde d’Antonelli
Les Aston Martin partiront demain de l’arrière après avoir changé plein de morceaux de la motorisation. Ici soit le Honda, soit le package est tellement à la rue que cela relance les rumeurs de retraite pour Fernando Alonso.
Ah très rapidement on a un drapeau jaune. C’est Lance Stroll qui a été au large mais repart. Visiblement il faut faire plusieurs tours pour mettre en température les pneus tendres. Pour le moment, Colapinto est en tête, il a même offert une aspiration à Perez. Mais la Cadillac est un camion elle-aussi. Gasly est loin pour son premier chrono.
Verstappen met Colapinto à 6 dixièmes. Hadjar bat son chef de file pour son retour dans la voiture après sa blessure au poignet. 1:44.702. Avec une bonne aspiration, Hamilton se hisse au 2e rang. Il reste 10 minutes, on a Hadjar, Hamilton, Verstappen et Leclerc. Ah ! Piastri se met au 3e rang. Verstappen se plaint de sa voiture kangourou à l’avant. Elle rebondit sur les bosses et l’empêche de freiner comme il veut.
Le super-clipping est une horreur
Les vues du cockpit sont une plaie ! Les voitures plafonnent rapidement dans la ligne droite puis perdent peu à peu de la vitesse. Antonelli a touché le mur. Attention ! Il a ouvert son train avant gauche. Il tente de ramener la voiture, mais c’est dangereux. Russell doit sourire sous cape. Surtout qu’il s’est mis 2 millièmes devant Verstappen.
Norris est en mauvaise position. Il n’est que 12e et pense qu’il y a quelque chose sur sa voiture. Visiblement il n’y a rien car Norris remonte au 6e rang. A 1 minute 30 on a Russell en 1:43.615 (il a pris une aspiration) devant Verstappen et Hadjar. Les deux Ferrari sont juste après. Dans la zone rouge, on trouve Berman, Hülkenberg, Alonso, Perez, Stroll et Bottas. La qualification va se jouer entre Bearman, Hülkenberg mais aussi Lindblad, Albon, Bortoleto.
Ocon claque le 8e temps. Albon 8e, le repousse. C’est fini pour Hülkenberg. Bortoleto idem, Alonso, Perez. Bottas dépasse Lance Stroll ! Lawson passe « pour « largement » (plus de 2 dixièmes). Antonelli passe, mais ne pourra défendre ses chances en Q2. Il sera 16e demain.
Q2 – Les deux Alpine passent en Q3
D’entrée de jeu, Lindblad se fait surprendre par un vent arrière et préfère finir dans l’échappatoire. Il revient en piste. Ce vent, toujours ce vent. Le soleil est en train de disparaître et les pilotes l’ont dans les yeux.
Sainz ouvre le bal en 1:44.849. Verstappen le double. Mais sans aspiration. Hadja se montre le plus rapide du moment. 1:44.236. C’est rapidement battu par Norris et Piastri. Ah même Hamilton. Et Leclerc passe sous la minute 44, battu par Russell. La piste est nettoyée tour après tour et les temps vont descendre. 1:43.686 pour Russell devant. On attend les Alpine pour avoir un état des lieux précis.
Bon tour pour Hadjar qui se hisse au 3e rang quand Verstappen n’est que 7e. Bearman 8e s’invite à la fête pour la Q3 pour le moment. Gasly est 4 secondes derrière Colapinto en piste. On joue l’aspiration distante chez Alpine. Gasly 7e devant Verstappen, Colapinto 11e. A 2 min 40 on a Colapinto, Ocon, Albon, Lawson, Lindblad et Antonelli éliminés.
Bearman 11e et déçu
Mauvaise nouvelle pour Lindblad, il a fait une erreur et ruine son tour. Il va devoir recommencer pour tenter de passer en Q3. 2e temps pour Verstappen ! Hadjar a fait un tout droit mais repart. Ah Ocon aussi, mais il repart également. Les pilotes cherchent la limite.
Albon améliore mais 13e seulement. Sainz 9e dépasse Bearman et peut voir la Q3 ! Reste Colapinto… Oui ! 10e pour un peu moins de 1 dixième. Les deux Alpine sont en Q3. Russell profite d’une aspiration pour signer un 1:43.462.
Sont éliminés : Bearman, Lawson, Albon, Ocon, Linblad et Antonelli.
Q3 – Mister saturday devient Mister friday
Les premiers tours de cette Q3 semblent de l’esbrouffe ou juste pour vérifier que tout est en place. On est sur 1:53 tout de même… Le soleil est pratiquement trop bas partout sur le circuit et la température chute.
Allez 1:43.713 pour Russell. Les affaires sérieuses commencent. 1:44.487 pour Verstappen. Et la surprise vient de McLaren ! 1.43.672 pour Norris et 1:43.571 pour Piastri. A-t-on caché son jeu chez les Papaya ? Ils sont largement plus rapides qu’en Q2. A moins que Russell et Verstappen n’ont embarqué plus de carburant pour ne pas avoir à rentrer pour un deuxième tour ?
Hadjar est seul en piste ou presque. Donc pas d’aspiration pour lui. Hadjar 3e temps provisoire. Mais Russell reprend la pole provisoire avec 1:43.037. Plus de 5 dixièmes sur Piastri. Colapinto va dans l’échappatoire du virage 15 et provoque un drapeau jaune qui risque de gêner Verstappen.
Leclerc 2e temps provisoire. Gasly 6e temps. A 2 minutes de la fin, on a Russell, Leclerc, Piastri, Norris, Hadjar, Gasly, Hamilton, Verstappen, Sainz et Colapinto. Hadjar est en train d’améliorer son temps, Russell aussi. Russell améliore le deuxième secteur. Norris se loupe.
Hadjar P3 ! Russell améliore en 1:42.526 ! Drapeau à damier. Hamilton tracte Leclerc et Piastri. 6e temps pour Hamilton. 2e pour Leclerc et 3e pour Piastri. Verstappen 8e ! Il a dû lever le pied suite au drapeau jaune provoqué par Norris.
Résultats de la qualification du Grand Prix de Baku 2026
12e pole position pour George Russell qui rejoint Coulthard et Berger au palmarès de la Formule 1.
Russell qui rit, Antonelli qui fait la tronche. Pole contre 16e place. Ok à Baku on peut doubler dans l’interminable ligne droite, et surtout, il y a de forts risques d’avoir une voiture de sécurité, ou même un drapeau rouge, rebattant totalement les cartes.
Mais quelle impression visuelle de Russell et de cette Mercedes. Leclerc a profité d’une aspiration distante d’Hamilton pour se mettre en première ligne. Piastri est 3e devant un impressionnant Hadjar qui revient en force.
La 7e plac de Gasly est un bel encourragement pour demain. Baku c’est un peu comme Monza et l’Alpine (et Gasly) est à l’aise sur ce type de circuit. Si la chance tourne du bon côté, cela peut le faire.
Lundi dernier, la commission de la F1, siégeant à Londres, a entériné une réforme à laquelle les écuries avaient déjà donné leur accord de principe : la distance maximale des grands prix passera en 2027 de la règle actuelle des 305 kilomètres à 290 kilomètres.
Concrètement, les grands prix vont être amputés, selon la longueur de leur tracé, de deux voire trois tours, hormis Monaco. La distance de la course en Principauté a déjà été réduite et fixée à 260 kilomètres depuis 1968, suite à l’accident dramatique de Lorenzo Bandini en 1967. A ce moment-là, le grand prix de Monaco se disputait sur 100 tours et dépassait largement les 2h30. Le pilote Ferrari avait subi à la chicane du port un terrible accident qui l’avait piégé dans les flammes et auquel il avait succombé quelques jours plus tard, causé vraisemblablement par la fatigue (son comportement en piste était erratique depuis quelques tours déjà) et donc l’erreur de pilotage.
Une règlementation qui fait jaser
Pourquoi réduit-t-on la distance globale des grands prix en 2027 ? Tout est lié à la nouvelle règlementation moteur, et surtout à l’ajustement qui a été décidé par les instances régulatrices pour la saison prochaine. Les blocs hybrides 2026, où moteur thermique et batterie se partagent à égalité la puissance fournie, ont accentué le phénomène de lift and coast (lever le pied en bout de ligne droite pour arriver sur la zone de freinage sur l’élan et ainsi réduire la conso) et de super-clipping (le système déclenche la recharge automatique de la batterie et provoque une chute brutale de la puissance délivrée).
Ces phénomènes ont été décriés à la fois pour des raisons de sécurité (le super-clipping provoque des chutes de vitesse de pointe brutales et donc des situations dangereuses en piste) et pour leur impact sur le spectacle, obligeant les pilotes à gérer constamment leur énergie, ce qui a rendu certaines séances de qualification et certaines courses plutôt pathétiques. On se rappelle encore avec tristesse de ces F1 2026 levant le pied et passant le fameux virage 130R de Suzuka presque en roue libre…
Face aux critiques des pilotes et des fans, la FIA a validé une nouvelle répartition de puissance pour les blocs moteur 2027, redonnant la primauté à la partie thermique face à la partie électrique, à hauteur d’un ratio de 58/42. Le ratio passera même à 60/40 en 2028. Par conséquent, le débit de carburant autorisé augmentera en 2027. Cependant, les équipes n’étaient pas favorables à l’idée d’augmenter la taille des réservoirs, et donc de revoir la conception de leur monoplace, synonyme d’une hausse des coûts, devenue compliquée en ces temps de « budget cap ».
Eviter le ridicule
Le choix de réduire la longueur des courses répond à cette contrainte financière, tout en cherchant à éviter le spectacle affligeant de courses qui se termineraient à l’économie avec des pannes d’essence à répétition dans les derniers tours, comme ce fut le cas fréquemment dans les années 85-86. A l’époque en effet, les ravitaillements avaient été interdits (en 1984) et la consommation maximale de carburant avait été réduite drastiquement à 220 litres en 1985 puis 195 litres en 1986, obligeant les ingénieurs à se creuser la tête avec leurs moteurs suralimentés et forçant les pilotes à jouer avec leur pression de turbo.
Cependant, l’électronique capricieuse de cette époque, donnant parfois des informations erronées, engendrait des fins de courses stressantes et des mauvaises surprises : on se souvient d’Alain Prost poussant sa McLaren à sec sur la ligne d’arrivée du grand prix d’Hockenheim ou les pannes à répétition dans les deux derniers tours du grand prix de San Marin 1986.
Déjà largement critiquée avec l’introduction de cette règlementation 2026, que l’on accuse de dénaturer la F1 (dépassements à la batterie, batailles artificialisées, difficulté à suivre pour le spectateur, pilotage de gestion contre-intuitif, qualifications sabotées avec la fin du pilotage à la limite, etc.), la F1 essaie de prendre le devants…
La longueur des courses n’avait plus été modifiée depuis plus de 40 ans
Au début de la F1, les grands prix ressemblent presque à des mini courses d’Endurance, avec des épreuves longues, dont la seule limite était une durée de 3 heures. Le grand prix de Monza couvrait souvent dans les 500 kilomètres !
Une première limite est instaurée en 1958, avec une distance fixée entre 300 km et 500 km, mais surtout une limite de temps effective passant à 2 heures. En 1966, la fourchette est abaissée entre 300 km et 400 km, puis plafonnée à environ 321 kilomètres en 1971. A partir de 1973, les Grands Prix doivent obligatoirement respecter la règle du « premier atteint » entre 321,87 km ou 2 heures de course.
En 1984, à la fois pour des raisons techniques (fin des ravitaillements et limite de consommation de carburant) et commerciales (uniformiser la durée des courses pour le format TV), la distance minimale standard est définitivement fixée à 305 km. Elle se calcule en effectuant le plus petit nombre de tours de circuit nécessaire pour dépasser cette distance.
Une autre règle saute
La FIA supprimera également la limite actuelle de trois heures, entre le départ et la fin d’un Grand Prix, lorsque celui-ci est interrompu par la pluie ou un autre incident. Une nouvelle heure limite de fin sera établie, tandis que la durée maximale de deux heures de course effective est maintenue.
A l’origine, la limite avait été introduite après le cafouillage du grand prix du Canada 2011, qui avait été interrompu pendant deux heures à cause des intempéries et s’était étiré sur plus de 4 heures ! Le grand prix de Malaisie 2009, interrompu également sous le déluge après 32 tours, n’avait pas repris finalement après 50′ d’attente, car la nuit commençait à tomber et la faible luminosité rendait impossible la reprise de la course.
La décision est motivée, selon la FIA, par la volonté d’offrir aux spectateurs plus de compétition en piste malgré une interruption importante. Le spectre du grand prix de Belgique 2021, interrompu après de longues tergiversations sous le déluge et quelques petits tours malheureux derrière la voiture de sécurité, est encore dans les mémoires.
Tout sera oublié en 2030 ?
La FIA est peut-être déjà passée à autre chose. Dans les coulisses, les futurs moteurs prévus à l’horizon 2030 pourraient permettre de jeter aux oubliettes toutes ces contrariétés. L’idée directrice consiste à utiliser un moteur plus simple, plus léger, plus bruyant et beaucoup moins électrifié. Le prochain cycle moteur est censé emmener les V6 hybrides 1,6 litre jusqu’en 2031, mais les blocs 2026, très complexes et lourds, ne ravissent personne, c’est le moins que l’on puisse dire. L’idée serait d’avancer d’un an la fin du cycle actuel, pour basculer dès 2030.
Selon les premières indiscrétions, un accord de principe a été trouvé sur l’architecture du futur bloc. La Formule 1 se dirigerait vers un V8 3,0 litres turbo, associé à un moteur électrique simplifié de 100 kW. On tablerait ainsi sur un bloc 50 kg plus léger, ce qui répondrait en même temps à une requête de longue date des pilotes : refaire des F1 légères, agiles, qui ne détruisent plus leurs pneus après quelques tours d’attaque. La partie électrique est conservée pour garder un lien technologique avec l’industrie automobile, mais avec un rôle secondaire, presque en « hybridation légère ». Le recours à des carburants 100 % durables resterait au programme, dans la lignée des objectifs environnementaux déjà fixés.
Un V8 adapté aux contraintes modernes
Le retour à un bloc atmosphérique pur et dur a été écarté, à la fois pour coller aux réalités écologiques et industrielles de notre temps, mais aussi pour éviter des problèmes de bruit, d’autant plus que la F1 se produit sur de nombreux circuits urbains où la règlementation est contraignante. La solution passerait par un turbocompresseur plus compact, qui permettrait de respecter les contraintes règlementaires tout en offrant un son plus fort et enthousiasmant que les “aspirateurs” actuels.
La prochaine réglementation travaille aussi sur les aides au dépassement. Le mode Overtake montre déjà ses limites, avec des dépassements artificiels qui ne font pas la part belle au pilotage. Les discussions s’orientent plutôt vers un dispositif de type push-to-pass, déjà en service de longue date en IndyCar. Le principe serait d’offrir au pilote un surplus temporaire de puissance, activable dans des conditions bien définies, avec un “stock” à gérer. En Indycar, le pilote dispose d’un “réservoir” chronométré de boost, qu’il utilise à sa guise, dont on peut suivre l’évolution en temps réel avec une incrustation data à l’écran, ce qui permet au spectateur de suivre l’action.
L’objectif affiché est toujours une introduction en 2030, ce qui avancerait d’un an la fin du cycle actuel, mais il faut obtenir l’aval des motoristes, qui engagent des sommes colossales dans ces projets. Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, milite depuis longtemps pour le retour de moteurs simplifiés et spectaculaires, mais il faut éviter une nouvelle guerre politique.
Isack Hadjar a été confirmé pour une deuxième saison en Formule 1 chez Red Bull, aux côtés du quadruple champion du monde Max Verstappen. Le Français a fait ses débuts en 2026 dans l’écurie première après une première saison au sein de l’écurie sœur Racing Bulls , et a impressionné par sa vitesse dans un baquet réputé difficile voire « maudit », celui de second pilote chez Red Bull.
En effet, après avoir lessivé de nombreux pilotes (Gasly, Albon, Perez, Lawson, Tsunoda), la 2e voiture trouve enfin un pilote compétitif, plus proche en vitesse pure de Verstappen et capable d’aller chercher régulièrement des points. Hadjar profite peut-être aussi de la nouvelle philosophie de l’équipe insufflée par Laurent Mekies, bien différente de l’approche sous Christian Horner.
Retour de blessure
Le Français fait son retour en Azerbaïdjan ce week-end après avoir manqué trois courses en raison d’une blessure au poignet. Voilà donc une bonne nouvelle qui devrait lui permettre de reprendre son volant avec sérénité.
« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de poursuivre notre aventure avec Isack », a déclaré Laurent Mekies, le patron de l’écurie Red Bull.Depuis son arrivée parmi nous en début d’année, il a été exceptionnel sur et en dehors des circuits, surtout si l’on considère qu’il ne s’agit que de sa deuxième saison en Formule 1, ce qui a rendu la prolongation de son contrat une décision facile à prendre. »
« Dès le début, Isack s’est investi pleinement dans l’équipe, passant chaque minute à l’usine avec ses ingénieurs pour développer la voiture, toujours désireux d’apprendre et de s’améliorer. »Dès ce premier week-end à Melbourne, on pouvait voir qu’il avait géré cette nouvelle étape avec un sang-froid remarquable et qu’il avait mérité sa place à ce poste. »
Malgré son absence à Zandvoort, Monza et Madrid, Hadjar conserve sa huitième place au classement, grâce notamment à un premier podium, perdu puis récupéré, avec Red Bull à Monaco et à une série de sept arrivées consécutives dans le top six.
« Je suis vraiment ravi de continuer avec Oracle Red Bull Racing », a déclaré le pilote de 21 ans. « Il y a tellement de personnes talentueuses dans l’usine, et on est conscient du privilège de piloter pour une équipe aussi incroyable aux côtés d’un quadruple champion du monde comme Max. »
« Dès ma signature, je me suis engagé à me consacrer pleinement à l’équipe, et grâce au soutien de Laurent et de tous les habitants de Milton Keynes, j’ai pu justifier la confiance qu’ils m’ont accordée. Je cherche constamment à écouter, à apprendre et à me surpasser chaque jour, ce qui ne fait qu’accroître mon enthousiasme pour l’avenir. »
Ocon : stop ou encore ?
Si l’avenir de Isack Hadjar est donc assuré pour l’an prochain, la situation est bien différente pour Esteban Ocon. Le contrat d’Esteban Ocon avec l’écurie américaine Haas expire en fin d’année, mais comme on le pressentait depuis un bon moment, le pilote français s’est dit « libre de tout engagement » pour 2027, confirmant ainsi qu’il ne fait plus partie des plans de Haas.
On se souvient que le patron de l’écurie, Ayao Komatsu, avait dès l’entame de la saison mis la pression sur le Français en manifestant une certaine insatisfaction sur ses performances. Le pilote Normand réalise un début de saison compliqué avec seulement trois points inscrits, tandis que son coéquipier et concurrent direct Oli Bearmann a réussi à en récolter 18.
Depuis quelques courses, l’équilibre s’est rétabli et Ocon a même repris un peu le dessus sur Bearman, mais cela ne suffit pas. D’ailleurs, son éviction ne serait pas seulement motivée par des raisons sportives. Haas a besoin d’appuis financiers et le profil de Rafael Camara, Brésilien engagé en F2 et pouponné par Ferrari ( et par la même occasion motoriste de Haas) pèse lourd dans la balance.
Une chance liée à Alonso ?
Désireux de rester en F1, Esteban Ocon estime qu’il n’a pas encore réalisé tout ce qu’il voulait sur la piste, lui qui est présent depuis 2016 : « J’ai disputé près de 200 courses, ce qui est beaucoup, mais je ne suis pas satisfait de ce que j’ai fait et de ce que j’ai accompli jusqu’à présent. Quand je vois certains de mes collègues avec lesquels j’ai couru, ils remportent tous des courses, partent en pole position, et c’est là que je veux être moi aussi. J’ai encore beaucoup à apporter à ce sport, je ne cherche pas à faire autre chose », a raconté celui qui a remporté le seul Grand Prix de sa carrière avec Alpine en Hongrie en 2021.
Esteban Ocon a confirmé être en discussion avec d’autres équipes. Une piste plausible, et la plus engageante, pourrait le conduire vers Aston Martin, mais cela dépendra surtout du choix de Fernando Alonso, dont on ne connaît pas encore la décision pour 2027. Bien que la F1 et Aston Martin souhaitent le conserver, le champion du monde 2005/2006, assez désabusé par les performances de sa monoplace et par la nouvelle règlementation, pourrait préférer un retour dans le WEC.
Ce serait quand même cocasse que la place d’Ocon en F1 soit sauvée par une retraite d’Alonso, avec lequel la cohabitation s’était terminée assez amèrement au temps d’Alpine.
L’évolution d’un logo ne peut pas plaire à tout le monde, loin s’en faut. McLaren a décidé de faire évoluer son identité de marque et de faire table rase du passé ou presque. Enfin, officiellement c’est en rapport avec l’histoire de Bruce McLaren…
McLaren dévoile aujourd’hui une identité de marque renouvelée, qui réunit le passé, le présent et l’avenir de la marque dans une expression cohérente commune à McLaren Automotive et McLaren Racing.
Cette nouvelle identité est profondément ancrée dans la vision et l’ambition inlassable de son fondateur, Bruce McLaren, tout en reflétant l’univers plus large que McLaren construit aujourd’hui pour ses clients, ses collaborateurs, ses fans et sa communauté internationale.
Voilà pour le laïus officiel. Concrètement, la typographie McLaren change pour une police de caractère sobre, sans empattement et rectiligne. Les lettres s’inscrivent dans un carré (aussi larges que hautes) et l’écriture est « rigide ». On notera le « c » de Mc qui est positionné en « exposant », souligné.
Le souci c’est que ce bleu foncé et l’écriture blanche, au final, cela fait forcément penser à tout un tas de maisons de couture, de parfumeurs, de vendeurs de prêt-à-porter. Il ne manque presque que la mention de l’origine. Allez regarder les logos de Sephora, Guerlain, Givenchy, etc.
Nouveau logo pour accompagner le lancement du SUV McLaren
Officiellement, cette évolution fait référence à l’inscription qui était sur la devanture du garage des parents de Bruce McLaren. C’est vrai, à un moment, ils ont eu presque la même police. Mais pas à leur début (nous avons ajouté une autre photo que celle fournie par McLaren). Mais était-ce nécessaire d’effacer le passé ? La typographie précédente datait de 2003 et avait déjà fait évoluer le logo de 1981.
La speedmark (la virgule de Nike pivotée) reste. Elle déjà est une évolution du logo de 1981 et 1991. Le chevron évoquant la vitesse (mais aussi le sponsor du cigarettier Marlboro) s’était transformé en virgule molle. La couleur « papaye » ainsi que le « speed kiwi » (l’oiseau emblématique de la marque à l’époque de Bruce McLaren) sont conservés. Ouf.
Cette évolution de logo et d’identité de marque arrive alors que McLaren a récemment confirmé sa volonté d’étendre la gamme. Au-delà des voitures de sport biplaces (ou triplace pour la F1) McLaren va bientôt présenter un SUV ! Et comment on justifie tout cela ? « Ensemble, ces étapes témoignent d’une ambition commune : prolonger les valeurs, l’esprit et l’audace pionnière qui définissent McLaren depuis ses débuts ».
L’audace pionnière… ok ok !
Notre avis, par leblogauto.com
Bon, il a dû être clair que nous ne sommes pas emballés par ce nouveau logo ainsi que la nouvelle identité de marque. On est sans doute « des vieux cons ». Néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser que certains dirigeants lancent ces changements pour marquer leur territoire. Montrer qu’ils font évoluer la société, et surtout, surtout, effacer doucement les prédécesseurs.
Le logo en toute lettre McLaren date de 1981 quand Ron Dennis opère un « puch » avec l’appui de Marlboro. Que Zak Brown cherche à effacer l’époque Ron Dennis n’est pas officiellement dit, mais on se doute que cela fait parti du package.
McLaren est tellement attachée au passé de la famille McLaren (non) que le « 586 Remuera Road, Remuera, Auckland 1050, New Zealand » (le garage familial) a déjà changé plusieurs fois d’identité et était récemment un fournisseur d’uniformes d’écolier ! Attachés à l’histoire que l’on vous dit !
Le projet belge Project Rally One veut profiter de la révolution réglementaire du Championnat du monde des rallyes pour devenir, dès 2027, le premier véritable constructeur indépendant de la nouvelle ère WRC. Présentée dans une livrée noire, avec une silhouette ayant des airs de Porsche Macan, la voiture symbolise plusieurs mois de développement. S’inspirer d’un profil de crossover peut poser question, car les fans de rallye penchent davantage pour les coupés ou les petites GT. Les normes de sécurité ne permettent pas non plus de retrouver les silhouettes graciles des Impreza des années 90…
À partir de 2027, la FIA introduira le règlement WRC27, conçu pour réduire les coûts, simplifier les voitures et, surtout, ouvrir la catégorie reine à de nouveaux acteurs. Les constructeurs automobiles traditionnels ne seront plus les seuls à pouvoir concevoir et engager une voiture : des préparateurs et entreprises indépendantes pourront eux aussi obtenir le statut de constructeur. Il faut dire que le rallye mondial est un peu malade depuis quelques années, avec seulement 2 constructeurs et demi (M-Sport fait ce qu’il peut avec ses moyens) et un plateau assez famélique, bien loin des armadas de WRC de la fin des années 90.
Une nouvelle philosophie réglementaire
Le WRC27 rompt avec une partie de la philosophie du Rally1 actuel. Les voitures de 2027 seront plus simples, moins coûteuses et dépourvues du système hybride, déjà retiré depuis 2025. La puissance doit être ramenée à environ 290 ch, avec un moteur quatre cylindres 1,6 litre turbo fonctionnant au carburant durable. Le châssis reposera sur une structure tubulaire de type spaceframe, ouvrant donc la voie aux “silhouettes” (formule déjà vue en circuit par le passé) tandis que la transmission intégrale et la boîte séquentielle à cinq rapports seront conservées. L’aérodynamique sera également beaucoup moins sophistiquée que sur les Rally1 actuelles.
La FIA entend ainsi réduire la facture d’accès à la catégorie reine. Le prix réglementaire maximal d’une voiture WRC27 en configuration asphalte est fixé à 345 000 euros, bien loin des Rally 1 actuelles qui dépassent largement le million et ont quasiment tué le principe des équipes clientes. Le chiffre ne représente toutefois pas le coût global d’un programme mondial : développement, essais, pièces de rechange, personnel, logistique, pneus et engagement sportif restent à la charge des équipes.
Rally One, un projet avec beaucoup d’expérience en amont
Lionel Hansen, qui a travaillé par le passé sur la Porsche 992 GT Rally, constitue l’un des moteurs techniques du projet, épaulé par Yves Matton, ancien responsable de Citroën Racing, puis responsable du rallye à la FIA. Alain Penasse, directeur sportif, complète ce dispositif avec une solide expérience opérationnelleen tant qu’ancien team manager de Hyundai Motorsport.
Le projet bénéficie également de l’expérience de Jean-Claude Vaucard comme conseiller technique. Figure historique du rallye, il a travaillé sur plusieurs programmes majeurs, notamment chez Peugeot, Citroën et Volkswagen.Enfin, Faster Racing, basée à Paris, intervient dans la conception et la réalisation de la carrosserie. Prospeed apporte de son côté son expérience de la compétition automobile.
Une mécanique issue de l’écosystème Rally2
La Rally One utilise un quatre cylindres 1,6 litre turbo apparenté à celui de la Škoda Fabia RS Rally2. Cette proximité avec une mécanique déjà éprouvée illustre la philosophie économique du WRC27. Plutôt que de développer chaque composant à partir d’une feuille blanche, les nouveaux constructeurs peuvent s’appuyer sur des technologies existantes et les adapter au nouveau règlement.
Le moteur fait l’objet de modifications destinées à répondre aux exigences du WRC27 et à être intégré à une architecture quatre roues motrices spécifique. Avec environ 290 ch, la voiture sera très éloignée des quelque 500 ch disponibles sur une Rally1 actuelle avec son système hybride.
Une voiture déjà en phase d’essais
Rally One a commencé ses essais sur asphalte. À la mi-septembre, l’équipe faisait état de cinq journées de roulage représentant environ 750 kilomètres, sans problème majeur de fiabilité, avec derrière le volant Stéphane Lefebvre et Bruno Thiry, ancien pilote Ford en WRC. Le programme doit ensuite s’étendre à la terre, avec Teemu Suninen annoncé pour poursuivre le développement en octobre. L’objectif annoncé par Rally One reste ambitieux : accumuler plusieurs milliers de kilomètres d’essais avant l’homologation, avec une échéance visée au 1er novembre 2026.
Le règlement WRC27 prévoit que les nouveaux constructeurs ne se contentent pas d’aligner quelques prototypes d’usine. Ils doivent également s’inscrire dans une logique de production et de commercialisation de voitures de compétition. Rally One espère donc produire des voitures destinées à des clients privés, en plus de son propre programme mondial. Le projet évoque une production d’une dizaine de voitures dans sa première phase .Ce modèle rapproche Rally One d’acteurs comme Škoda Motorsport ou M-Sport, même si les structures industrielles et les moyens financiers restent très différents.
Un engouement qui se fait néanmoins attendre
La FIA a prévu une période de transition permettant à certaines Rally2 existantes de recevoir un « Rally2-WRC-Kit ». Ces voitures pourront accéder à la catégorie supérieure en 2027 et 2028 avec un ensemble d’évolutions limitées, notamment au niveau de la carrosserie et de l’aérodynamique. Cette disposition permet aux constructeurs et équipes déjà présents en Rally2 de faire le lien avec la nouvelle catégorie. Tant mieux, car force est de constater que le nouveau concept WRC 2027 n’a pas suscité le raz-de-marée espéré.
Reste à savoir si une dynamique va s’enclencher pour cette nouvelle règlementation. Pour l’instant, du côté des gros constructeurs, seule Toyota est sur le coup avec le développement de sa propre Rally 1. Beaucoup espèrent aussi voir Lancia franchir le pas, au regard du succès de l’Ypsilon Yally 2. Un projet est évoqué aussi du côté de l’Espagne, avec le soutien de la fédération espagnole, tandis que des rumeurs ont évoqué des discussions entre Prodrive et Dacia, qui pourraient poursuivre leur collaboration après l’aventure du rallye-raid ces dernières années.
La FIA et l’ACO restent sans accord pour la WEC 2027. Un autre promoteur pourrait être choisi pour organiser le championnat à l’avenir. Cela jette une zone d’ombre sur l’intégration des 24 Heures du Mans au calendrier FIA WEC 2027. Mais qui voudra d’un championnat sans ce monument du sport automobile d’endurance ?
Les contrats entre la FIA et l’ACO auraient expiré en juin
C’est le média allemand Auto Motor und Sport qui sort l’information. Le désaccord entre la FIA et l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) porte notamment sur les nouveaux contrats encadrant leur collaboration. Ceux-ci ont en effet expiré en juin 2026 et le renouvellement achope.
Le premier contrat confie à Le Mans Endurance Mangement (LMEM), une filiale de l’ACO, l’organisation du championnat du monde d’endurance. Le second prévoit que les 24 Heures de Le Mans figurent au calendrier de la WEC.
Ces accords définissent également plusieurs éléments de leur coopération, dont les contributions financières versées à la FIA pour les titres mondiaux, les droits de participation aux décisions, ainsi que les responsabilités de chaque partie.
La FIA réclamerait davantage de moyens et de pouvoir
Réélu – sans concurrence – en décembre 2025, le président de la FIA Mohammed ben Sulayem avait engagé une renégociation des contrats liés aux différents championnats du monde automobiles.
Selon des sources internes citées dans le communiqué, la FIA souhaite notamment obtenir davantage de moyens financiers, de pouvoir et de participation aux décisions techniques. Elle demande également une visibilité accrue sur les circuits.
Des accords récents ont déjà été conclus avec les promoteurs de la Formule 1 et de la Formule E, ainsi que dans le cadre de la commercialisation du championnat du monde des rallyes. La WEC reste, selon le communiqué, le dernier dossier non réglé. Il faut dire que la FIA semble gourmande sur le montant et surtout désireuse d’évincer l’Automobile Club de l’Ouest qui a la main mise sur le règlement et les 24 Heures du Mans.
Un changement de promoteur à l’étude ?
Les négociations avec l’ACO n’ayant pas abouti, la FIA étudierait désormais la possibilité de confier l’organisation de la WEC à un autre promoteur.
Une procédure d’appel d’offres publique pourrait même être lancée pour désigner cet éventuel nouveau promoteur. Une façon de mettre la pression sur l’ACO et Pierre Fillon ? Ouh là ! La pression n’est peut-être pas dans ce camp.
Auto Motor und Sport évoque également des conséquences possibles sur les décisions concernant le règlement technique de la catégorie Hypercar à partir de 2030. Ces choix sont actuellement liés à l’ACO et à son partenaire américain IMSA.
La coopération entre l’ACO, la FIA et l’IMSA pourrait elle aussi être affectée par une rupture entre les deux premières organisations. En gros, scission pure et simple, ou accord boiteux.
Qui voudra d’un championnat sans les 24 Heures du Mans ?
Pour le moment, ce sont des rumeurs, mais le média est souvent assez bien informé. Si le clash devait aller au bout, ce ne serait pas une première. En 1990, l’ACO entre en bras de fer avec Jean-Marie Balestre alors « triple-président » (FIA, FISA et FFSA). Balestre veut (déjà) que l’ACO paie beaucoup plus pour que les 24 Heures du Mans soient au calendrier du Championnat du Monde des Voitures de Sport (WSC).
Pour contraindre l’ACO, la FIA refuse d’homologuer tout circuit ayant une ligne droite de plus de 2 km. Les Hunaudières, symbole du grand circuit du Mans doivent être coupées. Ce sera la création des chicanes et la fin des 400 km/h de pointe. L’édition 1990 est hors championnat.
Mais, le temps a changé. Désormais, le WEC dépend totalement des 24 Heures du Mans. Aucun constructeur ne s’engagerait à plusieurs dizaines de millions d’euros de budget si c’est pour que les 24 Heures ne soient pas au calendrier.
Et si le règlement interdit les voitures du WEC de s’aligner, ou alors avec une pénalité « subtile », il n’y aura aucun intérêt à y aller. Sauf que les 24 Heures existeront toujours, avec ou sans le WEC ! « MBS » veut jouer, mais il n’est pas certain qu’il ait toutes les cartes en main cette fois-ci.
Un peu de dystopie : ACO contre WEC
Imaginons que la FIA (enfin son Président) s’entête et qu’il y a scission avec l’ACO. Rien n’empêcherait les 24 Heures du Mans de se tenir, hors FIA (la rancune…). Et rien n’empêcherait l’ACO d’organiser un mini-championnat en prenant quelques circuits mythiques prêts à affronter l’ire de MBS. Le Mans, Le Castellet, Spa-Francorchamps, Monza et pourquoi pas une virée Outra-Atlantique avec l’IMSA ?
Ironiquement, après le bras de fer FISA-ACO, le WSC a sombré. Devenus trop puissants, les moteurs pouvaient aller briller en Formule 1, plus attractive. Un désengagement qui a sonné le glas du WSC. Le titre de « World Sportscar » est alors récupéré par…l’IMSA (International Motor Sports Association). Bis repetita avec la querelle WEC ACO ?
A trop vouloir être omni-président, le Président de la FIA pourrait bien se brûler les ailes.
Mise à jour : La FIA n’a pas tardé à réagir et confirme qu’un accord est déjà là pour 2027, ce que l’ACO avait annoncé à Ouest-France. Cependant, rien n’est dit sur l’après 2027.